Anais Hamel , Alison Mary , Pierre Champetier , Claire Andre , Stéphane Rehel , Valentin Ourry , Antoine Lutz , Gael Chetelat , Géraldine Rauchs
{"title":"Effets de la pratique de la méditation sur la qualité du sommeil chez des sujets âgés cognitivement sains","authors":"Anais Hamel , Alison Mary , Pierre Champetier , Claire Andre , Stéphane Rehel , Valentin Ourry , Antoine Lutz , Gael Chetelat , Géraldine Rauchs","doi":"10.1016/j.msom.2023.12.073","DOIUrl":null,"url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><p>L’objectif de cette étude est d’investiguer les effets de la méditation sur la qualité objective et subjective du sommeil.</p></div><div><h3>Méthodes</h3><p>Cent trente-cinq seniors (âge moyen : 71,1<!--> <!-->±<!--> <!-->3,8 ans) de l’étude Age-Well ont bénéficié d’une exploration complète du sommeil incluant différents questionnaires, une polysomnographie et un enregistrement par actimétrie pour évaluer le rythme activité-repos. Ces examens ont été répétés après 18 mois au cours desquels les participants ont bénéficié d’une intervention de méditation (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->45) ou de l’apprentissage d’une langue étrangère (contrôle actif ; <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->45) ou d’aucune intervention (contrôle passif ; <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->45). Des tests de Kruskal-Wallis et des modèles linéaires mixtes ont été utilisés pour estimer l’effet des interventions sur la qualité du sommeil.</p></div><div><h3>Résultats</h3><p>Le groupe méditation rapporte après l’intervention une meilleure qualité subjective de sommeil (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,04), un endormissement plus rapide (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,01) et un réveil plus facile (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,008) comparativement au groupe contrôle passif. Le pourcentage de N1 a diminué dans le groupe ayant appris une langue étrangère (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,02) et le groupe contrôle (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,02) comparativement au groupe méditation. Le pourcentage de N2 a augmenté pour le groupe méditation (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,04).</p></div><div><h3>Conclusion</h3><p>Nos résultats suggèrent que la méditation améliore la qualité subjective du sommeil. Cependant, cette pratique ne semble pas avoir d’effet fort sur les paramètres objectifs de sommeil connus pour être altérés au cours du vieillissement.</p></div>","PeriodicalId":100905,"journal":{"name":"Médecine du Sommeil","volume":"21 1","pages":"Page 29"},"PeriodicalIF":0.0000,"publicationDate":"2024-02-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":"0","resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":null,"PeriodicalName":"Médecine du Sommeil","FirstCategoryId":"1085","ListUrlMain":"https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1769449323004223","RegionNum":0,"RegionCategory":null,"ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":null,"EPubDate":"","PubModel":"","JCR":"","JCRName":"","Score":null,"Total":0}
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Abstract
Objectif
L’objectif de cette étude est d’investiguer les effets de la méditation sur la qualité objective et subjective du sommeil.
Méthodes
Cent trente-cinq seniors (âge moyen : 71,1 ± 3,8 ans) de l’étude Age-Well ont bénéficié d’une exploration complète du sommeil incluant différents questionnaires, une polysomnographie et un enregistrement par actimétrie pour évaluer le rythme activité-repos. Ces examens ont été répétés après 18 mois au cours desquels les participants ont bénéficié d’une intervention de méditation (n = 45) ou de l’apprentissage d’une langue étrangère (contrôle actif ; n = 45) ou d’aucune intervention (contrôle passif ; n = 45). Des tests de Kruskal-Wallis et des modèles linéaires mixtes ont été utilisés pour estimer l’effet des interventions sur la qualité du sommeil.
Résultats
Le groupe méditation rapporte après l’intervention une meilleure qualité subjective de sommeil (p = 0,04), un endormissement plus rapide (p = 0,01) et un réveil plus facile (p = 0,008) comparativement au groupe contrôle passif. Le pourcentage de N1 a diminué dans le groupe ayant appris une langue étrangère (p = 0,02) et le groupe contrôle (p = 0,02) comparativement au groupe méditation. Le pourcentage de N2 a augmenté pour le groupe méditation (p = 0,04).
Conclusion
Nos résultats suggèrent que la méditation améliore la qualité subjective du sommeil. Cependant, cette pratique ne semble pas avoir d’effet fort sur les paramètres objectifs de sommeil connus pour être altérés au cours du vieillissement.