{"title":"Poétique de l’anti-philologie dans Sur Racine","authors":"F. Pennanech","doi":"10.58282/lht.829","DOIUrl":null,"url":null,"abstract":"On envisage dans cet article de fournir un contrepoint au theme general de ce numero en proposant de lire Sur Racine comme l’illustration d’un genre, celui du commentaire anti-philologique. On espere, cependant, que caracteriser quelques elements d’une poetique de l’anti-philologie nous permettra chemin faisant d’esquisser en creux une veritable poetique de la philologie.L’ensemble de propositions qui suit suppose d’abord une restriction quant a son objet. Le point de vue adopte est celui d’une poetique du commentaire, aussi le propos ne portera-t-il pas sur la partie de la philologie qui concerne l’etablissement du texte, mais uniquement sur la partie de la philologie qui concerne l’etablissement du sens. A cette restriction d’objet s’adjoint ensuite une precision de methode. L’allure monographique de notre expose ne doit pas induire en erreur : le terme « poetique » designe ici l’inventaire des virtualites trans-operales qu’un texte est susceptible d’actualiser. Sur Racine n’est ici qu’un exemple : ce texte n’actualise que quelques-unes desdites proprietes, c’est pourquoi l’enquete devrait se poursuivre a propos d’autres textes. A defaut, bien entendu, on en inventera.Le genre anti-philologique qu’on va evoquer ici releve du quatrieme regime de genericite distingue par Jean-Marie Schaeffer1 : il s’agit d’une classe analogique, ou la genericite est purement lectoriale, ou la relation d’un texte a l’autre est une modulation par ressemblance, et dont la definition ne peut etre","PeriodicalId":105502,"journal":{"name":"Fabula-Lht : Poétique de la philologie","volume":"13 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0000,"publicationDate":"2013-11-30","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":"1","resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":null,"PeriodicalName":"Fabula-Lht : Poétique de la philologie","FirstCategoryId":"1085","ListUrlMain":"https://doi.org/10.58282/lht.829","RegionNum":0,"RegionCategory":null,"ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":null,"EPubDate":"","PubModel":"","JCR":"","JCRName":"","Score":null,"Total":0}
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Abstract
On envisage dans cet article de fournir un contrepoint au theme general de ce numero en proposant de lire Sur Racine comme l’illustration d’un genre, celui du commentaire anti-philologique. On espere, cependant, que caracteriser quelques elements d’une poetique de l’anti-philologie nous permettra chemin faisant d’esquisser en creux une veritable poetique de la philologie.L’ensemble de propositions qui suit suppose d’abord une restriction quant a son objet. Le point de vue adopte est celui d’une poetique du commentaire, aussi le propos ne portera-t-il pas sur la partie de la philologie qui concerne l’etablissement du texte, mais uniquement sur la partie de la philologie qui concerne l’etablissement du sens. A cette restriction d’objet s’adjoint ensuite une precision de methode. L’allure monographique de notre expose ne doit pas induire en erreur : le terme « poetique » designe ici l’inventaire des virtualites trans-operales qu’un texte est susceptible d’actualiser. Sur Racine n’est ici qu’un exemple : ce texte n’actualise que quelques-unes desdites proprietes, c’est pourquoi l’enquete devrait se poursuivre a propos d’autres textes. A defaut, bien entendu, on en inventera.Le genre anti-philologique qu’on va evoquer ici releve du quatrieme regime de genericite distingue par Jean-Marie Schaeffer1 : il s’agit d’une classe analogique, ou la genericite est purement lectoriale, ou la relation d’un texte a l’autre est une modulation par ressemblance, et dont la definition ne peut etre