Pub Date : 2025-02-24DOI: 10.1016/j.jeph.2025.202914
Vally Selvarasa, Adel Sakhri, Vincent Benoit, Grégoire Rey
Introduction: La démarche FAIR offre un cadre pour optimiser la réutilisation des données, réduisant ainsi le gaspillage, augmentant les comparaisons, la reproductibilité et le partage des données aux niveaux national et international. La mise en œuvre de ces principes nécessite l'adoption de standards communs de données et de métadonnées. Nous nous concentrons ici sur les standards de métadonnées, essentiels pour décrire et découvrir les données. Bien que plusieurs standards existent, aucun n'est couramment utilisé en épidémiologie. Nous présentons notre démarche de sélection et d'utilisation de standards de métadonnées adaptés aux besoins des cohortes de France Cohortes. MéTHODES: L'épidémiologie se distingue par la diversité et la sensibilité des données personnelles, l'utilisation fréquente de questionnaires complexes et de mesures subjectives, et le besoin de connaître les sources de biais liées aux écarts de mesure. Un benchmark des standards a été réalisé pour objectiver le choix, en tenant compte des communautés utilisatrices et de l'outillage existant. Ensuite, des vocabulaires contrôlés ont été sélectionnés. Enfin, une standardisation des documentations existantes a été entreprise, utilisant des techniques de machine learning et des LLM pour classer automatiquement les variables dans des concepts, avec des reprises ciblées. RéSULTATS: Le standard DDI a été choisi pour répondre à ces besoins. Il est reconnu et adopté par les domaines de la statistique publique et des sciences humaines et sociales. Sa structure riche permet de documenter précisément le contexte et les modalités de recueil, ainsi que les variations de mesure d'un même concept. Le référentiel MeSH a été retenu comme vocabulaire contrôlé central pour catégoriser les concepts. L'application des méthodes basées sur les LLM est prometteuse.
Discussion/conclusion: Le standard DDI est en cours d'utilisation dans le cadre du catalogue France Cohortes. La documentation obtenue offrira une base de connaissances aisément interopérable et facilitant une réutilisation des données respectant des critères d'intégrité scientifique.
{"title":"Mise en œuvre de la démarche FAIR en épidémiologie : choix et utilisation du standard de métadonnées DDI.","authors":"Vally Selvarasa, Adel Sakhri, Vincent Benoit, Grégoire Rey","doi":"10.1016/j.jeph.2025.202914","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.jeph.2025.202914","url":null,"abstract":"<p><strong>Introduction: </strong>La démarche FAIR offre un cadre pour optimiser la réutilisation des données, réduisant ainsi le gaspillage, augmentant les comparaisons, la reproductibilité et le partage des données aux niveaux national et international. La mise en œuvre de ces principes nécessite l'adoption de standards communs de données et de métadonnées. Nous nous concentrons ici sur les standards de métadonnées, essentiels pour décrire et découvrir les données. Bien que plusieurs standards existent, aucun n'est couramment utilisé en épidémiologie. Nous présentons notre démarche de sélection et d'utilisation de standards de métadonnées adaptés aux besoins des cohortes de France Cohortes. MéTHODES: L'épidémiologie se distingue par la diversité et la sensibilité des données personnelles, l'utilisation fréquente de questionnaires complexes et de mesures subjectives, et le besoin de connaître les sources de biais liées aux écarts de mesure. Un benchmark des standards a été réalisé pour objectiver le choix, en tenant compte des communautés utilisatrices et de l'outillage existant. Ensuite, des vocabulaires contrôlés ont été sélectionnés. Enfin, une standardisation des documentations existantes a été entreprise, utilisant des techniques de machine learning et des LLM pour classer automatiquement les variables dans des concepts, avec des reprises ciblées. RéSULTATS: Le standard DDI a été choisi pour répondre à ces besoins. Il est reconnu et adopté par les domaines de la statistique publique et des sciences humaines et sociales. Sa structure riche permet de documenter précisément le contexte et les modalités de recueil, ainsi que les variations de mesure d'un même concept. Le référentiel MeSH a été retenu comme vocabulaire contrôlé central pour catégoriser les concepts. L'application des méthodes basées sur les LLM est prometteuse.</p><p><strong>Discussion/conclusion: </strong>Le standard DDI est en cours d'utilisation dans le cadre du catalogue France Cohortes. La documentation obtenue offrira une base de connaissances aisément interopérable et facilitant une réutilisation des données respectant des critères d'intégrité scientifique.</p>","PeriodicalId":517428,"journal":{"name":"Journal of epidemiology and population health","volume":"73 Suppl 1 ","pages":"202914"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-02-24","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143672253","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Introduction: Grâce aux efforts du programme d'éradication du paludisme en Tunisie, le dernier cas autochtone date de 1979. Cependant, des cas de paludisme importés sont de plus en plus rapportés ces dernières années. Notre objectif était de décrire les caractéristiques épidémiologiques des cas de paludisme notifiés de 2018 à 2022. MéTHODES: Nous avons analysé les données de surveillance des maladies à déclaration obligatoire de 2018 à 2022. Tous les cas provenant de laboratoires publics et privés ainsi que d'établissements de santé ont été notifiés à travers les formulaires de collecte de données. Les patients ont été testés par examen microscopique direct des frottis sanguins et/ou par des tests de diagnostic rapide. La saisie et l'analyse des données ont été effectuées par Epi-Info. RéSULTATS: Un total de 544 cas a été rapporté avec une augmentation de 100 à 186 cas de 2018 à 2022. La plupart des cas étaient des hommes (n=426 ; 78,3%) et de nationalité subsaharienne (n=317 ; 58,3%). Les groupes d'âge 20-29 ans (n=169 ; 31,1%) et 30-39 ans étaient les plus touchés (n=134 ; 24,6%). La proportion des employés a augmenté de 32% à 45,7%, par rapport aux étudiants (de 43% à 27,9%) entre 2018 et 2022. Les cas ont été principalement notifiés par des laboratoires du secteur public (65,3%). P. falciparum a été détecté dans 88,6% des cas (n=482), suivi de P. ovale (n=15), P. malariae (n=9) et P. vivax (n=6). L'espèce n'a pas été identifiée dans les autres cas (n=32 ; 5,9%).
Discussion/conclusion: Nos résultats ont donné un aperçu de la situation actuelle du paludisme importé au niveau national, montrant une tendance à la hausse au fil des ans. Le renforcement du dépistage et de l'éducation des voyageurs sur la prophylaxie du paludisme est crucial, surtout avec l'augmentation des échanges et flux de voyage entre la Tunisie et les pays sub-sahariens.
{"title":"Recrudescence du paludisme importé en Tunisie, 2018 - 2022.","authors":"Abderraouf Mansouri, Hind Bouguerra, Salsabil Rejaibi, Arwa Neffati, Ahlem Silini, Mohamed Belkahla, Chekib Zedini","doi":"10.1016/j.jeph.2025.202933","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.jeph.2025.202933","url":null,"abstract":"<p><strong>Introduction: </strong>Grâce aux efforts du programme d'éradication du paludisme en Tunisie, le dernier cas autochtone date de 1979. Cependant, des cas de paludisme importés sont de plus en plus rapportés ces dernières années. Notre objectif était de décrire les caractéristiques épidémiologiques des cas de paludisme notifiés de 2018 à 2022. MéTHODES: Nous avons analysé les données de surveillance des maladies à déclaration obligatoire de 2018 à 2022. Tous les cas provenant de laboratoires publics et privés ainsi que d'établissements de santé ont été notifiés à travers les formulaires de collecte de données. Les patients ont été testés par examen microscopique direct des frottis sanguins et/ou par des tests de diagnostic rapide. La saisie et l'analyse des données ont été effectuées par Epi-Info. RéSULTATS: Un total de 544 cas a été rapporté avec une augmentation de 100 à 186 cas de 2018 à 2022. La plupart des cas étaient des hommes (n=426 ; 78,3%) et de nationalité subsaharienne (n=317 ; 58,3%). Les groupes d'âge 20-29 ans (n=169 ; 31,1%) et 30-39 ans étaient les plus touchés (n=134 ; 24,6%). La proportion des employés a augmenté de 32% à 45,7%, par rapport aux étudiants (de 43% à 27,9%) entre 2018 et 2022. Les cas ont été principalement notifiés par des laboratoires du secteur public (65,3%). P. falciparum a été détecté dans 88,6% des cas (n=482), suivi de P. ovale (n=15), P. malariae (n=9) et P. vivax (n=6). L'espèce n'a pas été identifiée dans les autres cas (n=32 ; 5,9%).</p><p><strong>Discussion/conclusion: </strong>Nos résultats ont donné un aperçu de la situation actuelle du paludisme importé au niveau national, montrant une tendance à la hausse au fil des ans. Le renforcement du dépistage et de l'éducation des voyageurs sur la prophylaxie du paludisme est crucial, surtout avec l'augmentation des échanges et flux de voyage entre la Tunisie et les pays sub-sahariens.</p>","PeriodicalId":517428,"journal":{"name":"Journal of epidemiology and population health","volume":"73 Suppl 1 ","pages":"202933"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-02-24","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143672227","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-02-24DOI: 10.1016/j.jeph.2025.202913
Ana-Maria Vilcu, Anne Thiebaut, Lucas Morin
Introduction: Si l'admission en réanimation des patients atteints d'hémopathies malignes est souvent associée avec une morbi-mortalité importante, les progrès thérapeutiques récents semblent avoir permis d'améliorer la survie globale de ces patients. Nous ne disposions à ce jour pas d'éléments précis pour évaluer cette réalité. MéTHODES: Les patients atteints d'hémopathies malignes admis en réanimation pour la première fois entre 2015 et 2021 ont été repérés dans le Système National des Données de Santé (SNDS). Nous avons développé un algorithme d'identification et de classification des hémopathies malignes basé sur l'ensemble des diagnostics des séjours hospitaliers en MCO et SSR ainsi que sur les diagnostics d'affections de longue durée au cours des deux années précédant l'admission en réanimation. RéSULTATS: Au total, 35 116 patients ont été inclus. L'âge moyen à l'admission en réanimation était de 67,5 ans, 36% étaient des femmes, le score IGS-II médian était de 50 (IIQ 38-65), et la durée médiane de séjour en réanimation était de 5 jours (IIQ 2-10). Si la durée médiane entre le diagnostic initial d'hémopathie maligne et l'admission en réanimation était de 12 mois, 25,6% des patients ont été diagnostiqués moins de 30 jours auparavant. Le myélome (17,4%) et la leucémie aiguë myéloïde (14,4%) étaient les hémopathies les plus fréquentes. Entre 2015 et 2021 la mortalité en réanimation est restée stable (passant de 29,9% à 29,8%), tout comme la mortalité intrahospitalière (de 38,5% à 37,4%). En revanche, parmi les patients ayant survécu à la réanimation, la survie à deux ans a augmenté, passant de 51,7% à 58,9%. Cette amélioration était particulièrement marquée parmi les patients atteints de leucémie lymphoblastique aiguë (+85 jours de survie moyenne restreinte) ou de leucémie lymphoïde chronique (+96 jours).
Discussion/conclusion: Cette étude dresse un état des lieux inédit du devenir à court et long termes des patients admis en réanimation avec une hémopathie maligne. Sur le plan méthodologique, la classification des hémopathies dans le SNDS reste délicate.
{"title":"Devenir des patients admis en réanimation avec une hémopathie maligne entre 2015 et 2021 : une étude de cohorte à partir du Système national des données de santé (SNDS).","authors":"Ana-Maria Vilcu, Anne Thiebaut, Lucas Morin","doi":"10.1016/j.jeph.2025.202913","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.jeph.2025.202913","url":null,"abstract":"<p><strong>Introduction: </strong>Si l'admission en réanimation des patients atteints d'hémopathies malignes est souvent associée avec une morbi-mortalité importante, les progrès thérapeutiques récents semblent avoir permis d'améliorer la survie globale de ces patients. Nous ne disposions à ce jour pas d'éléments précis pour évaluer cette réalité. MéTHODES: Les patients atteints d'hémopathies malignes admis en réanimation pour la première fois entre 2015 et 2021 ont été repérés dans le Système National des Données de Santé (SNDS). Nous avons développé un algorithme d'identification et de classification des hémopathies malignes basé sur l'ensemble des diagnostics des séjours hospitaliers en MCO et SSR ainsi que sur les diagnostics d'affections de longue durée au cours des deux années précédant l'admission en réanimation. RéSULTATS: Au total, 35 116 patients ont été inclus. L'âge moyen à l'admission en réanimation était de 67,5 ans, 36% étaient des femmes, le score IGS-II médian était de 50 (IIQ 38-65), et la durée médiane de séjour en réanimation était de 5 jours (IIQ 2-10). Si la durée médiane entre le diagnostic initial d'hémopathie maligne et l'admission en réanimation était de 12 mois, 25,6% des patients ont été diagnostiqués moins de 30 jours auparavant. Le myélome (17,4%) et la leucémie aiguë myéloïde (14,4%) étaient les hémopathies les plus fréquentes. Entre 2015 et 2021 la mortalité en réanimation est restée stable (passant de 29,9% à 29,8%), tout comme la mortalité intrahospitalière (de 38,5% à 37,4%). En revanche, parmi les patients ayant survécu à la réanimation, la survie à deux ans a augmenté, passant de 51,7% à 58,9%. Cette amélioration était particulièrement marquée parmi les patients atteints de leucémie lymphoblastique aiguë (+85 jours de survie moyenne restreinte) ou de leucémie lymphoïde chronique (+96 jours).</p><p><strong>Discussion/conclusion: </strong>Cette étude dresse un état des lieux inédit du devenir à court et long termes des patients admis en réanimation avec une hémopathie maligne. Sur le plan méthodologique, la classification des hémopathies dans le SNDS reste délicate.</p>","PeriodicalId":517428,"journal":{"name":"Journal of epidemiology and population health","volume":"73 Suppl 1 ","pages":"202913"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-02-24","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143672232","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-02-24DOI: 10.1016/j.jeph.2025.202892
Marie Coniel, Candice Legris
Introduction: Les interventions au bloc opératoire peuvent être annulées pour des motifs variés, puis reprogrammées un autre jour. Ces reprogrammations comportent des risques spécifiques et peuvent être une cause d'évènements indésirables associés aux soins (EIAS). L'analyse approfondie des causes de ces EIAS par les professionnels permet de proposer des solutions pour que ceux-ci ne se reproduisent pas. MéTHODES: Une analyse descriptive rétrospective des EIAS en lien avec une reprogrammation d'une intervention au bloc opératoire et déclarés dans le cadre de l'accréditation des médecins et des équipes médicales a été conduite. Un groupe de travail pluriprofessionnel a été constitué pour identifier des solutions à proposer. RéSULTATS: Le groupe de travail a analysé 215 EIAS liés à une reprogrammation. Les délais de reprogrammation déclarés dans ces EIAS vont de quelques jours à plusieurs années. Les causes immédiates de ces EIAS sont très variées : indisponibilité d'un dispositif médical (n = 57), aggravation de l'état clinique du patient (n = 46), absence d'arrêt d'un traitement (n = 28), oubli de reprogrammation ou reprogrammation trop tardive (n = 26). La majorité de ces EIAS a entraîné des conséquences (n = 194), telles qu'une nouvelle annulation de l'intervention (n = 64), une modification de l'acte opératoire (n = 54), une désorganisation du bloc opératoire (n = 23) ou des complications postopératoires (n = 15).
Discussion/conclusion: L'analyse menée a permis de proposer des préconisations pour mieux gérer les risques associés à une reprogrammation, notamment : informer les patients concernés de la procédure de reprogrammation dès l'annulation de l'intervention (via une fiche d'information personnalisable), suivre les patients à reprogrammer, se coordonner entre tous les acteurs concernés (définition de règles internes communes et mise en œuvre d'une check-list « reprogrammation ») et faire preuve d'une vigilance accrue pour les patients reprogrammés concernant certains points particulièrement à risque de défaillance (dispositifs médicaux, traitement médicamenteux, résultats d'examens).
{"title":"Reprogrammations au bloc opératoire : quels sont les risques associés et comment les éviter ?","authors":"Marie Coniel, Candice Legris","doi":"10.1016/j.jeph.2025.202892","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.jeph.2025.202892","url":null,"abstract":"<p><strong>Introduction: </strong>Les interventions au bloc opératoire peuvent être annulées pour des motifs variés, puis reprogrammées un autre jour. Ces reprogrammations comportent des risques spécifiques et peuvent être une cause d'évènements indésirables associés aux soins (EIAS). L'analyse approfondie des causes de ces EIAS par les professionnels permet de proposer des solutions pour que ceux-ci ne se reproduisent pas. MéTHODES: Une analyse descriptive rétrospective des EIAS en lien avec une reprogrammation d'une intervention au bloc opératoire et déclarés dans le cadre de l'accréditation des médecins et des équipes médicales a été conduite. Un groupe de travail pluriprofessionnel a été constitué pour identifier des solutions à proposer. RéSULTATS: Le groupe de travail a analysé 215 EIAS liés à une reprogrammation. Les délais de reprogrammation déclarés dans ces EIAS vont de quelques jours à plusieurs années. Les causes immédiates de ces EIAS sont très variées : indisponibilité d'un dispositif médical (n = 57), aggravation de l'état clinique du patient (n = 46), absence d'arrêt d'un traitement (n = 28), oubli de reprogrammation ou reprogrammation trop tardive (n = 26). La majorité de ces EIAS a entraîné des conséquences (n = 194), telles qu'une nouvelle annulation de l'intervention (n = 64), une modification de l'acte opératoire (n = 54), une désorganisation du bloc opératoire (n = 23) ou des complications postopératoires (n = 15).</p><p><strong>Discussion/conclusion: </strong>L'analyse menée a permis de proposer des préconisations pour mieux gérer les risques associés à une reprogrammation, notamment : informer les patients concernés de la procédure de reprogrammation dès l'annulation de l'intervention (via une fiche d'information personnalisable), suivre les patients à reprogrammer, se coordonner entre tous les acteurs concernés (définition de règles internes communes et mise en œuvre d'une check-list « reprogrammation ») et faire preuve d'une vigilance accrue pour les patients reprogrammés concernant certains points particulièrement à risque de défaillance (dispositifs médicaux, traitement médicamenteux, résultats d'examens).</p>","PeriodicalId":517428,"journal":{"name":"Journal of epidemiology and population health","volume":"73 Suppl 1 ","pages":"202892"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-02-24","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143672229","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-02-24DOI: 10.1016/j.jeph.2025.202905
Kouakou Fidele Konan, Adinon Philomene Kacou, Yao Raphael Amani, Wilnique Pierre
Introduction: La dengue est une maladie virale ré émergente. Dans le monde, elle serait responsable de 25 000 décès par an. En Afrique, la dengue a été signalées dans 15 des 47 pays. La Côte d'Ivoire, le district sanitaire de Cocody-Bingerville était épicentre de 6 épidémiques depuis 2017, Une des stratégies pour contrôler ces épidémies était la surveillance. Cependant, l'absence d'évaluation du système de surveillance a motivé le choix de cette étude MéTHODES: Etude descriptive basée sur les directives d'évaluation de l'OMS et du CDC Atlanta version 2001 a été réalisée. Un questionnaire structuré a été administré aux personnels en charges de la surveillance. Les attributs évalués ont été la simplicité, l'acceptabilité, la flexibilité, la promptitude, et l'utilité. Les données recueillies ont été analysées sur Excel et Epi Info 7.2. Des mesures de fréquence et de proportion ont été calculées RéSULTATS: Au total, 35 personnes ont été interrogées dans 15 structures sanitaires. 28(80%) des prestataires avaient été coachés sur la surveillance. Seulement 16(45,7%) des acteurs communautaires étaient impliqués dans la surveillance de la dengue. La simplicité : 32 (91,4%) affichait la définition des cas et 34 (97%) connaissant le circuit de notification. L'acceptabilité : 19 (54%) la surveillance occupaient>5% des horaires de travail. Flexibilité : 34 (97%) des structures disposaient un système de surveillance la dengue. La promptitude 80% des prestataires notifiaient des cas dengue en 24 heures contre 14 (40%) hebdomadaire. Le système serait capable de détecter 19 (54,8%) des cas et prévenir 23(65,7%) des flambées.
Discussion/conclusion: Le district sanitaires disposait d'un système de surveillance intégrant la dengue. Cependant l'acceptabilité était marquée par une insuffisance dans l'analyse des données et une faible implication communautaire. Aussi notifiaient -ils de façon hebdomadaire les cas suspects de dengue ? Un renforcement de capacité des acteurs de santé s'avère nécessaire pour améliorer la surveillance de la dengue.
登革热是一种新出现的病毒性疾病。据估计,全世界每年有25,000人死于疟疾。在非洲,47个国家中有15个国家报告了登革热。在Cote d'科特迪瓦,自2017年以来,科科迪-宾格维尔卫生区是6次疫情的中心,控制这些疫情的战略之一是监测。然而,由于缺乏对监测系统的评估,因此选择了本研究方法:根据世卫组织和美国疾病控制与预防中心亚特兰大2001版评估指南进行了描述性研究。对负责监督的工作人员进行了结构化的问卷调查。评估的属性是简单性、可接受性、灵活性、及时性和实用性。收集的数据在Excel和Epi Info 7.2上进行了分析。计算了频率和比例测量结果:在15个卫生设施共采访了35人。28名(80%)提供者接受了监测方面的培训。只有16个(45.7%)社区参与者参与了登革热监测。简单性:32人(91.4%)知道病例定义,34人(97%)知道通知流程。可接受性:19(54%)监控占>5%的工作时间。灵活性:34个(97%)设施有登革热监测系统。80%的提供者在24小时内报告登革热病例,而每周报告14例(40%)。该系统将能够检测到19例(54.8%),并预防23例(65.7%)的疫情。讨论/结论:卫生区有一个综合登革热监测系统。然而,可接受性的特点是数据分析不足和社区参与不足。他们每周报告疑似登革热病例吗?需要加强卫生行为者的能力,以改善登革热监测。
{"title":"Evaluation du système de surveillance de la dengue dans le district sanitaire de Cocody-Bingerville, Cote d'Ivoire, avril-mai 2024.","authors":"Kouakou Fidele Konan, Adinon Philomene Kacou, Yao Raphael Amani, Wilnique Pierre","doi":"10.1016/j.jeph.2025.202905","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.jeph.2025.202905","url":null,"abstract":"<p><strong>Introduction: </strong>La dengue est une maladie virale ré émergente. Dans le monde, elle serait responsable de 25 000 décès par an. En Afrique, la dengue a été signalées dans 15 des 47 pays. La Côte d'Ivoire, le district sanitaire de Cocody-Bingerville était épicentre de 6 épidémiques depuis 2017, Une des stratégies pour contrôler ces épidémies était la surveillance. Cependant, l'absence d'évaluation du système de surveillance a motivé le choix de cette étude MéTHODES: Etude descriptive basée sur les directives d'évaluation de l'OMS et du CDC Atlanta version 2001 a été réalisée. Un questionnaire structuré a été administré aux personnels en charges de la surveillance. Les attributs évalués ont été la simplicité, l'acceptabilité, la flexibilité, la promptitude, et l'utilité. Les données recueillies ont été analysées sur Excel et Epi Info 7.2. Des mesures de fréquence et de proportion ont été calculées RéSULTATS: Au total, 35 personnes ont été interrogées dans 15 structures sanitaires. 28(80%) des prestataires avaient été coachés sur la surveillance. Seulement 16(45,7%) des acteurs communautaires étaient impliqués dans la surveillance de la dengue. La simplicité : 32 (91,4%) affichait la définition des cas et 34 (97%) connaissant le circuit de notification. L'acceptabilité : 19 (54%) la surveillance occupaient>5% des horaires de travail. Flexibilité : 34 (97%) des structures disposaient un système de surveillance la dengue. La promptitude 80% des prestataires notifiaient des cas dengue en 24 heures contre 14 (40%) hebdomadaire. Le système serait capable de détecter 19 (54,8%) des cas et prévenir 23(65,7%) des flambées.</p><p><strong>Discussion/conclusion: </strong>Le district sanitaires disposait d'un système de surveillance intégrant la dengue. Cependant l'acceptabilité était marquée par une insuffisance dans l'analyse des données et une faible implication communautaire. Aussi notifiaient -ils de façon hebdomadaire les cas suspects de dengue ? Un renforcement de capacité des acteurs de santé s'avère nécessaire pour améliorer la surveillance de la dengue.</p>","PeriodicalId":517428,"journal":{"name":"Journal of epidemiology and population health","volume":"73 Suppl 1 ","pages":"202905"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-02-24","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143672233","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-02-24DOI: 10.1016/j.jeph.2025.202928
Corinne Mette, Antoine Rachas, Gonzague Debeugny
Introduction: Le recours aux différents revenus de remplacement au cours du temps et les transitions entre eux sont très peu documentés. De nombreuses trajectoires sont possibles et supposent des logiques de recours dont la connaissance permettrait une meilleure compréhension de l'usage qui en est fait. Il s'agit d'identifier les trajectoires de recours aux revenus de remplacement versés par l'assurance maladie entre 2015 et 2018. MéTHODES: A été retenu un échantillon de 63 305 bénéficiaires de revenus de remplacement versés par l'assurance maladie, tous régimes confondus, en âge d'être en activité sur l'ensemble de la période 2015-2018 (18 à 61 ans en 2015) et ayant perçu au moins un jour d'indemnité journalière pour maladie ou ATMP ou une pension d'invalidité ou une rente d'incapacité permanente sur la période. Les trajectoires ont été construites à partir de la méthode d'appariement optimal de l'analyse de séquences. Les facteurs potentiellement associés à chacune des classes ont été étudiés en utilisant un modèle multinomial. RéSULTATS: Onze classes de trajectoires ont été identifiées. Elle se distinguaient entre elles en fonction des prestations perçues, mais aussi en fonction de la durée cumulée de bénéfice de ces prestations. Elles mettaient en évidence une augmentation, tant en termes d'incidence que d'intensité du recours à mesure que l'âge progresse. Les résultats étaient pertinents au vu des pathologies dont souffraient les assurés avec, en particulier, davantage de troubles musculosquelettiques et psychiatriques lorsque les revenus de remplacements étaient attribués en raison de problèmes de santé d'origine professionnelle.
Discussion/conclusion: L'étude fournit un état des lieux des modes de recours aux revenus de remplacement octroyés par l'assurance maladie sur une période donnée. Elle est particulièrement utile pour la perception des logiques de recours existantes.
{"title":"Les trajectoires de recours aux principaux revenus de remplacement versés par l'assurance maladie entre 2015 et 2016.","authors":"Corinne Mette, Antoine Rachas, Gonzague Debeugny","doi":"10.1016/j.jeph.2025.202928","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.jeph.2025.202928","url":null,"abstract":"<p><strong>Introduction: </strong>Le recours aux différents revenus de remplacement au cours du temps et les transitions entre eux sont très peu documentés. De nombreuses trajectoires sont possibles et supposent des logiques de recours dont la connaissance permettrait une meilleure compréhension de l'usage qui en est fait. Il s'agit d'identifier les trajectoires de recours aux revenus de remplacement versés par l'assurance maladie entre 2015 et 2018. MéTHODES: A été retenu un échantillon de 63 305 bénéficiaires de revenus de remplacement versés par l'assurance maladie, tous régimes confondus, en âge d'être en activité sur l'ensemble de la période 2015-2018 (18 à 61 ans en 2015) et ayant perçu au moins un jour d'indemnité journalière pour maladie ou ATMP ou une pension d'invalidité ou une rente d'incapacité permanente sur la période. Les trajectoires ont été construites à partir de la méthode d'appariement optimal de l'analyse de séquences. Les facteurs potentiellement associés à chacune des classes ont été étudiés en utilisant un modèle multinomial. RéSULTATS: Onze classes de trajectoires ont été identifiées. Elle se distinguaient entre elles en fonction des prestations perçues, mais aussi en fonction de la durée cumulée de bénéfice de ces prestations. Elles mettaient en évidence une augmentation, tant en termes d'incidence que d'intensité du recours à mesure que l'âge progresse. Les résultats étaient pertinents au vu des pathologies dont souffraient les assurés avec, en particulier, davantage de troubles musculosquelettiques et psychiatriques lorsque les revenus de remplacements étaient attribués en raison de problèmes de santé d'origine professionnelle.</p><p><strong>Discussion/conclusion: </strong>L'étude fournit un état des lieux des modes de recours aux revenus de remplacement octroyés par l'assurance maladie sur une période donnée. Elle est particulièrement utile pour la perception des logiques de recours existantes.</p>","PeriodicalId":517428,"journal":{"name":"Journal of epidemiology and population health","volume":"73 Suppl 1 ","pages":"202928"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-02-24","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143672240","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Introduction: Contexte : Le suivi et la compréhension de la dynamique épidémiologique des infections par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) sont devenus cruciaux. En Tunisie, le VIH est devenu une maladie à déclaration obligatoire depuis 1986.
Objectif: cette étude vise à décrire l'incidence du VIH entre 2019 et 2021 en Tunisie et à mettre l'accent sur les disparités entre les sexes. MéTHODES: Les données du système de déclaration obligatoire en Tunisie ont été utilisées. Les informations recueillies par ce système sont enregistrées dans des formulaires de notification, qui comprennent des données sociodémographiques. L'incidence a été estimée pour 1000 personnes non infectées. RéSULTATS: Globalement, l'incidence des cas de VIH a augmenté de 0,0172 (n=198) en 2019 à 0,023 (n=270) en 2021. La plupart des cas ont été enregistrés chez les hommes, avec une incidence de 0,010 (n=122) en 2019, passant à 0,013 (n=160) en 2021. L'incidence des cas chez les femmes a augmenté de 0,006 (n=70) à 0,009 (n=105) en 2021. Chez les enfants, 6 nouveaux cas ont été enregistrés en 2019, et 5 en 2021. Un nombre croissant de non-tunisiens diagnostiqués avec le VIH a également été signalé.
Discussion/conclusion: La situation épidémiologique des infections par le VIH en Tunisie au cours des dernières années a connu une expansion continue, probablement due à la prolifération des comportements de santé à risque et à la sous-déclaration des cas compte tenu du contexte socioculturel. Les résultats soulignent l'importance d'interventions ciblées pour lutter contre les disparités entre les sexes et atténuer la propagation du VIH en Tunisie.
{"title":"Évolution de l'incidence du Virus de l'immunodéficience humaine en Tunisie (2019-2021) : Analyse des disparités entre les sexes et des tendances épidémiologiques.","authors":"Arwa Neffati, Hind Bouguerra, Samir Mokrani, Salsabil Rejaibi, Ahlem Sillini, Chakib Ziddini","doi":"10.1016/j.jeph.2025.202944","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.jeph.2025.202944","url":null,"abstract":"<p><strong>Introduction: </strong>Contexte : Le suivi et la compréhension de la dynamique épidémiologique des infections par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) sont devenus cruciaux. En Tunisie, le VIH est devenu une maladie à déclaration obligatoire depuis 1986.</p><p><strong>Objectif: </strong>cette étude vise à décrire l'incidence du VIH entre 2019 et 2021 en Tunisie et à mettre l'accent sur les disparités entre les sexes. MéTHODES: Les données du système de déclaration obligatoire en Tunisie ont été utilisées. Les informations recueillies par ce système sont enregistrées dans des formulaires de notification, qui comprennent des données sociodémographiques. L'incidence a été estimée pour 1000 personnes non infectées. RéSULTATS: Globalement, l'incidence des cas de VIH a augmenté de 0,0172 (n=198) en 2019 à 0,023 (n=270) en 2021. La plupart des cas ont été enregistrés chez les hommes, avec une incidence de 0,010 (n=122) en 2019, passant à 0,013 (n=160) en 2021. L'incidence des cas chez les femmes a augmenté de 0,006 (n=70) à 0,009 (n=105) en 2021. Chez les enfants, 6 nouveaux cas ont été enregistrés en 2019, et 5 en 2021. Un nombre croissant de non-tunisiens diagnostiqués avec le VIH a également été signalé.</p><p><strong>Discussion/conclusion: </strong>La situation épidémiologique des infections par le VIH en Tunisie au cours des dernières années a connu une expansion continue, probablement due à la prolifération des comportements de santé à risque et à la sous-déclaration des cas compte tenu du contexte socioculturel. Les résultats soulignent l'importance d'interventions ciblées pour lutter contre les disparités entre les sexes et atténuer la propagation du VIH en Tunisie.</p>","PeriodicalId":517428,"journal":{"name":"Journal of epidemiology and population health","volume":"73 Suppl 1 ","pages":"202944"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-02-24","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143672249","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-02-24DOI: 10.1016/j.jeph.2025.202949
Arwa Neffati, Hind Bouguerra, Salsabil Rejaibi, Chakib Ziddini, Melek Ben Terayed
Introduction: La pénurie de main-d'œuvre dans le secteur de la santé, principalement due à la migration, a eu un impact négatif sur la prestation des services de santé. Nous avons cherché à déterminer les facteurs qui influencent l'intention de migrer chez les professionnels de la santé en Tunisie. MéTHODES: Une étude transversale a été menée à l'hôpital universitaire « Charles Nicolle » entre le 16 mai 2023 et le 19 juin 2023, ciblant les travailleurs de la santé. Les participants ont été sélectionnés selon une méthode d'échantillonnage en grappe. Un questionnaire structuré standardisé comprenant 33points et 3sections a été élaboré et utilisé pour la collecte des données. Un score a été attribué à chaque élément et le score de chaque section correspondait à la moyenne de ces scores. Une analyse univariée a été réalisée pour étudier l'association entre l'intention de migrer et plusieurs variables (sexe, âge, profession, expérience, etc.). Un modèle de régression logistique binaire a été utilisé pour évaluer les associations significatives dans l'analyse multivariée. RéSULTATS: Notre population comprenait 392participants avec un sex-ratio (F/M) de 2,7. La plupart des répondants étaient âgés de moins de 30 ans (38,8 %). La note moyenne de satisfaction professionnelle était de 2,75/5. En ce qui concerne la migration, 68,1% des participants souhaitaient travailler à l'étranger et 13,8 % d'entre eux avaient entamé des démarches pour voyager. L'Allemagne était le pays le plus ciblé. Les principales raisons étaient le niveau de vie plus élevé à l'étranger et l'instabilité politique du pays. L'analyse univariée a montré que l'âge, l'état civil, l'expérience et la satisfaction professionnelle étaient significativement associés à l'intention de migrer. L'âge entre 30 et 40 ans (OR ajusté=17,95, p<10-3) et une expérience moindre (OR ajusté=3,85, p<10-3) étaient indépendamment liés à l'intention de migrer.
Discussion/conclusion: Notre étude a mis en évidence les principaux facteurs à l'origine des intentions de migration en Tunisie. Le développement de stratégies de rétention est une priorité pour traiter ces facteurs, ce qui nécessite une approche multisectorielle solide.
{"title":"Facteurs de migration des professionnels de la santé ; Tunisie 2023.","authors":"Arwa Neffati, Hind Bouguerra, Salsabil Rejaibi, Chakib Ziddini, Melek Ben Terayed","doi":"10.1016/j.jeph.2025.202949","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.jeph.2025.202949","url":null,"abstract":"<p><strong>Introduction: </strong>La pénurie de main-d'œuvre dans le secteur de la santé, principalement due à la migration, a eu un impact négatif sur la prestation des services de santé. Nous avons cherché à déterminer les facteurs qui influencent l'intention de migrer chez les professionnels de la santé en Tunisie. MéTHODES: Une étude transversale a été menée à l'hôpital universitaire « Charles Nicolle » entre le 16 mai 2023 et le 19 juin 2023, ciblant les travailleurs de la santé. Les participants ont été sélectionnés selon une méthode d'échantillonnage en grappe. Un questionnaire structuré standardisé comprenant 33points et 3sections a été élaboré et utilisé pour la collecte des données. Un score a été attribué à chaque élément et le score de chaque section correspondait à la moyenne de ces scores. Une analyse univariée a été réalisée pour étudier l'association entre l'intention de migrer et plusieurs variables (sexe, âge, profession, expérience, etc.). Un modèle de régression logistique binaire a été utilisé pour évaluer les associations significatives dans l'analyse multivariée. RéSULTATS: Notre population comprenait 392participants avec un sex-ratio (F/M) de 2,7. La plupart des répondants étaient âgés de moins de 30 ans (38,8 %). La note moyenne de satisfaction professionnelle était de 2,75/5. En ce qui concerne la migration, 68,1% des participants souhaitaient travailler à l'étranger et 13,8 % d'entre eux avaient entamé des démarches pour voyager. L'Allemagne était le pays le plus ciblé. Les principales raisons étaient le niveau de vie plus élevé à l'étranger et l'instabilité politique du pays. L'analyse univariée a montré que l'âge, l'état civil, l'expérience et la satisfaction professionnelle étaient significativement associés à l'intention de migrer. L'âge entre 30 et 40 ans (OR ajusté=17,95, p<10-3) et une expérience moindre (OR ajusté=3,85, p<10-3) étaient indépendamment liés à l'intention de migrer.</p><p><strong>Discussion/conclusion: </strong>Notre étude a mis en évidence les principaux facteurs à l'origine des intentions de migration en Tunisie. Le développement de stratégies de rétention est une priorité pour traiter ces facteurs, ce qui nécessite une approche multisectorielle solide.</p>","PeriodicalId":517428,"journal":{"name":"Journal of epidemiology and population health","volume":"73 Suppl 1 ","pages":"202949"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-02-24","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143672261","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-02-24DOI: 10.1016/j.jeph.2025.202897
Audrey Gooris, Aurélia Retbi, Marc Dibling, Marc Verny, Pierre Rufat, Sophie Tezenas DU Montcel
Introduction: La pandémie de COVID-19 a gravement impacté les personnes âgées de 65 ans et plus hospitalisées dans les établissements de santé français. Nous avons investigué l'évolution de cette mortalité hospitalière des sujets âgés depuis le COVID-19 avec un focus sur les patients hospitalisés en Unité Gériatrique Aigue (UGA). MéTHODES: A partir des données MCO de la base ATIH, nous avons sélectionné les hospitalisations complètes entre 2018 et 2024 de patients ≥ 65 ans. Nous avons comparé les séjours de patients admis en UGA et non admis en UGA selon différentes variables décrivant les caractéristiques des patients et des séjours hospitaliers. Nous avons ensuite étudié l'impact de ces variables explicatives sur le risque de mortalité avec des modèles de régression logistique univarié et multivarié pour lesquels nous avons calculés des Odds Ratio (OR) et Intervalles de Confiance (IC). RéSULTATS: La mortalité intra-hospitalière après COVID-19 reste supérieure à celle d'avant COVID-19, avec un écart de mortalité grandissant avec l'âge des patients. La surmortalité relative en 2023 par rapport à 2019 représente +8,5% de décès à 65 ans et +10,4% de décès à 90 ans. Le taux de mortalité des patients «UGA» est deux fois supérieur à celui des patients « non-UGA » (10,40 % versus 5,33 %). Les patients «UGA» présentent des différences significatives au regard de leurs comorbidités : score d'Elixhauser, niveau de sévérité des GHM et démences plus élevés. Les résultats des régressions logistiques confirment cette mortalité plus élevée en UGA même après ajustement sur les caractéristiques des patients et des séjours.
Discussion/conclusion: La surmortalité chez les personnes âgées est objectivable par une intrication de facteurs divers et variés : profil de patients, types d'établissements, unités d'hospitalisation. En période post COVID-19, elle pourrait être consécutive à la «dette de santé publique», expression de plus en plus utilisée pour décrire les effets différés des soins retardés ou non fournis durant la pandémie.
{"title":"Déterminants de la mortalité intra-hospitalière des personnes âgées dans les établissements de santé français, depuis 2018.","authors":"Audrey Gooris, Aurélia Retbi, Marc Dibling, Marc Verny, Pierre Rufat, Sophie Tezenas DU Montcel","doi":"10.1016/j.jeph.2025.202897","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.jeph.2025.202897","url":null,"abstract":"<p><strong>Introduction: </strong>La pandémie de COVID-19 a gravement impacté les personnes âgées de 65 ans et plus hospitalisées dans les établissements de santé français. Nous avons investigué l'évolution de cette mortalité hospitalière des sujets âgés depuis le COVID-19 avec un focus sur les patients hospitalisés en Unité Gériatrique Aigue (UGA). MéTHODES: A partir des données MCO de la base ATIH, nous avons sélectionné les hospitalisations complètes entre 2018 et 2024 de patients ≥ 65 ans. Nous avons comparé les séjours de patients admis en UGA et non admis en UGA selon différentes variables décrivant les caractéristiques des patients et des séjours hospitaliers. Nous avons ensuite étudié l'impact de ces variables explicatives sur le risque de mortalité avec des modèles de régression logistique univarié et multivarié pour lesquels nous avons calculés des Odds Ratio (OR) et Intervalles de Confiance (IC). RéSULTATS: La mortalité intra-hospitalière après COVID-19 reste supérieure à celle d'avant COVID-19, avec un écart de mortalité grandissant avec l'âge des patients. La surmortalité relative en 2023 par rapport à 2019 représente +8,5% de décès à 65 ans et +10,4% de décès à 90 ans. Le taux de mortalité des patients «UGA» est deux fois supérieur à celui des patients « non-UGA » (10,40 % versus 5,33 %). Les patients «UGA» présentent des différences significatives au regard de leurs comorbidités : score d'Elixhauser, niveau de sévérité des GHM et démences plus élevés. Les résultats des régressions logistiques confirment cette mortalité plus élevée en UGA même après ajustement sur les caractéristiques des patients et des séjours.</p><p><strong>Discussion/conclusion: </strong>La surmortalité chez les personnes âgées est objectivable par une intrication de facteurs divers et variés : profil de patients, types d'établissements, unités d'hospitalisation. En période post COVID-19, elle pourrait être consécutive à la «dette de santé publique», expression de plus en plus utilisée pour décrire les effets différés des soins retardés ou non fournis durant la pandémie.</p>","PeriodicalId":517428,"journal":{"name":"Journal of epidemiology and population health","volume":"73 Suppl 1 ","pages":"202897"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-02-24","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143672228","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-02-24DOI: 10.1016/j.jeph.2025.202889
Laure Tron, Frédéric Balusson, Adeline Degremont, Thomas Decaens, Emmanuel Oger, Charlotte Costentin
Introduction: Les données sur les trajectoires de santé des patients avec une maladie chronique du foie (MCF) sont limitées en France. Notre objectif était de décrire les cas de MCF dans la cohorte nationale RESONANCE issue du Système National des Données de Santé (SNDS), et les caractéristiques de la maladie à l'inclusion. MéTHODES: Les données des patients avec ≥1 code CIM-10, NABM, CCAM ou de médicament spécifique d'une MCF (maladies rares incluses), et/ou avec ≥1 code CIM-10 de cancer primitif du foie (CPF) entre 2015 et 2021 ont été extraites de l'échantillon représentatif à 2% du SNDS (ESND), avec un suivi jusqu'au 31/12/2023. Les caractéristiques socio-démographiques des patients, l'étiologie sous-jacente de la MCF, les facteurs de risque, les comorbidités ont été recueillies. La sévérité de la MCF au diagnostic était attribuée selon les codes ayant permis l'inclusion dans la cohorte (date index). RéSULTATS: La cohorte compte 7016 cas prévalents en 2015 et 19372 cas incidents sur 2015-2021. Neuf cas sur 10 étaient repérés via la cartographie des pathologies de la CNAM, et, respectivement 6%, 2% et 1% des cas étaient identifiés par l'ajout à l'algorithme de ciblage des codes relatifs au CPF, aux maladies rares et la recherche de l'ensemble des codes de repérage dans les tables des causes de décès (CépiDC). Les cas incidents incluaient principalement des hommes (57,2%), l'âge moyen était de 60,3 ans. Les étiologies se répartissaient entre : alcool 30,6%, métabolique 26,6%, virale B ou C 10,8%, maladie rare 3,7% et indéterminée 28,3%. La MCF était identifiée à un stade d'emblée avancé à la date index pour 41,3% des cas. Un facteur de risque de MCF (parmi alcool, diabète, obésité, syndrome métabolique, syndrome d'apnée du sommeil) était identifié avant la date index chez 42,8% des patients.
Discussion/conclusion: Ces premières données nationales représentatives montrent que malgré l'identification des facteurs de risque, les MCF sont souvent diagnostiquées à un stade avancé, soulignant un besoin urgent d'améliorer la prévention et leur détection précoce.
{"title":"Trajectoire de santé des malades chroniques du foie : une étude nationale basée sur le SNDS.","authors":"Laure Tron, Frédéric Balusson, Adeline Degremont, Thomas Decaens, Emmanuel Oger, Charlotte Costentin","doi":"10.1016/j.jeph.2025.202889","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.jeph.2025.202889","url":null,"abstract":"<p><strong>Introduction: </strong>Les données sur les trajectoires de santé des patients avec une maladie chronique du foie (MCF) sont limitées en France. Notre objectif était de décrire les cas de MCF dans la cohorte nationale RESONANCE issue du Système National des Données de Santé (SNDS), et les caractéristiques de la maladie à l'inclusion. MéTHODES: Les données des patients avec ≥1 code CIM-10, NABM, CCAM ou de médicament spécifique d'une MCF (maladies rares incluses), et/ou avec ≥1 code CIM-10 de cancer primitif du foie (CPF) entre 2015 et 2021 ont été extraites de l'échantillon représentatif à 2% du SNDS (ESND), avec un suivi jusqu'au 31/12/2023. Les caractéristiques socio-démographiques des patients, l'étiologie sous-jacente de la MCF, les facteurs de risque, les comorbidités ont été recueillies. La sévérité de la MCF au diagnostic était attribuée selon les codes ayant permis l'inclusion dans la cohorte (date index). RéSULTATS: La cohorte compte 7016 cas prévalents en 2015 et 19372 cas incidents sur 2015-2021. Neuf cas sur 10 étaient repérés via la cartographie des pathologies de la CNAM, et, respectivement 6%, 2% et 1% des cas étaient identifiés par l'ajout à l'algorithme de ciblage des codes relatifs au CPF, aux maladies rares et la recherche de l'ensemble des codes de repérage dans les tables des causes de décès (CépiDC). Les cas incidents incluaient principalement des hommes (57,2%), l'âge moyen était de 60,3 ans. Les étiologies se répartissaient entre : alcool 30,6%, métabolique 26,6%, virale B ou C 10,8%, maladie rare 3,7% et indéterminée 28,3%. La MCF était identifiée à un stade d'emblée avancé à la date index pour 41,3% des cas. Un facteur de risque de MCF (parmi alcool, diabète, obésité, syndrome métabolique, syndrome d'apnée du sommeil) était identifié avant la date index chez 42,8% des patients.</p><p><strong>Discussion/conclusion: </strong>Ces premières données nationales représentatives montrent que malgré l'identification des facteurs de risque, les MCF sont souvent diagnostiquées à un stade avancé, soulignant un besoin urgent d'améliorer la prévention et leur détection précoce.</p>","PeriodicalId":517428,"journal":{"name":"Journal of epidemiology and population health","volume":"73 Suppl 1 ","pages":"202889"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-02-24","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143672256","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}