Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-11-11DOI: 10.1016/j.fander.2025.09.644
A. Huitric , C. Delesalle , P. Cros , L. Misery , E. Brenaut , C. Abasq-Thomas
<div><h3>Introduction</h3><div>Le dupilumab, anticorps monoclonal ciblant le récepteur des IL-4 et-13, est indiqué dans le traitement de la dermatite atopique (DA) sévère non contrôlée par les dermocorticoïdes dès l’âge de 6 mois. L’objectif de l’étude était d’analyser les données sur l’utilisation en vraie vie du dupilumab chez les enfants, notamment la tolérance et l’espacement.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Cette étude rétrospective monocentrique a inclus des patients de moins de 18 ans atteints de DA sévère traités par dupilumab depuis au moins 12 mois. L’analyse des données d’espacement a porté uniquement sur ceux traités depuis au moins 15 mois.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total 53 enfants (57 % de filles, dont 45,3 % entre 6 et 12 ans et 35,8 % >12 ans) ont été inclus. Les comorbidités atopiques personnelles étaient fréquentes dans notre population, avec 56,6 % d’asthme, 58,5 % de rhinite allergique, 39,6 % de conjonctivite allergique et 26,4 % d’allergie alimentaire. Seuls 26,4 % des enfants présentaient une atteinte cutanée sans autre manifestation atopique. Un suivi ophtalmologique systématique était réalisé chez 73,6 % des patients dans le cadre d’une consultation multidisciplinaire pédiatrique atopique. Une conjonctivite a été observée chez 24,5 % des patients, dont 5 ont nécessité un traitement par ciclosporine (collyre), sans aucun arrêt du traitement. Des douleurs liées aux injections étaient rapportées chez 40 patients sur les 47 interrogés par téléphone (85 %), nécessitant un arrêt ou une suspension chez 4 d’entre eux. Une diminution progressive des douleurs avec le temps était notée chez 70 % des patients. La relation de confiance avec le professionnel réalisant l’injection, l’utilisation d’anesthésiques locaux et une administration lente des injections réduisaient la douleur. Le dispositif de pousse-seringue a été efficace en réduisant la douleur chez les trois enfants qui l’ont testé. Parmi les 43 enfants suivis depuis au moins 15 mois (moyenne de suivi de 32 mois), 8 (18,6 %) ont espacé leurs injections et 3 (7 %) ont arrêté le traitement pour bonne efficacité clinique sans rechute après 27 mois de suivi en moyenne. L’absence de comorbidités atopiques semblait plus fréquente dans le groupe espacement (36,4 vs 74,1%), sans différence significative (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,061).</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Cette étude rétrospective pédiatrique, malgré ses limites liées à son caractère monocentrique, un effectif réduit et un suivi variable, apporte des données concrètes sur l’utilisation en vraie vie du dupilumab dans la DA sévère de l’enfant. L’espacement des injections a été possible chez près d’un patient sur cinq, traduisant une réponse clinique satisfaisante dans certains cas. L’arrêt du traitement sans rechute à moyen terme pour efficacité durable était possible chez un nombre limité de patients. La fréquence élevée des conjonctivites peut s’expliquer par le dépistage
{"title":"Données de vie réelle sur l’espacement et la tolérance du dupilumab dans une population pédiatrique atteinte de dermatite atopique","authors":"A. Huitric , C. Delesalle , P. Cros , L. Misery , E. Brenaut , C. Abasq-Thomas","doi":"10.1016/j.fander.2025.09.644","DOIUrl":"10.1016/j.fander.2025.09.644","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le dupilumab, anticorps monoclonal ciblant le récepteur des IL-4 et-13, est indiqué dans le traitement de la dermatite atopique (DA) sévère non contrôlée par les dermocorticoïdes dès l’âge de 6 mois. L’objectif de l’étude était d’analyser les données sur l’utilisation en vraie vie du dupilumab chez les enfants, notamment la tolérance et l’espacement.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Cette étude rétrospective monocentrique a inclus des patients de moins de 18 ans atteints de DA sévère traités par dupilumab depuis au moins 12 mois. L’analyse des données d’espacement a porté uniquement sur ceux traités depuis au moins 15 mois.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total 53 enfants (57 % de filles, dont 45,3 % entre 6 et 12 ans et 35,8 % >12 ans) ont été inclus. Les comorbidités atopiques personnelles étaient fréquentes dans notre population, avec 56,6 % d’asthme, 58,5 % de rhinite allergique, 39,6 % de conjonctivite allergique et 26,4 % d’allergie alimentaire. Seuls 26,4 % des enfants présentaient une atteinte cutanée sans autre manifestation atopique. Un suivi ophtalmologique systématique était réalisé chez 73,6 % des patients dans le cadre d’une consultation multidisciplinaire pédiatrique atopique. Une conjonctivite a été observée chez 24,5 % des patients, dont 5 ont nécessité un traitement par ciclosporine (collyre), sans aucun arrêt du traitement. Des douleurs liées aux injections étaient rapportées chez 40 patients sur les 47 interrogés par téléphone (85 %), nécessitant un arrêt ou une suspension chez 4 d’entre eux. Une diminution progressive des douleurs avec le temps était notée chez 70 % des patients. La relation de confiance avec le professionnel réalisant l’injection, l’utilisation d’anesthésiques locaux et une administration lente des injections réduisaient la douleur. Le dispositif de pousse-seringue a été efficace en réduisant la douleur chez les trois enfants qui l’ont testé. Parmi les 43 enfants suivis depuis au moins 15 mois (moyenne de suivi de 32 mois), 8 (18,6 %) ont espacé leurs injections et 3 (7 %) ont arrêté le traitement pour bonne efficacité clinique sans rechute après 27 mois de suivi en moyenne. L’absence de comorbidités atopiques semblait plus fréquente dans le groupe espacement (36,4 vs 74,1%), sans différence significative (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,061).</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Cette étude rétrospective pédiatrique, malgré ses limites liées à son caractère monocentrique, un effectif réduit et un suivi variable, apporte des données concrètes sur l’utilisation en vraie vie du dupilumab dans la DA sévère de l’enfant. L’espacement des injections a été possible chez près d’un patient sur cinq, traduisant une réponse clinique satisfaisante dans certains cas. L’arrêt du traitement sans rechute à moyen terme pour efficacité durable était possible chez un nombre limité de patients. La fréquence élevée des conjonctivites peut s’expliquer par le dépistage ","PeriodicalId":100088,"journal":{"name":"Annales de Dermatologie et de Vénéréologie - FMC","volume":"5 8","pages":"Pages A75-A76"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145486197","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-11-11DOI: 10.1016/j.fander.2025.09.080
C. Brun , M. Godinot , R. Salle , V. Bourdenet , L. Jaulent , F. Hacard , M. Fargeas , B. Milpied , E. Goujon , V. Beaulieu , S. Fouéré , M. Danset , M. Tauber
<div><h3>Introduction</h3><div>L’érythème pigmenté fixe (EPF) est une toxidermie le plus souvent bénigne mais pouvant être sévère dans sa forme bulleuse généralisée. Les médicaments les plus fréquemment pourvoyeurs sont le paracétamol, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), les antibiotiques et les imidazolés. Plusieurs cas d’EPF induits par la doxycycline ont été rapportés. Il s’agit d’un antibiotique largement prescrit, le plus souvent pour le traitement d’infections sexuellement transmissibles (IST). L’objectif était de recueillir et décrire les cas d’EPF à la doxycycline et dégager des hypothèses pouvant expliquer l’augmentation perçue du nombre de cas.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Nous avons réalisé : (1) un appel à cas rétrospectif de patients ayant présenté un EPF à la doxycycline entre janvier 2023 et décembre 2024, (2) une extraction du nombre de prescriptions de doxycycline entre 2018 et 2024 au sein de 2 centres de santé sexuelle nationaux et (3) une enquête de pratique sur les modalités de prescription actuelle de la doxycycline, auprès de praticiens exerçant dans un centre de santé sexuelle.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Nous rapportons 11 patients de sexe masculin ayant développé un EPF à la doxycycline, diagnostiqué entre janvier 2023 et décembre 2024. La doxycycline était presque exclusivement prescrite pour le traitement d’une IST (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->10). Sur les 11 patients, 9 étaient des HSH. La médiane était d’une cure de doxycycline bien tolérée avant la survenue du premier EPF et de deux épisodes d’EPF avant que le diagnostic ne soit posé. Les lésions étaient principalement localisées sur la muqueuse génitale et sur les extrémités. Un bilan allergologique était réalisé chez huit patients. Les PT étaient réalisés avec de la doxycycline à 10 ou 30 % dans de la vaseline. Les IDR étaient réalisées à 0,1<!--> <!-->mg/L. Un ROAT test était également proposé. Si tous les tests étaient négatifs, un test de provocation était proposé. Une extraction du nombre de prescriptions de doxycycline au cours des 5 dernières années au sein des deux centres, montrait une augmentation significative (+345 % entre 2018 et 2024). Sur les 36 répondeurs (issus de 6 villes françaises différentes) à l’enquête de pratique nationale réalisée les praticiens retenaient comme hypothèse principale pour expliquer l’augmentation des prescriptions de doxycycline, la généralisation depuis 2018 du dépistage des IST sur 3 sites chez les patients HSH sous PreP (95 %) ou sans PreP (67 %). À l’inverse, une minorité de répondeurs associait cette augmentation au recours à la DoxyPEP (33 %). Concernant les EPF, l’enquête montrait que les dermatologues travaillant dans des centres de santé sexuelle connaissaient mieux l’EPF que les autres spécialités (100 % vs 52 %).</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Nous rapportons une série rétrospective de cas d’EPF à la doxycycline, touchant quasi-exclusivement des patients HSH en
{"title":"Érythème pigmenté fixe induit par la doxycycline : série de cas et enquête de pratique autour des modalités de prescription de la doxycycline","authors":"C. Brun , M. Godinot , R. Salle , V. Bourdenet , L. Jaulent , F. Hacard , M. Fargeas , B. Milpied , E. Goujon , V. Beaulieu , S. Fouéré , M. Danset , M. Tauber","doi":"10.1016/j.fander.2025.09.080","DOIUrl":"10.1016/j.fander.2025.09.080","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’érythème pigmenté fixe (EPF) est une toxidermie le plus souvent bénigne mais pouvant être sévère dans sa forme bulleuse généralisée. Les médicaments les plus fréquemment pourvoyeurs sont le paracétamol, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), les antibiotiques et les imidazolés. Plusieurs cas d’EPF induits par la doxycycline ont été rapportés. Il s’agit d’un antibiotique largement prescrit, le plus souvent pour le traitement d’infections sexuellement transmissibles (IST). L’objectif était de recueillir et décrire les cas d’EPF à la doxycycline et dégager des hypothèses pouvant expliquer l’augmentation perçue du nombre de cas.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Nous avons réalisé : (1) un appel à cas rétrospectif de patients ayant présenté un EPF à la doxycycline entre janvier 2023 et décembre 2024, (2) une extraction du nombre de prescriptions de doxycycline entre 2018 et 2024 au sein de 2 centres de santé sexuelle nationaux et (3) une enquête de pratique sur les modalités de prescription actuelle de la doxycycline, auprès de praticiens exerçant dans un centre de santé sexuelle.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Nous rapportons 11 patients de sexe masculin ayant développé un EPF à la doxycycline, diagnostiqué entre janvier 2023 et décembre 2024. La doxycycline était presque exclusivement prescrite pour le traitement d’une IST (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->10). Sur les 11 patients, 9 étaient des HSH. La médiane était d’une cure de doxycycline bien tolérée avant la survenue du premier EPF et de deux épisodes d’EPF avant que le diagnostic ne soit posé. Les lésions étaient principalement localisées sur la muqueuse génitale et sur les extrémités. Un bilan allergologique était réalisé chez huit patients. Les PT étaient réalisés avec de la doxycycline à 10 ou 30 % dans de la vaseline. Les IDR étaient réalisées à 0,1<!--> <!-->mg/L. Un ROAT test était également proposé. Si tous les tests étaient négatifs, un test de provocation était proposé. Une extraction du nombre de prescriptions de doxycycline au cours des 5 dernières années au sein des deux centres, montrait une augmentation significative (+345 % entre 2018 et 2024). Sur les 36 répondeurs (issus de 6 villes françaises différentes) à l’enquête de pratique nationale réalisée les praticiens retenaient comme hypothèse principale pour expliquer l’augmentation des prescriptions de doxycycline, la généralisation depuis 2018 du dépistage des IST sur 3 sites chez les patients HSH sous PreP (95 %) ou sans PreP (67 %). À l’inverse, une minorité de répondeurs associait cette augmentation au recours à la DoxyPEP (33 %). Concernant les EPF, l’enquête montrait que les dermatologues travaillant dans des centres de santé sexuelle connaissaient mieux l’EPF que les autres spécialités (100 % vs 52 %).</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Nous rapportons une série rétrospective de cas d’EPF à la doxycycline, touchant quasi-exclusivement des patients HSH en ","PeriodicalId":100088,"journal":{"name":"Annales de Dermatologie et de Vénéréologie - FMC","volume":"5 8","pages":"Pages A83-A84"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145486337","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-11-11DOI: 10.1016/j.fander.2025.09.038
B. Tedbirt , M. Maho-Vaillant , J. Gueudry , M.-L. Golinski , B. Bergeret , G. Chambon , P. Bouchetemble , S. Bekri , A. Tebani , O. Boyer , V. Hébert , S. Calbo , A. Gillibert , P. Joly
<div><h3>Introduction</h3><div>La pemphigoïde des muqueuses (PM) est une maladie bulleuse auto-immune rare dont la physiopathologie reste mal connue. L’objectif de cette étude était d’analyser le profil cytokinique sérique des patients atteints de PM et de le comparer à celui de témoins sains et à celui de patients atteints de pemphigoïde bulleuse (PB). L’analyse protéomique ayant suggéré le rôle potentiel de taux élevés d’IL6, nous rapportons deux patients atteints de PM réfractaires aux immunosuppresseurs et traités par tocilizumab, un anticorps anti-IL6R.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Une analyse protéomique sérique a été réalisée à l’aide de 2 techniques : Olink mesurant 272 protéines et Luminex mesurant 65 protéines. Trois groupes ont été analysés : un groupe PM (provenant de l’essai clinique RITUX-MMP (NCT03295383) (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->40), un groupe PB (collection locale : DC-2021-4499) (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->40) et des sujets sains appariés sur l’âge et le sexe (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->40). Deux patients ont reçu un traitement par tocilizumab 8<!--> <!-->mg/kg toutes les 4 semaines administré à titre compassionnel.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Parmi les 272 protéines dosées par Olink, 179 étaient surexprimées et 13 sous-exprimées chez les PM <em>versus</em> témoins sains, 66 surexprimées et 39 sous-exprimées <em>versus</em> PB. L’analyse Olink a mis en évidence que les concentrations sériques d’IL-8 (P aj<!--> <!--><<!--> <!-->0,0001), de MIP-1β/CCL4 (P aj<!--> <!-->=<!--> <!-->0,0005), d’IL-6 (P aj<!--> <!-->=<!--> <!-->0,001) et d’IL-16 (P aj<!--> <!-->=<!--> <!-->0,004) étaient significativement plus élevées chez les patients atteints de PM <em>versus</em> témoins sains. Comparées à la PB, les PM présentaient des taux plus élevés d’IL-8 (P aj<!--> <!--><<!--> <!-->0,0001), de MIP-1β/CCL4 (P aj<!--> <!-->=<!--> <!-->0,0003), de MIP-1α/CCL3 (P aj<!--> <!-->=<!--> <!-->0,0005), d’IL-1α (P aj<!--> <!-->=<!--> <!-->0,0006), d’IL-6 (P aj<!--> <!-->=<!--> <!-->0,002) et d’IL-9 (P aj<!--> <!-->=<!--> <!-->0,049), tandis que l’IL-2R (P aj<!--> <!--><<!--> <!-->0,0001), la MMP-1 (P aj<!--> <!-->=<!--> <!-->0,0004), l’APRIL (P aj<!--> <!-->=<!--> <!-->0,039) et le CD30 (P aj<!--> <!-->=<!--> <!-->0,010) étaient diminués.</div><div>Une première patiente âgée de 85 ans présentait une PM oculaire réfractaire au rituximab (2<!--> <!-->g), à la corticothérapie orale (1<!--> <!-->mg/kg/j), aux IgIV et à la dapsone. Après traitement par tocilizumab, le score MMPDAI est passé de 16 à 3 en 12 mois. L’acuité visuelle est passée de 4/10 à 6/10 (œil droit) et de perception lumineuse à compte-doigts (œil gauche), de manière concomitante avec une réduction de l’opacité cornéenne.</div><div>Un second patient, âgé de 52 ans, présentait une PM avec atteinte buccale, ORL et cutanée réfractaire au rituximab (2<!--> <!-->g), corticothérapie orale (0,5<!--> <!-->mg/kg/j) et dapsone. Après 6 mois de traitement p
粘膜类天疱疮(PM)是一种罕见的自身免疫性大疱病,其生理病理尚不清楚。本研究的目的是分析PM患者的血清细胞因子图谱,并将其与健康对照组和大疱性天疱疮(OB)患者进行比较。由于蛋白质组学分析表明IL6水平升高的潜在作用,我们报道了两名对免疫抑制剂有耐药性的PM患者,他们接受了抗IL6R抗体tocilizumab的治疗。使用两种技术进行了血清蛋白质组学分析:Olink(272个蛋白质)和Luminex(65个蛋白质)。分析了三组:PM组(来自RITUX-MMP临床试验(NCT03295383)) (n = 40), PB组(本地收集:DC-2021-4499) (n = 40)和年龄和性别匹配的健康受试者(n = 40)。2例患者每4周接受托西利珠单抗8mg /kg的同情治疗。结果在Olink测量的272种蛋白质中,PM与健康对照组179种表达过少,13种表达过少,BPs与66种表达过少,39种表达过少。Olink分析显示,与健康对照组相比,PM患者血清IL-8 (P aj 0.0001)、MIP-1β/CCL4 (P aj = 0.0005)、IL-6 (P aj = 0.001)和IL-16 (P aj = 0.004)的水平明显更高。PB、PM相比具有较高的比率d’IL-8 P (aj < MIP-1 0.0001),β/把四氯化碳(P = 0.0003 aj), MIP-1α/ CCL3 (P = aj 0005)、d’IL-1α(P = aj 0.0006)、d’IL-6 d’IL-9 aj (P = 0.002)和(P = aj 0,049),而l’IL-2R P (aj < aj MMP-1 (P = 0.0001), 0.0004)、l’APRIL aj (P = 0.039)和aj CD30 (P = 010)被下调。第一例85岁患者对利妥昔单抗(2g)、口服糖皮质激素(1mg /kg/ d)、IVIG和氨苯砜表现出耐药性。托西利珠单抗治疗后,MMPDAI评分在12个月内从16降至3。视力从4/10提高到6/10(右眼),从光到手指(左眼),同时减少了角膜的不透明度。另一名患者,52岁,出现口腔溃疡、ORL和皮肤耐药Rituximab(2克)、口服糖皮质激素(0.5 mg/kg/ d)和氨苯砜。托西利珠单抗治疗6个月后,MMPDAI从12降至3,DLQI和ABQOL分别从25降至3和36降至13。两例患者均无严重不良事件报告。IL-6是一种激活JAK-STAT通路的probrosent细胞因子。抗jak已被报道对耐受性PM有效。然而,托西利珠单抗似乎是一种更安全的选择,特别是对老年患者。Tocilizumab似乎是对常规治疗有耐药性的PM患者的一种治疗选择。
{"title":"Analyse protéomique des patients atteints de pemphigoïde des muqueuses","authors":"B. Tedbirt , M. Maho-Vaillant , J. Gueudry , M.-L. Golinski , B. Bergeret , G. Chambon , P. Bouchetemble , S. Bekri , A. Tebani , O. Boyer , V. Hébert , S. Calbo , A. Gillibert , P. Joly","doi":"10.1016/j.fander.2025.09.038","DOIUrl":"10.1016/j.fander.2025.09.038","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La pemphigoïde des muqueuses (PM) est une maladie bulleuse auto-immune rare dont la physiopathologie reste mal connue. L’objectif de cette étude était d’analyser le profil cytokinique sérique des patients atteints de PM et de le comparer à celui de témoins sains et à celui de patients atteints de pemphigoïde bulleuse (PB). L’analyse protéomique ayant suggéré le rôle potentiel de taux élevés d’IL6, nous rapportons deux patients atteints de PM réfractaires aux immunosuppresseurs et traités par tocilizumab, un anticorps anti-IL6R.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Une analyse protéomique sérique a été réalisée à l’aide de 2 techniques : Olink mesurant 272 protéines et Luminex mesurant 65 protéines. Trois groupes ont été analysés : un groupe PM (provenant de l’essai clinique RITUX-MMP (NCT03295383) (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->40), un groupe PB (collection locale : DC-2021-4499) (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->40) et des sujets sains appariés sur l’âge et le sexe (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->40). Deux patients ont reçu un traitement par tocilizumab 8<!--> <!-->mg/kg toutes les 4 semaines administré à titre compassionnel.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Parmi les 272 protéines dosées par Olink, 179 étaient surexprimées et 13 sous-exprimées chez les PM <em>versus</em> témoins sains, 66 surexprimées et 39 sous-exprimées <em>versus</em> PB. L’analyse Olink a mis en évidence que les concentrations sériques d’IL-8 (P aj<!--> <!--><<!--> <!-->0,0001), de MIP-1β/CCL4 (P aj<!--> <!-->=<!--> <!-->0,0005), d’IL-6 (P aj<!--> <!-->=<!--> <!-->0,001) et d’IL-16 (P aj<!--> <!-->=<!--> <!-->0,004) étaient significativement plus élevées chez les patients atteints de PM <em>versus</em> témoins sains. Comparées à la PB, les PM présentaient des taux plus élevés d’IL-8 (P aj<!--> <!--><<!--> <!-->0,0001), de MIP-1β/CCL4 (P aj<!--> <!-->=<!--> <!-->0,0003), de MIP-1α/CCL3 (P aj<!--> <!-->=<!--> <!-->0,0005), d’IL-1α (P aj<!--> <!-->=<!--> <!-->0,0006), d’IL-6 (P aj<!--> <!-->=<!--> <!-->0,002) et d’IL-9 (P aj<!--> <!-->=<!--> <!-->0,049), tandis que l’IL-2R (P aj<!--> <!--><<!--> <!-->0,0001), la MMP-1 (P aj<!--> <!-->=<!--> <!-->0,0004), l’APRIL (P aj<!--> <!-->=<!--> <!-->0,039) et le CD30 (P aj<!--> <!-->=<!--> <!-->0,010) étaient diminués.</div><div>Une première patiente âgée de 85 ans présentait une PM oculaire réfractaire au rituximab (2<!--> <!-->g), à la corticothérapie orale (1<!--> <!-->mg/kg/j), aux IgIV et à la dapsone. Après traitement par tocilizumab, le score MMPDAI est passé de 16 à 3 en 12 mois. L’acuité visuelle est passée de 4/10 à 6/10 (œil droit) et de perception lumineuse à compte-doigts (œil gauche), de manière concomitante avec une réduction de l’opacité cornéenne.</div><div>Un second patient, âgé de 52 ans, présentait une PM avec atteinte buccale, ORL et cutanée réfractaire au rituximab (2<!--> <!-->g), corticothérapie orale (0,5<!--> <!-->mg/kg/j) et dapsone. Après 6 mois de traitement p","PeriodicalId":100088,"journal":{"name":"Annales de Dermatologie et de Vénéréologie - FMC","volume":"5 8","pages":"Pages A54-A55"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145486391","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-11-11DOI: 10.1016/j.fander.2025.09.011
N. Belhadj , F. Chelly , C. Sridi , A. Fki , A. Aloui , I. Kacem , M. Bouhoula , A. Chouchane , R. Nakhli , A. Brahem , H. Kalboussi , O. El Maalel , S. Chatti , M. Maoua
Introduction
La dermatite de contact allergique (DCA) est une cause fréquente d’eczéma chez l’enfant, bien que souvent sous-diagnostiquée. Les profils de sensibilisation varient potentiellement selon l’âge en raison d’expositions différentielles aux allergènes. Cette étude vise à comparer la fréquence et le type d’allergènes sensibilisants chez les enfants selon deux groupes d’âge.
Matériel et méthodes
Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur 120 enfants ayant bénéficié de patch tests pour suspicion de DCA. Les patients ont été répartis en deux groupes : âge inférieur à 12 ans (n = 53) et supérieur ou égal à 12 ans (n = 67). Les résultats des patch tests ont été analysés selon l’âge et les allergènes identifiés.
Résultats
La positivité des patch tests était observée chez 21 enfants de moins de 12 ans (39,6 %) et chez 30 adolescents de 12 ans et plus (44,8 %). Chez les enfants de moins de 12 ans, les allergènes les plus fréquents étaient la lanoline (5 cas), le cobalt (4 cas), et la chlorométhylisothiazolinone (CMIT) (4 cas). Chez les adolescents, les allergènes les plus retrouvés étaient le chrome (12 cas), le cobalt (9 cas), et le nickel (5 cas). Le cobalt était commun aux deux groupes d’âge. Le chrome et le nickel étaient prédominants chez les plus âgés, tandis que la lanoline et les conservateurs comme le CMIT étaient plus fréquents chez les plus jeunes.
Discussion
La distribution des allergènes selon l’âge suggère des profils de sensibilisation influencés par les habitudes d’exposition spécifiques à chaque tranche d’âge. Cette hétérogénéité renforce l’importance d’une approche individualisée en allergologie pédiatrique. Par ailleurs, la présence notable de sensibilisations dès le jeune âge interroge sur la sécurité des produits d’usage courant destinés aux enfants. La mise en évidence d’allergènes non systématiquement inclus dans les batteries standards souligne aussi l’intérêt d’élargir ou d’adapter les séries de tests, en particulier dans un contexte pédiatrique.
Conclusion
Nos résultats montrent une variation du profil de sensibilisation cutanée selon l’âge chez les enfants atteints de DCA. Les plus jeunes sont davantage sensibilisés à des allergènes contenus dans les produits de soins, tandis que les adolescents présentent une sensibilisation accrue aux allergènes environnementaux ou professionnels. Ces données soulignent l’importance d’adapter le panel d’allergènes testés à l’âge de l’enfant pour améliorer le diagnostic et la prise en charge de la DCA pédiatrique.
{"title":"Profil de sensibilisation cutanée chez l’enfant : étude comparative des allergènes selon les groupes d’âge","authors":"N. Belhadj , F. Chelly , C. Sridi , A. Fki , A. Aloui , I. Kacem , M. Bouhoula , A. Chouchane , R. Nakhli , A. Brahem , H. Kalboussi , O. El Maalel , S. Chatti , M. Maoua","doi":"10.1016/j.fander.2025.09.011","DOIUrl":"10.1016/j.fander.2025.09.011","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La dermatite de contact allergique (DCA) est une cause fréquente d’eczéma chez l’enfant, bien que souvent sous-diagnostiquée. Les profils de sensibilisation varient potentiellement selon l’âge en raison d’expositions différentielles aux allergènes. Cette étude vise à comparer la fréquence et le type d’allergènes sensibilisants chez les enfants selon deux groupes d’âge.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur 120 enfants ayant bénéficié de patch tests pour suspicion de DCA. Les patients ont été répartis en deux groupes : âge inférieur à 12 ans (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->53) et supérieur ou égal à 12 ans (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->67). Les résultats des patch tests ont été analysés selon l’âge et les allergènes identifiés.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La positivité des patch tests était observée chez 21 enfants de moins de 12 ans (39,6 %) et chez 30 adolescents de 12 ans et plus (44,8 %). Chez les enfants de moins de 12 ans, les allergènes les plus fréquents étaient la lanoline (5 cas), le cobalt (4 cas), et la chlorométhylisothiazolinone (CMIT) (4 cas). Chez les adolescents, les allergènes les plus retrouvés étaient le chrome (12 cas), le cobalt (9 cas), et le nickel (5 cas). Le cobalt était commun aux deux groupes d’âge. Le chrome et le nickel étaient prédominants chez les plus âgés, tandis que la lanoline et les conservateurs comme le CMIT étaient plus fréquents chez les plus jeunes.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>La distribution des allergènes selon l’âge suggère des profils de sensibilisation influencés par les habitudes d’exposition spécifiques à chaque tranche d’âge. Cette hétérogénéité renforce l’importance d’une approche individualisée en allergologie pédiatrique. Par ailleurs, la présence notable de sensibilisations dès le jeune âge interroge sur la sécurité des produits d’usage courant destinés aux enfants. La mise en évidence d’allergènes non systématiquement inclus dans les batteries standards souligne aussi l’intérêt d’élargir ou d’adapter les séries de tests, en particulier dans un contexte pédiatrique.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Nos résultats montrent une variation du profil de sensibilisation cutanée selon l’âge chez les enfants atteints de DCA. Les plus jeunes sont davantage sensibilisés à des allergènes contenus dans les produits de soins, tandis que les adolescents présentent une sensibilisation accrue aux allergènes environnementaux ou professionnels. Ces données soulignent l’importance d’adapter le panel d’allergènes testés à l’âge de l’enfant pour améliorer le diagnostic et la prise en charge de la DCA pédiatrique.</div></div>","PeriodicalId":100088,"journal":{"name":"Annales de Dermatologie et de Vénéréologie - FMC","volume":"5 8","pages":"Page A39"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145486416","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-11-11DOI: 10.1016/j.fander.2025.09.043
A. Granger , L. Azoyan , J. Dion , T. Mahevas , V. Meignin , M. Battistella , F. Jouenne , E. Clappier , S. Mourah , J.D. Bouaziz , D. Boutboul , L. Galicier , M. Jachiet
<div><h3>Introduction</h3><div>La maladie de Rosai-Dorfman-Destombes est une histiocytose bénigne pouvant être responsable de dysfonction d’organes. Sa physiopathologie reste encore méconnue. Le traitement n’est pas codifié et repose classiquement sur l’abstention thérapeutique, les traitements locaux (chirurgie, radiothérapie), la corticothérapie, les traitements immunomodulateurs et les chimiothérapies. Le lénalidomide, thérapie dont l’efficacité est reconnue dans le myélome, présente des propriétés anti-inflammatoires, anti tumorales et immunomodulatrices. L’objectif de cette étude était d’étudier l’efficacité et la tolérance du lénalimide dans la maladie de Rosai-Dorfman-Destombes.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Nous avons mené une étude rétrospective bi-centrique de patients, atteints d’une maladie de Rosai-Dorfman-Destombes, traités par lénalidomide entre avril 2018 et juin 2024.</div><div>Le critère de jugement principal était le taux de réponse clinique à 6 mois, définie par une réponse complète (RC) supérieure à 75 %, partielle (RP) entre 25 et 75 % et non répondeur (NR) si inférieure à 25 %. Les critères de jugement secondaire étaient la survie sans progression clinique et métabolique, le taux de réponse métabolique à 6 mois, la réponse clinique en fin de suivi et les effets indésirables.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Treize patients (6 femmes, âge médian 54 ans (IQR : 33–65 ans)) ont été inclus. Neuf (69,2 %) avaient une forme extra-ganglionnaire, 12 (92,3 %) une atteinte cutanée et 4 (30,8 %) une forme cutanée pure, il n’y avait pas de forme ganglionnaire. Huit (61,5 %) ont reçu de la dexaméthasone en plus du lénalidomide. Six (46,2 %) avaient une mutation de la voie MAPK (MAP2K1), 4 (30,8 %) n’avaient pas de mutation MAPK, et 4 (30,8 %) un statut mutationnel inconnu. À M6 tous les patients avaient répondu, 7 (53,8 %) avaient une RP clinique et 6 (46,1 %) une RC clinique. À M6, 4 (30,8%) patients avaient une RP métabolique et 2 (15,4 %) une RC métabolique. En fin de suivi (durée médiane de suivi 42 mois (IQR 30–60 mois)), 7 (53,8 %) patients ont maintenu une RC clinique. La médiane de survie sans progression clinique était de 25 mois, la médiane de survie métabolique sans rechute était de 70 mois et aucun patient n’est décédé. Chez les 4 patients ayant une forme cutanée pure, 3 avaient une RC clinique et chez les 8 ayant une forme extra ganglionnaire 4 avaient une RC clinique. Parmi les 5 patients sans dexaméthasone associée, 4 ont obtenu une RC clinique. Chez les 8 ayant reçu de la dexaméthasone, 3 ont obtenu une RC clinique. Les effets indésirables étaient légers à modérés sauf pour 1 patient qui a fait une embolie pulmonaire malgré un traitement par anti-agrégant plaquettaire. Sept (53,8 %) avaient des cytopénies et 7 (53,8 %) des troubles digestifs.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Malgré son caractère rétrospectif et le nombre limité de cas, cette étude suggère l’intérêt du lénalidomide, avec un
{"title":"Efficacité et tolérance du lénalidomide dans la maladie de Rosai-Dorfman-Destombes : une étude rétrospective bi-centrique","authors":"A. Granger , L. Azoyan , J. Dion , T. Mahevas , V. Meignin , M. Battistella , F. Jouenne , E. Clappier , S. Mourah , J.D. Bouaziz , D. Boutboul , L. Galicier , M. Jachiet","doi":"10.1016/j.fander.2025.09.043","DOIUrl":"10.1016/j.fander.2025.09.043","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La maladie de Rosai-Dorfman-Destombes est une histiocytose bénigne pouvant être responsable de dysfonction d’organes. Sa physiopathologie reste encore méconnue. Le traitement n’est pas codifié et repose classiquement sur l’abstention thérapeutique, les traitements locaux (chirurgie, radiothérapie), la corticothérapie, les traitements immunomodulateurs et les chimiothérapies. Le lénalidomide, thérapie dont l’efficacité est reconnue dans le myélome, présente des propriétés anti-inflammatoires, anti tumorales et immunomodulatrices. L’objectif de cette étude était d’étudier l’efficacité et la tolérance du lénalimide dans la maladie de Rosai-Dorfman-Destombes.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Nous avons mené une étude rétrospective bi-centrique de patients, atteints d’une maladie de Rosai-Dorfman-Destombes, traités par lénalidomide entre avril 2018 et juin 2024.</div><div>Le critère de jugement principal était le taux de réponse clinique à 6 mois, définie par une réponse complète (RC) supérieure à 75 %, partielle (RP) entre 25 et 75 % et non répondeur (NR) si inférieure à 25 %. Les critères de jugement secondaire étaient la survie sans progression clinique et métabolique, le taux de réponse métabolique à 6 mois, la réponse clinique en fin de suivi et les effets indésirables.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Treize patients (6 femmes, âge médian 54 ans (IQR : 33–65 ans)) ont été inclus. Neuf (69,2 %) avaient une forme extra-ganglionnaire, 12 (92,3 %) une atteinte cutanée et 4 (30,8 %) une forme cutanée pure, il n’y avait pas de forme ganglionnaire. Huit (61,5 %) ont reçu de la dexaméthasone en plus du lénalidomide. Six (46,2 %) avaient une mutation de la voie MAPK (MAP2K1), 4 (30,8 %) n’avaient pas de mutation MAPK, et 4 (30,8 %) un statut mutationnel inconnu. À M6 tous les patients avaient répondu, 7 (53,8 %) avaient une RP clinique et 6 (46,1 %) une RC clinique. À M6, 4 (30,8%) patients avaient une RP métabolique et 2 (15,4 %) une RC métabolique. En fin de suivi (durée médiane de suivi 42 mois (IQR 30–60 mois)), 7 (53,8 %) patients ont maintenu une RC clinique. La médiane de survie sans progression clinique était de 25 mois, la médiane de survie métabolique sans rechute était de 70 mois et aucun patient n’est décédé. Chez les 4 patients ayant une forme cutanée pure, 3 avaient une RC clinique et chez les 8 ayant une forme extra ganglionnaire 4 avaient une RC clinique. Parmi les 5 patients sans dexaméthasone associée, 4 ont obtenu une RC clinique. Chez les 8 ayant reçu de la dexaméthasone, 3 ont obtenu une RC clinique. Les effets indésirables étaient légers à modérés sauf pour 1 patient qui a fait une embolie pulmonaire malgré un traitement par anti-agrégant plaquettaire. Sept (53,8 %) avaient des cytopénies et 7 (53,8 %) des troubles digestifs.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Malgré son caractère rétrospectif et le nombre limité de cas, cette étude suggère l’intérêt du lénalidomide, avec un","PeriodicalId":100088,"journal":{"name":"Annales de Dermatologie et de Vénéréologie - FMC","volume":"5 8","pages":"Pages A57-A58"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145486460","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-11-11DOI: 10.1016/j.fander.2025.09.064
G. Colin , C. Serrand , C. Girard , V. Pallure , M. Marque , A. Toumi , M. Ricart , P.-E. Stoebner , B. Bergeret
<div><h3>Introduction</h3><div>Nous avons mené une étude chez des femmes souffrant d’hidradenite suppurée (HS) pour évaluer l’influence des facteurs périmenstruels sur l’évolution de la maladie, le délai entre règles et poussées, ainsi que l’adhésion et les freins au dépistage du cancer du col et à la vaccination anti-HPV.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Il s’agit d’une étude descriptive, rétrospective et multicentrique. Les données étaient recueillies par le médecin avec un questionnaire standardisé. Les patientes étaient des femmes ≥18 ans, non ménopausées, souffrant d’HS. Les données collectées incluaient des caractéristiques épidémiologiques, les habitudes menstruelles, l’impact de la période périmenstruelle sur l’HS, la réalisation du dépistage du cancer du col et de la vaccination anti-HPV. Les variables quantitatives ont été décrites par des statistiques descriptives usuelles, et les variables qualitatives par effectifs et pourcentages. Des analyses univariées (tests du Chi<sup>2</sup> et de Fisher) ont été menées (significativité : <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05)</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Cent patientes ont été incluses ; 46 patientes décrivaient des poussées prémenstruelles (définies par l’apparition de nouvelles lésions), le plus souvent 3 à 5<!--> <!-->jours avant les règles, touchant surtout les plis inguinaux et les lèvres. Ces poussées étaient plus fréquentes en cas de règles abondantes (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,045) et chez les stades Hurley 3 (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,032). Les patientes sous pilule progestative (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->13) en rapportaient moins (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,014). Cinquante-trois patientes signalaient une aggravation des symptômes (douleurs, écoulements) en période péri menstruelle, qui était significativement associée au stade Hurley 3 (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,048), à l’usage d’AINS (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01) et à l’atteinte des lèvres (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,036). Quarante-trois patientes rapportaient une aggravation liée aux protections, principalement avec les serviettes (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->36), les tampons (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->2), et les culottes (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->2). Soixante-dix-huit patientes avaient réalisé le dépistage du cancer du col. La moitié le faisait à une fréquence inférieure aux recommandations (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->39), par manque d’information ou par lassitude ; 23 avaient eu un résultat anormal, entraînant une colposcopie et/ou une conisation chez 18 d’entre elles. Sur les 39 patientes ayant ≤30 ans, 7 étaient vaccinées et la vaccination n’avait été proposée qu’à 10 d’entre elles.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Notre étude a permis de mieux caractériser les facteurs influençant l’évolution de l’HS en période péri menstruelle. La perception d’aggravation par les protections hygiéniques, surtout les serviettes était rapportée dans 43 % des cas. Une contraceptio
{"title":"Évaluation de l’évolution de l’hidradénite suppurée pendant les menstruations et impact de la maladie sur le dépistage et la prévention du cancer du col de l’utérus","authors":"G. Colin , C. Serrand , C. Girard , V. Pallure , M. Marque , A. Toumi , M. Ricart , P.-E. Stoebner , B. Bergeret","doi":"10.1016/j.fander.2025.09.064","DOIUrl":"10.1016/j.fander.2025.09.064","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Nous avons mené une étude chez des femmes souffrant d’hidradenite suppurée (HS) pour évaluer l’influence des facteurs périmenstruels sur l’évolution de la maladie, le délai entre règles et poussées, ainsi que l’adhésion et les freins au dépistage du cancer du col et à la vaccination anti-HPV.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Il s’agit d’une étude descriptive, rétrospective et multicentrique. Les données étaient recueillies par le médecin avec un questionnaire standardisé. Les patientes étaient des femmes ≥18 ans, non ménopausées, souffrant d’HS. Les données collectées incluaient des caractéristiques épidémiologiques, les habitudes menstruelles, l’impact de la période périmenstruelle sur l’HS, la réalisation du dépistage du cancer du col et de la vaccination anti-HPV. Les variables quantitatives ont été décrites par des statistiques descriptives usuelles, et les variables qualitatives par effectifs et pourcentages. Des analyses univariées (tests du Chi<sup>2</sup> et de Fisher) ont été menées (significativité : <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05)</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Cent patientes ont été incluses ; 46 patientes décrivaient des poussées prémenstruelles (définies par l’apparition de nouvelles lésions), le plus souvent 3 à 5<!--> <!-->jours avant les règles, touchant surtout les plis inguinaux et les lèvres. Ces poussées étaient plus fréquentes en cas de règles abondantes (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,045) et chez les stades Hurley 3 (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,032). Les patientes sous pilule progestative (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->13) en rapportaient moins (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,014). Cinquante-trois patientes signalaient une aggravation des symptômes (douleurs, écoulements) en période péri menstruelle, qui était significativement associée au stade Hurley 3 (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,048), à l’usage d’AINS (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,01) et à l’atteinte des lèvres (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,036). Quarante-trois patientes rapportaient une aggravation liée aux protections, principalement avec les serviettes (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->36), les tampons (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->2), et les culottes (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->2). Soixante-dix-huit patientes avaient réalisé le dépistage du cancer du col. La moitié le faisait à une fréquence inférieure aux recommandations (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->39), par manque d’information ou par lassitude ; 23 avaient eu un résultat anormal, entraînant une colposcopie et/ou une conisation chez 18 d’entre elles. Sur les 39 patientes ayant ≤30 ans, 7 étaient vaccinées et la vaccination n’avait été proposée qu’à 10 d’entre elles.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Notre étude a permis de mieux caractériser les facteurs influençant l’évolution de l’HS en période péri menstruelle. La perception d’aggravation par les protections hygiéniques, surtout les serviettes était rapportée dans 43 % des cas. Une contraceptio","PeriodicalId":100088,"journal":{"name":"Annales de Dermatologie et de Vénéréologie - FMC","volume":"5 8","pages":"Page A70"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145486462","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-11-11DOI: 10.1016/j.fander.2025.09.021
P. Tschamber , G. Jeudy , C. Bedane , M.H. Aubriot-Lorton , N. Zwetyenga , D. Guillier , B. Bonniaud
<div><h3>Introduction</h3><div>La prévalence du mélanome cervico-facial n’a cessé de croitre ces dernières décennies. L’analyse du ganglion sentinelle, facteur pronostique le plus important pour la survie, est devenue partie intégrante dans la prise en charge des mélanomes. La région cervico-faciale présente un drainage lymphatique complexe, associé à la présence d’organes nobles, et la biopsie du ganglion sentinelle dans cette région reste un sujet discuté. Ainsi, l’objectif principal de cette étude était de comparer la survie sans récidive à 3 ans des patients ayant eu une procédure du ganglion sentinelle aboutie par rapport aux patients n’ayant pas pu bénéficier de l’analyse du ganglion sentinelle. L’objectif secondaire était d’évaluer les principales causes d’échec de l’analyse du ganglion sentinelle.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>L’étude observationnelle et rétrospective portait sur des patients atteints de mélanome cervico-facial et pris en charge dans un centre hospitalier universitaire pour une reprise chirurgicale et technique du ganglion sentinelle entre janvier 2005 et décembre 2023.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Soixante-huit patients ont été inclus parmi lesquels 47 ont eu une reprise chirurgicale et technique du ganglion sentinelle. La principale cause de non-aboutissement de cette technique était l’absence de repérage du ganglion sentinelle sur la lymphoscintigraphie préopératoire (52,4 %). Aucune différence statistiquement significative (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,87) concernant la survie sans récidive à 3 ans n’était observée entre le groupe des patients n’ayant pas eu de procédure du ganglion sentinelle aboutie comparativement au groupe des patients ayant pu en bénéficier intégralement.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Dans notre étude, la non-réalisation complète de la technique du ganglion sentinelle n’a pas eu d’impact significatif sur la survie sans récidive à 3 ans. La faisabilité du ganglion sentinelle dans cette région reste limitée (taux d’échec de 30,9 % dans notre étude), notamment en raison de la complexité du drainage lymphatique et d’une non identification du ganglion sentinelle sur la lymphoscintigraphie préopératoire. Le taux de positivité des ganglions sentinelles était faible (2,1 %), probablement lié à un indice de Breslow plus bas et à la plus forte proportion de mélanomes non ulcérés comparativement aux données de la littérature. Le taux de faux négatifs reste préoccupant bien qu’il demeure comparable aux données rapportées dans les études antérieures. L’absence de différence de survie sans récidive, même après exclusion des patients ayant bénéficié de traitements adjuvants, soulève la question de l’utilité systématique du ganglion sentinelle dans cette localisation. Les nouvelles approches moléculaires (GEP, CP-GEP) apparaissent prometteuses pour affiner le pronostic et éviter des gestes invasifs. Une validation sur de plus larges cohortes est nécessaire.</div></div><di
{"title":"Étude de la survie sans récidive à 3 ans dans les mélanomes cervico-faciaux : impact de la non-analyse du ganglion sentinelle","authors":"P. Tschamber , G. Jeudy , C. Bedane , M.H. Aubriot-Lorton , N. Zwetyenga , D. Guillier , B. Bonniaud","doi":"10.1016/j.fander.2025.09.021","DOIUrl":"10.1016/j.fander.2025.09.021","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La prévalence du mélanome cervico-facial n’a cessé de croitre ces dernières décennies. L’analyse du ganglion sentinelle, facteur pronostique le plus important pour la survie, est devenue partie intégrante dans la prise en charge des mélanomes. La région cervico-faciale présente un drainage lymphatique complexe, associé à la présence d’organes nobles, et la biopsie du ganglion sentinelle dans cette région reste un sujet discuté. Ainsi, l’objectif principal de cette étude était de comparer la survie sans récidive à 3 ans des patients ayant eu une procédure du ganglion sentinelle aboutie par rapport aux patients n’ayant pas pu bénéficier de l’analyse du ganglion sentinelle. L’objectif secondaire était d’évaluer les principales causes d’échec de l’analyse du ganglion sentinelle.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>L’étude observationnelle et rétrospective portait sur des patients atteints de mélanome cervico-facial et pris en charge dans un centre hospitalier universitaire pour une reprise chirurgicale et technique du ganglion sentinelle entre janvier 2005 et décembre 2023.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Soixante-huit patients ont été inclus parmi lesquels 47 ont eu une reprise chirurgicale et technique du ganglion sentinelle. La principale cause de non-aboutissement de cette technique était l’absence de repérage du ganglion sentinelle sur la lymphoscintigraphie préopératoire (52,4 %). Aucune différence statistiquement significative (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,87) concernant la survie sans récidive à 3 ans n’était observée entre le groupe des patients n’ayant pas eu de procédure du ganglion sentinelle aboutie comparativement au groupe des patients ayant pu en bénéficier intégralement.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Dans notre étude, la non-réalisation complète de la technique du ganglion sentinelle n’a pas eu d’impact significatif sur la survie sans récidive à 3 ans. La faisabilité du ganglion sentinelle dans cette région reste limitée (taux d’échec de 30,9 % dans notre étude), notamment en raison de la complexité du drainage lymphatique et d’une non identification du ganglion sentinelle sur la lymphoscintigraphie préopératoire. Le taux de positivité des ganglions sentinelles était faible (2,1 %), probablement lié à un indice de Breslow plus bas et à la plus forte proportion de mélanomes non ulcérés comparativement aux données de la littérature. Le taux de faux négatifs reste préoccupant bien qu’il demeure comparable aux données rapportées dans les études antérieures. L’absence de différence de survie sans récidive, même après exclusion des patients ayant bénéficié de traitements adjuvants, soulève la question de l’utilité systématique du ganglion sentinelle dans cette localisation. Les nouvelles approches moléculaires (GEP, CP-GEP) apparaissent prometteuses pour affiner le pronostic et éviter des gestes invasifs. Une validation sur de plus larges cohortes est nécessaire.</div></div><di","PeriodicalId":100088,"journal":{"name":"Annales de Dermatologie et de Vénéréologie - FMC","volume":"5 8","pages":"Page A45"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145486468","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-11-19DOI: 10.1016/j.fander.2025.09.003
N. Sigg , S. Leducq , S. Barbarot , D. Staumont , C. Ertus , C. Hurson , N. Lachaume , D. Lannoy , B. Mille , F. Payot , D. Penso-Assathiany , E. Proux , V. Reynaud , P. Zukervar , A. Foureau , B. Guillot , O. Chosidow , M.-S. Doutre
<div><div>La dermatite atopique est une maladie inflammatoire chronique fréquente qui touche 10 à 20 % des enfants en Europe mais également les adultes (4 à 5 % en France). Au cours de ces dernières années, la prise en charge des formes modérées à sévères a été modifiée par l’arrivée de nouveaux traitements. Le Centre de preuves en dermatologie et le Groupe de recherche sur l’eczéma atopique de la Société française de dermatologie ont élaboré, selon la méthode ADAPTE, des recommandations pour la prise en charge de la dermatite atopique. Celles-ci s’appuient sur les recommandations européennes publiées en 2022 par l’European Dermatology Forum. Cinq grands axes sont abordés : la prise en charge globale du patient (impact de la maladie sur la vie quotidienne, familiale et professionnelle, besoins thérapeutiques, comorbidités, éducation thérapeutique, gestion de la corticophobie), les facteurs environnementaux (rôle dans l’exacerbation de la maladie, intérêt des mesures d’éviction), les traitements topiques (modalités de prescription, gestion du prurit et des complications infectieuses en particulier bactériennes et virales), les traitements systémiques (critères de prescription, place des traitements conventionnels, des biothérapies, des inhibiteurs de Janus Kinase, de la photothérapie et des thérapeutiques alternatives), les situations particulières (prise en charge de l’enfant, l’adolescent, la femme enceinte et allaitante, l’adulte souhaitant concevoir et la personne âgée). L’objectif de ces recommandations est d’actualiser les recommandations européennes et d’aborder d’autres questions d’intérêt afin de favoriser une prise en charge optimale harmonisée des patients atteints de dermatite atopique en France.</div></div><div><div>Atopic dermatitis is a common chronic inflammatory disease affecting 10 to 20% of children throughout Europe and 4 to 5% of adults in France. In recent years, the management of moderate to severe forms has evolved with the introduction of new treatments. The Dermatology Evidence Center and the Atopic Eczema Research Group of the French Society of Dermatology have developed guidelines for the management of atopic dermatitis using the ADAPTE methodology. These guidelines are based on the recommendations published in 2022 by the European Dermatology Forum. Five key areas are addressed: comprehensive patient management (impact of the disease on daily, family, and professional life, therapeutic needs, comorbidities, therapeutic education, management of topical corticosteroid phobia), environmental factors (role in disease exacerbation, relevance of avoidance measures), topical treatments (prescription modalities, management of pruritus and infectious complications, particularly bacterial and viral), systemic treatments (prescription criteria, role of conventional treatments, biologics, Janus Kinase inhibitors, phototherapy, and alternative therapies), and special situations (management of children, adolescents, pregnant and bre
特应性皮炎是一种常见的慢性炎症性疾病,在欧洲影响10 - 20%的儿童,但在法国也影响4 - 5%的成年人。近年来,随着新疗法的出现,对中度至重度患者的治疗已经发生了变化。皮肤病证据中心和法国皮肤病学会特应性湿疹研究小组使用ADAPTE方法开发了特应性皮炎的治疗建议。这些建议是基于欧洲皮肤病学论坛(European Dermatology Forum)于2022年发布的欧洲建议。讨论了五个主要领域:全面接管病人的疾病(影响日常生活、家庭和工作,需要治疗并发症、治疗、教育、管理corticophobie)、环境因素(加剧疾病中的作用,驱逐措施的兴趣),外用治疗(瘙痒和时效,管理细则,细菌和病毒感染性并发症尤其是),全身治疗(处方标准、常规治疗的位置、生物治疗、Janus Kinase抑制剂、光疗和替代治疗)、特殊情况(儿童、青少年、孕妇和哺乳期妇女、希望怀孕的成年人和老年人的护理)。这些建议的目的是更新欧洲的建议,并解决其他感兴趣的问题,以促进法国特应性皮炎患者的最佳协调护理。特应性皮炎是一种常见的慢性炎症性疾病,影响欧洲10 - 20%的儿童和法国4 - 5%的成年人。近年来,随着新疗法的引入,中度至重度形式的管理有所发展。皮肤病证据中心和法国皮肤病学会特应性湿疹研究小组已经制定了使用ADAPTE方法管理特应性皮炎的指南。这些指南基于欧洲皮肤病论坛于2022年发布的建议。解决了五个关键领域:病人综合管理类(impact of the disease据daily、家庭和职业生活、治疗机构needs comorbidities治疗机构、教育、management of topical corticosteroid phobia)、环境因素(in相关性疾病的加剧,of地面的措施)的作用,topical时效与对照(management of pruritus并发症,促进改革,需认真体细菌和病毒)、系统与常规的作用(时效标准,与对照,生物学、Janus激酶抑制剂、光疗和替代疗法)和特殊情况(儿童、青少年、孕妇和哺乳期妇女、希望怀孕的成年人和老年人的管理)。本指南的目的是更新欧洲的建议,并解决其他相关问题,以促进在法国的特应性皮炎患者的最佳和协调管理。
{"title":"Recommandations françaises pour la prise en charge de la dermatite atopique","authors":"N. Sigg , S. Leducq , S. Barbarot , D. Staumont , C. Ertus , C. Hurson , N. Lachaume , D. Lannoy , B. Mille , F. Payot , D. Penso-Assathiany , E. Proux , V. Reynaud , P. Zukervar , A. Foureau , B. Guillot , O. Chosidow , M.-S. Doutre","doi":"10.1016/j.fander.2025.09.003","DOIUrl":"10.1016/j.fander.2025.09.003","url":null,"abstract":"<div><div>La dermatite atopique est une maladie inflammatoire chronique fréquente qui touche 10 à 20 % des enfants en Europe mais également les adultes (4 à 5 % en France). Au cours de ces dernières années, la prise en charge des formes modérées à sévères a été modifiée par l’arrivée de nouveaux traitements. Le Centre de preuves en dermatologie et le Groupe de recherche sur l’eczéma atopique de la Société française de dermatologie ont élaboré, selon la méthode ADAPTE, des recommandations pour la prise en charge de la dermatite atopique. Celles-ci s’appuient sur les recommandations européennes publiées en 2022 par l’European Dermatology Forum. Cinq grands axes sont abordés : la prise en charge globale du patient (impact de la maladie sur la vie quotidienne, familiale et professionnelle, besoins thérapeutiques, comorbidités, éducation thérapeutique, gestion de la corticophobie), les facteurs environnementaux (rôle dans l’exacerbation de la maladie, intérêt des mesures d’éviction), les traitements topiques (modalités de prescription, gestion du prurit et des complications infectieuses en particulier bactériennes et virales), les traitements systémiques (critères de prescription, place des traitements conventionnels, des biothérapies, des inhibiteurs de Janus Kinase, de la photothérapie et des thérapeutiques alternatives), les situations particulières (prise en charge de l’enfant, l’adolescent, la femme enceinte et allaitante, l’adulte souhaitant concevoir et la personne âgée). L’objectif de ces recommandations est d’actualiser les recommandations européennes et d’aborder d’autres questions d’intérêt afin de favoriser une prise en charge optimale harmonisée des patients atteints de dermatite atopique en France.</div></div><div><div>Atopic dermatitis is a common chronic inflammatory disease affecting 10 to 20% of children throughout Europe and 4 to 5% of adults in France. In recent years, the management of moderate to severe forms has evolved with the introduction of new treatments. The Dermatology Evidence Center and the Atopic Eczema Research Group of the French Society of Dermatology have developed guidelines for the management of atopic dermatitis using the ADAPTE methodology. These guidelines are based on the recommendations published in 2022 by the European Dermatology Forum. Five key areas are addressed: comprehensive patient management (impact of the disease on daily, family, and professional life, therapeutic needs, comorbidities, therapeutic education, management of topical corticosteroid phobia), environmental factors (role in disease exacerbation, relevance of avoidance measures), topical treatments (prescription modalities, management of pruritus and infectious complications, particularly bacterial and viral), systemic treatments (prescription criteria, role of conventional treatments, biologics, Janus Kinase inhibitors, phototherapy, and alternative therapies), and special situations (management of children, adolescents, pregnant and bre","PeriodicalId":100088,"journal":{"name":"Annales de Dermatologie et de Vénéréologie - FMC","volume":"5 8","pages":"Pages 493-533"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145625311","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-11-11DOI: 10.1016/j.fander.2025.06.004
S. Ingen-Housz-Oro , F. Amatore , R. André , M. de Vicq de Cumptich , R. Janela-Lapert , C. Ram-Wolff , M. Beylot-Barry
{"title":"Mycosis fongoïde au stade limité","authors":"S. Ingen-Housz-Oro , F. Amatore , R. André , M. de Vicq de Cumptich , R. Janela-Lapert , C. Ram-Wolff , M. Beylot-Barry","doi":"10.1016/j.fander.2025.06.004","DOIUrl":"10.1016/j.fander.2025.06.004","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":100088,"journal":{"name":"Annales de Dermatologie et de Vénéréologie - FMC","volume":"5 8","pages":"Pages 547-549"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145625316","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-11-11DOI: 10.1016/j.fander.2025.09.051
M. Baumert , R. Janela-Lapert , V. Hébert
<div><h3>Introduction</h3><div>Certains virus oncogéniques, par leur faculté à générer des néo-antigènes au sein des cellules infectées, peuvent constituer un facteur pronostique de réponse à l’immunothérapie. À l’instar du polyomavirus dans le carcinome de Merkel, le rôle de l’HPV dans la carcinogénèse des carcinomes épidermoïdes cutanés est également suggéré. L’objectif principal de notre étude était d’évaluer la réponse à l’immunothérapie anti-PD1 utilisée dans le contexte de carcinome épidermoïde métastatique, en fonction du statut HPV de la tumeur primitive.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Il s’agit d’une étude monocentrique rétrospective. Les patients inclus présentaient un carcinome épidermoïde métastatique traité par anti-PD1 et devaient avoir un bloc histologique disponible afin d’évaluer le statut HPV. Le statut HPV était évalué par PCR Luminex. Le critère de jugement principal était le taux de rémission complète à l’issu du traitement.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Vingt-cinq patients (3F, 22H) d’âge moyen 74<!--> <!-->±<!--> <!-->1 ans étaient inclus. Au moins une souche de virus HPV était présente (HPV<!--> <!-->+<!--> <!-->) dans la tumeur primitive chez 6 patients (24 %) : HPV 16 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->2), HPV 5 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->3), HPV (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1) 38, HPV 175 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1), HPV 151 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1), HPV149 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1). Une immunodépression était retrouvée chez 2/6 (33 %) patients du groupe HPV+ vs 5/19 (26 %) dans le groupe HPV−. La tumeur était majoritairement en zone photo-exposée que ça soit dans le groupe HPV+ (5/6, 83 %) que HPV− (13/19, 68 %). Un seul patient dans chaque groupe présentait une localisation muqueuse. La répartition des patients selon la localisation métastatique (ganglionnaire/distance) était comparable dans les deux groupes.</div><div>Au total, 1/6 patients du groupe HPV+ a obtenu une réponse complète sous traitement (16 %) vs 10/19 (52 %) dans le groupe HPV− (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,18). Une réponse partielle était obtenue chez 1 patient du groupe HPV−. La maladie a évolué chez les autres patients, conduisant à leur décès. Parmi les 10 répondeurs HPV−, on retrouvait : carcinome inopérable (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1), métastases ganglionnaires (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->5), métastases à distance (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->4). Le seul patient HPV+ répondeur était métastatique ganglionnaire.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Notre étude a montré la présence d’HPV chez 24 % des patients présentant un CE métastatique, ce qui est comparable aux données de la littérature allant de 20 à 60 % de positivité. Alors que les données préliminaires semblent suggérer une efficacité supérieure de l’immunothérapie dans certains cancers viro-induits, et notamment dans les tumeurs ORL HPV induites, nos résultats ne retrouvent pas d’association entre le statut HPV et la réponse à une immunothé
{"title":"Efficacité de l’immunothérapie par anti-PD1 dans le carcinome épidermoïde cutané selon le statut HPV","authors":"M. Baumert , R. Janela-Lapert , V. Hébert","doi":"10.1016/j.fander.2025.09.051","DOIUrl":"10.1016/j.fander.2025.09.051","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Certains virus oncogéniques, par leur faculté à générer des néo-antigènes au sein des cellules infectées, peuvent constituer un facteur pronostique de réponse à l’immunothérapie. À l’instar du polyomavirus dans le carcinome de Merkel, le rôle de l’HPV dans la carcinogénèse des carcinomes épidermoïdes cutanés est également suggéré. L’objectif principal de notre étude était d’évaluer la réponse à l’immunothérapie anti-PD1 utilisée dans le contexte de carcinome épidermoïde métastatique, en fonction du statut HPV de la tumeur primitive.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Il s’agit d’une étude monocentrique rétrospective. Les patients inclus présentaient un carcinome épidermoïde métastatique traité par anti-PD1 et devaient avoir un bloc histologique disponible afin d’évaluer le statut HPV. Le statut HPV était évalué par PCR Luminex. Le critère de jugement principal était le taux de rémission complète à l’issu du traitement.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Vingt-cinq patients (3F, 22H) d’âge moyen 74<!--> <!-->±<!--> <!-->1 ans étaient inclus. Au moins une souche de virus HPV était présente (HPV<!--> <!-->+<!--> <!-->) dans la tumeur primitive chez 6 patients (24 %) : HPV 16 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->2), HPV 5 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->3), HPV (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1) 38, HPV 175 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1), HPV 151 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1), HPV149 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1). Une immunodépression était retrouvée chez 2/6 (33 %) patients du groupe HPV+ vs 5/19 (26 %) dans le groupe HPV−. La tumeur était majoritairement en zone photo-exposée que ça soit dans le groupe HPV+ (5/6, 83 %) que HPV− (13/19, 68 %). Un seul patient dans chaque groupe présentait une localisation muqueuse. La répartition des patients selon la localisation métastatique (ganglionnaire/distance) était comparable dans les deux groupes.</div><div>Au total, 1/6 patients du groupe HPV+ a obtenu une réponse complète sous traitement (16 %) vs 10/19 (52 %) dans le groupe HPV− (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,18). Une réponse partielle était obtenue chez 1 patient du groupe HPV−. La maladie a évolué chez les autres patients, conduisant à leur décès. Parmi les 10 répondeurs HPV−, on retrouvait : carcinome inopérable (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1), métastases ganglionnaires (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->5), métastases à distance (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->4). Le seul patient HPV+ répondeur était métastatique ganglionnaire.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Notre étude a montré la présence d’HPV chez 24 % des patients présentant un CE métastatique, ce qui est comparable aux données de la littérature allant de 20 à 60 % de positivité. Alors que les données préliminaires semblent suggérer une efficacité supérieure de l’immunothérapie dans certains cancers viro-induits, et notamment dans les tumeurs ORL HPV induites, nos résultats ne retrouvent pas d’association entre le statut HPV et la réponse à une immunothé","PeriodicalId":100088,"journal":{"name":"Annales de Dermatologie et de Vénéréologie - FMC","volume":"5 8","pages":"Page A62"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145486079","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}