Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-11-11DOI: 10.1016/j.fander.2025.09.030
T.-T.-K. Le , T.T. Vo , E. Sbidian
<div><h3>Introduction</h3><div>Bien que les inhibiteurs des interleukines-17 ou -23 soient de plus en plus utilisées en 1<sup>ère</sup> ligne parmi les traitements biologiques dans le psoriasis, leurs risques infectieux restent moins étudiés que pour les biologiques les plus anciens. Cette étude visait à évaluer les risques différentiels sous biologiques d’infections graves et ambulatoires chez les patients atteints de psoriasis.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>À partir du SNDS, cette cohorte a inclus des patients adultes atteints de psoriasis débutant une biothérapie entre 2013 et 2022. Les biothérapies ont été comparées selon : (i) le délai jusqu’à une hospitalisation pour infection, (ii) le délai jusqu’à une délivrance ambulatoire d’un anti-infectieux, et (iii) la proportion de jours couverts par la délivrance d’anti-infectieux sur une période sous biothérapie. Les rapports de risques pondérés (wHR) ont été estimés pour les deux premiers critères et les différences moyennes ajustées (aMD) pour le 3<sup>e</sup>, avec ajustement des biais de confusion par pondération par la probabilité inverse du traitement.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 39 669 patients atteints de psoriasis ont débuté une biothérapie [suivi médian : 345 (170–730) jours, âge médian 49,2 ans [SD : 14,58] ; 22,021 [55,5 %] d’hommes]. Par rapport à l’adalimumab, le risque d’infection grave était plus faible avec l’ustékinumab (wHR 0,76 ; IC95 % 0,65–0,91), le sécukinumab (wHR 0,71 ; IC95 % 0,57–0,88) et le risankizumab (wHR 0,55 ; IC95 % 0,39–0,75). Le risque de première prescription d’antibactériens était plus élevé avec le certolizumab et plus faible avec l’ustékinumab, l’ixékizumab, le guselkumab et le risankizumab, tous comparés à l’adalimumab. La proportion médiane de jours couverts par des traitements anti-infectieux systémiques pendant l’exposition aux traitements biologiques était relativement faible (5,5 % ; IC95 % 2,6–11,5). La proportion de jours avec antibactériens était plus faible avec le guselkumab (aMD −0,78 ; IC95 % −1,14, −0,46) et le tildrakizumab (aMD −1,38 ; IC95 % −1,97, −0,74), par rapport à l’adalimumab. Une plus grande couverture par les antifongiques a été observée chez les patients traités par inhibiteurs de l’IL-17, comparés à l’adalimumab.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Cette étude a confirmé un risque plus faible d’infections graves avec certaines biothérapies récentes (sécukinumab et risankizumab) comparé à l’adalimumab. L’émulation d’essais cliniques et les stratégies de censure ont permis de limiter les biais et renforcent la validité des résultats. Les limites incluent l’utilisation de données médico-administratives, qui ne permettent pas d’accéder à certaines variables cliniques.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Le risque infectieux est faible, tant pour les infections graves que pour l’exposition aux anti-infectieux. L’ustékinumab et les inhibiteurs de l’IL-23 sont les meilleures options pour m
{"title":"Risque infectieux grave et ambulatoire chez les nouveaux utilisateurs de biothérapies pour le psoriasis : étude de cohorte nationale de 39 669 patients","authors":"T.-T.-K. Le , T.T. Vo , E. Sbidian","doi":"10.1016/j.fander.2025.09.030","DOIUrl":"10.1016/j.fander.2025.09.030","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Bien que les inhibiteurs des interleukines-17 ou -23 soient de plus en plus utilisées en 1<sup>ère</sup> ligne parmi les traitements biologiques dans le psoriasis, leurs risques infectieux restent moins étudiés que pour les biologiques les plus anciens. Cette étude visait à évaluer les risques différentiels sous biologiques d’infections graves et ambulatoires chez les patients atteints de psoriasis.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>À partir du SNDS, cette cohorte a inclus des patients adultes atteints de psoriasis débutant une biothérapie entre 2013 et 2022. Les biothérapies ont été comparées selon : (i) le délai jusqu’à une hospitalisation pour infection, (ii) le délai jusqu’à une délivrance ambulatoire d’un anti-infectieux, et (iii) la proportion de jours couverts par la délivrance d’anti-infectieux sur une période sous biothérapie. Les rapports de risques pondérés (wHR) ont été estimés pour les deux premiers critères et les différences moyennes ajustées (aMD) pour le 3<sup>e</sup>, avec ajustement des biais de confusion par pondération par la probabilité inverse du traitement.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 39 669 patients atteints de psoriasis ont débuté une biothérapie [suivi médian : 345 (170–730) jours, âge médian 49,2 ans [SD : 14,58] ; 22,021 [55,5 %] d’hommes]. Par rapport à l’adalimumab, le risque d’infection grave était plus faible avec l’ustékinumab (wHR 0,76 ; IC95 % 0,65–0,91), le sécukinumab (wHR 0,71 ; IC95 % 0,57–0,88) et le risankizumab (wHR 0,55 ; IC95 % 0,39–0,75). Le risque de première prescription d’antibactériens était plus élevé avec le certolizumab et plus faible avec l’ustékinumab, l’ixékizumab, le guselkumab et le risankizumab, tous comparés à l’adalimumab. La proportion médiane de jours couverts par des traitements anti-infectieux systémiques pendant l’exposition aux traitements biologiques était relativement faible (5,5 % ; IC95 % 2,6–11,5). La proportion de jours avec antibactériens était plus faible avec le guselkumab (aMD −0,78 ; IC95 % −1,14, −0,46) et le tildrakizumab (aMD −1,38 ; IC95 % −1,97, −0,74), par rapport à l’adalimumab. Une plus grande couverture par les antifongiques a été observée chez les patients traités par inhibiteurs de l’IL-17, comparés à l’adalimumab.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Cette étude a confirmé un risque plus faible d’infections graves avec certaines biothérapies récentes (sécukinumab et risankizumab) comparé à l’adalimumab. L’émulation d’essais cliniques et les stratégies de censure ont permis de limiter les biais et renforcent la validité des résultats. Les limites incluent l’utilisation de données médico-administratives, qui ne permettent pas d’accéder à certaines variables cliniques.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Le risque infectieux est faible, tant pour les infections graves que pour l’exposition aux anti-infectieux. L’ustékinumab et les inhibiteurs de l’IL-23 sont les meilleures options pour m","PeriodicalId":100088,"journal":{"name":"Annales de Dermatologie et de Vénéréologie - FMC","volume":"5 8","pages":"Pages A50-A51"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145486291","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-11-11DOI: 10.1016/j.fander.2025.09.082
R. Selmani , S. Oro , L. Dehame , F. Dezoteux , D. Staumont-Sallé , C. Toussaint , E. Lebidre , C. Cariou , V. Descamps , E. Delaporte , N. Schleinitz , G. Venton , N. Jourde-Chiche , J.C. Lagier , M.A. Richard , B. Milpied , F. Amatore
<div><h3>Introduction</h3><div>Le DRESS est une toxidermie grave, dont la physiopathologie fait intervenir une réponse lymphocytaire T associée à des réactivations virales. L’immunodépression préalable pourrait altérer cette réponse immunitaire et modifier son pronostic. Cette étude décrit le profil clinique, biologique et évolutif du DRESS chez les patients immunodéprimés.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Cette étude rétrospective multicentrique a inclus les adultes hospitalisés entre 01/2014 et 12/2024, dans 6 centres français, pour un DRESS probable ou certain (RegiSCAR<!--> <!-->≥<!--> <!-->4) avec au moins un critère d’immunodépression préalable (hémopathie maligne, chimiothérapie, traitement immunosuppresseur, infection par le VIH…). L’objectif principal était de décrire la sévérité et le pronostic du DRESS sur ce terrain. La sévérité du DRESS a été définie selon les critères internationaux. Nous avons comparé le profil des DRESS sévères et non sévères (mineurs/modérés).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Quarante-trois patients ont été inclus. L’âge médian était de 61 ans. Les causes d’immunodépression principales étaient une hémopathie(37,2 %), une infection par le VIH (18,6 %) et une cause iatrogène (chimiothérapie dans 53,5 % des cas et corticothérapie prolongée dans 39,5 %).</div><div>Le délai médian de survenue du DRESS était de 21<!--> <!-->jours. Trente patients (69,8 %) avaient un DRESS probable (RegiSCAR 4–5) et 13 (30,2 %) avaient un DRESS certain (RegiSCAR<!--> <!-->≥<!--> <!-->6), 21 (48,8 %) avaient un DRESS sévère, 7 (16,8 %) ont été admis en réanimation et 1 (2,3 %) est décédé. Les facteurs associés à la sévérité du DRESS étaient : l’âge<!--> <!--><<!--> <!-->50 ans (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,04),une infection par le VIH au stade SIDA (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,021), la responsabilité des antituberculeux (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,0001), la fièvre (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,001) et l’hyperlymphocytose (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,021). Le délai de survenue était plus court dans les formes sévères (15 vs 29<!--> <!-->jours, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,0001).</div><div>Les réactivations virales étaient peu fréquentes (EBV 16,2 % ; HHV6 11,6 % ; CMV 11,6 %), non associées à la sévérité. Les complications infectieuses concernaient 37,2 % des patients, plus fréquentes en cas de DRESS sévère (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,0122).</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Chez les patients immunodéprimés, le DRESS avait une présentation comparable aux immunocompétents. La moitié des cas étaient des DRESS sévères. Le jeune âge, l’infection par le VIH, les antituberculeux et une survenue<!--> <!--><<!--> <!-->15<!--> <!-->jours étaient associés à des formes sévères. Les médicaments suspects étaient multiples (en moyenne 2/patient) et souvent indispensables rendant la gestion thérapeutique difficile. Les réactivations virales n’étaient pas plus fréquentes que rapporté classiquement. Le
{"title":"Étude du DRESS chez le sujet immunodéprimé : cohorte rétrospective multicentrique","authors":"R. Selmani , S. Oro , L. Dehame , F. Dezoteux , D. Staumont-Sallé , C. Toussaint , E. Lebidre , C. Cariou , V. Descamps , E. Delaporte , N. Schleinitz , G. Venton , N. Jourde-Chiche , J.C. Lagier , M.A. Richard , B. Milpied , F. Amatore","doi":"10.1016/j.fander.2025.09.082","DOIUrl":"10.1016/j.fander.2025.09.082","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le DRESS est une toxidermie grave, dont la physiopathologie fait intervenir une réponse lymphocytaire T associée à des réactivations virales. L’immunodépression préalable pourrait altérer cette réponse immunitaire et modifier son pronostic. Cette étude décrit le profil clinique, biologique et évolutif du DRESS chez les patients immunodéprimés.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Cette étude rétrospective multicentrique a inclus les adultes hospitalisés entre 01/2014 et 12/2024, dans 6 centres français, pour un DRESS probable ou certain (RegiSCAR<!--> <!-->≥<!--> <!-->4) avec au moins un critère d’immunodépression préalable (hémopathie maligne, chimiothérapie, traitement immunosuppresseur, infection par le VIH…). L’objectif principal était de décrire la sévérité et le pronostic du DRESS sur ce terrain. La sévérité du DRESS a été définie selon les critères internationaux. Nous avons comparé le profil des DRESS sévères et non sévères (mineurs/modérés).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Quarante-trois patients ont été inclus. L’âge médian était de 61 ans. Les causes d’immunodépression principales étaient une hémopathie(37,2 %), une infection par le VIH (18,6 %) et une cause iatrogène (chimiothérapie dans 53,5 % des cas et corticothérapie prolongée dans 39,5 %).</div><div>Le délai médian de survenue du DRESS était de 21<!--> <!-->jours. Trente patients (69,8 %) avaient un DRESS probable (RegiSCAR 4–5) et 13 (30,2 %) avaient un DRESS certain (RegiSCAR<!--> <!-->≥<!--> <!-->6), 21 (48,8 %) avaient un DRESS sévère, 7 (16,8 %) ont été admis en réanimation et 1 (2,3 %) est décédé. Les facteurs associés à la sévérité du DRESS étaient : l’âge<!--> <!--><<!--> <!-->50 ans (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,04),une infection par le VIH au stade SIDA (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,021), la responsabilité des antituberculeux (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,0001), la fièvre (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,001) et l’hyperlymphocytose (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,021). Le délai de survenue était plus court dans les formes sévères (15 vs 29<!--> <!-->jours, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,0001).</div><div>Les réactivations virales étaient peu fréquentes (EBV 16,2 % ; HHV6 11,6 % ; CMV 11,6 %), non associées à la sévérité. Les complications infectieuses concernaient 37,2 % des patients, plus fréquentes en cas de DRESS sévère (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,0122).</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Chez les patients immunodéprimés, le DRESS avait une présentation comparable aux immunocompétents. La moitié des cas étaient des DRESS sévères. Le jeune âge, l’infection par le VIH, les antituberculeux et une survenue<!--> <!--><<!--> <!-->15<!--> <!-->jours étaient associés à des formes sévères. Les médicaments suspects étaient multiples (en moyenne 2/patient) et souvent indispensables rendant la gestion thérapeutique difficile. Les réactivations virales n’étaient pas plus fréquentes que rapporté classiquement. Le","PeriodicalId":100088,"journal":{"name":"Annales de Dermatologie et de Vénéréologie - FMC","volume":"5 8","pages":"Pages A84-A85"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145486392","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-11-11DOI: 10.1016/j.fander.2025.09.074
M. Merlant , E. Nobecourt , B. Fontaine , E. Joly , M. Simonson , A. Bertolotti
Introduction
Le syndrome de Dunnigan (SD) est une lipodystrophie partielle familiale rare liée à une mutation de LMNA, associant redistribution adipeuse, insulinorésistance (IR) sévère et complications métaboliques. Notre objectif était de caractériser le phénotype dermatologique et d’évaluer son impact psychosocial dans une cohorte génétiquement homogène.
Matériel et méthodes
Étude observationnelle monocentrique incluant 29 patients consécutifs avec SD confirmé génétiquement. Évaluation dermatologique standardisée, questionnaires DLQI, MADRS et Rosenberg. Comparaisons statistiques par tests de Mann-Whitney et de Fisher.
Résultats
L’âge médian était de 39 ans [17–79], l’IMC médian de 27,0 kg/m2 [19,4–36,2]. Les dermatoses observées étaient : hirsutisme chez 18/25 femmes (72 %), alopécie androgénétique chez 13/25 (52 %), acanthosis nigricans chez 14/29 (48 %), psoriasis chez 9/29 (31 %), acné chez 9/29 (31 %), hidradénite suppurée (HS) chez 7/29 (24 %). L’hirsutisme était associé à une altération significative de l’estime de soi (score Rosenberg : 29,4 vs 34,9 ; p = 0,043), le psoriasis et l’HS à une majoration des symptômes dépressifs (MADRS : 12,9 et 16,7 vs 8,1 et 7,3 ; p < 0,05).
Discussion
Cette étude met en évidence un phénotype dermatologique caractéristique du SD, combinant atteintes liées à l’hyperandrogénie (hirsutisme, acné, alopécie) et dermatoses inflammatoires chroniques (psoriasis, HS), avec un retentissement psychosocial significatif. La corrélation entre ces atteintes, l’IR et le syndrome métabolique, dans un contexte lipodystrophique, souligne la spécificité du terrain immuno-métabolique.
Conclusion
Le SD s’accompagne fréquemment de dermatoses visibles et stigmatisantes, associées à une souffrance psychologique marquée. Leur identification systématique devrait être intégrée à la prise en charge multidisciplinaire. Ce phénotype dermatologique offre un modèle pertinent pour explorer les interactions entre hyperandrogénie, inflammation cutanée et syndrome métabolique.
{"title":"Phénotype dermatologique et retentissement psychosocial du syndrome de Dunnigan (lipodystrophie familiale de type 2) : une cohorte génétiquement homogène","authors":"M. Merlant , E. Nobecourt , B. Fontaine , E. Joly , M. Simonson , A. Bertolotti","doi":"10.1016/j.fander.2025.09.074","DOIUrl":"10.1016/j.fander.2025.09.074","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le syndrome de Dunnigan (SD) est une lipodystrophie partielle familiale rare liée à une mutation de LMNA, associant redistribution adipeuse, insulinorésistance (IR) sévère et complications métaboliques. Notre objectif était de caractériser le phénotype dermatologique et d’évaluer son impact psychosocial dans une cohorte génétiquement homogène.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Étude observationnelle monocentrique incluant 29 patients consécutifs avec SD confirmé génétiquement. Évaluation dermatologique standardisée, questionnaires DLQI, MADRS et Rosenberg. Comparaisons statistiques par tests de Mann-Whitney et de Fisher.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>L’âge médian était de 39 ans [17–79], l’IMC médian de 27,0<!--> <!-->kg/m<sup>2</sup> [19,4–36,2]. Les dermatoses observées étaient : hirsutisme chez 18/25 femmes (72 %), alopécie androgénétique chez 13/25 (52 %), acanthosis nigricans chez 14/29 (48 %), psoriasis chez 9/29 (31 %), acné chez 9/29 (31 %), hidradénite suppurée (HS) chez 7/29 (24 %). L’hirsutisme était associé à une altération significative de l’estime de soi (score Rosenberg : 29,4 vs 34,9 ; p<!--> <!-->=<!--> <!-->0,043), le psoriasis et l’HS à une majoration des symptômes dépressifs (MADRS : 12,9 et 16,7 vs 8,1 et 7,3 ; p<!--> <!--><<!--> <!-->0,05).</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Cette étude met en évidence un phénotype dermatologique caractéristique du SD, combinant atteintes liées à l’hyperandrogénie (hirsutisme, acné, alopécie) et dermatoses inflammatoires chroniques (psoriasis, HS), avec un retentissement psychosocial significatif. La corrélation entre ces atteintes, l’IR et le syndrome métabolique, dans un contexte lipodystrophique, souligne la spécificité du terrain immuno-métabolique.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Le SD s’accompagne fréquemment de dermatoses visibles et stigmatisantes, associées à une souffrance psychologique marquée. Leur identification systématique devrait être intégrée à la prise en charge multidisciplinaire. Ce phénotype dermatologique offre un modèle pertinent pour explorer les interactions entre hyperandrogénie, inflammation cutanée et syndrome métabolique.</div></div>","PeriodicalId":100088,"journal":{"name":"Annales de Dermatologie et de Vénéréologie - FMC","volume":"5 8","pages":"Page A80"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145486365","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-11-11DOI: 10.1016/j.fander.2025.09.022
T. Erard , G. Quéreux , M. Amini-Adle , H. Montaudié , J. Charles , M. Puyraveau , G. Jeudy , P. Bernard , F. Grange , D. Legoupil , O. Zehou , P. Célérier , C. Lesage , A. Khammari , F. Aubin , C. Nardin
<div><h3>Introduction</h3><div>Les traitements adjuvants par anti-PD1 et thérapie ciblée anti-BRAF/anti-MEK (mélanomes mutés BRAF-V600E/K) ont montré une amélioration de la survie sans récidive (SSR) chez les patients atteints de mélanome stade III. L’impact sur la survie globale (SG) des traitements adjuvants n’est pas connu pour les anti-PD1. La SG est améliorée par les anti-BRAF/anti-MEK uniquement dans la sous-population des mélanomes mutés BRAF-V600E. Dans ce contexte, nous avons évalué l’impact sur la survie globale en vie réelle des traitements adjuvants, chez des patients atteints de mélanome stade III opérés.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Notre étude est nationale rétrospective multicentrique, évaluant l’efficacité des traitements adjuvants (anti-PD1 et thérapie ciblée anti-BRAF/anti-MEK) chez des patients avec un mélanome de stade III A/B/C/D opéré (AJCC 8<sup>e</sup> édition). Les données étaient recueillies par une base prospective française. L’objectif principal était la SG (Kaplan Meier) des patients ayant reçu un traitement adjuvant (adjuvant) dans les 3 mois suivant la chirurgie, à ceux n’ayant pas reçu de traitement adjuvant (contrôle). Les objectifs secondaires étaient la SG dans les sous-groupes spécifiques, l’étude des facteurs associés à la SG et la SSR.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 1170 patients (âge médian : 65 ans [IQR : 53–74]) ayant un mélanome de stade III réséqué ont été inclus entre janvier 2018 et mars 2023, dont 794 (67,9 %) ont reçu un traitement adjuvant. La majorité des patients avaient un mélanome de type SSM (54,4 %), un indice de Breslow médian de 2,8<!--> <!-->mm [min–max, 0–47] et une maladie de stade IIIB ou IIIC (30,5 % et 49,2 % respectivement). La chirurgie des métastases comportait un curage ganglionnaire (53,3 %), l’analyse du ganglion sentinelle (38,5 %) ou l’exérèse de métastases cutanées (8,2 %). La durée médiane de traitement dans le groupe adjuvant était de 10,9 mois (IQR : 5,6–11,9). La durée médiane de suivi était de 30,4 mois (IQR : 16,7–43,3). La SG était significativement plus longue dans le groupe adjuvant par rapport au groupe contrôle (HR, 0,617 [IC95 %, 0,474–0,802], <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,0003), avec une SG à 2 ans de 90 % (IC95 %, 88–92) dans le groupe adjuvant contre 79 % (IC95 %, 74–83) dans le groupe contrôle. La SSR était également supérieure dans le groupe adjuvant (HR, 0,545 [IC95 %, 0,458–0,649], <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,0001), avec une SSR à 2 ans de 67% (IC95%, 63–70) et 45% (IC95%, 40–50) dans le groupe contrôle. L’analyse en sous-groupes a mis en évidence un impact positif significatif du traitement adjuvant sur la SG dans la plupart des sous-groupes (non significatif chez les patients âgés ≤75 ans, stade IIIA, mélanome primitif de Breslow ≤2,8<!--> <!-->mm, ou non-ulcéré). Dans le modèle multivarié (méthode Stepwise), l’impact du traitement adjuvant sur la SG était significatif (HR, 0,722 [IC95 %, 0,545–0,956], <em>p</em
{"title":"Impact sur la survie des traitements adjuvants pour les patients atteints de mélanome stade III réséqué : résultats d’une étude de cohorte en vie réelle","authors":"T. Erard , G. Quéreux , M. Amini-Adle , H. Montaudié , J. Charles , M. Puyraveau , G. Jeudy , P. Bernard , F. Grange , D. Legoupil , O. Zehou , P. Célérier , C. Lesage , A. Khammari , F. Aubin , C. Nardin","doi":"10.1016/j.fander.2025.09.022","DOIUrl":"10.1016/j.fander.2025.09.022","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les traitements adjuvants par anti-PD1 et thérapie ciblée anti-BRAF/anti-MEK (mélanomes mutés BRAF-V600E/K) ont montré une amélioration de la survie sans récidive (SSR) chez les patients atteints de mélanome stade III. L’impact sur la survie globale (SG) des traitements adjuvants n’est pas connu pour les anti-PD1. La SG est améliorée par les anti-BRAF/anti-MEK uniquement dans la sous-population des mélanomes mutés BRAF-V600E. Dans ce contexte, nous avons évalué l’impact sur la survie globale en vie réelle des traitements adjuvants, chez des patients atteints de mélanome stade III opérés.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Notre étude est nationale rétrospective multicentrique, évaluant l’efficacité des traitements adjuvants (anti-PD1 et thérapie ciblée anti-BRAF/anti-MEK) chez des patients avec un mélanome de stade III A/B/C/D opéré (AJCC 8<sup>e</sup> édition). Les données étaient recueillies par une base prospective française. L’objectif principal était la SG (Kaplan Meier) des patients ayant reçu un traitement adjuvant (adjuvant) dans les 3 mois suivant la chirurgie, à ceux n’ayant pas reçu de traitement adjuvant (contrôle). Les objectifs secondaires étaient la SG dans les sous-groupes spécifiques, l’étude des facteurs associés à la SG et la SSR.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 1170 patients (âge médian : 65 ans [IQR : 53–74]) ayant un mélanome de stade III réséqué ont été inclus entre janvier 2018 et mars 2023, dont 794 (67,9 %) ont reçu un traitement adjuvant. La majorité des patients avaient un mélanome de type SSM (54,4 %), un indice de Breslow médian de 2,8<!--> <!-->mm [min–max, 0–47] et une maladie de stade IIIB ou IIIC (30,5 % et 49,2 % respectivement). La chirurgie des métastases comportait un curage ganglionnaire (53,3 %), l’analyse du ganglion sentinelle (38,5 %) ou l’exérèse de métastases cutanées (8,2 %). La durée médiane de traitement dans le groupe adjuvant était de 10,9 mois (IQR : 5,6–11,9). La durée médiane de suivi était de 30,4 mois (IQR : 16,7–43,3). La SG était significativement plus longue dans le groupe adjuvant par rapport au groupe contrôle (HR, 0,617 [IC95 %, 0,474–0,802], <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,0003), avec une SG à 2 ans de 90 % (IC95 %, 88–92) dans le groupe adjuvant contre 79 % (IC95 %, 74–83) dans le groupe contrôle. La SSR était également supérieure dans le groupe adjuvant (HR, 0,545 [IC95 %, 0,458–0,649], <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,0001), avec une SSR à 2 ans de 67% (IC95%, 63–70) et 45% (IC95%, 40–50) dans le groupe contrôle. L’analyse en sous-groupes a mis en évidence un impact positif significatif du traitement adjuvant sur la SG dans la plupart des sous-groupes (non significatif chez les patients âgés ≤75 ans, stade IIIA, mélanome primitif de Breslow ≤2,8<!--> <!-->mm, ou non-ulcéré). Dans le modèle multivarié (méthode Stepwise), l’impact du traitement adjuvant sur la SG était significatif (HR, 0,722 [IC95 %, 0,545–0,956], <em>p</em","PeriodicalId":100088,"journal":{"name":"Annales de Dermatologie et de Vénéréologie - FMC","volume":"5 8","pages":"Pages A45-A46"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145486467","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-10-14DOI: 10.1016/j.fander.2025.09.002
M.-S. Doutre
{"title":"Une éruption des plis d’apparition brutale","authors":"M.-S. Doutre","doi":"10.1016/j.fander.2025.09.002","DOIUrl":"10.1016/j.fander.2025.09.002","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":100088,"journal":{"name":"Annales de Dermatologie et de Vénéréologie - FMC","volume":"5 8","pages":"Pages 551-552"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145625407","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-11-28DOI: 10.1016/S2667-0623(25)01100-6
{"title":">Editorial board","authors":"","doi":"10.1016/S2667-0623(25)01100-6","DOIUrl":"10.1016/S2667-0623(25)01100-6","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":100088,"journal":{"name":"Annales de Dermatologie et de Vénéréologie - FMC","volume":"5 8","pages":"Page i"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145625314","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-10-14DOI: 10.1016/j.fander.2025.03.017
M.-H. Jégou , F. Trouche
{"title":"Calcinose cutanée bénigne du talon","authors":"M.-H. Jégou , F. Trouche","doi":"10.1016/j.fander.2025.03.017","DOIUrl":"10.1016/j.fander.2025.03.017","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":100088,"journal":{"name":"Annales de Dermatologie et de Vénéréologie - FMC","volume":"5 8","pages":"Pages 534-535"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145625317","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-11-11DOI: 10.1016/j.fander.2025.09.070
L. Fertitta , E. Pasmant , H. Ayache , S. Moryousef , S. Ferkal , P. Lecorvoisier , C. Barau , S. Kaltenbach , P. Villarese , F. Morice-Picard , C. Léauté-Labrèze , S. Mary-Prey , J. Masliah Planchon , L. Pechtimaldjian , F. Moisan , L. Pacot , D. Vidaud , N. Ortonne , P. Topilko , P. Wolkenstein
<div><h3>Introduction</h3><div>Dans une précédente étude prospective, nous avons montré l’association entre angiomes rubis (AR) et neurofibromatose de type 1 (NF1) (48 % vs 18 %), significative après ajustement pour l’âge et le sexe (OR 10,79 ; IC97,5 % [5,25–23,92]). Une mutation du second allèle de <em>NF1</em> (<em>second hit</em>) est classiquement trouvée dans les cellules tumorales des principales manifestations de la NF1 (taches café-au-lait, neurofibromes, gliomes…), entraînant une hyperactivation de la voie RAS-MAPK. Nous avons exploré le rôle de <em>NF1</em> dans la physiopathologie des AR.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Après obtention du consentement écrit des patients, l’étude a reposé sur : (1) le séquençage ciblé de <em>NF1</em> dans les AR à la recherche d’un second hit, (2) l’analyse d’un panel dédié aux tumeurs vasculaires (23 gènes), (3) l’analyse d’un large panel d’oncologie (571 gènes) ; (4) le séquençage ciblé de <em>NF1</em> dans les différentes populations cellulaires vasculaires isolées d’AR par tri magnétique (cellules endothéliales, CE CD31+, péricytes CD31−, CD34−, CD146+, télocytes, TC CD31−, CD34+) ; (5) des analyses d’immunofluorescence en microscopie confocale sur AR et peaux contrôles (anticorps anti-ASMA, anti-pERK et anti-CD34).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>(1) Un <em>second hit</em> <em>NF1</em> a été retrouvé dans 6/6 AR ; (2) une mutation additionnelle activatrice du gène <em>GNAQ</em> (p.Q209H) a été trouvée dans 2/6 AR ; (3) 17/31 AR ont été analysés (après tri qualité) : des événements moléculaires tumoraux additionnels ont été identifiés dans 14/17 AR, dont des mutations activatrices de <em>GNAQ</em> sur le codon 209 (5/17) et une signature mutationnelle d’exposition aux UV (<em>single base substitutions</em> ou <em>double base substitution</em>) a été trouvée dans 12/17 AR ; (4) dans 5/6 AR, les CE présentaient un <em>second hit</em> de <em>NF1</em>, dont 3 avec la même mutation retrouvée dans les TC ; (5) une activation de la voie RAS-MAPK (marquage pERK) était observée dans les TC et CE mais absente des péricytes.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Ces résultats corroborent les données cliniques suggérant la spécificité des AR dans la NF1, en montrant une inactivation bi-allélique de <em>NF1</em> (perte somatique du second allèle sauvage) analogue à celle observée dans d’autres lésions associées à la maladie. Les variants somatiques identifiés correspondaient à des pertes de fonction, confirmant leur caractère pathogène. De plus, la majorité des AR présentaient des altérations moléculaires additionnelles dans des gènes de la tumorigenèse, notamment <em>GNAQ</em>. La restriction des altérations à certaines populations cellulaires (CE et TC) associant la présence d’un second hit de <em>NF1</em> commun et l’activation de la voie RAS-MAPK, suggère l’implication d’un progéniteur vasculaire CD34+ dans le développement des AR associés à la NF1.</div></div><div><h3>Conclusion<
{"title":"Angiome rubis, manifestation cutanée spécifique de la neurofibromatose de type 1","authors":"L. Fertitta , E. Pasmant , H. Ayache , S. Moryousef , S. Ferkal , P. Lecorvoisier , C. Barau , S. Kaltenbach , P. Villarese , F. Morice-Picard , C. Léauté-Labrèze , S. Mary-Prey , J. Masliah Planchon , L. Pechtimaldjian , F. Moisan , L. Pacot , D. Vidaud , N. Ortonne , P. Topilko , P. Wolkenstein","doi":"10.1016/j.fander.2025.09.070","DOIUrl":"10.1016/j.fander.2025.09.070","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Dans une précédente étude prospective, nous avons montré l’association entre angiomes rubis (AR) et neurofibromatose de type 1 (NF1) (48 % vs 18 %), significative après ajustement pour l’âge et le sexe (OR 10,79 ; IC97,5 % [5,25–23,92]). Une mutation du second allèle de <em>NF1</em> (<em>second hit</em>) est classiquement trouvée dans les cellules tumorales des principales manifestations de la NF1 (taches café-au-lait, neurofibromes, gliomes…), entraînant une hyperactivation de la voie RAS-MAPK. Nous avons exploré le rôle de <em>NF1</em> dans la physiopathologie des AR.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Après obtention du consentement écrit des patients, l’étude a reposé sur : (1) le séquençage ciblé de <em>NF1</em> dans les AR à la recherche d’un second hit, (2) l’analyse d’un panel dédié aux tumeurs vasculaires (23 gènes), (3) l’analyse d’un large panel d’oncologie (571 gènes) ; (4) le séquençage ciblé de <em>NF1</em> dans les différentes populations cellulaires vasculaires isolées d’AR par tri magnétique (cellules endothéliales, CE CD31+, péricytes CD31−, CD34−, CD146+, télocytes, TC CD31−, CD34+) ; (5) des analyses d’immunofluorescence en microscopie confocale sur AR et peaux contrôles (anticorps anti-ASMA, anti-pERK et anti-CD34).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>(1) Un <em>second hit</em> <em>NF1</em> a été retrouvé dans 6/6 AR ; (2) une mutation additionnelle activatrice du gène <em>GNAQ</em> (p.Q209H) a été trouvée dans 2/6 AR ; (3) 17/31 AR ont été analysés (après tri qualité) : des événements moléculaires tumoraux additionnels ont été identifiés dans 14/17 AR, dont des mutations activatrices de <em>GNAQ</em> sur le codon 209 (5/17) et une signature mutationnelle d’exposition aux UV (<em>single base substitutions</em> ou <em>double base substitution</em>) a été trouvée dans 12/17 AR ; (4) dans 5/6 AR, les CE présentaient un <em>second hit</em> de <em>NF1</em>, dont 3 avec la même mutation retrouvée dans les TC ; (5) une activation de la voie RAS-MAPK (marquage pERK) était observée dans les TC et CE mais absente des péricytes.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Ces résultats corroborent les données cliniques suggérant la spécificité des AR dans la NF1, en montrant une inactivation bi-allélique de <em>NF1</em> (perte somatique du second allèle sauvage) analogue à celle observée dans d’autres lésions associées à la maladie. Les variants somatiques identifiés correspondaient à des pertes de fonction, confirmant leur caractère pathogène. De plus, la majorité des AR présentaient des altérations moléculaires additionnelles dans des gènes de la tumorigenèse, notamment <em>GNAQ</em>. La restriction des altérations à certaines populations cellulaires (CE et TC) associant la présence d’un second hit de <em>NF1</em> commun et l’activation de la voie RAS-MAPK, suggère l’implication d’un progéniteur vasculaire CD34+ dans le développement des AR associés à la NF1.</div></div><div><h3>Conclusion<","PeriodicalId":100088,"journal":{"name":"Annales de Dermatologie et de Vénéréologie - FMC","volume":"5 8","pages":"Page A78"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145486215","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-11-11DOI: 10.1016/j.fander.2025.09.067
F. Dezoteux , M. Boileau , C. Pruvot , M. Dubois , B. Mille , O. Philip , M. Veron , C. Fassanaro , G. Delzenne , S. Buche , J.-M. L’Orphelin , A. Bertolotti , R. Bentegeac , A. Hamroun , B. Le Guellec , H. Abi-Rached
<div><h3>Introduction</h3><div>Les modèles d’intelligence artificielle (IA) ont démontré une précision équivalente à celle des dermatologues pour certaines maladies cutanées à partir d’images. Toutefois, leur valeur ajoutée dans des situations diagnostiques complexes, impliquant un raisonnement clinique, reste à préciser. Cette étude visait à déterminer si un modèle de langage multimodal (LLM), capable d’interpréter conjointement texte et images, pouvait améliorer les performances diagnostiques de dermatologues expérimentés face à des cas cliniques complexes.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Une première phase a comparé quatre LLM généralistes, incluant un modèle commercial et trois modèles à poids ouverts, sur l’ensemble des 308 cas du JAMA Dermatology Clinical Challenge, couvrant un large spectre de maladies (inflammatoires, tumorales, infectieuses, pédiatriques et génétiques). Le modèle le plus performant (GPT-o1) a été sélectionné pour une seconde phase interventionnelle, impliquant treize dermatologues experts. Chaque participant a analysé 50 cas aléatoires dans deux conditions successives : sans assistance, puis après consultation de la proposition du LLM. Les critères principaux étaient la justesse diagnostique et la confiance auto-évaluée (échelle de Likert 1–5).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>GPT-o1 a obtenu une précision globale de 80,2 % sur l’ensemble des cas, avec des performances élevées même dans les sous-types les plus rares, atteignant 94,1 % pour les maladies génétiques et 73,1 % pour les cas pédiatriques. Dans l’étude interventionnelle, les dermatologues ont amélioré leur précision diagnostique de 58,6 à 80,8 % après exposition au modèle (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001), avec une augmentation significative de leur confiance (de 3,2 à 4,05, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01). Ces gains ont été observés dans toutes les catégories nosologiques, sans corrélation avec l’ancienneté professionnelle. L’assistance du LLM a permis de corriger 120 erreurs initiales, mais a également introduit 14 nouvelles erreurs. Dans un questionnaire post-intervention, la majorité des participants a jugé les explications fournies comme pertinentes, et 8 sur 11 se sont déclarés favorables à l’intégration de tels outils dans leur pratique clinique.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Cette étude démontre qu’un LLM multimodal généraliste peut améliorer de manière substantielle la performance diagnostique et la confiance des dermatologues dans des situations cliniques complexes. Le modèle s’est révélé particulièrement efficace pour les entités rares ou méconnues. Le modèle agit ici comme un soutien cognitif, notamment pour les diagnostics rares ou complexes. L’effet positif observé sur la confiance, même en cas de réponse incorrecte, souligne cependant un risque de biais d’automatisation. Cette observation souligne l’importance de développer des garde-fous (affichage explicite des incertitudes, justification obligatoire
{"title":"Amélioration du raisonnement diagnostique en dermatologie grâce à un modèle de langage multimodal : étude comparative chez des dermatologues experts","authors":"F. Dezoteux , M. Boileau , C. Pruvot , M. Dubois , B. Mille , O. Philip , M. Veron , C. Fassanaro , G. Delzenne , S. Buche , J.-M. L’Orphelin , A. Bertolotti , R. Bentegeac , A. Hamroun , B. Le Guellec , H. Abi-Rached","doi":"10.1016/j.fander.2025.09.067","DOIUrl":"10.1016/j.fander.2025.09.067","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les modèles d’intelligence artificielle (IA) ont démontré une précision équivalente à celle des dermatologues pour certaines maladies cutanées à partir d’images. Toutefois, leur valeur ajoutée dans des situations diagnostiques complexes, impliquant un raisonnement clinique, reste à préciser. Cette étude visait à déterminer si un modèle de langage multimodal (LLM), capable d’interpréter conjointement texte et images, pouvait améliorer les performances diagnostiques de dermatologues expérimentés face à des cas cliniques complexes.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Une première phase a comparé quatre LLM généralistes, incluant un modèle commercial et trois modèles à poids ouverts, sur l’ensemble des 308 cas du JAMA Dermatology Clinical Challenge, couvrant un large spectre de maladies (inflammatoires, tumorales, infectieuses, pédiatriques et génétiques). Le modèle le plus performant (GPT-o1) a été sélectionné pour une seconde phase interventionnelle, impliquant treize dermatologues experts. Chaque participant a analysé 50 cas aléatoires dans deux conditions successives : sans assistance, puis après consultation de la proposition du LLM. Les critères principaux étaient la justesse diagnostique et la confiance auto-évaluée (échelle de Likert 1–5).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>GPT-o1 a obtenu une précision globale de 80,2 % sur l’ensemble des cas, avec des performances élevées même dans les sous-types les plus rares, atteignant 94,1 % pour les maladies génétiques et 73,1 % pour les cas pédiatriques. Dans l’étude interventionnelle, les dermatologues ont amélioré leur précision diagnostique de 58,6 à 80,8 % après exposition au modèle (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001), avec une augmentation significative de leur confiance (de 3,2 à 4,05, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01). Ces gains ont été observés dans toutes les catégories nosologiques, sans corrélation avec l’ancienneté professionnelle. L’assistance du LLM a permis de corriger 120 erreurs initiales, mais a également introduit 14 nouvelles erreurs. Dans un questionnaire post-intervention, la majorité des participants a jugé les explications fournies comme pertinentes, et 8 sur 11 se sont déclarés favorables à l’intégration de tels outils dans leur pratique clinique.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Cette étude démontre qu’un LLM multimodal généraliste peut améliorer de manière substantielle la performance diagnostique et la confiance des dermatologues dans des situations cliniques complexes. Le modèle s’est révélé particulièrement efficace pour les entités rares ou méconnues. Le modèle agit ici comme un soutien cognitif, notamment pour les diagnostics rares ou complexes. L’effet positif observé sur la confiance, même en cas de réponse incorrecte, souligne cependant un risque de biais d’automatisation. Cette observation souligne l’importance de développer des garde-fous (affichage explicite des incertitudes, justification obligatoire ","PeriodicalId":100088,"journal":{"name":"Annales de Dermatologie et de Vénéréologie - FMC","volume":"5 8","pages":"Pages A71-A72"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145486170","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-11-11DOI: 10.1016/j.fander.2025.09.062
E. Burle , C. Tran , F. Maccari , E. Mahé , F. Amelot , A.-C. Fougerousse , F. Aubin , C. Challamel , J.-L. Perrot , J.B. Monfort , D. Jullien , M.-A. Richard , C. Paul
<div><h3>Introduction</h3><div>Les résumés des caractéristiques des produits recommandent d’arrêter les biothérapies entre 3 et 24 semaines avant la conception, une directive en pratique difficilement réalisable. La littérature montre une absence de passage transplacentaire au cours du premier trimestre, voire tout au long de la grossesse pour le certolizumab pegol. Le psoriasis serait associé à un risque accru de prématurité et de retard de croissance intra-utérin. Il est donc essentiel de trouver un juste équilibre entre les risques potentiels des traitements et ceux liés à une inflammation non contrôlée pendant la grossesse.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Il s’agissait d’une étude rétrospective, multicentrique visant à évaluer en vie courante la gestion des biothérapies pendant la grossesse et l’allaitement. L’étude portait également sur l’efficacité et la sécurité de ces traitements pour les mères, les fœtus et les nourrissons, ainsi que sur l’évolution du psoriasis pendant la grossesse et en post-partum. Nous avons analysé les stratégies de reprise des biothérapies après l’accouchement et leur impact sur la décision d’allaiter.</div><div>Nous avons inclus 71 patientes âgées de 21 à 42 ans lors de leur grossesse. Les patientes étaient sous biothérapie depuis en moyenne 2,5 ans avec un PASI et un DLQI moyen pré-grossesse de 1,2 et 1,7.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 50,7 % des patientes ont arrêté leur biothérapie à l’annonce de la grossesse, 29,6 % pendant la grossesse et 5,6 % l’ont poursuivi. Seulement 14,1 % des femmes l’ont arrêtée avant la conception. Les poussées étaient évaluées rétrospectivement par les patientes : 52,2 % ont rapporté une poussée, 41,8 % une stabilité et 4,5 % une amélioration. Chez les patientes ayant arrêté leur biothérapie pendant la grossesse, on trouvait une stabilité du psoriasis dans 67 % des cas contre 33 % et 20 % chez celles l’ayant arrêtée respectivement à l’annonce ou avant la conception (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,02, test du Chi<sup>2</sup>). Les patientes sous anti-IL12/23 et anti-IL-23, présentaient moins de poussées à l’arrêt du traitement. Aucun surrisque de fausse couche, de malformation congénitale ou d’infection n’a été observé. En post-partum, 73 % des patientes ont présenté une poussée. Parmi les femmes, 59,3 % ont fait le choix de ne pas allaiter, dont 43,8 % en raison de la nécessité de reprendre leur biothérapie.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Nous montrons que l’arrêt des biothérapies avant la conception est associé à un risque de poussée de psoriasis pendant la grossesse. L’arrêt retardé avant la fin du premier trimestre pourrait limiter les poussées pendant la grossesse. Par ailleurs, de nombreuses femmes renoncent à allaiter ou retardent la reprise de leur biothérapie en post partum.</div><div>Les principales limites de notre étude sont la petite taille de l’échantillon et son caractère rétrospectif.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><d
{"title":"L’arrêt des biothérapies avant la conception augmente le risque de poussées de psoriasis","authors":"E. Burle , C. Tran , F. Maccari , E. Mahé , F. Amelot , A.-C. Fougerousse , F. Aubin , C. Challamel , J.-L. Perrot , J.B. Monfort , D. Jullien , M.-A. Richard , C. Paul","doi":"10.1016/j.fander.2025.09.062","DOIUrl":"10.1016/j.fander.2025.09.062","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les résumés des caractéristiques des produits recommandent d’arrêter les biothérapies entre 3 et 24 semaines avant la conception, une directive en pratique difficilement réalisable. La littérature montre une absence de passage transplacentaire au cours du premier trimestre, voire tout au long de la grossesse pour le certolizumab pegol. Le psoriasis serait associé à un risque accru de prématurité et de retard de croissance intra-utérin. Il est donc essentiel de trouver un juste équilibre entre les risques potentiels des traitements et ceux liés à une inflammation non contrôlée pendant la grossesse.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Il s’agissait d’une étude rétrospective, multicentrique visant à évaluer en vie courante la gestion des biothérapies pendant la grossesse et l’allaitement. L’étude portait également sur l’efficacité et la sécurité de ces traitements pour les mères, les fœtus et les nourrissons, ainsi que sur l’évolution du psoriasis pendant la grossesse et en post-partum. Nous avons analysé les stratégies de reprise des biothérapies après l’accouchement et leur impact sur la décision d’allaiter.</div><div>Nous avons inclus 71 patientes âgées de 21 à 42 ans lors de leur grossesse. Les patientes étaient sous biothérapie depuis en moyenne 2,5 ans avec un PASI et un DLQI moyen pré-grossesse de 1,2 et 1,7.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 50,7 % des patientes ont arrêté leur biothérapie à l’annonce de la grossesse, 29,6 % pendant la grossesse et 5,6 % l’ont poursuivi. Seulement 14,1 % des femmes l’ont arrêtée avant la conception. Les poussées étaient évaluées rétrospectivement par les patientes : 52,2 % ont rapporté une poussée, 41,8 % une stabilité et 4,5 % une amélioration. Chez les patientes ayant arrêté leur biothérapie pendant la grossesse, on trouvait une stabilité du psoriasis dans 67 % des cas contre 33 % et 20 % chez celles l’ayant arrêtée respectivement à l’annonce ou avant la conception (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,02, test du Chi<sup>2</sup>). Les patientes sous anti-IL12/23 et anti-IL-23, présentaient moins de poussées à l’arrêt du traitement. Aucun surrisque de fausse couche, de malformation congénitale ou d’infection n’a été observé. En post-partum, 73 % des patientes ont présenté une poussée. Parmi les femmes, 59,3 % ont fait le choix de ne pas allaiter, dont 43,8 % en raison de la nécessité de reprendre leur biothérapie.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Nous montrons que l’arrêt des biothérapies avant la conception est associé à un risque de poussée de psoriasis pendant la grossesse. L’arrêt retardé avant la fin du premier trimestre pourrait limiter les poussées pendant la grossesse. Par ailleurs, de nombreuses femmes renoncent à allaiter ou retardent la reprise de leur biothérapie en post partum.</div><div>Les principales limites de notre étude sont la petite taille de l’échantillon et son caractère rétrospectif.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><d","PeriodicalId":100088,"journal":{"name":"Annales de Dermatologie et de Vénéréologie - FMC","volume":"5 8","pages":"Page A69"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145486145","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}