J. Ollivier, W. Akus, L. Beaudoin‐Ollivier, X. Bonneau, T. Kakul
In most producing countries, the population of coconut palms is growing old, and ways of replacing them are rarely implemented to ensure that production is maintained and the future of the industry and its profitability are safeguarded. Rehabilitating/replanting coconut plantations and adopting appropriate intercropping systems is one of the main challenges to be taken up for the future of coconut in the Asia-Pacific region. The example of Papua New Guinea (PNG) reveals one of the lowest yields per hectare among the countries in the Asia-Pacific zone. Almost 106,000 ha were planted between 1910 and 1940, amounting to around 40% of the current coconut plantings, hence 80 to 100,000 ha can be expected to disappear in the next twenty years. Faced with this forecast, the PNG Cocoa and Coconut Research Institute (PNG CCRI) launched several operations, beginning with the creation of a coconut research centre on the PNG mainland: examination of a replanting strategy for old coconut plantings, based on hybrid planting material, distribution of improved planting material through the creation of a seed garden, and development of a system for controlling pest populations in high-risk zones. The experiments set up at the station are designed to optimize the felling date for old coconut palms, by measuring the effects of competition with the underplanted hybrids, and to determine from an economic point of view the best strategy to be applied for implementing rehabilitation and/or replanting programmes in old coconut plantings. This paper describes the results of these operations.
{"title":"Replanting/underplanting strategy for old coconut plantations in Papua New Guinea","authors":"J. Ollivier, W. Akus, L. Beaudoin‐Ollivier, X. Bonneau, T. Kakul","doi":"10.1051/OCL.2001.0659","DOIUrl":"https://doi.org/10.1051/OCL.2001.0659","url":null,"abstract":"In most producing countries, the population of coconut palms is growing old, and ways of replacing them are rarely implemented to ensure that production is maintained and the future of the industry and its profitability are safeguarded. Rehabilitating/replanting coconut plantations and adopting appropriate intercropping systems is one of the main challenges to be taken up for the future of coconut in the Asia-Pacific region. The example of Papua New Guinea (PNG) reveals one of the lowest yields per hectare among the countries in the Asia-Pacific zone. Almost 106,000 ha were planted between 1910 and 1940, amounting to around 40% of the current coconut plantings, hence 80 to 100,000 ha can be expected to disappear in the next twenty years. Faced with this forecast, the PNG Cocoa and Coconut Research Institute (PNG CCRI) launched several operations, beginning with the creation of a coconut research centre on the PNG mainland: examination of a replanting strategy for old coconut plantings, based on hybrid planting material, distribution of improved planting material through the creation of a seed garden, and development of a system for controlling pest populations in high-risk zones. The experiments set up at the station are designed to optimize the felling date for old coconut palms, by measuring the effects of competition with the underplanted hybrids, and to determine from an economic point of view the best strategy to be applied for implementing rehabilitation and/or replanting programmes in old coconut plantings. This paper describes the results of these operations.","PeriodicalId":30815,"journal":{"name":"Oleagineux Corps gras Lipides","volume":"69 1","pages":"659-665"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2001-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"88488706","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
La conference internationale sur le theme « Quel avenir pour les cultures perennes ? » est nee de deux preoccupations. La premiere recouvre le champ des difficultes de la replantation, difficultes techniques, economiques mais aussi environnementales, sociales et politiques : comment replanter 1 ? La seconde est la baisse des cours, probablement structurelle, de la plupart des matieres premieres agricoles, notamment de celles produites par des cultures perennes. Si les prix restent aussi bas de facon aussi durable, pourquoi replanter ? De meme qu’il est toujours de bon aloi d’acheter des actions quand la bourse s’ecroule, les economistes recommandent de planter quand les cours des matieres premieres sont a leur plancher. Toutefois, si des centaines de milliers d’hectares sont plantes par des producteurs qui anticipent une remontee des cours, celle-ci peut alors etre fort retardee. Cette capacite a anticiper un retour a des prix eleves est ainsi une des causes du prolongement de la phase des tres bas prix du cacao jusqu’en 2001, ce qui semble bien relever d’un echec du marche 2. Le pourquoi et le comment de la replantation sont bien indissociables. Face aux enjeux, de nombreux pays detenteurs du patrimoine « cultures perennes tropicales » ne manquent-ils pas d’une veritable politique de replantation prenant acte des changements necessaires dans les conditions de production, se remettant en cause, tout en faisant face aux difficultes a interpreter les marches ? Les problemes de replantation ne peuvent se surmonter qu’a partir d’une comprehension des processus en œuvre, sur le terrain, en commencant par les decisions des producteurs. Les exemples, les etudes de cas, par village, par region, restent donc des fondamentaux pour une reflexion globale, pour une anticipation des problemes, une action nationale, voire internationale, sur la replantation. En meme temps, la question de l’investissement et du renouvellement du capital et des idees est bien une question universelle. C’est pourquoi nous partons de l’evocation du probleme dans l’industrie aeronautique avant de developper la replantation cacaoyere et ses difficultes en Cote d’Ivoire.
{"title":"Les difficultés de la replantation. Quel avenir pour le cacao en Côte d’Ivoire ?","authors":"F. Ruf, A. Konan","doi":"10.1051/OCL.2001.0593","DOIUrl":"https://doi.org/10.1051/OCL.2001.0593","url":null,"abstract":"La conference internationale sur le theme « Quel avenir pour les cultures perennes ? » est nee de deux preoccupations. La premiere recouvre le champ des difficultes de la replantation, difficultes techniques, economiques mais aussi environnementales, sociales et politiques : comment replanter 1 ? La seconde est la baisse des cours, probablement structurelle, de la plupart des matieres premieres agricoles, notamment de celles produites par des cultures perennes. Si les prix restent aussi bas de facon aussi durable, pourquoi replanter ? De meme qu’il est toujours de bon aloi d’acheter des actions quand la bourse s’ecroule, les economistes recommandent de planter quand les cours des matieres premieres sont a leur plancher. Toutefois, si des centaines de milliers d’hectares sont plantes par des producteurs qui anticipent une remontee des cours, celle-ci peut alors etre fort retardee. Cette capacite a anticiper un retour a des prix eleves est ainsi une des causes du prolongement de la phase des tres bas prix du cacao jusqu’en 2001, ce qui semble bien relever d’un echec du marche 2. Le pourquoi et le comment de la replantation sont bien indissociables. Face aux enjeux, de nombreux pays detenteurs du patrimoine « cultures perennes tropicales » ne manquent-ils pas d’une veritable politique de replantation prenant acte des changements necessaires dans les conditions de production, se remettant en cause, tout en faisant face aux difficultes a interpreter les marches ? Les problemes de replantation ne peuvent se surmonter qu’a partir d’une comprehension des processus en œuvre, sur le terrain, en commencant par les decisions des producteurs. Les exemples, les etudes de cas, par village, par region, restent donc des fondamentaux pour une reflexion globale, pour une anticipation des problemes, une action nationale, voire internationale, sur la replantation. En meme temps, la question de l’investissement et du renouvellement du capital et des idees est bien une question universelle. C’est pourquoi nous partons de l’evocation du probleme dans l’industrie aeronautique avant de developper la replantation cacaoyere et ses difficultes en Cote d’Ivoire.","PeriodicalId":30815,"journal":{"name":"Oleagineux Corps gras Lipides","volume":"21 1","pages":"593-598"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2001-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"81171574","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
La Cote d’Ivoire occupe une place privilegiee dans le monde du cacao puisqu’elle a conquis le premier rang mondial sur le Ghana en 1977. Ce leadership s’est surtout accompagne d’une croissance exceptionnelle de la production qui atteint entre 40 et 45 % de l’offre mondiale depuis le milieu de la decennie 90 (de l’ordre de 1,2 million de tonnes) et presque 50 % des echanges. Cette situation assez exceptionnelle parmi les marches des soft commodities explique que la Cote d’Ivoire soit l’objet d’une grande attention de la part des differents acteurs du marche. Ainsi le processus de liberalisation de la filiere cacao au cours des annees 90 et le demantelement de la toute puissante caisse de stabilisation (la CSSPPA, appelee couramment la « Caisse » ou « Caistab ») en 1999, tout comme la volonte du gouvernement ivoirien de remettre en place aujourd’hui (juillet 2001) un mecanisme de stabilisation sont a l’origine d’abondants commentaires de la presse specialisee et d’autant de reactions des differents protagonistes du monde du cacao. Ces changements ont eu en effet, ou auront, d’importantes consequences sur les conditions d’ecoulement de la production, sur les conditions de l’acces a l’offre ivoirienne ainsi que sur la dynamique du marche international et l’evolution des prix. Simultanement, la place et le poids du secteur cacaoyer dans l’economie politique ivoirienne (a la fois dans les grands agregats economiques et dans les positions de pouvoir des interets prives locaux) en ont fait un enjeu central des recompositions economiques et politiques de la derniere decennie. La grave crise politique de l’annee 2000, qui a fait suite au premier coup d’Etat de l’histoire du pays (decembre 1999), n’est pas sans liens avec la liberalisation imposee de l’exterieur par les bailleurs de fonds multilateraux [1, 2]. Et l’evolution de la filiere cacao reste aujourd’hui un point central des negociations entre le gouvernement et les agences d’aide. Cette liberalisation de la filiere ivoirienne, qui correspond a un ajustement tardif aux nouvelles modalites de fonctionnement de l’economie mondiale, s’est accompagnee d’une perte progressive de controle des acteurs publics et prives locaux et d’une perte d’influence sur le marche. Cette evolution est en apparence paradoxale du fait de la place occupee par le pays dans l’offre mondiale, mais aussi a cause de l’evolution structurelle de la filiere qui a ete caracterisee par le developpement rapide des capacites industrielles de broyage (presque triplees depuis 1995). Avec un potentiel de 300 000 tonnes (et bientot 350 000), la Cote d’Ivoire est en effet devenue le principal « broyeur a l’origine » du marche, c’est-a-dire un pays producteur assurant une premiere transformation de ses feves alors que la plupart des autres pays ont du limiter leurs ambitions industrielles du fait des handicaps du broyage sur les lieux de production. Ces differents phenomenes emboites - croissance de l’offre, croissance des broyages, liberali
科特迪瓦在可可世界中占有特殊的地位,1977年从加纳手中夺得世界第一。最重要的是,这种领导地位伴随着产量的异常增长,自20世纪90年代中期以来,产量占世界供应的40%至45%(约120万吨),几乎占贸易的50%。在软商品市场中,这种相当特殊的情况解释了为什么象牙海岸受到各种市场参与者的高度关注。自由化进程以及“可可工业在90年代和拆除的全能车(稳定、CSSPPA appelee流畅,车身««»或耕种»)1999年一样,科特迪瓦政府的完整修复到位今天汇率稳定(2001年7月)是最初的新闻评论specialisee和女性不同的反应显得可可的世界的主角。这些变化已经或将对生产流动的条件、获得科特迪瓦供应的条件以及国际市场的动态和价格趋势产生重大影响。与此同时,可可部门在科特迪瓦政治经济中的地位和重要性(在主要经济总量和地方私人利益集团的权力地位中)使其成为过去十年经济和政治重组的中心问题。在该国历史上第一次政变(1999年12月)之后,2000年的严重政治危机与多边捐助者从外部强加的自由化并非无关[1,2]。今天,可可行业的发展仍然是政府和援助机构之间谈判的中心。科特迪瓦工业的自由化是对世界经济新运作方式的迟来调整,与此同时,当地公共和私营经营者逐渐失去控制,对市场失去影响力。这种发展似乎是矛盾的,因为该国在世界供应中所占的地位,但也因为该部门的结构变化,其特点是工业破碎能力的迅速发展(自1995年以来几乎增加了两倍)。潜力(300万吨,并且很快就35万)、科特迪瓦,事实上成为主要市场最初»«破碎机,即一个国家的生产商提供其/ premiere加工而其他大多数工业国家已限制其野心的障碍造成的破碎的生产现场。这些不同的现象- -供应的增长、研磨的增长、自由化- -显然对该部门的面貌产生了强烈的影响:新代理人的出现、新职能的发展和新的协调方法的出现。从市场及其参与者的全球发展的角度来理解这些变化,需要采用一种历史解读,以便将不同的国家、外国和国际公共和私人代理人所执行的战略置于其背景下;它还需要动员解释性登记册,突出Cote d ' ivoire特有的内部问题和世界可可市场的问题。我们将提出三点。首先,我们将回顾科特迪瓦工业发展的条件、其强劲增长的原因及其市场力量的限制。然后,我们将集中分析国内和外国公司在自由化期间所采取的战略,更具体地说,分析不同类型的经营者之间建立联盟的原因和方式,特别是在粉碎方面。最后,我们将审查该部门各代理人之间协调的新特点及其对供应条件的数量和质量的影响。
{"title":"La libéralisation de la filière cacaoyère ivoirienne et les recompositions du marché mondial du cacao : vers la fin des \"pays producteurs\" et du marché international ?","authors":"B. Losch","doi":"10.1051/OCL.2001.0566","DOIUrl":"https://doi.org/10.1051/OCL.2001.0566","url":null,"abstract":"La Cote d’Ivoire occupe une place privilegiee dans le monde du cacao puisqu’elle a conquis le premier rang mondial sur le Ghana en 1977. Ce leadership s’est surtout accompagne d’une croissance exceptionnelle de la production qui atteint entre 40 et 45 % de l’offre mondiale depuis le milieu de la decennie 90 (de l’ordre de 1,2 million de tonnes) et presque 50 % des echanges. Cette situation assez exceptionnelle parmi les marches des soft commodities explique que la Cote d’Ivoire soit l’objet d’une grande attention de la part des differents acteurs du marche. Ainsi le processus de liberalisation de la filiere cacao au cours des annees 90 et le demantelement de la toute puissante caisse de stabilisation (la CSSPPA, appelee couramment la « Caisse » ou « Caistab ») en 1999, tout comme la volonte du gouvernement ivoirien de remettre en place aujourd’hui (juillet 2001) un mecanisme de stabilisation sont a l’origine d’abondants commentaires de la presse specialisee et d’autant de reactions des differents protagonistes du monde du cacao. Ces changements ont eu en effet, ou auront, d’importantes consequences sur les conditions d’ecoulement de la production, sur les conditions de l’acces a l’offre ivoirienne ainsi que sur la dynamique du marche international et l’evolution des prix. Simultanement, la place et le poids du secteur cacaoyer dans l’economie politique ivoirienne (a la fois dans les grands agregats economiques et dans les positions de pouvoir des interets prives locaux) en ont fait un enjeu central des recompositions economiques et politiques de la derniere decennie. La grave crise politique de l’annee 2000, qui a fait suite au premier coup d’Etat de l’histoire du pays (decembre 1999), n’est pas sans liens avec la liberalisation imposee de l’exterieur par les bailleurs de fonds multilateraux [1, 2]. Et l’evolution de la filiere cacao reste aujourd’hui un point central des negociations entre le gouvernement et les agences d’aide. Cette liberalisation de la filiere ivoirienne, qui correspond a un ajustement tardif aux nouvelles modalites de fonctionnement de l’economie mondiale, s’est accompagnee d’une perte progressive de controle des acteurs publics et prives locaux et d’une perte d’influence sur le marche. Cette evolution est en apparence paradoxale du fait de la place occupee par le pays dans l’offre mondiale, mais aussi a cause de l’evolution structurelle de la filiere qui a ete caracterisee par le developpement rapide des capacites industrielles de broyage (presque triplees depuis 1995). Avec un potentiel de 300 000 tonnes (et bientot 350 000), la Cote d’Ivoire est en effet devenue le principal « broyeur a l’origine » du marche, c’est-a-dire un pays producteur assurant une premiere transformation de ses feves alors que la plupart des autres pays ont du limiter leurs ambitions industrielles du fait des handicaps du broyage sur les lieux de production. Ces differents phenomenes emboites - croissance de l’offre, croissance des broyages, liberali","PeriodicalId":30815,"journal":{"name":"Oleagineux Corps gras Lipides","volume":"29 1","pages":"566-576"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2001-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"87723323","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Dans une filiere, les pays grands exportateurs attirent bien souvent l’attention des developpeurs. Cela peut s’expliquer dans le sens ou ces pays sont souvent extremement dependants de cette filiere, et il convient donc de les aider a se proteger des aleas du marche international. Cependant, dans de nombreux pays, le developpement de certaines cultures perennes tropicales est endogene et ces cultures ont, dans ce cas, toujours eu localement une importance considerable. Meme si ces pays n’exportent que peu ou pas, la satisfaction des besoins alimentaires de leurs habitants et, plus generalement, l’economie de ces pays peuvent s’averer egalement tres dependantes de cette filiere, meme si le marche mondial et ses aleas ont dans ce cas moins d’importance. Il en est ainsi de l’huile de palme au Benin. Si le temps ou ce produit occupait la place de premiere exportation semble bien revolu (le coton dominant largement actuellement), la filiere n’en a pas pour autant perdu trop d’importance au regard du nombre de personnes a qui elle fournit un revenu : cultivateurs, transformatrices, commercants, etc. En termes de consommation, elle represente toujours la moitie des apports lipidiques d’apres les experts, soit de 6 a 9 kg/habitant/an. Apres avoir presente la filiere huile de palme au Benin, en insistant sur le secteur de la transformation, nous nous poserons la question de son evolution en nous interrogeant sur la pertinence des programmes de developpement menes actuellement, peut-etre trop calques sur ceux des pays exportateurs et pas forcement suffisants pour faire face aux realites locales du secteur.
{"title":"L’importance des filières locales : le cas de l’huile de palme au Bénin","authors":"S. Fournier, André Okounlola-Biaou, Isaac Adje","doi":"10.1051/OCL.2001.0646","DOIUrl":"https://doi.org/10.1051/OCL.2001.0646","url":null,"abstract":"Dans une filiere, les pays grands exportateurs attirent bien souvent l’attention des developpeurs. Cela peut s’expliquer dans le sens ou ces pays sont souvent extremement dependants de cette filiere, et il convient donc de les aider a se proteger des aleas du marche international. Cependant, dans de nombreux pays, le developpement de certaines cultures perennes tropicales est endogene et ces cultures ont, dans ce cas, toujours eu localement une importance considerable. Meme si ces pays n’exportent que peu ou pas, la satisfaction des besoins alimentaires de leurs habitants et, plus generalement, l’economie de ces pays peuvent s’averer egalement tres dependantes de cette filiere, meme si le marche mondial et ses aleas ont dans ce cas moins d’importance. Il en est ainsi de l’huile de palme au Benin. Si le temps ou ce produit occupait la place de premiere exportation semble bien revolu (le coton dominant largement actuellement), la filiere n’en a pas pour autant perdu trop d’importance au regard du nombre de personnes a qui elle fournit un revenu : cultivateurs, transformatrices, commercants, etc. En termes de consommation, elle represente toujours la moitie des apports lipidiques d’apres les experts, soit de 6 a 9 kg/habitant/an. Apres avoir presente la filiere huile de palme au Benin, en insistant sur le secteur de la transformation, nous nous poserons la question de son evolution en nous interrogeant sur la pertinence des programmes de developpement menes actuellement, peut-etre trop calques sur ceux des pays exportateurs et pas forcement suffisants pour faire face aux realites locales du secteur.","PeriodicalId":30815,"journal":{"name":"Oleagineux Corps gras Lipides","volume":"9 1","pages":"646-653"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2001-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"82208925","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
La production de coprah occupe une place importante dans l'economie des petits pays du Pacifique Sud. Dans l'archipel du Vanuatu, la demande des planteurs pour du materiel vegetal ameliore par la recherche et produit dans des champs semenciers centralises est cependant fortement limitee par le cout des semences et les difficultes d'acces aux villages dans un contexte mondial marque par le faible niveau des prix du coprah. Un systeme informel d'approvisionnement en semences pourvoit en grande partie aux besoins de planteurs suivant des modalites encore mal connues. Une etude a ete initiee en 1995 par le COGENT afin d'inventorier les cultivars conserves in situ par les fermiers au Vanuatu. Les premiers resultats de cette enquete, realisee suivant des methodes participatives, mettent en evidence la grande variete de morphotypes identifies par les planteurs et les usages en relation avec ceux-ci. Les possibilites d'amelioration de la gestion du systeme semencier informel par une « selection a la ferme », tout en maintenant une diversite genetique, sont discutees.
{"title":"Une approche de la conservation in situ par l’étude d’un système semencier informel : cas du cocotier au Vanuatu (Pacifique Sud)","authors":"Jean-Pierre Labouisse, Sophie Caillon","doi":"10.1051/OCL.2001.0534","DOIUrl":"https://doi.org/10.1051/OCL.2001.0534","url":null,"abstract":"La production de coprah occupe une place importante dans l'economie des petits pays du Pacifique Sud. Dans l'archipel du Vanuatu, la demande des planteurs pour du materiel vegetal ameliore par la recherche et produit dans des champs semenciers centralises est cependant fortement limitee par le cout des semences et les difficultes d'acces aux villages dans un contexte mondial marque par le faible niveau des prix du coprah. Un systeme informel d'approvisionnement en semences pourvoit en grande partie aux besoins de planteurs suivant des modalites encore mal connues. Une etude a ete initiee en 1995 par le COGENT afin d'inventorier les cultivars conserves in situ par les fermiers au Vanuatu. Les premiers resultats de cette enquete, realisee suivant des methodes participatives, mettent en evidence la grande variete de morphotypes identifies par les planteurs et les usages en relation avec ceux-ci. Les possibilites d'amelioration de la gestion du systeme semencier informel par une « selection a la ferme », tout en maintenant une diversite genetique, sont discutees.","PeriodicalId":30815,"journal":{"name":"Oleagineux Corps gras Lipides","volume":"26 1","pages":"534-539"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2001-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"87368404","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
A. Rival, J. Tregear, Estelle Jaligot, F. Morcillo, Frédérique Aberlenc, N. Billotte, F. Richaud, T. Beulé, A. Borgel, Yves Duval
Today, a range of biotechnological approaches, from somatic embryogenesis to biomolecular research, play an increasingly important role in breeding strategies for oil palm (Elaeis guineensis Jacq.). Clonal micropropagation. Methods of cloning by in vitro culture led to the development of a micropropagation technique for oil palm based on somatic embryogenesis which was tested at the pilot stage on elite genotypes, thus enabling the production of high oil yielding clones. This phase allowed the identification of limiting factors associated with scaling-up, with respect in particular to the scale of mass production required to meet the needs of planters and to the problem of ensuring genetic fidelity in the regenerated plant material. These two concerns led researchers to look further into the underlying physiological and/or molecular mechanisms involved in somatic embryogenesis and the somaclonal variation events induced by the in vitro cloning procedure. Structural and functional genomics. Marker-assisted breeding in oil palm is a long-term multi-stage project including: molecular analysis of genetic diversity in both E. guineensis and E. oleifera germplasms; large scale development of PCR-based microsatellite markers; and parallel development of three genome mapping and QTL detection projects studying key agronomic characters. Post-genomics. In order to tackle the problem of the mantled flowering abnormality, which is induced during the micropropagation process, studies of gene expression have been carried out in tissue cultures as a means of establishing an early clonal conformity testing procedure. It is important to assess what kind of methodology is the most appropriate for clonal conformity testing by comparing RNA, protein and DNA (PCR) based approaches. Parallel studies on genomic DNA methylation changes induced by tissue culture suggest that the latter may play an important role in the determination of the mantled abnormality.
{"title":"Oil palm biotechnology: progress and prospects","authors":"A. Rival, J. Tregear, Estelle Jaligot, F. Morcillo, Frédérique Aberlenc, N. Billotte, F. Richaud, T. Beulé, A. Borgel, Yves Duval","doi":"10.1051/OCL.2001.0295","DOIUrl":"https://doi.org/10.1051/OCL.2001.0295","url":null,"abstract":"Today, a range of biotechnological approaches, from somatic embryogenesis to biomolecular research, play an increasingly important role in breeding strategies for oil palm (Elaeis guineensis Jacq.). Clonal micropropagation. Methods of cloning by in vitro culture led to the development of a micropropagation technique for oil palm based on somatic embryogenesis which was tested at the pilot stage on elite genotypes, thus enabling the production of high oil yielding clones. This phase allowed the identification of limiting factors associated with scaling-up, with respect in particular to the scale of mass production required to meet the needs of planters and to the problem of ensuring genetic fidelity in the regenerated plant material. These two concerns led researchers to look further into the underlying physiological and/or molecular mechanisms involved in somatic embryogenesis and the somaclonal variation events induced by the in vitro cloning procedure. Structural and functional genomics. Marker-assisted breeding in oil palm is a long-term multi-stage project including: molecular analysis of genetic diversity in both E. guineensis and E. oleifera germplasms; large scale development of PCR-based microsatellite markers; and parallel development of three genome mapping and QTL detection projects studying key agronomic characters. Post-genomics. In order to tackle the problem of the mantled flowering abnormality, which is induced during the micropropagation process, studies of gene expression have been carried out in tissue cultures as a means of establishing an early clonal conformity testing procedure. It is important to assess what kind of methodology is the most appropriate for clonal conformity testing by comparing RNA, protein and DNA (PCR) based approaches. Parallel studies on genomic DNA methylation changes induced by tissue culture suggest that the latter may play an important role in the determination of the mantled abnormality.","PeriodicalId":30815,"journal":{"name":"Oleagineux Corps gras Lipides","volume":"13 1","pages":"295-306"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2001-07-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"79280284","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Les exportations agricoles ACP a destination du marche europeen ont connu un certain dynamisme au cours des annees 90 ; cela s’est concretise par des gains de parts de marche, de 12 % du marche europeen en 1992 a plus de 14 % en 1998. Les huiles et graines oleagineuses ne representent que 5 % des exportations ACP, le coton de 6 a 7 % selon les annees. La bonne performance d’ensemble des exportations ACP au long de la derniere decennie risque toutefois d’etre remise en cause par les nouvelles regles commerciales UE-ACP definies par l’Accord de Cotonou, signe en juin 2000, qui prend le relais de la Convention de Lome.
{"title":"Quel avenir pour les exportations agricoles ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifique) vers l’Union européenne ?","authors":"V. Ribier","doi":"10.1051/OCL.2001.0199","DOIUrl":"https://doi.org/10.1051/OCL.2001.0199","url":null,"abstract":"Les exportations agricoles ACP a destination du marche europeen ont connu un certain dynamisme au cours des annees 90 ; cela s’est concretise par des gains de parts de marche, de 12 % du marche europeen en 1992 a plus de 14 % en 1998. Les huiles et graines oleagineuses ne representent que 5 % des exportations ACP, le coton de 6 a 7 % selon les annees. La bonne performance d’ensemble des exportations ACP au long de la derniere decennie risque toutefois d’etre remise en cause par les nouvelles regles commerciales UE-ACP definies par l’Accord de Cotonou, signe en juin 2000, qui prend le relais de la Convention de Lome.","PeriodicalId":30815,"journal":{"name":"Oleagineux Corps gras Lipides","volume":"5 1","pages":"199-203"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2001-05-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"83759044","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
R. Wolff, W. Christie, Kurt Aizetmuller, E. Pasquier, F. Pédrono, F. Destaillats, A. Marpeau
It is generally admitted that seed plants (spermaphytes) are unable to synthesize either arachidonic or eicosapentaenoic acids (AA and EPA), the classic essential fatty acids in animals. We give here chromatographic and spectrometric data showing that species from the primitive family Araucariaceae (gymnosperms) are able to synthesize AA and/or EPA in their seeds and leaves. Agathis robusta, in particular, contains AA and EPA in small amounts in its seeds, with no D5-unsaturated polymethylene-interrupted fatty acids (D5-UPIFA) with 18 carbon atoms, whereas Araucaria spp. contain both AA and C18 D5-UPIFA. In both species, D5-UPIFA with 20 carbon atoms are present as in all other Coniferophytes. All metabolic intermediates necessary for the biosynthesis of AA and/or EPA have been characterized in Araucariaceae seeds. The relevance of these observations is discussed with regard to the phylogeny of Coniferophytes.
{"title":"Arachidonic and eicosapentaenoic acids in Araucariaceae, a unique feature among seed plants","authors":"R. Wolff, W. Christie, Kurt Aizetmuller, E. Pasquier, F. Pédrono, F. Destaillats, A. Marpeau","doi":"10.1051/OCL.2000.0113","DOIUrl":"https://doi.org/10.1051/OCL.2000.0113","url":null,"abstract":"It is generally admitted that seed plants (spermaphytes) are unable to synthesize either arachidonic or eicosapentaenoic acids (AA and EPA), the classic essential fatty acids in animals. We give here chromatographic and spectrometric data showing that species from the primitive family Araucariaceae (gymnosperms) are able to synthesize AA and/or EPA in their seeds and leaves. Agathis robusta, in particular, contains AA and EPA in small amounts in its seeds, with no D5-unsaturated polymethylene-interrupted fatty acids (D5-UPIFA) with 18 carbon atoms, whereas Araucaria spp. contain both AA and C18 D5-UPIFA. In both species, D5-UPIFA with 20 carbon atoms are present as in all other Coniferophytes. All metabolic intermediates necessary for the biosynthesis of AA and/or EPA have been characterized in Araucariaceae seeds. The relevance of these observations is discussed with regard to the phylogeny of Coniferophytes.","PeriodicalId":30815,"journal":{"name":"Oleagineux Corps gras Lipides","volume":"50 1","pages":"113-117"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2000-01-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"82702125","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}