Pub Date : 2024-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2024.07.004
M. Chicaud , S. Kutchukian , L. Berthe , S. Doizi , O. Traxer , F. Panthier
Introduction
La part des mécanismes photomécaniques et photothermiques impliqués dans l’interaction laser-calcul (ILC) reste débattue. L’objectif de cette étude était de déterminer le mécanisme prédominant dans l’ILC selon la source laser.
Un halo de carbonisation était constamment retrouvé en périphérie du cratère pour le TFL, mais absente avec l’Ho:YAG, sauf à 1J-impulsion longue dans l’air (Tableau 1). L’augmentation de l’énergie d’impulsion ou du PP était associée à une augmentation significative du rayon et de la profondeur du cratère, sauf pour l’Ho:YAG, dont l’augmentation du PP résultait en une diminution du rayon et de la profondeur du cratère, sauf dans l’eau fibre à 2 mm (Tableau 2). Avec TFL, des Tmax au contact d’autant plus importantes que le calcul étaient dans l’air et fibre en contact étaient retrouvés. Avec l’Ho:YAG, des moindres variations de température et diffusions en profondeur plus importantes étaient notées. Le TFL-PP3 présentait des rayon, profondeur de cratère et températures au contact plus importantes que l’Ho:YAG-Impulsion Longue (Tableau 3). Le mode de tir influençait significativement les rayon, profondeurs (maximaux avec calcul immergé fibre en contact) et la température (minimales avec calcul immergé fibre en contact). Lors des manipulations avec le pendule nous n’avons observé aucun déplacement avec Ho:YAG ou TFL.
Conclusion
Si les mécanismes photomécaniques et photothermiques semblent impliqués dans l’ILC, le phénomène photothermique est prédominant, notamment pour le TFL. Ces résultats orientent le développement d’un modèle de simulation numérique de l’ILC.
Pub Date : 2024-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2024.07.085
Y. Damouny, K. El Ouardi, A. Amoch, A. Chatar, M.A. Lakmichi, Z. Dahami, I. Sarf
Introduction
Le traumatisme rénal en urologie constitue un enjeu majeur de diagnostic e de prise en charge qui est devenu de plus en plus en faveur d’une approche conservatrice du fait des progrès des techniques de la radiologie interventionnelle, de l’endo-urologie et des moyens d’accueils aux urgences et de réanimation.
L’objectif de ce travail était d’identifier les facteurs associés à la nécessité d’une intervention chirurgicale chez les patients atteints de traumatisme rénal grade III–V et traités initialement de manière conservatrice.
Méthodes
Nous avons étudié rétrospectivement les données des patients atteints de traumatisme rénal grade III–V survenus entre juin 2013 au juin 2023. Les caractères démographiques, cliniques et bio-radiologiques à l’admission et au cours du suivi, ainsi que la prise en charge et les complications, ont été enregistrés. Les données des patients, dont le traitement conservateur a été un succès sans recours à la néphrectomie, et celles des patients qui ont eu besoin de chirurgie, ont été analysées.
Résultats
Au total, 84 patients ont été inclus dans cette étude. Le grade III représentait 40 %, le grade IV 55 % (116) et le grade V 5 % (10). Le taux de réussite du traitement conservateur était de 88 % : 68 cas de grade III (94 %), 52 cas de grade IV (72 %) et aucun patient de grade V. L’hypotension à l’admission (p = 0,04), taille de l’hématome supérieure à 3,5 centimètres (p = 0,002), le grade V (p = 0,003), anémie (p = 0,04), la transfusion sanguine (p = 0,01) et l’aggravation des lésions au scanner de contrôle (p = 0,001), sont les facteurs retenus comme prédictifs d’échec du traitement conservateur.
Conclusion
L’attitude conservatrice devant un traumatisme rénal grade III–V reste le traitement de choix, les facteurs pronostiques retrouvés permettent de mieux sélectionner les patients.
{"title":"Facteurs prédictifs d’échec du traitement conservateur du traumatisme rénal grade III–V de l’AAST","authors":"Y. Damouny, K. El Ouardi, A. Amoch, A. Chatar, M.A. Lakmichi, Z. Dahami, I. Sarf","doi":"10.1016/j.fpurol.2024.07.085","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2024.07.085","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le traumatisme rénal en urologie constitue un enjeu majeur de diagnostic e de prise en charge qui est devenu de plus en plus en faveur d’une approche conservatrice du fait des progrès des techniques de la radiologie interventionnelle, de l’endo-urologie et des moyens d’accueils aux urgences et de réanimation.</div><div>L’objectif de ce travail était d’identifier les facteurs associés à la nécessité d’une intervention chirurgicale chez les patients atteints de traumatisme rénal grade III–V et traités initialement de manière conservatrice.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Nous avons étudié rétrospectivement les données des patients atteints de traumatisme rénal grade III–V survenus entre juin 2013 au juin 2023. Les caractères démographiques, cliniques et bio-radiologiques à l’admission et au cours du suivi, ainsi que la prise en charge et les complications, ont été enregistrés. Les données des patients, dont le traitement conservateur a été un succès sans recours à la néphrectomie, et celles des patients qui ont eu besoin de chirurgie, ont été analysées.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 84 patients ont été inclus dans cette étude. Le grade III représentait 40 %, le grade IV 55 % (116) et le grade V 5 % (10). Le taux de réussite du traitement conservateur était de 88 % : 68 cas de grade III (94 %), 52 cas de grade IV (72 %) et aucun patient de grade V. L’hypotension à l’admission (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,04), taille de l’hématome supérieure à 3,5 centimètres (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,002), le grade V (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,003), anémie (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,04), la transfusion sanguine (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,01) et l’aggravation des lésions au scanner de contrôle (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,001), sont les facteurs retenus comme prédictifs d’échec du traitement conservateur.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’attitude conservatrice devant un traumatisme rénal grade III–V reste le traitement de choix, les facteurs pronostiques retrouvés permettent de mieux sélectionner les patients.</div></div>","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"34 7","pages":"Pages S59-S60"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142700199","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2024-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2024.07.210
Thibaut Murez , Aude Fléchon , Nicolas Branger , Pierre-Henri Savoie , Laurence Rocher , Philippe Camparo , Paul Neuville , Agate Escoffier , Morgan Rouprêt
<div><h3>Objectif</h3><div>Mise à jour des recommandations de prise en charge des tumeurs germinales du testicule.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Revue exhaustive de la littérature effectuée sur PubMed depuis 2022 concernant le diagnostic, le traitement et le suivi des tumeurs germinales du testicule (TGT), et la tolérance des traitements. Le niveau de preuve des références a été évalué.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Le bilan initial d’un patient atteint d’une tumeur germinale du testicule repose sur un examen clinique, une évaluation biologique (par le dosage de marqueurs sériques AFP, hCG totale, LDH) et radiologique (échographie scrotale et tomodensitométrie thoracoabdominopelvienne [TAP]). L’orchidectomie par voie inguinale est la première étape thérapeutique : elle permet le diagnostic histologique, définit le stade local, et les facteurs de risque évolutifs pour les tumeurs germinales non séminomateuses (TGNS) de stades I. Pour les patients atteints d’un séminome pur de stade I, le risque évolutif compris entre 15 et 20 % fait privilégier la surveillance chez des patients compliants ; la chimiothérapie adjuvante par carboplatine AUC 7 est une option ; les indications de radiothérapie lomboaortiques sont limitées. Pour les patients atteints d’une TGNS de stade I, différentes options sont envisageables entre une surveillance ou une stratégie adaptée au risque (surveillance ou 1 cycle de bléomycine étoposide cisplatine [BEP] en fonction de la présence ou non d’emboles vasculaires au sein de la tumeur). Le curage ganglionnaire rétropéritonéal de stadification a une place très limitée. Le traitement des TGT métastatiques est une chimiothérapie par BEP en l’absence de contre-indication à la bléomycine dont le nombre de cycles est défini selon les groupes pronostiques de l’International Germ Cell Cancer Consortium Group (IGCCCG). La radiothérapie lombo-aortique est encore un standard dans les tumeurs germinales séminomateuses (TGS) de stade IIA. À l’issue de la chimiothérapie, l’évaluation de la taille des masses résiduelles doit être réalisée par un scanner TAP pour les TGNS : un curage ganglionnaire rétropéritonéal est recommandé pour toute masse résiduelle supérieure à 1 cm, ainsi que l’exérèse de tous les autres sites métastatiques. Pour les TGS, une réévaluation par TEP-18FDG est nécessaire pour préciser l’indication chirurgicale des masses résiduelles > 3 cm. La chirurgie reste rare dans ces situations.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Le respect des recommandations de prise en charge des TGT permet d’obtenir un taux de survie spécifique excellent de 99 % pour les stades I et de plus de 85 % pour les stades métastatiques.</div></div><div><h3>Objective</h3><div>To update the guidelines for the management of germ cell tumours of the testis.</div></div><div><h3>Material and methods</h3><div>Comprehensive PubMed review from 2022 on the diagnosis, treatment and follow-up of testicular germ cell tumours (TGT),
材料与方法在 PubMed 上对 2022 年以来有关睾丸生殖细胞瘤(GCT)的诊断、治疗和随访以及治疗安全性的文献进行了详尽回顾。睾丸生殖细胞瘤患者的初步检查以临床检查、生物学评估(通过测量血清标志物AFP、总hCG、LDH)和放射学评估(阴囊超声和胸腹盆腔[TAP]计算机断层扫描)为基础。腹股沟睾丸切除术是治疗的第一步:它可以进行组织学诊断,确定 I 期非精原细胞瘤(NSGCT)的局部分期和进展风险因素。对于纯I期精原细胞瘤患者,病情恶化的风险在15%至20%之间,因此最好对符合要求的患者进行监测;可选择卡铂AUC 7辅助化疗;腰口放疗的适应症有限。对于I期TNBC患者,有多种选择:监测或风险适应策略(监测或一个周期的博莱霉素依托泊苷顺铂[BEP],取决于肿瘤内是否存在血管栓塞)。用于分期的腹膜后淋巴结清扫术作用非常有限。如果没有博莱霉素禁忌症,转移性 TGT 的治疗方法是使用 BEP 化疗,化疗周期的长短根据国际生殖细胞癌症联盟小组(IGCCCG)的预后分组来确定。主动脉腔内放疗仍是 IIA 期精原细胞瘤(SGCT)的标准治疗方法。化疗后,应使用 TAP 扫描评估精原细胞瘤残留肿块的大小:建议对大于 1 厘米的残留肿块进行腹膜后淋巴结清扫,并切除所有其他转移部位。对于 TGS,有必要使用 18FDG PET 扫描进行重新评估,以确定 3 厘米残留肿块的手术指征。材料和方法对2022年以来有关睾丸生殖细胞瘤(TGT)的诊断、治疗和随访以及治疗安全性的PubMed综述进行全面回顾。结果对睾丸生殖细胞瘤患者的初步评估基于临床检查、生物学评估(通过测量血清标志物 AFP、总 hCG 和 LDH)和放射学评估(阴囊超声和胸腹盆腔计算机断层扫描 [TAP])。腹股沟睾丸切除术是治疗的第一步,因为它可以进行组织学诊断,并确定 I 期非肉瘤性生殖细胞肿瘤(NSGCTs)的局部分期和进展风险因素。对于纯I期精原细胞瘤患者来说,病情恶化的风险在15%到20%之间,因此对于符合条件的患者,最好进行监测;可以选择卡铂AUC 7辅助化疗;主动脉腔内放疗的适应症有限。对于I期NSGCT患者,有多种选择,即监测或风险适应策略(根据肿瘤内是否存在血管栓塞,选择监测或一个周期的BEP[博来霉素依托泊苷顺铂])。用于分期的腹膜后淋巴结清扫术作用非常有限。转移性 GCT 的治疗包括在没有博莱霉素禁忌症的情况下使用 BEP 化疗,化疗周期数根据国际生殖细胞癌联盟小组(IGCCCG)的预后分组来确定。主动脉腔内放疗仍是 IIA 期精原细胞瘤(SGCT)的标准治疗方法。化疗结束后,应通过TAP扫描评估NSGCT残留肿块的大小,建议对大于1厘米的残留肿块进行腹膜后淋巴结清扫,同时切除所有其他转移部位。对于 SGCT,有必要通过 18FDG PET 扫描进行重新评估,以确定残留肿块超过 3 厘米的手术指征。在这些情况下,手术仍然很少见。结论坚持GCT治疗建议可获得极佳的特异性生存率,I期患者的生存率为99%,转移性疾病患者的生存率超过85%。
{"title":"Recommandations françaises du comité de cancérologie de l’AFU – Actualisation 2024–2026 : tumeurs germinales du testicule","authors":"Thibaut Murez , Aude Fléchon , Nicolas Branger , Pierre-Henri Savoie , Laurence Rocher , Philippe Camparo , Paul Neuville , Agate Escoffier , Morgan Rouprêt","doi":"10.1016/j.fpurol.2024.07.210","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2024.07.210","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Mise à jour des recommandations de prise en charge des tumeurs germinales du testicule.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Revue exhaustive de la littérature effectuée sur PubMed depuis 2022 concernant le diagnostic, le traitement et le suivi des tumeurs germinales du testicule (TGT), et la tolérance des traitements. Le niveau de preuve des références a été évalué.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Le bilan initial d’un patient atteint d’une tumeur germinale du testicule repose sur un examen clinique, une évaluation biologique (par le dosage de marqueurs sériques AFP, hCG totale, LDH) et radiologique (échographie scrotale et tomodensitométrie thoracoabdominopelvienne [TAP]). L’orchidectomie par voie inguinale est la première étape thérapeutique : elle permet le diagnostic histologique, définit le stade local, et les facteurs de risque évolutifs pour les tumeurs germinales non séminomateuses (TGNS) de stades I. Pour les patients atteints d’un séminome pur de stade I, le risque évolutif compris entre 15 et 20 % fait privilégier la surveillance chez des patients compliants ; la chimiothérapie adjuvante par carboplatine AUC 7 est une option ; les indications de radiothérapie lomboaortiques sont limitées. Pour les patients atteints d’une TGNS de stade I, différentes options sont envisageables entre une surveillance ou une stratégie adaptée au risque (surveillance ou 1 cycle de bléomycine étoposide cisplatine [BEP] en fonction de la présence ou non d’emboles vasculaires au sein de la tumeur). Le curage ganglionnaire rétropéritonéal de stadification a une place très limitée. Le traitement des TGT métastatiques est une chimiothérapie par BEP en l’absence de contre-indication à la bléomycine dont le nombre de cycles est défini selon les groupes pronostiques de l’International Germ Cell Cancer Consortium Group (IGCCCG). La radiothérapie lombo-aortique est encore un standard dans les tumeurs germinales séminomateuses (TGS) de stade IIA. À l’issue de la chimiothérapie, l’évaluation de la taille des masses résiduelles doit être réalisée par un scanner TAP pour les TGNS : un curage ganglionnaire rétropéritonéal est recommandé pour toute masse résiduelle supérieure à 1 cm, ainsi que l’exérèse de tous les autres sites métastatiques. Pour les TGS, une réévaluation par TEP-18FDG est nécessaire pour préciser l’indication chirurgicale des masses résiduelles > 3 cm. La chirurgie reste rare dans ces situations.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Le respect des recommandations de prise en charge des TGT permet d’obtenir un taux de survie spécifique excellent de 99 % pour les stades I et de plus de 85 % pour les stades métastatiques.</div></div><div><h3>Objective</h3><div>To update the guidelines for the management of germ cell tumours of the testis.</div></div><div><h3>Material and methods</h3><div>Comprehensive PubMed review from 2022 on the diagnosis, treatment and follow-up of testicular germ cell tumours (TGT),","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"34 7","pages":"Pages F250-F271"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142703560","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2024-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2024.07.050
G. Ploussard , G. Fiard , T. Chevallier , M. Baboudjian , R. Mathieu , N. Houede , A. Villers , P. Coloby , P. Rischmann
Introduction
L’étude HIFI (IDRCB : 2013-A01042-43) compare, dans le cadre du Forfait Innovation, HIFU à la prostatectomie totale (PT) en première intention pour cancer localisé de la prostate (CaP). Nous présentons ici les résultats carcinologiques à 30 mois.
Méthodes
Étude prospective, comparative non randomisée et multicentrique, de non-infériorité. Les critères d’inclusion étaient un CaP de risque faible ou intermédiaire favorable (cT1-2, PSA < 15 ng/mL) non éligible à la surveillance active, avec ≤ 4/6 sextants envahis. Les patients HIFU étaient > 69 ans (recommandations 2013). Les HIFU (90 % Focal One) ont traité au moins 70 % de la prostate en une ou deux séances (5,5 %). Le critère principal était la survie sans traitement de rattrapage (SSTR), à 30 mois, décidé en RCP pour cancer significatif après biopsies (post-HIFU) ou récidive biologique.
Résultats
Au total, 1967 HIFU et 1361 PT ont été inclus dans 46 centres. Âge et PSA médians sont 74,7 vs 65,1 ans et 7,1 vs 6,9 (p = 0,54), les risques faibles et intermédiaires sont 39 % et 60 % vs 36 % et 63 % (p = 0,1) dans les bras HIFU et PT respectivement. À 30 mois, la SSTR était plus élevée dans le bras HIFU (90,1 %) comparé au bras PT (86,8 %) (HR : 0,78, IC 95 % [0,64–0,96], p = 0,02), confirmé après ajustement sur l’âge, et dans le sous-groupe des risques intermédiaires : 89,1 % vs 83,8 % (HR : 0,58 IC 97,5 % [0,42–0,81] p < 0,001). Après HIFU, le PSA nadir médian était de 0,34 (0,08–0,77), le taux de biopsies positives (« for cause ») de 12,5 % (243/1967) et 89 patients ont reçu un TR sans nouvelle biopsie. Après PT, on notait 26 % de marges positives et le PSA médian était de 0,01 ng/mL. Les survies spécifiques sont de 100 %, sans métastase, les survies globales ajustées sur l’âge de 97,7 % et 99,9 % (HR = 2,53 ; 95 % CI 0,95–6,73, p = 0,064) après HIFU et PT respectivement.
Conclusion
HIFI est la première étude prospective multicentrique comparant HIFU à PT en primo-traitement. Le critère d’évaluation carcinologique principal (survie sans traitement de rattrapage) montre une non-infériorité d’HIFU à 30 mois. L’indication d’HIFU pourrait être discutée en première ligne chez des patients bien sélectionnés sous réserve d’un suivi des résultats à plus long terme par registre (Fig. 1).
Promoteur
Association française d’urologie.
导言HIFI研究(IDRCB:2013-A01042-43)比较了HIFU与全前列腺切除术(TP)作为局部前列腺癌(CaP)一线治疗方法的效果。我们在此介绍 30 个月后的癌变结果。方法 前瞻性、比较性、非随机、多中心、非劣效性研究。纳入标准为不符合主动监测条件的低危或中危前列腺癌(cT1-2,PSA 15 ng/mL),且侵犯六分区≤4/6。HIFU患者年龄为69岁(2013年指南)。HIFU(90% Focal One)在一次或两次治疗中至少治疗了70%的前列腺(5.5%)。主要终点是30个月内无挽救治疗(SSTR)的生存率,活检(HIFU术后)或生物学复发后的RCP中决定是否有明显的癌症。结果46个中心共纳入了1967例HIFU和1361例PT。中位年龄和 PSA 分别为 74.7 岁 vs 65.1 岁和 7.1 vs 6.9(P = 0.54),HIFU 和 PT 两组的中低风险分别为 39% 和 60% vs 36% 和 63%(P = 0.1)。30 个月时,HIFU 治疗组(90.1%)的 RTS 高于 PT 治疗组(86.8%)(HR:0.78,95% CI [0.64-0.96],p = 0.02),调整年龄后证实了这一点,在中危亚组中:89.1% vs 83.8%(HR:0.58 CI 97.5% [0.42-0.81] p <0.001)。HIFU 治疗后,PSA 最低值中位数为 0.34 (0.08-0.77),活检阳性率("原因")为 12.5% (243/1967),89 名患者接受了 TR 治疗,未进行新的活检。PT 后,26% 的边缘呈阳性,PSA 中位数为 0.01 ng/mL。HIFI是第一项比较HIFU和PT作为主要治疗方法的前瞻性多中心研究。30个月的主要癌症终点(无挽救治疗的存活率)显示,HIFU无劣效。HIFU的适应症可作为精选患者的一线治疗,并通过登记进行长期随访(图1)。
{"title":"HIFU vs prostatectomie totale : résultats carcinologiques de l’étude HIFI (3328 patients)","authors":"G. Ploussard , G. Fiard , T. Chevallier , M. Baboudjian , R. Mathieu , N. Houede , A. Villers , P. Coloby , P. Rischmann","doi":"10.1016/j.fpurol.2024.07.050","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2024.07.050","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’étude HIFI (IDRCB : 2013-A01042-43) compare, dans le cadre du Forfait Innovation, HIFU à la prostatectomie totale (PT) en première intention pour cancer localisé de la prostate (CaP). Nous présentons ici les résultats carcinologiques à 30 mois.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Étude prospective, comparative non randomisée et multicentrique, de non-infériorité. Les critères d’inclusion étaient un CaP de risque faible ou intermédiaire favorable (cT1-2, PSA<!--> <!--><<!--> <!-->15<!--> <!-->ng/mL) non éligible à la surveillance active, avec<!--> <!-->≤<!--> <!-->4/6 sextants envahis. Les patients HIFU étaient<!--> <!-->><!--> <!-->69 ans (recommandations 2013). Les HIFU (90 % Focal One) ont traité au moins 70 % de la prostate en une ou deux séances (5,5 %). Le critère principal était la survie sans traitement de rattrapage (SSTR), à 30 mois, décidé en RCP pour cancer significatif après biopsies (post-HIFU) ou récidive biologique.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 1967 HIFU et 1361 PT ont été inclus dans 46 centres. Âge et PSA médians sont 74,7 vs 65,1 ans et 7,1 vs 6,9 (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,54), les risques faibles et intermédiaires sont 39 % et 60 % vs 36 % et 63 % (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,1) dans les bras HIFU et PT respectivement. À 30 mois, la SSTR était plus élevée dans le bras HIFU (90,1 %) comparé au bras PT (86,8 %) (HR : 0,78, IC 95 % [0,64–0,96], <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,02), confirmé après ajustement sur l’âge, et dans le sous-groupe des risques intermédiaires : 89,1 % vs 83,8 % (HR : 0,58 IC 97,5 % [0,42–0,81] <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). Après HIFU, le PSA nadir médian était de 0,34 (0,08–0,77), le taux de biopsies positives (« for cause ») de 12,5 % (243/1967) et 89 patients ont reçu un TR sans nouvelle biopsie. Après PT, on notait 26 % de marges positives et le PSA médian était de 0,01 ng/mL. Les survies spécifiques sont de 100 %, sans métastase, les survies globales ajustées sur l’âge de 97,7 % et 99,9 % (HR<!--> <!-->=<!--> <!-->2,53 ; 95 % CI 0,95–6,73, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,064) après HIFU et PT respectivement.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>HIFI est la première étude prospective multicentrique comparant HIFU à PT en primo-traitement. Le critère d’évaluation carcinologique principal (survie sans traitement de rattrapage) montre une non-infériorité d’HIFU à 30 mois. L’indication d’HIFU pourrait être discutée en première ligne chez des patients bien sélectionnés sous réserve d’un suivi des résultats à plus long terme par registre (<span><span>Fig. 1</span></span>).</div></div><div><h3>Promoteur</h3><div>Association française d’urologie.</div></div>","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"34 7","pages":"Page S35"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142699548","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2024-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2024.07.025
X. Lacroix, C. Klein, V. Estrade, E. Alezra, G. Capon, F. Bladou, J.C. Bernhard, G. Robert
Introduction
La plupart des recommandations internationales considèrent l’HoLEP quel que soit le volume prostatique dans le traitement chirurgical de l’HBP.
Les avantages rapportés sont la réduction des saignements peropératoires et la réduction de la durée de sondage et d’hospitalisation.
L’HoLEP est majoritairement réalisée au cours d’une hospitalisation d’une nuit. Cependant, de nombreuses études décrivent la technique en chirurgie ambulatoire.
Nous cherchons à évaluer la faisabilité et la sécurité de l’HOLEP en ambulatoire à travers une large cohorte de patients.
Méthodes
Toutes les données ont été recueillies de manière prospective dans une base de données dédiée.
Nous avons analysé rétrospectivement les données peropératoires de tous les patients opérés d’un HoLEP en ambulatoire par un seul chirurgien expert entre janvier 2013 et avril 2022 (n = 396).
La procédure ambulatoire consistait en une irrigation vésicale continue pendant 2 h minimum avec une ablation de la sonde urinaire le lendemain de l’intervention par une infirmière au domicile.
Si les patients sortaient d’hospitalisation en moins de 12 h et ne reconsultaient pas dans les 48 h postopératoires, la procédure en ambulatoire était considérée comme réussie.
Les analyses uni- et multivariées étaient réalisées pour rechercher les facteurs prédictifs d’échec.
Résultats
Au total, 89 % des patients (n = 354) sont sortis de l’hôpital dans les 12 h suivant leur admission et 83 % n’ont pas été réadmis dans les 48 h.
La principale cause d’échec était l’hématurie nécessitant une irrigation vésicale continue.
En analyse univariée, l’âge (p = 0,04), le PSA (p = 0,03), le volume prostatique (p = 0,003), la durée opératoire (p = 0,001), le poids des copeaux (p = 0,001) et la présence d’une sonde à demeure (p = 0,003) étaient associés à l’échec de l’ambulatoire.
En analyse multivariée, seul le volume prostatique supérieur à 90 mL était associé à l’échec de l’ambulatoire.
Conclusion
L’HoLEP en ambulatoire est une procédure de faible risque avec un haut taux de succès.
{"title":"HoLEP en ambulatoire : taux de succès et facteur prédictif d’échec après 10 ans d’expérience clinique","authors":"X. Lacroix, C. Klein, V. Estrade, E. Alezra, G. Capon, F. Bladou, J.C. Bernhard, G. Robert","doi":"10.1016/j.fpurol.2024.07.025","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2024.07.025","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La plupart des recommandations internationales considèrent l’HoLEP quel que soit le volume prostatique dans le traitement chirurgical de l’HBP.</div><div>Les avantages rapportés sont la réduction des saignements peropératoires et la réduction de la durée de sondage et d’hospitalisation.</div><div>L’HoLEP est majoritairement réalisée au cours d’une hospitalisation d’une nuit. Cependant, de nombreuses études décrivent la technique en chirurgie ambulatoire.</div><div>Nous cherchons à évaluer la faisabilité et la sécurité de l’HOLEP en ambulatoire à travers une large cohorte de patients.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Toutes les données ont été recueillies de manière prospective dans une base de données dédiée.</div><div>Nous avons analysé rétrospectivement les données peropératoires de tous les patients opérés d’un HoLEP en ambulatoire par un seul chirurgien expert entre janvier 2013 et avril 2022 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->396).</div><div>La procédure ambulatoire consistait en une irrigation vésicale continue pendant 2<!--> <!-->h minimum avec une ablation de la sonde urinaire le lendemain de l’intervention par une infirmière au domicile.</div><div>Si les patients sortaient d’hospitalisation en moins de 12<!--> <!-->h et ne reconsultaient pas dans les 48<!--> <!-->h postopératoires, la procédure en ambulatoire était considérée comme réussie.</div><div>Les analyses uni- et multivariées étaient réalisées pour rechercher les facteurs prédictifs d’échec.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 89 % des patients (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->354) sont sortis de l’hôpital dans les 12<!--> <!-->h suivant leur admission et 83 % n’ont pas été réadmis dans les 48<!--> <!-->h.</div><div>La principale cause d’échec était l’hématurie nécessitant une irrigation vésicale continue.</div><div>En analyse univariée, l’âge (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,04), le PSA (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,03), le volume prostatique (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,003), la durée opératoire (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,001), le poids des copeaux (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,001) et la présence d’une sonde à demeure (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,003) étaient associés à l’échec de l’ambulatoire.</div><div>En analyse multivariée, seul le volume prostatique supérieur à 90<!--> <!-->mL était associé à l’échec de l’ambulatoire.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’HoLEP en ambulatoire est une procédure de faible risque avec un haut taux de succès.</div></div>","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"34 7","pages":"Pages S17-S18"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142699511","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2024-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2024.07.032
V. Audige, L. Lenfant, E. Chartier-Kastler, A. Beaugerie, P. Mozer, Q. Dubourg, M. Felber, J. Parra, C. Vaessen, T. Seisen, M. Roupret, U. Pinar
Introduction
L’énucléation endoscopique de la prostate avec laser Thulium fibré (THUFLEP) et l’adénomectomie de prostate cœlioscopique robot-assistée (RAP) sont deux options pour le traitement des adénomes de prostate de haut volume. Le choix de la technique appropriée dans la prise en charge des hauts volumes prostatiques reste débattu. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’efficacité et la sécurité du THUFLEP par rapport à la RAP.
Méthodes
Entre janvier 2019 et 2024, tous les patients opérés soit de RAP soit de THUFLEP pour un volume prostatique supérieur à 80 grammes ont été inclus. L’examen préopératoire des patients incluait l’évaluation des paramètres fonctionnels : score international des symptômes de la prostate (IPSS), qualité de vie (QoL), débit urinaire maximal (Qmax) et volume résiduel post-mictionnel. Le niveau d’hémoglobine a été mesuré avant et après l’opération. Les deux groupes ont été comparés à l’aide de test de Student ou de Wilcoxon pour les données continues, ainsi qu’à l’aide d’un test du Chi2 pour les données qualitatives.
Résultats
Au total, 162 patients ont été inclus dans l’étude. Parmi ceux-ci, 73 patients (45,1 %) ont été opérés d’une RAP et 89 patients (54,9 %) d’un ThuFLEP. Les groupes étaient similaires en termes de paramètres fonctionnels préopératoires (IPSS, QoL et Qmax). Le temps opératoire moyen était comparable entre la RAP et le THUFLEP (respectivement 118,3 minutes [ET = 33,6] versus 113,5 minutes [ET = 48,2], p = 0,5). Les durées de sondage et d’hospitalisation étaient plus longues dans le groupe RAP comparé au groupe THUFLEP (respectivement 4,5 jours [ET = 4,0] versus 1,9 [ET = 2,3] p < 0,01 et 5,1 jours [ET = 2,5] versus 2,0 jours [ET = 2,0] p < 0,01). À 3 mois, le taux d’incontinence urinaire d’effort était de 2,2 % après THUFLEP et de 2,7 % après RAP (p = 0,1). De plus le taux de complications était non significativement différent (4,1 % dans le groupe RAP versus 4,5 % dans le groupe THUFLEP, p = 0,1). Enfin, l’IPSS moyen ainsi que l’index de qualité de vie et le Qmax étaient comparables entre le groupe THUFLEP et RAP.
Conclusion
Le THUFLEP et la RAP sont deux techniques sûres et présentant des résultats fonctionnels comparables pour les adénomes prostatiques de haut volume. Le THUFLEP permet une réduction des durées de sondage et d’hospitalisation. Un essai randomisé prospectif avec analyse de sous-groupes permettrait de préciser les malades à sélectionner pour chaque technique.
{"title":"Adénomectomie prostatique cœlioscopique robot-assistée versus énucleation endoscopique au laser thulium fibré : étude comparative","authors":"V. Audige, L. Lenfant, E. Chartier-Kastler, A. Beaugerie, P. Mozer, Q. Dubourg, M. Felber, J. Parra, C. Vaessen, T. Seisen, M. Roupret, U. Pinar","doi":"10.1016/j.fpurol.2024.07.032","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2024.07.032","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’énucléation endoscopique de la prostate avec laser Thulium fibré (THUFLEP) et l’adénomectomie de prostate cœlioscopique robot-assistée (RAP) sont deux options pour le traitement des adénomes de prostate de haut volume. Le choix de la technique appropriée dans la prise en charge des hauts volumes prostatiques reste débattu. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’efficacité et la sécurité du THUFLEP par rapport à la RAP.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Entre janvier 2019 et 2024, tous les patients opérés soit de RAP soit de THUFLEP pour un volume prostatique supérieur à 80 grammes ont été inclus. L’examen préopératoire des patients incluait l’évaluation des paramètres fonctionnels : score international des symptômes de la prostate (IPSS), qualité de vie (QoL), débit urinaire maximal (Qmax) et volume résiduel post-mictionnel. Le niveau d’hémoglobine a été mesuré avant et après l’opération. Les deux groupes ont été comparés à l’aide de test de Student ou de Wilcoxon pour les données continues, ainsi qu’à l’aide d’un test du Chi<sup>2</sup> pour les données qualitatives.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 162 patients ont été inclus dans l’étude. Parmi ceux-ci, 73 patients (45,1 %) ont été opérés d’une RAP et 89 patients (54,9 %) d’un ThuFLEP. Les groupes étaient similaires en termes de paramètres fonctionnels préopératoires (IPSS, QoL et Qmax). Le temps opératoire moyen était comparable entre la RAP et le THUFLEP (respectivement 118,3 minutes [ET<!--> <!-->=<!--> <!-->33,6] versus 113,5 minutes [ET<!--> <!-->=<!--> <!-->48,2], p<!--> <!-->=<!--> <!-->0,5). Les durées de sondage et d’hospitalisation étaient plus longues dans le groupe RAP comparé au groupe THUFLEP (respectivement 4,5 jours [ET<!--> <!-->=<!--> <!-->4,0] versus 1,9 [ET<!--> <!-->=<!--> <!-->2,3] p<!--> <!--><<!--> <!-->0,01 et 5,1 jours [ET<!--> <!-->=<!--> <!-->2,5] versus 2,0 jours [ET<!--> <!-->=<!--> <!-->2,0] p<!--> <!--><<!--> <!-->0,01). À 3 mois, le taux d’incontinence urinaire d’effort était de 2,2 % après THUFLEP et de 2,7 % après RAP (p<!--> <!-->=<!--> <!-->0,1). De plus le taux de complications était non significativement différent (4,1 % dans le groupe RAP versus 4,5 % dans le groupe THUFLEP, p<!--> <!-->=<!--> <!-->0,1). Enfin, l’IPSS moyen ainsi que l’index de qualité de vie et le Qmax étaient comparables entre le groupe THUFLEP et RAP.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Le THUFLEP et la RAP sont deux techniques sûres et présentant des résultats fonctionnels comparables pour les adénomes prostatiques de haut volume. Le THUFLEP permet une réduction des durées de sondage et d’hospitalisation. Un essai randomisé prospectif avec analyse de sous-groupes permettrait de préciser les malades à sélectionner pour chaque technique.</div></div>","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"34 7","pages":"Page S23"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142699631","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2024-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2024.07.014
L. Candela , M. Corrales , A. Madden , F. Panthier , J. Cabrera , S. Moretto , A. Quarà , S. Doizi , F. Trevisani , F. Montorsi , E. Ventimiglia , A. Salonia , L. Villa , O. Traxer
Introduction
L’« Acute Kidney Disease » (AKD) est un syndrome récemment décrit qui consiste en des anomalies de la fonction rénale ayant des répercussions sur la santé pendant moins de trois mois. On sait peu de choses sur l’AKD après une urétéroscopie (URS) et une lithotripsie au laser. Cette étude a pour but d’évaluer la survenue et l’évolution de l’AKD chez les patients traités par URS laser.
Méthodes
Les données de 284 patients traités par URS pour des calculs urinaires ont été analysées rétrospectivement. Selon les critères de la conférence de consensus KDIGO 2020, l’AKD a été définie comme l’apparition d’une insuffisance rénale aiguë (IRA) postopératoire, une diminution du débit de filtration glomérulaire (DFG) > 35 % ou une augmentation de la créatinine sérique (SCr) > 50 %. L’IRA a été définie comme une augmentation de la créatinine sérique > 0,3 mg/dL ou > 50 %. L’évolution de l’AKD a été évaluée 60 jours après l’intervention chirurgicale. Les données ont été analysées à l’aide de statistiques descriptives. Des analyses de régression logistique univariables (UVA) et multivariables (MVA) ont testé l’association des caractéristiques des patients et des données périopératoires avec la survenue d’une AKD.
Résultats
Au total, 32 patients (11,3 %) ont souffert d’une AKD postopératoire. Une rémission de l’AKD a été constatée chez 26 (82 %) patients et une AKD persistante a été observée chez 6 (18 %) patients. L’âge au moment de l’URS (p = 0,05), le SCr initiale (p = 0,02), la catégorie de l’insuffisance rénale chronique (IRC) initiale (p = 0,006), l’indice de comorbidité de Charlson (p = 0,01), la durée de l’intervention (p = 0,04) et les complications postopératoires (< 0,001) ont été associées à l’AKD. À l’MVA, la catégorie de l’IRC (OR 2,99, 95 % CI = 1,4–6,3 ; p = 0,004), le temps opératoire (OR 1,01, 95 % CI = 1,001–1,018 ; p = 0,023) et les complications postopératoires (OR 3,5, 95 % CI = 1,46–8,49 ; p = 0,005) étaient des facteurs prédictifs indépendants de l’AKD.
Conclusion
L’AKD est une complication fréquente chez les patients traités par URS laser. De plus, l’AKD persiste chez un pourcentage non négligeable de patients lors du suivi à moyen terme. Par conséquent, une évaluation néphrologique doit être envisagée, en particulier chez les patients à haut risque. Les résultats actuels devraient être pris en compte dans la gestion périopératoire des patients souffrant de calculs.
{"title":"La reconnaissance de la « acute kidney disease » après une urétéroscopie laser : résultas d’un centre de référence de soins tertiaires","authors":"L. Candela , M. Corrales , A. Madden , F. Panthier , J. Cabrera , S. Moretto , A. Quarà , S. Doizi , F. Trevisani , F. Montorsi , E. Ventimiglia , A. Salonia , L. Villa , O. Traxer","doi":"10.1016/j.fpurol.2024.07.014","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2024.07.014","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’« Acute Kidney Disease » (AKD) est un syndrome récemment décrit qui consiste en des anomalies de la fonction rénale ayant des répercussions sur la santé pendant moins de trois mois. On sait peu de choses sur l’AKD après une urétéroscopie (URS) et une lithotripsie au laser. Cette étude a pour but d’évaluer la survenue et l’évolution de l’AKD chez les patients traités par URS laser.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Les données de 284 patients traités par URS pour des calculs urinaires ont été analysées rétrospectivement. Selon les critères de la conférence de consensus KDIGO 2020, l’AKD a été définie comme l’apparition d’une insuffisance rénale aiguë (IRA) postopératoire, une diminution du débit de filtration glomérulaire (DFG)<!--> <!-->><!--> <!-->35 % ou une augmentation de la créatinine sérique (SCr)<!--> <!-->><!--> <!-->50 %. L’IRA a été définie comme une augmentation de la créatinine sérique<!--> <!-->><!--> <!-->0,3<!--> <!-->mg/dL ou<!--> <!-->><!--> <!-->50 %. L’évolution de l’AKD a été évaluée 60<!--> <!-->jours après l’intervention chirurgicale. Les données ont été analysées à l’aide de statistiques descriptives. Des analyses de régression logistique univariables (UVA) et multivariables (MVA) ont testé l’association des caractéristiques des patients et des données périopératoires avec la survenue d’une AKD.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 32 patients (11,3 %) ont souffert d’une AKD postopératoire. Une rémission de l’AKD a été constatée chez 26 (82 %) patients et une AKD persistante a été observée chez 6 (18 %) patients. L’âge au moment de l’URS (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,05), le SCr initiale (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,02), la catégorie de l’insuffisance rénale chronique (IRC) initiale (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,006), l’indice de comorbidité de Charlson (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,01), la durée de l’intervention (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,04) et les complications postopératoires (<<!--> <!-->0,001) ont été associées à l’AKD. À l’MVA, la catégorie de l’IRC (OR 2,99, 95 % CI<!--> <!-->=<!--> <!-->1,4–6,3 ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,004), le temps opératoire (OR 1,01, 95 % CI<!--> <!-->=<!--> <!-->1,001–1,018 ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,023) et les complications postopératoires (OR 3,5, 95 % CI<!--> <!-->=<!--> <!-->1,46–8,49 ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,005) étaient des facteurs prédictifs indépendants de l’AKD.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’AKD est une complication fréquente chez les patients traités par URS laser. De plus, l’AKD persiste chez un pourcentage non négligeable de patients lors du suivi à moyen terme. Par conséquent, une évaluation néphrologique doit être envisagée, en particulier chez les patients à haut risque. Les résultats actuels devraient être pris en compte dans la gestion périopératoire des patients souffrant de calculs.</div></div>","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"34 7","pages":"Pages S10-S11"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142699432","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2024-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2024.07.090
P.E. Gabriel , E. Compérat , G. Cancel-Tassin , L. Campedel , C. Pfister , C. Delcourt , M. Roumiguié , P.M. Patard , P. Bigot , J. Carrouget , S. Larré , P. Léon , A. Ruffion , T. Bessède , C. Lebacle , G. Robert , S. Crouzet , O. Cussenot , M. Rouprêt , T. Seisen
<div><h3>Introduction</h3><div>La perte d’expression des protéines impliquées dans la réparation des mésappariements de l’ADN définit le phénotype dMMR dont l’incidence est très variable chez les patients présentant une tumeur de la voie excrétrice supérieure (TVES). L’objectif de cette étude était d’évaluer la valeur pronostique et prédictive du phénotype dMMR chez les patients traités par néphro-urétérectomie totale (NUT) pour une TVES.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>L’ensemble des patients traités par NUT pour une TVES dans 11 centres français entre 1996 et 2015 ont été rétrospectivement inclus dans la cohorte TRANSLATUC. Leurs blocs tumoraux ont été collectés afin de réaliser des analyses immunohistochimiques sur des Tissue Micro Arrays de 2<!--> <!-->mm permettant d’évaluer la perte d’expression de MLH1, MSH2, MSH6 et/ou PMS2. Des modèles de Cox multivariés ont été utilisés afin d’évaluer l’impact du phénotype dMMR vs non dMMR (ndMMR) sur la survie sans récidive (SSR), spécifique (SS) et globale (SG). Des tests d’interaction entre le phénotype dMMR et l’utilisation de la chimiothérapie adjuvante (CA) ont été réalisés dans chacun de ces modèles afin d’évaluer la valeur prédictive du phénotype dMMR pour l’efficacité de la CA.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 281 patients présentant un phénotype dMMR (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->76 ; 27,1 %) ou ndMMR (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->205 ; 72,9 %) ont été inclus. Les patients dMMR vs ndMMR présentaient plus de TVES de bas grade (52,6 % vs 14,6 % ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001), ≤<!--> <!-->pT1 (59,2 % vs 41 % ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,006) et pN0 (29 % vs 13,7 % ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,009).</div><div>Après un suivi médian de 53 [29–84] mois, le statut dMMR était un facteur prédictif indépendant de la SSR (HR<!--> <!-->=<!--> <!-->0,41 ; IC95 %<!--> <!-->=<!--> <!-->[0,21–0,83] ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,012), SS (HR<!--> <!-->=<!--> <!-->0,39 ; IC95 %<!--> <!-->=<!--> <!-->[0,19–0,79] ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,009) et SG (HR<!--> <!-->=<!--> <!-->0,42 ; IC95 %<!--> <!-->=<!--> <!-->[0,22–0,78] ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,006). Il existait une interaction significative entre le phénotype dMMR et l’utilisation de la CA pour la SSR (p<sub>interaction</sub> <!-->=<!--> <!-->0,012), SS (p<sub>interaction</sub> <!-->=<!--> <!-->0,001) et SG (p<sub>interaction</sub> <!-->=<!--> <!-->0,023). En analyse de sous-groupe, l’utilisation de la CA était associée à une meilleure SSR (HR<!--> <!-->=<!--> <!-->0,14 ; IC95 %<!--> <!-->=<!--> <!-->[0,06-0,3] ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001), SS (HR<!--> <!-->=<!--> <!-->0,10 ; IC95 %<!--> <!-->=<!--> <!-->[0,03–0,29] ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001) et SG (HR<!--> <!-->=<!--> <!-->0,22 ; IC95 %<!--> <!-->=<!--> <!-->0,10–0,54] ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,001) chez les patients ndMMR alors que l’utilisation de la CA n’avait pas d’impact significatif sur la SSR (HR<!--> <!-->=<!--> <!-->1,61 ;
{"title":"Valeur pronostique et prédictive du phénotype dMMR chez les patients traités par néphro-urétérectomie totale pour une tumeur de la voie excrétrice supérieure : une étude multicentrique nationale","authors":"P.E. Gabriel , E. Compérat , G. Cancel-Tassin , L. Campedel , C. Pfister , C. Delcourt , M. Roumiguié , P.M. Patard , P. Bigot , J. Carrouget , S. Larré , P. Léon , A. Ruffion , T. Bessède , C. Lebacle , G. Robert , S. Crouzet , O. Cussenot , M. Rouprêt , T. Seisen","doi":"10.1016/j.fpurol.2024.07.090","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2024.07.090","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La perte d’expression des protéines impliquées dans la réparation des mésappariements de l’ADN définit le phénotype dMMR dont l’incidence est très variable chez les patients présentant une tumeur de la voie excrétrice supérieure (TVES). L’objectif de cette étude était d’évaluer la valeur pronostique et prédictive du phénotype dMMR chez les patients traités par néphro-urétérectomie totale (NUT) pour une TVES.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>L’ensemble des patients traités par NUT pour une TVES dans 11 centres français entre 1996 et 2015 ont été rétrospectivement inclus dans la cohorte TRANSLATUC. Leurs blocs tumoraux ont été collectés afin de réaliser des analyses immunohistochimiques sur des Tissue Micro Arrays de 2<!--> <!-->mm permettant d’évaluer la perte d’expression de MLH1, MSH2, MSH6 et/ou PMS2. Des modèles de Cox multivariés ont été utilisés afin d’évaluer l’impact du phénotype dMMR vs non dMMR (ndMMR) sur la survie sans récidive (SSR), spécifique (SS) et globale (SG). Des tests d’interaction entre le phénotype dMMR et l’utilisation de la chimiothérapie adjuvante (CA) ont été réalisés dans chacun de ces modèles afin d’évaluer la valeur prédictive du phénotype dMMR pour l’efficacité de la CA.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 281 patients présentant un phénotype dMMR (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->76 ; 27,1 %) ou ndMMR (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->205 ; 72,9 %) ont été inclus. Les patients dMMR vs ndMMR présentaient plus de TVES de bas grade (52,6 % vs 14,6 % ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001), ≤<!--> <!-->pT1 (59,2 % vs 41 % ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,006) et pN0 (29 % vs 13,7 % ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,009).</div><div>Après un suivi médian de 53 [29–84] mois, le statut dMMR était un facteur prédictif indépendant de la SSR (HR<!--> <!-->=<!--> <!-->0,41 ; IC95 %<!--> <!-->=<!--> <!-->[0,21–0,83] ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,012), SS (HR<!--> <!-->=<!--> <!-->0,39 ; IC95 %<!--> <!-->=<!--> <!-->[0,19–0,79] ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,009) et SG (HR<!--> <!-->=<!--> <!-->0,42 ; IC95 %<!--> <!-->=<!--> <!-->[0,22–0,78] ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,006). Il existait une interaction significative entre le phénotype dMMR et l’utilisation de la CA pour la SSR (p<sub>interaction</sub> <!-->=<!--> <!-->0,012), SS (p<sub>interaction</sub> <!-->=<!--> <!-->0,001) et SG (p<sub>interaction</sub> <!-->=<!--> <!-->0,023). En analyse de sous-groupe, l’utilisation de la CA était associée à une meilleure SSR (HR<!--> <!-->=<!--> <!-->0,14 ; IC95 %<!--> <!-->=<!--> <!-->[0,06-0,3] ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001), SS (HR<!--> <!-->=<!--> <!-->0,10 ; IC95 %<!--> <!-->=<!--> <!-->[0,03–0,29] ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001) et SG (HR<!--> <!-->=<!--> <!-->0,22 ; IC95 %<!--> <!-->=<!--> <!-->0,10–0,54] ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,001) chez les patients ndMMR alors que l’utilisation de la CA n’avait pas d’impact significatif sur la SSR (HR<!--> <!-->=<!--> <!-->1,61 ;","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"34 7","pages":"Pages S63-S64"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142700205","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2024-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2024.07.049
L. Leclercq , M. Baboudjian , E. Lechevallier , C. Bastide , A.L. Charvet , J. Campagna , D. Rossi , T. Long-Depaquit , B. Gondran-Tellier , G. Pignot , J. Walz , P.H. Savoie , L. Daniel
Introduction
Rapporter les résultats oncologiques de la surveillance active (SA) chez les patients atteints de cancer de la prostate (CP) de bas grade suivi selon le protocole français SurACaP, en mettant l’accent sur les résultats à long terme.
Méthodes
Il s’agit d’une étude multicentrique ayant recruté des patients atteints d’un CP de bas grade entre 2007 et 2013 dans quatre centres de référence en France. La cohorte comprenait des patients répondant aux critères d’inclusion de SurACaP, c’est-à-dire, âgés de ≤ 75 ans, avec un CP de bas grade (c’est-à-dire, ISUP 1), un stade clinique T1c/T2a, un PSA ≤ 10 ng/mL et ≤ 3 carottes positives et une longueur de tumeur ≤ 3 mm par carotte. Le protocole SurACaP comprenait un toucher rectal tous les six mois, une mesure du taux de PSA tous les trois mois pendant les deux premières années suivant l’inclusion et deux fois par an par la suite, une biopsie de confirmation la première année après l’inclusion, puis une biopsie de suivi tous les deux ans ou en cas de suspicion de progression de la maladie. L’imagerie par résonance magnétique multiparamétrique (IRMp) a été progressivement incluse au cours de la période d’étude.
Résultats
Au total, 86 patients consécutifs ont été inclus, avec un suivi médian de 10,6 ans. Un seul patient a développé des métastases et est décédé de son cancer de prostate. Les taux estimés de reclassification du grade et de survie sans traitement à 15 ans étaient respectivement de 53,4 % et de 21,2 %. Une IRMp négative au départ et une biopsie de confirmation négative étaient significativement associées à un risque plus faible de progression de la maladie (p < 0,05).
Conclusion
La SA selon le protocole français SurACaP est une stratégie sûre et utile pour les patients atteints de CP à faible risque, avec d’excellents résultats oncologiques après plus de 10 ans de suivi. De futures études sont cruciales pour élargir les critères d’inclusion et développer un protocole de SA personnalisé, basé sur le risque, dans le but de désescalader les examens de suivi.
{"title":"Surveillance active du cancer de prostate selon les critères SurACaP : série multicentrique avec un suivi médian de 10 ans","authors":"L. Leclercq , M. Baboudjian , E. Lechevallier , C. Bastide , A.L. Charvet , J. Campagna , D. Rossi , T. Long-Depaquit , B. Gondran-Tellier , G. Pignot , J. Walz , P.H. Savoie , L. Daniel","doi":"10.1016/j.fpurol.2024.07.049","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2024.07.049","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Rapporter les résultats oncologiques de la surveillance active (SA) chez les patients atteints de cancer de la prostate (CP) de bas grade suivi selon le protocole français SurACaP, en mettant l’accent sur les résultats à long terme.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Il s’agit d’une étude multicentrique ayant recruté des patients atteints d’un CP de bas grade entre 2007 et 2013 dans quatre centres de référence en France. La cohorte comprenait des patients répondant aux critères d’inclusion de SurACaP, c’est-à-dire, âgés de<!--> <!-->≤<!--> <!-->75 ans, avec un CP de bas grade (c’est-à-dire, ISUP 1), un stade clinique T1c/T2a, un PSA<!--> <!-->≤<!--> <!-->10<!--> <!-->ng/mL et<!--> <!-->≤<!--> <!-->3 carottes positives et une longueur de tumeur<!--> <!-->≤<!--> <!-->3<!--> <!-->mm par carotte. Le protocole SurACaP comprenait un toucher rectal tous les six mois, une mesure du taux de PSA tous les trois mois pendant les deux premières années suivant l’inclusion et deux fois par an par la suite, une biopsie de confirmation la première année après l’inclusion, puis une biopsie de suivi tous les deux ans ou en cas de suspicion de progression de la maladie. L’imagerie par résonance magnétique multiparamétrique (IRMp) a été progressivement incluse au cours de la période d’étude.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 86 patients consécutifs ont été inclus, avec un suivi médian de 10,6 ans. Un seul patient a développé des métastases et est décédé de son cancer de prostate. Les taux estimés de reclassification du grade et de survie sans traitement à 15 ans étaient respectivement de 53,4 % et de 21,2 %. Une IRMp négative au départ et une biopsie de confirmation négative étaient significativement associées à un risque plus faible de progression de la maladie (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La SA selon le protocole français SurACaP est une stratégie sûre et utile pour les patients atteints de CP à faible risque, avec d’excellents résultats oncologiques après plus de 10 ans de suivi. De futures études sont cruciales pour élargir les critères d’inclusion et développer un protocole de SA personnalisé, basé sur le risque, dans le but de désescalader les examens de suivi.</div></div>","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"34 7","pages":"Pages S34-S35"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2024-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"142699542","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}