Pub Date : 2025-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2025.07.051
T. Zariouh, M. Taouhid, A. Chatar, M.A. Lakmichi, Z. Dahami, I. Sarf
Introduction
Depuis la pandémie de COVID-19, la téléconsultation s’est imposée comme une alternative incontournable au suivi médical présentiel. En urologie, discipline à forte composante clinique et relationnelle, son usage reste variable. Malgré l’essor de cette pratique, peu d’études francophones ou africaines évaluent son acceptabilité réelle dans les suivis chroniques. Cette étude vise à évaluer l’expérience, la satisfaction et les freins perçus de patients urologiques chroniques face à la téléconsultation.
Méthodes
Étude transversale descriptive menée au sein du service d’urologie d’un centre hospitalier universitaire marocain entre février et mai 2025. Un questionnaire anonyme en 10 items a été distribué à des patients adultes suivis en consultation pour des pathologies chroniques (HBP, lithiase récidivante, cancer prostatique sous hormonothérapie, troubles fonctionnels urinaires). Le questionnaire a été administré sous format papier par un membre de l’équipe médicale à la fin de la consultation. Les données collectées portaient sur l’accès aux outils numériques, l’expérience antérieure de téléconsultation, la satisfaction, les difficultés rencontrées et les préférences futures.
Résultats
Parmi les 72 questionnaires exploitables, 58,3 % des patients avaient déjà eu au moins une téléconsultation. La majorité (67,8 %) jugeait l’expérience satisfaisante, principalement en raison du gain de temps (75 %) et de la réduction des déplacements (69 %). En revanche, 42 % ont évoqué des difficultés techniques (connexion, appareil), et 31 % ont regretté l’absence d’examen physique. Une préférence exclusive pour la téléconsultation a été exprimée par 18 %, contre 47 % qui souhaitaient un modèle mixte. L’acceptabilité était significativement plus élevée chez les patients de moins de 60 ans comparée aux plus âgés (p < 0,05). Ces données pourraient guider la mise en place d’un protocole local de suivi hybride, centré sur le profil patient.
Conclusion
La téléconsultation est globalement bien acceptée en urologie pour les suivis chroniques, en particulier chez les patients jeunes et autonomes. Néanmoins, des freins techniques et relationnels persistent. Nos résultats soulignent l’intérêt d’un modèle hybride, combinant consultations présentielles et distancielles, adapté à chaque patient.
{"title":"Expérience de la téléconsultation en urologie : enquête auprès de patients suivis pour pathologies chroniques dans un centre universitaire marocain","authors":"T. Zariouh, M. Taouhid, A. Chatar, M.A. Lakmichi, Z. Dahami, I. Sarf","doi":"10.1016/j.fpurol.2025.07.051","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2025.07.051","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Depuis la pandémie de COVID-19, la téléconsultation s’est imposée comme une alternative incontournable au suivi médical présentiel. En urologie, discipline à forte composante clinique et relationnelle, son usage reste variable. Malgré l’essor de cette pratique, peu d’études francophones ou africaines évaluent son acceptabilité réelle dans les suivis chroniques. Cette étude vise à évaluer l’expérience, la satisfaction et les freins perçus de patients urologiques chroniques face à la téléconsultation.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Étude transversale descriptive menée au sein du service d’urologie d’un centre hospitalier universitaire marocain entre février et mai 2025. Un questionnaire anonyme en 10 items a été distribué à des patients adultes suivis en consultation pour des pathologies chroniques (HBP, lithiase récidivante, cancer prostatique sous hormonothérapie, troubles fonctionnels urinaires). Le questionnaire a été administré sous format papier par un membre de l’équipe médicale à la fin de la consultation. Les données collectées portaient sur l’accès aux outils numériques, l’expérience antérieure de téléconsultation, la satisfaction, les difficultés rencontrées et les préférences futures.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Parmi les 72 questionnaires exploitables, 58,3 % des patients avaient déjà eu au moins une téléconsultation. La majorité (67,8 %) jugeait l’expérience satisfaisante, principalement en raison du gain de temps (75 %) et de la réduction des déplacements (69 %). En revanche, 42 % ont évoqué des difficultés techniques (connexion, appareil), et 31 % ont regretté l’absence d’examen physique. Une préférence exclusive pour la téléconsultation a été exprimée par 18 %, contre 47 % qui souhaitaient un modèle mixte. L’acceptabilité était significativement plus élevée chez les patients de moins de 60 ans comparée aux plus âgés (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05). Ces données pourraient guider la mise en place d’un protocole local de suivi hybride, centré sur le profil patient.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La téléconsultation est globalement bien acceptée en urologie pour les suivis chroniques, en particulier chez les patients jeunes et autonomes. Néanmoins, des freins techniques et relationnels persistent. Nos résultats soulignent l’intérêt d’un modèle hybride, combinant consultations présentielles et distancielles, adapté à chaque patient.</div></div>","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"35 7","pages":"Page S32"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145420142","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2025.07.050
P. Nicolas
Introduction
Dans une démarche d’amélioration continue de la qualité et de la sécurité des soins, notre établissement spécialisé en urologie a mis en place un protocole de réhabilitation améliorée après chirurgie (RAAC) il y a quatre ans. En 2024, ce parcours a été repensé spécifiquement pour les patients atteints d’un cancer localisé de la prostate, avec l’appui d’une infirmière de coordination. L’objectif : proposer un protocole en chirurgie ambulatoire, en renforçant l’accompagnement du patient avant et après l’intervention.
Méthodes
L’organisation des demi-journées d’information préopératoires a été repensée autour d’une équipe pluridisciplinaire : infirmière, kinésithérapeute, pharmacienne, diététicienne, médecin anesthésiste et, depuis 2024, une sexothérapeute. Un suivi digitalisé a été intégré, comprenant vidéos éducatives et rappels réguliers, favorisant une meilleure anticipation de l’hospitalisation et du retour à domicile. Pendant l’hospitalisation, un programme d’éducation thérapeutique a été renforcé pour encourager l’autonomie du patient. Le suivi postopératoire est assuré par l’infirmière RAAC, permettant un accompagnement individualisé, une relation de confiance et une détection précoce d’éventuelles complications.
Résultats
Depuis la mise en place du nouveau parcours, une quarantaine d’interventions ont été réalisées en ambulatoire. Tous les patients se disent satisfaits des demi-journées RAAC et de la qualité de l’accompagnement. La durée moyenne d’hospitalisation est passée de trois jours à une nuit, voire une prise en charge entièrement ambulatoire. Les patients sont mieux informés, moins anxieux, et plus autonomes dans la gestion de leur santé. Parmi les patients concernés par le protocole ambulatoire 100 % sont satisfaits d’un retour à domicile le jour même, et 95 % d’entre eux recommanderaient ce protocole.
Conclusion
Ce protocole RAAC, associé à la chirurgie mini-invasive robot assistée, a profondément modifié nos pratiques en permettant une réhabilitation optimisée, une hospitalisation réduite, et un retour à domicile sécurisé. Depuis juin 2024, il a permis l’ouverture à la chirurgie ambulatoire, et pourrait être étendu à d’autres interventions, avec un objectif clair : améliorer les suites opératoires tout en réduisant les durées d’hospitalisation.
{"title":"RAAC et chirurgie ambulatoire : transformer l’expérience d’un patient atteint d’un cancer localisé de la prostate","authors":"P. Nicolas","doi":"10.1016/j.fpurol.2025.07.050","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2025.07.050","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Dans une démarche d’amélioration continue de la qualité et de la sécurité des soins, notre établissement spécialisé en urologie a mis en place un protocole de réhabilitation améliorée après chirurgie (RAAC) il y a quatre ans. En 2024, ce parcours a été repensé spécifiquement pour les patients atteints d’un cancer localisé de la prostate, avec l’appui d’une infirmière de coordination. L’objectif : proposer un protocole en chirurgie ambulatoire, en renforçant l’accompagnement du patient avant et après l’intervention.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>L’organisation des demi-journées d’information préopératoires a été repensée autour d’une équipe pluridisciplinaire : infirmière, kinésithérapeute, pharmacienne, diététicienne, médecin anesthésiste et, depuis 2024, une sexothérapeute. Un suivi digitalisé a été intégré, comprenant vidéos éducatives et rappels réguliers, favorisant une meilleure anticipation de l’hospitalisation et du retour à domicile. Pendant l’hospitalisation, un programme d’éducation thérapeutique a été renforcé pour encourager l’autonomie du patient. Le suivi postopératoire est assuré par l’infirmière RAAC, permettant un accompagnement individualisé, une relation de confiance et une détection précoce d’éventuelles complications.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Depuis la mise en place du nouveau parcours, une quarantaine d’interventions ont été réalisées en ambulatoire. Tous les patients se disent satisfaits des demi-journées RAAC et de la qualité de l’accompagnement. La durée moyenne d’hospitalisation est passée de trois jours à une nuit, voire une prise en charge entièrement ambulatoire. Les patients sont mieux informés, moins anxieux, et plus autonomes dans la gestion de leur santé. Parmi les patients concernés par le protocole ambulatoire 100 % sont satisfaits d’un retour à domicile le jour même, et 95 % d’entre eux recommanderaient ce protocole.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Ce protocole RAAC, associé à la chirurgie mini-invasive robot assistée, a profondément modifié nos pratiques en permettant une réhabilitation optimisée, une hospitalisation réduite, et un retour à domicile sécurisé. Depuis juin 2024, il a permis l’ouverture à la chirurgie ambulatoire, et pourrait être étendu à d’autres interventions, avec un objectif clair : améliorer les suites opératoires tout en réduisant les durées d’hospitalisation.</div></div>","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"35 7","pages":"Page S31"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145420145","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2025.07.085
M.O. Timsit , F. Saad , N. Shore , E. Vjaters , D. Olmos , N. Littleton , A. Liu , I. Testa , M. Mo , H.K. Parambath
Introduction
Le darolutamide (DARO) + ADT a significativement réduit le risque de progression radiologique ou de décès de 46 % (HR 0,54, p < 0,0001) vs placebo (PBO) + ADT chez des patients atteints de CPHSm dans ARANOTE (NCT04736199). Nous rapportons ici l’efficacité et la tolérance selon le volume tumoral.
Méthodes
Les patients atteints de CPHSm ont été randomisés 2:1 sur DARO 600 mg BID + ADT ou PBO + ADT. Une maladie à haut volume (HV) était définie par la présence de métastases viscérales et/ou ≥4 lésions osseuses avec ≥ 1 en dehors du pelvis et du rachis (critères CHAARTED). Le critère principal était la survie sans progression radiologique (SSPr). Les critères secondaires incluaient le délai avant cancer de la prostate métastatique résistant à la castration (CPRCm), le délai avant progression de l’antigène prostatique spécifique (PSA) et la tolérance.
Résultats
Sur les 669 patients inclus, 472 (71 %, 315 DARO, 157 PBO) avaient une maladie HV et 197 (29 %, 131 DARO, 66 PBO) une maladie à bas volume (BV). Les patients BV avaient de meilleurs facteurs pronostiques (ECOG PS 0, Gleason 8, traitement local antérieur et PSA faible). DARO + ADT a amélioré la SSPr vs PBO + ADT dans les sous-groupes HV et BV. Dans le sous-groupe BV, DARO + ADT a réduit le risque de progression radiologique ou de décès de 70 % (HR 0,30) ; la SSPr médiane n’étant pas atteinte dans les deux bras. Dans le sous-groupe HV, DARO + ADT a réduit le risque de progression radiologique ou de décès de 40 % (HR 0,60, SSPr médiane de 30,2 mois avec DARO vs 19,2 mois avec PBO). Pour les critères secondaires, DARO a retardé le temps jusqu’au CPRC (HV, HR 0,46 ; BV, HR 0,21) et le délai jusqu’à progression du PSA (HV, HR 0,34 ; LV, HR 0,19) et davantage de patients ont atteint un PSA de 0,2 ng/mL avec DARO vs PBO (HV 54,6 vs 15,5 % ; BV 82,6 vs 25,4 %, respectivement).
Conclusion
Les résultats d’efficacité avec DARO + ADT chez des patients avec CPHSm ont été améliorés vs PBO + ADT, quel que soit le volume tumoral. Les patients avec CPHSm à bas volume présentaient une efficacité thérapeutique marquée avec un fardeau de traitement réduit.
{"title":"Darolutamide associé à une suppression androgénique (ADT) chez des patients atteints d’un cancer de la prostate métastatique hormono-sensible (CPHSm) selon le volume tumoral : analyse en sous-groupes de l’essai de phase 3 ARANOTE","authors":"M.O. Timsit , F. Saad , N. Shore , E. Vjaters , D. Olmos , N. Littleton , A. Liu , I. Testa , M. Mo , H.K. Parambath","doi":"10.1016/j.fpurol.2025.07.085","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2025.07.085","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le darolutamide (DARO)<!--> <!-->+<!--> <!-->ADT a significativement réduit le risque de progression radiologique ou de décès de 46 % (HR 0,54, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,0001) vs placebo (PBO)<!--> <!-->+<!--> <!-->ADT chez des patients atteints de CPHSm dans ARANOTE (<span><span>NCT04736199</span><svg><path></path></svg></span>). Nous rapportons ici l’efficacité et la tolérance selon le volume tumoral.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Les patients atteints de CPHSm ont été randomisés 2:1 sur DARO 600<!--> <!-->mg BID<!--> <!-->+<!--> <!-->ADT ou PBO<!--> <!-->+<!--> <!-->ADT. Une maladie à haut volume (HV) était définie par la présence de métastases viscérales et/ou ≥4 lésions osseuses avec<!--> <!-->≥<!--> <!-->1 en dehors du pelvis et du rachis (critères CHAARTED). Le critère principal était la survie sans progression radiologique (SSPr). Les critères secondaires incluaient le délai avant cancer de la prostate métastatique résistant à la castration (CPRCm), le délai avant progression de l’antigène prostatique spécifique (PSA) et la tolérance.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Sur les 669 patients inclus, 472 (71 %, 315 DARO, 157 PBO) avaient une maladie HV et 197 (29 %, 131 DARO, 66 PBO) une maladie à bas volume (BV). Les patients BV avaient de meilleurs facteurs pronostiques (ECOG PS 0, Gleason 8, traitement local antérieur et PSA faible). DARO<!--> <!-->+<!--> <!-->ADT a amélioré la SSPr vs PBO<!--> <!-->+<!--> <!-->ADT dans les sous-groupes HV et BV. Dans le sous-groupe BV, DARO<!--> <!-->+<!--> <!-->ADT a réduit le risque de progression radiologique ou de décès de 70 % (HR 0,30) ; la SSPr médiane n’étant pas atteinte dans les deux bras. Dans le sous-groupe HV, DARO<!--> <!-->+<!--> <!-->ADT a réduit le risque de progression radiologique ou de décès de 40 % (HR 0,60, SSPr médiane de 30,2 mois avec DARO vs 19,2 mois avec PBO). Pour les critères secondaires, DARO a retardé le temps jusqu’au CPRC (HV, HR 0,46 ; BV, HR 0,21) et le délai jusqu’à progression du PSA (HV, HR 0,34 ; LV, HR 0,19) et davantage de patients ont atteint un PSA de 0,2<!--> <!-->ng/mL avec DARO vs PBO (HV 54,6 vs 15,5 % ; BV 82,6 vs 25,4 %, respectivement).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Les résultats d’efficacité avec DARO<!--> <!-->+<!--> <!-->ADT chez des patients avec CPHSm ont été améliorés vs PBO<!--> <!-->+<!--> <!-->ADT, quel que soit le volume tumoral. Les patients avec CPHSm à bas volume présentaient une efficacité thérapeutique marquée avec un fardeau de traitement réduit.</div></div>","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"35 7","pages":"Page S54"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145420275","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2025.07.086
C. Dariane , F. Saad , H.K. Parambath , N. Shore , E. Vjaters , D. Olmos , N. Littleton , I. Testa , S. Srinivasan , F. Verholen , A. Briganti
Introduction
Le darolutamide (DARO) + ADT a significativement réduit le risque de progression radiologique ou de décès de 46 % (HR 0,54 ; p < 0,0001) vs placebo (PBO) + ADT chez des patients atteints de CPHSm dans ARANOTE (NCT04736199). Nous rapportons des analyses post-hoc d’ARANOTE corrélant la réponse PSA avec les résultats pour les patients et selon le taux de PSA initial.
Méthodes
Des patients avec CPHSm ont été randomisés (2:1) sur DARO 600 mg BID ou PBO, avec ADT. La survie sans progression radiologique, le délai avant cancer de la prostate métastatique résistant à la castration (CPRCm) et le délai avant progression du PSA ont été évalués chez les patients ayant atteint ou non un PSA indétectable (< 0,2 ng/mL) et selon le groupe de PSA à l‘inclusion, défini comme < 1er quartile (Q1, < 4,1 ng/mL), entre Q1 et médiane (4,1 à < 21,3 ng/mL), et ≥ médiane (≥ 21,3 ng/mL).
Résultats
Sur 669 patients (446 DARO, 223 PBO), le PSA médian à l’inclusion était de 21,4 et 21,2 ng/mL, respectivement. Trois fois plus de patients DARO ont atteint un PSA < 0,2 ng/mL (62,6 %) vs PBO (18,5 %). Les patients DARO atteignant le seuil présentaient une réduction du risque de 81 % de progression radiologique ou décès (HR 0,19), de 84 % de progression vers le CPRCm (HR 0,16) et de 92 % de progression du PSA (HR 0,08), indiquant une réponse durable. Quel que soit le groupe de PSA à l’inclusion, plus de patients DARO ont atteint un PSA < 0,2 ng/mL : < 4,1 ng/mL, DARO 87,6 % vs PBO 43,5 % ; 4,1 à < 21,3 ng/mL, 64,8 % vs 14,0 % ; ≥ 21,3 ng/mL, 50,5 % vs 10,2 %. Les patients DARO avec un PSA initial < 4,1 ng/mL présentaient un délai plus long avant progression radiologique ou décès, CPRCm et progression du PSA, comparé à ceux avec PSA ≥ 21,3 ng/mL.
Conclusion
Trois fois plus de patients DARO ont atteint un PSA indétectable vs PBO, avec un PSA indétectable atteint chez plus de patients DARO vs PBO quel que soit le PSA initial. Un PSA indétectable avec DARO était corrélé à un bénéfice clinique sur la progression radiologique ou le décès et à des délais plus longs avant CPRCm et progression du PSA.
IntroductionLe darolutamide DARO) + (ADT大大降低了辐射或死亡风险上升46% (HR 0.54; p < 0.0001) vs安慰剂的患者身上(wbc) + ADT CPHSm ARANOTE NCT04736199)中。我们报告了ARANOTE的事后分析,将PSA反应与患者结果和初始PSA水平联系起来。方法CPHSm患者随机(2:1)服用DARO 600mg BID或PBO, ADT。辐射无进展生存时间和转移性前列腺癌前耐去势(CPRCm)和sap之内上升前的审查评估了患者是否达到了PSA检测不到(< 0.2 ng / mL)和l‘包容PSA集团的说法,指<四分之1 (Q1, < 410) ng / mL之间,Q1和中位数(< 4.1%; 21.3%) ng / mL,和值≥(≥21.3%)ng / mL。结果669例患者(446例DARO, 223例PBO)的PSA中值分别为21.4 ng/mL和21.2 ng/mL。达到0.2 ng/mL(62.6%)与PBO(18.5%)的DARO患者是前者的三倍。病人DARO具有风险的降低门槛高达81% (HR 0.19放射学进展或死亡),上升到84% CPRCm HR(0.16)和sap增长92% (HR 0.08),显示了持久的反应。无论患者PSA集团,多包容DARO达到了PSA <: < 0.2 ng / mL; 410 ng / mL, DARO 87.6% vs wbc 43.5%;< 4.1%; ng / mL, 64.8%的21.3% vs 14.0%;≥21.3 ng/mL, 50.5% vs 10.2%。与PSA≥21.3 ng/mL的患者相比,初始PSA为4.1 ng/mL的DARO患者在放射进展或死亡、CPRCm和PSA进展前的时间更长。结论:无论初始PSA水平如何,达到未检测到PSA的DARO患者比PBO患者多三倍,而达到未检测到PSA的DARO患者比PBO患者多三倍。使用DARO无法检测到PSA与放射进展或死亡的临床益处以及CPRCm和PSA进展的较长延迟相关。
{"title":"Réponse du PSA (antigène spécifique prostatique) avec le darolutamide associé à une suppression androgénique (ADT) chez des patients atteints d’un cancer de la prostate métastatique hormonosensible (CPHSm) dans ARANOTE","authors":"C. Dariane , F. Saad , H.K. Parambath , N. Shore , E. Vjaters , D. Olmos , N. Littleton , I. Testa , S. Srinivasan , F. Verholen , A. Briganti","doi":"10.1016/j.fpurol.2025.07.086","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2025.07.086","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le darolutamide (DARO)<!--> <!-->+<!--> <!-->ADT a significativement réduit le risque de progression radiologique ou de décès de 46 % (HR 0,54 ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,0001) vs placebo (PBO)<!--> <!-->+<!--> <!-->ADT chez des patients atteints de CPHSm dans ARANOTE (<span><span>NCT04736199</span><svg><path></path></svg></span>). Nous rapportons des analyses post-hoc d’ARANOTE corrélant la réponse PSA avec les résultats pour les patients et selon le taux de PSA initial.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Des patients avec CPHSm ont été randomisés (2:1) sur DARO 600<!--> <!-->mg BID ou PBO, avec ADT. La survie sans progression radiologique, le délai avant cancer de la prostate métastatique résistant à la castration (CPRCm) et le délai avant progression du PSA ont été évalués chez les patients ayant atteint ou non un PSA indétectable (< 0,2<!--> <!-->ng/mL) et selon le groupe de PSA à l‘inclusion, défini comme<!--> <!--><<!--> <!-->1<sup>er</sup> quartile (Q1, < 4,1<!--> <!-->ng/mL), entre Q1 et médiane (4,1 à < 21,3<!--> <!-->ng/mL), et ≥ médiane (≥ 21,3<!--> <!-->ng/mL).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Sur 669 patients (446 DARO, 223 PBO), le PSA médian à l’inclusion était de 21,4 et 21,2<!--> <!-->ng/mL, respectivement. Trois fois plus de patients DARO ont atteint un PSA<!--> <!--><<!--> <!-->0,2<!--> <!-->ng/mL (62,6 %) vs PBO (18,5 %). Les patients DARO atteignant le seuil présentaient une réduction du risque de 81 % de progression radiologique ou décès (HR 0,19), de 84 % de progression vers le CPRCm (HR 0,16) et de 92 % de progression du PSA (HR 0,08), indiquant une réponse durable. Quel que soit le groupe de PSA à l’inclusion, plus de patients DARO ont atteint un PSA<!--> <!--><<!--> <!-->0,2<!--> <!-->ng/mL : < 4,1<!--> <!-->ng/mL, DARO 87,6 % vs PBO 43,5 % ; 4,1 à < 21,3<!--> <!-->ng/mL, 64,8 % vs 14,0 % ; ≥ 21,3<!--> <!-->ng/mL, 50,5 % vs 10,2 %. Les patients DARO avec un PSA initial<!--> <!--><<!--> <!-->4,1<!--> <!-->ng/mL présentaient un délai plus long avant progression radiologique ou décès, CPRCm et progression du PSA, comparé à ceux avec PSA<!--> <!-->≥<!--> <!-->21,3<!--> <!-->ng/mL.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Trois fois plus de patients DARO ont atteint un PSA indétectable vs PBO, avec un PSA indétectable atteint chez plus de patients DARO vs PBO quel que soit le PSA initial. Un PSA indétectable avec DARO était corrélé à un bénéfice clinique sur la progression radiologique ou le décès et à des délais plus longs avant CPRCm et progression du PSA.</div></div>","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"35 7","pages":"Pages S54-S55"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145420276","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2025.07.081
Y. Retal, Y. Kharbach, Z. Bakkali Issaui, A. Khallouk
Introduction
L’intelligence artificielle (IA) générative, notamment les modèles de langage comme ChatGPT, connaît un essor fulgurant dans le domaine de la santé depuis son lancement il y’a 2 ans et demi. Dans ce contexte, notre étude vise à évaluer la capacité de ChatGPT à mener une consultation médicale en urologie, à partir de cas réels, en évaluant sa pertinence diagnostique et thérapeutique selon les dernières recommandations de l’Association française d’urologie.
Méthodes
L’étude a porté sur 10 patients consécutifs vus en consultation d’urologie dans notre service. Pour chaque patient, une consultation complète a été réalisée par le même urologue, incluant l’interrogatoire, l’examen clinique, la prescription des examens complémentaires nécessaires, l’établissement du diagnostic final, ainsi que la proposition d’une prise en charge thérapeutique, Ces mêmes cas ont ensuite été soumis à ChatGPT (GPT-4) sous forme séquentielle (symptômes, données d’examens, etc.), sans guidage ni suggestion. À chaque étape, la réponse générée a été comparée à celle du clinicien, en fonction de sa conformité aux recommandations de l’AFU.
Résultats
Les pathologies identifiées incluaient : torsion testiculaire, colique néphrétique, HBP, 2 cas de tumeur de vessie, cancer de la prostate, incontinence urinaire, urétrite, et 2 cas de dysfonction érectile. L’IA a correctement identifié les diagnostics dans 10 cas sur 10. Il a proposé des examens complémentaires pertinents dans 9 cas, et une stratégie thérapeutique conforme aux recommandations dans 9 cas, notamment dans les situations urgentes. Les limites observées concernaient essentiellement des réponses imprécises.
Conclusion
L’intelligence artificielle, apparaît comme un outil prometteur d’aide à la consultation en urologie. Dans cette étude, ChatGPT a montré une bonne fiabilité, y compris dans certaines situations cliniques urgentes, avec une capacité à identifier rapidement les diagnostics et à proposer une prise en charge cohérente avec les recommandations. Son usage pourrait être envisagé comme soutien dans les zones de déserts médicaux, ou en appui à la télémédecine. À terme, son intégration en tant qu’outil complémentaire au raisonnement clinique pourrait contribuer à améliorer l’accès aux soins et l’efficience de la prise en charge en urologie. Une validation à plus grande échelle restent toutefois nécessaires avant une utilisation courante (Fig. 1).
{"title":"L’intelligence artificielle est-elle apte à mener une consultation d’urologie ?","authors":"Y. Retal, Y. Kharbach, Z. Bakkali Issaui, A. Khallouk","doi":"10.1016/j.fpurol.2025.07.081","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2025.07.081","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’intelligence artificielle (IA) générative, notamment les modèles de langage comme ChatGPT, connaît un essor fulgurant dans le domaine de la santé depuis son lancement il y’a 2 ans et demi. Dans ce contexte, notre étude vise à évaluer la capacité de ChatGPT à mener une consultation médicale en urologie, à partir de cas réels, en évaluant sa pertinence diagnostique et thérapeutique selon les dernières recommandations de l’Association française d’urologie.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>L’étude a porté sur 10 patients consécutifs vus en consultation d’urologie dans notre service. Pour chaque patient, une consultation complète a été réalisée par le même urologue, incluant l’interrogatoire, l’examen clinique, la prescription des examens complémentaires nécessaires, l’établissement du diagnostic final, ainsi que la proposition d’une prise en charge thérapeutique, Ces mêmes cas ont ensuite été soumis à ChatGPT (GPT-4) sous forme séquentielle (symptômes, données d’examens, etc.), sans guidage ni suggestion. À chaque étape, la réponse générée a été comparée à celle du clinicien, en fonction de sa conformité aux recommandations de l’AFU.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les pathologies identifiées incluaient : torsion testiculaire, colique néphrétique, HBP, 2 cas de tumeur de vessie, cancer de la prostate, incontinence urinaire, urétrite, et 2 cas de dysfonction érectile. L’IA a correctement identifié les diagnostics dans 10 cas sur 10. Il a proposé des examens complémentaires pertinents dans 9 cas, et une stratégie thérapeutique conforme aux recommandations dans 9 cas, notamment dans les situations urgentes. Les limites observées concernaient essentiellement des réponses imprécises.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’intelligence artificielle, apparaît comme un outil prometteur d’aide à la consultation en urologie. Dans cette étude, ChatGPT a montré une bonne fiabilité, y compris dans certaines situations cliniques urgentes, avec une capacité à identifier rapidement les diagnostics et à proposer une prise en charge cohérente avec les recommandations. Son usage pourrait être envisagé comme soutien dans les zones de déserts médicaux, ou en appui à la télémédecine. À terme, son intégration en tant qu’outil complémentaire au raisonnement clinique pourrait contribuer à améliorer l’accès aux soins et l’efficience de la prise en charge en urologie. Une validation à plus grande échelle restent toutefois nécessaires avant une utilisation courante (<span><span>Fig. 1</span></span>).</div></div>","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"35 7","pages":"Page S52"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145420329","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2025.07.024
C. Pavlovich , X. Meng , N. Kella , G. Sonn , L. Mynderse , K. Michel , P. Sprenkle , M. Anttinen , B. Inman , L. Klotz
Introduction
Les thérapies ablatives du cancer de la prostate (CaP) offrent une efficacité et de résultats fonctionnels prometteuse que la prostatectomie, mais les données randomisées multicentriques manquent. L’étude CAPTAIN (NCT05027477), comparant le TULSA (ablation par ultrasons transurétrale guidée par IRM) à la prostatectomie robot-assistée (PR) pour le CaP à risque intermédiaire, est la première à atteindre son objectif de recrutement. Nous présentons ici les données démographiques de base et les résultats périopératoires initiaux.
Méthodes
CAPTAIN a inclus des hommes atteints d’un CaP ISUP 2/3 localisé, non traité, dans 24 centres (États-Unis : 21, Canada : 2, Finlande : 1). Les patients ont été randomisés 2:1 (TULSA:PR). La PR a été réalisée selon les standards locaux, le TULSA en ablation subtotale ou complète. La sécurité sera évaluée à 1 an (continence sans protection, fonction érectile), l’efficacité à 3 ans (absence de traitement supplémentaire), avec un suivi de 10 ans. Les critères secondaires périopératoires incluent perte de sang, durée de séjour, et un journal de bord sur 30 jours consignant le retour aux activités de base (douleur [NRS] et qualité de vie [EQ-5D-5L]).
Résultats
Deux cent un patients ont été randomisés (TULSA : 69 %, PR : 31 %). Caractéristiques pour TULSA et PR : âge médian (écart interquartile), 63 (56–68) contre 64 (59–68) ans ; ISUP 2/3, 74 %/26 % contre 78 %/22 %. TULSA a montré une perte de sang nulle (0 contre 100 mL, p < 0,001), un séjour plus court (0,29 contre 1,24 jours, p < 0,001), moins de douleur postopératoire jusqu’au 6e jour (p < 0,05), ainsi qu’une moindre détérioration de l’état de santé général sur l’échelle visuelle analogique EQ-5D-5L (0–100) pendant les 30 jours (p < 0,05). Moins d’incapacités extrêmes par EQ-5D-5L ont été observés après TULSA pour la mobilité (0 contre 12 %), les soins personnels (3 contre 17 %) et les activités habituelles (17 contre 40 %).
Conclusion
Le TULSA est associé à l’absence de perte de sang, à l’absence d’hospitalisation, à une réduction de la douleur et à une récupération fonctionnelle plus rapide par rapport à la prostatectomie dans un essai contrôlé randomisé.
{"title":"Essai contrôlé randomisé comparant l’ablation par ultrasons transurétrale guidée par IRM à la prostatectomie radicale : résultats périopératoires","authors":"C. Pavlovich , X. Meng , N. Kella , G. Sonn , L. Mynderse , K. Michel , P. Sprenkle , M. Anttinen , B. Inman , L. Klotz","doi":"10.1016/j.fpurol.2025.07.024","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2025.07.024","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les thérapies ablatives du cancer de la prostate (CaP) offrent une efficacité et de résultats fonctionnels prometteuse que la prostatectomie, mais les données randomisées multicentriques manquent. L’étude CAPTAIN (<span><span>NCT05027477</span><svg><path></path></svg></span>), comparant le TULSA (ablation par ultrasons transurétrale guidée par IRM) à la prostatectomie robot-assistée (PR) pour le CaP à risque intermédiaire, est la première à atteindre son objectif de recrutement. Nous présentons ici les données démographiques de base et les résultats périopératoires initiaux.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>CAPTAIN a inclus des hommes atteints d’un CaP ISUP 2/3 localisé, non traité, dans 24 centres (États-Unis : 21, Canada : 2, Finlande : 1). Les patients ont été randomisés 2:1 (TULSA:PR). La PR a été réalisée selon les standards locaux, le TULSA en ablation subtotale ou complète. La sécurité sera évaluée à 1 an (continence sans protection, fonction érectile), l’efficacité à 3 ans (absence de traitement supplémentaire), avec un suivi de 10 ans. Les critères secondaires périopératoires incluent perte de sang, durée de séjour, et un journal de bord sur 30<!--> <!-->jours consignant le retour aux activités de base (douleur [NRS] et qualité de vie [EQ-5D-5L]).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Deux cent un patients ont été randomisés (TULSA : 69 %, PR : 31 %). Caractéristiques pour TULSA et PR : âge médian (écart interquartile), 63 (56–68) contre 64 (59–68) ans ; ISUP 2/3, 74 %/26 % contre 78 %/22 %. TULSA a montré une perte de sang nulle (0 contre 100<!--> <!-->mL, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001), un séjour plus court (0,29 contre 1,24<!--> <!-->jours, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001), moins de douleur postopératoire jusqu’au 6<sup>e</sup> jour (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05), ainsi qu’une moindre détérioration de l’état de santé général sur l’échelle visuelle analogique EQ-5D-5L (0–100) pendant les 30<!--> <!-->jours (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05). Moins d’incapacités extrêmes par EQ-5D-5L ont été observés après TULSA pour la mobilité (0 contre 12 %), les soins personnels (3 contre 17 %) et les activités habituelles (17 contre 40 %).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Le TULSA est associé à l’absence de perte de sang, à l’absence d’hospitalisation, à une réduction de la douleur et à une récupération fonctionnelle plus rapide par rapport à la prostatectomie dans un essai contrôlé randomisé.</div></div>","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"35 7","pages":"Page S16"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145420420","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2025.07.022
C. Maillard , S. Mebroukine , F. Bladou , G. Robert , G. Pasticier
Introduction
Environ 25 à 30 % des patients traités par radiothérapie pour cancer de la prostate présentent une récidive locale à moyen terme. La prostatectomie de rattrapage reste le traitement curatif de référence, malgré une morbidité importante. Les ultrasons focalisés de haute intensité (S-HIFU) constituent une alternative moins invasive par traitement total, hémiglandulaire ou focal. Le bénéfice oncologique et fonctionnel de cette approche reste à préciser.
Méthodes
Cent trente-huit patients traités par S-HIFU entre 2006 et 2024 pour une récidive locale après radiothérapie externe, ont été inclus dans une étude rétrospective monocentrique. Le traitement était total, hémiglandulaire ou focal. Les patients inclus présentaient une récidive biochimique (critères Phoenix) sans métastases. Les survies sans progression (PFS), sans métastases (MFS) et spécifique au cancer (CSS) ont été analysées par courbes de Kaplan-Meier et modèles de Cox. Les complications ont été classées selon Clavien-Dindo.
Résultats
À 5 ans, la PFS était de 43,6 %, la MFS de 85 % et la CSS de 95 %. Un PSA pré-HIFU élevé et un ISUP ≥ 5 étaient indépendamment associés à une PFS réduite. Aucune différence significative n’a été observée entre les traitements total et hémiglandulaire concernant la PFS et la MFS. En revanche, les traitements focaux étaient associés à un risque accru de progression et de métastases. Sur le plan fonctionnel, 39,8 % ont présenté une obstruction urétrale, dont 26,8 % nécessitant une chirurgie. Des fistules recto-urétrales ou des ostéites pubiennes ont été observées dans 2,9 % des cas. Les complications sévères (Clavien ≥ 3) étaient plus fréquentes après traitement total que hémiglandulaire (48 vs 29 %, p = 0,0313). Un volume prostatique élevé était associé à un sur-risque de complications sévères.
Conclusion
Le S-HIFU constitue une option thérapeutique efficace pour les récidives locales après radiothérapie. L’approche hémiglandulaire, quand elle est envisageable permet de préserver une efficacité oncologique équivalente tout en réduisant significativement la morbidité (Figure 1, Figure 2).
大约25 - 30%接受放射治疗的前列腺癌患者在中期出现局部复发。修复前列腺切除术仍然是治疗的参考,尽管发病率很高。高强度聚焦超声(S-HIFU)是一种侵入性较低的全血小板或局部治疗的替代方案。这种方法的肿瘤和功能效益还有待确定。在一项单中心回顾性研究中,包括了2006年至2024年期间接受S-HIFU治疗的38名局部放疗复发患者。治疗可以是全身的、出血性的或局部的。纳入的患者表现出生化复发(凤凰标准),没有转移。使用Kaplan-Meier曲线和Cox模型分析了无进展生存率(PFS)、无转移率(MFS)和癌症特异性生存率(CSS)。并发症是根据Clavien-Dindo分类的。5岁时,PFS为43.6%,MFS为85%,CSF为95%。高的HIFU前PSA和≥5的ISUP与低的PFS独立相关。PFS和MFS的总治疗和出血小板治疗没有显著差异。另一方面,局部治疗与进展和转移的风险增加有关。在功能方面,39.8%的患者有尿道阻塞,其中26.8%需要手术。在2.9%的病例中观察到直肠瘘管或耻骨。严重并发症(克拉维恩≥3)在全治疗后比血小板更常见(48 vs 29%, p = 0.0313)。前列腺量高与严重并发症的风险高相关。结论S-HIFU是放射治疗后局部复发的有效治疗选择。在可能的情况下,血小板治疗可以保持同等的肿瘤疗效,同时显著降低发病率(图1,图2)。
{"title":"S-HIFU de rattrapage dans les récidives du cancer de la prostate après radiothérapie : résultats oncologiques et fonctionnels d’une cohorte monocentrique, comparaison entre traitement total et hémiglandulaire","authors":"C. Maillard , S. Mebroukine , F. Bladou , G. Robert , G. Pasticier","doi":"10.1016/j.fpurol.2025.07.022","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2025.07.022","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Environ 25 à 30 % des patients traités par radiothérapie pour cancer de la prostate présentent une récidive locale à moyen terme. La prostatectomie de rattrapage reste le traitement curatif de référence, malgré une morbidité importante. Les ultrasons focalisés de haute intensité (S-HIFU) constituent une alternative moins invasive par traitement total, hémiglandulaire ou focal. Le bénéfice oncologique et fonctionnel de cette approche reste à préciser.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Cent trente-huit patients traités par S-HIFU entre 2006 et 2024 pour une récidive locale après radiothérapie externe, ont été inclus dans une étude rétrospective monocentrique. Le traitement était total, hémiglandulaire ou focal. Les patients inclus présentaient une récidive biochimique (critères Phoenix) sans métastases. Les survies sans progression (PFS), sans métastases (MFS) et spécifique au cancer (CSS) ont été analysées par courbes de Kaplan-Meier et modèles de Cox. Les complications ont été classées selon Clavien-Dindo.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>À 5 ans, la PFS était de 43,6 %, la MFS de 85 % et la CSS de 95 %. Un PSA pré-HIFU élevé et un ISUP<!--> <!-->≥<!--> <!-->5 étaient indépendamment associés à une PFS réduite. Aucune différence significative n’a été observée entre les traitements total et hémiglandulaire concernant la PFS et la MFS. En revanche, les traitements focaux étaient associés à un risque accru de progression et de métastases. Sur le plan fonctionnel, 39,8 % ont présenté une obstruction urétrale, dont 26,8 % nécessitant une chirurgie. Des fistules recto-urétrales ou des ostéites pubiennes ont été observées dans 2,9 % des cas. Les complications sévères (Clavien<!--> <!-->≥<!--> <!-->3) étaient plus fréquentes après traitement total que hémiglandulaire (48 vs 29 %, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,0313). Un volume prostatique élevé était associé à un sur-risque de complications sévères.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Le S-HIFU constitue une option thérapeutique efficace pour les récidives locales après radiothérapie. L’approche hémiglandulaire, quand elle est envisageable permet de préserver une efficacité oncologique équivalente tout en réduisant significativement la morbidité (<span><span>Figure 1</span></span>, <span><span>Figure 2</span></span>).</div></div>","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"35 7","pages":"Pages S14-S15"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145420444","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2025.07.021
A. Peyrottes , Y. Allory , A. Colau , F. Taha , S. Larré , F. Desgrandchamps , P. Mongiat-Artus , F. Orlhac , A. Masson-Lecomte
Introduction
Les nomogrammes du MSKCC et de Briganti-2019 sont largement utilisés en pratique clinique pour prédire le risque d’extension locorégionale du cancer de la prostate (CaP) et guider le geste de prostatectomie totale (PT), notamment de curage. Toutefois, leurs performances peuvent varier considérablement d’une population à une autre. L’objectif de cette étude est d’évaluer ces outils en vie réelle.
Méthodes
Nous avons analysé rétrospectivement les données de 381 patients traités par PT robot-assistée pour un CaP non métastatique dans deux centres français. Pour chaque patient, les probabilités d’envahissement locorégional ont été estimées à l’aide des coefficients des algorithmes MSKCC et Briganti-2019 (Fig. 1) pour trois critères : (i) extension extra-capsulaire (EEC), (ii) envahissement des vésicules séminales (EVS), (iii) atteinte ganglionnaire (pN+). Les performances ont été évaluées par l’aire sous la courbe ROC (AUC) et les intervalles de confiance à 95 % (IC 95 %) par bootstrapping.
Résultats
Les caractéristiques des patients sont présentées dans la Fig. 2. Au total, 149 patients (39 %) étaient classés pT3a, 47 (12 %) pT3b et 54 (14 %) pN+. Concernant le nomogramme du MSKCC, l’AUC était respectivement de 0,62 (IC 95 % 0,56–0,68), 0,74 (IC 95 % 0,66–0,82) et 0,65 (IC 95 % 0,56–0,73) pour le risque d’EEC, d’EVS et de pN+. Avec le nomogramme de Briganti-2019, l’AUC associée au risque d’ECE était de 0,61 (IC 95 % 0,55–0,66), de 0,72 (IC 95 % 0,64–0,80) pour l’EVS, et de 0,67 (IC 95 % 0,59–0,75) pour le pN+. Les performances des deux modèles étaient inférieures à celles rapportées dans les études de validation initiales (AUC comprises entre 0,70 et 0,81 pour le nomogramme du MSKCC, et entre 0,69 et 0,79 pour celui de Briganti-2019). Seule la prédiction de l’envahissement des vésicules séminales conservait une discrimination similaire (Fig. 3). Utiliser le seuil de 7 % proposé par Briganti et al. pour guider le geste de curage aurait permis d’éviter 253 (66 %) curages au risque d’ignorer 25 (46 %) pN+.
Conclusion
Les performances des nomogrammes du MSKCC et de Briganti-2019 varient significativement selon les cohortes. Nos résultats soulignent la nécessité de valider localement ces outils avant leur intégration dans la prise de décision clinique, et la décision de réaliser un curage ganglionnaire devrait être discutée au cas par cas. Nos résultats appellent à développer des modèles plus performants.
MSKCC和Briganti-2019命名法在临床实践中被广泛用于预测前列腺癌(PCA)的局部区域扩散风险,并指导全前列腺切除术(PT),特别是胆管切除术。然而,它们在不同人群中的表现可能有很大差异。本研究的目的是在现实生活中评估这些工具。方法回顾性分析了法国两个中心381名接受机器人辅助CT非转移性CAP治疗的患者的数据。使用MSKCC和Briganti-2019算法系数(图1)对每个患者的局部侵袭概率进行了三个标准的估计:(i)囊外扩张(EEC), (ii)精囊侵袭(EVS), (iii)淋巴结侵袭(pN+)。性能由ROC (AUC)曲线下的区域和95%置信区间(95% IC)进行评估。结果患者特征如图2所示。共有149例患者(39%)被归类为pT3a, 47例(12%)被归类为pT3b, 54例(14%)被归类为pN+。在MSKCC命名法中,EEC、EVS和pN+风险的AUC分别为0.62 (95% CI 0.56 - 0.68)、0.74 (95% CI 0.66 - 0.82)和0.65 (95% CI 0.56 - 0.73)。在Briganti-2019命名法中,ECE风险相关的AUC为0.61 (95% CI 0.55 - 0.66), EVS为0.72 (95% CI 0.64 - 0.80), pN+为0.67 (95% CI 0.59 - 0.75)。两种模型的性能都低于初始验证研究报告的性能(MSKCC命名法的AUC范围为0.70 - 0.81,Briganti-2019命名法的AUC范围为0.69 - 0.79)。只有对精囊侵入的预测保持了类似的区分(图3)。使用Briganti等人提出的7%的阈值来指导斜率手势,可以避免253(66%)斜率,而忽略25 (46%)pN+的风险。结论:MSKCC和Briganti-2019命名法的性能在不同队列之间存在显著差异。我们的研究结果强调,在将这些工具纳入临床决策之前,需要在当地进行验证,是否进行淋巴结清除的决定应在个案基础上进行讨论。我们的研究结果要求开发更好的模型。
{"title":"Validation externe et indépendante des nomogrammes MSKCC et Briganti-2019 pour prédire l’extension locorégionale du cancer de la prostate avant prostatectomie totale","authors":"A. Peyrottes , Y. Allory , A. Colau , F. Taha , S. Larré , F. Desgrandchamps , P. Mongiat-Artus , F. Orlhac , A. Masson-Lecomte","doi":"10.1016/j.fpurol.2025.07.021","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2025.07.021","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les nomogrammes du MSKCC et de Briganti-2019 sont largement utilisés en pratique clinique pour prédire le risque d’extension locorégionale du cancer de la prostate (CaP) et guider le geste de prostatectomie totale (PT), notamment de curage. Toutefois, leurs performances peuvent varier considérablement d’une population à une autre. L’objectif de cette étude est d’évaluer ces outils en vie réelle.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Nous avons analysé rétrospectivement les données de 381 patients traités par PT robot-assistée pour un CaP non métastatique dans deux centres français. Pour chaque patient, les probabilités d’envahissement locorégional ont été estimées à l’aide des coefficients des algorithmes MSKCC et Briganti-2019 (<span><span>Fig. 1</span></span>) pour trois critères : (i) extension extra-capsulaire (EEC), (ii) envahissement des vésicules séminales (EVS), (iii) atteinte ganglionnaire (pN+). Les performances ont été évaluées par l’aire sous la courbe ROC (AUC) et les intervalles de confiance à 95 % (IC 95 %) par <em>bootstrapping</em>.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les caractéristiques des patients sont présentées dans la <span><span>Fig. 2</span></span>. Au total, 149 patients (39 %) étaient classés pT3a, 47 (12 %) pT3b et 54 (14 %) pN+. Concernant le nomogramme du MSKCC, l’AUC était respectivement de 0,62 (IC 95 % 0,56–0,68), 0,74 (IC 95 % 0,66–0,82) et 0,65 (IC 95 % 0,56–0,73) pour le risque d’EEC, d’EVS et de pN+. Avec le nomogramme de Briganti-2019, l’AUC associée au risque d’ECE était de 0,61 (IC 95 % 0,55–0,66), de 0,72 (IC 95 % 0,64–0,80) pour l’EVS, et de 0,67 (IC 95 % 0,59–0,75) pour le pN+. Les performances des deux modèles étaient inférieures à celles rapportées dans les études de validation initiales (AUC comprises entre 0,70 et 0,81 pour le nomogramme du MSKCC, et entre 0,69 et 0,79 pour celui de Briganti-2019). Seule la prédiction de l’envahissement des vésicules séminales conservait une discrimination similaire (<span><span>Fig. 3</span></span>). Utiliser le seuil de 7 % proposé par Briganti et al. pour guider le geste de curage aurait permis d’éviter 253 (66 %) curages au risque d’ignorer 25 (46 %) pN+.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Les performances des nomogrammes du MSKCC et de Briganti-2019 varient significativement selon les cohortes. Nos résultats soulignent la nécessité de valider localement ces outils avant leur intégration dans la prise de décision clinique, et la décision de réaliser un curage ganglionnaire devrait être discutée au cas par cas. Nos résultats appellent à développer des modèles plus performants.</div></div>","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"35 7","pages":"Pages S13-S14"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145420422","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
L’infertilité masculine constitue un problème de santé publique en Afrique, souvent sous-estimé dans les systèmes de soins. Cette étude visait à décrire l’accessibilité aux examens diagnostiques, la conformité aux recommandations de l’OMS, la disponibilité des traitements et des techniques de procréation médicalement assistée (PMA), ainsi que les obstacles institutionnels et économiques à une prise en charge efficiente.
Méthodes
Une enquête transversale a été conduite dans 19 pays africains auprès de 68 centres spécialisés, principalement publics (68 %). Les données ont été recueillies à l’aide d’un questionnaire standardisé portant sur l’accessibilité au spermogramme, la réalisation des examens complémentaires (spermoculture, hormonologie, échographie, génétique), les traitements proposés (antibiotiques, hormones, chirurgie), les techniques de PMA disponibles, et les contraintes perçues. Une analyse croisée a exploré les relations entre accessibilité à la PMA, cadre réglementaire, sentiment d’efficacité des praticiens, et besoins en formation.
Résultats
Le spermogramme a été rapporté comme accessible dans 91 % des centres, bien que seulement 78 % d’entre eux aient indiqué suivre les critères de l’OMS. Les examens complémentaires de base étaient disponibles dans 63 % des cas, tandis que 53 % des centres ne proposaient aucun test génétique. Soixante-neuf pour cent des centres disposaient d’un arsenal thérapeutique combinant antibiotiques, hormones et chirurgie. La chirurgie de la varicocèle était pratiquée dans tous les centres. Trente-cinq pour cent des structures ne proposaient aucune technique de PMA, et seules 17 % offraient la FIV ou l’ICSI. Les principaux obstacles identifiés étaient le coût, le non-remboursement et l’insuffisance des plateaux techniques. Un cadre juridique formel était présent dans 42 % des pays, et 15 % des praticiens exprimaient un intérêt pour la formation continue.
Conclusion
Les résultats révèlent une bonne accessibilité aux examens de base, mais soulignent des disparités marquées dans la qualité des diagnostics, l’accès à la PMA et la structuration réglementaire. L’absence de couverture financière et de dispositifs de formation freine la qualité des prises en charge. Ces données soutiennent la nécessité de politiques régionales intégrées combinant encadrement juridique, investissements techniques et développement des compétences professionnelles (Figure 1, Figure 2, Figure 3).
{"title":"Infertilité masculine en Afrique : cartographie des pratiques diagnostiques et thérapeutiques dans 19 pays","authors":"O.J.D. Ziba , S.A. Nedjim , A.T. Kifle , K.H. Gebreselassie , H.W.M. Kambou , M.D.C. Biyouma , B. Kirakoya , A. Ouattara , F.A. Kabore","doi":"10.1016/j.fpurol.2025.07.037","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2025.07.037","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’infertilité masculine constitue un problème de santé publique en Afrique, souvent sous-estimé dans les systèmes de soins. Cette étude visait à décrire l’accessibilité aux examens diagnostiques, la conformité aux recommandations de l’OMS, la disponibilité des traitements et des techniques de procréation médicalement assistée (PMA), ainsi que les obstacles institutionnels et économiques à une prise en charge efficiente.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Une enquête transversale a été conduite dans 19 pays africains auprès de 68 centres spécialisés, principalement publics (68 %). Les données ont été recueillies à l’aide d’un questionnaire standardisé portant sur l’accessibilité au spermogramme, la réalisation des examens complémentaires (spermoculture, hormonologie, échographie, génétique), les traitements proposés (antibiotiques, hormones, chirurgie), les techniques de PMA disponibles, et les contraintes perçues. Une analyse croisée a exploré les relations entre accessibilité à la PMA, cadre réglementaire, sentiment d’efficacité des praticiens, et besoins en formation.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Le spermogramme a été rapporté comme accessible dans 91 % des centres, bien que seulement 78 % d’entre eux aient indiqué suivre les critères de l’OMS. Les examens complémentaires de base étaient disponibles dans 63 % des cas, tandis que 53 % des centres ne proposaient aucun test génétique. Soixante-neuf pour cent des centres disposaient d’un arsenal thérapeutique combinant antibiotiques, hormones et chirurgie. La chirurgie de la varicocèle était pratiquée dans tous les centres. Trente-cinq pour cent des structures ne proposaient aucune technique de PMA, et seules 17 % offraient la FIV ou l’ICSI. Les principaux obstacles identifiés étaient le coût, le non-remboursement et l’insuffisance des plateaux techniques. Un cadre juridique formel était présent dans 42 % des pays, et 15 % des praticiens exprimaient un intérêt pour la formation continue.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Les résultats révèlent une bonne accessibilité aux examens de base, mais soulignent des disparités marquées dans la qualité des diagnostics, l’accès à la PMA et la structuration réglementaire. L’absence de couverture financière et de dispositifs de formation freine la qualité des prises en charge. Ces données soutiennent la nécessité de politiques régionales intégrées combinant encadrement juridique, investissements techniques et développement des compétences professionnelles (<span><span>Figure 1</span></span>, <span><span>Figure 2</span></span>, <span><span>Figure 3</span></span>).</div></div>","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"35 7","pages":"Pages S23-S24"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145420558","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2025.07.034
E. Seizilles De Mazancourt, A. Goujon, P. Meria, F. Meyer, S. Bebane, P. Mongiat Artus, A. Masson-Lecomte, F. Desgrandchamps, F. Gaudez
Introduction
La mise en œuvre du prélèvement d’organes chez les donneurs de type Maastricht 3 repose sur l’installation rapide d’une circulation régionale normothermique (CRN). Cette procédure nécessite une équipe chirurgicale formée et un dispositif de circulation extra-corporelle (CEC), rarement disponibles en dehors des centres spécialisés. Une unité mobile a été créée pour étendre cette activité à des centres dépourvus de telles ressources.
Méthodes
Depuis 2016, notre équipe chirurgicale réalise des prélèvements Maastricht 3 avec canulation chirurgicale au sein de notre centre. En 2021, une unité mobile a été constituée : deux urologues (junior et senior), deux perfusionnistes et une machine de CEC. Après rédaction de procédures et signature de conventions inter-établissements (logistique, financements, refacturations), l’unité est intervenue à partir de 2022 dans deux centres ne disposant ni d’équipe urologique ni de dispositif de CEC.
Résultats
Dix-neuf procédures Maastricht 3 ont été réalisées par l’unité mobile, permettant 36 prélèvements rénaux (tous greffés), 17 prélèvements hépatiques (14 greffés) et 2 prélèvements pulmonaires. La canulation a été réalisée 15 fois en chambre de réanimation et 4 fois au bloc opératoire. La durée moyenne d’asystolie était de 19 minutes et la durée moyenne de canulation de 14 minutes. Ces résultats sont comparables à ceux obtenus dans le centre d’origine, sans dégradation des performances ni des taux de prélèvements greffés.
Conclusion
La mise en place d’une unité mobile multidisciplinaire permet de déployer efficacement le protocole Maastricht 3 dans des établissements sans expertise urologique ni accès à une CEC. Cette organisation innovante optimise l’équité d’accès au don d’organes et s’intègre dans une logique territoriale de santé. Trois nouveaux centres ont d’ores et déjà signé une convention en vue du démarrage de cette activité sur leur site.
{"title":"Création d’une unité mobile pour la canulation chirurgicale et le prélèvement d’organes chez les donneurs de type Maastricht 3 dans des centres sans activité de CEC ni d’urologie","authors":"E. Seizilles De Mazancourt, A. Goujon, P. Meria, F. Meyer, S. Bebane, P. Mongiat Artus, A. Masson-Lecomte, F. Desgrandchamps, F. Gaudez","doi":"10.1016/j.fpurol.2025.07.034","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2025.07.034","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La mise en œuvre du prélèvement d’organes chez les donneurs de type Maastricht 3 repose sur l’installation rapide d’une circulation régionale normothermique (CRN). Cette procédure nécessite une équipe chirurgicale formée et un dispositif de circulation extra-corporelle (CEC), rarement disponibles en dehors des centres spécialisés. Une unité mobile a été créée pour étendre cette activité à des centres dépourvus de telles ressources.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Depuis 2016, notre équipe chirurgicale réalise des prélèvements Maastricht 3 avec canulation chirurgicale au sein de notre centre. En 2021, une unité mobile a été constituée : deux urologues (junior et senior), deux perfusionnistes et une machine de CEC. Après rédaction de procédures et signature de conventions inter-établissements (logistique, financements, refacturations), l’unité est intervenue à partir de 2022 dans deux centres ne disposant ni d’équipe urologique ni de dispositif de CEC.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Dix-neuf procédures Maastricht 3 ont été réalisées par l’unité mobile, permettant 36 prélèvements rénaux (tous greffés), 17 prélèvements hépatiques (14 greffés) et 2 prélèvements pulmonaires. La canulation a été réalisée 15 fois en chambre de réanimation et 4 fois au bloc opératoire. La durée moyenne d’asystolie était de 19<!--> <!-->minutes et la durée moyenne de canulation de 14<!--> <!-->minutes. Ces résultats sont comparables à ceux obtenus dans le centre d’origine, sans dégradation des performances ni des taux de prélèvements greffés.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La mise en place d’une unité mobile multidisciplinaire permet de déployer efficacement le protocole Maastricht 3 dans des établissements sans expertise urologique ni accès à une CEC. Cette organisation innovante optimise l’équité d’accès au don d’organes et s’intègre dans une logique territoriale de santé. Trois nouveaux centres ont d’ores et déjà signé une convention en vue du démarrage de cette activité sur leur site.</div></div>","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"35 7","pages":"Page S22"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145420562","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}