Pub Date : 2025-11-11DOI: 10.1016/j.fander.2025.09.080
C. Brun , M. Godinot , R. Salle , V. Bourdenet , L. Jaulent , F. Hacard , M. Fargeas , B. Milpied , E. Goujon , V. Beaulieu , S. Fouéré , M. Danset , M. Tauber
<div><h3>Introduction</h3><div>L’érythème pigmenté fixe (EPF) est une toxidermie le plus souvent bénigne mais pouvant être sévère dans sa forme bulleuse généralisée. Les médicaments les plus fréquemment pourvoyeurs sont le paracétamol, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), les antibiotiques et les imidazolés. Plusieurs cas d’EPF induits par la doxycycline ont été rapportés. Il s’agit d’un antibiotique largement prescrit, le plus souvent pour le traitement d’infections sexuellement transmissibles (IST). L’objectif était de recueillir et décrire les cas d’EPF à la doxycycline et dégager des hypothèses pouvant expliquer l’augmentation perçue du nombre de cas.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Nous avons réalisé : (1) un appel à cas rétrospectif de patients ayant présenté un EPF à la doxycycline entre janvier 2023 et décembre 2024, (2) une extraction du nombre de prescriptions de doxycycline entre 2018 et 2024 au sein de 2 centres de santé sexuelle nationaux et (3) une enquête de pratique sur les modalités de prescription actuelle de la doxycycline, auprès de praticiens exerçant dans un centre de santé sexuelle.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Nous rapportons 11 patients de sexe masculin ayant développé un EPF à la doxycycline, diagnostiqué entre janvier 2023 et décembre 2024. La doxycycline était presque exclusivement prescrite pour le traitement d’une IST (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->10). Sur les 11 patients, 9 étaient des HSH. La médiane était d’une cure de doxycycline bien tolérée avant la survenue du premier EPF et de deux épisodes d’EPF avant que le diagnostic ne soit posé. Les lésions étaient principalement localisées sur la muqueuse génitale et sur les extrémités. Un bilan allergologique était réalisé chez huit patients. Les PT étaient réalisés avec de la doxycycline à 10 ou 30 % dans de la vaseline. Les IDR étaient réalisées à 0,1<!--> <!-->mg/L. Un ROAT test était également proposé. Si tous les tests étaient négatifs, un test de provocation était proposé. Une extraction du nombre de prescriptions de doxycycline au cours des 5 dernières années au sein des deux centres, montrait une augmentation significative (+345 % entre 2018 et 2024). Sur les 36 répondeurs (issus de 6 villes françaises différentes) à l’enquête de pratique nationale réalisée les praticiens retenaient comme hypothèse principale pour expliquer l’augmentation des prescriptions de doxycycline, la généralisation depuis 2018 du dépistage des IST sur 3 sites chez les patients HSH sous PreP (95 %) ou sans PreP (67 %). À l’inverse, une minorité de répondeurs associait cette augmentation au recours à la DoxyPEP (33 %). Concernant les EPF, l’enquête montrait que les dermatologues travaillant dans des centres de santé sexuelle connaissaient mieux l’EPF que les autres spécialités (100 % vs 52 %).</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Nous rapportons une série rétrospective de cas d’EPF à la doxycycline, touchant quasi-exclusivement des patients HSH en
{"title":"Érythème pigmenté fixe induit par la doxycycline : série de cas et enquête de pratique autour des modalités de prescription de la doxycycline","authors":"C. Brun , M. Godinot , R. Salle , V. Bourdenet , L. Jaulent , F. Hacard , M. Fargeas , B. Milpied , E. Goujon , V. Beaulieu , S. Fouéré , M. Danset , M. Tauber","doi":"10.1016/j.fander.2025.09.080","DOIUrl":"10.1016/j.fander.2025.09.080","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’érythème pigmenté fixe (EPF) est une toxidermie le plus souvent bénigne mais pouvant être sévère dans sa forme bulleuse généralisée. Les médicaments les plus fréquemment pourvoyeurs sont le paracétamol, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), les antibiotiques et les imidazolés. Plusieurs cas d’EPF induits par la doxycycline ont été rapportés. Il s’agit d’un antibiotique largement prescrit, le plus souvent pour le traitement d’infections sexuellement transmissibles (IST). L’objectif était de recueillir et décrire les cas d’EPF à la doxycycline et dégager des hypothèses pouvant expliquer l’augmentation perçue du nombre de cas.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Nous avons réalisé : (1) un appel à cas rétrospectif de patients ayant présenté un EPF à la doxycycline entre janvier 2023 et décembre 2024, (2) une extraction du nombre de prescriptions de doxycycline entre 2018 et 2024 au sein de 2 centres de santé sexuelle nationaux et (3) une enquête de pratique sur les modalités de prescription actuelle de la doxycycline, auprès de praticiens exerçant dans un centre de santé sexuelle.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Nous rapportons 11 patients de sexe masculin ayant développé un EPF à la doxycycline, diagnostiqué entre janvier 2023 et décembre 2024. La doxycycline était presque exclusivement prescrite pour le traitement d’une IST (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->10). Sur les 11 patients, 9 étaient des HSH. La médiane était d’une cure de doxycycline bien tolérée avant la survenue du premier EPF et de deux épisodes d’EPF avant que le diagnostic ne soit posé. Les lésions étaient principalement localisées sur la muqueuse génitale et sur les extrémités. Un bilan allergologique était réalisé chez huit patients. Les PT étaient réalisés avec de la doxycycline à 10 ou 30 % dans de la vaseline. Les IDR étaient réalisées à 0,1<!--> <!-->mg/L. Un ROAT test était également proposé. Si tous les tests étaient négatifs, un test de provocation était proposé. Une extraction du nombre de prescriptions de doxycycline au cours des 5 dernières années au sein des deux centres, montrait une augmentation significative (+345 % entre 2018 et 2024). Sur les 36 répondeurs (issus de 6 villes françaises différentes) à l’enquête de pratique nationale réalisée les praticiens retenaient comme hypothèse principale pour expliquer l’augmentation des prescriptions de doxycycline, la généralisation depuis 2018 du dépistage des IST sur 3 sites chez les patients HSH sous PreP (95 %) ou sans PreP (67 %). À l’inverse, une minorité de répondeurs associait cette augmentation au recours à la DoxyPEP (33 %). Concernant les EPF, l’enquête montrait que les dermatologues travaillant dans des centres de santé sexuelle connaissaient mieux l’EPF que les autres spécialités (100 % vs 52 %).</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Nous rapportons une série rétrospective de cas d’EPF à la doxycycline, touchant quasi-exclusivement des patients HSH en ","PeriodicalId":100088,"journal":{"name":"Annales de Dermatologie et de Vénéréologie - FMC","volume":"5 8","pages":"Pages A83-A84"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-11","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145486337","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-11DOI: 10.1016/j.fander.2025.09.038
B. Tedbirt , M. Maho-Vaillant , J. Gueudry , M.-L. Golinski , B. Bergeret , G. Chambon , P. Bouchetemble , S. Bekri , A. Tebani , O. Boyer , V. Hébert , S. Calbo , A. Gillibert , P. Joly
<div><h3>Introduction</h3><div>La pemphigoïde des muqueuses (PM) est une maladie bulleuse auto-immune rare dont la physiopathologie reste mal connue. L’objectif de cette étude était d’analyser le profil cytokinique sérique des patients atteints de PM et de le comparer à celui de témoins sains et à celui de patients atteints de pemphigoïde bulleuse (PB). L’analyse protéomique ayant suggéré le rôle potentiel de taux élevés d’IL6, nous rapportons deux patients atteints de PM réfractaires aux immunosuppresseurs et traités par tocilizumab, un anticorps anti-IL6R.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Une analyse protéomique sérique a été réalisée à l’aide de 2 techniques : Olink mesurant 272 protéines et Luminex mesurant 65 protéines. Trois groupes ont été analysés : un groupe PM (provenant de l’essai clinique RITUX-MMP (NCT03295383) (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->40), un groupe PB (collection locale : DC-2021-4499) (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->40) et des sujets sains appariés sur l’âge et le sexe (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->40). Deux patients ont reçu un traitement par tocilizumab 8<!--> <!-->mg/kg toutes les 4 semaines administré à titre compassionnel.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Parmi les 272 protéines dosées par Olink, 179 étaient surexprimées et 13 sous-exprimées chez les PM <em>versus</em> témoins sains, 66 surexprimées et 39 sous-exprimées <em>versus</em> PB. L’analyse Olink a mis en évidence que les concentrations sériques d’IL-8 (P aj<!--> <!--><<!--> <!-->0,0001), de MIP-1β/CCL4 (P aj<!--> <!-->=<!--> <!-->0,0005), d’IL-6 (P aj<!--> <!-->=<!--> <!-->0,001) et d’IL-16 (P aj<!--> <!-->=<!--> <!-->0,004) étaient significativement plus élevées chez les patients atteints de PM <em>versus</em> témoins sains. Comparées à la PB, les PM présentaient des taux plus élevés d’IL-8 (P aj<!--> <!--><<!--> <!-->0,0001), de MIP-1β/CCL4 (P aj<!--> <!-->=<!--> <!-->0,0003), de MIP-1α/CCL3 (P aj<!--> <!-->=<!--> <!-->0,0005), d’IL-1α (P aj<!--> <!-->=<!--> <!-->0,0006), d’IL-6 (P aj<!--> <!-->=<!--> <!-->0,002) et d’IL-9 (P aj<!--> <!-->=<!--> <!-->0,049), tandis que l’IL-2R (P aj<!--> <!--><<!--> <!-->0,0001), la MMP-1 (P aj<!--> <!-->=<!--> <!-->0,0004), l’APRIL (P aj<!--> <!-->=<!--> <!-->0,039) et le CD30 (P aj<!--> <!-->=<!--> <!-->0,010) étaient diminués.</div><div>Une première patiente âgée de 85 ans présentait une PM oculaire réfractaire au rituximab (2<!--> <!-->g), à la corticothérapie orale (1<!--> <!-->mg/kg/j), aux IgIV et à la dapsone. Après traitement par tocilizumab, le score MMPDAI est passé de 16 à 3 en 12 mois. L’acuité visuelle est passée de 4/10 à 6/10 (œil droit) et de perception lumineuse à compte-doigts (œil gauche), de manière concomitante avec une réduction de l’opacité cornéenne.</div><div>Un second patient, âgé de 52 ans, présentait une PM avec atteinte buccale, ORL et cutanée réfractaire au rituximab (2<!--> <!-->g), corticothérapie orale (0,5<!--> <!-->mg/kg/j) et dapsone. Après 6 mois de traitement p
粘膜类天疱疮(PM)是一种罕见的自身免疫性大疱病,其生理病理尚不清楚。本研究的目的是分析PM患者的血清细胞因子图谱,并将其与健康对照组和大疱性天疱疮(OB)患者进行比较。由于蛋白质组学分析表明IL6水平升高的潜在作用,我们报道了两名对免疫抑制剂有耐药性的PM患者,他们接受了抗IL6R抗体tocilizumab的治疗。使用两种技术进行了血清蛋白质组学分析:Olink(272个蛋白质)和Luminex(65个蛋白质)。分析了三组:PM组(来自RITUX-MMP临床试验(NCT03295383)) (n = 40), PB组(本地收集:DC-2021-4499) (n = 40)和年龄和性别匹配的健康受试者(n = 40)。2例患者每4周接受托西利珠单抗8mg /kg的同情治疗。结果在Olink测量的272种蛋白质中,PM与健康对照组179种表达过少,13种表达过少,BPs与66种表达过少,39种表达过少。Olink分析显示,与健康对照组相比,PM患者血清IL-8 (P aj 0.0001)、MIP-1β/CCL4 (P aj = 0.0005)、IL-6 (P aj = 0.001)和IL-16 (P aj = 0.004)的水平明显更高。PB、PM相比具有较高的比率d’IL-8 P (aj < MIP-1 0.0001),β/把四氯化碳(P = 0.0003 aj), MIP-1α/ CCL3 (P = aj 0005)、d’IL-1α(P = aj 0.0006)、d’IL-6 d’IL-9 aj (P = 0.002)和(P = aj 0,049),而l’IL-2R P (aj < aj MMP-1 (P = 0.0001), 0.0004)、l’APRIL aj (P = 0.039)和aj CD30 (P = 010)被下调。第一例85岁患者对利妥昔单抗(2g)、口服糖皮质激素(1mg /kg/ d)、IVIG和氨苯砜表现出耐药性。托西利珠单抗治疗后,MMPDAI评分在12个月内从16降至3。视力从4/10提高到6/10(右眼),从光到手指(左眼),同时减少了角膜的不透明度。另一名患者,52岁,出现口腔溃疡、ORL和皮肤耐药Rituximab(2克)、口服糖皮质激素(0.5 mg/kg/ d)和氨苯砜。托西利珠单抗治疗6个月后,MMPDAI从12降至3,DLQI和ABQOL分别从25降至3和36降至13。两例患者均无严重不良事件报告。IL-6是一种激活JAK-STAT通路的probrosent细胞因子。抗jak已被报道对耐受性PM有效。然而,托西利珠单抗似乎是一种更安全的选择,特别是对老年患者。Tocilizumab似乎是对常规治疗有耐药性的PM患者的一种治疗选择。
{"title":"Analyse protéomique des patients atteints de pemphigoïde des muqueuses","authors":"B. Tedbirt , M. Maho-Vaillant , J. Gueudry , M.-L. Golinski , B. Bergeret , G. Chambon , P. Bouchetemble , S. Bekri , A. Tebani , O. Boyer , V. Hébert , S. Calbo , A. Gillibert , P. Joly","doi":"10.1016/j.fander.2025.09.038","DOIUrl":"10.1016/j.fander.2025.09.038","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La pemphigoïde des muqueuses (PM) est une maladie bulleuse auto-immune rare dont la physiopathologie reste mal connue. L’objectif de cette étude était d’analyser le profil cytokinique sérique des patients atteints de PM et de le comparer à celui de témoins sains et à celui de patients atteints de pemphigoïde bulleuse (PB). L’analyse protéomique ayant suggéré le rôle potentiel de taux élevés d’IL6, nous rapportons deux patients atteints de PM réfractaires aux immunosuppresseurs et traités par tocilizumab, un anticorps anti-IL6R.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Une analyse protéomique sérique a été réalisée à l’aide de 2 techniques : Olink mesurant 272 protéines et Luminex mesurant 65 protéines. Trois groupes ont été analysés : un groupe PM (provenant de l’essai clinique RITUX-MMP (NCT03295383) (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->40), un groupe PB (collection locale : DC-2021-4499) (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->40) et des sujets sains appariés sur l’âge et le sexe (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->40). Deux patients ont reçu un traitement par tocilizumab 8<!--> <!-->mg/kg toutes les 4 semaines administré à titre compassionnel.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Parmi les 272 protéines dosées par Olink, 179 étaient surexprimées et 13 sous-exprimées chez les PM <em>versus</em> témoins sains, 66 surexprimées et 39 sous-exprimées <em>versus</em> PB. L’analyse Olink a mis en évidence que les concentrations sériques d’IL-8 (P aj<!--> <!--><<!--> <!-->0,0001), de MIP-1β/CCL4 (P aj<!--> <!-->=<!--> <!-->0,0005), d’IL-6 (P aj<!--> <!-->=<!--> <!-->0,001) et d’IL-16 (P aj<!--> <!-->=<!--> <!-->0,004) étaient significativement plus élevées chez les patients atteints de PM <em>versus</em> témoins sains. Comparées à la PB, les PM présentaient des taux plus élevés d’IL-8 (P aj<!--> <!--><<!--> <!-->0,0001), de MIP-1β/CCL4 (P aj<!--> <!-->=<!--> <!-->0,0003), de MIP-1α/CCL3 (P aj<!--> <!-->=<!--> <!-->0,0005), d’IL-1α (P aj<!--> <!-->=<!--> <!-->0,0006), d’IL-6 (P aj<!--> <!-->=<!--> <!-->0,002) et d’IL-9 (P aj<!--> <!-->=<!--> <!-->0,049), tandis que l’IL-2R (P aj<!--> <!--><<!--> <!-->0,0001), la MMP-1 (P aj<!--> <!-->=<!--> <!-->0,0004), l’APRIL (P aj<!--> <!-->=<!--> <!-->0,039) et le CD30 (P aj<!--> <!-->=<!--> <!-->0,010) étaient diminués.</div><div>Une première patiente âgée de 85 ans présentait une PM oculaire réfractaire au rituximab (2<!--> <!-->g), à la corticothérapie orale (1<!--> <!-->mg/kg/j), aux IgIV et à la dapsone. Après traitement par tocilizumab, le score MMPDAI est passé de 16 à 3 en 12 mois. L’acuité visuelle est passée de 4/10 à 6/10 (œil droit) et de perception lumineuse à compte-doigts (œil gauche), de manière concomitante avec une réduction de l’opacité cornéenne.</div><div>Un second patient, âgé de 52 ans, présentait une PM avec atteinte buccale, ORL et cutanée réfractaire au rituximab (2<!--> <!-->g), corticothérapie orale (0,5<!--> <!-->mg/kg/j) et dapsone. Après 6 mois de traitement p","PeriodicalId":100088,"journal":{"name":"Annales de Dermatologie et de Vénéréologie - FMC","volume":"5 8","pages":"Pages A54-A55"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-11","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145486391","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-11DOI: 10.1016/j.fander.2025.09.011
N. Belhadj , F. Chelly , C. Sridi , A. Fki , A. Aloui , I. Kacem , M. Bouhoula , A. Chouchane , R. Nakhli , A. Brahem , H. Kalboussi , O. El Maalel , S. Chatti , M. Maoua
Introduction
La dermatite de contact allergique (DCA) est une cause fréquente d’eczéma chez l’enfant, bien que souvent sous-diagnostiquée. Les profils de sensibilisation varient potentiellement selon l’âge en raison d’expositions différentielles aux allergènes. Cette étude vise à comparer la fréquence et le type d’allergènes sensibilisants chez les enfants selon deux groupes d’âge.
Matériel et méthodes
Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur 120 enfants ayant bénéficié de patch tests pour suspicion de DCA. Les patients ont été répartis en deux groupes : âge inférieur à 12 ans (n = 53) et supérieur ou égal à 12 ans (n = 67). Les résultats des patch tests ont été analysés selon l’âge et les allergènes identifiés.
Résultats
La positivité des patch tests était observée chez 21 enfants de moins de 12 ans (39,6 %) et chez 30 adolescents de 12 ans et plus (44,8 %). Chez les enfants de moins de 12 ans, les allergènes les plus fréquents étaient la lanoline (5 cas), le cobalt (4 cas), et la chlorométhylisothiazolinone (CMIT) (4 cas). Chez les adolescents, les allergènes les plus retrouvés étaient le chrome (12 cas), le cobalt (9 cas), et le nickel (5 cas). Le cobalt était commun aux deux groupes d’âge. Le chrome et le nickel étaient prédominants chez les plus âgés, tandis que la lanoline et les conservateurs comme le CMIT étaient plus fréquents chez les plus jeunes.
Discussion
La distribution des allergènes selon l’âge suggère des profils de sensibilisation influencés par les habitudes d’exposition spécifiques à chaque tranche d’âge. Cette hétérogénéité renforce l’importance d’une approche individualisée en allergologie pédiatrique. Par ailleurs, la présence notable de sensibilisations dès le jeune âge interroge sur la sécurité des produits d’usage courant destinés aux enfants. La mise en évidence d’allergènes non systématiquement inclus dans les batteries standards souligne aussi l’intérêt d’élargir ou d’adapter les séries de tests, en particulier dans un contexte pédiatrique.
Conclusion
Nos résultats montrent une variation du profil de sensibilisation cutanée selon l’âge chez les enfants atteints de DCA. Les plus jeunes sont davantage sensibilisés à des allergènes contenus dans les produits de soins, tandis que les adolescents présentent une sensibilisation accrue aux allergènes environnementaux ou professionnels. Ces données soulignent l’importance d’adapter le panel d’allergènes testés à l’âge de l’enfant pour améliorer le diagnostic et la prise en charge de la DCA pédiatrique.
{"title":"Profil de sensibilisation cutanée chez l’enfant : étude comparative des allergènes selon les groupes d’âge","authors":"N. Belhadj , F. Chelly , C. Sridi , A. Fki , A. Aloui , I. Kacem , M. Bouhoula , A. Chouchane , R. Nakhli , A. Brahem , H. Kalboussi , O. El Maalel , S. Chatti , M. Maoua","doi":"10.1016/j.fander.2025.09.011","DOIUrl":"10.1016/j.fander.2025.09.011","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La dermatite de contact allergique (DCA) est une cause fréquente d’eczéma chez l’enfant, bien que souvent sous-diagnostiquée. Les profils de sensibilisation varient potentiellement selon l’âge en raison d’expositions différentielles aux allergènes. Cette étude vise à comparer la fréquence et le type d’allergènes sensibilisants chez les enfants selon deux groupes d’âge.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur 120 enfants ayant bénéficié de patch tests pour suspicion de DCA. Les patients ont été répartis en deux groupes : âge inférieur à 12 ans (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->53) et supérieur ou égal à 12 ans (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->67). Les résultats des patch tests ont été analysés selon l’âge et les allergènes identifiés.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La positivité des patch tests était observée chez 21 enfants de moins de 12 ans (39,6 %) et chez 30 adolescents de 12 ans et plus (44,8 %). Chez les enfants de moins de 12 ans, les allergènes les plus fréquents étaient la lanoline (5 cas), le cobalt (4 cas), et la chlorométhylisothiazolinone (CMIT) (4 cas). Chez les adolescents, les allergènes les plus retrouvés étaient le chrome (12 cas), le cobalt (9 cas), et le nickel (5 cas). Le cobalt était commun aux deux groupes d’âge. Le chrome et le nickel étaient prédominants chez les plus âgés, tandis que la lanoline et les conservateurs comme le CMIT étaient plus fréquents chez les plus jeunes.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>La distribution des allergènes selon l’âge suggère des profils de sensibilisation influencés par les habitudes d’exposition spécifiques à chaque tranche d’âge. Cette hétérogénéité renforce l’importance d’une approche individualisée en allergologie pédiatrique. Par ailleurs, la présence notable de sensibilisations dès le jeune âge interroge sur la sécurité des produits d’usage courant destinés aux enfants. La mise en évidence d’allergènes non systématiquement inclus dans les batteries standards souligne aussi l’intérêt d’élargir ou d’adapter les séries de tests, en particulier dans un contexte pédiatrique.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Nos résultats montrent une variation du profil de sensibilisation cutanée selon l’âge chez les enfants atteints de DCA. Les plus jeunes sont davantage sensibilisés à des allergènes contenus dans les produits de soins, tandis que les adolescents présentent une sensibilisation accrue aux allergènes environnementaux ou professionnels. Ces données soulignent l’importance d’adapter le panel d’allergènes testés à l’âge de l’enfant pour améliorer le diagnostic et la prise en charge de la DCA pédiatrique.</div></div>","PeriodicalId":100088,"journal":{"name":"Annales de Dermatologie et de Vénéréologie - FMC","volume":"5 8","pages":"Page A39"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-11","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145486416","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-11DOI: 10.1016/j.fander.2025.09.043
A. Granger , L. Azoyan , J. Dion , T. Mahevas , V. Meignin , M. Battistella , F. Jouenne , E. Clappier , S. Mourah , J.D. Bouaziz , D. Boutboul , L. Galicier , M. Jachiet
<div><h3>Introduction</h3><div>La maladie de Rosai-Dorfman-Destombes est une histiocytose bénigne pouvant être responsable de dysfonction d’organes. Sa physiopathologie reste encore méconnue. Le traitement n’est pas codifié et repose classiquement sur l’abstention thérapeutique, les traitements locaux (chirurgie, radiothérapie), la corticothérapie, les traitements immunomodulateurs et les chimiothérapies. Le lénalidomide, thérapie dont l’efficacité est reconnue dans le myélome, présente des propriétés anti-inflammatoires, anti tumorales et immunomodulatrices. L’objectif de cette étude était d’étudier l’efficacité et la tolérance du lénalimide dans la maladie de Rosai-Dorfman-Destombes.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Nous avons mené une étude rétrospective bi-centrique de patients, atteints d’une maladie de Rosai-Dorfman-Destombes, traités par lénalidomide entre avril 2018 et juin 2024.</div><div>Le critère de jugement principal était le taux de réponse clinique à 6 mois, définie par une réponse complète (RC) supérieure à 75 %, partielle (RP) entre 25 et 75 % et non répondeur (NR) si inférieure à 25 %. Les critères de jugement secondaire étaient la survie sans progression clinique et métabolique, le taux de réponse métabolique à 6 mois, la réponse clinique en fin de suivi et les effets indésirables.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Treize patients (6 femmes, âge médian 54 ans (IQR : 33–65 ans)) ont été inclus. Neuf (69,2 %) avaient une forme extra-ganglionnaire, 12 (92,3 %) une atteinte cutanée et 4 (30,8 %) une forme cutanée pure, il n’y avait pas de forme ganglionnaire. Huit (61,5 %) ont reçu de la dexaméthasone en plus du lénalidomide. Six (46,2 %) avaient une mutation de la voie MAPK (MAP2K1), 4 (30,8 %) n’avaient pas de mutation MAPK, et 4 (30,8 %) un statut mutationnel inconnu. À M6 tous les patients avaient répondu, 7 (53,8 %) avaient une RP clinique et 6 (46,1 %) une RC clinique. À M6, 4 (30,8%) patients avaient une RP métabolique et 2 (15,4 %) une RC métabolique. En fin de suivi (durée médiane de suivi 42 mois (IQR 30–60 mois)), 7 (53,8 %) patients ont maintenu une RC clinique. La médiane de survie sans progression clinique était de 25 mois, la médiane de survie métabolique sans rechute était de 70 mois et aucun patient n’est décédé. Chez les 4 patients ayant une forme cutanée pure, 3 avaient une RC clinique et chez les 8 ayant une forme extra ganglionnaire 4 avaient une RC clinique. Parmi les 5 patients sans dexaméthasone associée, 4 ont obtenu une RC clinique. Chez les 8 ayant reçu de la dexaméthasone, 3 ont obtenu une RC clinique. Les effets indésirables étaient légers à modérés sauf pour 1 patient qui a fait une embolie pulmonaire malgré un traitement par anti-agrégant plaquettaire. Sept (53,8 %) avaient des cytopénies et 7 (53,8 %) des troubles digestifs.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Malgré son caractère rétrospectif et le nombre limité de cas, cette étude suggère l’intérêt du lénalidomide, avec un
{"title":"Efficacité et tolérance du lénalidomide dans la maladie de Rosai-Dorfman-Destombes : une étude rétrospective bi-centrique","authors":"A. Granger , L. Azoyan , J. Dion , T. Mahevas , V. Meignin , M. Battistella , F. Jouenne , E. Clappier , S. Mourah , J.D. Bouaziz , D. Boutboul , L. Galicier , M. Jachiet","doi":"10.1016/j.fander.2025.09.043","DOIUrl":"10.1016/j.fander.2025.09.043","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La maladie de Rosai-Dorfman-Destombes est une histiocytose bénigne pouvant être responsable de dysfonction d’organes. Sa physiopathologie reste encore méconnue. Le traitement n’est pas codifié et repose classiquement sur l’abstention thérapeutique, les traitements locaux (chirurgie, radiothérapie), la corticothérapie, les traitements immunomodulateurs et les chimiothérapies. Le lénalidomide, thérapie dont l’efficacité est reconnue dans le myélome, présente des propriétés anti-inflammatoires, anti tumorales et immunomodulatrices. L’objectif de cette étude était d’étudier l’efficacité et la tolérance du lénalimide dans la maladie de Rosai-Dorfman-Destombes.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Nous avons mené une étude rétrospective bi-centrique de patients, atteints d’une maladie de Rosai-Dorfman-Destombes, traités par lénalidomide entre avril 2018 et juin 2024.</div><div>Le critère de jugement principal était le taux de réponse clinique à 6 mois, définie par une réponse complète (RC) supérieure à 75 %, partielle (RP) entre 25 et 75 % et non répondeur (NR) si inférieure à 25 %. Les critères de jugement secondaire étaient la survie sans progression clinique et métabolique, le taux de réponse métabolique à 6 mois, la réponse clinique en fin de suivi et les effets indésirables.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Treize patients (6 femmes, âge médian 54 ans (IQR : 33–65 ans)) ont été inclus. Neuf (69,2 %) avaient une forme extra-ganglionnaire, 12 (92,3 %) une atteinte cutanée et 4 (30,8 %) une forme cutanée pure, il n’y avait pas de forme ganglionnaire. Huit (61,5 %) ont reçu de la dexaméthasone en plus du lénalidomide. Six (46,2 %) avaient une mutation de la voie MAPK (MAP2K1), 4 (30,8 %) n’avaient pas de mutation MAPK, et 4 (30,8 %) un statut mutationnel inconnu. À M6 tous les patients avaient répondu, 7 (53,8 %) avaient une RP clinique et 6 (46,1 %) une RC clinique. À M6, 4 (30,8%) patients avaient une RP métabolique et 2 (15,4 %) une RC métabolique. En fin de suivi (durée médiane de suivi 42 mois (IQR 30–60 mois)), 7 (53,8 %) patients ont maintenu une RC clinique. La médiane de survie sans progression clinique était de 25 mois, la médiane de survie métabolique sans rechute était de 70 mois et aucun patient n’est décédé. Chez les 4 patients ayant une forme cutanée pure, 3 avaient une RC clinique et chez les 8 ayant une forme extra ganglionnaire 4 avaient une RC clinique. Parmi les 5 patients sans dexaméthasone associée, 4 ont obtenu une RC clinique. Chez les 8 ayant reçu de la dexaméthasone, 3 ont obtenu une RC clinique. Les effets indésirables étaient légers à modérés sauf pour 1 patient qui a fait une embolie pulmonaire malgré un traitement par anti-agrégant plaquettaire. Sept (53,8 %) avaient des cytopénies et 7 (53,8 %) des troubles digestifs.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Malgré son caractère rétrospectif et le nombre limité de cas, cette étude suggère l’intérêt du lénalidomide, avec un","PeriodicalId":100088,"journal":{"name":"Annales de Dermatologie et de Vénéréologie - FMC","volume":"5 8","pages":"Pages A57-A58"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-11","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145486460","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-11DOI: 10.1016/j.fander.2025.09.064
G. Colin , C. Serrand , C. Girard , V. Pallure , M. Marque , A. Toumi , M. Ricart , P.-E. Stoebner , B. Bergeret
<div><h3>Introduction</h3><div>Nous avons mené une étude chez des femmes souffrant d’hidradenite suppurée (HS) pour évaluer l’influence des facteurs périmenstruels sur l’évolution de la maladie, le délai entre règles et poussées, ainsi que l’adhésion et les freins au dépistage du cancer du col et à la vaccination anti-HPV.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Il s’agit d’une étude descriptive, rétrospective et multicentrique. Les données étaient recueillies par le médecin avec un questionnaire standardisé. Les patientes étaient des femmes ≥18 ans, non ménopausées, souffrant d’HS. Les données collectées incluaient des caractéristiques épidémiologiques, les habitudes menstruelles, l’impact de la période périmenstruelle sur l’HS, la réalisation du dépistage du cancer du col et de la vaccination anti-HPV. Les variables quantitatives ont été décrites par des statistiques descriptives usuelles, et les variables qualitatives par effectifs et pourcentages. Des analyses univariées (tests du Chi<sup>2</sup> et de Fisher) ont été menées (significativité : <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05)</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Cent patientes ont été incluses ; 46 patientes décrivaient des poussées prémenstruelles (définies par l’apparition de nouvelles lésions), le plus souvent 3 à 5<!--> <!-->jours avant les règles, touchant surtout les plis inguinaux et les lèvres. Ces poussées étaient plus fréquentes en cas de règles abondantes (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,045) et chez les stades Hurley 3 (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,032). Les patientes sous pilule progestative (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->13) en rapportaient moins (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,014). Cinquante-trois patientes signalaient une aggravation des symptômes (douleurs, écoulements) en période péri menstruelle, qui était significativement associée au stade Hurley 3 (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,048), à l’usage d’AINS (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01) et à l’atteinte des lèvres (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,036). Quarante-trois patientes rapportaient une aggravation liée aux protections, principalement avec les serviettes (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->36), les tampons (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->2), et les culottes (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->2). Soixante-dix-huit patientes avaient réalisé le dépistage du cancer du col. La moitié le faisait à une fréquence inférieure aux recommandations (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->39), par manque d’information ou par lassitude ; 23 avaient eu un résultat anormal, entraînant une colposcopie et/ou une conisation chez 18 d’entre elles. Sur les 39 patientes ayant ≤30 ans, 7 étaient vaccinées et la vaccination n’avait été proposée qu’à 10 d’entre elles.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Notre étude a permis de mieux caractériser les facteurs influençant l’évolution de l’HS en période péri menstruelle. La perception d’aggravation par les protections hygiéniques, surtout les serviettes était rapportée dans 43 % des cas. Une contraceptio
{"title":"Évaluation de l’évolution de l’hidradénite suppurée pendant les menstruations et impact de la maladie sur le dépistage et la prévention du cancer du col de l’utérus","authors":"G. Colin , C. Serrand , C. Girard , V. Pallure , M. Marque , A. Toumi , M. Ricart , P.-E. Stoebner , B. Bergeret","doi":"10.1016/j.fander.2025.09.064","DOIUrl":"10.1016/j.fander.2025.09.064","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Nous avons mené une étude chez des femmes souffrant d’hidradenite suppurée (HS) pour évaluer l’influence des facteurs périmenstruels sur l’évolution de la maladie, le délai entre règles et poussées, ainsi que l’adhésion et les freins au dépistage du cancer du col et à la vaccination anti-HPV.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Il s’agit d’une étude descriptive, rétrospective et multicentrique. Les données étaient recueillies par le médecin avec un questionnaire standardisé. Les patientes étaient des femmes ≥18 ans, non ménopausées, souffrant d’HS. Les données collectées incluaient des caractéristiques épidémiologiques, les habitudes menstruelles, l’impact de la période périmenstruelle sur l’HS, la réalisation du dépistage du cancer du col et de la vaccination anti-HPV. Les variables quantitatives ont été décrites par des statistiques descriptives usuelles, et les variables qualitatives par effectifs et pourcentages. Des analyses univariées (tests du Chi<sup>2</sup> et de Fisher) ont été menées (significativité : <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05)</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Cent patientes ont été incluses ; 46 patientes décrivaient des poussées prémenstruelles (définies par l’apparition de nouvelles lésions), le plus souvent 3 à 5<!--> <!-->jours avant les règles, touchant surtout les plis inguinaux et les lèvres. Ces poussées étaient plus fréquentes en cas de règles abondantes (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,045) et chez les stades Hurley 3 (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,032). Les patientes sous pilule progestative (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->13) en rapportaient moins (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,014). Cinquante-trois patientes signalaient une aggravation des symptômes (douleurs, écoulements) en période péri menstruelle, qui était significativement associée au stade Hurley 3 (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,048), à l’usage d’AINS (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01) et à l’atteinte des lèvres (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,036). Quarante-trois patientes rapportaient une aggravation liée aux protections, principalement avec les serviettes (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->36), les tampons (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->2), et les culottes (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->2). Soixante-dix-huit patientes avaient réalisé le dépistage du cancer du col. La moitié le faisait à une fréquence inférieure aux recommandations (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->39), par manque d’information ou par lassitude ; 23 avaient eu un résultat anormal, entraînant une colposcopie et/ou une conisation chez 18 d’entre elles. Sur les 39 patientes ayant ≤30 ans, 7 étaient vaccinées et la vaccination n’avait été proposée qu’à 10 d’entre elles.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Notre étude a permis de mieux caractériser les facteurs influençant l’évolution de l’HS en période péri menstruelle. La perception d’aggravation par les protections hygiéniques, surtout les serviettes était rapportée dans 43 % des cas. Une contraceptio","PeriodicalId":100088,"journal":{"name":"Annales de Dermatologie et de Vénéréologie - FMC","volume":"5 8","pages":"Page A70"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-11","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145486462","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-11DOI: 10.1016/j.fander.2025.09.021
P. Tschamber , G. Jeudy , C. Bedane , M.H. Aubriot-Lorton , N. Zwetyenga , D. Guillier , B. Bonniaud
<div><h3>Introduction</h3><div>La prévalence du mélanome cervico-facial n’a cessé de croitre ces dernières décennies. L’analyse du ganglion sentinelle, facteur pronostique le plus important pour la survie, est devenue partie intégrante dans la prise en charge des mélanomes. La région cervico-faciale présente un drainage lymphatique complexe, associé à la présence d’organes nobles, et la biopsie du ganglion sentinelle dans cette région reste un sujet discuté. Ainsi, l’objectif principal de cette étude était de comparer la survie sans récidive à 3 ans des patients ayant eu une procédure du ganglion sentinelle aboutie par rapport aux patients n’ayant pas pu bénéficier de l’analyse du ganglion sentinelle. L’objectif secondaire était d’évaluer les principales causes d’échec de l’analyse du ganglion sentinelle.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>L’étude observationnelle et rétrospective portait sur des patients atteints de mélanome cervico-facial et pris en charge dans un centre hospitalier universitaire pour une reprise chirurgicale et technique du ganglion sentinelle entre janvier 2005 et décembre 2023.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Soixante-huit patients ont été inclus parmi lesquels 47 ont eu une reprise chirurgicale et technique du ganglion sentinelle. La principale cause de non-aboutissement de cette technique était l’absence de repérage du ganglion sentinelle sur la lymphoscintigraphie préopératoire (52,4 %). Aucune différence statistiquement significative (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,87) concernant la survie sans récidive à 3 ans n’était observée entre le groupe des patients n’ayant pas eu de procédure du ganglion sentinelle aboutie comparativement au groupe des patients ayant pu en bénéficier intégralement.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Dans notre étude, la non-réalisation complète de la technique du ganglion sentinelle n’a pas eu d’impact significatif sur la survie sans récidive à 3 ans. La faisabilité du ganglion sentinelle dans cette région reste limitée (taux d’échec de 30,9 % dans notre étude), notamment en raison de la complexité du drainage lymphatique et d’une non identification du ganglion sentinelle sur la lymphoscintigraphie préopératoire. Le taux de positivité des ganglions sentinelles était faible (2,1 %), probablement lié à un indice de Breslow plus bas et à la plus forte proportion de mélanomes non ulcérés comparativement aux données de la littérature. Le taux de faux négatifs reste préoccupant bien qu’il demeure comparable aux données rapportées dans les études antérieures. L’absence de différence de survie sans récidive, même après exclusion des patients ayant bénéficié de traitements adjuvants, soulève la question de l’utilité systématique du ganglion sentinelle dans cette localisation. Les nouvelles approches moléculaires (GEP, CP-GEP) apparaissent prometteuses pour affiner le pronostic et éviter des gestes invasifs. Une validation sur de plus larges cohortes est nécessaire.</div></div><di
{"title":"Étude de la survie sans récidive à 3 ans dans les mélanomes cervico-faciaux : impact de la non-analyse du ganglion sentinelle","authors":"P. Tschamber , G. Jeudy , C. Bedane , M.H. Aubriot-Lorton , N. Zwetyenga , D. Guillier , B. Bonniaud","doi":"10.1016/j.fander.2025.09.021","DOIUrl":"10.1016/j.fander.2025.09.021","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La prévalence du mélanome cervico-facial n’a cessé de croitre ces dernières décennies. L’analyse du ganglion sentinelle, facteur pronostique le plus important pour la survie, est devenue partie intégrante dans la prise en charge des mélanomes. La région cervico-faciale présente un drainage lymphatique complexe, associé à la présence d’organes nobles, et la biopsie du ganglion sentinelle dans cette région reste un sujet discuté. Ainsi, l’objectif principal de cette étude était de comparer la survie sans récidive à 3 ans des patients ayant eu une procédure du ganglion sentinelle aboutie par rapport aux patients n’ayant pas pu bénéficier de l’analyse du ganglion sentinelle. L’objectif secondaire était d’évaluer les principales causes d’échec de l’analyse du ganglion sentinelle.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>L’étude observationnelle et rétrospective portait sur des patients atteints de mélanome cervico-facial et pris en charge dans un centre hospitalier universitaire pour une reprise chirurgicale et technique du ganglion sentinelle entre janvier 2005 et décembre 2023.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Soixante-huit patients ont été inclus parmi lesquels 47 ont eu une reprise chirurgicale et technique du ganglion sentinelle. La principale cause de non-aboutissement de cette technique était l’absence de repérage du ganglion sentinelle sur la lymphoscintigraphie préopératoire (52,4 %). Aucune différence statistiquement significative (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,87) concernant la survie sans récidive à 3 ans n’était observée entre le groupe des patients n’ayant pas eu de procédure du ganglion sentinelle aboutie comparativement au groupe des patients ayant pu en bénéficier intégralement.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Dans notre étude, la non-réalisation complète de la technique du ganglion sentinelle n’a pas eu d’impact significatif sur la survie sans récidive à 3 ans. La faisabilité du ganglion sentinelle dans cette région reste limitée (taux d’échec de 30,9 % dans notre étude), notamment en raison de la complexité du drainage lymphatique et d’une non identification du ganglion sentinelle sur la lymphoscintigraphie préopératoire. Le taux de positivité des ganglions sentinelles était faible (2,1 %), probablement lié à un indice de Breslow plus bas et à la plus forte proportion de mélanomes non ulcérés comparativement aux données de la littérature. Le taux de faux négatifs reste préoccupant bien qu’il demeure comparable aux données rapportées dans les études antérieures. L’absence de différence de survie sans récidive, même après exclusion des patients ayant bénéficié de traitements adjuvants, soulève la question de l’utilité systématique du ganglion sentinelle dans cette localisation. Les nouvelles approches moléculaires (GEP, CP-GEP) apparaissent prometteuses pour affiner le pronostic et éviter des gestes invasifs. Une validation sur de plus larges cohortes est nécessaire.</div></div><di","PeriodicalId":100088,"journal":{"name":"Annales de Dermatologie et de Vénéréologie - FMC","volume":"5 8","pages":"Page A45"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-11","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145486468","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-11DOI: 10.1016/j.fander.2025.09.051
M. Baumert , R. Janela-Lapert , V. Hébert
<div><h3>Introduction</h3><div>Certains virus oncogéniques, par leur faculté à générer des néo-antigènes au sein des cellules infectées, peuvent constituer un facteur pronostique de réponse à l’immunothérapie. À l’instar du polyomavirus dans le carcinome de Merkel, le rôle de l’HPV dans la carcinogénèse des carcinomes épidermoïdes cutanés est également suggéré. L’objectif principal de notre étude était d’évaluer la réponse à l’immunothérapie anti-PD1 utilisée dans le contexte de carcinome épidermoïde métastatique, en fonction du statut HPV de la tumeur primitive.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Il s’agit d’une étude monocentrique rétrospective. Les patients inclus présentaient un carcinome épidermoïde métastatique traité par anti-PD1 et devaient avoir un bloc histologique disponible afin d’évaluer le statut HPV. Le statut HPV était évalué par PCR Luminex. Le critère de jugement principal était le taux de rémission complète à l’issu du traitement.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Vingt-cinq patients (3F, 22H) d’âge moyen 74<!--> <!-->±<!--> <!-->1 ans étaient inclus. Au moins une souche de virus HPV était présente (HPV<!--> <!-->+<!--> <!-->) dans la tumeur primitive chez 6 patients (24 %) : HPV 16 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->2), HPV 5 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->3), HPV (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1) 38, HPV 175 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1), HPV 151 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1), HPV149 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1). Une immunodépression était retrouvée chez 2/6 (33 %) patients du groupe HPV+ vs 5/19 (26 %) dans le groupe HPV−. La tumeur était majoritairement en zone photo-exposée que ça soit dans le groupe HPV+ (5/6, 83 %) que HPV− (13/19, 68 %). Un seul patient dans chaque groupe présentait une localisation muqueuse. La répartition des patients selon la localisation métastatique (ganglionnaire/distance) était comparable dans les deux groupes.</div><div>Au total, 1/6 patients du groupe HPV+ a obtenu une réponse complète sous traitement (16 %) vs 10/19 (52 %) dans le groupe HPV− (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,18). Une réponse partielle était obtenue chez 1 patient du groupe HPV−. La maladie a évolué chez les autres patients, conduisant à leur décès. Parmi les 10 répondeurs HPV−, on retrouvait : carcinome inopérable (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1), métastases ganglionnaires (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->5), métastases à distance (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->4). Le seul patient HPV+ répondeur était métastatique ganglionnaire.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Notre étude a montré la présence d’HPV chez 24 % des patients présentant un CE métastatique, ce qui est comparable aux données de la littérature allant de 20 à 60 % de positivité. Alors que les données préliminaires semblent suggérer une efficacité supérieure de l’immunothérapie dans certains cancers viro-induits, et notamment dans les tumeurs ORL HPV induites, nos résultats ne retrouvent pas d’association entre le statut HPV et la réponse à une immunothé
{"title":"Efficacité de l’immunothérapie par anti-PD1 dans le carcinome épidermoïde cutané selon le statut HPV","authors":"M. Baumert , R. Janela-Lapert , V. Hébert","doi":"10.1016/j.fander.2025.09.051","DOIUrl":"10.1016/j.fander.2025.09.051","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Certains virus oncogéniques, par leur faculté à générer des néo-antigènes au sein des cellules infectées, peuvent constituer un facteur pronostique de réponse à l’immunothérapie. À l’instar du polyomavirus dans le carcinome de Merkel, le rôle de l’HPV dans la carcinogénèse des carcinomes épidermoïdes cutanés est également suggéré. L’objectif principal de notre étude était d’évaluer la réponse à l’immunothérapie anti-PD1 utilisée dans le contexte de carcinome épidermoïde métastatique, en fonction du statut HPV de la tumeur primitive.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Il s’agit d’une étude monocentrique rétrospective. Les patients inclus présentaient un carcinome épidermoïde métastatique traité par anti-PD1 et devaient avoir un bloc histologique disponible afin d’évaluer le statut HPV. Le statut HPV était évalué par PCR Luminex. Le critère de jugement principal était le taux de rémission complète à l’issu du traitement.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Vingt-cinq patients (3F, 22H) d’âge moyen 74<!--> <!-->±<!--> <!-->1 ans étaient inclus. Au moins une souche de virus HPV était présente (HPV<!--> <!-->+<!--> <!-->) dans la tumeur primitive chez 6 patients (24 %) : HPV 16 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->2), HPV 5 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->3), HPV (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1) 38, HPV 175 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1), HPV 151 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1), HPV149 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1). Une immunodépression était retrouvée chez 2/6 (33 %) patients du groupe HPV+ vs 5/19 (26 %) dans le groupe HPV−. La tumeur était majoritairement en zone photo-exposée que ça soit dans le groupe HPV+ (5/6, 83 %) que HPV− (13/19, 68 %). Un seul patient dans chaque groupe présentait une localisation muqueuse. La répartition des patients selon la localisation métastatique (ganglionnaire/distance) était comparable dans les deux groupes.</div><div>Au total, 1/6 patients du groupe HPV+ a obtenu une réponse complète sous traitement (16 %) vs 10/19 (52 %) dans le groupe HPV− (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,18). Une réponse partielle était obtenue chez 1 patient du groupe HPV−. La maladie a évolué chez les autres patients, conduisant à leur décès. Parmi les 10 répondeurs HPV−, on retrouvait : carcinome inopérable (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1), métastases ganglionnaires (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->5), métastases à distance (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->4). Le seul patient HPV+ répondeur était métastatique ganglionnaire.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Notre étude a montré la présence d’HPV chez 24 % des patients présentant un CE métastatique, ce qui est comparable aux données de la littérature allant de 20 à 60 % de positivité. Alors que les données préliminaires semblent suggérer une efficacité supérieure de l’immunothérapie dans certains cancers viro-induits, et notamment dans les tumeurs ORL HPV induites, nos résultats ne retrouvent pas d’association entre le statut HPV et la réponse à une immunothé","PeriodicalId":100088,"journal":{"name":"Annales de Dermatologie et de Vénéréologie - FMC","volume":"5 8","pages":"Page A62"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-11","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145486079","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-11DOI: 10.1016/j.fander.2025.09.640
T. Bettuzzi , M. Zureik , E. Sbidian
<div><h3>Introduction</h3><div>Les immunotherapies ont transformé la prise en charge du mélanome, du stage adjuvant au stade métastatique. Néanmoins, certains effets indésirables immunomédiés (irAE) sévères demeurent difficilement prédictibles. Notre objectif était de décrire dans une large cohorte de patients atteints de mélanome les irAE sévères et d’identifier leurs facteurs de risque.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Nous avons utilisé le Système national des données de santé entre 2018 et 2023. Tous les patients adultes avec mélanome et traités en 1ère ligne par pembrolizumab, nivolumab ou ipilimumab/nivolumab, en situation métastatique ou adjuvante, étaient inclus. Le critère de jugement principal était l’incidence d’un irAE sévère durant l’année suivant la première perfusion d’immunothérapie, définie par une hospitalisation associée à un code de classification internationale des maladies 10<sup>e</sup> édition en rapport avec un irAE, en diagnostic principal. Un modèle de Cox multivarié était réalisé afin d’étudier les facteurs prédictifs de ces irAE sous forme de hazard ratio (HR) et de leur intervalle de confiance à 95 % (IC95).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Un total de 17 233 patients étaient inclus, comprenant 9815 hommes (57,0 %), avec un âge médian de 69 ans (IQR : 58–78), 10 928 (63,4 %) patients en situation métastatique et 6305 (36,6 %) en situation adjuvante. Au total, 3176 (18,4 %) patients étaient traités par ipilimumab/nivolumab, 7995 (46,4 %) par nivolumab et 6062 (35,2 %) par pembrolizumab seuls. Un total de 1969 patients (11,4 %) présentait une toxicité sévère avec hospitalisation (incidence de 144, IC 95 % : 138–151 pour 1000 patients-année). Les plus fréquents étaient une colite (785, 4,6 %) et une hépatite (437, 2,5 %). En analyse multivariée, les facteurs associés à une toxicité sévère étaient : un traitement par ipilimumab/nivolumab (HR 3,31 (IC 95 : 2,93–3,73), <em>p</em> <!--><<!--> <!-->10–4) en comparaison au pembrolizumab, une indication métastatique versus adjuvante (HR 1,14 (IC 95 : 1,01–1,28), <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,033), l’existence de plus de 3 sites métastatique (HR 1,25 (IC95 : 1,07–1,46), <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,0040), ainsi qu’une radiothérapie stéréotaxique (HR 1,54, (IC 95 : 1,26–1,89), <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,0001). Un total de 363/1969 (18,7 %) reprenaient la même immunothérapie après l’irAE, 747/1969 (37,9 %) reprenaient une autre immunothérapie et 859/1969 (43,6 %) ne reprenaient pas d’immunothérapie.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Le caractère métastatique ou non ainsi que la charge métastatique semblent être des facteurs de risque d’irAE, possiblement en lien avec l’exposition antigénique tumorale, et la synthèse de néoantigènes. La radiothérapie stéréotaxique pourrait également représenter des métastases cérébrales de taille plus importante, ou stimuler l’exposition antigénique.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Nous confirmons que
{"title":"Facteurs de risque d’effet indésirable immunomédié sévère chez les patients traités par immunothérapie pour mélanome : une étude de cohorte à partir des données du système national des données de santé","authors":"T. Bettuzzi , M. Zureik , E. Sbidian","doi":"10.1016/j.fander.2025.09.640","DOIUrl":"10.1016/j.fander.2025.09.640","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les immunotherapies ont transformé la prise en charge du mélanome, du stage adjuvant au stade métastatique. Néanmoins, certains effets indésirables immunomédiés (irAE) sévères demeurent difficilement prédictibles. Notre objectif était de décrire dans une large cohorte de patients atteints de mélanome les irAE sévères et d’identifier leurs facteurs de risque.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Nous avons utilisé le Système national des données de santé entre 2018 et 2023. Tous les patients adultes avec mélanome et traités en 1ère ligne par pembrolizumab, nivolumab ou ipilimumab/nivolumab, en situation métastatique ou adjuvante, étaient inclus. Le critère de jugement principal était l’incidence d’un irAE sévère durant l’année suivant la première perfusion d’immunothérapie, définie par une hospitalisation associée à un code de classification internationale des maladies 10<sup>e</sup> édition en rapport avec un irAE, en diagnostic principal. Un modèle de Cox multivarié était réalisé afin d’étudier les facteurs prédictifs de ces irAE sous forme de hazard ratio (HR) et de leur intervalle de confiance à 95 % (IC95).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Un total de 17 233 patients étaient inclus, comprenant 9815 hommes (57,0 %), avec un âge médian de 69 ans (IQR : 58–78), 10 928 (63,4 %) patients en situation métastatique et 6305 (36,6 %) en situation adjuvante. Au total, 3176 (18,4 %) patients étaient traités par ipilimumab/nivolumab, 7995 (46,4 %) par nivolumab et 6062 (35,2 %) par pembrolizumab seuls. Un total de 1969 patients (11,4 %) présentait une toxicité sévère avec hospitalisation (incidence de 144, IC 95 % : 138–151 pour 1000 patients-année). Les plus fréquents étaient une colite (785, 4,6 %) et une hépatite (437, 2,5 %). En analyse multivariée, les facteurs associés à une toxicité sévère étaient : un traitement par ipilimumab/nivolumab (HR 3,31 (IC 95 : 2,93–3,73), <em>p</em> <!--><<!--> <!-->10–4) en comparaison au pembrolizumab, une indication métastatique versus adjuvante (HR 1,14 (IC 95 : 1,01–1,28), <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,033), l’existence de plus de 3 sites métastatique (HR 1,25 (IC95 : 1,07–1,46), <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,0040), ainsi qu’une radiothérapie stéréotaxique (HR 1,54, (IC 95 : 1,26–1,89), <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,0001). Un total de 363/1969 (18,7 %) reprenaient la même immunothérapie après l’irAE, 747/1969 (37,9 %) reprenaient une autre immunothérapie et 859/1969 (43,6 %) ne reprenaient pas d’immunothérapie.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Le caractère métastatique ou non ainsi que la charge métastatique semblent être des facteurs de risque d’irAE, possiblement en lien avec l’exposition antigénique tumorale, et la synthèse de néoantigènes. La radiothérapie stéréotaxique pourrait également représenter des métastases cérébrales de taille plus importante, ou stimuler l’exposition antigénique.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Nous confirmons que","PeriodicalId":100088,"journal":{"name":"Annales de Dermatologie et de Vénéréologie - FMC","volume":"5 8","pages":"Pages A73-A74"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-11","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145486193","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-11DOI: 10.1016/j.fander.2025.09.042
W. Lutz , C. Hua , E.-B. Mariotti , B. Terrier , N. Dupin , S. Aractingi , J.D. Bouaziz , M. Jachiet , C. Grolleau , T. Bettuzzi
<div><h3>Introduction</h3><div>La vascularite à immunoglobulines A (VIgA) est une vascularite des petits vaisseaux affectant de façon constante la peau, et parfois d’autres organes, d’évolution imprédictible. L’objectif était d’identifier des facteurs de risque de récidive de VIgA chez l’adulte.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Dans cette étude rétrospective multicentrique, étaient inclus les patients adultes suivis entre 2016 et 2022 pour une VIgA cutanée confirmée histologiquement. Les caractéristiques clinico-biologiques et les traitements introduits pour la VIgA étaient recueillis au diagnostic. Le critère de jugement principal était le temps entre le diagnostic et la rechute de VIgA. Les hazard ratio (HR) et leurs intervalles de confiance (95 % IC) associés à une récidive de la maladie étaient obtenus grâce à un modèle de Cox multivarié, complété par une analyse exploratoire concernant l’efficacité des thérapeutiques à l’aide d’une pondération inverse par score de propension (IPTW).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Deux-cent vingt neufs patients ont été inclus. L’âge médian était de 48 ans (IQR 32–65), et 105 (46 %) étaient des femmes. Au diagnostic, tous les patients présentaient une atteinte cutanée, 69 (30 %) une atteinte articulaire, 49 (21 %) une atteinte digestive et 26 (11 %) une atteinte rénale. Sur le plan thérapeutique, 139 (60 %) patients ont été traités de manière symptomatique exclusive, 31 (13,5 %) par corticothérapie seule, et 47 (20 %) par colchicine seule. Soixante-dix-neuf patients (34 %) ont eu une récidive dans un délai médian de 41<!--> <!-->jours (IQR 28–92). Vingt-deux (10 %) patients sont décédés au cours du suivi. Les facteurs associés à l’absence de récidive étaient le caractère post-infectieux bactérien (HR 0,26 [95 % IC 0,07–0,93] ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,039) et la corticothérapie systémique (HR 0,30 [95 % CI 0,12–0,75] ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,0098]). Le purpura abdominal (HR 2,03 [95 % IC 1,16–3,58] ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,014), la fièvre (HR 3,54 [95 % IC 1,19–10,5] ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,023), et l’atteinte articulaire (HR 2,29 [95 % IC 1,25–4,20] ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,0074) étaient associés à un risque de récidive plus important. En IPTW, la corticothérapie était toujours associée à une diminution du risque de récidive, contrairement à la colchicine (HR 0,84 [95 % IC 0,42–1,69] ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,63).</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Dans cette étude, le caractère post-infectieux bactérien et l’usage d’une corticothérapie étaient associés à l’absence de récidive de VIgA. À l’inverse, la colchicine ne semblait pas avoir d’effet protecteur sur le risque de rechute. À noter, les patients inclus présentaient un faible taux de manifestation extra-cutanée de VIgA, possiblement en lien avec le recrutement dermatologique de l’étude. De plus, les facteurs de risque de rechute décrits diffèrent de ceux de la littérature, les études éta
免疫球蛋白A型血管炎(VIGA)是一种小血管炎,持续影响皮肤,有时也影响其他器官,其进化是不可预测的。目的是确定成人VIGA复发的风险因素。本多中心回顾性研究包括2016年至2022年组织学确认的皮肤VIGA成年患者。在诊断时收集了VIGA的临床生物学特征和治疗方法。主要的判断标准是诊断到VIGA复发之间的时间。使用多元考克斯模型获得了与疾病复发相关的风险比(HR)及其置信区间(95% CI),并使用反向倾向评分加权(IPTW)对治疗疗效进行了探照性分析。结果包括229名患者。中位年龄为48岁(IQR 32 - 65),其中105人(46%)为女性。所有患者均为皮肤病变,69例(30%)为关节病变,49例(21%)为消化病变,26例(11%)为肾脏病变。在治疗方面,139例(60%)患者只接受症状治疗,31例(13.5%)仅接受皮质激素治疗,47例(20%)仅接受秋水霉素治疗。79例患者(34%)在41天内复发(IQR 28 - 92)。22例(10%)患者在随访期间死亡。与无复发相关的因素是感染后细菌特征(HR 0.26 [95% CI 0.07 - 0.93]; p = 0.039)和全身皮质激素治疗(HR 0.30 [95% CI 0.12 - 0.75]; p = 0.0098])。腹部紫癜(RH 2.03 [95% CI 1.16 - 3.58]; p = 0.014)、发烧(RH 3.54 [95% CI 1.19 - 10.5]; p = 0.023)和关节损伤(RH 2.29 [95% CI 1.25 - 4.20]; p = 0.0074)与复发风险较高有关。在IPTW中,与colchicin相比,皮质激素治疗仍然与降低复发风险相关(HR 0.84 [95% CI 0.42 - 1.69]; p = 0.63)。在本研究中,细菌感染后的特性和皮质疗法的使用与VIGA的无复发有关。相比之下,秋水仙碱似乎对复发没有保护作用。值得注意的是,纳入研究的患者表现出低水平的VIGA皮外表现,可能与该研究的皮肤科招募有关。此外,所描述的复发风险因素与文献中所描述的不同,因为在儿童中进行的研究很少,而且不一致,这使得解释它们变得困难。结论:我们已经确定了不同的风险因素,以防止复发或保护成人VIGA。这项研究表明,皮质疗法在预防严重VIGA的复发方面是有效的。然而,这必须在未来的对照试验中得到证实。
{"title":"Étude multicentrique des facteurs de risque de récidive des vascularites à immunoglobulines A de l’adulte","authors":"W. Lutz , C. Hua , E.-B. Mariotti , B. Terrier , N. Dupin , S. Aractingi , J.D. Bouaziz , M. Jachiet , C. Grolleau , T. Bettuzzi","doi":"10.1016/j.fander.2025.09.042","DOIUrl":"10.1016/j.fander.2025.09.042","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La vascularite à immunoglobulines A (VIgA) est une vascularite des petits vaisseaux affectant de façon constante la peau, et parfois d’autres organes, d’évolution imprédictible. L’objectif était d’identifier des facteurs de risque de récidive de VIgA chez l’adulte.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Dans cette étude rétrospective multicentrique, étaient inclus les patients adultes suivis entre 2016 et 2022 pour une VIgA cutanée confirmée histologiquement. Les caractéristiques clinico-biologiques et les traitements introduits pour la VIgA étaient recueillis au diagnostic. Le critère de jugement principal était le temps entre le diagnostic et la rechute de VIgA. Les hazard ratio (HR) et leurs intervalles de confiance (95 % IC) associés à une récidive de la maladie étaient obtenus grâce à un modèle de Cox multivarié, complété par une analyse exploratoire concernant l’efficacité des thérapeutiques à l’aide d’une pondération inverse par score de propension (IPTW).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Deux-cent vingt neufs patients ont été inclus. L’âge médian était de 48 ans (IQR 32–65), et 105 (46 %) étaient des femmes. Au diagnostic, tous les patients présentaient une atteinte cutanée, 69 (30 %) une atteinte articulaire, 49 (21 %) une atteinte digestive et 26 (11 %) une atteinte rénale. Sur le plan thérapeutique, 139 (60 %) patients ont été traités de manière symptomatique exclusive, 31 (13,5 %) par corticothérapie seule, et 47 (20 %) par colchicine seule. Soixante-dix-neuf patients (34 %) ont eu une récidive dans un délai médian de 41<!--> <!-->jours (IQR 28–92). Vingt-deux (10 %) patients sont décédés au cours du suivi. Les facteurs associés à l’absence de récidive étaient le caractère post-infectieux bactérien (HR 0,26 [95 % IC 0,07–0,93] ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,039) et la corticothérapie systémique (HR 0,30 [95 % CI 0,12–0,75] ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,0098]). Le purpura abdominal (HR 2,03 [95 % IC 1,16–3,58] ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,014), la fièvre (HR 3,54 [95 % IC 1,19–10,5] ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,023), et l’atteinte articulaire (HR 2,29 [95 % IC 1,25–4,20] ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,0074) étaient associés à un risque de récidive plus important. En IPTW, la corticothérapie était toujours associée à une diminution du risque de récidive, contrairement à la colchicine (HR 0,84 [95 % IC 0,42–1,69] ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,63).</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Dans cette étude, le caractère post-infectieux bactérien et l’usage d’une corticothérapie étaient associés à l’absence de récidive de VIgA. À l’inverse, la colchicine ne semblait pas avoir d’effet protecteur sur le risque de rechute. À noter, les patients inclus présentaient un faible taux de manifestation extra-cutanée de VIgA, possiblement en lien avec le recrutement dermatologique de l’étude. De plus, les facteurs de risque de rechute décrits diffèrent de ceux de la littérature, les études éta","PeriodicalId":100088,"journal":{"name":"Annales de Dermatologie et de Vénéréologie - FMC","volume":"5 8","pages":"Page A57"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-11","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145486412","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-11DOI: 10.1016/j.fander.2025.09.019
L. Da Meda , I. Sam , N. Benhamouda , L. Biard , K. Dessaux , B. Baroudjian , I. Nakouri , M. Renaud , A. Sadoux , M. Alkatrib , J.F. Deleuze , M. Battistella , Y. Shen , R.R. Matthieu , S. Mourah , C. Lebbé , E. Tartour
Introduction
Chez les patients atteints de mélanome métastatique, les inhibiteurs de points de contrôle immunitaires (ICI) tels que les anti-PD-1 en monothérapie ou en combinaison avec les anti-CTLA-4 ou anti-Lag3 constituent des options thérapeutiques standards. Toutefois, la combinaison anti-PD-1/anti-CTLA-4 est grevée d’un taux élevé de toxicités immuno-induites de grade ≥3. Des travaux récents ont mis en évidence une corrélation entre des taux élevés de CD27 soluble plasmatique (sCD27) et une résistance à l’immunothérapie anti-PD-1, possiblement liée à une activation aberrante de la voie CD70-CD27 dans le microenvironnement tumoral, traduisant une infiltration de lymphocytes T dysfonctionnels ou apoptotiques. L’objectif de notre étude était d’évaluer la valeur prédictive du sCD27plasmatique pré-thérapeutique quant à la réponse à une monothérapie anti-PD-1 versus une immunothérapie combinée avec un anti-CTLA-4 dans le mélanome métastatique.
Matériel et méthodes
Le sCD27 plasmatique a été dosé par ELISA à l’inclusion dans deux cohortes prospectives indépendantes de patients atteints de mélanome métastatique (PREDIMEL (NCT02938728), n = 164 ; MelBase (NCT02828202) n = 210), traités soit par anti-PD-1 seul, soit par combinaison anti-PD-1/anti-CTLA-4. Les critères de jugement étaient la survie sans progression (SSP), la survie globale (SG) et le taux de réponse complète à 12 mois. Une modélisation multivariée et une analyse par score de propension ont été réalisées pour ajuster les analyses aux covariables cliniques.
Résultats
Dans les deux cohortes, des taux élevés de sCD27 étaient significativement associés à une moindre SSP, SG et probabilité de réponse complète chez les patients traités par anti-PD-1 seul. Après ajustement multivariable, le sCD27 demeurait un facteur pronostique indépendant. En revanche, aucune corrélation significative entre sCD27 et l’efficacité clinique n’a été observée chez les patients recevant une immunothérapie combinée. L’analyse par score de propension a confirmé la robustesse du sCD27 en tant que biomarqueur discriminant la réponse à l’anti-PD-1.
Discussion
Nos données suggèrent que le sCD27 plasmatique pré-thérapeutique est un biomarqueur pronostique pour les patients traités par monothérapie anti-PD-1 et potentiellement prédictif de résistance à ce traitement.
Conclusion
Chez les patients avec sCD27 élevé, une escalade vers une combinaison anti-PD-1/anti-CTLA-4 pourrait être envisagée pour optimiser la réponse immunologique.
IntroductionChez转移性黑色素瘤患者,免疫检查点抑制剂(这里)anti-PD-1之类的,或者青蒿素结合anti-CTLA-4 anti-Lag3或者是标准的治疗选择。然而,抗PD-1/抗CTLA-4组合具有≥3级的高免疫诱导毒性。最近的工作突出了之间的相关性较高的可溶性CD27血浆(sCD27)和抗免疫治疗anti-PD-1,也许与轨道异常活化CD70-CD27肿瘤微环境中,体现了或apoptotiques失灵的T淋巴细胞浸润。我们研究的目的是评估的预测值sCD27plasmatique pré-thérapeutique就回答一个角力中一个免疫治疗加上anti-CTLA-4 anti-PD-1青蒿素和转移性黑色素瘤。装备和méthodesLe sCD27已通过ELISA法测定血浆中列入两个独立和转移性黑色素瘤患者的前瞻性队列(PREDIMEL NCT02938728), n = 164人;MelBase (NCT02828202) n = 210),可以单独用反PD-1处理,也可以用反PD-1/反CTLA-4的组合处理。评估标准是无进展生存率(SSP)、总生存率(ILI)和12个月完全回复率。进行了多元模型和倾向评分分析,以调整分析以适应临床协变量。结果在两组中,单独接受抗PD-1治疗的患者中,sCD27水平的升高与SSP、GIs水平的降低和完全反应的可能性显著相关。经过多变量调整后,sCD27仍然是一个独立的预后因素。相比之下,在接受联合免疫治疗的患者中,scCD27与临床疗效之间没有显著的相关性。倾向评分分析证实了sCD27作为抗PD-1反应的生物标志物的鲁棒性。我们的数据表明,治疗前血浆sCD27是单药抗PD-1治疗患者的预后生物标志物,并可能预测该治疗的耐药性。结论:在sCD27高的患者中,可以考虑升级到抗PD-1/抗ctla -4联合治疗,以优化免疫反应。
{"title":"SCD27 plasmatique élevé : indicateur d’escalade thérapeutique vers la combinaison antiPD1/anti-CTLA4 dans le mélanome métastatique","authors":"L. Da Meda , I. Sam , N. Benhamouda , L. Biard , K. Dessaux , B. Baroudjian , I. Nakouri , M. Renaud , A. Sadoux , M. Alkatrib , J.F. Deleuze , M. Battistella , Y. Shen , R.R. Matthieu , S. Mourah , C. Lebbé , E. Tartour","doi":"10.1016/j.fander.2025.09.019","DOIUrl":"10.1016/j.fander.2025.09.019","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Chez les patients atteints de mélanome métastatique, les inhibiteurs de points de contrôle immunitaires (ICI) tels que les anti-PD-1 en monothérapie ou en combinaison avec les anti-CTLA-4 ou anti-Lag3 constituent des options thérapeutiques standards. Toutefois, la combinaison anti-PD-1/anti-CTLA-4 est grevée d’un taux élevé de toxicités immuno-induites de grade ≥3. Des travaux récents ont mis en évidence une corrélation entre des taux élevés de CD27 soluble plasmatique (sCD27) et une résistance à l’immunothérapie anti-PD-1, possiblement liée à une activation aberrante de la voie CD70-CD27 dans le microenvironnement tumoral, traduisant une infiltration de lymphocytes T dysfonctionnels ou apoptotiques. L’objectif de notre étude était d’évaluer la valeur prédictive du sCD27plasmatique pré-thérapeutique quant à la réponse à une monothérapie anti-PD-1 versus une immunothérapie combinée avec un anti-CTLA-4 dans le mélanome métastatique.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Le sCD27 plasmatique a été dosé par ELISA à l’inclusion dans deux cohortes prospectives indépendantes de patients atteints de mélanome métastatique (PREDIMEL (NCT02938728), <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->164 ; MelBase (NCT02828202) <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->210), traités soit par anti-PD-1 seul, soit par combinaison anti-PD-1/anti-CTLA-4. Les critères de jugement étaient la survie sans progression (SSP), la survie globale (SG) et le taux de réponse complète à 12 mois. Une modélisation multivariée et une analyse par score de propension ont été réalisées pour ajuster les analyses aux covariables cliniques.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Dans les deux cohortes, des taux élevés de sCD27 étaient significativement associés à une moindre SSP, SG et probabilité de réponse complète chez les patients traités par anti-PD-1 seul. Après ajustement multivariable, le sCD27 demeurait un facteur pronostique indépendant. En revanche, aucune corrélation significative entre sCD27 et l’efficacité clinique n’a été observée chez les patients recevant une immunothérapie combinée. L’analyse par score de propension a confirmé la robustesse du sCD27 en tant que biomarqueur discriminant la réponse à l’anti-PD-1.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Nos données suggèrent que le sCD27 plasmatique pré-thérapeutique est un biomarqueur pronostique pour les patients traités par monothérapie anti-PD-1 et potentiellement prédictif de résistance à ce traitement.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Chez les patients avec sCD27 élevé, une escalade vers une combinaison anti-PD-1/anti-CTLA-4 pourrait être envisagée pour optimiser la réponse immunologique.</div></div>","PeriodicalId":100088,"journal":{"name":"Annales de Dermatologie et de Vénéréologie - FMC","volume":"5 8","pages":"Page A44"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-11","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145486465","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}