Mohamed R. Gemae , Patrick Kim , Shelby Sturrock , Christine Law
{"title":"Diversity gaps among practicing ophthalmologists in Canada: a landscape study","authors":"Mohamed R. Gemae , Patrick Kim , Shelby Sturrock , Christine Law","doi":"10.1016/j.jcjo.2024.08.001","DOIUrl":null,"url":null,"abstract":"<div><h3>Objective</h3><div>Outline geographic disparities in access to language-and gender-concordant ophthalmologic care in Canada.</div></div><div><h3>Design</h3><div>Cross-sectional.</div></div><div><h3>Participants</h3><div>Practicing ophthalmologists in Canada (September 2023).</div></div><div><h3>Methods</h3><div>Data on ophthalmologists, including demographics, languages spoken, and practice locations, were collected from provincial regulatory body websites. Population data were extracted from the 2021 Statistics Canada Census. Ratio of ophthalmologists-to-potential patients and mean distances (absolute, population-weighted) to gender- and language-concordant care were calculated. The five most common languages spoken in the included provinces were analyzed.</div></div><div><h3>Results</h3><div>There were 986 and 1338 ophthalmologists in the language and gender analysis, respectively. Few ophthalmologists spoke non-official languages in Saskatchewan, Manitoba, and Nova Scotia. In a population-weighted analysis, the distance to a language-concordant ophthalmologist were 4.55 times greater for Spanish speakers compared to their English counterparts. Cantonese speakers had the shortest distances to language-concordant care but were still had 40% greater distance than English speakers in the same regions. Despite French-speaking ophthalmologists being the most prevalent per 100 000 speakers, francophones outside Quebec endured distances over double that of anglophones to access language-concordant care. Females in Newfoundland and Saskatchewan faced the longest distances to access gender-concordant care. In Ontario, females may face 3 times the distance to gender-concordant ophthalmologists compared to males. Quebec approaches gender parity with a male-to-female ratio of 55:45.</div></div><div><h3>Conclusions</h3><div>The results highlight the disparities in accessibility to non-English ophthalmologic care and the underrepresentation of female ophthalmologists across Canada. These disparities underscore the need for targeted strategies to ensure that the ophthalmologic workforce mirrors the demographic of the population it serves.</div></div><div><h3>Objectif</h3><div>Faire ressortir les disparités géographiques au Canada en ce qui a trait à l'accès à un ophtalmologiste de même langue et de même genre que le patient.</div></div><div><h3>Nature</h3><div>Étude transversale.</div></div><div><h3>Participants</h3><div>Ophtalmologistes en exercice au Canada (septembre 2023).</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>On a consulté les sites Web des organismes de réglementation provinciaux pour en extraire des données sur les ophtalmologistes, notamment les paramètres démographiques, les langues parlées et les lieux d'exercice. Les données populationnelles ont été tirées du recensement de 2021 de Statistique Canada. Ces renseignements nous ont permis de calculer le ratio ophtalmologistes-patients potentiels et le ratio entre les distances moyennes (absolues, pondérées par la population), d'une part, et l'accès à des soins auprès d'un professionnel de même langue et de même genre que le patient, d'autre part. Les 5 langues le plus souvent parlées dans les provinces ont été analysées.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>L'analyse de la langue et du genre a fait ressortir 986 et 1338 ophtalmologistes, respectivement. Peu d'ophtalmologistes parlaient les langues non officielles en Saskatchewan, au Manitoba et en Nouvelle-Écosse. Selon l'analyse pondérée en fonction de la population, la distance entre un patient donné et un ophtalmologiste qui parle sa langue était 4,55 fois plus grande dans le cas de l'espagnol que dans celui de l'anglais. Pour ce qui est des patients qui parlent cantonais, la distance pour avoir accès à un professionnel qui parle leur langue était la plus courte; cela dit, cette distance était quand même 40 % plus grande que pour les patients anglophones dans les mêmes régions. Bien que la prévalence des ophtalmologistes francophones soit la plus élevée par 100 000 locuteurs, les francophones vivant à l'extérieur du Québec ont dû parcourir des distances plus de 2 fois plus grandes que les anglophones pour avoir accès à un médecin qui parle leur langue. Les femmes de Terre-Neuve et de la Saskatchewan ont dû parcourir les distances les plus grandes pour avoir accès à une ophtalmologiste du même genre. En Ontario, les femmes peuvent devoir parcourir des distances 3 fois plus grandes pour avoir accès à une ophtalmologiste du même genre, comparativement aux hommes. Le Québec a presque atteint la parité entre les genres, le ratio hommes-femmes étant de 55:45.</div></div><div><h3>Conclusions</h3><div>Nos résultats soulignent les disparités en matière d'accès aux soins ophtalmologiques pour les patients non anglophones de même que la sous-représentation des ophtalmologistes de sexe féminin au Canada. Ces disparités mettent en évidence le besoin de stratégies ciblées afin de s'assurer que les ophtalmologistes reflètent les caractéristiques démographiques de la population qu'ils desservent.</div></div>","PeriodicalId":9606,"journal":{"name":"Canadian journal of ophthalmology. Journal canadien d'ophtalmologie","volume":"60 2","pages":"Pages e212-e218"},"PeriodicalIF":2.8000,"publicationDate":"2025-04-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":"0","resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":null,"PeriodicalName":"Canadian journal of ophthalmology. Journal canadien d'ophtalmologie","FirstCategoryId":"3","ListUrlMain":"https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0008418224002473","RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":null,"EPubDate":"2024/8/21 0:00:00","PubModel":"Epub","JCR":"Q1","JCRName":"OPHTHALMOLOGY","Score":null,"Total":0}
引用次数: 0
Abstract
Objective
Outline geographic disparities in access to language-and gender-concordant ophthalmologic care in Canada.
Design
Cross-sectional.
Participants
Practicing ophthalmologists in Canada (September 2023).
Methods
Data on ophthalmologists, including demographics, languages spoken, and practice locations, were collected from provincial regulatory body websites. Population data were extracted from the 2021 Statistics Canada Census. Ratio of ophthalmologists-to-potential patients and mean distances (absolute, population-weighted) to gender- and language-concordant care were calculated. The five most common languages spoken in the included provinces were analyzed.
Results
There were 986 and 1338 ophthalmologists in the language and gender analysis, respectively. Few ophthalmologists spoke non-official languages in Saskatchewan, Manitoba, and Nova Scotia. In a population-weighted analysis, the distance to a language-concordant ophthalmologist were 4.55 times greater for Spanish speakers compared to their English counterparts. Cantonese speakers had the shortest distances to language-concordant care but were still had 40% greater distance than English speakers in the same regions. Despite French-speaking ophthalmologists being the most prevalent per 100 000 speakers, francophones outside Quebec endured distances over double that of anglophones to access language-concordant care. Females in Newfoundland and Saskatchewan faced the longest distances to access gender-concordant care. In Ontario, females may face 3 times the distance to gender-concordant ophthalmologists compared to males. Quebec approaches gender parity with a male-to-female ratio of 55:45.
Conclusions
The results highlight the disparities in accessibility to non-English ophthalmologic care and the underrepresentation of female ophthalmologists across Canada. These disparities underscore the need for targeted strategies to ensure that the ophthalmologic workforce mirrors the demographic of the population it serves.
Objectif
Faire ressortir les disparités géographiques au Canada en ce qui a trait à l'accès à un ophtalmologiste de même langue et de même genre que le patient.
Nature
Étude transversale.
Participants
Ophtalmologistes en exercice au Canada (septembre 2023).
Méthodes
On a consulté les sites Web des organismes de réglementation provinciaux pour en extraire des données sur les ophtalmologistes, notamment les paramètres démographiques, les langues parlées et les lieux d'exercice. Les données populationnelles ont été tirées du recensement de 2021 de Statistique Canada. Ces renseignements nous ont permis de calculer le ratio ophtalmologistes-patients potentiels et le ratio entre les distances moyennes (absolues, pondérées par la population), d'une part, et l'accès à des soins auprès d'un professionnel de même langue et de même genre que le patient, d'autre part. Les 5 langues le plus souvent parlées dans les provinces ont été analysées.
Résultats
L'analyse de la langue et du genre a fait ressortir 986 et 1338 ophtalmologistes, respectivement. Peu d'ophtalmologistes parlaient les langues non officielles en Saskatchewan, au Manitoba et en Nouvelle-Écosse. Selon l'analyse pondérée en fonction de la population, la distance entre un patient donné et un ophtalmologiste qui parle sa langue était 4,55 fois plus grande dans le cas de l'espagnol que dans celui de l'anglais. Pour ce qui est des patients qui parlent cantonais, la distance pour avoir accès à un professionnel qui parle leur langue était la plus courte; cela dit, cette distance était quand même 40 % plus grande que pour les patients anglophones dans les mêmes régions. Bien que la prévalence des ophtalmologistes francophones soit la plus élevée par 100 000 locuteurs, les francophones vivant à l'extérieur du Québec ont dû parcourir des distances plus de 2 fois plus grandes que les anglophones pour avoir accès à un médecin qui parle leur langue. Les femmes de Terre-Neuve et de la Saskatchewan ont dû parcourir les distances les plus grandes pour avoir accès à une ophtalmologiste du même genre. En Ontario, les femmes peuvent devoir parcourir des distances 3 fois plus grandes pour avoir accès à une ophtalmologiste du même genre, comparativement aux hommes. Le Québec a presque atteint la parité entre les genres, le ratio hommes-femmes étant de 55:45.
Conclusions
Nos résultats soulignent les disparités en matière d'accès aux soins ophtalmologiques pour les patients non anglophones de même que la sous-représentation des ophtalmologistes de sexe féminin au Canada. Ces disparités mettent en évidence le besoin de stratégies ciblées afin de s'assurer que les ophtalmologistes reflètent les caractéristiques démographiques de la population qu'ils desservent.
期刊介绍:
Official journal of the Canadian Ophthalmological Society.
The Canadian Journal of Ophthalmology (CJO) is the official journal of the Canadian Ophthalmological Society and is committed to timely publication of original, peer-reviewed ophthalmology and vision science articles.