Pub Date : 2025-03-22DOI: 10.1016/j.reval.2025.104319
M. Liu , R. Chaudhuri , G. Chupp , L.G. Heaney , J.K. Lee , C. Pilette , G. Brusselle , R. Alfonso-Cristancho , L. Zhang , P. Howarth , A. Kumar
Prérequis/contexte
Maintenance OCS (mOCS) are commonly used for patients with severe asthma, despite well-recognized adverse event risk. Biologics have facilitated reduced mOCS reliance, e.g., the IL-5 inhibitor mepolizumab reduced mOCS dependence in patients with asthma in clinical trials and real-world studies.
Objectifs
This post hoc analysis of REALITI-A explored 2-year mOCS outcomes for patients receiving mOCS at baseline stratified by prior treatment with/eligibility for omalizumab, baseline blood eosinophil count (BEC) and serum total IgE and atopic status. Outcomes included 2-year change from baseline mOCS daily dose.
Méthodes
REALITI-A was a 2-year international, prospective, single-arm, real-world study enrolling patients with asthma newly prescribed mepolizumab (index date).
Résultats/discussions
Of 822 REALITI-A patients, 320 (38.9%) were receiving mOCS at baseline and 168 also had mOCS daily dose data after 2 years. Of patients who could be assessed for omalizumab eligibility (n = 114; 54 could not be assessed), 56% who were eligible at baseline had 100% reduction in mOCS daily dose after 2 years, versus 58% who were ineligible. Omalizumab use was associated with a numerical trend towards smaller proportion of patients with 100% mOCS daily dose reduction (48% with vs 59% without). More patients with BEC ≥300 cells/μL (67%) achieved 100% mOCS withdrawal than BEC <300 cells/μL (47%). For BEC/IgE, the proportion of patients with 100% reduction in mOCS use was highest for ≥300 cells/μL/≥81 KU/L (73 vs 55% for <300 cells/μL/ < 81 KU/L, 47% for <300 cells/μL/≥81 KU/L and 56% for ≥300 cells/μL/ < 0.81 KU/L). Among the patients with atopic status, 62% had 100% reduction in mOCS daily dose versus 67% without. Median mOCS dose reduction was ≥70% regardless of omalizumab use/eligibility, baseline BEC (/IgE), or atopic status.
Conclusion
These results reinforce mepolizumab effectiveness in severe asthma, demonstrating that real-world treatment is associated with mOCS independence regardless of prior biologic use and biomarkers.
{"title":"Impact of atopic status, prior omalizumab use and baseline blood eosinophil count alone and in combination with total serum IgE on maintenance OCS reduction outcomes in patients with severe asthma treated with mepolizumab in the REALITI-A study","authors":"M. Liu , R. Chaudhuri , G. Chupp , L.G. Heaney , J.K. Lee , C. Pilette , G. Brusselle , R. Alfonso-Cristancho , L. Zhang , P. Howarth , A. Kumar","doi":"10.1016/j.reval.2025.104319","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2025.104319","url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/contexte</h3><div>Maintenance OCS (mOCS) are commonly used for patients with severe asthma, despite well-recognized adverse event risk. Biologics have facilitated reduced mOCS reliance, e.g., the IL-5 inhibitor mepolizumab reduced mOCS dependence in patients with asthma in clinical trials and real-world studies.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>This post hoc analysis of REALITI-A explored 2-year mOCS outcomes for patients receiving mOCS at baseline stratified by prior treatment with/eligibility for omalizumab, baseline blood eosinophil count (BEC) and serum total IgE and atopic status. Outcomes included 2-year change from baseline mOCS daily dose.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>REALITI-A was a 2-year international, prospective, single-arm, real-world study enrolling patients with asthma newly prescribed mepolizumab (index date).</div></div><div><h3>Résultats/discussions</h3><div>Of 822 REALITI-A patients, 320 (38.9%) were receiving mOCS at baseline and 168 also had mOCS daily dose data after 2 years. Of patients who could be assessed for omalizumab eligibility (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->114; 54 could not be assessed), 56% who were eligible at baseline had 100% reduction in mOCS daily dose after 2 years, versus 58% who were ineligible. Omalizumab use was associated with a numerical trend towards smaller proportion of patients with 100% mOCS daily dose reduction (48% with vs 59% without). More patients with BEC ≥300 cells/μL (67%) achieved 100% mOCS withdrawal than BEC <300 cells/μL (47%). For BEC/IgE, the proportion of patients with 100% reduction in mOCS use was highest for ≥300 cells/μL/≥81 KU/L (73 vs 55% for <300 cells/μL/<!--> <!--><<!--> <!-->81 KU/L, 47% for <300 cells/μL/≥81 KU/L and 56% for ≥300 cells/μL/<!--> <!--><<!--> <!-->0.81 KU/L). Among the patients with atopic status, 62% had 100% reduction in mOCS daily dose versus 67% without. Median mOCS dose reduction was ≥70% regardless of omalizumab use/eligibility, baseline BEC (/IgE), or atopic status.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>These results reinforce mepolizumab effectiveness in severe asthma, demonstrating that real-world treatment is associated with mOCS independence regardless of prior biologic use and biomarkers.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"65 ","pages":"Article 104319"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2025-03-22","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143682781","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-22DOI: 10.1016/j.reval.2025.104259
B. Misme-Aucouturier , C. Le Bras , M. De Carvalho , M. Le Romancer , E. Le Corre , S. Even , M. Bodinier
Prérequis/Contexte
L’allergie alimentaire est liée au dysfonctionnement du microbiote et du système immunitaire conduisant à un défaut de la tolérance. Ces acteurs se mettent en place lors des 1000 premiers jours de vie. Notre environnement et notre type d’alimentation, en particulier l’allaitement, conditionnent la mise en place de ces systèmes et l’apparition de l’allergie. En effet le lait maternel est constitué de différents composés nutritionnels, immuns et microbiens jouant un rôle majeur sur la maturation des systèmes biologiques de l’enfant.
Objectifs
Nous avons voulu évaluer l’intérêt d’une composante microbienne complexe issue du lait maternel humain pour prévenir des allergies alimentaires.
Méthodes
Pour cela, des souriceaux ont été gavés avec différents mélanges de bactéries issus du lait maternel (consortium A ou B) à partir de 15 jours de vie pendant 2 semaines, puis l’allergie alimentaire au blé à été induite. Les selles ont été prélevées pour déterminer la composition microbienne fécale. Les symptômes et biomarqueurs immunitaires de l’allergie alimentaire ont été évalués.
Résultats/Discussions
Nos résultats montrent qu’un gavage préalable des souriceaux avec le consortium A permet d’abroger la survenue des symptômes de l’allergie et de diminuer les biomarqueurs spécifiques associés (IgE et IgG1 spécifiques, lymphocytes Th2). Une augmentation des lymphocytes T et B régulateurs est observée dans les ganglions mésentériques des souriceaux allergiques gavés avec le consortium A. Au niveau intestinal, on observe une baisse des cellules innées de type ILC2 et un renforcement de la perméabilité intestinale paracellulaire chez les souriceaux allergiques gavés avec le consortium A. L’analyse du microbiote est en cours d’analyse.
Conclusion
Nos premiers résultats montrent qu’une exposition précoce (couvrant une partie du sevrage) des souriceaux avec le consortium A prévient des symptômes de l’allergie via une réduction des biomarqueurs associés, un renforcement de la barrière intestinale et l’induction d’une réponse de tolérance. Cet effet protecteur semble avoir une action plutôt locale au niveau intestinale que systémique d’où l’intérêt d’aller étudier le microbiote intestinal.
{"title":"Une composante microbienne proche du lait maternel pour prévenir des allergies alimentaires","authors":"B. Misme-Aucouturier , C. Le Bras , M. De Carvalho , M. Le Romancer , E. Le Corre , S. Even , M. Bodinier","doi":"10.1016/j.reval.2025.104259","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2025.104259","url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/Contexte</h3><div>L’allergie alimentaire est liée au dysfonctionnement du microbiote et du système immunitaire conduisant à un défaut de la tolérance. Ces acteurs se mettent en place lors des 1000 premiers jours de vie. Notre environnement et notre type d’alimentation, en particulier l’allaitement, conditionnent la mise en place de ces systèmes et l’apparition de l’allergie. En effet le lait maternel est constitué de différents composés nutritionnels, immuns et microbiens jouant un rôle majeur sur la maturation des systèmes biologiques de l’enfant.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Nous avons voulu évaluer l’intérêt d’une composante microbienne complexe issue du lait maternel humain pour prévenir des allergies alimentaires.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Pour cela, des souriceaux ont été gavés avec différents mélanges de bactéries issus du lait maternel (consortium A ou B) à partir de 15<!--> <!-->jours de vie pendant 2 semaines, puis l’allergie alimentaire au blé à été induite. Les selles ont été prélevées pour déterminer la composition microbienne fécale. Les symptômes et biomarqueurs immunitaires de l’allergie alimentaire ont été évalués.</div></div><div><h3>Résultats/Discussions</h3><div>Nos résultats montrent qu’un gavage préalable des souriceaux avec le consortium A permet d’abroger la survenue des symptômes de l’allergie et de diminuer les biomarqueurs spécifiques associés (IgE et IgG1 spécifiques, lymphocytes Th2). Une augmentation des lymphocytes T et B régulateurs est observée dans les ganglions mésentériques des souriceaux allergiques gavés avec le consortium A. Au niveau intestinal, on observe une baisse des cellules innées de type ILC2 et un renforcement de la perméabilité intestinale paracellulaire chez les souriceaux allergiques gavés avec le consortium A. L’analyse du microbiote est en cours d’analyse.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Nos premiers résultats montrent qu’une exposition précoce (couvrant une partie du sevrage) des souriceaux avec le consortium A prévient des symptômes de l’allergie via une réduction des biomarqueurs associés, un renforcement de la barrière intestinale et l’induction d’une réponse de tolérance. Cet effet protecteur semble avoir une action plutôt locale au niveau intestinale que systémique d’où l’intérêt d’aller étudier le microbiote intestinal.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"65 ","pages":"Article 104259"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2025-03-22","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143683082","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-22DOI: 10.1016/j.reval.2025.104295
S. Kbaier, H. Jouini, E. Trabelsi, I. Trabelsi, I. Belhadj, K. Boussetta
Prérequis/Contexte
Les réactions d’anaphylaxie sont fréquentes et peuvent mettre en jeu le pronostic vital du patient, ce qui impose une connaissance optimale de leur prise en charge.
Objectifs
Évaluer les connaissances des internes en pédiatrie dans la prise en charge de l’anaphylaxie.
Méthodes
Étude transversale et monocentrique, réalisée durant le mois de décembre 2024, organisée sous forme d’un questionnaire anonyme adressée aux internes en pédiatrie exerçant dans les 7 services de pédiatrie générale à l’hôpital d’enfants de Tunis.
Résultats/Discussions
Parmi les 43 interrogés, 30 participants ont répondu (69,8 %), avec une prédominance féminine (sexe ratio = 0,3). L’âge moyen était de 23,16 ans. La moitié des répondants étaient des internes majeurs en 4ème année (n = 16, 53,3 %). Tous les internes ont eu une formation sur l’anaphylaxie. Dix-sept participants (56,7 %) ont déjà été témoins d’un accident d’anaphylaxie. La majorité des répondants (n = 25, 83,3 %) connaissent la définition de l’anaphylaxie. Cependant, 22 médecins (73,3 %) ne connaissent ni les critères de Sampson ni les critères de Ring et Messmer. Vingt-six participants (86,7 %) connaissent l’adrénaline comme traitement de première intention en cas d’anaphylaxie. Mais, 6 internes (20 %) seulement avaient correctement identifié la dose de l’adrénaline par voie intra-musculaire et 40 % avaient connu le site d’injection. La moitié des médecins (56,7 %) n’avaient pas identifié les modalités d’administration de l’adrénaline par voie intraveineuse. La majorité des répondants avaient considéré que les corticoïdes font partie du traitement d’urgence de l’anaphylaxie. La plupart des participants (n = 24, 80 %) connaissent le contenu de la trousse d’urgence.
Conclusion
Selon nos résultats, les connaissances concernant la prise en charge de l’anaphylaxie reste insuffisante. La nécessité de renforcer les efforts afin d’améliorer les connaissances liées à l’anaphylaxie reste essentielle.
{"title":"Évaluation des connaissances des internes en pédiatrie dans la prise en charge de l’anaphylaxie","authors":"S. Kbaier, H. Jouini, E. Trabelsi, I. Trabelsi, I. Belhadj, K. Boussetta","doi":"10.1016/j.reval.2025.104295","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2025.104295","url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/Contexte</h3><div>Les réactions d’anaphylaxie sont fréquentes et peuvent mettre en jeu le pronostic vital du patient, ce qui impose une connaissance optimale de leur prise en charge.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Évaluer les connaissances des internes en pédiatrie dans la prise en charge de l’anaphylaxie.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Étude transversale et monocentrique, réalisée durant le mois de décembre 2024, organisée sous forme d’un questionnaire anonyme adressée aux internes en pédiatrie exerçant dans les 7 services de pédiatrie générale à l’hôpital d’enfants de Tunis.</div></div><div><h3>Résultats/Discussions</h3><div>Parmi les 43 interrogés, 30 participants ont répondu (69,8 %), avec une prédominance féminine (sexe ratio<!--> <!-->=<!--> <!-->0,3). L’âge moyen était de 23,16<!--> <!-->ans. La moitié des répondants étaient des internes majeurs en 4ème année (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->16, 53,3 %). Tous les internes ont eu une formation sur l’anaphylaxie. Dix-sept participants (56,7 %) ont déjà été témoins d’un accident d’anaphylaxie. La majorité des répondants (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->25, 83,3 %) connaissent la définition de l’anaphylaxie. Cependant, 22 médecins (73,3 %) ne connaissent ni les critères de Sampson ni les critères de Ring et Messmer. Vingt-six participants (86,7 %) connaissent l’adrénaline comme traitement de première intention en cas d’anaphylaxie. Mais, 6 internes (20 %) seulement avaient correctement identifié la dose de l’adrénaline par voie intra-musculaire et 40 % avaient connu le site d’injection. La moitié des médecins (56,7 %) n’avaient pas identifié les modalités d’administration de l’adrénaline par voie intraveineuse. La majorité des répondants avaient considéré que les corticoïdes font partie du traitement d’urgence de l’anaphylaxie. La plupart des participants (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->24, 80 %) connaissent le contenu de la trousse d’urgence.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Selon nos résultats, les connaissances concernant la prise en charge de l’anaphylaxie reste insuffisante. La nécessité de renforcer les efforts afin d’améliorer les connaissances liées à l’anaphylaxie reste essentielle.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"65 ","pages":"Article 104295"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2025-03-22","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143683018","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-22DOI: 10.1016/j.reval.2025.104262
E. Le Corre , R. Tareb , V. Solé-Jamult , B. Annic , H. Rogniaux , G. Bouchaud , W. Dijk
Prérequis/Contexte
L’allergie au blé est l’une des allergies alimentaires les plus courantes, principalement liée aux protéines du gluten. Ces allergènes peuvent être modifiés lors de la transformation des aliments. La fermentation est une étape clé du processus de panification impliquant l’action de différents micro-organismes pouvant modifier les propriétés physico-chimiques du gluten.
Objectifs
L’objectif de cette étude est d’évaluer l’impact de plusieurs types de fermentation sur les caractéristiques physico-chimiques, ainsi que sur l’immunoréactivité et l’allergénicité du gluten, au sein d’aliments modèles.
Méthodes
Pour ce faire, trois types de fermentation ont été étudiés : (i) levure, (ii) levain, (iii) levain enrichi avec une souche de bactérie lactique protéolytique. Les modifications structurelles du gluten fermenté ont été caractérisées par SDS-PAGE, SEC-HPLC et spectrométrie de masse. L’immunoréactivité des produits de fermentation a été évaluée par Western Blot et leur allergénicité à l’aide d’une lignée cellulaire humanisée de leucémie basophile de rat (RBL).
Résultats/Discussions
Nos études ont démontré l’absence d’hydrolyse significative du gluten après la fermentation avec la levure ou le levain et de modifications de l’immunoréactivité et de l’allergénicité. En revanche, le levain enrichi par une bactérie protéolytique a fortement induit l’hydrolyse des allergènes du gluten. Cette hydrolyse a provoqué la génération de peptides, associée à une réduction significative de l’immunoréactivité et de l’allergénicité du gluten.
Conclusion
En conclusion, la fermentation du gluten par un levain enrichi dégrade les protéines du gluten et réduit son immunoréactivité et son allergénicité. À l’inverse, l’absence d’enrichissement du levain avec une souche bactérienne protéolytique n’engendre aucun impact significatif sur l’immunoréactivité du gluten. Si les résultats se confirment in vivo chez la souris, l’utilisation de produits fermentés pourrait être envisagée à des fins préventives ou thérapeutiques pour induire une tolérance orale.
{"title":"Impact de la fermentation sur l’immunoréactivité et l’allergénicité du gluten","authors":"E. Le Corre , R. Tareb , V. Solé-Jamult , B. Annic , H. Rogniaux , G. Bouchaud , W. Dijk","doi":"10.1016/j.reval.2025.104262","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2025.104262","url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/Contexte</h3><div>L’allergie au blé est l’une des allergies alimentaires les plus courantes, principalement liée aux protéines du gluten. Ces allergènes peuvent être modifiés lors de la transformation des aliments. La fermentation est une étape clé du processus de panification impliquant l’action de différents micro-organismes pouvant modifier les propriétés physico-chimiques du gluten.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>L’objectif de cette étude est d’évaluer l’impact de plusieurs types de fermentation sur les caractéristiques physico-chimiques, ainsi que sur l’immunoréactivité et l’allergénicité du gluten, au sein d’aliments modèles.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Pour ce faire, trois types de fermentation ont été étudiés : (i) levure, (ii) levain, (iii) levain enrichi avec une souche de bactérie lactique protéolytique. Les modifications structurelles du gluten fermenté ont été caractérisées par SDS-PAGE, SEC-HPLC et spectrométrie de masse. L’immunoréactivité des produits de fermentation a été évaluée par Western Blot et leur allergénicité à l’aide d’une lignée cellulaire humanisée de leucémie basophile de rat (RBL).</div></div><div><h3>Résultats/Discussions</h3><div>Nos études ont démontré l’absence d’hydrolyse significative du gluten après la fermentation avec la levure ou le levain et de modifications de l’immunoréactivité et de l’allergénicité. En revanche, le levain enrichi par une bactérie protéolytique a fortement induit l’hydrolyse des allergènes du gluten. Cette hydrolyse a provoqué la génération de peptides, associée à une réduction significative de l’immunoréactivité et de l’allergénicité du gluten.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>En conclusion, la fermentation du gluten par un levain enrichi dégrade les protéines du gluten et réduit son immunoréactivité et son allergénicité. À l’inverse, l’absence d’enrichissement du levain avec une souche bactérienne protéolytique n’engendre aucun impact significatif sur l’immunoréactivité du gluten. Si les résultats se confirment in vivo chez la souris, l’utilisation de produits fermentés pourrait être envisagée à des fins préventives ou thérapeutiques pour induire une tolérance orale.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"65 ","pages":"Article 104262"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2025-03-22","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143683075","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-22DOI: 10.1016/j.reval.2025.104263
A. Leathers, C. Shaw, D. Vogt, A. Melone, M. Berchtold, C. Bauer, M. Romano, M. Schneider, C.B. Gerhold, M. Gerspach, T. Schuster
Prérequis/Contexte
Les tests d’activation des basophiles (TAB) sont de plus en plus présents dans l’étude et le diagnostic des allergies et nécessitent d’être standardisés.
Objectifs
Des études analytiques et de stabilité ont été réalisées avec un test TAB commercial, afin d’obtenir la certification européenne IVDR et de promouvoir l’utilisation du TAB dans la routine de diagnostic clinique.
Méthodes
Les études ont été conçues pour étudier la précision, la reproductibilité, la robustesse aux variations du protocole (température, durée d’incubation pour l’activation, coloration, lyse, volumes des réactifs et des échantillons sanguins), et la stabilité des échantillons avant et après traitement (stockage à différentes températures pendant des durées prédéfinies). Quatre échantillons sanguins de donneurs sains ont été stimulés avec un contrôle négatif (PB) et au moins un des deux contrôles positifs, l’anti-FcɛRI (PC1) et le fMLP (PC2). L’intervalle de référence et la limite technique du test ont été déterminés grâce à une étude réalisée sur 120 échantillons, chacun stimulé avec PB, PC1 et PC2.
Résultats/Discussions
La répétabilité intra-série a montré un coefficient de variation (CV) de 1,1 à 8,8 % et la reproductibilité un CV de 0,9 à 15,4 %. La précision intra-laboratoire présente le CV le plus élevé de 3,0 à 15,9 %. L’étude de robustesse a donné lieu à des recommandations et limites spécifiques pour chaque paramètre. Les échantillons de sang total EDTA non traités étaient stables pendant 48 heures (stockage à 2-8 °C) et 24 heures (stockage à 28 °C). Les basophiles traités et fixés sont restés stables pendant au moins 10 jours à 2-8 °C et 48 heures stockés à 28 °C. L’étude de l’intervalle de référence a abouti à des seuils techniques et de non-réponse à 5 % et 10 % d’activation des basophiles respectivement, lors de la stimulation de l’échantillon avec PC1.
Conclusion
Tous les critères de performance du test commercial TAB en matière de répétabilité, de précision intra-laboratoire, de reproductibilité, de stabilité et de robustesse ont été respectés et ont permis d’obtenir la première certification IVDR pour un test TAB précédemment marqué IVD.
{"title":"Validation analytique et études de stabilité pour un test d’activation des basophiles commercial certifié IVDR","authors":"A. Leathers, C. Shaw, D. Vogt, A. Melone, M. Berchtold, C. Bauer, M. Romano, M. Schneider, C.B. Gerhold, M. Gerspach, T. Schuster","doi":"10.1016/j.reval.2025.104263","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2025.104263","url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/Contexte</h3><div>Les tests d’activation des basophiles (TAB) sont de plus en plus présents dans l’étude et le diagnostic des allergies et nécessitent d’être standardisés.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Des études analytiques et de stabilité ont été réalisées avec un test TAB commercial, afin d’obtenir la certification européenne IVDR et de promouvoir l’utilisation du TAB dans la routine de diagnostic clinique.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Les études ont été conçues pour étudier la précision, la reproductibilité, la robustesse aux variations du protocole (température, durée d’incubation pour l’activation, coloration, lyse, volumes des réactifs et des échantillons sanguins), et la stabilité des échantillons avant et après traitement (stockage à différentes températures pendant des durées prédéfinies). Quatre échantillons sanguins de donneurs sains ont été stimulés avec un contrôle négatif (PB) et au moins un des deux contrôles positifs, l’anti-FcɛRI (PC1) et le fMLP (PC2). L’intervalle de référence et la limite technique du test ont été déterminés grâce à une étude réalisée sur 120 échantillons, chacun stimulé avec PB, PC1 et PC2.</div></div><div><h3>Résultats/Discussions</h3><div>La répétabilité intra-série a montré un coefficient de variation (CV) de 1,1 à 8,8 % et la reproductibilité un CV de 0,9 à 15,4 %. La précision intra-laboratoire présente le CV le plus élevé de 3,0 à 15,9 %. L’étude de robustesse a donné lieu à des recommandations et limites spécifiques pour chaque paramètre. Les échantillons de sang total EDTA non traités étaient stables pendant 48<!--> <!-->heures (stockage à 2-8<!--> <!-->°C) et 24<!--> <!-->heures (stockage à 28<!--> <!-->°C). Les basophiles traités et fixés sont restés stables pendant au moins 10<!--> <!-->jours à 2-8<!--> <!-->°C et 48<!--> <!-->heures stockés à 28<!--> <!-->°C. L’étude de l’intervalle de référence a abouti à des seuils techniques et de non-réponse à 5 % et 10 % d’activation des basophiles respectivement, lors de la stimulation de l’échantillon avec PC1.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Tous les critères de performance du test commercial TAB en matière de répétabilité, de précision intra-laboratoire, de reproductibilité, de stabilité et de robustesse ont été respectés et ont permis d’obtenir la première certification IVDR pour un test TAB précédemment marqué IVD.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"65 ","pages":"Article 104263"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2025-03-22","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143683077","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-22DOI: 10.1016/j.reval.2025.104297
A.L. Khelil, M. Oussalah, O. Drali
Prérequis/Contexte
La maladie du poumon des éleveurs d’oiseaux est une pneumopathie d’hypersensibilité PHS de mécanisme immunoallergique suite à l’inhalation répétée d’antigènes aviaires. Rare chez l’enfant, probablement sous-diagnostiquée. L’évolution vers la fibrose pulmonaire est la règle si l’exposition est prolongée, d’où l’intérêt d’un diagnostic précoce.
Objectifs
Rapporter un cas de PHS de l’enfant secondaire à une exposition aviaire domestique.
Savoir poser un diagnostic précoce.
Méthodes
Fillette âgée de 4 ans hospitalisée pour exploration d’une toux sèche depuis 1 mois, traitée comme asthme. Aggravation de la symptomatologie avec une dyspnée à l’effort puis polypnée au repos et hypoxie. L’exploration radiologique a révélé un aspect en verre dépoli évocateur de pneumopathie interstitielle diffuse PID.
Résultats/Discussions
Le diagnostic a été confirmé par la preuve d’une exposition antigénique par une enquête environnementale élevage de pigeons au domicile et la présence de précipitines IgG spécifiques au pigeon ˃ 200. L’évolution a été favorable sous corticothérapie orale et éviction antigénique complète.
Conclusion
L’étiologie aviaire est la cause la plus fréquente des PHS de l’enfant. L’éviction antigénique complète et définitive est la clé de la prise en charge, associée à la corticothérapie. Le pronostic dépend du stade de la pathologie, l’amélioration est spectaculaire si le diagnostic est porté précocement.
{"title":"Pneumopathies d’hypersensibilité PHS de l’enfant. À propos d’un cas de maladie du poumon des éleveurs d’oiseaux","authors":"A.L. Khelil, M. Oussalah, O. Drali","doi":"10.1016/j.reval.2025.104297","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2025.104297","url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/Contexte</h3><div>La maladie du poumon des éleveurs d’oiseaux est une pneumopathie d’hypersensibilité PHS de mécanisme immunoallergique suite à l’inhalation répétée d’antigènes aviaires. Rare chez l’enfant, probablement sous-diagnostiquée. L’évolution vers la fibrose pulmonaire est la règle si l’exposition est prolongée, d’où l’intérêt d’un diagnostic précoce.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Rapporter un cas de PHS de l’enfant secondaire à une exposition aviaire domestique.</div><div>Savoir poser un diagnostic précoce.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Fillette âgée de 4<!--> <!-->ans hospitalisée pour exploration d’une toux sèche depuis 1 mois, traitée comme asthme. Aggravation de la symptomatologie avec une dyspnée à l’effort puis polypnée au repos et hypoxie. L’exploration radiologique a révélé un aspect en verre dépoli évocateur de pneumopathie interstitielle diffuse PID.</div></div><div><h3>Résultats/Discussions</h3><div>Le diagnostic a été confirmé par la preuve d’une exposition antigénique par une enquête environnementale élevage de pigeons au domicile et la présence de précipitines IgG spécifiques au pigeon ˃ 200. L’évolution a été favorable sous corticothérapie orale et éviction antigénique complète.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’étiologie aviaire est la cause la plus fréquente des PHS de l’enfant. L’éviction antigénique complète et définitive est la clé de la prise en charge, associée à la corticothérapie. Le pronostic dépend du stade de la pathologie, l’amélioration est spectaculaire si le diagnostic est porté précocement.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"65 ","pages":"Article 104297"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2025-03-22","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143683088","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-22DOI: 10.1016/j.reval.2025.104288
H. Cherif, I. Hlel, S. Debiche, S. Mokaddem, M. Triki, F. Yangui, M.R. Charfi
Prérequis/Contexte
La levure Candida Albicans (CA), tout en étant un agent commensal des muqueuses humaines, peut induire des manifestations allergiques chez les individus sensibilisés à cette espèce.
Objectifs
L’objectif de cette étude était de décrire les caractéristiques et les manifestations cliniques chez les enfants sensibilisés au CA.
Méthodes
Il s’agit d’une étude rétrospective menée à la consultation externe d’allergologie de l’hôpital FSI, portant sur des enfants de moins de 16 ans ayant consulté pour des symptômes allergiques et chez lesquels les tests cutanés (TC) étaient positifs au CA.
Résultats/Discussions
Un total de 40 enfants a été inclus, avec une moyenne d’âge de 9 ans. Le sexe ratio était 2. L’absence d’antécédents familiaux d’atopie était observée chez 57 % des cas. Une monsensibilisation au CA a été observée dans un tiers des cas (groupe 1), tandis qu’une polysensibilisation a été observée dans les deux tiers des cas (groupe 2). Le profil allergénique dans le groupe 2 était marqué par l’association aux acariens dans 73 % des cas, suivie par l’association aux moisissures dans 70 % des cas. L’absence d’association CA et phanères d’animaux était observée chez tous les enfants. Les manifestations cliniques dans le groupe 1 étaient dominées par la rhinite dans 50 % des cas, suivie par l’asthme dans 40 % des cas. Par ailleurs les manifestations cliniques étaient dominées par la rhinite chez 80 % des cas, suivie par l’asthme chez 66 % des cas dans le groupe 2. L’étude statistique n’a pas révélé de différence statistiquement significative entre les deux groupes en ce qui concerne la moyenne d’âge, le sexe ratio et les manifestations cliniques.
Conclusion
La sensibilisation au Candida albicans est l’apanage du grand enfant, avec une prépondérance masculine et une association fréquente avec les moisissures et les acariens.
CA / ContexteLa假丝酵母的先决条件(ks)粘膜的共生,同时一名人力,可诱发过敏症状的个体意识到该物种身上。ObjectifsL’objectif描述该项研究的特点和临床表现在儿童中感光CA.MéthodesIl进行回顾性研究,是在医院的门诊病人过敏FSI,不满16岁的儿童有关的协商中来产生过敏症状和皮肤检测阳性(TC)是在CA.Résultats / DiscussionsUn总共包含了40个孩子,平均年龄9岁,性别比例为2。57%的病例没有特应性家族史。一monsensibilisation CA时出现了第三者的情况(第1组),而polysensibilisation中观测到了案件的三分之二(2)。该集团简介2组中过敏原的特点是螨虫的协会中73%的情况,其次为协会的霉菌中70%的病例。在所有儿童中都观察到CA和动物灯之间缺乏联系。第一组的临床表现以50%的鼻炎为主,其次是40%的哮喘。此外,在第2组中,80%的病例以鼻炎为主,66%的病例以哮喘为主。统计研究显示,两组在平均年龄、性别比例和临床表现方面没有统计学上的显著差异。对白色念珠菌的认识仅限于年龄较大的儿童,以男性为主,并经常与霉菌和尘螨有关。
{"title":"Profil clinique des enfants sensibilisés aux Candida Albicans","authors":"H. Cherif, I. Hlel, S. Debiche, S. Mokaddem, M. Triki, F. Yangui, M.R. Charfi","doi":"10.1016/j.reval.2025.104288","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2025.104288","url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/Contexte</h3><div>La levure Candida Albicans (CA), tout en étant un agent commensal des muqueuses humaines, peut induire des manifestations allergiques chez les individus sensibilisés à cette espèce.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>L’objectif de cette étude était de décrire les caractéristiques et les manifestations cliniques chez les enfants sensibilisés au CA.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Il s’agit d’une étude rétrospective menée à la consultation externe d’allergologie de l’hôpital FSI, portant sur des enfants de moins de 16<!--> <!-->ans ayant consulté pour des symptômes allergiques et chez lesquels les tests cutanés (TC) étaient positifs au CA.</div></div><div><h3>Résultats/Discussions</h3><div>Un total de 40 enfants a été inclus, avec une moyenne d’âge de 9<!--> <!-->ans. Le sexe ratio était 2. L’absence d’antécédents familiaux d’atopie était observée chez 57 % des cas. Une monsensibilisation au CA a été observée dans un tiers des cas (groupe 1), tandis qu’une polysensibilisation a été observée dans les deux tiers des cas (groupe 2). Le profil allergénique dans le groupe 2 était marqué par l’association aux acariens dans 73 % des cas, suivie par l’association aux moisissures dans 70 % des cas. L’absence d’association CA et phanères d’animaux était observée chez tous les enfants. Les manifestations cliniques dans le groupe 1 étaient dominées par la rhinite dans 50 % des cas, suivie par l’asthme dans 40 % des cas. Par ailleurs les manifestations cliniques étaient dominées par la rhinite chez 80 % des cas, suivie par l’asthme chez 66 % des cas dans le groupe 2. L’étude statistique n’a pas révélé de différence statistiquement significative entre les deux groupes en ce qui concerne la moyenne d’âge, le sexe ratio et les manifestations cliniques.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La sensibilisation au Candida albicans est l’apanage du grand enfant, avec une prépondérance masculine et une association fréquente avec les moisissures et les acariens.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"65 ","pages":"Article 104288"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2025-03-22","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143683090","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-22DOI: 10.1016/j.reval.2025.104289
H. Cherif, A. Belkahla, S. Debiche, F. Yangui, S. Jerbi, M. Triki, S. Mokaddem, M.R. Charfi
Prérequis/Contexte
Les maladies allergiques sont en constante progression, influencées par divers facteurs environnementaux. Cependant, l’impact précis de ces changements sur l’évolution des caractéristiques cliniques des enfants atopiques reste peu explorée.
Objectifs
Étudier l’évolution des caractéristiques cliniques des enfants atopiques sur trois décennies et l’impact des changements climatiques.
Méthodes
Il s’agit d’étude rétrospective des patients âgés de moins de 16 ans ayant consulté entre 1992 et 2022 pour des manifestations allergiques. Les données météorologiques à la station Tunis-Carthage ont été extraites d’une base de données en ligne. Deux groupes ont été définis : G1 : enfants présentant une manifestation allergique isolée telle qu’un asthme (AA), une rhinite (RA), une conjonctivite ou une dermatose et G2 : Enfants présentant des manifestations multiples.
Résultats/Discussions
Au total, 4313 patients ont été inclus. Parmi eux, 63,85 % présentaient un AA et 74,37 % une RA. L’âge moyen était de 7,69 ± 3,5 ans avec un sex-ratio de 1,39.
Le G2 représentait 58,87 % de la population globale. L’association AA et RA était la plus fréquente (30,61 %). Durant la première décennie, G1 (48,56 %) et G2 (51,44 %) étaient comparables. À partir de 2002, une augmentation significative en faveur de G2 qui est passée à 61,26 % lors la deuxième décennie puis à 68,51 % lors de la troisième (p < 10–3).
Au cours des saisons automno-hivernales et printano-estivales, des associations significatives ont été observées entre les facteurs climatiques et le risque de développer des manifestations multiples. Chaque augmentation de 1 °C de la température moyenne réduisait ces risques de 4 et 5 % (OR = 0,96 IC95 % = [0,9–0,98] et OR = 0,95, IC95 % = [0,92–0,97]). De même, une augmentation de 1 km/h de la vitesse moyenne du vent entraînait une réduction de 9 % du risque (OR = 0,91, IC95 % = [0,89–0,94]).
Conclusion
Une tendance significative vers les maladies allergiques multiples a été notée. Les changements climatiques influencent peu. Une analyse fine des microclimats et des expositions spécifiques pourrait éclairer les relations entre les changements climatiques et les variations des profils cliniques.
{"title":"Profil évolutif des manifestations cliniques des enfants atopiques en Tunisie durant les trois dernières décennies et impact du changement climatique","authors":"H. Cherif, A. Belkahla, S. Debiche, F. Yangui, S. Jerbi, M. Triki, S. Mokaddem, M.R. Charfi","doi":"10.1016/j.reval.2025.104289","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2025.104289","url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/Contexte</h3><div>Les maladies allergiques sont en constante progression, influencées par divers facteurs environnementaux. Cependant, l’impact précis de ces changements sur l’évolution des caractéristiques cliniques des enfants atopiques reste peu explorée.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Étudier l’évolution des caractéristiques cliniques des enfants atopiques sur trois décennies et l’impact des changements climatiques.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Il s’agit d’étude rétrospective des patients âgés de moins de 16<!--> <!-->ans ayant consulté entre 1992 et 2022 pour des manifestations allergiques. Les données météorologiques à la station Tunis-Carthage ont été extraites d’une base de données en ligne. Deux groupes ont été définis : G1 : enfants présentant une manifestation allergique isolée telle qu’un asthme (AA), une rhinite (RA), une conjonctivite ou une dermatose et G2 : Enfants présentant des manifestations multiples.</div></div><div><h3>Résultats/Discussions</h3><div>Au total, 4313 patients ont été inclus. Parmi eux, 63,85 % présentaient un AA et 74,37 % une RA. L’âge moyen était de 7,69<!--> <!-->±<!--> <!-->3,5<!--> <!-->ans avec un sex-ratio de 1,39.</div><div>Le G2 représentait 58,87 % de la population globale. L’association AA et RA était la plus fréquente (30,61 %). Durant la première décennie, G1 (48,56 %) et G2 (51,44 %) étaient comparables. À partir de 2002, une augmentation significative en faveur de G2 qui est passée à 61,26 % lors la deuxième décennie puis à 68,51 % lors de la troisième (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->10–3).</div><div>Au cours des saisons automno-hivernales et printano-estivales, des associations significatives ont été observées entre les facteurs climatiques et le risque de développer des manifestations multiples. Chaque augmentation de 1<!--> <!-->°C de la température moyenne réduisait ces risques de 4 et 5 % (OR<!--> <!-->=<!--> <!-->0,96 IC95 %<!--> <!-->=<!--> <!-->[0,9–0,98] et OR<!--> <!-->=<!--> <!-->0,95, IC95 %<!--> <!-->=<!--> <!-->[0,92–0,97]). De même, une augmentation de 1<!--> <!-->km/h de la vitesse moyenne du vent entraînait une réduction de 9 % du risque (OR<!--> <!-->=<!--> <!-->0,91, IC95 %<!--> <!-->=<!--> <!-->[0,89–0,94]).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Une tendance significative vers les maladies allergiques multiples a été notée. Les changements climatiques influencent peu. Une analyse fine des microclimats et des expositions spécifiques pourrait éclairer les relations entre les changements climatiques et les variations des profils cliniques.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"65 ","pages":"Article 104289"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2025-03-22","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143683091","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-22DOI: 10.1016/j.reval.2025.104303
Z. Reguiai , A. Giménez-Arnau , A. Pinter , W. Sondermann , R. Woolf , C. Lynde , F. Legat , A. Costanzo , J.F.S. Salvador , B.F. Hagen , N. Mellerup , U. Plohberger , L. Ryttig , A. Bauer
Prérequis/contexte
Le delgocitinib en crème, un inhibiteur pan JAK, a démontré une efficacité dans le traitement de l’eczéma chronique des mains (ECM) modéré à sévère et a été bien toléré en comparaison au véhicule de la crème au sein des études de phase 3 DELTA-1, DELTA-2 et DELTA-3.
Objectifs
DELTA-FORCE a comparé l’efficacité, l’effet sur la qualité de vie et la tolérance du delgocitinib crème 20 mg/g (n = 254) deux fois par jour vis-à-vis de l’alitrétinoïne orale une fois par jour (n = 259) durant 24 semaines.
Méthodes
Cette étude était multicentrique, randomisée 1 : 1, en simple aveugle.
Résultats/discussions
Concernant le critère principal, une diminution significativement plus importante de l’HECSI entre l’inclusion et S12 a été observée avec le delgocitinib vs l’alitrétinoïne (67,6 vs 51,5 ; p < 0,001).
Concernant les critères clés secondaires à S12, une plus grande proportion de patients atteignait le score HECSI-90 après traitement par delgocitinib en comparaison à l’alitrétinoïne (38,6 % contre 26,0 % ; p = 0,003) et l’IGA-CHE 0/1 (aucune lésion ou érythème à peine perceptible) (27,2 % contre 16,6 % ; p = 0,004). Une diminution plus importante des scores de prurit/douleur (HESD prurit/douleur) a été observée avec le delgocitinib en comparaison de l’alitretinoïne à S12 (3,0/2,9 vs 2,4/2,3 ; p≤0,018) et similairement pour l’HECSI à S24 (69,6 contre 45,1 ; p < 0,001) et l’aire sous la courbe (AUC) pour l’HECSI-90 (49,2 contre 34,9 ; p < 0,001). L’AUC de la variation du DLQI (1124,7 contre 790,7 ; p < 0,001) était plus élevé pour le delgocitinib par rapport à l’alitrétinoïne.
Le nombre d’évènements indésirables (E) était plus faible dans le groupe delgocitinib vs alitrétinoïne (E = 280 chez 125 patients [49,4 %] vs E = 620 chez 188 [76,1 %] patients), et similairement pour les évènements graves (E = 5 chez 5 [2,0 %] patients vs E = 12 chez 12 [4,9 %]) et les évènements menant à l’arrêt du traitement (E = 4 chez 3 [1,2 %] patients vs E = 44 chez 25 [10,1 %] patients).
Conclusion
DELTA-FORCE est la première étude face-face à démontrer la supériorité du delgocitinib crème dans l’amélioration clinique, de la qualité de vie ainsi qu’un profil de tolérance plus favorable vs alitrétinoïne, seul médicament approuvé pour les adultes atteints d’ECM sévère.
delgocitinib是一种泛JAK抑制剂,在DELTA-1、DELTA-2和DELTA-3 3期研究中,delgocitinib在治疗中度至重度慢性手部湿疹(ECM)方面已被证明是有效的,并且与delta载体相比耐受性良好。ObjectifsDELTA-FORCE比较了delgocitinib 20 mg/g (n = 254)每天两次的疗效、生活质量影响和耐受性与口服利维甲酸(n = 259) 24周的疗效。本研究为多中心,随机1:1,单盲。结果/讨论关于主要标准,观察到delgocitinib与利维甲酸相比,纳入与S12之间的HECSI显著降低(67.6 vs 51.5;p <0.001)。在S12关键二级标准方面,与利维甲酸相比,delgocitinib治疗后达到HECSI-90评分的患者比例更高(38.6%对26.0%;P = 0.003)和IGA-CHE 0/1(几乎没有病变或红斑)(27.2%对16.6%;p = 0.004)。与利维甲酸S12相比,delgocitinib的瘙痒/疼痛评分(HESD)下降更大(3.0 / 2.9 vs 2.4 / 2.3;p≤0.018)和S24的HECSI(69.6对45.1;p <0.001)和HECSI-90的曲线下面积(AUC)(49.2对34.9;p <0.001)。DLQI变化AUC (1124.7 vs 790.7;p <0.001)与利维甲酸相比,delgocitinib的含量更高。不良事件(E)人数为delgocitinib vs维生素a股中最低的(E = 280 125病人[49.4%;][E = 620家188 vs 76.1%]),以及同样对于患者的严重事件(E = 5][2.0%患者5 vs E = 12家[12]4.9%)和停止治疗,导致事件(E = 4的患者3 [1,2]% vs E = 44)患者[25]10.1%。delta - force是第一个面对面的研究,证明delgocitinib霜在临床改善、生活质量和更有利的耐受性方面优于利维甲酸,利维甲酸是唯一被批准用于成人严重ECM患者的药物。
{"title":"DELTA FORCE : une étude face-face de phase 3 comparant l’efficacité et la tolérance du delgoctinib en crème et de l’alitrétinoïne par voie orale sur 24 semaines chez les adultes atteints d’eczéma chronique sévère des mains","authors":"Z. Reguiai , A. Giménez-Arnau , A. Pinter , W. Sondermann , R. Woolf , C. Lynde , F. Legat , A. Costanzo , J.F.S. Salvador , B.F. Hagen , N. Mellerup , U. Plohberger , L. Ryttig , A. Bauer","doi":"10.1016/j.reval.2025.104303","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2025.104303","url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/contexte</h3><div>Le delgocitinib en crème, un inhibiteur pan JAK, a démontré une efficacité dans le traitement de l’eczéma chronique des mains (ECM) modéré à sévère et a été bien toléré en comparaison au véhicule de la crème au sein des études de phase 3 DELTA-1, DELTA-2 et DELTA-3.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>DELTA-FORCE a comparé l’efficacité, l’effet sur la qualité de vie et la tolérance du delgocitinib crème 20<!--> <!-->mg/g (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->254) deux fois par jour vis-à-vis de l’alitrétinoïne orale une fois par jour (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->259) durant 24 semaines.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Cette étude était multicentrique, randomisée 1 : 1, en simple aveugle.</div></div><div><h3>Résultats/discussions</h3><div>Concernant le critère principal, une diminution significativement plus importante de l’HECSI entre l’inclusion et S12 a été observée avec le delgocitinib vs l’alitrétinoïne (67,6 vs 51,5 ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001).</div><div>Concernant les critères clés secondaires à S12, une plus grande proportion de patients atteignait le score HECSI-90 après traitement par delgocitinib en comparaison à l’alitrétinoïne (38,6 % contre 26,0 % ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,003) et l’IGA-CHE 0/1 (aucune lésion ou érythème à peine perceptible) (27,2 % contre 16,6 % ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,004). Une diminution plus importante des scores de prurit/douleur (HESD prurit/douleur) a été observée avec le delgocitinib en comparaison de l’alitretinoïne à S12 (3,0/2,9 vs 2,4/2,3 ; <em>p</em>≤0,018) et similairement pour l’HECSI à S24 (69,6 contre 45,1 ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001) et l’aire sous la courbe (AUC) pour l’HECSI-90 (49,2 contre 34,9 ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). L’AUC de la variation du DLQI (1124,7 contre 790,7 ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001) était plus élevé pour le delgocitinib par rapport à l’alitrétinoïne.</div><div>Le nombre d’évènements indésirables (E) était plus faible dans le groupe delgocitinib vs alitrétinoïne (E<!--> <!-->=<!--> <!-->280 chez 125 patients [49,4 %] vs E<!--> <!-->=<!--> <!-->620 chez 188 [76,1 %] patients), et similairement pour les évènements graves (E<!--> <!-->=<!--> <!-->5 chez 5 [2,0 %] patients vs E<!--> <!-->=<!--> <!-->12 chez 12 [4,9 %]) et les évènements menant à l’arrêt du traitement (E<!--> <!-->=<!--> <!-->4 chez 3 [1,2 %] patients vs E<!--> <!-->=<!--> <!-->44 chez 25 [10,1 %] patients).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>DELTA-FORCE est la première étude face-face à démontrer la supériorité du delgocitinib crème dans l’amélioration clinique, de la qualité de vie ainsi qu’un profil de tolérance plus favorable vs alitrétinoïne, seul médicament approuvé pour les adultes atteints d’ECM sévère.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"65 ","pages":"Article 104303"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2025-03-22","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143682939","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-03-22DOI: 10.1016/j.reval.2025.104311
A. Didier , L. Dupont , E. Penz , B. Emmanuel , T. Tran , A. Menzies-Gow , A. Shavit , D. Cohen , C. Ho , T. Plate , S. Kayaniyil , A. Herreman , C. Schuoler , M. Lommatzsch , T. Rothe
Prérequis/contexte
Benralizumab depletes blood eosinophils in <24 hrs and may lead to rapid improvements in patients (pts) with SEA.
Objectifs
To understand the real-world effectiveness of benralizumab on asthma symptom control from 1 to 56 weeks (Wk) post initiation.
Méthodes
XALOC-2 comprises prospective, real-world studies (Belgium, Canada, Germany and Switzerland) of benralizumab in pts with SEA. This 56 Wk integrated analysis assessed longitudinal changes in ACQ score.
Résultats/discussions
Of 535 pts (median age: 58 yrs; 49% female) mean (SD) ACQ score at baseline (BL) was 3.0 (1.2) decreasing to 1.5 (1.2) by Wk 56. The greatest improvement in ACQ score occurred between BL and Wk 1 and further improved up to Wk 56. Clinically meaningful improvements (minimal clinically-important difference [MCID] threshold = −0.5) were seen in 58% of pts (282/486) at Wk 1. At Wk 56, 79% (276/351) had an improvement ≥1xMCID, and 62% (218/351) ≥2xMCID. Significantly improved asthma control was seen across all clinically relevant BL characteristic subgroups.
Conclusion
Clinically meaningful improvements in asthma symptom control began from 1 Wk post benralizumab initiation or earlier and further improved over 1 yr. Benefits were seen in the overall population and were consistent across key subgroups important to therapeutic decision-making in daily practice.
{"title":"Early and continued asthma control improvement in patients with severe eosinophilic asthma (SEA) over 1 year post benralizumab initiation: real-world XALOC-2 programme","authors":"A. Didier , L. Dupont , E. Penz , B. Emmanuel , T. Tran , A. Menzies-Gow , A. Shavit , D. Cohen , C. Ho , T. Plate , S. Kayaniyil , A. Herreman , C. Schuoler , M. Lommatzsch , T. Rothe","doi":"10.1016/j.reval.2025.104311","DOIUrl":"10.1016/j.reval.2025.104311","url":null,"abstract":"<div><h3>Prérequis/contexte</h3><div>Benralizumab depletes blood eosinophils in <24<!--> <!-->hrs and may lead to rapid improvements in patients (pts) with SEA.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>To understand the real-world effectiveness of benralizumab on asthma symptom control from 1 to 56 weeks (Wk) post initiation.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>XALOC-2 comprises prospective, real-world studies (Belgium, Canada, Germany and Switzerland) of benralizumab in pts with SEA. This 56 Wk integrated analysis assessed longitudinal changes in ACQ score.</div></div><div><h3>Résultats/discussions</h3><div>Of 535 pts (median age: 58 yrs; 49% female) mean (SD) ACQ score at baseline (BL) was 3.0 (1.2) decreasing to 1.5 (1.2) by Wk 56. The greatest improvement in ACQ score occurred between BL and Wk 1 and further improved up to Wk 56. Clinically meaningful improvements (minimal clinically-important difference [MCID] threshold<!--> <!-->=<!--> <!-->−0.5) were seen in 58% of pts (282/486) at Wk 1. At Wk 56, 79% (276/351) had an improvement ≥1xMCID, and 62% (218/351) ≥2xMCID. Significantly improved asthma control was seen across all clinically relevant BL characteristic subgroups.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Clinically meaningful improvements in asthma symptom control began from 1 Wk post benralizumab initiation or earlier and further improved over 1 yr. Benefits were seen in the overall population and were consistent across key subgroups important to therapeutic decision-making in daily practice.</div></div>","PeriodicalId":49130,"journal":{"name":"Revue Francaise d Allergologie","volume":"65 ","pages":"Article 104311"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2025-03-22","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143682912","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}