Les CE, qu’ils soient d’entreprises ou d’établissements privés ou publics, sont loin d’être homogènes. Leurs formules de gestion et de financement diffèrent fortement en fonction de la trajectoire suivie par les entreprises, allant du secteur privé au secteur public et nationalisé ou d’administrations à entreprises. Les nouvelles instances centralisées du CSE, issues d’une des ordonnances Travail de 2017, permettent-elles un fonctionnement autre qu’institutionnel et une réflexion collective sur leur mise en œuvre ? L’appropriation et les effets de cette réforme varient-ils selon la trajectoire publique ou privée des entreprises, ou plutôt en fonction d’autres critères comme la taille, le secteur ou encore le type de management ? La France, seul pays d’Europe à avoir intégré au sein des CSE des activités sociales et culturelles, a-t-elle d’autres spécificités, si on compare les modalités de financement et de consultation de ces dernières à celles d’autres pays ? Cet éditorial s’efforce de répondre à ces questions dans une revue de littérature puis dans la présentation des articles composant le numéro. La mise en œuvre de leur réforme s’est faite de manière hétérogène, de la création des CE jusqu’à nos jours. Et plusieurs articles montrent que c’est moins le statut public ou privé de l’entreprise qui compte que les relations entre organisations syndicales et professionnelles, distinctes en fonction du statut, de la taille, du secteur et du pays. Malgré cette hétérogénéité on constate globalement un affaiblissement du pouvoir de représentation des salariés ou des agents. Le numéro offre également des recherches portant sur différentes expériences en Grande-Bretagne, en Allemagne et aux États-Unis.
{"title":"CSE : Des origines et des perspectives hétérogènes","authors":"O. Join-Lambert, Frédéric Lerais","doi":"10.3917/eh.113.0007","DOIUrl":"https://doi.org/10.3917/eh.113.0007","url":null,"abstract":"Les CE, qu’ils soient d’entreprises ou d’établissements privés ou publics, sont loin d’être homogènes. Leurs formules de gestion et de financement diffèrent fortement en fonction de la trajectoire suivie par les entreprises, allant du secteur privé au secteur public et nationalisé ou d’administrations à entreprises. Les nouvelles instances centralisées du CSE, issues d’une des ordonnances Travail de 2017, permettent-elles un fonctionnement autre qu’institutionnel et une réflexion collective sur leur mise en œuvre ? L’appropriation et les effets de cette réforme varient-ils selon la trajectoire publique ou privée des entreprises, ou plutôt en fonction d’autres critères comme la taille, le secteur ou encore le type de management ? La France, seul pays d’Europe à avoir intégré au sein des CSE des activités sociales et culturelles, a-t-elle d’autres spécificités, si on compare les modalités de financement et de consultation de ces dernières à celles d’autres pays ? Cet éditorial s’efforce de répondre à ces questions dans une revue de littérature puis dans la présentation des articles composant le numéro. La mise en œuvre de leur réforme s’est faite de manière hétérogène, de la création des CE jusqu’à nos jours. Et plusieurs articles montrent que c’est moins le statut public ou privé de l’entreprise qui compte que les relations entre organisations syndicales et professionnelles, distinctes en fonction du statut, de la taille, du secteur et du pays. Malgré cette hétérogénéité on constate globalement un affaiblissement du pouvoir de représentation des salariés ou des agents. Le numéro offre également des recherches portant sur différentes expériences en Grande-Bretagne, en Allemagne et aux États-Unis.","PeriodicalId":39384,"journal":{"name":"Entreprises et Histoire","volume":"1159 ","pages":""},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-14","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"140456570","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Nouvelles des archives. Les archives du groupe Casino : regard sur la politique sociale de l’entreprise (1898-années 1940)","authors":"Kevin Machado","doi":"10.3917/eh.113.0145","DOIUrl":"https://doi.org/10.3917/eh.113.0145","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":39384,"journal":{"name":"Entreprises et Histoire","volume":"108 ","pages":""},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-14","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"140456965","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Une ordonnance du 22 septembre 2017 fusionne les trois instances élues de représentation du personnel qui coexistaient dans les entreprises. Elles étaient le produit d’une histoire longue et accidentée. Alors que les syndicats y sont fortement attachés, le patronat déclenche, en 2014, une offensive radicale contre leur coexistence à l’occasion d’une négociation interprofessionnelle qui se termine par un échec. Durant cette période, le débat est nourri par la publication de rapports qui, très majoritairement, préconisent des fusions plus ou moins larges. Ces rapports restent longtemps sans suite ou n’inspirent que des réformes de faible ampleur. L’échec de la voie négociée et l’impact réduit des réformes partielles expliquent l’option des pouvoirs publics, en 2017, en faveur d’une solution impérative dans sa nature et brutale dans ses conséquences. Finalement ramenée pour l’essentiel à une « rationalisation », c’est-à-dire à une réduction des obligations et des coûts pour les entreprises et des moyens pour les élus du personnel, la réforme ignore les enjeux essentiels de la dynamique des modes de représentation du personnel dans l’entreprise.
{"title":"La création du comité social et économique : la fin brutale d’une expérience complexe","authors":"J. Freyssinet","doi":"10.3917/eh.113.0020","DOIUrl":"https://doi.org/10.3917/eh.113.0020","url":null,"abstract":"Une ordonnance du 22 septembre 2017 fusionne les trois instances élues de représentation du personnel qui coexistaient dans les entreprises. Elles étaient le produit d’une histoire longue et accidentée. Alors que les syndicats y sont fortement attachés, le patronat déclenche, en 2014, une offensive radicale contre leur coexistence à l’occasion d’une négociation interprofessionnelle qui se termine par un échec. Durant cette période, le débat est nourri par la publication de rapports qui, très majoritairement, préconisent des fusions plus ou moins larges. Ces rapports restent longtemps sans suite ou n’inspirent que des réformes de faible ampleur. L’échec de la voie négociée et l’impact réduit des réformes partielles expliquent l’option des pouvoirs publics, en 2017, en faveur d’une solution impérative dans sa nature et brutale dans ses conséquences. Finalement ramenée pour l’essentiel à une « rationalisation », c’est-à-dire à une réduction des obligations et des coûts pour les entreprises et des moyens pour les élus du personnel, la réforme ignore les enjeux essentiels de la dynamique des modes de représentation du personnel dans l’entreprise.","PeriodicalId":39384,"journal":{"name":"Entreprises et Histoire","volume":"1123 ","pages":""},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-14","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"140456726","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Élodie Béthoux, Kevin Guillas-Cavan, Jean-Pierre Le Crom, M.-L. Meixner, Jean-François Pilliard, Udo Rehfeldt, C. Vincent, O. Join-Lambert, Frédéric Lerais
{"title":"La création des CSE dans les entreprises publiques et privées : ruptures, continuités et comparaisons","authors":"Élodie Béthoux, Kevin Guillas-Cavan, Jean-Pierre Le Crom, M.-L. Meixner, Jean-François Pilliard, Udo Rehfeldt, C. Vincent, O. Join-Lambert, Frédéric Lerais","doi":"10.3917/eh.113.0120","DOIUrl":"https://doi.org/10.3917/eh.113.0120","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":39384,"journal":{"name":"Entreprises et Histoire","volume":"177 9","pages":""},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-02-14","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"140457254","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"« Le futur commence hier » : la Cosmétothèque, un programme pour les archives de la beauté","authors":"Jean-Claude Le Joliff","doi":"10.3917/eh.111.0160","DOIUrl":"https://doi.org/10.3917/eh.111.0160","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":39384,"journal":{"name":"Entreprises et Histoire","volume":"18 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2023-09-06","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"135204696","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Cet article utilise le concept de responsabilité profonde pour évaluer la responsabilité sociale de l’industrie de la beauté au fil du temps. Il montre que bon nombre des problèmes actuels de l’industrie ont des racines historiques profondes. Trop d’ingrédients de produits ont comporté des risques potentiels pour la santé. Les consommateurs ont été soumis à des affirmations exagérées et à des idéaux de beauté restreints qui ont porté atteinte à l’estime de soi. L’impact environnemental de l’industrie a été très négatif. L’industrie a plus souvent travaillé contre les communautés qu’elle ne les a renforcées. Des comportements alternatifs et plus responsables ont existé par le passé dans l’industrie et devraient redevenir la norme.
{"title":"Deep responsibility and irresponsibility in the beauty industry","authors":"Geoffrey Jones","doi":"10.3917/eh.111.0113","DOIUrl":"https://doi.org/10.3917/eh.111.0113","url":null,"abstract":"Cet article utilise le concept de responsabilité profonde pour évaluer la responsabilité sociale de l’industrie de la beauté au fil du temps. Il montre que bon nombre des problèmes actuels de l’industrie ont des racines historiques profondes. Trop d’ingrédients de produits ont comporté des risques potentiels pour la santé. Les consommateurs ont été soumis à des affirmations exagérées et à des idéaux de beauté restreints qui ont porté atteinte à l’estime de soi. L’impact environnemental de l’industrie a été très négatif. L’industrie a plus souvent travaillé contre les communautés qu’elle ne les a renforcées. Des comportements alternatifs et plus responsables ont existé par le passé dans l’industrie et devraient redevenir la norme.","PeriodicalId":39384,"journal":{"name":"Entreprises et Histoire","volume":"29 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2023-09-06","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"135204500","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Parler d’entreprises de la beauté renvoie généralement aux grands noms de la parfumerie et du luxe en même temps qu’à l’image d’une certaine superficialité. Celle-ci l’est surtout pour les cosmétiques dont on oublie souvent que c’est le second contributeur à la balance commerciale de la France, en faisant le premier pays producteur européen et premier exportateur mondial devant les États-Unis et l’Allemagne. Ce numéro d’ Entreprises et Histoire porté par le programme interdisciplinaire Cosmethics 2.0 veut aborder, par une série de recherches nouvelles, l’importance des entreprises de la beauté pour différents territoires, leur caractère globalisé, ainsi que la variété de formes d’entreprises et de métiers qui en composent l’écosystème. En s’appuyant sur quelques exemples d’entreprises historiques ou de tendances plus récentes, il entend montrer comment, à partir de l’entrée beauté et soins, on dispose d’une thématique globale pour saisir l’ensemble des évolutions des sociétés contemporaines et d’importants enjeux liés à l’environnement et la durabilité, au genre ou encore à la régulation et à la santé.
{"title":"Au-delà des cosmétiques : l’importance économique et sociale des entreprises de la beauté","authors":"Anne Dalmasso, Anne-Marie Granet-Abisset","doi":"10.3917/eh.111.0006","DOIUrl":"https://doi.org/10.3917/eh.111.0006","url":null,"abstract":"Parler d’entreprises de la beauté renvoie généralement aux grands noms de la parfumerie et du luxe en même temps qu’à l’image d’une certaine superficialité. Celle-ci l’est surtout pour les cosmétiques dont on oublie souvent que c’est le second contributeur à la balance commerciale de la France, en faisant le premier pays producteur européen et premier exportateur mondial devant les États-Unis et l’Allemagne. Ce numéro d’ Entreprises et Histoire porté par le programme interdisciplinaire Cosmethics 2.0 veut aborder, par une série de recherches nouvelles, l’importance des entreprises de la beauté pour différents territoires, leur caractère globalisé, ainsi que la variété de formes d’entreprises et de métiers qui en composent l’écosystème. En s’appuyant sur quelques exemples d’entreprises historiques ou de tendances plus récentes, il entend montrer comment, à partir de l’entrée beauté et soins, on dispose d’une thématique globale pour saisir l’ensemble des évolutions des sociétés contemporaines et d’importants enjeux liés à l’environnement et la durabilité, au genre ou encore à la régulation et à la santé.","PeriodicalId":39384,"journal":{"name":"Entreprises et Histoire","volume":"47 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2023-09-06","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"135204503","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Cet article analyse le processus par lequel une industrie de la beauté des années 1960 devient globalisée. Il le fait au travers du prisme de l’industrie hongkongaise de la perruque, – alors n° 1 mondial des industries globales de la beauté aux États-Unis, valant 1 milliard de dollars. Suivre cette industrie de son ascension jusqu’à son déclin permet d’appréhender l’histoire de la mondialisation différemment : non pas comme l’avènement du laissez-faire et d’un capitalisme global dématérialisé, mais comme un ensemble de relations complexes historiquement constituées (connexions à l’Inde et à la Chine), ayant un caractère accidentel découlant de la politique de Guerre froide (embargo surprise contre les cheveux « communistes » asiatiques), ou encore résultant de la surveillance intrusive du commerce hongkongais par le gouvernement britannique, qui, en garantissant la qualité et l’origine, surmonta la méfiance envers la distance inhérente au commerce global.
{"title":"Making a global beauty business: the rise and fall of Hong Kong wigs in the 1960s","authors":"Jason Petrulis","doi":"10.3917/eh.111.0092","DOIUrl":"https://doi.org/10.3917/eh.111.0092","url":null,"abstract":"Cet article analyse le processus par lequel une industrie de la beauté des années 1960 devient globalisée. Il le fait au travers du prisme de l’industrie hongkongaise de la perruque, – alors n° 1 mondial des industries globales de la beauté aux États-Unis, valant 1 milliard de dollars. Suivre cette industrie de son ascension jusqu’à son déclin permet d’appréhender l’histoire de la mondialisation différemment : non pas comme l’avènement du laissez-faire et d’un capitalisme global dématérialisé, mais comme un ensemble de relations complexes historiquement constituées (connexions à l’Inde et à la Chine), ayant un caractère accidentel découlant de la politique de Guerre froide (embargo surprise contre les cheveux « communistes » asiatiques), ou encore résultant de la surveillance intrusive du commerce hongkongais par le gouvernement britannique, qui, en garantissant la qualité et l’origine, surmonta la méfiance envers la distance inhérente au commerce global.","PeriodicalId":39384,"journal":{"name":"Entreprises et Histoire","volume":"38 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2023-09-06","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"135204702","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Lorenzo AVELLINO, « Sous le vocable mal compris de la liberté » : travail, qualité et vols dans les soieries lombardes, 1760-1860 . Thèse de doctorat en sciences de la société mention histoire économique et sociale, sous la direction de Mary A. O’Sullivan et Germano Maifreda, soutenue à l’Université de Genève le 17 février 2023, 329 pages","authors":"Anne Montenach","doi":"10.3917/eh.111.0171","DOIUrl":"https://doi.org/10.3917/eh.111.0171","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":39384,"journal":{"name":"Entreprises et Histoire","volume":"29 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2023-09-06","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"135204697","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
À l’occasion des 100 ans de l’entreprise Puig, en 2014, un véritable plan de communication a été mis en œuvre pour montrer l’importance de cette institution espagnole de la vente de cosmétique, de parfum et de prêt à porter de luxe. Le point d’orgue étant l’inauguration de son nouvel immeuble, dans le quartier des affaires à Barcelone. Parmi les outils de communication, le livre Puig, 100 années d’une entreprise familiale écrit par la journaliste Eugenia de la Torriente, alors en poste à El Pais . Cet ouvrage revient sur la carrière des trois générations de dirigeants qui se sont succédé à la tête de cet empire : Antonio Puig Castello (1889-1979) le fondateur de l’enseigne, son fils Mariano Puig Planas (1927-2021) et le petit-fils Marc Puig Guasch (1962-). Au-delà du récit, ce livre cherche à mettre en avant certains choix et à en dissimuler d’autres, notamment à propos de la marque Uriage qui est absente du récit, alors que Puig en est propriétaire depuis 2011. Ces décisions sont bien sûr conscientes et il est important de revenir sur cette période qui est synonyme de stratégie de positionnement sur le luxe pour Puig. L’analyse des objets de communication (livre, communiqué de presse) et des archives Internet de la marque permet de caractériser la stratégie de Puig comme un exemple pertinent des « entreprises d’édition », consistant à être expert de la façon de vendre les produits. Point de chimiste ou d’expert en molécule, mais des hommes qui ont pris le temps de connaître leur marché, avec son lot de succès et d’échecs, pour devenir une des entreprises de parfumerie les plus influentes au monde, tout en cherchant à rester discrets aux yeux des néophytes.
2014年,在Puig公司成立100周年之际,我们实施了一项真正的传播计划,以展示这家西班牙机构在奢侈品化妆品、香水和成衣销售方面的重要性。它的高潮是位于巴塞罗那商业区的新大楼的落成典礼。在这些沟通工具中,有记者Eugenia de la Torriente撰写的《Puig, 100年的家族企业》一书,她当时在《国家报》工作。这本书回顾了这个帝国的三代领导人的职业生涯:Antonio Puig Castello(1889-1979),品牌的创始人,他的儿子Mariano Puig Planas(1927-2021)和孙子Marc Puig Guasch(1962-)。除了故事之外,这本书还试图突出一些选择,并隐藏其他选择,特别是关于Uriage品牌的选择,尽管Puig自2011年以来一直拥有Uriage品牌,但故事中却没有Uriage品牌。这些决定当然是有意识的,回顾这一时期是很重要的,这是Puig在奢侈品领域的定位战略的同义词。通过对传播对象(书籍、新闻稿)和品牌互联网档案的分析,我们可以将Puig的策略描述为“出版公司”的一个相关例子,包括如何销售产品的专家。不是化学家或分子专家,而是那些花时间了解自己市场的人,有很多成功和失败,成为世界上最具影响力的香水公司之一,同时在新手眼中保持谨慎。
{"title":"L’entreprise Puig ou la discrétion d’une grande entreprise « éditrice » de cosmétiques depuis 1914","authors":"Simon Chupin","doi":"10.3917/eh.111.0067","DOIUrl":"https://doi.org/10.3917/eh.111.0067","url":null,"abstract":"À l’occasion des 100 ans de l’entreprise Puig, en 2014, un véritable plan de communication a été mis en œuvre pour montrer l’importance de cette institution espagnole de la vente de cosmétique, de parfum et de prêt à porter de luxe. Le point d’orgue étant l’inauguration de son nouvel immeuble, dans le quartier des affaires à Barcelone. Parmi les outils de communication, le livre Puig, 100 années d’une entreprise familiale écrit par la journaliste Eugenia de la Torriente, alors en poste à El Pais . Cet ouvrage revient sur la carrière des trois générations de dirigeants qui se sont succédé à la tête de cet empire : Antonio Puig Castello (1889-1979) le fondateur de l’enseigne, son fils Mariano Puig Planas (1927-2021) et le petit-fils Marc Puig Guasch (1962-). Au-delà du récit, ce livre cherche à mettre en avant certains choix et à en dissimuler d’autres, notamment à propos de la marque Uriage qui est absente du récit, alors que Puig en est propriétaire depuis 2011. Ces décisions sont bien sûr conscientes et il est important de revenir sur cette période qui est synonyme de stratégie de positionnement sur le luxe pour Puig. L’analyse des objets de communication (livre, communiqué de presse) et des archives Internet de la marque permet de caractériser la stratégie de Puig comme un exemple pertinent des « entreprises d’édition », consistant à être expert de la façon de vendre les produits. Point de chimiste ou d’expert en molécule, mais des hommes qui ont pris le temps de connaître leur marché, avec son lot de succès et d’échecs, pour devenir une des entreprises de parfumerie les plus influentes au monde, tout en cherchant à rester discrets aux yeux des néophytes.","PeriodicalId":39384,"journal":{"name":"Entreprises et Histoire","volume":"63 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2023-09-06","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"135204497","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}