Pub Date : 2025-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2025.08.003
A. Frontczak , T. Prudhomme , A. Del Bello , D. Kassab , Y. Soorojebally , F. Kleinclauss , A. Brodin-Sartorius , P.O. Delpech , M. Pastural , E. Seizilles de Mazancourt , N. Congy , C. Garrouste , B. Thevenin-Lemoine , N. Piffault , E. Morelon , A. Goujon , T. Culty
<div><h3>Introduction</h3><div>Après l’arrêt de fonction du transplant rénal se pose le problème du maintien ou du retrait du greffon. Les indications et la technique chirurgicale de la transplantectomie, de même que la gestion des immunosuppresseurs encadrant le geste sont mal codifiés et ne font l’objet d’aucune recommandation spécifique. Ce travail vise à élaborer des recommandations sur quatre questions cliniques : i) indications de la transplantectomie et calendrier de l’intervention ii) ; impact immunologique et gestion des immunosuppresseurs avant, pendant et après la transplantectomie ; iii) techniques chirurgicales ; iv) alternatives à la transplantectomie/traitements conservateurs (embolisation, etc.).</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>Ces recommandations sont basées sur une revue systématique des articles publiées entre janvier 2000 et mars 2024, réalisée selon la méthode PRISMA (Preferred Reporting Items for Systematic Reviews and Meta-Analyses). Au total, 2144 publications ont été examinées et 84 répondaient aux critères d’inclusion. Les recommandations ont été élaborées par un groupe de travail multidisciplinaire puis relues par un groupe de lecture indépendant.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La transplantectomie systématique, dans un objectif de limiter l’immunisation anti-HLA, n’est pas recommandée (Grade C). Les indications de transplantectomie précoce et tardives ont été précisées de même que l’importance de l’information du patient. Les données ne permettent pas de recommander ou de ne pas recommander l’arrêt brutal ni le sevrage progressif des immunosuppresseurs après transplantectomie (AE). La cinétique d’arrêt des immunosuppresseurs ou la décision de maintien de faibles doses d’immunosuppresseur après transplantectomie doit tenir compte des perspectives de retransplantation et de l’apparition des anticorps anti-HLA (AE). Lorsque la transplantectomie est indiquée pour un syndrome d’intolérance du greffon résistant aux traitements corticoïdes, il est proposé de la réaliser par voie sous-capsulaire (Grade C). La transplantectomie peut être proposée par voie extra-capsulaire si elle est réalisée précocement ou pour tumeur du greffon et par voie sous-capsulaire pour les transplantectomies tardives (AE). L’embolisation peut être proposée comme alternative à la transplantectomie en cas de syndrome d’intolérance du greffon chez des patients fragiles ou refusant la chirurgie (AE).</div></div><div><h3>Conclusions</h3><div>Ces recommandations précisent les indications, la temporalité, la technique chirurgicale, le contexte immunologique et les alternatives de la transplantectomie afin d’améliorer la prise en charge des patients en échec de transplantation rénale. De nombreuses interrogations demeurent concernant les conséquences immunologiques de la transplantectomie.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>After kidney graft failure, the question of maintaining or removing the graft arises. The indications and surgical te
{"title":"Transplantectomie : indications et techniques chirurgicales. Recommandations de l’Association française d’urologie et de la Société francophone de transplantation","authors":"A. Frontczak , T. Prudhomme , A. Del Bello , D. Kassab , Y. Soorojebally , F. Kleinclauss , A. Brodin-Sartorius , P.O. Delpech , M. Pastural , E. Seizilles de Mazancourt , N. Congy , C. Garrouste , B. Thevenin-Lemoine , N. Piffault , E. Morelon , A. Goujon , T. Culty","doi":"10.1016/j.fpurol.2025.08.003","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2025.08.003","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Après l’arrêt de fonction du transplant rénal se pose le problème du maintien ou du retrait du greffon. Les indications et la technique chirurgicale de la transplantectomie, de même que la gestion des immunosuppresseurs encadrant le geste sont mal codifiés et ne font l’objet d’aucune recommandation spécifique. Ce travail vise à élaborer des recommandations sur quatre questions cliniques : i) indications de la transplantectomie et calendrier de l’intervention ii) ; impact immunologique et gestion des immunosuppresseurs avant, pendant et après la transplantectomie ; iii) techniques chirurgicales ; iv) alternatives à la transplantectomie/traitements conservateurs (embolisation, etc.).</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>Ces recommandations sont basées sur une revue systématique des articles publiées entre janvier 2000 et mars 2024, réalisée selon la méthode PRISMA (Preferred Reporting Items for Systematic Reviews and Meta-Analyses). Au total, 2144 publications ont été examinées et 84 répondaient aux critères d’inclusion. Les recommandations ont été élaborées par un groupe de travail multidisciplinaire puis relues par un groupe de lecture indépendant.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La transplantectomie systématique, dans un objectif de limiter l’immunisation anti-HLA, n’est pas recommandée (Grade C). Les indications de transplantectomie précoce et tardives ont été précisées de même que l’importance de l’information du patient. Les données ne permettent pas de recommander ou de ne pas recommander l’arrêt brutal ni le sevrage progressif des immunosuppresseurs après transplantectomie (AE). La cinétique d’arrêt des immunosuppresseurs ou la décision de maintien de faibles doses d’immunosuppresseur après transplantectomie doit tenir compte des perspectives de retransplantation et de l’apparition des anticorps anti-HLA (AE). Lorsque la transplantectomie est indiquée pour un syndrome d’intolérance du greffon résistant aux traitements corticoïdes, il est proposé de la réaliser par voie sous-capsulaire (Grade C). La transplantectomie peut être proposée par voie extra-capsulaire si elle est réalisée précocement ou pour tumeur du greffon et par voie sous-capsulaire pour les transplantectomies tardives (AE). L’embolisation peut être proposée comme alternative à la transplantectomie en cas de syndrome d’intolérance du greffon chez des patients fragiles ou refusant la chirurgie (AE).</div></div><div><h3>Conclusions</h3><div>Ces recommandations précisent les indications, la temporalité, la technique chirurgicale, le contexte immunologique et les alternatives de la transplantectomie afin d’améliorer la prise en charge des patients en échec de transplantation rénale. De nombreuses interrogations demeurent concernant les conséquences immunologiques de la transplantectomie.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>After kidney graft failure, the question of maintaining or removing the graft arises. The indications and surgical te","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"35 7","pages":"Pages 357-369"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145536907","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2025.08.012
S.J. Drouin , A. Goujon , G. Defortescu , A. Frontczak , T. Bessède , T. Prudhomme , F. Sallusto , E. Alezra , G. Verhoest , Y. Soorojebally , G. Ploussard , M. Baboudjian , P. Bigot , Z.-E. Khene , P. Leon , M. Roumiguié , P. Neuville , A. Escoffier , P.O. Delpech , E. Seizilles de Mazancourt , T. Culty
<div><h3>Introduction</h3><div>Les donneurs potentiels en vue d’une transplantation font l’objet d’un dépistage des affections malignes pouvant être transmises au receveur. La découverte d’un cancer ou d’antécédent de cancer conduit souvent à contre-indiquer le don d’organe, alors que dans certains cas le risque de transmission de cancer est très faible. Le contexte actuel de pénurie d’organe nous amène à reconsidérer l’usage d’organes provenant de donneurs ayant un cancer ou des antécédents de cancer si le risque de transmission est minime ou inférieur au risque de décès sur liste d’attente. Le Comité de transplantation (CTAFU) en partenariat avec le Comité de cancérologie (CCAFU) de l’Association française d’urologie se sont donnés pour objet d’éditer des recommandations pour la pratique clinique concernant l’usage de donneurs ayant un cancer ou des antécédents de cancer urologique (cancer de la prostate, cancer du rein, tumeurs urothéliales, cancer du testicule).</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Une revue de la littérature d’approche systématique (PubMed/Medline) a été conduite par un groupe de pilotage issu de membres du CTAFU concernant l’évaluation du risque de transmission de cancer urologique du donneur vers le receveur. Les conclusions de l’argumentaire ont été discutées par un groupe de travail composé de membres du CTAFU et du CCAFU qui a ensuite élaboré les recommandations.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Le risque de transmission d’un cancer de la prostate est très faible. Le groupe de travail a identifié un certain nombre de situations pour lesquelles le don d’organe peut se faire sans risque, en particulier pour les tumeurs de prostate de faible risque, d’autres situations qui nécessitent une concertation et une expertise et des cas plus à risque où la transplantation est déconseillée. En cas d’antécédent de cancer du rein traité chez un potentiel donneur, le prélèvement d’organe n’est pas contre-indiqué pour les tumeurs pT1 de bas grade. Certaines conditions sont nécessaires pour les autres stades et grades en fonction du délai de rémission. En cas de découverte fortuite d’une lésion rénale au cours du bilan du donneur, la faisabilité du prélèvement dépend du stade de la tumeur, de la possibilité de traitement ex vivo de la lésion rénale et d’obtention rapide d’un examen histologique. Les carcinomes urothéliaux sont beaucoup plus à risque de transmission et il n’est pas recommandé de transplanter un organe d’un donneur ayant une tumeur de vessie ou de la voie excrétrice supérieure. Des recommandations ont été formulées concernant les donneurs ayant un antécédent de carcinome urothélial en fonction du groupe à risque de récidive. De même, la découverte d’une tumeur du testicule chez le donneur contre-indique l’usage des organes. Les donneurs ayant un antécédent de cancer du testicule traité de stade I peuvent être acceptés selon certaines conditions, ainsi que les donneurs de stade II et III à en rémission d
对潜在的移植捐献者进行可能传染给接受者的恶性疾病筛查。发现癌症或有癌症史往往会导致不建议捐献器官,尽管在某些情况下,癌症传播的风险非常低。在目前器官短缺的情况下,如果传播风险极低或低于等待死亡的风险,我们必须重新考虑使用来自患有癌症或有癌症史的捐赠者的器官。移植小组委员会(CTAFU)伙同肿瘤学(CCAFU)的泌尿协会旨在编辑给出自己的建议,为临床实践对献血者的使用具有癌症或癌症病史的泌尿系统(前列腺癌、肾上皮肿瘤、乳腺癌、睾丸癌)。设备和方法CTAFU指导小组对系统方法文献(PubMed/Medline)进行了综述,以评估泌尿系统癌症从供体转移到受者的风险。由CTAFU和CCAFU成员组成的工作组讨论了论点的结论,并制定了建议。因此,前列腺癌传播的风险非常低。工作组查明了一些情况,器官捐献可以无风险,特别是对于前列腺肿瘤的风险低,其他情况,需要协商和专门知识和最高危情况,移植是不推荐的。如果潜在捐献者有肾癌病史,摘除低级别pT1肿瘤并不忌讳。根据缓解时间的长短,其他阶段和等级需要满足某些条件。如果在供体检查过程中意外发现肾脏损伤,切除的可行性取决于肿瘤的阶段、肾脏损伤的体外治疗的可能性以及是否及时进行组织学检查。尿路癌的传播风险要大得多,不建议移植膀胱或上排尿道肿瘤的捐赠者的器官。根据复发风险组,对有尿道癌史的供者提出了建议。同样,在捐献者身上发现睾丸肿瘤也不利于器官的使用。献血者有疾病史的第一阶段条约睾丸癌是可以接受的。根据某些条件,以及第二和第三阶段的捐献者ans.ConclusionL’utilisation已发行超过10年的捐献者有肿瘤或可考虑有没有泌尿肿瘤并可望扩大潜在捐献者的人才库。已经提出了一些建议,以便在不损害接受者安全的情况下避免不必要的器官损失。对潜在的移植捐赠者进行筛查,寻找可能传染给接受者的恶性肿瘤。癌症的发现或癌症史往往会导致器官捐献的禁忌症,而在某些情况下,癌症传播的风险非常低。目前器官短缺的背景使我们重新考虑使用来自患有癌症或有癌症病史的捐赠者的器官,当转移风险最小或低于等待名单上的死亡风险时。移植委员会(CTAFU)与协会Francaise d ' Urology (AFU)的癌症委员会(CCAFU)合作,被要求发布关于使用患有癌症或有泌尿系统癌症史(前列腺癌、肾脏癌、尿道肿瘤、睾丸癌)的捐赠者的临床实践指南。CTAFU指导小组成员使用系统方法(PubMed/Medline)对文献进行了综述,以评估从供体向受者的泌尿系统癌症传播风险。由CTAFU和CCAFU成员组成的一个工作组讨论了支持证据的结论,然后制定了临床指南。结果前列腺癌传播的风险非常低。该工作组确定了可以在没有风险的情况下进行器官捐献的几种情况,特别是低风险前列腺肿瘤、其他需要咨询和专门知识的情况,以及不建议移植的高风险情况。在有肾癌治疗史的捐赠者中,器官切除对低级别pT1肿瘤不被禁止。 根据缓解时间的不同,其他阶段和等级需要几个条件。如果在供体筛选过程中偶然发现肾肿瘤,器官的使用取决于肿瘤的分期,离体部分肾切除术的可能性以及快速可靠的组织学检查的可能性。尿路上皮癌的传播风险要高得多,因此不建议移植患有膀胱肿瘤或上尿路肿瘤的捐赠者的器官。对于有尿路上皮癌病史的献血者,根据其复发风险提出了建议。同样,在供体中发现睾丸肿瘤也禁止使用器官。在某些条件下,有I期睾丸癌治疗史的供体可以被接受,缓解期超过10年的II期和III期供体也可以接受。结论可考虑使用有肿瘤或泌尿系统肿瘤病史的供体,并应扩大潜在供体的范围。已经制定了指导方针,在不损害受者安全的情况下不失去健康的器官。
{"title":"Transplantation de rein à partir de donneurs ayant un cancer ou des antécédents de cancer : recommandations du Comité de transplantation et du Comité de cancérologie de l’Association française d’urologie (CTAFU/CCAFU)","authors":"S.J. Drouin , A. Goujon , G. Defortescu , A. Frontczak , T. Bessède , T. Prudhomme , F. Sallusto , E. Alezra , G. Verhoest , Y. Soorojebally , G. Ploussard , M. Baboudjian , P. Bigot , Z.-E. Khene , P. Leon , M. Roumiguié , P. Neuville , A. Escoffier , P.O. Delpech , E. Seizilles de Mazancourt , T. Culty","doi":"10.1016/j.fpurol.2025.08.012","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2025.08.012","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les donneurs potentiels en vue d’une transplantation font l’objet d’un dépistage des affections malignes pouvant être transmises au receveur. La découverte d’un cancer ou d’antécédent de cancer conduit souvent à contre-indiquer le don d’organe, alors que dans certains cas le risque de transmission de cancer est très faible. Le contexte actuel de pénurie d’organe nous amène à reconsidérer l’usage d’organes provenant de donneurs ayant un cancer ou des antécédents de cancer si le risque de transmission est minime ou inférieur au risque de décès sur liste d’attente. Le Comité de transplantation (CTAFU) en partenariat avec le Comité de cancérologie (CCAFU) de l’Association française d’urologie se sont donnés pour objet d’éditer des recommandations pour la pratique clinique concernant l’usage de donneurs ayant un cancer ou des antécédents de cancer urologique (cancer de la prostate, cancer du rein, tumeurs urothéliales, cancer du testicule).</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Une revue de la littérature d’approche systématique (PubMed/Medline) a été conduite par un groupe de pilotage issu de membres du CTAFU concernant l’évaluation du risque de transmission de cancer urologique du donneur vers le receveur. Les conclusions de l’argumentaire ont été discutées par un groupe de travail composé de membres du CTAFU et du CCAFU qui a ensuite élaboré les recommandations.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Le risque de transmission d’un cancer de la prostate est très faible. Le groupe de travail a identifié un certain nombre de situations pour lesquelles le don d’organe peut se faire sans risque, en particulier pour les tumeurs de prostate de faible risque, d’autres situations qui nécessitent une concertation et une expertise et des cas plus à risque où la transplantation est déconseillée. En cas d’antécédent de cancer du rein traité chez un potentiel donneur, le prélèvement d’organe n’est pas contre-indiqué pour les tumeurs pT1 de bas grade. Certaines conditions sont nécessaires pour les autres stades et grades en fonction du délai de rémission. En cas de découverte fortuite d’une lésion rénale au cours du bilan du donneur, la faisabilité du prélèvement dépend du stade de la tumeur, de la possibilité de traitement ex vivo de la lésion rénale et d’obtention rapide d’un examen histologique. Les carcinomes urothéliaux sont beaucoup plus à risque de transmission et il n’est pas recommandé de transplanter un organe d’un donneur ayant une tumeur de vessie ou de la voie excrétrice supérieure. Des recommandations ont été formulées concernant les donneurs ayant un antécédent de carcinome urothélial en fonction du groupe à risque de récidive. De même, la découverte d’une tumeur du testicule chez le donneur contre-indique l’usage des organes. Les donneurs ayant un antécédent de cancer du testicule traité de stade I peuvent être acceptés selon certaines conditions, ainsi que les donneurs de stade II et III à en rémission d","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"35 7","pages":"Pages 370-398"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145537548","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2025.07.093
A. Clerget , F. Desgrandchamps , B. Mesnard , W. Berchiche , S. Levy , G. Margue , F. Taha , A. Boileau , A. Bourillon , V. Lethuillier , W. Mathez , G. Tissot , N. De Brek , M. Pattou , A. Galano , C. Bacle , E. Chauveau , J. Gardet , A. Reichenbach , A. Peyrottes
Introduction
La rupture des corps caverneux est une urgence chirurgicale peu fréquente en urologie. Le dégantage est l’abord traditionnellement privilégié pour permettre une exploration exhaustive mais impose une dissection étendue pouvant entraîner davantage de complications locales et d’évènements indésirables postopératoires. L’abord électif offre un accès moins invasif, mais pourrait être moins performant pour détecter l’ensemble des lésions. L’objectif de cette étude est de comparer l’abord électif au dégantage en termes de morbidité et de performance chirurgicale.
Méthodes
L’étude FRACT’AFUF-SA est une étude rétrospective incluant des patients opérés pour une fracture des corps caverneux entre 2000 et 2024 dans 21 centres en France. L’objectif était de comparer la morbidité et la performance de l’abord électif (en regard de la lésion lorsque repérée à l’imagerie, ou par voie péno-scrotale) au dégantage. Les critères de jugement comprenaient le taux de complications postopératoires, la durée opératoire et d’hospitalisation, ainsi que les résultats fonctionnels (douleurs, courbure de verge et dysfonction érectile). Les analyses statistiques ont été réalisées avec le logiciel R, une valeur de p inférieure à 0,05 étant considérée comme significative.
Résultats
Parmi les 519 patients éligibles, 503 ont été inclus : 338 patients opérés par dégantage et 165 par abord électif. L’âge médian était de 41,5 ans. Au total, 59 % avaient une fracture proximale et 8,7 % une lésion multifocale. Les caractéristiques démographiques étaient similaires entre les groupes. Aucune différence significative n’a été observée en termes de complications postopératoires. La durée opératoire était plus faible dans le groupe abord électif (61,1 vs 74,2 min, p < 0,05) ainsi que la durée d’hospitalisation (p = 0,032). Un seul cas de fracture non identifiée a été recensé dans le groupe abord électif. Après un suivi moyen de 10,1 mois, les résultats fonctionnels ne différaient pas entre les groupes, en dehors du risque de maladie de Lapeyronie plus élevé dans le groupe dégantage (16 vs 7 %, p = 0,031).
Conclusion
L’abord électif ne semble pas réduire le risque de complications post-opératoires. Toutefois, il apparaît comme une voie d’abord rapide, fiable et efficace. Bien qu’il s’agisse de la plus grande série décrite à ce jour, ces résultats doivent être interprétés à la lumière du caractère rétrospectif et du nombre de perdus de vue (Figure 1, Figure 2, Figure 3).
海绵体破裂是一种罕见的泌尿外科紧急情况。传统上,剥离是进行彻底检查的首选方法,但需要进行广泛的剥离,这可能会导致更多的局部并发症和术后不良事件。选择性方法提供了侵入性较低的途径,但在检测所有病变方面可能效果较差。本研究的目的是在发病率和手术性能方面比较选择性手术和脱牙手术。FRACT ' AFUFA -SA研究是一项回顾性研究,包括2000年至2024年在法国21个中心接受海绵体骨折手术的患者。目的是比较选择性方法(通过成像或PEN - SCH检测到的病变)与脱毛的发病率和表现。评估标准包括术后并发症的发生率、手术和住院时间,以及功能结果(疼痛、髋部弯曲和勃起功能障碍)。用R软件进行了统计分析,p值小于0.05被认为是显著的。在519例符合条件的患者中,503例被纳入:338例脱牙手术患者和165例选择性主治患者。中位年龄为41.5岁,59%为近端骨折,8.7%为多灶病变。两组之间的人口特征相似。术后并发症无显著差异。第一选择组的手术时间较短(61.1分钟vs 74.2分钟,p = 0.05),住院时间较短(p = 0.032)。在最初的选举群体中,只有一例未被识别的分裂。平均随访10.1个月后,两组的功能结果没有差异,除了脱尿组的兔尿症风险较高(16 vs 7%, p = 0.031)。结论选择性第一似乎并不能降低术后并发症的风险。然而,它似乎是一种快速、可靠和有效的方法。虽然这是迄今为止描述的最大的系列,但这些结果必须根据回顾性特征和视力丧失的数量来解释(图1、图2、图3)。
{"title":"Dégantage versus abord électif pour la prise en charge des fractures de corps caverneux : résultats de l’étude FRACT’AFUF-SA (Surgical Approach)","authors":"A. Clerget , F. Desgrandchamps , B. Mesnard , W. Berchiche , S. Levy , G. Margue , F. Taha , A. Boileau , A. Bourillon , V. Lethuillier , W. Mathez , G. Tissot , N. De Brek , M. Pattou , A. Galano , C. Bacle , E. Chauveau , J. Gardet , A. Reichenbach , A. Peyrottes","doi":"10.1016/j.fpurol.2025.07.093","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2025.07.093","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La rupture des corps caverneux est une urgence chirurgicale peu fréquente en urologie. Le dégantage est l’abord traditionnellement privilégié pour permettre une exploration exhaustive mais impose une dissection étendue pouvant entraîner davantage de complications locales et d’évènements indésirables postopératoires. L’abord électif offre un accès moins invasif, mais pourrait être moins performant pour détecter l’ensemble des lésions. L’objectif de cette étude est de comparer l’abord électif au dégantage en termes de morbidité et de performance chirurgicale.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>L’étude FRACT’AFUF-SA est une étude rétrospective incluant des patients opérés pour une fracture des corps caverneux entre 2000 et 2024 dans 21 centres en France. L’objectif était de comparer la morbidité et la performance de l’abord électif (en regard de la lésion lorsque repérée à l’imagerie, ou par voie péno-scrotale) au dégantage. Les critères de jugement comprenaient le taux de complications postopératoires, la durée opératoire et d’hospitalisation, ainsi que les résultats fonctionnels (douleurs, courbure de verge et dysfonction érectile). Les analyses statistiques ont été réalisées avec le logiciel R, une valeur de <em>p</em> inférieure à 0,05 étant considérée comme significative.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Parmi les 519 patients éligibles, 503 ont été inclus : 338 patients opérés par dégantage et 165 par abord électif. L’âge médian était de 41,5 ans. Au total, 59 % avaient une fracture proximale et 8,7 % une lésion multifocale. Les caractéristiques démographiques étaient similaires entre les groupes. Aucune différence significative n’a été observée en termes de complications postopératoires. La durée opératoire était plus faible dans le groupe abord électif (61,1 vs 74,2<!--> <!-->min, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05) ainsi que la durée d’hospitalisation (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,032). Un seul cas de fracture non identifiée a été recensé dans le groupe abord électif. Après un suivi moyen de 10,1 mois, les résultats fonctionnels ne différaient pas entre les groupes, en dehors du risque de maladie de Lapeyronie plus élevé dans le groupe dégantage (16 vs 7 %, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,031).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’abord électif ne semble pas réduire le risque de complications post-opératoires. Toutefois, il apparaît comme une voie d’abord rapide, fiable et efficace. Bien qu’il s’agisse de la plus grande série décrite à ce jour, ces résultats doivent être interprétés à la lumière du caractère rétrospectif et du nombre de perdus de vue (<span><span>Figure 1</span></span>, <span><span>Figure 2</span></span>, <span><span>Figure 3</span></span>).</div></div>","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"35 7","pages":"Pages S59-S60"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145420036","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2025.07.063
L. Lenfant , T. Yoann , E. Chartier-Kastler , B. Lukacs , A. Beaugerie , E. Vicaut , P. Mozer
Introduction
L’incontinence urinaire (IU) sévère après prostatectomie radicale constitue une complication fréquente, impactant significativement la qualité de vie des patients. Le sphincter urinaire artificiel (SUA) demeure le traitement chirurgical de référence dans cette indication. Toutefois, des disparités potentielles d’accès à cette prise en charge spécialisée, notamment selon des facteurs socioéconomiques ou géographiques, sont évoquées. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’existence de telles disparités dans un contexte de système de santé à couverture universelle en France.
Méthodes
Une étude cas-témoins nichée a été conduite à partir de la cohorte nationale OBSERVAPUR, construite à partir des données médico-administratives françaises entre 2006 et 2018. Sur 266 927 hommes ayant eu une prostatectomie radicale, 5064 ont reçu un SUA pour IU (cas). Le groupe témoin (n = 3 090) comprenait des patients présentant une IU persistante sans implantation de SUA, identifiés par la délivrance prolongée d’étuis péniens au-delà d’un an postopératoire. Une régression logistique multivariée a été utilisée pour étudier les facteurs associés à l’implantation de SUA.
Résultats
Seuls 1,9 % des patients opérés ont bénéficié d’un SUA. L’âge ≥ 70 ans (OR : 0,55), une radiothérapie adjuvante (OR : 0,69), une chirurgie antérieure pour adénome prostatique (OR : 0,30) et le tabagisme actif (OR 0,81) étaient associés à une probabilité réduite de recours au SUA. En revanche, l’obésité était positivement associée à l’implantation (20 vs 17 %, p = 0,002). De manière contre-intuitive, les patients issus de milieux plus précaires (quintiles Q2, Q3 et Q5) présentaient une probabilité plus élevée de traitement (OR respectifs 1,33, 1,29 et 1,32 vs Q1, p < 0,01). Ni le lieu de résidence (urbain vs rural), ni la distance au centre expert le plus proche n’étaient significativement associés à l’accès au SUA.
Conclusion
Dans le cadre du système de santé universel français, aucune disparité géographique ou socioéconomique majeure n’a été observée dans l’accès au SUA. Toutefois, la très faible proportion de patients traités suggère l’existence de freins non structurels, tels qu’un déficit d’orientation, de sensibilisation ou d’appropriation du parcours thérapeutique. Des actions ciblées sur ces leviers pourraient améliorer l’équité et l’efficience de la prise en charge de l’IU post-prostatectomie (Fig. 1).
根治性前列腺切除术后严重尿失禁(IU)是一种常见的并发症,严重影响患者的生活质量。人工尿路括状体(AU)仍然是该适应症的参考手术治疗。但是,在获得这种专门护理方面存在着潜在的差距,特别是根据社会经济或地理因素。这项研究的目的是评估在法国全民医疗保健系统的背景下存在的这种差距。一项基于2006年至2018年法国医疗行政数据建立的国家队列OBSERVAPUR进行了嵌套病例对照研究。在266,927名接受根治性前列腺切除术的男性中,5064人接受了IU(病例)的AU。对照组(n = 3090)包括没有植入SUA的持续性IU患者,通过术后1年以上的长时间阴茎皮炎来识别。使用多元物流回归来研究与SUA实施相关的因素。只有1.9%的患者接受了AU治疗。年龄≥70岁(OR: 0.55)、辅助放疗(OR: 0.69)、先前前列腺腺瘤手术(OR: 0.30)和主动吸烟(OR 0.81)与ARU使用的可能性降低有关。相比之下,肥胖与植入物呈正相关(20 vs 17%, p = 0.002)。与直觉相反,来自更不稳定环境(Q2、Q3和Q5五分之一)的患者有更高的接受治疗的可能性(OR分别为1.33、1.29和1.32 vs . Q1, p &l; 0.01)。居住地点(城市vs农村)和与最近的专家中心的距离都与进入SUA没有显著关联。结论:在法国的全民医疗保健系统中,在获得AU方面没有观察到重大的地理或社会经济差异。然而,接受治疗的患者比例非常低,这表明存在非结构性障碍,如缺乏指导、意识或对治疗过程的所有权。针对这些杠杆的有针对性的行动可以提高前列腺切除术后宫内节育器管理的公平性和效率(图1)。
{"title":"Accès au sphincter urinaire artificiel pour incontinence urinaire sévère après prostatectomie radicale en France : étude nationale cas-témoins à partir de la cohorte OBSERVAPUR","authors":"L. Lenfant , T. Yoann , E. Chartier-Kastler , B. Lukacs , A. Beaugerie , E. Vicaut , P. Mozer","doi":"10.1016/j.fpurol.2025.07.063","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2025.07.063","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’incontinence urinaire (IU) sévère après prostatectomie radicale constitue une complication fréquente, impactant significativement la qualité de vie des patients. Le sphincter urinaire artificiel (SUA) demeure le traitement chirurgical de référence dans cette indication. Toutefois, des disparités potentielles d’accès à cette prise en charge spécialisée, notamment selon des facteurs socioéconomiques ou géographiques, sont évoquées. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’existence de telles disparités dans un contexte de système de santé à couverture universelle en France.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Une étude cas-témoins nichée a été conduite à partir de la cohorte nationale OBSERVAPUR, construite à partir des données médico-administratives françaises entre 2006 et 2018. Sur 266 927 hommes ayant eu une prostatectomie radicale, 5064 ont reçu un SUA pour IU (cas). Le groupe témoin (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->3 090) comprenait des patients présentant une IU persistante sans implantation de SUA, identifiés par la délivrance prolongée d’étuis péniens au-delà d’un an postopératoire. Une régression logistique multivariée a été utilisée pour étudier les facteurs associés à l’implantation de SUA.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Seuls 1,9 % des patients opérés ont bénéficié d’un SUA. L’âge<!--> <!-->≥<!--> <!-->70 ans (OR : 0,55), une radiothérapie adjuvante (OR : 0,69), une chirurgie antérieure pour adénome prostatique (OR : 0,30) et le tabagisme actif (OR 0,81) étaient associés à une probabilité réduite de recours au SUA. En revanche, l’obésité était positivement associée à l’implantation (20 vs 17 %, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,002). De manière contre-intuitive, les patients issus de milieux plus précaires (quintiles Q2, Q3 et Q5) présentaient une probabilité plus élevée de traitement (OR respectifs 1,33, 1,29 et 1,32 vs Q1, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01). Ni le lieu de résidence (urbain vs rural), ni la distance au centre expert le plus proche n’étaient significativement associés à l’accès au SUA.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Dans le cadre du système de santé universel français, aucune disparité géographique ou socioéconomique majeure n’a été observée dans l’accès au SUA. Toutefois, la très faible proportion de patients traités suggère l’existence de freins non structurels, tels qu’un déficit d’orientation, de sensibilisation ou d’appropriation du parcours thérapeutique. Des actions ciblées sur ces leviers pourraient améliorer l’équité et l’efficience de la prise en charge de l’IU post-prostatectomie (<span><span>Fig. 1</span></span>).</div></div>","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"35 7","pages":"Pages S40-S41"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145420139","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2025.07.054
A. El Attar, M. Nadir, A. Chatar, M.A. Lakmichi, Z. Dahami, I. Sarf
Introduction
La pyéloplastie laparoscopique est aujourd’hui le traitement de référence de syndrome de la jonction pyélo-urétérale. L’utilité de la montée préopératoire d’une sonde double J (DJ) dans la réduction des complications postopératoires reste cependant controversée. Cette étude vise à évaluer l’impact du pré-stenting sur les suites opératoires.
Méthodes
Une étude rétrospective a été menée sur 204 patients opérés pour un syndrome de JPU entre janvier 2015 et 2025. Les caractéristiques démographiques, les indications du pré-stenting, les durées opératoires et les complications postopératoires ont été analysées. Les patients ont été répartis en deux groupes : avec montée de sonde DJ préopératoire (n = 55) et sans montée de sonde DJ (n = 149). Les complications ont été classées selon la classification de Clavien-Dindo.
Résultats
L’âge moyen des patients était de 34 ans (15–86 ans), avec une légère prédominance masculine (54 %). L’atteinte du rein gauche était plus fréquente (55,1 %), suivie du rein droit (33,4 %) et de l’atteinte bilatérale (11,4 %). Les principaux motifs de consultation étaient la lombalgie (85 %) et la colique néphrétique (10,8 %). Les indications principales de pré-stenting étaient la pyélonéphrite aiguë (63,4 %), la colique néphrétique (11,3 %) et l’insuffisance rénale (9,1 %). Le temps opératoire était plus court dans le groupe pré-stenté (123 minutes) comparé au groupe non stenté (135 minutes). Les taux de complications postopératoires étaient : groupe pré-stenté : Clavien I (1,81 %), Clavien II (7,27 %), Clavien IIIa (1,81 %), Clavien IIIb (9 %), aucune complication de grade IV. Groupe non stenté : Clavien I (2,01 %), Clavien II (4,02 %), Clavien IIIb (2 %), aucune complication de grade IIIa ou IV.
Conclusion
La montée préopératoire de sonde double J est associée à une réduction significative du temps opératoire. Toutefois, une incidence plus élevée de complications de grade IIIb a été observée dans le groupe pré-stenté. La décision de pré-stenter doit donc être individualisée selon le contexte clinique (Figure 1, Figure 2, Figure 3).
{"title":"Impact de la montée de sonde double J préopératoire sur les complications postopératoires après pyéloplastie laparoscopique chez les patients atteints de syndrome de la jonction pyélo-urétérale : étude rétrospective","authors":"A. El Attar, M. Nadir, A. Chatar, M.A. Lakmichi, Z. Dahami, I. Sarf","doi":"10.1016/j.fpurol.2025.07.054","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2025.07.054","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La pyéloplastie laparoscopique est aujourd’hui le traitement de référence de syndrome de la jonction pyélo-urétérale. L’utilité de la montée préopératoire d’une sonde double J (DJ) dans la réduction des complications postopératoires reste cependant controversée. Cette étude vise à évaluer l’impact du pré-stenting sur les suites opératoires.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Une étude rétrospective a été menée sur 204 patients opérés pour un syndrome de JPU entre janvier 2015 et 2025. Les caractéristiques démographiques, les indications du pré-stenting, les durées opératoires et les complications postopératoires ont été analysées. Les patients ont été répartis en deux groupes : avec montée de sonde DJ préopératoire (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->55) et sans montée de sonde DJ (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->149). Les complications ont été classées selon la classification de Clavien-Dindo.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>L’âge moyen des patients était de 34 ans (15–86 ans), avec une légère prédominance masculine (54 %). L’atteinte du rein gauche était plus fréquente (55,1 %), suivie du rein droit (33,4 %) et de l’atteinte bilatérale (11,4 %). Les principaux motifs de consultation étaient la lombalgie (85 %) et la colique néphrétique (10,8 %). Les indications principales de pré-stenting étaient la pyélonéphrite aiguë (63,4 %), la colique néphrétique (11,3 %) et l’insuffisance rénale (9,1 %). Le temps opératoire était plus court dans le groupe pré-stenté (123<!--> <!-->minutes) comparé au groupe non stenté (135<!--> <!-->minutes). Les taux de complications postopératoires étaient : groupe pré-stenté : Clavien I (1,81 %), Clavien II (7,27 %), Clavien IIIa (1,81 %), Clavien IIIb (9 %), aucune complication de grade IV. Groupe non stenté : Clavien I (2,01 %), Clavien II (4,02 %), Clavien IIIb (2 %), aucune complication de grade IIIa ou IV.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La montée préopératoire de sonde double J est associée à une réduction significative du temps opératoire. Toutefois, une incidence plus élevée de complications de grade IIIb a été observée dans le groupe pré-stenté. La décision de pré-stenter doit donc être individualisée selon le contexte clinique (<span><span>Figure 1</span></span>, <span><span>Figure 2</span></span>, <span><span>Figure 3</span></span>).</div></div>","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"35 7","pages":"Page S34"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145420141","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2025.07.009
S. Moretto, A. Madden, A. Quarà, F. Zorzi, A. Bravo-Balado, L.M.I. Jannello, S. Kutchukian, M. Chicaud, M. Corrales, L. Candela, L. Berthe, C. Gorny, F. Coste, S. Doizi, O. Traxer, F. Panthier
Introduction
L’objectif de cette étude était d’évaluer les caractéristiques d’impulsion et le risque de fracture de fibre (ROF) du nouveau laser hybride Thulium:YAG (Tm:YAG) RevoLix HTL (OmniGuide, États-Unis).
Méthodes
Les tests ont été réalisés avec des fibres à usage unique de 200 μm et 272 μm. Les caractéristiques d’impulsion (forme du signal, durée et puissance de crête [PP]) ont été mesurées à l’aide d’un wattmètre et d’une photodiode connectée à un oscilloscope. Trois niveaux d’effet (50 %, 75 %, 100 %) ont été testés, correspondant selon le fabricant à des puissances de crête croissantes. Chaque niveau a été étudié pour des énergies de 0,5 à 1 J et des fréquences de 5 à 50 Hz, en mode pulsé. Le ROF a été évalué en soumettant les fibres à 5 minutes d’activation laser continue dans une solution saline, à cinq rayons de courbure décroissants (1, 0,9, 0,75, 0,6 et 0,45 cm), simulant des conditions cliniques extrêmes. Chaque expérience a été répétée trois fois avec des fibres neuves.
Résultats
Le RevoLix HTL a montré un profil d’impulsion quasi rectangulaire stable pour tous les réglages (Fig. 1). À 100 % d’effet, les durées d’impulsion variaient de 1102 μs (30 Hz/0,5 J) à 2182 μs (10 Hz/1 J), et la PP de 381 W (40 Hz/0,5 J) à 565 W (15 Hz/1 J). Aux niveaux de 75 et 50 %, les durées allaient de 1 138 à 3044 μs, et la PP de 325 à 473 W. L’énergie par impulsion restait constante indépendamment du niveau d’effet sélectionné. Au total, 39 conditions ont été testées et aucune fracture de fibre n’a été observée.
Conclusion
Le laser RevoLix HTL Tm:YAG fournit des durées d’impulsion et des puissances de crête stables sur une large gamme de réglages, assurant des performances prévisibles et efficaces, quel que soit le niveau d’énergie ou de fréquence. Aucun risque de fracture de fibre n’a été observé malgré une courbure accrue, ce qui témoigne de sa sécurité. Des études cliniques complémentaires sont nécessaires pour définir son rôle dans la gestion contemporaine des calculs et comparer son efficacité à celle des autres systèmes p-Tm:YAG, Ho:YAG et TFL, sur la base des volumes d’ablation.
{"title":"Évaluation in vitro du profil d’impulsion, de la puissance de crête et de la sécurité des fibres du nouveau laser Tm:YAG RevoLix HTL à diode pompée","authors":"S. Moretto, A. Madden, A. Quarà, F. Zorzi, A. Bravo-Balado, L.M.I. Jannello, S. Kutchukian, M. Chicaud, M. Corrales, L. Candela, L. Berthe, C. Gorny, F. Coste, S. Doizi, O. Traxer, F. Panthier","doi":"10.1016/j.fpurol.2025.07.009","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2025.07.009","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’objectif de cette étude était d’évaluer les caractéristiques d’impulsion et le risque de fracture de fibre (ROF) du nouveau laser hybride Thulium:YAG (Tm:YAG) RevoLix HTL (OmniGuide, États-Unis).</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Les tests ont été réalisés avec des fibres à usage unique de 200<!--> <!-->μm et 272<!--> <!-->μm. Les caractéristiques d’impulsion (forme du signal, durée et puissance de crête [PP]) ont été mesurées à l’aide d’un wattmètre et d’une photodiode connectée à un oscilloscope. Trois niveaux d’effet (50 %, 75 %, 100 %) ont été testés, correspondant selon le fabricant à des puissances de crête croissantes. Chaque niveau a été étudié pour des énergies de 0,5 à 1<!--> <!-->J et des fréquences de 5 à 50<!--> <!-->Hz, en mode pulsé. Le ROF a été évalué en soumettant les fibres à 5<!--> <!-->minutes d’activation laser continue dans une solution saline, à cinq rayons de courbure décroissants (1, 0,9, 0,75, 0,6 et 0,45<!--> <!-->cm), simulant des conditions cliniques extrêmes. Chaque expérience a été répétée trois fois avec des fibres neuves.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Le RevoLix HTL a montré un profil d’impulsion quasi rectangulaire stable pour tous les réglages (<span><span>Fig. 1</span></span>). À 100 % d’effet, les durées d’impulsion variaient de 1102<!--> <!-->μs (30<!--> <!-->Hz/0,5<!--> <!-->J) à 2182<!--> <!-->μs (10<!--> <!-->Hz/1<!--> <!-->J), et la PP de 381<!--> <!-->W (40<!--> <!-->Hz/0,5<!--> <!-->J) à 565<!--> <!-->W (15<!--> <!-->Hz/1<!--> <!-->J). Aux niveaux de 75 et 50 %, les durées allaient de 1 138 à 3044<!--> <!-->μs, et la PP de 325 à 473<!--> <!-->W. L’énergie par impulsion restait constante indépendamment du niveau d’effet sélectionné. Au total, 39 conditions ont été testées et aucune fracture de fibre n’a été observée.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Le laser RevoLix HTL Tm:YAG fournit des durées d’impulsion et des puissances de crête stables sur une large gamme de réglages, assurant des performances prévisibles et efficaces, quel que soit le niveau d’énergie ou de fréquence. Aucun risque de fracture de fibre n’a été observé malgré une courbure accrue, ce qui témoigne de sa sécurité. Des études cliniques complémentaires sont nécessaires pour définir son rôle dans la gestion contemporaine des calculs et comparer son efficacité à celle des autres systèmes p-Tm:YAG, Ho:YAG et TFL, sur la base des volumes d’ablation.</div></div>","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"35 7","pages":"Page S6"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145420152","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2025.07.062
A. Boileau , T. Angelloz , C. Saunière , M. Lefief , B. Poussot , H. Dupuis , H. Erhard , M. Chapuis , L. Sami , T. Brierre , X. Biardeau , B. Peyronnet , C. Manceau , E. Chartier Kastler , J.N. Cornu , C. Saussine , A. Descazeaud , P. Neuville , M.A. Perrouin Verbe , X. Game
Introduction
L’ablation d’une bandelette sous-urétrale synthétique (BSU) expose à un risque de réapparition de l’incontinence urinaire d’effort (IUE). Certaines patientes maintiennent une continence à l’effort satisfaisant post-ablation suggérant des facteurs protecteurs. De même, une hyperactivité vésicale (HAV) peut apparaître ou guérir si elle était de novo. L’étude SUSTER est une cohorte multicentrique française des ablations de BSU synthétique pour complication à moyen et long terme. L’objectif, ici, était d’évaluer le risque de récidive de l’incontinence urinaire et, le cas échéant, ses modalités de prise en charge.
Méthodes
Onze centres spécialisés ont collecté les données. Les dossiers analysés incluent CRH, CRO et lettres de consultation. L’incontinence urinaire a été évaluée à un mois et un an et était gradée selon le nombre de protections utilisées par jour ou selon le grade émis par le clinicien lors de la consultation. L’analyse statistique a été réalisée avec le logiciel R (4.5) et le seuil de significativité était p < 0,05.
Résultats
Cinq cent cinquante et un patientes ayant eu une ablation de BSU ont été incluses. L’âge moyen était de 60 ans. Vingt pour cent des ablations étaient totales. L’IUE post-ablation était présente chez 61 % des patientes, légère dans 22,3 % et sévère dans 34,3 %. Les taux selon le caractère partiel ou complet de l’ablation sont présentés aux Figure 1, Figure 2. Une chirurgie de l’incontinence urinaire était réalisée en même temps que l’ablation dans 5 % des cas et 25 % des patientes ont eu recours à une intervention chirurgicale dans un deuxième temps avec un délai moyen de 11,8 mois. Les chirurgies premières de récidive de l’IUE post-ablation et leur efficacité sont traitées dans la Fig. 3. Seulement 9 patientes ont eu une bandelette aponévrotique. L’évolution à 1 an sans geste montre un taux d’incontinence urinaire d’effort de 56 % considérée comme sévère dans 30 % des cas.
Conclusion
Dans notre étude, le taux d’incontinence urinaire après ablation d’une bandelette sous-uréthrale est respectivement de 60,1 et 71,8 % selon son caractère partiel ou complet. Une part limitée des patientes a recours à une seconde chirurgie. La pose d’une nouvelle BSU synthétique ou d’un sphincter urinaire artificiel apporte les meilleurs résultats.
{"title":"Étude SUSTeR : cohorte rétrospective multicentrique évaluant les résultats de l’ablation des bandelettes sous urétrales synthétiques entre 2010 et 2024 pour complications à moyen ou long termes : l’ablation d’une bandelette signe-t-elle la récidive de l’incontinence ?","authors":"A. Boileau , T. Angelloz , C. Saunière , M. Lefief , B. Poussot , H. Dupuis , H. Erhard , M. Chapuis , L. Sami , T. Brierre , X. Biardeau , B. Peyronnet , C. Manceau , E. Chartier Kastler , J.N. Cornu , C. Saussine , A. Descazeaud , P. Neuville , M.A. Perrouin Verbe , X. Game","doi":"10.1016/j.fpurol.2025.07.062","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2025.07.062","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’ablation d’une bandelette sous-urétrale synthétique (BSU) expose à un risque de réapparition de l’incontinence urinaire d’effort (IUE). Certaines patientes maintiennent une continence à l’effort satisfaisant post-ablation suggérant des facteurs protecteurs. De même, une hyperactivité vésicale (HAV) peut apparaître ou guérir si elle était de novo. L’étude SUSTER est une cohorte multicentrique française des ablations de BSU synthétique pour complication à moyen et long terme. L’objectif, ici, était d’évaluer le risque de récidive de l’incontinence urinaire et, le cas échéant, ses modalités de prise en charge.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Onze centres spécialisés ont collecté les données. Les dossiers analysés incluent CRH, CRO et lettres de consultation. L’incontinence urinaire a été évaluée à un mois et un an et était gradée selon le nombre de protections utilisées par jour ou selon le grade émis par le clinicien lors de la consultation. L’analyse statistique a été réalisée avec le logiciel R (4.5) et le seuil de significativité était <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Cinq cent cinquante et un patientes ayant eu une ablation de BSU ont été incluses. L’âge moyen était de 60 ans. Vingt pour cent des ablations étaient totales. L’IUE post-ablation était présente chez 61 % des patientes, légère dans 22,3 % et sévère dans 34,3 %. Les taux selon le caractère partiel ou complet de l’ablation sont présentés aux <span><span>Figure 1</span></span>, <span><span>Figure 2</span></span>. Une chirurgie de l’incontinence urinaire était réalisée en même temps que l’ablation dans 5 % des cas et 25 % des patientes ont eu recours à une intervention chirurgicale dans un deuxième temps avec un délai moyen de 11,8 mois. Les chirurgies premières de récidive de l’IUE post-ablation et leur efficacité sont traitées dans la <span><span>Fig. 3</span></span>. Seulement 9 patientes ont eu une bandelette aponévrotique. L’évolution à 1 an sans geste montre un taux d’incontinence urinaire d’effort de 56 % considérée comme sévère dans 30 % des cas.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Dans notre étude, le taux d’incontinence urinaire après ablation d’une bandelette sous-uréthrale est respectivement de 60,1 et 71,8 % selon son caractère partiel ou complet. Une part limitée des patientes a recours à une seconde chirurgie. La pose d’une nouvelle BSU synthétique ou d’un sphincter urinaire artificiel apporte les meilleurs résultats.</div></div>","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"35 7","pages":"Pages S39-S40"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145420190","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2025.07.058
N. Barry Delongchamps , R. Zachoval , M. Frankiewicz , I. Ostrowski , M. Matuszewski , A. Czech , P. Chlosta
Introduction
Le sphincter urinaire artificiel (SUA) ARTUS® est composé d’une manchette placée autour de l’urètre par voie périnéale, et reliée par un câble à une unité de contrôle implantée dans la paroi abdominale (Fig. 1). Son action électromécanique permet le réglage de la tension sur l’urètre par télécommande. L’objectif était de démontrer la faisabilité et la sécurité de l’implantation et de l’activation du dispositif.
Méthodes
La phase pilote de cette étude prospective, multicentrique (NCT04827199) visait à inclure 10 patients. Étaient éligibles les hommes ayant une incontinence urinaire d’effort avec > 75 gr au pad-test de 24 heures. Les critères de non-inclusion incluaient une vessie neurogène, une implantation préalable de SUA, radiothérapie pelvienne, sténose ou fistule urétrale. Les critères d’évaluation étaient la durée de l’intervention, les événements indésirables et le fonctionnement de l’implant une fois activé.
Résultats
Dix patients ont été inclus dans 4 centres. L’âge médian [IQ] était de 71 [69–71] ans et l’IMC médian de 27 [24–30] kg/m2. En préopératoire, le pad-test de 24 heures était de 1130 [930–1400] mL. Tous les patients ont été implantés avec succès. La durée de l’anesthésie générale était de 60 [50–70] minutes et la durée d’hospitalisation de 3 [2–3] jours. L’implant a été activé chez les 10 patients à 6 semaines postopératoires. Après un suivi médian de 5 mois, aucune douleur ni gêne n’a été rapportée. Une révision chirurgicale a été nécessaire chez 2 patients. Le premier a eu un réajustement de la manchette autour de l’urètre en raison d’un serrage insuffisant lors de l’implantation initiale. Le second a présenté des contraintes de mouvement de la ligne de transmission du dispositif, liées à des adhérences fibreuses autour de la manchette. Le dispositif a été remplacé. Trois mois après activation, la réduction moyenne du pad-test des 24 heures était de 87 %. À la fin du suivi, les 10 patients disposaient d’un dispositif fonctionnel avec un contrôle optimal de la télécommande.
Conclusion
L’implantation du SUA ARTUS semble faisable et sûre. La phase pivotale va recruter 66 patients supplémentaires pour évaluer l’efficacité et la tolérance à long terme.
{"title":"Sécurité et faisabilité de l’implantation et de l’activation d’un nouveau sphincter urinaire artificiel chez les hommes ayant une incontinence urinaire d’effort : une étude pilote","authors":"N. Barry Delongchamps , R. Zachoval , M. Frankiewicz , I. Ostrowski , M. Matuszewski , A. Czech , P. Chlosta","doi":"10.1016/j.fpurol.2025.07.058","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2025.07.058","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le sphincter urinaire artificiel (SUA) ARTUS® est composé d’une manchette placée autour de l’urètre par voie périnéale, et reliée par un câble à une unité de contrôle implantée dans la paroi abdominale (<span><span>Fig. 1</span></span>). Son action électromécanique permet le réglage de la tension sur l’urètre par télécommande. L’objectif était de démontrer la faisabilité et la sécurité de l’implantation et de l’activation du dispositif.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>La phase pilote de cette étude prospective, multicentrique (<span><span>NCT04827199</span><svg><path></path></svg></span>) visait à inclure 10 patients. Étaient éligibles les hommes ayant une incontinence urinaire d’effort avec<!--> <!-->><!--> <!-->75<!--> <!-->gr au pad-test de 24<!--> <!-->heures. Les critères de non-inclusion incluaient une vessie neurogène, une implantation préalable de SUA, radiothérapie pelvienne, sténose ou fistule urétrale. Les critères d’évaluation étaient la durée de l’intervention, les événements indésirables et le fonctionnement de l’implant une fois activé.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Dix patients ont été inclus dans 4 centres. L’âge médian [IQ] était de 71 [69–71] ans et l’IMC médian de 27 [24–30] kg/m<sup>2</sup>. En préopératoire, le pad-test de 24<!--> <!-->heures était de 1130 [930–1400] mL. Tous les patients ont été implantés avec succès. La durée de l’anesthésie générale était de 60 [50–70] minutes et la durée d’hospitalisation de 3 [2–3] jours. L’implant a été activé chez les 10 patients à 6 semaines postopératoires. Après un suivi médian de 5 mois, aucune douleur ni gêne n’a été rapportée. Une révision chirurgicale a été nécessaire chez 2 patients. Le premier a eu un réajustement de la manchette autour de l’urètre en raison d’un serrage insuffisant lors de l’implantation initiale. Le second a présenté des contraintes de mouvement de la ligne de transmission du dispositif, liées à des adhérences fibreuses autour de la manchette. Le dispositif a été remplacé. Trois mois après activation, la réduction moyenne du pad-test des 24<!--> <!-->heures était de 87 %. À la fin du suivi, les 10 patients disposaient d’un dispositif fonctionnel avec un contrôle optimal de la télécommande.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’implantation du SUA ARTUS semble faisable et sûre. La phase pivotale va recruter 66 patients supplémentaires pour évaluer l’efficacité et la tolérance à long terme.</div></div>","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"35 7","pages":"Page S37"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145420191","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2025.07.057
A. Beaugerie , M.A. Perrouin-Verbe , A. Denormandie , F. Poinard , J. Cotte , C. Plassais , M.L. De Guerry , P. Mozer , E. Chartier-Kastler
Introduction
UroActive® (UroMems, Grenoble, France) est un nouveau sphincter urinaire artificiel (SUA). Il se compose d’une manchette occlusive (MO) placée autour du col vésical et d’une unité de contrôle (UC) implantée dans la partie droite de l’abdomen. L’UC comprend un réservoir, une pompe, une batterie et des composants électroniques capables de communiquer sans fil avec une télécommande dédiée. Cette dernière permet au patient d’ouvrir la MO pour uriner et de diminuer la pression de l’appareil lorsqu’elle est couchée. UroActive® n’est pas encore marqué CE ni approuvé par la FDA.
Méthodes
Une étude de première implantation chez la femme, prospective et multicentrique, a été menée pour évaluer la sécurité et l’efficacité d’UroActive® chez 6 patientes présentant une incontinence urinaire d’effort sévère (NCT05828979). Après l’implantation et une période de cicatrisation de 5 semaines, le dispositif est activé. Des visites de suivi sont prévues à 14 jours ; 1, 3, 6 mois et un an après l’activation pour ajuster les paramètres de l’appareil en fonction du retour des patients. Les critères d’évaluation principaux sont le taux de succès d’activation de l’appareil et le taux d’explantation ou de révisions à 6 mois. Les critères d’évaluation secondaires principaux sont le nombre de patients avec une réduction de 50 % ou plus du pad-test d’une heure (1H-PWT) à 6 mois post-activation.
Résultats
Toutes les patientes, d’âge médian de 66 ans (IQR = 10), ont été implantées par voie postérieure laparoscopique robot assistée. Les 6 dispositifs ont été activés sans difficulté. À 6 mois post-activation : aucune explantation ou révision n’a été requise. Toutes les patientes ont eu une réduction de plus de 50 % du 1H-PWT (médiane = 98 %, IQR = 4). Le Qmax médian était de 23 mL/s (IQR = 20) et le RPM de 11 mL (IQR = 24). Le nombre moyen de mictions par patientes et par 24 h est de 9,6 (IQR = 2,2). Une patiente a présenté un hématome dans les suites de l’implantation nécessitant une reprise. Aucun événement indésirable grave n’est survenu après l’activation des dispositifs.
Conclusion
UroActive® a atteint les objectifs de sécurité et d’efficacité à 6 mois après l’activation, permettant à l’étude de se poursuivre.
{"title":"Résultats à 6 mois des premières implantations chez la femme du sphincter UroActive® (étude TRANSITION)","authors":"A. Beaugerie , M.A. Perrouin-Verbe , A. Denormandie , F. Poinard , J. Cotte , C. Plassais , M.L. De Guerry , P. Mozer , E. Chartier-Kastler","doi":"10.1016/j.fpurol.2025.07.057","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2025.07.057","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>UroActive® (UroMems, Grenoble, France) est un nouveau sphincter urinaire artificiel (SUA). Il se compose d’une manchette occlusive (MO) placée autour du col vésical et d’une unité de contrôle (UC) implantée dans la partie droite de l’abdomen. L’UC comprend un réservoir, une pompe, une batterie et des composants électroniques capables de communiquer sans fil avec une télécommande dédiée. Cette dernière permet au patient d’ouvrir la MO pour uriner et de diminuer la pression de l’appareil lorsqu’elle est couchée. UroActive® n’est pas encore marqué CE ni approuvé par la FDA.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Une étude de première implantation chez la femme, prospective et multicentrique, a été menée pour évaluer la sécurité et l’efficacité d’UroActive® chez 6 patientes présentant une incontinence urinaire d’effort sévère (<span><span>NCT05828979</span><svg><path></path></svg></span>). Après l’implantation et une période de cicatrisation de 5 semaines, le dispositif est activé. Des visites de suivi sont prévues à 14<!--> <!-->jours ; 1, 3, 6 mois et un an après l’activation pour ajuster les paramètres de l’appareil en fonction du retour des patients. Les critères d’évaluation principaux sont le taux de succès d’activation de l’appareil et le taux d’explantation ou de révisions à 6 mois. Les critères d’évaluation secondaires principaux sont le nombre de patients avec une réduction de 50 % ou plus du pad-test d’une heure (1H-PWT) à 6 mois post-activation.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Toutes les patientes, d’âge médian de 66 ans (IQR<!--> <!-->=<!--> <!-->10), ont été implantées par voie postérieure laparoscopique robot assistée. Les 6 dispositifs ont été activés sans difficulté. À 6 mois post-activation : aucune explantation ou révision n’a été requise. Toutes les patientes ont eu une réduction de plus de 50 % du 1H-PWT (médiane<!--> <!-->=<!--> <!-->98 %, IQR<!--> <!-->=<!--> <!-->4). Le Qmax médian était de 23<!--> <!-->mL/s (IQR<!--> <!-->=<!--> <!-->20) et le RPM de 11<!--> <!-->mL (IQR<!--> <!-->=<!--> <!-->24). Le nombre moyen de mictions par patientes et par 24<!--> <!-->h est de 9,6 (IQR<!--> <!-->=<!--> <!-->2,2). Une patiente a présenté un hématome dans les suites de l’implantation nécessitant une reprise. Aucun événement indésirable grave n’est survenu après l’activation des dispositifs.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>UroActive® a atteint les objectifs de sécurité et d’efficacité à 6 mois après l’activation, permettant à l’étude de se poursuivre.</div></div>","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"35 7","pages":"Page S36"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145420193","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2025.07.016
F. Rozet , A. Ruffion , M. Soulié , G. Robert , J. Walz , A. De La Taille , L. Salomon , C. Pfister , R. Mathieu , S. Vincendeau , A. Descazaud , I. Latorzeff , L. Brureau , M. Colombel , M. Rouprêt , R. Gaston , H. Lang , M. Schneider , K. Fizazi , S. Culine
Introduction
Les bénéfices de la suppression androgénique adjuvante (SAD) après une prostatectomie totale (PT) chez les patients atteints d’un cancer de la prostate (CaP) à haut risque, non métastatique avec un PSA postopératoire indétectable ne sont pas établis. L’essai AFU-GETUG-20 a évalué l’impact de la leuproréline adjuvante après la PT dans cette population.
Méthodes
Cette étude randomisée de phase III a été menée dans 37 centres français (EudraCT no 2010-022037-29). Les patients éligibles présentaient un CaP de haut risque postopératoire, avec un PSA indétectable. Les participants ont été randomisés (1:1) entre surveillance et SAD adjuvante pendant 24 mois. Le critère d’évaluation principal était la survie sans métastase (MFS) dans la population en intention de traiter (n = 322). Les objectifs secondaires étaient l’évolution des taux de PSA et de testostérone, la survie spécifique, la survie globale, et la qualité de vie.
Résultats
De juillet 2011 à septembre 2017, 325 patients ont été randomisés entre la surveillance (n = 163) et la leuproréline (n = 162). L’essai a été interrompu en raison d’un nombre insuffisant de participants. Le risque de survenue de métastases à 10 ans était similaire entre les bras (hazard ratio [HR] 0–63 [IC 95 % 0–30–1–30] ; p = 0–204) sans différence en termes de survie sans récidive biologique (HR 0–74 [IC 95 % 0–47–1–16] ; p = 0–187), de survie globale (HR 1–24 [IC 95 % 0–56–2–76] ; p = 0–596), ou de survie spécifique au PCa (HR 0–57 [IC 95 % 0–10–3–17] ; p = 0–512). Les patients traités par leuproréline présentaient des taux de testostérone plus faibles six à 24 mois après l’intervention (p < 0–001), des délais plus courts de dégradation de l’état de santé global (p = 0–0019), de fatigue (p < 0–001) et de douleur (p < 0–001) et des événements indésirables supplémentaires par rapport à l’observation, principalement en ce qui concerne les bouffées de chaleur (83–6 vs 6–2 %), la douleur (57–2 vs 17–1 %), la fatigue (45–4 vs 16–3 %) et les troubles psychiatriques (25–0 vs 2–3 %).
Conclusion
La suppression androgénique adjuvante à la PT par leuproréline chez les patients atteints de CaP non métastatique à haut risque et dont le PSA est indétectable, n’améliore pas la survie, mais augmente la fréquence des événements indésirables entraînant une moins bonne qualité de vie par rapport à la surveillance.
全前列腺切除术(PT)后雄激素辅助抑制(DAS)对术后PSA检测不到的高风险、非转移性前列腺癌(PCA)患者的益处尚未确定。AFU-GETUG-20试验评估了PT后亮氨酸佐剂对该人群的影响。这项III期随机研究在37个法国中心进行(EudraCT no 2010-022037-29)。符合条件的患者术后有高风险的PSA,无法检测到PSA。参与者在监测和辅助DAS之间进行了24个月的随机(1:1)随访。主要评估标准是治疗人群的无转移生存率(n = 322)。次要目标是PSA和睾酮水平的变化、特异性生存率、总体生存率和生活质量。2011年7月至2017年9月,325名患者接受了随访(n = 163)和leuporelin (n = 162)的随机对照试验。由于参与者人数不足,试验中断。发生风险转移到10岁之间是相似的手臂(hazard比率[HR] [95% ci 0—0—63—1—30 - 30];p = 0—204)而言毫无差别的有机无复发生存率[95% ci为0(0—74名HR—47];p = 0—1—16—1 187),总体生存率(HR [95% ci 0—24—56—2—76];p = 0—596),或HR PCa(0—57所特有的生存[95% ci为0—3—10—17];p = 0—512)。白瑞林所治疗的患者存在税率较低的睾丸激素干预后6至24个月(p < 0—001),较短的总体健康状况恶化(p = 0—0019疲劳)、p (<疼痛;0—001)和(p < 0—001)和新增不良事件相比,主要观测。至于潮热(83—6—6 vs 2%)、疼痛(57—2—1 vs 17 %),疲劳(45 - 4比16 - 3%)和精神障碍(25 - 0比2 - 3%)。结论:在PSA无法检测到的高风险非转移性PCA患者中,用leuprorelin辅助PT的雄激素抑制并不能提高生存率,而是增加了不良事件的发生频率,导致生活质量低于监测水平。
{"title":"Résultats de l’essai randomisé de phase III AFU-GETUG-20 évaluant l’acétate de leuproréline adjuvant après prostatectomie totale chez les patients atteints d’un cancer de la prostate localisé à haut risque","authors":"F. Rozet , A. Ruffion , M. Soulié , G. Robert , J. Walz , A. De La Taille , L. Salomon , C. Pfister , R. Mathieu , S. Vincendeau , A. Descazaud , I. Latorzeff , L. Brureau , M. Colombel , M. Rouprêt , R. Gaston , H. Lang , M. Schneider , K. Fizazi , S. Culine","doi":"10.1016/j.fpurol.2025.07.016","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2025.07.016","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les bénéfices de la suppression androgénique adjuvante (SAD) après une prostatectomie totale (PT) chez les patients atteints d’un cancer de la prostate (CaP) à haut risque, non métastatique avec un PSA postopératoire indétectable ne sont pas établis. L’essai AFU-GETUG-20 a évalué l’impact de la leuproréline adjuvante après la PT dans cette population.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Cette étude randomisée de phase III a été menée dans 37 centres français (EudraCT n<sup>o</sup> 2010-022037-29). Les patients éligibles présentaient un CaP de haut risque postopératoire, avec un PSA indétectable. Les participants ont été randomisés (1:1) entre surveillance et SAD adjuvante pendant 24 mois. Le critère d’évaluation principal était la survie sans métastase (MFS) dans la population en intention de traiter (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->322). Les objectifs secondaires étaient l’évolution des taux de PSA et de testostérone, la survie spécifique, la survie globale, et la qualité de vie.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>De juillet 2011 à septembre 2017, 325 patients ont été randomisés entre la surveillance (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->163) et la leuproréline (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->162). L’essai a été interrompu en raison d’un nombre insuffisant de participants. Le risque de survenue de métastases à 10 ans était similaire entre les bras (hazard ratio [HR] 0–63 [IC 95 % 0–30–1–30] ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0–204) sans différence en termes de survie sans récidive biologique (HR 0–74 [IC 95 % 0–47–1–16] ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0–187), de survie globale (HR 1–24 [IC 95 % 0–56–2–76] ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0–596), ou de survie spécifique au PCa (HR 0–57 [IC 95 % 0–10–3–17] ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0–512). Les patients traités par leuproréline présentaient des taux de testostérone plus faibles six à 24 mois après l’intervention (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0–001), des délais plus courts de dégradation de l’état de santé global (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0–0019), de fatigue (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0–001) et de douleur (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0–001) et des événements indésirables supplémentaires par rapport à l’observation, principalement en ce qui concerne les bouffées de chaleur (83–6 vs 6–2 %), la douleur (57–2 vs 17–1 %), la fatigue (45–4 vs 16–3 %) et les troubles psychiatriques (25–0 vs 2–3 %).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La suppression androgénique adjuvante à la PT par leuproréline chez les patients atteints de CaP non métastatique à haut risque et dont le PSA est indétectable, n’améliore pas la survie, mais augmente la fréquence des événements indésirables entraînant une moins bonne qualité de vie par rapport à la surveillance.</div></div>","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"35 7","pages":"Pages S10-S11"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145420202","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}