Pub Date : 2026-01-14DOI: 10.1016/j.jidi.2025.12.003
B. Bonnemain
{"title":"Le Journal de radiologie il y a cent ans : 1925 – décès d’un pionnier : Bergonié","authors":"B. Bonnemain","doi":"10.1016/j.jidi.2025.12.003","DOIUrl":"10.1016/j.jidi.2025.12.003","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":100747,"journal":{"name":"Journal d'imagerie diagnostique et interventionnelle","volume":"9 1","pages":"Pages 59-60"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-01-14","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"146015672","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2026-01-02DOI: 10.1016/j.jidi.2025.12.001
A. Blum , B. Py , V. Guillot-Triller , N. Douis , I. Renard , M. Noltet , G. Gorincour
<div><h3>Introduction</h3><div>Cet article analyse la responsabilité médicolégale du radiologue confronté à l’usage des systèmes d’intelligence artificielle (SIA) au regard du droit français et européen, et propose des repères pratiques pour l’exercice clinique. Une mise au point est réalisée à partir des textes juridiques clés et des recommandations des sociétés savantes. L’analyse croise les principes de responsabilité de trois catégories d’acteurs : radiologue, établissement de santé et opérateurs économiques (éditeurs ou distributeurs).</div></div><div><h3>Messages principaux</h3><div>Les SIA ne créent pas un nouveau régime de responsabilité mais déplacent potentiellement les lignes de partage entre les différents acteurs. Le radiologue reste responsable de la décision médicale et de la relecture critique. Le risque juridique principal est lié à une confiance excessive dans ces SIA en raison du biais d’automatisation. À l’inverse, une méfiance excessive constitue également un risque juridique : si un SIA s’imposait comme un standard de soins, ne pas y recourir pourrait être considéré comme un défaut de moyens. Le professionnel de santé qui utilise un SIA doit s’assurer que le patient en a été informé et, le cas échéant, averti de l’interprétation qui en résulte. Les grands modèles de langage soulèvent des risques spécifiques susceptibles d’engager la responsabilité du praticien et de l’établissement de santé. La directive produits défectueux 2024 effective au plus tard le 9 décembre 2026 doit faciliter les actions des patients à l’encontre des éditeurs de SIA et devrait permettre une répartition plus équilibrée de la charge de responsabilité entre cliniciens et industriels.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Les SIA ne diminuent pas la responsabilité du radiologue mais ils redéfinissent les frontières entre praticiens, établissements de santé et opérateurs économiques. Bien maîtrisés, ils devraient renforcer la sécurité juridique et contribuer à la baisse de la sinistralité observée en radiologie.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>To clarify the medico-legal liability of radiologists using artificial intelligence systems (AIS), under current European and French regulations, and to provide practical guidance for clinical implementation. A narrative and legal review was performed using the main French and European regulations together with institutional guidelines. The analysis distinguishes three stakeholders: radiologist, healthcare institution, and economic operator (developer or distributor), to clarify their respective liabilities.</div></div><div><h3>Main messages</h3><div>AIS do not create a new liability regime but shift the boundaries of existing responsibilities among the different actors involved. The radiologist remains the final decision-maker and must critically review algorithmic outputs. The main risk stems from excessive reliance on AIS due to automation bias. Conversely, excessive distrust also represents a legal
{"title":"Responsabilité du radiologue à l’ère de l’intelligence artificielle : cadre juridique et recommandations pratiques","authors":"A. Blum , B. Py , V. Guillot-Triller , N. Douis , I. Renard , M. Noltet , G. Gorincour","doi":"10.1016/j.jidi.2025.12.001","DOIUrl":"10.1016/j.jidi.2025.12.001","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Cet article analyse la responsabilité médicolégale du radiologue confronté à l’usage des systèmes d’intelligence artificielle (SIA) au regard du droit français et européen, et propose des repères pratiques pour l’exercice clinique. Une mise au point est réalisée à partir des textes juridiques clés et des recommandations des sociétés savantes. L’analyse croise les principes de responsabilité de trois catégories d’acteurs : radiologue, établissement de santé et opérateurs économiques (éditeurs ou distributeurs).</div></div><div><h3>Messages principaux</h3><div>Les SIA ne créent pas un nouveau régime de responsabilité mais déplacent potentiellement les lignes de partage entre les différents acteurs. Le radiologue reste responsable de la décision médicale et de la relecture critique. Le risque juridique principal est lié à une confiance excessive dans ces SIA en raison du biais d’automatisation. À l’inverse, une méfiance excessive constitue également un risque juridique : si un SIA s’imposait comme un standard de soins, ne pas y recourir pourrait être considéré comme un défaut de moyens. Le professionnel de santé qui utilise un SIA doit s’assurer que le patient en a été informé et, le cas échéant, averti de l’interprétation qui en résulte. Les grands modèles de langage soulèvent des risques spécifiques susceptibles d’engager la responsabilité du praticien et de l’établissement de santé. La directive produits défectueux 2024 effective au plus tard le 9 décembre 2026 doit faciliter les actions des patients à l’encontre des éditeurs de SIA et devrait permettre une répartition plus équilibrée de la charge de responsabilité entre cliniciens et industriels.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Les SIA ne diminuent pas la responsabilité du radiologue mais ils redéfinissent les frontières entre praticiens, établissements de santé et opérateurs économiques. Bien maîtrisés, ils devraient renforcer la sécurité juridique et contribuer à la baisse de la sinistralité observée en radiologie.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>To clarify the medico-legal liability of radiologists using artificial intelligence systems (AIS), under current European and French regulations, and to provide practical guidance for clinical implementation. A narrative and legal review was performed using the main French and European regulations together with institutional guidelines. The analysis distinguishes three stakeholders: radiologist, healthcare institution, and economic operator (developer or distributor), to clarify their respective liabilities.</div></div><div><h3>Main messages</h3><div>AIS do not create a new liability regime but shift the boundaries of existing responsibilities among the different actors involved. The radiologist remains the final decision-maker and must critically review algorithmic outputs. The main risk stems from excessive reliance on AIS due to automation bias. Conversely, excessive distrust also represents a legal ","PeriodicalId":100747,"journal":{"name":"Journal d'imagerie diagnostique et interventionnelle","volume":"9 1","pages":"Pages 1-15"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-01-02","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"146015666","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-05DOI: 10.1016/j.jidi.2025.08.002
L. Redon, C. Hocine, U. Chamard-Champliaud, C. Cyteval
<div><h3>Messages principaux</h3><div>L’IRM corps entier est une modalité de référence pour le bilan initial et le suivi de l’évolution sous traitement. Le protocole standard comporte des séquences sagittales T1 et STIR (<em>short time inversion recovery</em>) rachis entier, T1 Dixon (coupes axiales ou coronales pour le bilan initial, axiales et coronales pour le suivi), axiales STIR, et axiales de diffusion corps entier avec cartographie du coefficient apparent de diffusion (ADC). La lésion focale typique apparaît en hyposignal T1 marqué (><!--> <!-->5 mm, inférieur à celui du disque intervertébral), en hypersignal STIR et en hypersignal de diffusion à b élevé (supérieur à celui du muscle adjacent) avec ADC augmenté comparativement à l’os sain. Il existe quatre atteintes médullaires différentes : lésions focales, infiltration médullaire homogène, infiltration médullaire micronodulaire en poivre et sel, et atteinte mixte focale et diffuse. Les recommandations MY-RADS (Myeloma Response Assessment and Diagnosis System) ont standardisé l’acquisition, l’interprétation et la structure du compte rendu, permettant l’évaluation de la réponse thérapeutique grâce au score RAC (Response Assessment Categories). Celui-ci définit cinq stades de réponse thérapeutique pour chaque région anatomique (rachis, pelvis, os long, crâne, côtes, etc.). Une augmentation de l’ADC supérieure à 1400 μm<sup>2</sup>/s pour les lésions initialement en deçà est compatible avec une réponse très probable, tout comme une hausse d’au moins 40 % de l’ADC de lésions focales par rapport à l’examen initial avec disparition de l’hypersignal de diffusion à b élevé.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La surveillance des patients atteints de myélome multiple peut être effectuée par une IRM corps entier et s’appuyer sur le MY-RADS pour la standardisation de l’acquisition, l’interprétation et la structure du compte rendu d’IRM.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>Multiple myeloma accounts for 10% of hematological malignancies, second most common blood cancer after non-Hodgkin lymphoma. The role of the radiologist is fundamental in its follow-up.</div></div><div><h3>Main messages</h3><div>Whole-body MRI is a reference modality for the initial work-up and follow-up, enabling assessment of lesion evolution under treatment. The standard protocol includes sagittal T1 and STIR sequences over the wholespine, T1 Dixon sequences over the whole body (axial or coronal for initial assessment, axial and coronal for follow-up), whole-body STIR axial sequences, whole-body diffusion axial sequences with apparent diffusion coefficient (ADC) mapping. The typical focal lesion on MRI appears as marked T1 hyposignal<!--> <!-->><!--> <!-->5 mm (inferior to the intervertebral disc), STIR hypersignal and diffusion hypersignal at high b (superior to the adjacent muscle) with increased ADC compared to normal bone. There are 4 bone marrow patterns: focal lesions, homogeneous diffuse, micronodular salt-
全身核磁共振(MRI)是对治疗期间的进展进行初步评估和监测的参考方法。标准方案包括全轴矢状序列T1和STIR(短时间倒置恢复)、T1 Dixon(轴向或冠状截面用于初始平衡,轴向和冠状截面用于跟踪)、STIR轴向和带明显扩散系数(ADC)映射的全体扩散轴。典型的局灶性病变表现为明显的T1下位(小于椎间椎间盘5mm)、STIR超信号和b高扩散超信号(高于邻近肌肉),与健康骨骼相比ADC增加。有四种不同的髓系病变:局灶性病变、均质髓系浸润、胡椒粉盐微节髓系浸润、局灶性和弥漫性混合性浸润。骨髓瘤反应评估和诊断系统(MY-RADS)的建议标准化了报告的获取、解释和结构,允许通过反应评估类别(RAC)评分来评估治疗反应。它为每个解剖区域(脊柱、骨盆、长骨、头骨、肋骨等)定义了五个治疗反应阶段。对于初始低于1400 μm2/s的病变,CDA增加到1400 μm2/s以上与极有可能的反应是一致的,与初始检查相比,局部病变的CDA增加至少40%与高b超扩散信号消失是一致的。结论多发性骨髓瘤患者的监测可以通过全身MRI进行,并依赖MY-RADS来标准化MRI报告的获取、解释和结构。多发性骨髓瘤占血液学恶性肿瘤的10%,是仅次于非霍奇金淋巴瘤的第二大常见血癌。放射科医生的作用在其随访中是至关重要的。全身MRI是一种初始工作和随访的参考模式,允许评估治疗下的损伤演变。标准方案包括全脊柱上的矢状T1和STIR序列,全身上的T1 Dixon序列(用于初始评估的轴向或冠状动脉,用于后续评估的轴向和冠状动脉),全身STIR轴向序列,全身扩散轴向序列与明显扩散系数(ADC)映射。MRI上典型的局灶损伤显示为T1下5mm(椎间椎间盘下),STIR高信号和扩散高信号(高于邻近肌肉),与正常骨相比ADC增加。有4种骨髓模式:局部病变、均质弥漫性、微模盐和胡椒性、联合局部和弥漫性。骨髓瘤反应评估和诊断系统(MY-RADS)的建议已经标准化了报告的获取、解释和结构,允许使用RAC评分(反应评估类别)评估治疗反应。这个分数定义了5个可能的治疗反应阶段,根据每个解剖区域(脊柱、骨盆、长骨、头骨、肋骨等)进行测量。for An increase cda。大于1400μm2 / s的部位初期涉this is with a response的堡垒可能包括生、as is a≥40%部位震源increase in cda of the基线人数比较examination with the强迫或多重传播hypersignal at with high b.ConclusionMonitoring病人myeloma定名为《can be with whole-body丈夫面前时,by MY-RADS for的标准收购,解释与MRI reporing结构。
{"title":"Comment je fais le suivi du myélome multiple en IRM corps entier ?","authors":"L. Redon, C. Hocine, U. Chamard-Champliaud, C. Cyteval","doi":"10.1016/j.jidi.2025.08.002","DOIUrl":"10.1016/j.jidi.2025.08.002","url":null,"abstract":"<div><h3>Messages principaux</h3><div>L’IRM corps entier est une modalité de référence pour le bilan initial et le suivi de l’évolution sous traitement. Le protocole standard comporte des séquences sagittales T1 et STIR (<em>short time inversion recovery</em>) rachis entier, T1 Dixon (coupes axiales ou coronales pour le bilan initial, axiales et coronales pour le suivi), axiales STIR, et axiales de diffusion corps entier avec cartographie du coefficient apparent de diffusion (ADC). La lésion focale typique apparaît en hyposignal T1 marqué (><!--> <!-->5 mm, inférieur à celui du disque intervertébral), en hypersignal STIR et en hypersignal de diffusion à b élevé (supérieur à celui du muscle adjacent) avec ADC augmenté comparativement à l’os sain. Il existe quatre atteintes médullaires différentes : lésions focales, infiltration médullaire homogène, infiltration médullaire micronodulaire en poivre et sel, et atteinte mixte focale et diffuse. Les recommandations MY-RADS (Myeloma Response Assessment and Diagnosis System) ont standardisé l’acquisition, l’interprétation et la structure du compte rendu, permettant l’évaluation de la réponse thérapeutique grâce au score RAC (Response Assessment Categories). Celui-ci définit cinq stades de réponse thérapeutique pour chaque région anatomique (rachis, pelvis, os long, crâne, côtes, etc.). Une augmentation de l’ADC supérieure à 1400 μm<sup>2</sup>/s pour les lésions initialement en deçà est compatible avec une réponse très probable, tout comme une hausse d’au moins 40 % de l’ADC de lésions focales par rapport à l’examen initial avec disparition de l’hypersignal de diffusion à b élevé.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La surveillance des patients atteints de myélome multiple peut être effectuée par une IRM corps entier et s’appuyer sur le MY-RADS pour la standardisation de l’acquisition, l’interprétation et la structure du compte rendu d’IRM.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>Multiple myeloma accounts for 10% of hematological malignancies, second most common blood cancer after non-Hodgkin lymphoma. The role of the radiologist is fundamental in its follow-up.</div></div><div><h3>Main messages</h3><div>Whole-body MRI is a reference modality for the initial work-up and follow-up, enabling assessment of lesion evolution under treatment. The standard protocol includes sagittal T1 and STIR sequences over the wholespine, T1 Dixon sequences over the whole body (axial or coronal for initial assessment, axial and coronal for follow-up), whole-body STIR axial sequences, whole-body diffusion axial sequences with apparent diffusion coefficient (ADC) mapping. The typical focal lesion on MRI appears as marked T1 hyposignal<!--> <!-->><!--> <!-->5 mm (inferior to the intervertebral disc), STIR hypersignal and diffusion hypersignal at high b (superior to the adjacent muscle) with increased ADC compared to normal bone. There are 4 bone marrow patterns: focal lesions, homogeneous diffuse, micronodular salt-","PeriodicalId":100747,"journal":{"name":"Journal d'imagerie diagnostique et interventionnelle","volume":"9 1","pages":"Pages 16-26"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-05","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"146015667","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.jidi.2025.02.006
M. Lapeyre , M. Guillaume , P. Trocard , O. Croizet , R. Perallon
<div><h3>Introduction</h3><div>Parmi les tumeurs complexes et à potentiel évolutif, la tumeur papillaire intracanalaire (TPI) se distingue par son caractère communicant avec les canaux biliaires entraînant l’excrétion de mucine dans les voies biliaires.</div></div><div><h3>Observation clinique</h3><div>Un homme de 72 ans a été admis pour angiocholites à répétition. Une IRM avec injection de GD-BOPTA (Bracco, Italie) a mis en évidence une volumineuse tumeur du foie droit, hétérogène, comprenant des portions kystiques, des bourgeons tissulaires et d’épaisses cloisons intrakystiques. Les voies biliaires intra et extrahépatiques étaient largement dilatées. Sur le temps hépatobiliaire, il existait un hyposignal linéaire intrakystique se prolongeant dans les voies biliaires intrahépatiques, correspondant à des emboles de mucine.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>La TPI est une tumeur rare affectant les voies biliaires intrahépatiques. Cette lésion initialement intracanalaire sécrète de la mucine qui est responsable de dilatation canalaire évoluant parfois de manière anévrismale. Dans ce cas, la lésion prend une forme pseudokystique. La mise en évidence de la communication avec les voies biliaires est donc un élément majeur en imagerie permettant le diagnostic. Si les produits de contraste hépatospécifiques (PDC-HS) ont montré leur utilité dans le diagnostic des fuites biliaires grâce à leur effet « cholangiographique », leur intérêt dans la démonstration de communication entre lésion et arbre biliaire n’a pas été établi.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’utilisation de PDC-HS peut aider au diagnostic de TPI en révélant une communication avec l’arbre biliaire et en mettant en évidence les emboles de mucines intracanalaires.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>Intra-papillary neoplasm of the liver (IPN-L) is characterized by an intraductal growing and progressively enlarging lesion until aneurysmal evolution.</div></div><div><h3>Clinical observation</h3><div>A 72-year-old man was referred to our department with angiocholitis. MRI after GD-BOPTA intravenous administration revealed a complex and heterogeneous cystic mass of the right liver with an intracystic cast and septa. Intra- and extra-hepatic bile ducts were dilated. At excreto-biliary phase, a linear hyposignal was encountered either in the cyst through the segmental bile duct to the choledoque.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>IPN-L are rare entities, initially developed in the lumen of the bile duct. The mucin produced by IPN-L leads to intermittent obstruction of the bile flow with consequent upstream and downstream bile duct dilatation. Dilatation could be aneurysmal enlarging bile duct to a macrocystic presentation. In imaging, finding the communication with the lumen of the adjacent bile duct is the key-point of diagnostic imaging. Hepato-specific MR Imaging Contrast Agent (HSCA) showed high efficiency in depicting the site of bile leaks.</div></div><div><h3>Conclus
{"title":"Produit de contraste hépatospécifique dans le diagnostic IRM d’une tumeur papillaire intracanalaire macrokystique","authors":"M. Lapeyre , M. Guillaume , P. Trocard , O. Croizet , R. Perallon","doi":"10.1016/j.jidi.2025.02.006","DOIUrl":"10.1016/j.jidi.2025.02.006","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Parmi les tumeurs complexes et à potentiel évolutif, la tumeur papillaire intracanalaire (TPI) se distingue par son caractère communicant avec les canaux biliaires entraînant l’excrétion de mucine dans les voies biliaires.</div></div><div><h3>Observation clinique</h3><div>Un homme de 72 ans a été admis pour angiocholites à répétition. Une IRM avec injection de GD-BOPTA (Bracco, Italie) a mis en évidence une volumineuse tumeur du foie droit, hétérogène, comprenant des portions kystiques, des bourgeons tissulaires et d’épaisses cloisons intrakystiques. Les voies biliaires intra et extrahépatiques étaient largement dilatées. Sur le temps hépatobiliaire, il existait un hyposignal linéaire intrakystique se prolongeant dans les voies biliaires intrahépatiques, correspondant à des emboles de mucine.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>La TPI est une tumeur rare affectant les voies biliaires intrahépatiques. Cette lésion initialement intracanalaire sécrète de la mucine qui est responsable de dilatation canalaire évoluant parfois de manière anévrismale. Dans ce cas, la lésion prend une forme pseudokystique. La mise en évidence de la communication avec les voies biliaires est donc un élément majeur en imagerie permettant le diagnostic. Si les produits de contraste hépatospécifiques (PDC-HS) ont montré leur utilité dans le diagnostic des fuites biliaires grâce à leur effet « cholangiographique », leur intérêt dans la démonstration de communication entre lésion et arbre biliaire n’a pas été établi.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’utilisation de PDC-HS peut aider au diagnostic de TPI en révélant une communication avec l’arbre biliaire et en mettant en évidence les emboles de mucines intracanalaires.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>Intra-papillary neoplasm of the liver (IPN-L) is characterized by an intraductal growing and progressively enlarging lesion until aneurysmal evolution.</div></div><div><h3>Clinical observation</h3><div>A 72-year-old man was referred to our department with angiocholitis. MRI after GD-BOPTA intravenous administration revealed a complex and heterogeneous cystic mass of the right liver with an intracystic cast and septa. Intra- and extra-hepatic bile ducts were dilated. At excreto-biliary phase, a linear hyposignal was encountered either in the cyst through the segmental bile duct to the choledoque.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>IPN-L are rare entities, initially developed in the lumen of the bile duct. The mucin produced by IPN-L leads to intermittent obstruction of the bile flow with consequent upstream and downstream bile duct dilatation. Dilatation could be aneurysmal enlarging bile duct to a macrocystic presentation. In imaging, finding the communication with the lumen of the adjacent bile duct is the key-point of diagnostic imaging. Hepato-specific MR Imaging Contrast Agent (HSCA) showed high efficiency in depicting the site of bile leaks.</div></div><div><h3>Conclus","PeriodicalId":100747,"journal":{"name":"Journal d'imagerie diagnostique et interventionnelle","volume":"8 6","pages":"Pages 341-347"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145625240","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.jidi.2025.04.002
S. Obeid, A. Lemore, N. Douis, F. Boubaker, P.A. Gondim Teixeira, A. Blum, R. Gillet
<div><h3>Introduction</h3><div>La découverte d’un œdème ostéomédullaire sur une IRM de genou est une situation fréquente qui doit faire l’objet d’une interprétation systématique. L’œdème n’ayant pas de définition histologique précise, il doit être considéré comme satellite d’une autre affection avant de conclure au diagnostic d’œdème médullaire isolé, a priori transitoire, nécessitant un suivi iconographique et clinique. Les différentes situations cliniques et iconographiques associées à un œdème ostéomédullaire sont exposées ici.</div></div><div><h3>Données récentes</h3><div>L’œdème ostéomédullaire correspond à une plage mal limitée, en hyposignal T1 et en hypersignal T2 spontanés, et en isosignal T1 après injection de produit de contraste. Il est à différencier d’une plage de remplacement médullaire ou d’hyperplasie médullaire. Cet œdème ostéomédullaire a une valeur localisatrice très importante. En contexte traumatique, le mécanisme lésionnel permet d’orienter le raisonnement diagnostique car on décrit cinq schémas classiques d’œdème ostéomédullaire avec des séquences lésionnelles correspondantes. En l’absence de traumatisme, il convient de chercher une lésion « mécanique » osseuse, cartilagineuse, méniscale ou sous-chondrale, les lésions tumorales étant rares. En leur absence, une gamme diagnostique plus large intégrant notamment les pathologies ischémiques au sens large et les arthropathies inflammatoires ou microcristallines doit être envisagée.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’œdème ostéomédullaire doit être considéré comme satellite d’une lésion focale à traquer pour en assurer une prise en charge adaptée. Celui-ci peut être plus important que ne le laisserait supposer la taille de la lésion initiale. En l’absence de lésion causale ou associée, il convient alors de le considérer comme une plage d’œdème médullaire possiblement transitoire et « isolée », à surveiller en cliniquement et en IRM.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>The discovery of bone marrow edema on a knee MRI is a common situation that must be systematically interpreted. As there is no precise histological definition of edema, it must be considered as a satellite of another condition before concluding with the diagnosis of isolated medullary edema, which is a priori transient and requires iconographic and clinical follow-up. The different clinical and iconographic situations associated with bone marrow edema are presented here.</div></div><div><h3>Recent findings</h3><div>Bone marrow edema corresponds to an ill-defined area with spontaneous hyposignal on T1 and hypersignal on T2, and isosignal on T1 after injection of contrast medium. It should be differentiated from an area of marrow replacement or hyperplasia. Bone marrow edema has a very important localizing value. In a traumatic context, the lesion mechanism will help guide the diagnostic reasoning, as there are five classic patterns of edema with corresponding lesion sequences. In the absence of trauma,
{"title":"Orientation diagnostique devant un œdème ostéomédullaire du genou en IRM","authors":"S. Obeid, A. Lemore, N. Douis, F. Boubaker, P.A. Gondim Teixeira, A. Blum, R. Gillet","doi":"10.1016/j.jidi.2025.04.002","DOIUrl":"10.1016/j.jidi.2025.04.002","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La découverte d’un œdème ostéomédullaire sur une IRM de genou est une situation fréquente qui doit faire l’objet d’une interprétation systématique. L’œdème n’ayant pas de définition histologique précise, il doit être considéré comme satellite d’une autre affection avant de conclure au diagnostic d’œdème médullaire isolé, a priori transitoire, nécessitant un suivi iconographique et clinique. Les différentes situations cliniques et iconographiques associées à un œdème ostéomédullaire sont exposées ici.</div></div><div><h3>Données récentes</h3><div>L’œdème ostéomédullaire correspond à une plage mal limitée, en hyposignal T1 et en hypersignal T2 spontanés, et en isosignal T1 après injection de produit de contraste. Il est à différencier d’une plage de remplacement médullaire ou d’hyperplasie médullaire. Cet œdème ostéomédullaire a une valeur localisatrice très importante. En contexte traumatique, le mécanisme lésionnel permet d’orienter le raisonnement diagnostique car on décrit cinq schémas classiques d’œdème ostéomédullaire avec des séquences lésionnelles correspondantes. En l’absence de traumatisme, il convient de chercher une lésion « mécanique » osseuse, cartilagineuse, méniscale ou sous-chondrale, les lésions tumorales étant rares. En leur absence, une gamme diagnostique plus large intégrant notamment les pathologies ischémiques au sens large et les arthropathies inflammatoires ou microcristallines doit être envisagée.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’œdème ostéomédullaire doit être considéré comme satellite d’une lésion focale à traquer pour en assurer une prise en charge adaptée. Celui-ci peut être plus important que ne le laisserait supposer la taille de la lésion initiale. En l’absence de lésion causale ou associée, il convient alors de le considérer comme une plage d’œdème médullaire possiblement transitoire et « isolée », à surveiller en cliniquement et en IRM.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>The discovery of bone marrow edema on a knee MRI is a common situation that must be systematically interpreted. As there is no precise histological definition of edema, it must be considered as a satellite of another condition before concluding with the diagnosis of isolated medullary edema, which is a priori transient and requires iconographic and clinical follow-up. The different clinical and iconographic situations associated with bone marrow edema are presented here.</div></div><div><h3>Recent findings</h3><div>Bone marrow edema corresponds to an ill-defined area with spontaneous hyposignal on T1 and hypersignal on T2, and isosignal on T1 after injection of contrast medium. It should be differentiated from an area of marrow replacement or hyperplasia. Bone marrow edema has a very important localizing value. In a traumatic context, the lesion mechanism will help guide the diagnostic reasoning, as there are five classic patterns of edema with corresponding lesion sequences. In the absence of trauma,","PeriodicalId":100747,"journal":{"name":"Journal d'imagerie diagnostique et interventionnelle","volume":"8 6","pages":"Pages 305-318"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145625326","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.jidi.2025.07.004
R. Nezri , C. Caumont , A. Attyé , J.-C. Leclere , O. Sabardu , J. Ognard
Introduction
Le protocole IRM « hydrops » est une technique avancée utilisée pour diagnostiquer les pathologies de l’oreille interne, en particulier l’hydrops endolymphatique, un marqueur clé de la maladie de Ménière. Ce protocole répond à la nécessité d’une exploration précise des vertiges et des pertes auditives souvent invalidants.
Messages principaux
Le protocole repose sur des séquences IRM spécifiques en pondération T2 FLAIR (fluid attenuated inversion recovery) ou REAL-IR (inversion recovery with “real” reconstructions), réalisées après l’injection de gadolinium pour différencier les liquides endo- et périlymphatiques. Les images sont prises en 3D, idéalement sur des appareils 3 T, 2 à 6 heures après l’injection. Ces séquences permettent de détecter des anomalies telles que l’hydrops cochléaire et vestibulaire, l’absence de saccule ou l’atélectasie vestibulaire, facilitant ainsi un diagnostic précis et différentiel.
Conclusion
Le protocole « hydrops » en IRM est un outil essentiel dans l’exploration des vertiges et des troubles auditifs. Grâce à sa capacité à visualiser en détail les espaces endolymphatiques et à détecter des anomalies fines, il améliore considérablement le diagnostic et la prise en charge des patients atteints de pathologies de l’oreille interne, comme la maladie de Ménière.
Introduction
The “hydrops” MRI protocol is an advanced technique used to diagnose inner ear pathologies, particularly endolymphatic hydrops, a key indicator of Ménière's disease. This protocol addresses the need for precise exploration of often debilitating vertigo and auditory disorders.
Main message
The protocol relies on specific MRI sequences, including T2 FLAIR and REAL-IR weighting, performed after gadolinium injection to differentiate between endo- and perilymphatic fluids. Images are acquired in 3D, ideally using 3 Tesla machines, between 2 to 6 hours post-injection. These sequences allow the detection of abnormalities such as cochlear and vestibular hydrops, absence of the saccule, or vestibular atelectasis, thus facilitating accurate and differential diagnosis.
Conclusion
The “hydrops” MRI protocol is an essential tool for exploring vertigo and auditory disorders. With its ability to provide detailed visualization of endolymphatic spaces and detect subtle abnormalities, it significantly improves the diagnosis and management of patients suffering from inner ear diseases, such as Ménière's disease.
{"title":"Comment je fais une IRM protocole « hydrops » ?","authors":"R. Nezri , C. Caumont , A. Attyé , J.-C. Leclere , O. Sabardu , J. Ognard","doi":"10.1016/j.jidi.2025.07.004","DOIUrl":"10.1016/j.jidi.2025.07.004","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le protocole IRM « hydrops » est une technique avancée utilisée pour diagnostiquer les pathologies de l’oreille interne, en particulier l’hydrops endolymphatique, un marqueur clé de la maladie de Ménière. Ce protocole répond à la nécessité d’une exploration précise des vertiges et des pertes auditives souvent invalidants.</div></div><div><h3>Messages principaux</h3><div>Le protocole repose sur des séquences IRM spécifiques en pondération T2 FLAIR (<em>fluid attenuated inversion recovery</em>) ou REAL-IR (<em>inversion recovery with “real” reconstructions</em>), réalisées après l’injection de gadolinium pour différencier les liquides endo- et périlymphatiques. Les images sont prises en 3D, idéalement sur des appareils 3<!--> <!-->T, 2 à 6<!--> <!-->heures après l’injection. Ces séquences permettent de détecter des anomalies telles que l’hydrops cochléaire et vestibulaire, l’absence de saccule ou l’atélectasie vestibulaire, facilitant ainsi un diagnostic précis et différentiel.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Le protocole « hydrops » en IRM est un outil essentiel dans l’exploration des vertiges et des troubles auditifs. Grâce à sa capacité à visualiser en détail les espaces endolymphatiques et à détecter des anomalies fines, il améliore considérablement le diagnostic et la prise en charge des patients atteints de pathologies de l’oreille interne, comme la maladie de Ménière.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>The “hydrops” MRI protocol is an advanced technique used to diagnose inner ear pathologies, particularly endolymphatic hydrops, a key indicator of Ménière's disease. This protocol addresses the need for precise exploration of often debilitating vertigo and auditory disorders.</div></div><div><h3>Main message</h3><div>The protocol relies on specific MRI sequences, including T2 FLAIR and REAL-IR weighting, performed after gadolinium injection to differentiate between endo- and perilymphatic fluids. Images are acquired in 3D, ideally using 3 Tesla machines, between 2 to 6<!--> <!-->hours post-injection. These sequences allow the detection of abnormalities such as cochlear and vestibular hydrops, absence of the saccule, or vestibular atelectasis, thus facilitating accurate and differential diagnosis.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>The “hydrops” MRI protocol is an essential tool for exploring vertigo and auditory disorders. With its ability to provide detailed visualization of endolymphatic spaces and detect subtle abnormalities, it significantly improves the diagnosis and management of patients suffering from inner ear diseases, such as Ménière's disease.</div></div>","PeriodicalId":100747,"journal":{"name":"Journal d'imagerie diagnostique et interventionnelle","volume":"8 6","pages":"Pages 299-304"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145625327","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.jidi.2025.05.001
I. Anseur , L. Hermitte , J.-F. Hak , B. Testud
<div><h3>Introduction</h3><div>L’épilepsie est une affection neurologique chronique résultant d’une activité neuronale anormale. En pédiatrie, il existe environ 15 % de forme pharmacorésistante dont environ la moitié secondaire à des malformations du développement cortical (MDC). Les MDC sont en rapport avec des anomalies de la prolifération, migration ou de l’organisation des neurones. Elles sont d’origine acquise ou génétique. L’IRM est l’examen de référence pour le diagnostic.</div></div><div><h3>Données récentes</h3><div>Le protocole IRM indispensable, de préférence à 3 T, repose sur les séquences 3D T1, 3D FLAIR isotropique (1<!--> <!-->mm<sup>3</sup>) et 2D coronale T2 TSE (0,4<!--> <!-->×<!--> <!-->0,4<!--> <!-->×<!--> <!-->2<!--> <!-->mm) perpendiculaire à l’axe des hippocampes. Chez le nourrisson et l’enfant en bas âge, du fait d’une myélinisation incomplète, il est recommandé de privilégier la pondération T2 au FLAIR, en réalisant trois plans T2 SE avec une épaisseur de coupe inférieure ou égale à 3<!--> <!-->mm. En complément, l’étude de la perfusion avec la séquence ASL, l’étude de la jonction substance blanche-substance grise avec la séquence EDGE-MP2RAGE ou l’architecture de la substance blanche avec la diffusion en tenseur peuvent aider. La gamme comprend des anomalies focales de l’épaisseur du cortex, de la différenciation substance blanche-substance grise, de la gyration et du signal. Le cortex peut être trop lisse dans la lissencéphalie, irrégulier dans la polymicrogyrie ou avec une communication anormale entre les ventricules et la surface corticale dans la schizencéphalie. Il peut exister des anomalies de topographie de la substance grise, les hétérotopies et des anomalies de croissance cérébrale (microcéphalie et hémimégalencéphalie).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’IRM permet de faire un diagnostic structural précis des MDC et d’orienter les recherches étiologiques, précocement pour envisager une chirurgie ou aider au conseil génétique. Elle nécessite un protocole adapté prenant en considération l’âge des patients. L’interprétation radiologique doit être réalisée en confrontation avec les données cliniques et électrophysiologiques.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>Epilepsy is a chronic neurological disorder resulting from abnormal neuronal activity. In pediatrics, around 15% of epilepsies are drug-resistant, about half of which are secondary to cortical developmental malformations (MCDs). MCD are related to abnormalities in neuronal proliferation, migration or organization. They may be acquired or genetic in origin. MRI is the gold standard for diagnosis.</div></div><div><h3>Recent findings</h3><div>The essential MRI protocol, preferably at 3 Tesla, is based on: 3D T1, 3D FLAIR isotropic (1<!--> <!-->mm<sup>3</sup>) and 2D coronal T2 TSE (0.4<sup>2</sup> <!-->×<!--> <!-->2<!--> <!-->mm) perpendicular to the hippocampal axis. In infants and young children, due to incomplete myelination, T2 FLAIR weighting i
{"title":"Épilepsie pédiatrique : quand l’origine est malformative","authors":"I. Anseur , L. Hermitte , J.-F. Hak , B. Testud","doi":"10.1016/j.jidi.2025.05.001","DOIUrl":"10.1016/j.jidi.2025.05.001","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’épilepsie est une affection neurologique chronique résultant d’une activité neuronale anormale. En pédiatrie, il existe environ 15 % de forme pharmacorésistante dont environ la moitié secondaire à des malformations du développement cortical (MDC). Les MDC sont en rapport avec des anomalies de la prolifération, migration ou de l’organisation des neurones. Elles sont d’origine acquise ou génétique. L’IRM est l’examen de référence pour le diagnostic.</div></div><div><h3>Données récentes</h3><div>Le protocole IRM indispensable, de préférence à 3 T, repose sur les séquences 3D T1, 3D FLAIR isotropique (1<!--> <!-->mm<sup>3</sup>) et 2D coronale T2 TSE (0,4<!--> <!-->×<!--> <!-->0,4<!--> <!-->×<!--> <!-->2<!--> <!-->mm) perpendiculaire à l’axe des hippocampes. Chez le nourrisson et l’enfant en bas âge, du fait d’une myélinisation incomplète, il est recommandé de privilégier la pondération T2 au FLAIR, en réalisant trois plans T2 SE avec une épaisseur de coupe inférieure ou égale à 3<!--> <!-->mm. En complément, l’étude de la perfusion avec la séquence ASL, l’étude de la jonction substance blanche-substance grise avec la séquence EDGE-MP2RAGE ou l’architecture de la substance blanche avec la diffusion en tenseur peuvent aider. La gamme comprend des anomalies focales de l’épaisseur du cortex, de la différenciation substance blanche-substance grise, de la gyration et du signal. Le cortex peut être trop lisse dans la lissencéphalie, irrégulier dans la polymicrogyrie ou avec une communication anormale entre les ventricules et la surface corticale dans la schizencéphalie. Il peut exister des anomalies de topographie de la substance grise, les hétérotopies et des anomalies de croissance cérébrale (microcéphalie et hémimégalencéphalie).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’IRM permet de faire un diagnostic structural précis des MDC et d’orienter les recherches étiologiques, précocement pour envisager une chirurgie ou aider au conseil génétique. Elle nécessite un protocole adapté prenant en considération l’âge des patients. L’interprétation radiologique doit être réalisée en confrontation avec les données cliniques et électrophysiologiques.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>Epilepsy is a chronic neurological disorder resulting from abnormal neuronal activity. In pediatrics, around 15% of epilepsies are drug-resistant, about half of which are secondary to cortical developmental malformations (MCDs). MCD are related to abnormalities in neuronal proliferation, migration or organization. They may be acquired or genetic in origin. MRI is the gold standard for diagnosis.</div></div><div><h3>Recent findings</h3><div>The essential MRI protocol, preferably at 3 Tesla, is based on: 3D T1, 3D FLAIR isotropic (1<!--> <!-->mm<sup>3</sup>) and 2D coronal T2 TSE (0.4<sup>2</sup> <!-->×<!--> <!-->2<!--> <!-->mm) perpendicular to the hippocampal axis. In infants and young children, due to incomplete myelination, T2 FLAIR weighting i","PeriodicalId":100747,"journal":{"name":"Journal d'imagerie diagnostique et interventionnelle","volume":"8 6","pages":"Pages 319-336"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145625325","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
<div><h3>Introduction</h3><div>La radiologie, par ses caractéristiques inhérentes – utilisation d’équipements complexes et flux de travail largement numérisé – est à l’avant-garde de l’adoption des innovations technologiques. L’intégration de l’intelligence artificielle (IA) n’y fait pas exception : partie d’une perspective purement théorique, elle est désormais une réalité pratique qui transforme l’acquisition, le post-traitement et l’interprétation des images. Cet article propose un état des lieux de l’adoption de ces outils dans les centres hospitalo-universitaires (CHU) français en 2024, mettant en lumière les bénéfices et difficultés perçus.</div></div><div><h3>Messages principaux</h3><div>L’adoption de l’IA est élevée : 80 % des radiologues interrogés déclarent l’utiliser. Le financement des outils d’IA est multiple : il peut provenir de fonds propres hospitaliers, de partenariats industriels, de crédits de recherche ou d’une intégration directe via l’achat d’équipements lourds. L’adoption de l’IA est inégale dans le flux de travail du radiologue : les solutions de reconstruction/post-traitement des images dominent tandis que celles d’interprétation, majoritairement axées sur l’imagerie 2D, se développent progressivement pour l’imagerie en coupes. L’assistance à la rédaction du compte rendu demeure minoritaire. Les retours qualitatifs sont mitigés : une réduction limitée de la charge de travail est notée mais un coût non négligeable et une complexité d’intégration sont régulièrement mentionnés. En revanche, une amélioration notable de la qualité d’image et de la détection de certaines pathologies est relevée par une majorité d’utilisateurs.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Cet état des lieux, mené auprès des services de radiologie des CHU français, montre une utilisation déjà tangible de l’IA, en particulier pour l’amélioration de la qualité d’image et de façon plus modérée pour l’aide à la détection de pathologies. Malgré tout, l’implémentation reste hétérogène, avec des différences notables dans les domaines d’application, les modes de financement et l’impact ressenti sur la charge de travail. Un suivi continu de ces avancées, couplé à des études supplémentaires, contribuera à préciser la portée de ces solutions, d’autant plus dans un contexte d’évolution rapide de l’IA, notamment via les modèles génératifs et de nouvelle génération.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>Radiology, due to its inherent characteristics — the use of complex equipment and a largely digitized workflow — often leads the way in adopting technological innovations. The integration of artificial intelligence (AI) has thus shifted from a purely theoretical concept to a practical reality, transforming how images are reconstructed, processed, interpreted, and communicated. In this context, various applications are emerging: scheduling optimization, image quality enhancement, diagnostic assistance, and support for report drafting. This article provides an ov
由于其固有的特点——使用复杂的设备和高度数字化的工作流程——放射学处于采用技术创新的最前沿。人工智能(AI)的集成也不例外:它从一个纯粹的理论视角转变为一个实际的现实,改变了图像的获取、后处理和解释。本文概述了2024年法国医院-大学中心(CHU)采用这些工具的情况,强调了所感知到的好处和困难。主要信息人工智能的采用率很高:80%接受调查的放射科医生表示他们正在使用人工智能。人工智能工具的融资是多种多样的,可以来自医院股权、行业合作、研究拨款,也可以通过购买重型设备直接整合。在放射科医生的工作流程中,人工智能的采用是不均衡的:图像重建/后处理解决方案占主导地位,而以2D图像为中心的解释解决方案正在逐步发展为切片图像。对起草会议记录的协助仍然是少数。定性的回报是混合的:注意到工作量的有限减少,但经常提到相当大的成本和集成的复杂性。然而,大多数用户注意到图像质量和某些疾病的检测有了显著的改善。结论:这份由法国医院放射科进行的现状报告显示,人工智能已经在实际应用中,特别是在提高图像质量方面,以及在帮助检测疾病方面。然而,实施仍然是异质性的,在应用领域、资助方式和对工作量的影响方面存在显著差异。对这些进展的持续跟踪,加上进一步的研究,将有助于澄清这些解决方案的范围,特别是在人工智能(包括生成和下一代模型)快速发展的背景下。放射学导论,由于其固有的特点-使用复杂的设备和广泛的数字化工作流程-往往在采用技术创新方面处于领先地位。因此,人工智能(AI)的集成从纯粹的理论概念转变为实际现实,改变了图像的重建、处理、解释和通信方式。在此背景下,出现了各种应用程序:调度优化、图像质量增强、诊断协助和报告起草支持。本文概述了2024年英国大学医院(CHU)采用人工智能的情况,强调了所感知到的好处和挑战。主要的messagesAI解决方案分布广泛:80%的放射科医生已经在他们的临床实践中使用AI解决方案。人工智能解决方案的资助模式多种多样:资金来自医院预算、产业伙伴关系、研究资助。解决方案也可以直接集成到大规模设备采购中。在放射科医生的工作流程中,实现是不平衡的:图像采集和重建工具占主导地位,而图像解释解决方案,仍然主要集中在2D x射线,开始扩展到横截面成像。对报告和对病人友好的摘要的协助仍然有限。放射科医生报告的结果好坏参半:他们记录了总体工作量的适度减少,成本和集成复杂性是采用的主要障碍之一。休息、increase in a clear quality and detection of某种病态is widely形象被。结论本综述在英国大学医院的放射科中进行,表明人工智能在提高图像质量和协助病理检测方面的实际应用。然而,在应用领域、资助机制和对工作流程的感知影响方面,实现是不同的。在进一步研究的支持下,对这些发展的持续监测将有助于澄清这些解决方案的范围,特别是在以生成和下一代模型为特征的快速发展的人工智能景观中。
{"title":"La radiologie entre deux vagues : Adoption de l’intelligence artificielle dans les hôpitaux universitaires français en 2025","authors":"Léo Machado , Valérie Vilgrain , Christophe Aubé , Jules Grégory","doi":"10.1016/j.jidi.2025.07.003","DOIUrl":"10.1016/j.jidi.2025.07.003","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La radiologie, par ses caractéristiques inhérentes – utilisation d’équipements complexes et flux de travail largement numérisé – est à l’avant-garde de l’adoption des innovations technologiques. L’intégration de l’intelligence artificielle (IA) n’y fait pas exception : partie d’une perspective purement théorique, elle est désormais une réalité pratique qui transforme l’acquisition, le post-traitement et l’interprétation des images. Cet article propose un état des lieux de l’adoption de ces outils dans les centres hospitalo-universitaires (CHU) français en 2024, mettant en lumière les bénéfices et difficultés perçus.</div></div><div><h3>Messages principaux</h3><div>L’adoption de l’IA est élevée : 80 % des radiologues interrogés déclarent l’utiliser. Le financement des outils d’IA est multiple : il peut provenir de fonds propres hospitaliers, de partenariats industriels, de crédits de recherche ou d’une intégration directe via l’achat d’équipements lourds. L’adoption de l’IA est inégale dans le flux de travail du radiologue : les solutions de reconstruction/post-traitement des images dominent tandis que celles d’interprétation, majoritairement axées sur l’imagerie 2D, se développent progressivement pour l’imagerie en coupes. L’assistance à la rédaction du compte rendu demeure minoritaire. Les retours qualitatifs sont mitigés : une réduction limitée de la charge de travail est notée mais un coût non négligeable et une complexité d’intégration sont régulièrement mentionnés. En revanche, une amélioration notable de la qualité d’image et de la détection de certaines pathologies est relevée par une majorité d’utilisateurs.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Cet état des lieux, mené auprès des services de radiologie des CHU français, montre une utilisation déjà tangible de l’IA, en particulier pour l’amélioration de la qualité d’image et de façon plus modérée pour l’aide à la détection de pathologies. Malgré tout, l’implémentation reste hétérogène, avec des différences notables dans les domaines d’application, les modes de financement et l’impact ressenti sur la charge de travail. Un suivi continu de ces avancées, couplé à des études supplémentaires, contribuera à préciser la portée de ces solutions, d’autant plus dans un contexte d’évolution rapide de l’IA, notamment via les modèles génératifs et de nouvelle génération.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>Radiology, due to its inherent characteristics — the use of complex equipment and a largely digitized workflow — often leads the way in adopting technological innovations. The integration of artificial intelligence (AI) has thus shifted from a purely theoretical concept to a practical reality, transforming how images are reconstructed, processed, interpreted, and communicated. In this context, various applications are emerging: scheduling optimization, image quality enhancement, diagnostic assistance, and support for report drafting. This article provides an ov","PeriodicalId":100747,"journal":{"name":"Journal d'imagerie diagnostique et interventionnelle","volume":"8 6","pages":"Pages 348-355"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145625323","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.jidi.2025.02.001
J. Pataut , C. Fabert
<div><h3>Introduction</h3><div>L’ostéochondromatose primitive est une pathologie rare et bénigne, caractérisée par une prolifération intra-articulaire de nodules cartilagineux, s’ossifiant avec le temps. La localisation temporo-mandibulaire est exceptionnelle et de diagnostic difficile. L’imagerie est au cœur de la prise en charge avec le scanner et l’IRM. Le traitement est le plus souvent chirurgical, avec une synovectomie.</div></div><div><h3>Observation clinique</h3><div>Nous rapportons le cas d’une patiente de 70 ans ayant consulté son médecin traitant pour une tuméfaction prétragienne droite évoluant depuis plus de 6 mois, associée à une hypoacousie. Un scanner et une IRM retrouvaient de multiples calcifications nodulaires infracentimétriques au sein de l’articulation temporo-mandibulaire droite, associées à une synovite inflammatoire, faisant évoquer le diagnostic d’ostéochondromatose synoviale primitive. La patiente a ensuite été prise en charge en chirurgie maxillo-faciale pour traitement par exérèse des dépôts cartilagineux.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>L’ostéochondromatose temporo-mandibulaire a une symptomatologie peu spécifique. L’imagerie est au cœur du diagnostic, avec notamment le scanner et l’IRM. Pouvant se compliquer d’érosion osseuse de la base du crâne, le traitement chirurgical est le plus souvent retenu.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>À l’aide des différentes modalités d’imagerie, le diagnostic d’ostéochondromatose temporo-mandibulaire doit conduire à un traitement chirurgical, permettant de prévenir les complications et la récidive.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>Primary osteochondromatosis is a rare and benign pathology, characterized by an intra-articular proliferation of cartilaginous nodules, ossifying over time. The temporomandibular location is exceptional and difficult to diagnose. Imaging is at the heart of management with CT scan and MRI. Treatment is most often surgical, with synovectomy.</div></div><div><h3>Case report</h3><div>We report the case of a 70-year-old female patient who consulted her primary care physician for a right pre-tragal swelling that had been developing for more than 6 months, associated with hearing loss. A CT scan and MRI revealed multiple nodular calcifications measuring less than a centimeter in the right temporomandibular joint, associated with inflammatory synovitis, suggesting the diagnosis of primary synovial osteochondromatosis. The patient was then treated in maxillofacial surgery for treatment by excision of the cartilaginous deposits.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Temporomandibular osteochondromatosis has non-specific symptoms. Imaging is at the heart of the diagnosis, including CT scans and MRIs. Surgical treatment is most often chosen, as it can be complicated by bone erosion of skull base.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Using different imaging modalities, the diagnosis of temporomandibular osteochondromatosis should lead to surg
{"title":"Ostéochondromatose temporo-mandibulaire primitive : à propos d’un cas","authors":"J. Pataut , C. Fabert","doi":"10.1016/j.jidi.2025.02.001","DOIUrl":"10.1016/j.jidi.2025.02.001","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’ostéochondromatose primitive est une pathologie rare et bénigne, caractérisée par une prolifération intra-articulaire de nodules cartilagineux, s’ossifiant avec le temps. La localisation temporo-mandibulaire est exceptionnelle et de diagnostic difficile. L’imagerie est au cœur de la prise en charge avec le scanner et l’IRM. Le traitement est le plus souvent chirurgical, avec une synovectomie.</div></div><div><h3>Observation clinique</h3><div>Nous rapportons le cas d’une patiente de 70 ans ayant consulté son médecin traitant pour une tuméfaction prétragienne droite évoluant depuis plus de 6 mois, associée à une hypoacousie. Un scanner et une IRM retrouvaient de multiples calcifications nodulaires infracentimétriques au sein de l’articulation temporo-mandibulaire droite, associées à une synovite inflammatoire, faisant évoquer le diagnostic d’ostéochondromatose synoviale primitive. La patiente a ensuite été prise en charge en chirurgie maxillo-faciale pour traitement par exérèse des dépôts cartilagineux.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>L’ostéochondromatose temporo-mandibulaire a une symptomatologie peu spécifique. L’imagerie est au cœur du diagnostic, avec notamment le scanner et l’IRM. Pouvant se compliquer d’érosion osseuse de la base du crâne, le traitement chirurgical est le plus souvent retenu.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>À l’aide des différentes modalités d’imagerie, le diagnostic d’ostéochondromatose temporo-mandibulaire doit conduire à un traitement chirurgical, permettant de prévenir les complications et la récidive.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>Primary osteochondromatosis is a rare and benign pathology, characterized by an intra-articular proliferation of cartilaginous nodules, ossifying over time. The temporomandibular location is exceptional and difficult to diagnose. Imaging is at the heart of management with CT scan and MRI. Treatment is most often surgical, with synovectomy.</div></div><div><h3>Case report</h3><div>We report the case of a 70-year-old female patient who consulted her primary care physician for a right pre-tragal swelling that had been developing for more than 6 months, associated with hearing loss. A CT scan and MRI revealed multiple nodular calcifications measuring less than a centimeter in the right temporomandibular joint, associated with inflammatory synovitis, suggesting the diagnosis of primary synovial osteochondromatosis. The patient was then treated in maxillofacial surgery for treatment by excision of the cartilaginous deposits.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Temporomandibular osteochondromatosis has non-specific symptoms. Imaging is at the heart of the diagnosis, including CT scans and MRIs. Surgical treatment is most often chosen, as it can be complicated by bone erosion of skull base.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Using different imaging modalities, the diagnosis of temporomandibular osteochondromatosis should lead to surg","PeriodicalId":100747,"journal":{"name":"Journal d'imagerie diagnostique et interventionnelle","volume":"8 6","pages":"Pages 337-340"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145625324","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.jidi.2025.03.003
A. Mathivet , J. Frandon , I. Quéré , J. Ghelfi , J.-C. Gris , M. Prudhomme , M.M. Bertrand
Introduction
Le conduit thoracique est une structure soumise à une haute variabilité anatomique, l’anatomie modale n’est présente que chez 40 à 65 % des personnes.
Message principal
L’ensemble des portions du conduit thoracique présente de nombreuses variations anatomiques qui peuvent rendre difficile la réalisation de gestes interventionnels ou chirurgicaux et occasionner des complications.
Conclusion
La connaissance de l’anatomie du conduit thoracique est fondamentale pour le praticien qui réalise des gestes sur cette structure. L’apport de l’imagerie pré-interventionnelle est important.
Introduction
The thoracic duct is a structure with a high anatomical variability, its typical anatomy is observed in only 40–65% of individuals.
Main message
All segments of the thoracic duct show numerous anatomical variations, which may complicate interventional or surgical procedures and lead to complications.
Conclusion
A thorough knowledge of the thoracic duct anatomy is essential for practitioners performing procedures on this structure. Preprocedural imaging plays a key role.
{"title":"L’anatomie du conduit thoracique","authors":"A. Mathivet , J. Frandon , I. Quéré , J. Ghelfi , J.-C. Gris , M. Prudhomme , M.M. Bertrand","doi":"10.1016/j.jidi.2025.03.003","DOIUrl":"10.1016/j.jidi.2025.03.003","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le conduit thoracique est une structure soumise à une haute variabilité anatomique, l’anatomie modale n’est présente que chez 40 à 65 % des personnes.</div></div><div><h3>Message principal</h3><div>L’ensemble des portions du conduit thoracique présente de nombreuses variations anatomiques qui peuvent rendre difficile la réalisation de gestes interventionnels ou chirurgicaux et occasionner des complications.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La connaissance de l’anatomie du conduit thoracique est fondamentale pour le praticien qui réalise des gestes sur cette structure. L’apport de l’imagerie pré-interventionnelle est important.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>The thoracic duct is a structure with a high anatomical variability, its typical anatomy is observed in only 40–65% of individuals.</div></div><div><h3>Main message</h3><div>All segments of the thoracic duct show numerous anatomical variations, which may complicate interventional or surgical procedures and lead to complications.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>A thorough knowledge of the thoracic duct anatomy is essential for practitioners performing procedures on this structure. Preprocedural imaging plays a key role.</div></div>","PeriodicalId":100747,"journal":{"name":"Journal d'imagerie diagnostique et interventionnelle","volume":"8 6","pages":"Pages 295-298"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145625320","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}