Complications infectieuses survenant pendant la grossesse et le post-partum chez les patientes atteintes d’une connectivite et leurs enfants : données issues de l’étude prospective GR2
J. Rocca , G.I. Gaëlle , Y. Nguyen , E. Lazaro , M. Le Bernerais , H. Bezanahary , A. Deroux , V. Devauchelle-Pensec , B. Godeau , V. Langlois , A. Molto , A. Murarasu , O. P. , L. Pérard , V. Poindron , A. Régent , L. Sailler , N. Schleinitz , C. Charlier , E. Pannier , N. Costedoat-Chalumeau
{"title":"Complications infectieuses survenant pendant la grossesse et le post-partum chez les patientes atteintes d’une connectivite et leurs enfants : données issues de l’étude prospective GR2","authors":"J. Rocca , G.I. Gaëlle , Y. Nguyen , E. Lazaro , M. Le Bernerais , H. Bezanahary , A. Deroux , V. Devauchelle-Pensec , B. Godeau , V. Langlois , A. Molto , A. Murarasu , O. P. , L. Pérard , V. Poindron , A. Régent , L. Sailler , N. Schleinitz , C. Charlier , E. Pannier , N. Costedoat-Chalumeau","doi":"10.1016/j.revmed.2024.10.339","DOIUrl":null,"url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les patients atteints de maladies auto-immunes ont un risque plus élevé d’infections, en partie favorisé par les traitements reçus. La grossesse est également en soi un facteur de risque connu d’infections sévères. En raison du manque de données disponibles sur ce sujet, nous avons évalué ce risque dans l’étude prospective du GR2.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Les grossesses de patientes suivies pour une connectivite et incluses dans l’étude GR2 ont été étudiées. Les infections sévères étaient définies comme ayant entraîné une hospitalisation ou un décès et étaient analysées chez les mères, les nouveau-nés et les enfants jusqu’à 1 an.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 733 patientes enceintes atteintes de connectivite étaient incluses, dont 379 (51,7 %) avec un lupus systémique. 280 patientes (38,9 %, non disponible (ND)<!--> <!-->=<!--> <!-->14) étaient sous corticoïdes, avec une dose médiane en début de la grossesse de 5,5<!--> <!-->mg/j (IQR 5,0–10,0), 115 (15,8 %, ND<!--> <!-->=<!--> <!-->4) sous immunosuppresseurs (principalement azathioprine et tacrolimus), 8 (1,1 %, ND<!--> <!-->=<!--> <!-->6) sous biothérapie (principalement belimumab, infliximab, certolizumab et adalimumab) et 540 (74,0 %, ND<!--> <!-->=<!--> <!-->3) sous hydroxychloroquine.</div><div>Au 24/06/2024, les investigateurs ont déclaré 20 infections maternelles sévères (2,8 %, ND<!--> <!-->=<!--> <!-->25), principalement des pyélonéphrites (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->9) et des endométrites (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->3), 7 infections néonatales sévères (1,0 %, ND<!--> <!-->=<!--> <!-->28), principalement des infections maternofœtales (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->5), et 5 infections sévères chez des enfants au cours de la première année de vie (1,2 %, ND<!--> <!-->=<!--> <!-->100), principalement des infections urinaires (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->2) et des pneumopathies (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->2). Aucun décès en rapport avec une infection n’a été rapporté.</div><div>La corticothérapie maternelle à une posologie<!--> <!-->≥<!--> <!-->à 10<!--> <!-->mg/j était associée au risque de développer une infection maternelle sévère en analyse multivariée (OR 3,3 [IC95 % 1,1–9,6], <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,03). En analyse univariée, la prématurité était le seul facteur associé à la survenue d’une infection au cours de la première année de vie des enfants (OR 38,3 [IC95 % 1,6–432,0], <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,005). Le faible nombre d’infections chez les enfants n’a pas permis de réaliser d’analyses multivariées.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La corticothérapie à une posologie<!--> <!-->≥<!--> <!-->10<!--> <!-->mg/j était associée à un sur-risque d’infections maternelles sévères au cours de la grossesse, mais non au risque infectieux des enfants. Seule la prématurité était associée à ce dernier.</div></div>","PeriodicalId":54458,"journal":{"name":"Revue De Medecine Interne","volume":"45 ","pages":"Pages A366-A367"},"PeriodicalIF":0.7000,"publicationDate":"2024-11-27","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":"0","resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":null,"PeriodicalName":"Revue De Medecine Interne","FirstCategoryId":"3","ListUrlMain":"https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S024886632401138X","RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":null,"EPubDate":"","PubModel":"","JCR":"Q3","JCRName":"MEDICINE, GENERAL & INTERNAL","Score":null,"Total":0}
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Abstract
Introduction
Les patients atteints de maladies auto-immunes ont un risque plus élevé d’infections, en partie favorisé par les traitements reçus. La grossesse est également en soi un facteur de risque connu d’infections sévères. En raison du manque de données disponibles sur ce sujet, nous avons évalué ce risque dans l’étude prospective du GR2.
Patients et méthodes
Les grossesses de patientes suivies pour une connectivite et incluses dans l’étude GR2 ont été étudiées. Les infections sévères étaient définies comme ayant entraîné une hospitalisation ou un décès et étaient analysées chez les mères, les nouveau-nés et les enfants jusqu’à 1 an.
Résultats
Au total, 733 patientes enceintes atteintes de connectivite étaient incluses, dont 379 (51,7 %) avec un lupus systémique. 280 patientes (38,9 %, non disponible (ND) = 14) étaient sous corticoïdes, avec une dose médiane en début de la grossesse de 5,5 mg/j (IQR 5,0–10,0), 115 (15,8 %, ND = 4) sous immunosuppresseurs (principalement azathioprine et tacrolimus), 8 (1,1 %, ND = 6) sous biothérapie (principalement belimumab, infliximab, certolizumab et adalimumab) et 540 (74,0 %, ND = 3) sous hydroxychloroquine.
Au 24/06/2024, les investigateurs ont déclaré 20 infections maternelles sévères (2,8 %, ND = 25), principalement des pyélonéphrites (n = 9) et des endométrites (n = 3), 7 infections néonatales sévères (1,0 %, ND = 28), principalement des infections maternofœtales (n = 5), et 5 infections sévères chez des enfants au cours de la première année de vie (1,2 %, ND = 100), principalement des infections urinaires (n = 2) et des pneumopathies (n = 2). Aucun décès en rapport avec une infection n’a été rapporté.
La corticothérapie maternelle à une posologie ≥ à 10 mg/j était associée au risque de développer une infection maternelle sévère en analyse multivariée (OR 3,3 [IC95 % 1,1–9,6], p = 0,03). En analyse univariée, la prématurité était le seul facteur associé à la survenue d’une infection au cours de la première année de vie des enfants (OR 38,3 [IC95 % 1,6–432,0], p = 0,005). Le faible nombre d’infections chez les enfants n’a pas permis de réaliser d’analyses multivariées.
Conclusion
La corticothérapie à une posologie ≥ 10 mg/j était associée à un sur-risque d’infections maternelles sévères au cours de la grossesse, mais non au risque infectieux des enfants. Seule la prématurité était associée à ce dernier.
期刊介绍:
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La revue de medecine interne also includes additional issues publishing the proceedings of the two annual French meetings of internal medicine (June and December), as well as thematic issues.