{"title":"Les réactions liées à la perfusion avec les immunoglobulines polyvalentes humaines : analyse de la base nationale de pharmacovigilance française","authors":"Aurélie Bobet , Justine Bravo , Eyrian Aubin-Beale , Blandine Bertin , François Montastruc , Romain Barus","doi":"10.1016/j.therap.2025.01.002","DOIUrl":null,"url":null,"abstract":"<div><h3>Objectifs</h3><div>Les réactions liées à la perfusion avec les immunoglobulines sont bien connues. L’objectif était de les caractériser à partir des données recueillies en vie réelle afin de fournir des informations utiles en pratique clinique.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Cette étude descriptive a analysé les cas de réaction aux perfusions issues de la base nationale de pharmacovigilance française concernant les immunoglobulines administrées par voie intraveineuse ou sous-cutanée jusqu’au 27 décembre 2023.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Sur la période étudiée, 239 cas de réaction à la perfusion ont été rapportés, principalement avec des immunoglobulines intraveineuses (97,4 %). Dans un peu plus de la moitié des cas (51 %), les réactions à la perfusion se manifestaient par un syndrome pseudo-grippal. Elles se produisaient généralement lors de la première cure pour les immunoglobulines intraveineuses et de la quatrième pour les immunoglobulines sous-cutanées. Suite à la survenue d’une réaction à la perfusion, la perfusion était en majorité arrêtée (87,7 %) ou le débit était diminué (9,1 %). Pour 64 cas, la résolution de la réaction à la perfusion permettait de reprendre la cure avec une diminution du débit de perfusion (65 %), une prémédication (28 %) ou l’association des deux (7 %). La reprise de la cure n’engendrait pas de récurrence de la réaction à la perfusion dans 60 % des cas. Pour les cures suivantes, l’administration de la même spécialité (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->100) entraînait une récurrence dans 40 % des cas et pour un changement de spécialité (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->16) dans 75 % des cas.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Les réactions liées à la perfusion avec les immunoglobulines se manifestent le plus souvent par des syndromes pseudo-grippaux ou des troubles cardiovasculaires, résolutifs à la diminution de débit ou à l’arrêt. La reprise de la perfusion après résolution est possible avec un débit réduit ou une prémédication. Les résultats suggèrent qu’un changement de spécialité (de même voie d’administration) ne présente pas de bénéfice en pratique.</div></div><div><h3>Objectives</h3><div>Infusion-related reactions to immunoglobulins are well documented. The objective of this study was to characterize these reactions using real-world data to provide clinically relevant information.</div></div><div><h3>Methods</h3><div>This descriptive study analyzed cases of infusion-related reactions reported in the French National Pharmacovigilance Database for immunoglobulins administered via intravenous or subcutaneous routes up to December 27, 2023.</div></div><div><h3>Results</h3><div>During the study period, 239 cases of infusion-related reactions were reported, primarily associated with intravenous immunoglobulins (97.4%). In over half of the cases (51%), the reactions presented as flu-like syndromes. These reactions typically occurred during the first cycle for IV immunoglobulins and the fourth cycle for SC immunoglobulins. Following the onset of an infusion-related reaction, the infusion was most commonly discontinued (87.7%) or the infusion rate reduced (9.1%). In 64 cases, resolution of the reaction allowed the continuation of treatment with reduced infusion rates (65%), premedication (28%), or both (7%). Resumption of the infusion did not lead to recurrence in 60% of cases. For subsequent cycles, administration of the same formulation (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->100) resulted in recurrence in 40% of cases, while switching to a different formulation (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->16) was associated with recurrence in 75% of cases.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Infusion-related reactions to immunoglobulins most frequently present as flu-like syndromes or cardiovascular disturbances, which are typically resolved by reducing the infusion rate or discontinuing the infusion. Resumption of the infusion is feasible following resolution, using a reduced rate or premedication. The findings suggest that switching to a different formulation of the same administration route does not confer a practical advantage.</div></div>","PeriodicalId":23147,"journal":{"name":"Therapie","volume":"80 5","pages":"Pages 553-560"},"PeriodicalIF":1.8000,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":"0","resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":null,"PeriodicalName":"Therapie","FirstCategoryId":"3","ListUrlMain":"https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0040595725000216","RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":null,"EPubDate":"","PubModel":"","JCR":"Q3","JCRName":"PHARMACOLOGY & PHARMACY","Score":null,"Total":0}
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Abstract
Objectifs
Les réactions liées à la perfusion avec les immunoglobulines sont bien connues. L’objectif était de les caractériser à partir des données recueillies en vie réelle afin de fournir des informations utiles en pratique clinique.
Méthodes
Cette étude descriptive a analysé les cas de réaction aux perfusions issues de la base nationale de pharmacovigilance française concernant les immunoglobulines administrées par voie intraveineuse ou sous-cutanée jusqu’au 27 décembre 2023.
Résultats
Sur la période étudiée, 239 cas de réaction à la perfusion ont été rapportés, principalement avec des immunoglobulines intraveineuses (97,4 %). Dans un peu plus de la moitié des cas (51 %), les réactions à la perfusion se manifestaient par un syndrome pseudo-grippal. Elles se produisaient généralement lors de la première cure pour les immunoglobulines intraveineuses et de la quatrième pour les immunoglobulines sous-cutanées. Suite à la survenue d’une réaction à la perfusion, la perfusion était en majorité arrêtée (87,7 %) ou le débit était diminué (9,1 %). Pour 64 cas, la résolution de la réaction à la perfusion permettait de reprendre la cure avec une diminution du débit de perfusion (65 %), une prémédication (28 %) ou l’association des deux (7 %). La reprise de la cure n’engendrait pas de récurrence de la réaction à la perfusion dans 60 % des cas. Pour les cures suivantes, l’administration de la même spécialité (n = 100) entraînait une récurrence dans 40 % des cas et pour un changement de spécialité (n = 16) dans 75 % des cas.
Conclusion
Les réactions liées à la perfusion avec les immunoglobulines se manifestent le plus souvent par des syndromes pseudo-grippaux ou des troubles cardiovasculaires, résolutifs à la diminution de débit ou à l’arrêt. La reprise de la perfusion après résolution est possible avec un débit réduit ou une prémédication. Les résultats suggèrent qu’un changement de spécialité (de même voie d’administration) ne présente pas de bénéfice en pratique.
Objectives
Infusion-related reactions to immunoglobulins are well documented. The objective of this study was to characterize these reactions using real-world data to provide clinically relevant information.
Methods
This descriptive study analyzed cases of infusion-related reactions reported in the French National Pharmacovigilance Database for immunoglobulins administered via intravenous or subcutaneous routes up to December 27, 2023.
Results
During the study period, 239 cases of infusion-related reactions were reported, primarily associated with intravenous immunoglobulins (97.4%). In over half of the cases (51%), the reactions presented as flu-like syndromes. These reactions typically occurred during the first cycle for IV immunoglobulins and the fourth cycle for SC immunoglobulins. Following the onset of an infusion-related reaction, the infusion was most commonly discontinued (87.7%) or the infusion rate reduced (9.1%). In 64 cases, resolution of the reaction allowed the continuation of treatment with reduced infusion rates (65%), premedication (28%), or both (7%). Resumption of the infusion did not lead to recurrence in 60% of cases. For subsequent cycles, administration of the same formulation (n = 100) resulted in recurrence in 40% of cases, while switching to a different formulation (n = 16) was associated with recurrence in 75% of cases.
Conclusion
Infusion-related reactions to immunoglobulins most frequently present as flu-like syndromes or cardiovascular disturbances, which are typically resolved by reducing the infusion rate or discontinuing the infusion. Resumption of the infusion is feasible following resolution, using a reduced rate or premedication. The findings suggest that switching to a different formulation of the same administration route does not confer a practical advantage.
期刊介绍:
Thérapie is a peer-reviewed journal devoted to Clinical Pharmacology, Therapeutics, Pharmacokinetics, Pharmacovigilance, Addictovigilance, Social Pharmacology, Pharmacoepidemiology, Pharmacoeconomics and Evidence-Based-Medicine. Thérapie publishes in French or in English original articles, general reviews, letters to the editor reporting original findings, correspondence relating to articles or letters published in the Journal, short articles, editorials on up-to-date topics, Pharmacovigilance or Addictovigilance reports that follow the French "guidelines" concerning good practice in pharmacovigilance publications. The journal also publishes thematic issues on topical subject.
The journal is indexed in the main international data bases and notably in: Biosis Previews/Biological Abstracts, Embase/Excerpta Medica, Medline/Index Medicus, Science Citation Index.