P. Beniac, B. Akl, S. Faye, V. Frydman, A. Ifrah, A. Tise, C. Lebâcle
{"title":"Diagnostic et traitement contemporain de tumeurs à cellules de Leydig","authors":"P. Beniac, B. Akl, S. Faye, V. Frydman, A. Ifrah, A. Tise, C. Lebâcle","doi":"10.1016/j.fpurol.2024.07.083","DOIUrl":null,"url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Tumeurs à cellules de Leydig (TCL) sont une entité rare. L’objectif de cette étude est de présenter notre expérience avec leur traitement.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>On a évalué rétrospectivement les patients traités depuis l’année 2000 pour lésions testiculaires et sélectionné les patients atteints de TCL. Le type d’orchidectomie, réalisation d’un extemporané, données cliniques, biologiques et radiologiques ont été évalués.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 575 tumeurs testiculaires ont été incluses. 86 (14,9 %) TCL ont été diagnostiquées. 78 (90,7 %) orchidectomies partielles et 8 orchidectomies totales ont été réalisées. Âge médian était de 36 ans. Le suivi médian était de 102 mois. Aucune TCL maligne n’a été observée. Tous les patients sont en rémission complète. Le motif de consultation était : bilan d’infertilité/AMP (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->46, 54 %), gynécomastie (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->4, 5 %), autopalpation (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->3, 4 %), fortuite (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->3, 4 %), hypogonadisme (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->2, 2,3 %). Syndrome de Klinefelter était présent chez 4 patients. La taille médiane à l’échographie était de 10<!--> <!-->mm (min<!--> <!-->=<!--> <!-->3<!--> <!-->mm, max<!--> <!-->=<!--> <!-->49<!--> <!-->mm). Les contours étaient le plus fréquemment réguliers, bien limités (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->21), polylobé mal limité (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->6) et NA (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->59). L’échogénicité était hypoéchogène (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->31), isoéchogène (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->2), kystique (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1), NA (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->53). Vascularisation était hypervasculaire (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->15), normale (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->11), périphérique (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->7), hypovasculaire (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->5) et anarchique (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1).</div><div>Bilan hormonal : valeurs préopératoires médianes : LH 16 UI/L, FSH 30,5 UI/L, testostérone 4,3<!--> <!-->ng/mL. Valeurs postopératoires médianes : LH 8,33 UI/L, FSH 7,56 UI/L, testostérone 6<!--> <!-->ng/mL.</div><div>Parmi 45 (52 %) examens extemporanés ont été réalisés. 44 ont été correctement diagnostiqué par l’anatomopathologiste (précision : 97 %).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Le diagnostic préopératoire et peropératoire permet de diagnostiquer 97 % de TCL avec précision ce qui permet de conserver la gonade chez la majorité des patients.</div><div>La prévalence de TLC était plus élevée (15 % vs 2 %) et aucune TCL maligne n’a été observée (0 % vs 10 %) par rapport à la littérature, probablement à cause d’une population biaisés présélectionnée (taux d’infertilité élevé par rapport à la population générale (54 % vs 16 %), la prévalence de syndrome de Klinefelter 3 x plus élevé par rapport à la population générale).</div><div>Le taux de FSH et LH élevé qui s’est normalisé en postopératoire pourrait être expliqué par influence sur l’axe HPG par rétroaction négative d’œstrogènes ou d’autres hormones qui n’ont pas été mesurés (testostéronémie normale) (<span><span>Fig. 1</span></span>).</div></div>","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"34 7","pages":"Pages S58-S59"},"PeriodicalIF":0.0000,"publicationDate":"2024-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":"0","resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":null,"PeriodicalName":"Progres en Urologie - FMC","FirstCategoryId":"1085","ListUrlMain":"https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1761676X24001901","RegionNum":0,"RegionCategory":null,"ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":null,"EPubDate":"","PubModel":"","JCR":"Q4","JCRName":"Medicine","Score":null,"Total":0}
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Abstract
Introduction
Tumeurs à cellules de Leydig (TCL) sont une entité rare. L’objectif de cette étude est de présenter notre expérience avec leur traitement.
Méthodes
On a évalué rétrospectivement les patients traités depuis l’année 2000 pour lésions testiculaires et sélectionné les patients atteints de TCL. Le type d’orchidectomie, réalisation d’un extemporané, données cliniques, biologiques et radiologiques ont été évalués.
Résultats
Au total, 575 tumeurs testiculaires ont été incluses. 86 (14,9 %) TCL ont été diagnostiquées. 78 (90,7 %) orchidectomies partielles et 8 orchidectomies totales ont été réalisées. Âge médian était de 36 ans. Le suivi médian était de 102 mois. Aucune TCL maligne n’a été observée. Tous les patients sont en rémission complète. Le motif de consultation était : bilan d’infertilité/AMP (n = 46, 54 %), gynécomastie (n = 4, 5 %), autopalpation (n = 3, 4 %), fortuite (n = 3, 4 %), hypogonadisme (n = 2, 2,3 %). Syndrome de Klinefelter était présent chez 4 patients. La taille médiane à l’échographie était de 10 mm (min = 3 mm, max = 49 mm). Les contours étaient le plus fréquemment réguliers, bien limités (n = 21), polylobé mal limité (n = 6) et NA (n = 59). L’échogénicité était hypoéchogène (n = 31), isoéchogène (n = 2), kystique (n = 1), NA (n = 53). Vascularisation était hypervasculaire (n = 15), normale (n = 11), périphérique (n = 7), hypovasculaire (n = 5) et anarchique (n = 1).
Parmi 45 (52 %) examens extemporanés ont été réalisés. 44 ont été correctement diagnostiqué par l’anatomopathologiste (précision : 97 %).
Conclusion
Le diagnostic préopératoire et peropératoire permet de diagnostiquer 97 % de TCL avec précision ce qui permet de conserver la gonade chez la majorité des patients.
La prévalence de TLC était plus élevée (15 % vs 2 %) et aucune TCL maligne n’a été observée (0 % vs 10 %) par rapport à la littérature, probablement à cause d’une population biaisés présélectionnée (taux d’infertilité élevé par rapport à la population générale (54 % vs 16 %), la prévalence de syndrome de Klinefelter 3 x plus élevé par rapport à la population générale).
Le taux de FSH et LH élevé qui s’est normalisé en postopératoire pourrait être expliqué par influence sur l’axe HPG par rétroaction négative d’œstrogènes ou d’autres hormones qui n’ont pas été mesurés (testostéronémie normale) (Fig. 1).