Dans l’œuvre d’Aristote, l’un des themes dominants est la theologie des quatre causes. Ainsi, dans la creation d’un objet, interviennent [1] : la cause materielle : le materiau, c’est-a-dire la matiere affectee d’un role ; la cause efficiente : l’ouvrier, l’artisan qui agit sur cette matiere ; la cause formelle : la forme que l’on donne a l’objet ; la cause finale : l’usage auquel on destine l’objet. Aujourd’hui, l’ingenieur est plus preoccupe par la fonction, puis par la forme , que par le materiau, et reste contraint par le triangle d’or : cout, qualite, delai . La « conception » des produits industriels tend a ordonner la demarche de creation : a partir d’un « besoin » suppose du marche, defini par un « cahier des charges » qui decrit les fonctions recherchees, les exigences et les contraintes qui en decouleront, le concepteur va elaborer par etapes de precision croissante le projet : formes, materiaux, procedes, et en evaluer le cout. L’apparition et le developpement des outils materiels et logiciels informatiques ont vite amene les concepteurs a tenter de systematiser la demarche conceptuelle pour le dessin (DAO), la conception (CAO), et la fabrication (FAO). Les possibilites de representer des solutions possibles, de calculer leurs « reponses » aux exigences du cahier des charges, avec un temps de plus en plus court, ont amene des preoccupations accrues d’optimisation durant la conception, preoccupations qui alimentent aujourd’hui une large reflexion [2] [3] [4] [5]. Dans le meme temps, le monde des materiaux disponibles « explosait » avec le developpement competitif des alliages metalliques « modernes », des polymeres, des materiaux composites... Des les annees 1970, Alvin Toffler invente le mot d’« hyperchoix » [6]. La question, qui etait pour le concepteur : « Comment puis-je utiliser tel materiau pour fabriquer mon objet ? » tend a devenir : « Quel materiau remplit le mieux les fonctions dont j’ai besoin ? » , et les choix, plus ouverts, n’en sont pas facilites.
{"title":"Sélection des matériaux métalliques - Introduction","authors":"P. Chomel","doi":"10.51257/a-v1-bm5070","DOIUrl":"https://doi.org/10.51257/a-v1-bm5070","url":null,"abstract":"Dans l’œuvre d’Aristote, l’un des themes dominants est la theologie des quatre causes. Ainsi, dans la creation d’un objet, interviennent [1] : la cause materielle : le materiau, c’est-a-dire la matiere affectee d’un role ; la cause efficiente : l’ouvrier, l’artisan qui agit sur cette matiere ; la cause formelle : la forme que l’on donne a l’objet ; la cause finale : l’usage auquel on destine l’objet. Aujourd’hui, l’ingenieur est plus preoccupe par la fonction, puis par la forme , que par le materiau, et reste contraint par le triangle d’or : cout, qualite, delai . La « conception » des produits industriels tend a ordonner la demarche de creation : a partir d’un « besoin » suppose du marche, defini par un « cahier des charges » qui decrit les fonctions recherchees, les exigences et les contraintes qui en decouleront, le concepteur va elaborer par etapes de precision croissante le projet : formes, materiaux, procedes, et en evaluer le cout. L’apparition et le developpement des outils materiels et logiciels informatiques ont vite amene les concepteurs a tenter de systematiser la demarche conceptuelle pour le dessin (DAO), la conception (CAO), et la fabrication (FAO). Les possibilites de representer des solutions possibles, de calculer leurs « reponses » aux exigences du cahier des charges, avec un temps de plus en plus court, ont amene des preoccupations accrues d’optimisation durant la conception, preoccupations qui alimentent aujourd’hui une large reflexion [2] [3] [4] [5]. Dans le meme temps, le monde des materiaux disponibles « explosait » avec le developpement competitif des alliages metalliques « modernes », des polymeres, des materiaux composites... Des les annees 1970, Alvin Toffler invente le mot d’« hyperchoix » [6]. La question, qui etait pour le concepteur : « Comment puis-je utiliser tel materiau pour fabriquer mon objet ? » tend a devenir : « Quel materiau remplit le mieux les fonctions dont j’ai besoin ? » , et les choix, plus ouverts, n’en sont pas facilites.","PeriodicalId":263627,"journal":{"name":"Fonctions et composants mécaniques","volume":"37 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2015-08-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"125056322","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
l'Association des roulements des t Groupe Technique « Étanchéité dynamique » co
{"title":"Garnitures mécaniques d'étanchéité - Montage, maintenance et défaillances","authors":"l'Association des roulements des t Groupe Technique « Étanchéité dynamique » co","doi":"10.51257/a-v2-bm5426","DOIUrl":"https://doi.org/10.51257/a-v2-bm5426","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":263627,"journal":{"name":"Fonctions et composants mécaniques","volume":"44 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2015-08-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"121418656","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Réducteurs de vitesse à engrenages","authors":"Robert LE BORZEC","doi":"10.51257/a-v1-b5640","DOIUrl":"https://doi.org/10.51257/a-v1-b5640","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":263627,"journal":{"name":"Fonctions et composants mécaniques","volume":"24 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2015-08-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"125955991","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Butées et paliers aérostatiques","authors":"M. Arghir","doi":"10.51257/a-v1-bm5336","DOIUrl":"https://doi.org/10.51257/a-v1-bm5336","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":263627,"journal":{"name":"Fonctions et composants mécaniques","volume":"52 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2015-08-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"116933927","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
L’‘objectif de cet article est de donner les bases essentielles de connaissances pour comprendre la methode des elements finis et pour pouvoir utiliser efficacement un logiciel existant dans le cadre d’un calcul de structure dans le domaine lineaire. Les lecteurs qui souhaitent approfondir leurs connaissances theoriques sur ce sujet peuvent se reporter aux documents donnes en reference. Dans tout cet article, il est fait l’hypothese principale que le comportement de la structure est lineaire : les deplacements en tous points sont proportionnels aux efforts exterieurs. Cela impose que le materiau ait un comportement lineaire (elasticite) et que les deformations soient proportionnelles aux deplacements (petits deplacements).
{"title":"Modélisation des structures par éléments finis","authors":"J. Barrau, M. Sudre","doi":"10.51257/a-v1-bm5015","DOIUrl":"https://doi.org/10.51257/a-v1-bm5015","url":null,"abstract":"L’‘objectif de cet article est de donner les bases essentielles de connaissances pour comprendre la methode des elements finis et pour pouvoir utiliser efficacement un logiciel existant dans le cadre d’un calcul de structure dans le domaine lineaire. Les lecteurs qui souhaitent approfondir leurs connaissances theoriques sur ce sujet peuvent se reporter aux documents donnes en reference. Dans tout cet article, il est fait l’hypothese principale que le comportement de la structure est lineaire : les deplacements en tous points sont proportionnels aux efforts exterieurs. Cela impose que le materiau ait un comportement lineaire (elasticite) et que les deformations soient proportionnelles aux deplacements (petits deplacements).","PeriodicalId":263627,"journal":{"name":"Fonctions et composants mécaniques","volume":"36 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2015-08-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"114615060","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Garnitures mécaniques d'étanchéité - Technologie","authors":"l'Association des roulements des t (ARTEMA)","doi":"10.51257/a-v2-bm5425","DOIUrl":"https://doi.org/10.51257/a-v2-bm5425","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":263627,"journal":{"name":"Fonctions et composants mécaniques","volume":"593 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2015-08-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"116274719","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Le cahier de charges d’une piece mecanique exprime les fonctions a remplir, le role a jouer : etre leger, « resister » a la deformation, a la temperature, avoir des surfaces adaptees a un bon contact, a la resistance a la corrosion... La connaissance des materiaux, rendue objective par des modeles et des caracteristiques de comportement, est une etape necessaire prealable a tout probleme de choix. Elle necessite de prendre en consideration trois champs : la composition et la microstructure, les proprietes, et les aptitudes des materiaux ; et de relier ces champs de facon rationnelle : la science des materiaux s’interesse aux liens entre les deux premiers, le genie des materiaux cherche a rendre compte des aptitudes a partir des proprietes. Cet article a pour objectif de montrer comment la nature metallique et la microstructure des materiaux metalliques sont responsables de leur comportement thermomecanique, c’est-a-dire de leur reponse en deformation et en rupture lorsqu’ils sont soumis a l’action de contraintes et de la temperature. Bien que s’adressant plutot a des lecteurs a culture mecanicienne, fortement marquee par la mecanique des milieux continus, et le plus souvent homogenes, l’article comporte une approche microscopiste assez importante. En effet, ce serait un peu un faux debat d’opposer macroscopique et microscopique, dans la mesure ou les lois de comportement — reliant contrainte, deformation, vitesse de deformation, temperature... — ne peuvent etre exprimees correctement qu’en prenant en compte l’heterogeneite microscopique du materiau metallique. Les progres dans ce domaine ont ete considerables depuis une generation, et la formation initiale des techniciens et ingenieurs est de plus en plus ouverte a cette double demarche. On pourrait objecter avec humour, comme le fait un expert en corrosion, que « les premiers hommes ne savaient rien des phenomenes physiques ou chimiques, qu’ils utilisaient de la sorte implicitement, et qu’ils etaient parfaitement a meme d’en juger ». Et il ajoute, apres avoir rappele l’evolution de la connaissance, et le desir de « tout comprendre » jusqu’aux niveaux les plus fins, que « si cette evolution satisfait la curiosite de l’esprit, il n’est pas sur pour autant qu’elle ameliore les processus de choix des materiaux ». Il serait facile de faire remarquer que l’inverse n’est pas non plus sur. Et un sociologue fournit une piste en precisant : « L’homme ne vit pas d’informations, mais de communication, et celle-ci ne se fait pas sans intermediaire. » Dans cet article, on se propose plutot de faire une revue simple et large du « fonctionnement » des materiaux metalliques. On evitera donc de renvoyer a des references bibliographiques precises, on evitera des demonstrations lourdes. Et on renverra in fine a une documentation recente et en francais autant que possible, pour ceux qui souhaitent « en savoir plus ». Le but est d’abord de rendre le dialogue plus facile entre les acteurs concernes, ce qui n’est pas n
{"title":"Comportement thermomécanique des alliages métalliques","authors":"P. Chomel","doi":"10.51257/a-v1-bm5012","DOIUrl":"https://doi.org/10.51257/a-v1-bm5012","url":null,"abstract":"Le cahier de charges d’une piece mecanique exprime les fonctions a remplir, le role a jouer : etre leger, « resister » a la deformation, a la temperature, avoir des surfaces adaptees a un bon contact, a la resistance a la corrosion... La connaissance des materiaux, rendue objective par des modeles et des caracteristiques de comportement, est une etape necessaire prealable a tout probleme de choix. Elle necessite de prendre en consideration trois champs : la composition et la microstructure, les proprietes, et les aptitudes des materiaux ; et de relier ces champs de facon rationnelle : la science des materiaux s’interesse aux liens entre les deux premiers, le genie des materiaux cherche a rendre compte des aptitudes a partir des proprietes. Cet article a pour objectif de montrer comment la nature metallique et la microstructure des materiaux metalliques sont responsables de leur comportement thermomecanique, c’est-a-dire de leur reponse en deformation et en rupture lorsqu’ils sont soumis a l’action de contraintes et de la temperature. Bien que s’adressant plutot a des lecteurs a culture mecanicienne, fortement marquee par la mecanique des milieux continus, et le plus souvent homogenes, l’article comporte une approche microscopiste assez importante. En effet, ce serait un peu un faux debat d’opposer macroscopique et microscopique, dans la mesure ou les lois de comportement — reliant contrainte, deformation, vitesse de deformation, temperature... — ne peuvent etre exprimees correctement qu’en prenant en compte l’heterogeneite microscopique du materiau metallique. Les progres dans ce domaine ont ete considerables depuis une generation, et la formation initiale des techniciens et ingenieurs est de plus en plus ouverte a cette double demarche. On pourrait objecter avec humour, comme le fait un expert en corrosion, que « les premiers hommes ne savaient rien des phenomenes physiques ou chimiques, qu’ils utilisaient de la sorte implicitement, et qu’ils etaient parfaitement a meme d’en juger ». Et il ajoute, apres avoir rappele l’evolution de la connaissance, et le desir de « tout comprendre » jusqu’aux niveaux les plus fins, que « si cette evolution satisfait la curiosite de l’esprit, il n’est pas sur pour autant qu’elle ameliore les processus de choix des materiaux ». Il serait facile de faire remarquer que l’inverse n’est pas non plus sur. Et un sociologue fournit une piste en precisant : « L’homme ne vit pas d’informations, mais de communication, et celle-ci ne se fait pas sans intermediaire. » Dans cet article, on se propose plutot de faire une revue simple et large du « fonctionnement » des materiaux metalliques. On evitera donc de renvoyer a des references bibliographiques precises, on evitera des demonstrations lourdes. Et on renverra in fine a une documentation recente et en francais autant que possible, pour ceux qui souhaitent « en savoir plus ». Le but est d’abord de rendre le dialogue plus facile entre les acteurs concernes, ce qui n’est pas n","PeriodicalId":263627,"journal":{"name":"Fonctions et composants mécaniques","volume":"40 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2015-08-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"125030374","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}