Raphaël Vollhardt , Arthur Le Coz , Thomas Andrillon , Isabelle Arnulf
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Abstract
Objectif
L’hypersomnie idiopathique est une pathologie à la symptomatologie caractéristique marquée par deux contrastes étonnants : une impression de sommeil non récupérateur avec un sommeil d’aspect non pathologique et une somnolence diurne très importante échouant souvent à être mise en évidence objectivement.
Méthodes
Nous avons comparé rétrospectivement les bilans polysomnographiques de 95 patients avec HI (81 avec et 14 sans long temps de sommeil [LTS]), à ceux de 49 sujets témoins non somnolents (CnS) et de 47 sujets avec NT1, en utilisant différents niveaux d’analyse structurelle (macro-structure, hypnodensité, analyse spectrale EEG et de ses composantes apériodiques et périodiques).
Résultats
Le sommeil des patients avec HI est mieux consolidé que la normale, la bande de fréquence sigma présente un profil d’évolution spécifique au cours de la nuit, celui de la bande delta est très similaire à la normale, en faveur d’un processus homéostatique intact. Enfin il existe dans l’HI des marqueurs d’état hybrides entre veille et sommeil à la fois dans les éveils nocturnes (en comparaison aux sujets CnS) et pendant la journée (HI avec LTS vs sans LTS).
Conclusion
Ceci complète et élargis les données structurelles existantes dans l’HI, apporte un œil nouveau sur sa symptomatologie, et ouvre plusieurs axes prometteurs de recherche dans cette pathologie, notamment l’étude de la physiologie des fuseaux et de la régulation locale des états de veille et de sommeil, qui pourront compléter les éléments de réponse apportés aux paradoxes de cette pathologie.