V. Audige, C. Vaessen, J. Parra, B. Barrou, H. François, J. Tourret, S. Drouin
{"title":"Reprise chirurgicale de l’anastomose urinaire des greffons rénaux par voie robot-assistée : expérience monocentrique","authors":"V. Audige, C. Vaessen, J. Parra, B. Barrou, H. François, J. Tourret, S. Drouin","doi":"10.1016/j.fpurol.2024.07.061","DOIUrl":null,"url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les complications urologiques sont les complications chirurgicales les plus fréquentes en post-transplantation rénale (TR) et ont un impact majeur sur la survie du greffon rénal. La prise en charge conservative est peu satisfaisante et la reprise par laparotomie peut être compliquée de plaie du hile lors de la dissection de l’uretère de greffon ou de la vessie. Nous avons cherché à évaluer la prise en charge robot-assistée de ces complications urinaires.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Étude rétrospective monocentrique incluant tous les patients ayant bénéficié de la reprise de l’anastomose urinaire de leur greffon rénal par voie robot-assistée en post-TR entre 2018 et 2023.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Neuf patients ont bénéficié de la réalisation d’une reprise de l’anastomose urinaire pour prise en charge d’une complication urinaire. Concernant les greffons il s’agissait dans 7 cas de reins droits, seul 1 rein était issu d’un donneur vivant, 88 % des anastomoses étaient des urétérovésicales. Les complications étaient dans 44,4 % des cas une sténose, 44,4 % un reflux vésico-urétéral et 11,2 % un urinome. La prise en charge a eu lieu en moyenne 40,5 mois après la TR. 75 % des patients pris en charge pour reflux avaient été traité par injection endoscopique de matériel autologue auparavant, 2 des autres patients avaient déjà eu une tentative de réimplantation pyélo-urétérale par laparotomie. Concernant la réimplantation, il s’agissait dans 8 cas d’une réimplantation pyélo-urétérale et dans 1 cas d’une urétéro-urétérale. Dans 2 cas (22,2 %) l’uretère controlatéral a été utilisé, l’indocyanine a été utilisée dans 33 % des cas et l’échographie peropératoire dans 88,9 % des cas. Aucune conversion n’a été nécessaire. La durée opératoire moyenne était de 115<!--> <!-->min, le saignement moyen de 80<!--> <!-->mL. La créatininémie moyenne à 3 mois, 1an et 3 ans étaient de 127, 131 et 136<!--> <!-->mmol/L. La survie du greffon à 1an étaient de 100 %, de même qu’à 3 ans pour les 4 patients ayant le recul nécessaire.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La voie robot-assistée est une technique fiable pour la prise en charge des complications urinaires post-TR. Elle permet l’utilisation de l’échographie, de l’indocyanine et de l’uretère controlatéral avec des décisions qui peuvent être prise en per opératoire selon les constations locales.</div></div>","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"34 7","pages":"Page S42"},"PeriodicalIF":0.0000,"publicationDate":"2024-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":"0","resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":null,"PeriodicalName":"Progres en Urologie - FMC","FirstCategoryId":"1085","ListUrlMain":"https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1761676X24001688","RegionNum":0,"RegionCategory":null,"ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":null,"EPubDate":"","PubModel":"","JCR":"Q4","JCRName":"Medicine","Score":null,"Total":0}
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Abstract
Introduction
Les complications urologiques sont les complications chirurgicales les plus fréquentes en post-transplantation rénale (TR) et ont un impact majeur sur la survie du greffon rénal. La prise en charge conservative est peu satisfaisante et la reprise par laparotomie peut être compliquée de plaie du hile lors de la dissection de l’uretère de greffon ou de la vessie. Nous avons cherché à évaluer la prise en charge robot-assistée de ces complications urinaires.
Méthodes
Étude rétrospective monocentrique incluant tous les patients ayant bénéficié de la reprise de l’anastomose urinaire de leur greffon rénal par voie robot-assistée en post-TR entre 2018 et 2023.
Résultats
Neuf patients ont bénéficié de la réalisation d’une reprise de l’anastomose urinaire pour prise en charge d’une complication urinaire. Concernant les greffons il s’agissait dans 7 cas de reins droits, seul 1 rein était issu d’un donneur vivant, 88 % des anastomoses étaient des urétérovésicales. Les complications étaient dans 44,4 % des cas une sténose, 44,4 % un reflux vésico-urétéral et 11,2 % un urinome. La prise en charge a eu lieu en moyenne 40,5 mois après la TR. 75 % des patients pris en charge pour reflux avaient été traité par injection endoscopique de matériel autologue auparavant, 2 des autres patients avaient déjà eu une tentative de réimplantation pyélo-urétérale par laparotomie. Concernant la réimplantation, il s’agissait dans 8 cas d’une réimplantation pyélo-urétérale et dans 1 cas d’une urétéro-urétérale. Dans 2 cas (22,2 %) l’uretère controlatéral a été utilisé, l’indocyanine a été utilisée dans 33 % des cas et l’échographie peropératoire dans 88,9 % des cas. Aucune conversion n’a été nécessaire. La durée opératoire moyenne était de 115 min, le saignement moyen de 80 mL. La créatininémie moyenne à 3 mois, 1an et 3 ans étaient de 127, 131 et 136 mmol/L. La survie du greffon à 1an étaient de 100 %, de même qu’à 3 ans pour les 4 patients ayant le recul nécessaire.
Conclusion
La voie robot-assistée est une technique fiable pour la prise en charge des complications urinaires post-TR. Elle permet l’utilisation de l’échographie, de l’indocyanine et de l’uretère controlatéral avec des décisions qui peuvent être prise en per opératoire selon les constations locales.