Introduction: Le paludisme est l'une des principales causes de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans dans le monde dont plus de 90% de ces décès sont localisés en Afrique. Au Burkina Faso la létalité du paludisme est également élevée. Il est donc essentiel de comprendre les facteurs explicatifs de ces décès pour développer des stratégies préventives efficaces et efficientes. Cette étude vise à identifier les facteurs associés au décès dû au paludisme chez les enfants de 0 à 5 ans au Centre hospitalier universitaire Charles de Gaulle (CHUP-CDG). MéTHODES: Une étude transversale analytique a été menée sur une population d'enfants de moins de 5 ans atteint de paludisme ayant été hospitalisé au CHUP-CDG. Les données ont été recueillies à partir des dossiers médicaux des unités de soins du CHUP-CDG. L'analyse a calculé, par le Logiciel SAS® version 9.4., les OR d'associations des caractéristiques des patients avec le décès. RéSULTATS: La létalité du paludisme était de 40,63%. Les variables associées au décès étaient la résidence rurale 3,72[2,48 ;12,77], la pauvreté 3,53[1,10 ; 11,30], la malnutrition sévère 3,62[1,61 ; 21,51], le coma 8,72[3,15 ; 24,12], les vomissements 2,82[1,81 ; 4,12], la détresse respiratoire 5,46[2,20 ;13,58], l'acidose métabolique 5,39[1,79 ; 16,28], une hypoglycémie 3,68[1,03 ; 13,21], une insuffisance rénale 4,91[1,37 ; 17,58], avoir eu une indication de transfusion et n'avoir pas été transfusé 308,22[37,06 ;408,66].
Discussion/conclusion: La nécessité de sensibiliser les populations pour un recours précoce aux structures de santé, la promotion de la couverture sanitaire universelle ainsi que la promotion d'une politique de santé communautaire de proximité s'impose au regard des facteurs identifiés.
介绍:疟疾是全球5岁以下儿童死亡的主要原因之一,其中90%以上发生在非洲。在布基纳法索,疟疾的死亡率也很高。因此,至关重要的是要理解这些因素来制定有效的预防战略和高效的死亡。本研究旨在查明相关的因素因疟疾而死亡的儿童中,0至5岁在大学医院(Charles de Gaulle) CHUP-CDG)。横:一项研究进行了分析方法对5岁以下儿童患有疟疾的人口在CHUP-CDG已住院。从病历中收集的数据被CHUP-CDG的医疗单位。分析是用SAS®9.4版本软件计算的。,患者特征与死亡关联的OR。结果:疟疾致死率为40.63%。死亡有关的变量是乡村居所3.72%;[24.8 12,77][1,10 3.53%,贫穷;11.30],严重营养不良3,62[1,61;21,51],逗号8,72[3,15;24,12],呕吐2,82[1,81;4,12],呼吸困难5,46[2,20;13,58],代谢酸中毒5,39[1,79;16,28],低血糖3,68[1,03;13,21],肾衰竭4,91[1,37;17,58],有输血的迹象,但没有输血308,22[37,06;408,66]。讨论/结论:必须提高人们对于一个早期使用保健结构、促进全民健康保险以及促进附近社区卫生政策所必不可少的因素。
{"title":"Facteurs associés au décès dû au paludisme chez les enfants de 0 à 5 ans au Centre hospitalier universitaire Charles de Gaulle, Burkina Faso, 2018-2022.","authors":"Pauline Kiswendsida Yanogo, Guillaume Touwendyam Yanogo, Madi Nikiema, Djibril Barry, Nicolas Meda","doi":"10.1016/j.jeph.2025.202919","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.jeph.2025.202919","url":null,"abstract":"<p><strong>Introduction: </strong>Le paludisme est l'une des principales causes de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans dans le monde dont plus de 90% de ces décès sont localisés en Afrique. Au Burkina Faso la létalité du paludisme est également élevée. Il est donc essentiel de comprendre les facteurs explicatifs de ces décès pour développer des stratégies préventives efficaces et efficientes. Cette étude vise à identifier les facteurs associés au décès dû au paludisme chez les enfants de 0 à 5 ans au Centre hospitalier universitaire Charles de Gaulle (CHUP-CDG). MéTHODES: Une étude transversale analytique a été menée sur une population d'enfants de moins de 5 ans atteint de paludisme ayant été hospitalisé au CHUP-CDG. Les données ont été recueillies à partir des dossiers médicaux des unités de soins du CHUP-CDG. L'analyse a calculé, par le Logiciel SAS® version 9.4., les OR d'associations des caractéristiques des patients avec le décès. RéSULTATS: La létalité du paludisme était de 40,63%. Les variables associées au décès étaient la résidence rurale 3,72[2,48 ;12,77], la pauvreté 3,53[1,10 ; 11,30], la malnutrition sévère 3,62[1,61 ; 21,51], le coma 8,72[3,15 ; 24,12], les vomissements 2,82[1,81 ; 4,12], la détresse respiratoire 5,46[2,20 ;13,58], l'acidose métabolique 5,39[1,79 ; 16,28], une hypoglycémie 3,68[1,03 ; 13,21], une insuffisance rénale 4,91[1,37 ; 17,58], avoir eu une indication de transfusion et n'avoir pas été transfusé 308,22[37,06 ;408,66].</p><p><strong>Discussion/conclusion: </strong>La nécessité de sensibiliser les populations pour un recours précoce aux structures de santé, la promotion de la couverture sanitaire universelle ainsi que la promotion d'une politique de santé communautaire de proximité s'impose au regard des facteurs identifiés.</p>","PeriodicalId":517428,"journal":{"name":"Journal of epidemiology and population health","volume":"73 Suppl 1 ","pages":"202919"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-02-24","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143672257","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-02-24DOI: 10.1016/j.jeph.2025.202950
Adrien Vaudron, Yohann Tran, Cédric DE Lima, Emmanuelle Sarlon
Introduction: Le Centre 15 du Centre Hospitalier des Alpes du Sud utilise un système d'alertes SMS en cas de déclenchement de plan blanc. Ce système s'appuie sur Orange Business et permet un envoi en masse de SMS a un annuaire déjà renseigné. La difficulté étant de traiter ces nombreuses réponses SMS afin d'identifier le professionnel de santé disponible et requis dans le cas d'une situation sanitaire exceptionnelle. MéTHODES: Un message type d'envoi a été pensé conjointement avec le C15 avec des instructions de réponse. Cela permet de recevoir des réponses normées et simples à l'aide de codes types tel que "1 = disponible maintenant, 2 = Disponible dans 30min, 3 = Indisponible". Les réponses au SMS sont ensuite extraites sous format csv pour être analysés ultérieurement. Un nettoyage de l'annuaire Orange Business a été effectué afin d'extraire les informations sous un format csv et permettre une interprétation des résultats. Un programme RShiny avec R a été développé et ensuite installé sous format .BAT sur les ordinateurs du centre 15. Ce programme traite les deux extractions de données "réponses SMS" et "Annuaire" afin de bénéficier d'un tableau affichant les personnes joignables par spécialités et corps de métiers. RéSULTATS: Un plan blanc a été déclenché à la suite de la mise en place de ce dispositif. Cette application a permis de rapidement identifier les personnes disponibles et dans quel intervalle de temps. L'application permet également de trier par professions les disponibilités des répondants (ex : AS, IDE, Médecin, IBODE, etc.). Cela a permis de contacter rapidement les personnes requises dans le cadre de la réponse au déclenchement d'un plan blanc.
Discussion/conclusion: Le service d'information médicale de Gap a mis ses compétences au service du centre 15 afin de lui proposer un outil de visualisation de données. Le centre 15 utilise maintenant cet outil tous les mois dans le cadre de ces simulations. Ce système sera opérationnel pour les JO d'Hiver 2030.
{"title":"Outil RShiny de visualisation de réponses SMS de disponibilité des professionnels de santé dans le cadre d'un plan blanc.","authors":"Adrien Vaudron, Yohann Tran, Cédric DE Lima, Emmanuelle Sarlon","doi":"10.1016/j.jeph.2025.202950","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.jeph.2025.202950","url":null,"abstract":"<p><strong>Introduction: </strong>Le Centre 15 du Centre Hospitalier des Alpes du Sud utilise un système d'alertes SMS en cas de déclenchement de plan blanc. Ce système s'appuie sur Orange Business et permet un envoi en masse de SMS a un annuaire déjà renseigné. La difficulté étant de traiter ces nombreuses réponses SMS afin d'identifier le professionnel de santé disponible et requis dans le cas d'une situation sanitaire exceptionnelle. MéTHODES: Un message type d'envoi a été pensé conjointement avec le C15 avec des instructions de réponse. Cela permet de recevoir des réponses normées et simples à l'aide de codes types tel que \"1 = disponible maintenant, 2 = Disponible dans 30min, 3 = Indisponible\". Les réponses au SMS sont ensuite extraites sous format csv pour être analysés ultérieurement. Un nettoyage de l'annuaire Orange Business a été effectué afin d'extraire les informations sous un format csv et permettre une interprétation des résultats. Un programme RShiny avec R a été développé et ensuite installé sous format .BAT sur les ordinateurs du centre 15. Ce programme traite les deux extractions de données \"réponses SMS\" et \"Annuaire\" afin de bénéficier d'un tableau affichant les personnes joignables par spécialités et corps de métiers. RéSULTATS: Un plan blanc a été déclenché à la suite de la mise en place de ce dispositif. Cette application a permis de rapidement identifier les personnes disponibles et dans quel intervalle de temps. L'application permet également de trier par professions les disponibilités des répondants (ex : AS, IDE, Médecin, IBODE, etc.). Cela a permis de contacter rapidement les personnes requises dans le cadre de la réponse au déclenchement d'un plan blanc.</p><p><strong>Discussion/conclusion: </strong>Le service d'information médicale de Gap a mis ses compétences au service du centre 15 afin de lui proposer un outil de visualisation de données. Le centre 15 utilise maintenant cet outil tous les mois dans le cadre de ces simulations. Ce système sera opérationnel pour les JO d'Hiver 2030.</p>","PeriodicalId":517428,"journal":{"name":"Journal of epidemiology and population health","volume":"73 Suppl 1 ","pages":"202950"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-02-24","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143672263","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-02-24DOI: 10.1016/j.jeph.2025.202888
Corinne Emery, Francis Fagnani, Christophe Chansou, Inga Bielicka
Introduction: L'épidémiologie des maladies fongiques invasives est mal documentée du fait des critères diagnostiques conjointement cliniques et microbiologiques. L'objectif de cette étude est de discuter le recours au PMSI comme outil de surveillance épidémiologique et pour la mesure du fardeau de ces infections. MéTHODES: Les populations d'intérêt ont été sélectionnées au CHU de Nantes (NUH) sur la période 2018-2019 (avant la période COVID-19) selon deux modalités. Modalité 1 : les patients adultes (18 ans+) ayant présenté une candidémie codée dans le PMSI (CIM-10 B37.7) en DP/DR/DAS. Modalité 2 : les patients présentant une candidémie cliniquement pertinente sur la base des dossiers médicaux. Un algorithme spécifique basé sur les documents textuels des dossiers a été établi. Trois catégories de candidémies ont été définies : cliniquement confirmée, possible et non confirmée. RéSULTATS: Le rapprochement des cas identifiés selon les deux modalités permets d'estimer les "faux négatifs" (absents du PMSI mais présentant une candidémie cliniquement pertinente) et les "faux positifs" (présents dans le PMSI mais sans candidémie cliniquement confirmée). Un nombre total de 93 séjours a été identifié dans le PMSI (CIM-10 B37.7) dont 2 exclusions pour motif réglementaire (modalité 1). L'analyse textuelle des dossiers cliniques (modalité 2) a permis d'identifier 159 séjours avec une candidémie confirmée ou possible. 51 séjours ont été exclus, soit pour motifs réglementaires (n=4), soit par manque d'information (n=47), et 83 séjours avaient déjà été identifiés dans la modalité 1. Finalement 25 séjours non identifiés par le PMSI ont été confirmés.
Discussion/conclusion: La performance diagnostique du PMSI pour détecter les candidémies était de 91.2% (vrais positifs), de 8.8% (faux positifs) et de 21.6% (faux négatifs). Le PMSI doit être utilisé avec précaution pour identifier les candidémies en milieu hospitalier. Le recours à un EDS hospitalier comme celui du NUH en complément du PMSI suggère l'intérêt de ce type de mise en perspective pour les études basées sur l'utilisation secondaire des données de santé en France.
{"title":"Performance diagnostique du PMSI pour identifier les candidémies à l'hôpital : une analyse des données de l'entrepôt de données de santé (EDS) du CHU de Nantes.","authors":"Corinne Emery, Francis Fagnani, Christophe Chansou, Inga Bielicka","doi":"10.1016/j.jeph.2025.202888","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.jeph.2025.202888","url":null,"abstract":"<p><strong>Introduction: </strong>L'épidémiologie des maladies fongiques invasives est mal documentée du fait des critères diagnostiques conjointement cliniques et microbiologiques. L'objectif de cette étude est de discuter le recours au PMSI comme outil de surveillance épidémiologique et pour la mesure du fardeau de ces infections. MéTHODES: Les populations d'intérêt ont été sélectionnées au CHU de Nantes (NUH) sur la période 2018-2019 (avant la période COVID-19) selon deux modalités. Modalité 1 : les patients adultes (18 ans+) ayant présenté une candidémie codée dans le PMSI (CIM-10 B37.7) en DP/DR/DAS. Modalité 2 : les patients présentant une candidémie cliniquement pertinente sur la base des dossiers médicaux. Un algorithme spécifique basé sur les documents textuels des dossiers a été établi. Trois catégories de candidémies ont été définies : cliniquement confirmée, possible et non confirmée. RéSULTATS: Le rapprochement des cas identifiés selon les deux modalités permets d'estimer les \"faux négatifs\" (absents du PMSI mais présentant une candidémie cliniquement pertinente) et les \"faux positifs\" (présents dans le PMSI mais sans candidémie cliniquement confirmée). Un nombre total de 93 séjours a été identifié dans le PMSI (CIM-10 B37.7) dont 2 exclusions pour motif réglementaire (modalité 1). L'analyse textuelle des dossiers cliniques (modalité 2) a permis d'identifier 159 séjours avec une candidémie confirmée ou possible. 51 séjours ont été exclus, soit pour motifs réglementaires (n=4), soit par manque d'information (n=47), et 83 séjours avaient déjà été identifiés dans la modalité 1. Finalement 25 séjours non identifiés par le PMSI ont été confirmés.</p><p><strong>Discussion/conclusion: </strong>La performance diagnostique du PMSI pour détecter les candidémies était de 91.2% (vrais positifs), de 8.8% (faux positifs) et de 21.6% (faux négatifs). Le PMSI doit être utilisé avec précaution pour identifier les candidémies en milieu hospitalier. Le recours à un EDS hospitalier comme celui du NUH en complément du PMSI suggère l'intérêt de ce type de mise en perspective pour les études basées sur l'utilisation secondaire des données de santé en France.</p>","PeriodicalId":517428,"journal":{"name":"Journal of epidemiology and population health","volume":"73 Suppl 1 ","pages":"202888"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-02-24","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143672264","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-02-24DOI: 10.1016/j.jeph.2025.202915
Aurélia Retbi, Jeanne Cocaul, Bastien Genet, Benjamin Granger, Pauline Faucher, Sophie Tezenas DU Montcel, Pierre Rufat
Introduction: En France, les études avec les nouveaux critères HAS mettent en évidence une prévalence de la dénutrition entre 20,7% et 77,8% selon les études. Malgré l'émulation autour de la dénutrition accentuée en 2022 à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière (PSL), un code de dénutrition était présent sur seulement 6,8% des séjours d'HC MCO en 2023, et seuls 2,6% des séjours étaient pris en charge par l'équipe diététique. L'enquête EPIDENUT avait pour objectif d'évaluer la prévalence de la dénutrition selon les nouveaux critères HAS 2019/2021 à PSL, son adéquation avec le codage PMSI, et l'estimation du déficit de prise en charge et de recettes. MéTHODES: L'enquête un jour donné a consisté en un tirage au sort de 60% des 645 patients ≥ 18 ans hospitalisés depuis ≥ 48h dans un service MCO (hors soins critiques et urgences) dont 90% ont pu être audités. Une équipe d'experts a recueilli au lit des patients les informations nécessaires au diagnostic de la dénutrition. Les codes PMSI de dénutrition modérée et sévère ont été recherchés rétrospectivement sur les résumés PMSI pour comparaison avec l'état nutritionnel des patients lors de l'audit. RéSULTATS: Parmi les 345 patients audités, 44 patients n'ont pu avoir un statut de dénutrition défini. La prévalence de la dénutrition (considérée comme modérée à sévère) était de 63% [58%-69%]. Parmi les 191 patients dénutris, 59% ont été pris en charge par un diététicien au cours du séjour, et seulement 20% on fait l'objet d'une demande d'avis diététique. Seuls 41% (sensibilité) des patients dénutris présentaient un code de dénutrition alors que le code était absent chez la majorité des non dénutris (spécificité : 93%). Sur les 301 séjours, 41 (13,6%) auraient pu être revalorisés (gain de 135K€) par l'ajout du code de dénutrition.
Discussion/conclusion: La dénutrition toucherait 2 patients sur 3 à PSL, à peine plus d'un patient dénutri sur 2 bénéficierait d'une visite de diététicien et seulement 1/3 était codé.
{"title":"Prévalence de la dénutrition et adéquation du codage PMSI à partir de l'enquête EPIDENUT.","authors":"Aurélia Retbi, Jeanne Cocaul, Bastien Genet, Benjamin Granger, Pauline Faucher, Sophie Tezenas DU Montcel, Pierre Rufat","doi":"10.1016/j.jeph.2025.202915","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.jeph.2025.202915","url":null,"abstract":"<p><strong>Introduction: </strong>En France, les études avec les nouveaux critères HAS mettent en évidence une prévalence de la dénutrition entre 20,7% et 77,8% selon les études. Malgré l'émulation autour de la dénutrition accentuée en 2022 à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière (PSL), un code de dénutrition était présent sur seulement 6,8% des séjours d'HC MCO en 2023, et seuls 2,6% des séjours étaient pris en charge par l'équipe diététique. L'enquête EPIDENUT avait pour objectif d'évaluer la prévalence de la dénutrition selon les nouveaux critères HAS 2019/2021 à PSL, son adéquation avec le codage PMSI, et l'estimation du déficit de prise en charge et de recettes. MéTHODES: L'enquête un jour donné a consisté en un tirage au sort de 60% des 645 patients ≥ 18 ans hospitalisés depuis ≥ 48h dans un service MCO (hors soins critiques et urgences) dont 90% ont pu être audités. Une équipe d'experts a recueilli au lit des patients les informations nécessaires au diagnostic de la dénutrition. Les codes PMSI de dénutrition modérée et sévère ont été recherchés rétrospectivement sur les résumés PMSI pour comparaison avec l'état nutritionnel des patients lors de l'audit. RéSULTATS: Parmi les 345 patients audités, 44 patients n'ont pu avoir un statut de dénutrition défini. La prévalence de la dénutrition (considérée comme modérée à sévère) était de 63% [58%-69%]. Parmi les 191 patients dénutris, 59% ont été pris en charge par un diététicien au cours du séjour, et seulement 20% on fait l'objet d'une demande d'avis diététique. Seuls 41% (sensibilité) des patients dénutris présentaient un code de dénutrition alors que le code était absent chez la majorité des non dénutris (spécificité : 93%). Sur les 301 séjours, 41 (13,6%) auraient pu être revalorisés (gain de 135K€) par l'ajout du code de dénutrition.</p><p><strong>Discussion/conclusion: </strong>La dénutrition toucherait 2 patients sur 3 à PSL, à peine plus d'un patient dénutri sur 2 bénéficierait d'une visite de diététicien et seulement 1/3 était codé.</p>","PeriodicalId":517428,"journal":{"name":"Journal of epidemiology and population health","volume":"73 Suppl 1 ","pages":"202915"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-02-24","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143672073","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-02-24DOI: 10.1016/j.jeph.2025.202934
Lobognon Constant Grah
Introduction: La Surveillance des Décès Maternels et Riposte (SDMR) est continue au niveau local et national. Les données de surveillance des décès maternels de 2018 ont montré que la région du Guémon était au cinquième (5ème) rang parmi les trente et trois (33) régions du pays, avec un taux estimé à 219,11 pour 100 000 naissances. Dans le Guémon, l'évaluation périodique du système de surveillance des décès maternels (DM) n'est pas réalisée. D'où l'objectif d'évaluer la fonctionnalité et les attributs du système de surveillance MéTHODES: Les directives pour l'évaluation du système de surveillance en santé publique du CDC 2001 ont été consultées et utilisées pour une meilleure appréciation des attributs. Un entretien face à face à travers un questionnaire structuré et une revue documentaire des outils de surveillance ont été pratiqués. Les attributs tels que : simplicité, acceptabilité, promptitude et sensibilité ont été évalués. Ces attributs ont été classés bon, moyen et mauvais suivant l'atteinte des objectifs fixés par indicateur. Les données ont été saisies et analysées sur Excel et Epi Info 7. RéSULTATS: Au total 107 agents dans 19 institutions interrogés. Simplicité : 67% est confortable avec la définition de cas, et seulement 29% trouve que l'analyse des données est simple. L'acceptabilité : 31% est confortable avec le remplissage des fiches de notification. La promptitude : Seulement 53,3% connaissent le délai de notification des décès maternels alors que 40,2% ne le sait pas. La sensibilité : le système de surveillance détecte seulement 40,5 % des cas de décès maternels.
Discussion/conclusion: La surveillance des décès maternel est peu fonctionnel et moyennement simple. Le système n'est pas accepté, prompt et sensible. Il reste toutefois utile parce qu'il détecte des cas qui font l'objet de revue. Il serait indispensable de former les agents pour une amélioration des indicateurs de performance.
介绍:孕产妇死亡和应对监测(MSDR)正在地方和国家一级持续进行。2018年孕产妇死亡监测数据显示,盖蒙地区在该国33个地区中排名第五,估计每10万名新生儿中有219.11人死亡。在圭亚那,没有对孕产妇死亡监测系统进行定期评估。因此,评估监测系统的功能和属性的目标是方法:咨询和使用2001年CDC公共卫生监测系统评估指南,以更好地评估属性。通过结构化问卷和对监测工具的文献综述进行了面对面的访谈。对简单性、可接受性、及时性和敏感性等属性进行了评估。根据指标设定的目标的实现情况,这些属性被分为好、中、坏。数据在Excel和Epi Info 7中输入和分析。结果:共采访了19家机构的107名官员。简单性:67%的人对案例定义感到满意,只有29%的人认为数据分析很简单。可接受性:31%的人对填写通知单感到满意。及时性:只有53.3%的人知道产妇死亡的报告时间,而40.2%的人不知道。敏感性:监测系统只检测到40.5%的孕产妇死亡病例。讨论/结论:孕产妇死亡监测功能有限,相当简单。系统不被接受,快速和敏感。然而,它仍然是有用的,因为它发现了正在审查的病例。必须对工作人员进行培训,以便改进业绩指标。
{"title":"Évaluation du système de surveillance des Décès Maternels, Région Sanitaire du Guémon, Côte d'Ivoire, 31 octobre au 30 novembre 2022.","authors":"Lobognon Constant Grah","doi":"10.1016/j.jeph.2025.202934","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.jeph.2025.202934","url":null,"abstract":"<p><strong>Introduction: </strong>La Surveillance des Décès Maternels et Riposte (SDMR) est continue au niveau local et national. Les données de surveillance des décès maternels de 2018 ont montré que la région du Guémon était au cinquième (5ème) rang parmi les trente et trois (33) régions du pays, avec un taux estimé à 219,11 pour 100 000 naissances. Dans le Guémon, l'évaluation périodique du système de surveillance des décès maternels (DM) n'est pas réalisée. D'où l'objectif d'évaluer la fonctionnalité et les attributs du système de surveillance MéTHODES: Les directives pour l'évaluation du système de surveillance en santé publique du CDC 2001 ont été consultées et utilisées pour une meilleure appréciation des attributs. Un entretien face à face à travers un questionnaire structuré et une revue documentaire des outils de surveillance ont été pratiqués. Les attributs tels que : simplicité, acceptabilité, promptitude et sensibilité ont été évalués. Ces attributs ont été classés bon, moyen et mauvais suivant l'atteinte des objectifs fixés par indicateur. Les données ont été saisies et analysées sur Excel et Epi Info 7. RéSULTATS: Au total 107 agents dans 19 institutions interrogés. Simplicité : 67% est confortable avec la définition de cas, et seulement 29% trouve que l'analyse des données est simple. L'acceptabilité : 31% est confortable avec le remplissage des fiches de notification. La promptitude : Seulement 53,3% connaissent le délai de notification des décès maternels alors que 40,2% ne le sait pas. La sensibilité : le système de surveillance détecte seulement 40,5 % des cas de décès maternels.</p><p><strong>Discussion/conclusion: </strong>La surveillance des décès maternel est peu fonctionnel et moyennement simple. Le système n'est pas accepté, prompt et sensible. Il reste toutefois utile parce qu'il détecte des cas qui font l'objet de revue. Il serait indispensable de former les agents pour une amélioration des indicateurs de performance.</p>","PeriodicalId":517428,"journal":{"name":"Journal of epidemiology and population health","volume":"73 Suppl 1 ","pages":"202934"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-02-24","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143672247","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-02-24DOI: 10.1016/j.jeph.2025.202937
Louis Chillotti, Denis Jullien, René-Marc Flipo, Stève Benard, Charlotte Cancalon, Mélanie Goguillot, Françoise Bugnard, Philippe Gard, Mathias Rouard, Bruno Fautrel, Pascale Mermet
Introduction: Le méthotrexate est la principale thérapie de première ligne dans la polyarthrite rhumatoïde (PR) et le psoriasis. Il est optimisé en dose et en voie d'administration avant une potentielle escalade vers une biothérapie en cas d'évolution de la maladie ou d'intolérance. Cette étude vise à décrire les patients initiant le méthotrexate pour la PR et le psoriasis, évaluer son optimisation avant une biothérapie et estimer l'impact économique du passage à la biothérapie. MéTHODES: Cette étude de cohorte basée sur le SNDS inclut les adultes ayant débuté le méthotrexate pour une PR (2016-2017) ou un psoriasis (2017-2018), suivis jusqu'à la fin de l'étude ou décès. La PR était identifiée par les codes CIM-10 M05/M06 et le psoriasis par le code L40 (hormis L405) et la dispensation de vitamine D topique. La persistance du traitement et le délai avant biothérapie ont été évalués par Kaplan-Meier. Les coûts six mois avant et après la biothérapie ont été analysés. RéSULTATS: Au total, 15668 (PR) et 4820 (psoriasis) patients ont initié du méthotrexate. L'âge moyen était de 60,8 ans (PR), et 52,6 ans (psoriasis). Après cinq ans, 55,8% (PR) et 32,1% (psoriasis) des patients étaient encore sous méthotrexate, tandis que 26,2% (PR) et 40,3% (psoriasis) passaient à une biothérapie. Parmi les 3582 (PR) et les 1693 (psoriasis) patients basculant vers une biothérapie, 72,7% (PR) et 77,3% (psoriasis) avaient débuté le méthotrexate par voie orale, dont 43,0 (PR) et 74,8% (psoriasis) passaient directement en biothérapie. Les coûts médians six mois avant/après biothérapie étaient de 1591€/6377€ (PR) et de 691€/5476€ (psoriasis), respectivement.
Discussion/conclusion: Malgré une bonne persistance, plus de 40% des patients PR et 70% des patients psoriasis passent à la biothérapie sans optimisation du méthotrexate. Une optimisation en dose et voie d'administration pourrait retarder la mise sous biothérapie et les coûts qui lui sont associés, tout en conservant une prise en charge efficace et durable de la PR ou du psoriasis.
{"title":"Modalités d'utilisation et d'optimisation du méthotrexate dans la polyarthrite rhumatoïde et le psoriasis en France : étude en vie réelle basée sur les données du SNDS.","authors":"Louis Chillotti, Denis Jullien, René-Marc Flipo, Stève Benard, Charlotte Cancalon, Mélanie Goguillot, Françoise Bugnard, Philippe Gard, Mathias Rouard, Bruno Fautrel, Pascale Mermet","doi":"10.1016/j.jeph.2025.202937","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.jeph.2025.202937","url":null,"abstract":"<p><strong>Introduction: </strong>Le méthotrexate est la principale thérapie de première ligne dans la polyarthrite rhumatoïde (PR) et le psoriasis. Il est optimisé en dose et en voie d'administration avant une potentielle escalade vers une biothérapie en cas d'évolution de la maladie ou d'intolérance. Cette étude vise à décrire les patients initiant le méthotrexate pour la PR et le psoriasis, évaluer son optimisation avant une biothérapie et estimer l'impact économique du passage à la biothérapie. MéTHODES: Cette étude de cohorte basée sur le SNDS inclut les adultes ayant débuté le méthotrexate pour une PR (2016-2017) ou un psoriasis (2017-2018), suivis jusqu'à la fin de l'étude ou décès. La PR était identifiée par les codes CIM-10 M05/M06 et le psoriasis par le code L40 (hormis L405) et la dispensation de vitamine D topique. La persistance du traitement et le délai avant biothérapie ont été évalués par Kaplan-Meier. Les coûts six mois avant et après la biothérapie ont été analysés. RéSULTATS: Au total, 15668 (PR) et 4820 (psoriasis) patients ont initié du méthotrexate. L'âge moyen était de 60,8 ans (PR), et 52,6 ans (psoriasis). Après cinq ans, 55,8% (PR) et 32,1% (psoriasis) des patients étaient encore sous méthotrexate, tandis que 26,2% (PR) et 40,3% (psoriasis) passaient à une biothérapie. Parmi les 3582 (PR) et les 1693 (psoriasis) patients basculant vers une biothérapie, 72,7% (PR) et 77,3% (psoriasis) avaient débuté le méthotrexate par voie orale, dont 43,0 (PR) et 74,8% (psoriasis) passaient directement en biothérapie. Les coûts médians six mois avant/après biothérapie étaient de 1591€/6377€ (PR) et de 691€/5476€ (psoriasis), respectivement.</p><p><strong>Discussion/conclusion: </strong>Malgré une bonne persistance, plus de 40% des patients PR et 70% des patients psoriasis passent à la biothérapie sans optimisation du méthotrexate. Une optimisation en dose et voie d'administration pourrait retarder la mise sous biothérapie et les coûts qui lui sont associés, tout en conservant une prise en charge efficace et durable de la PR ou du psoriasis.</p>","PeriodicalId":517428,"journal":{"name":"Journal of epidemiology and population health","volume":"73 Suppl 1 ","pages":"202937"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-02-24","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143672254","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-02-24DOI: 10.1016/j.jeph.2025.202930
Alicia LE Bras, Arnaud Nze Ossima, Pascale DE Lonlay, Shahram Attarian, Isabelle Durand-Zaleski, Pascal Laforêt
Introduction: La maladie de Pompe est une affection génétique multisystémique rare et grave, représentant un fardeau clinique et économique important. Elle a été l'une des premières maladies musculaires génétiques à bénéficier d'une thérapie innovante : la thérapie enzymatique substitutive (TES), introduit il y a plus de 15 ans. Cette analyse rétrospective des bases de données nationales de santé françaises (SNDS) vise à estimer le nombre de patients atteints de la maladie de Pompe traités par TES avec l'alglucosidase alfa (Myozyme®), de décrire leur parcours de soins, et d'évaluer les dépenses médicales associées, que ce soit en médecine de ville ou dans les hôpitaux et établissements de santé en France. MéTHODES: Les cas de maladie de Pompe ont été identifiés à partir de la base de données des molécules onéreuses. Tous les patients ayant eu au moins une hospitalisation pour une TES avec Myozyme® en France en 2022 ont été inclus. L'utilisation des ressources de soins de santé en 2022 a été analysée, et les coûts ont été évalués du point de vue de l'assurance maladie publique. RéSULTATS: Un total de 154 patients a été analysé, comprenant 24 atteints de la forme infantile classique de la maladie de Pompe (IOPD) et 130 de la forme tardive (LOPD), avec un âge moyen de 48.0 ans. Le coût annuel des soins par patient était de 232,117 € pour les patients atteints d'IOPD et de 358,768 € pour les patients atteints de LOPD, près de 96 % des coûts étant générés en milieu hospitalier.
Discussion/conclusion: Cette étude fournit des données solides issues du monde réel pour évaluer les coûts hospitaliers et non hospitaliers associés à la maladie de Pompe chez les patients traités avec Myozyme®. Avec une moyenne de 71.6 consultations médicales ou paramédicales par an et 49 jours d'hospitalisation en 2022, la charge clinique imposée par la maladie de Pompe est substantielle, mais essentielle pour les soins aux patients.
{"title":"Analyse des dépenses de santé et des parcours de soins des patients atteints de la maladie de Pompe recevant du Myozyme : une étude observationnelle basée sur les données du système national des données de santé (SNDS).","authors":"Alicia LE Bras, Arnaud Nze Ossima, Pascale DE Lonlay, Shahram Attarian, Isabelle Durand-Zaleski, Pascal Laforêt","doi":"10.1016/j.jeph.2025.202930","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.jeph.2025.202930","url":null,"abstract":"<p><strong>Introduction: </strong>La maladie de Pompe est une affection génétique multisystémique rare et grave, représentant un fardeau clinique et économique important. Elle a été l'une des premières maladies musculaires génétiques à bénéficier d'une thérapie innovante : la thérapie enzymatique substitutive (TES), introduit il y a plus de 15 ans. Cette analyse rétrospective des bases de données nationales de santé françaises (SNDS) vise à estimer le nombre de patients atteints de la maladie de Pompe traités par TES avec l'alglucosidase alfa (Myozyme®), de décrire leur parcours de soins, et d'évaluer les dépenses médicales associées, que ce soit en médecine de ville ou dans les hôpitaux et établissements de santé en France. MéTHODES: Les cas de maladie de Pompe ont été identifiés à partir de la base de données des molécules onéreuses. Tous les patients ayant eu au moins une hospitalisation pour une TES avec Myozyme® en France en 2022 ont été inclus. L'utilisation des ressources de soins de santé en 2022 a été analysée, et les coûts ont été évalués du point de vue de l'assurance maladie publique. RéSULTATS: Un total de 154 patients a été analysé, comprenant 24 atteints de la forme infantile classique de la maladie de Pompe (IOPD) et 130 de la forme tardive (LOPD), avec un âge moyen de 48.0 ans. Le coût annuel des soins par patient était de 232,117 € pour les patients atteints d'IOPD et de 358,768 € pour les patients atteints de LOPD, près de 96 % des coûts étant générés en milieu hospitalier.</p><p><strong>Discussion/conclusion: </strong>Cette étude fournit des données solides issues du monde réel pour évaluer les coûts hospitaliers et non hospitaliers associés à la maladie de Pompe chez les patients traités avec Myozyme®. Avec une moyenne de 71.6 consultations médicales ou paramédicales par an et 49 jours d'hospitalisation en 2022, la charge clinique imposée par la maladie de Pompe est substantielle, mais essentielle pour les soins aux patients.</p>","PeriodicalId":517428,"journal":{"name":"Journal of epidemiology and population health","volume":"73 Suppl 1 ","pages":"202930"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-02-24","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143672090","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Introduction: L'envenimation par piqûre de scorpion représente un grand danger pour la santé des citoyens dans de nombreuses régions du monde. En raison de sa morbidité et de sa mortalité en Tunisie, le Programme national de lutte contre les piqûres de scorpion a été mis en place pour faire face à ce phénomène et réduire les blessures et les issues fatales. Notre objectif était de décrire les cas de piqûres de scorpion notifiés de 2018 à 2021. MéTHODES: Il s'agit d'une étude descriptive de tous les cas de piqûres de scorpion signalés dans le cadre du Programme national de lutte contre les piqûres de scorpion. Les cas ont été notifiés par les établissements de santé publics et privés, y compris les services d'urgence. Les données recueillies comprenaient des données sociodémographiques, des détails sur les piqûres, des données cliniques et l'évolution. Les piqûres de scorpion ont été classées selon leur gravité en trois catégories, de I (la moins dangereuse) à III (extrêmement dangereuse). RéSULTATS: Au total, 42061 cas de piqûres de scorpions ont été rapportés, passant de 11915 en 2018 à 7255 cas en 2021. Parmi eux, seuls 536 ont été classés en grade III (1,3%) et 2696 en grade II (6,4%). Le pic était au mois d'août chaque année, avec la majorité enregistrée dans les gouvernorats du centre et du sud, principalement Kairouan, Gabès, Sfax, Kébili, Médenine et Tataouine. En 2021, le groupe d'âge 15-65 ans était le plus touché (64%), suivi par les enfants 6-14 ans (15,3%). Quatorze décès ont été signalés au cours de la période (taux de mortalité de 0,03%).
Discussion/conclusion: Les piqûres de scorpion sont un phénomène répandu en Tunisie avec un nombre élevé de cas rapportés chaque année. Outre les mesures de contrôle de l'environnement dans les zones infestées, il est fortement recommandé d'accroître la sensibilisation aux mesures préventives et au recours aux soins immédiatement après l'exposition, en particulier parmi les groupes les plus touchés.
{"title":"Prévention et contrôle des envenimations scorpioniques en Tunisie.","authors":"Kaouther Harabech, Hind Bouguerra, Arwa Neffati, Salsabil Rejaibi, Ahlem Silini, Latifa Maazaoui, Chekib Zedini","doi":"10.1016/j.jeph.2025.202945","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.jeph.2025.202945","url":null,"abstract":"<p><strong>Introduction: </strong>L'envenimation par piqûre de scorpion représente un grand danger pour la santé des citoyens dans de nombreuses régions du monde. En raison de sa morbidité et de sa mortalité en Tunisie, le Programme national de lutte contre les piqûres de scorpion a été mis en place pour faire face à ce phénomène et réduire les blessures et les issues fatales. Notre objectif était de décrire les cas de piqûres de scorpion notifiés de 2018 à 2021. MéTHODES: Il s'agit d'une étude descriptive de tous les cas de piqûres de scorpion signalés dans le cadre du Programme national de lutte contre les piqûres de scorpion. Les cas ont été notifiés par les établissements de santé publics et privés, y compris les services d'urgence. Les données recueillies comprenaient des données sociodémographiques, des détails sur les piqûres, des données cliniques et l'évolution. Les piqûres de scorpion ont été classées selon leur gravité en trois catégories, de I (la moins dangereuse) à III (extrêmement dangereuse). RéSULTATS: Au total, 42061 cas de piqûres de scorpions ont été rapportés, passant de 11915 en 2018 à 7255 cas en 2021. Parmi eux, seuls 536 ont été classés en grade III (1,3%) et 2696 en grade II (6,4%). Le pic était au mois d'août chaque année, avec la majorité enregistrée dans les gouvernorats du centre et du sud, principalement Kairouan, Gabès, Sfax, Kébili, Médenine et Tataouine. En 2021, le groupe d'âge 15-65 ans était le plus touché (64%), suivi par les enfants 6-14 ans (15,3%). Quatorze décès ont été signalés au cours de la période (taux de mortalité de 0,03%).</p><p><strong>Discussion/conclusion: </strong>Les piqûres de scorpion sont un phénomène répandu en Tunisie avec un nombre élevé de cas rapportés chaque année. Outre les mesures de contrôle de l'environnement dans les zones infestées, il est fortement recommandé d'accroître la sensibilisation aux mesures préventives et au recours aux soins immédiatement après l'exposition, en particulier parmi les groupes les plus touchés.</p>","PeriodicalId":517428,"journal":{"name":"Journal of epidemiology and population health","volume":"73 Suppl 1 ","pages":"202945"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-02-24","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143672208","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Introduction: Dans le cadre de son rapport sur la réévaluation des dispositifs médicaux connectés de prise en charge du diabète publié en 2024, la HAS a réalisé une étude afin d'obtenir des données épidémiologiques du diabète de type 1 et 2 (DT1, DT2) en France notamment pour le calcul de la population cible. MéTHODES: L'étude a reposé sur la base de données THIN (GERS DATA) constituée d'un observatoire représentatif de médecins libéraux (généralistes et spécialistes). Cette base agrège les dossiers médicaux informatisés permettant le suivi longitudinal de la prise en charge des patients en ville. Pour cette étude, seul le panel des médecins généralistes (2 000 médecins) a été utilisé, couvrant 3,2 millions de patients (soit plus de 62 millions de patients extrapolés). Les patients inclus sont ceux ayant un diagnostic de DT1 ou DT2 entre octobre 2022 et septembre 2023 (codes CIM-10 E10 et/ou E11) avec au moins un taux d'HbA1c renseigné et ayant reçu un traitement antidiabétique. RéSULTATS: En 2023, la prévalence du diabète était de plus de 4,5 millions de patients en France métropolitaine, parmi lesquels 320 943 patients DT1 et 4 208 221 patients DT2, soit respectivement 7 % et 93 % des patients diabétiques. Parmi les patients DT1, 30,9 % étaient sous insuline basale seule, 7,7 % sous insuline rapide seule et 61,4 % combinaient insuline basale et rapide. Chez les 656 546 (15%) patients DT2 sous insulinothérapie, 63,1 % étaient sous insuline basale seule, 3,8 % sous insuline rapide seule et 33,1 % utilisaient une combinaison d'insuline basale et rapide. L'incidence du diabète était de 3,9 %, soit 176 336 nouveaux cas en 2023 dont 11 398 pour le DT1 (3,6%) et 164 938 pour le DT2 (3,9%).
Discussion/conclusion: Cette étude a permis d'apporter un éclairage sur les données épidémiologiques concernant les patients diabétiques en France. Néanmoins, des limites subsistent telles que la sous-déclaration de patients dont le médecin généraliste ne renseigne pas systématiquement les mesures biologiques.
{"title":"Le Diabète en France : nouvelles données épidémiologiques.","authors":"Coralie Jarraud, Estelle Piotto, Stéphanie Leclerc, Camille Thomassin, Hubert Galmiche","doi":"10.1016/j.jeph.2025.202923","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.jeph.2025.202923","url":null,"abstract":"<p><strong>Introduction: </strong>Dans le cadre de son rapport sur la réévaluation des dispositifs médicaux connectés de prise en charge du diabète publié en 2024, la HAS a réalisé une étude afin d'obtenir des données épidémiologiques du diabète de type 1 et 2 (DT1, DT2) en France notamment pour le calcul de la population cible. MéTHODES: L'étude a reposé sur la base de données THIN (GERS DATA) constituée d'un observatoire représentatif de médecins libéraux (généralistes et spécialistes). Cette base agrège les dossiers médicaux informatisés permettant le suivi longitudinal de la prise en charge des patients en ville. Pour cette étude, seul le panel des médecins généralistes (2 000 médecins) a été utilisé, couvrant 3,2 millions de patients (soit plus de 62 millions de patients extrapolés). Les patients inclus sont ceux ayant un diagnostic de DT1 ou DT2 entre octobre 2022 et septembre 2023 (codes CIM-10 E10 et/ou E11) avec au moins un taux d'HbA1c renseigné et ayant reçu un traitement antidiabétique. RéSULTATS: En 2023, la prévalence du diabète était de plus de 4,5 millions de patients en France métropolitaine, parmi lesquels 320 943 patients DT1 et 4 208 221 patients DT2, soit respectivement 7 % et 93 % des patients diabétiques. Parmi les patients DT1, 30,9 % étaient sous insuline basale seule, 7,7 % sous insuline rapide seule et 61,4 % combinaient insuline basale et rapide. Chez les 656 546 (15%) patients DT2 sous insulinothérapie, 63,1 % étaient sous insuline basale seule, 3,8 % sous insuline rapide seule et 33,1 % utilisaient une combinaison d'insuline basale et rapide. L'incidence du diabète était de 3,9 %, soit 176 336 nouveaux cas en 2023 dont 11 398 pour le DT1 (3,6%) et 164 938 pour le DT2 (3,9%).</p><p><strong>Discussion/conclusion: </strong>Cette étude a permis d'apporter un éclairage sur les données épidémiologiques concernant les patients diabétiques en France. Néanmoins, des limites subsistent telles que la sous-déclaration de patients dont le médecin généraliste ne renseigne pas systématiquement les mesures biologiques.</p>","PeriodicalId":517428,"journal":{"name":"Journal of epidemiology and population health","volume":"73 Suppl 1 ","pages":"202923"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-02-24","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143672236","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-02-24DOI: 10.1016/j.jeph.2025.202885
Mathilde Donnenfeld, Maude Espagnacq, Camille Regaert, Antoine Sese
Introduction: La détection des individus rencontrant des limitations dans les activités quotidiennes à partir de données médico-administratives disponibles sur l'ensemble de la population permet d'ouvrir largement le champ d'étude, notamment par les appariements avec d'autres sources rendus possibles. La situation de handicap est cependant complexe à qualifier : elle résulte de l'interaction entre limitations fonctionnelles et environnement de l'individu et dépend donc de nombreux facteurs parfois difficiles à objectiver. Dès lors, la confrontation de différentes méthodes d'identification de la situation de handicap permet d'affiner la compréhension des spécificités et des limites de ces méthodes. MéTHODES: Certaines questions de l'enquête santé européenne EHIS 2019 (European Health Investigation Survey) portent sur les limitations fonctionnelles que rencontrent les enquêtés dans leur vie quotidienne. Les résultats de l'enquête sont appariés avec les données du SNDS sur lesquelles est appliqué l'algorithme portant sur les troubles moteurs et organiques développé par l'Irdes (Institut de Recherche et de Documentation en Economie de la Santé) dans le cadre du projet Réalisation d'identification des personnes en situation de handicap (Rish). Cela permet une comparaison au niveau individuel du risque de limitation fonctionnelle tel que détecté par l'algorithme et des limitations déclarées lors de l'enquête par le répondant. RéSULTATS: La comparaison par l'Irdes des résultats de l'enquête EHIS avec ceux de l'algorithme Rish au niveau agrégé montrent que l'indicateur Rish intègre plus d'individus (9 millions) que les indicateurs de limitations fonctionnelles issus des questions déclaratives EHIS (3 millions). Les travaux en cours permettront d'étudier les caractéristiques des individus selon qu'ils sont repérés par l'une, l'autre ou les deux méthodes.
Discussion/conclusion: Les individus rencontrant des limitations dans les activités quotidiennes selon l'indicateur Rish ne déclarant pas de situation effective de handicap dans l'enquête EHIS feront l'objet d'une attention spécifique dans l'objectif de comprendre le rôle de leur environnement dans l'absence de déclaration de limitations fonctionnelles. Le résumé sera complété avec ces résultats avant la tenue du congrès.
{"title":"Limitations motrices et organiques : confrontation de l'enquête santé européenne et de l'algorithme RISH sur les données médico-administratives du SNDS.","authors":"Mathilde Donnenfeld, Maude Espagnacq, Camille Regaert, Antoine Sese","doi":"10.1016/j.jeph.2025.202885","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.jeph.2025.202885","url":null,"abstract":"<p><strong>Introduction: </strong>La détection des individus rencontrant des limitations dans les activités quotidiennes à partir de données médico-administratives disponibles sur l'ensemble de la population permet d'ouvrir largement le champ d'étude, notamment par les appariements avec d'autres sources rendus possibles. La situation de handicap est cependant complexe à qualifier : elle résulte de l'interaction entre limitations fonctionnelles et environnement de l'individu et dépend donc de nombreux facteurs parfois difficiles à objectiver. Dès lors, la confrontation de différentes méthodes d'identification de la situation de handicap permet d'affiner la compréhension des spécificités et des limites de ces méthodes. MéTHODES: Certaines questions de l'enquête santé européenne EHIS 2019 (European Health Investigation Survey) portent sur les limitations fonctionnelles que rencontrent les enquêtés dans leur vie quotidienne. Les résultats de l'enquête sont appariés avec les données du SNDS sur lesquelles est appliqué l'algorithme portant sur les troubles moteurs et organiques développé par l'Irdes (Institut de Recherche et de Documentation en Economie de la Santé) dans le cadre du projet Réalisation d'identification des personnes en situation de handicap (Rish). Cela permet une comparaison au niveau individuel du risque de limitation fonctionnelle tel que détecté par l'algorithme et des limitations déclarées lors de l'enquête par le répondant. RéSULTATS: La comparaison par l'Irdes des résultats de l'enquête EHIS avec ceux de l'algorithme Rish au niveau agrégé montrent que l'indicateur Rish intègre plus d'individus (9 millions) que les indicateurs de limitations fonctionnelles issus des questions déclaratives EHIS (3 millions). Les travaux en cours permettront d'étudier les caractéristiques des individus selon qu'ils sont repérés par l'une, l'autre ou les deux méthodes.</p><p><strong>Discussion/conclusion: </strong>Les individus rencontrant des limitations dans les activités quotidiennes selon l'indicateur Rish ne déclarant pas de situation effective de handicap dans l'enquête EHIS feront l'objet d'une attention spécifique dans l'objectif de comprendre le rôle de leur environnement dans l'absence de déclaration de limitations fonctionnelles. Le résumé sera complété avec ces résultats avant la tenue du congrès.</p>","PeriodicalId":517428,"journal":{"name":"Journal of epidemiology and population health","volume":"73 Suppl 1 ","pages":"202885"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-02-24","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143672252","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}