Pub Date : 2025-09-01DOI: 10.1016/j.sagf.2025.07.011
Hélène Plumard (cadre conseil en sciences infirmières, conseillère au CECII et responsable du comité organisateur des Soirées du savoir)
Au centre hospitalier universitaire Sainte-Justine (CHUSJ), la clientèle obstétricale est une clientèle à risque (plus de 50 % de la clientèle totale) et le taux de césariennes est supérieur à 30 %.
Une équipe interdisciplinaire et des patientes partenaires ont travaillé en partenariat pour humaniser l’accouchement par césarienne en proposant un plan de naissance spécifique, un dépliant adapté et surtout plusieurs vidéos explicatives sur l’avant, le pendant et l’après césarienne.
Ces vidéos permettent aux femmes et aux couples de se préparer de façon adéquate avant ce grand moment qu’est la naissance. Il était essentiel pour l’équipe d’humaniser cette naissance, trop souvent vue seulement comme une intervention chirurgicale, et de penser aussi à l’après et au bien-être physique et mental de la patiente qui se culpabilise trop souvent de « ne pas avoir réussi » ou de « ne pas avoir accouché naturellement ».
Par leur côté transférable, nous savons aussi que ces vidéos sont utilisées à plus grande échelle et notamment par des accompagnantes à la naissance (doulas) dans le réseau.
Grâce à cette initiative, l’équipe professionnelle a pu écouter les patientes, se placer à leur niveau et répondre à leurs besoins pour améliorer la qualité des soins dispensés aux futures patientes du CHUSJ.
{"title":"Quand l’humanisation passe par la collaboration des patientes partenaires et des soignants dans la création de vidéos de préparation à la césarienne","authors":"Hélène Plumard (cadre conseil en sciences infirmières, conseillère au CECII et responsable du comité organisateur des Soirées du savoir)","doi":"10.1016/j.sagf.2025.07.011","DOIUrl":"10.1016/j.sagf.2025.07.011","url":null,"abstract":"<div><div>Au centre hospitalier universitaire Sainte-Justine (CHUSJ), la clientèle obstétricale est une clientèle à risque (plus de 50 % de la clientèle totale) et le taux de césariennes est supérieur à 30 %.</div><div>Une équipe interdisciplinaire et des patientes partenaires ont travaillé en partenariat pour humaniser l’accouchement par césarienne en proposant un plan de naissance spécifique, un dépliant adapté et surtout plusieurs vidéos explicatives sur l’avant, le pendant et l’après césarienne.</div><div>Ces vidéos permettent aux femmes et aux couples de se préparer de façon adéquate avant ce grand moment qu’est la naissance. Il était essentiel pour l’équipe d’humaniser cette naissance, trop souvent vue seulement comme une intervention chirurgicale, et de penser aussi à l’après et au bien-être physique et mental de la patiente qui se culpabilise trop souvent de « ne pas avoir réussi » ou de « ne pas avoir accouché naturellement ».</div><div>Par leur côté transférable, nous savons aussi que ces vidéos sont utilisées à plus grande échelle et notamment par des accompagnantes à la naissance (doulas) dans le réseau.</div><div>Grâce à cette initiative, l’équipe professionnelle a pu écouter les patientes, se placer à leur niveau et répondre à leurs besoins pour améliorer la qualité des soins dispensés aux futures patientes du CHUSJ.</div></div>","PeriodicalId":35460,"journal":{"name":"Revue Sage - Femme","volume":"24 5","pages":"Page S10"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145099283","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-01DOI: 10.1016/j.sagf.2025.07.077
Sébastien Fleury (sage-femme, chargé de projet)
<div><h3>Introduction</h3><div>La prévention du bébé secoué est un enjeu majeur de santé publique, car ce geste peut entraîner des lésions cérébrales graves, voire fatales. Pourtant, l’information repose principalement sur des supports écrits, ce qui limite son accessibilité pour les personnes en difficulté avec la lecture. Or, ces mêmes publics sont souvent plus vulnérables sur le plan de la santé et du stress parental. Afin d’atteindre un public plus large, nous avons développé trois vidéos pédagogiques en collaboration avec les usagers, des professionnels de santé et des associations engagées dans cette prévention. L’objectif est de proposer des outils accessibles, visuels et motivants, qui favorisent une prise de conscience et la prévention de ce geste.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Chaque vidéo a été conçue en plusieurs étapes : une revue de la littérature a d’abord permis d’identifier les données sociologiques et épidémiologiques des secouements des bébés. Ensuite, des échanges avec les usagers, des professionnels de santé via les réseaux sociaux et plusieurs associations engagées dans la prévention ont permis d’affiner les messages clés. Nous nous sommes inspirés du projet développé à l’hôpital Sainte-Justine au Québec et au centre hospitalier universitaire de Lille, avec qui nous avons collaboré pour adapter les messages aux réalités du terrain. Des scripts simplifiés, scientifiquement validés, ont été élaborés en veillant à employer un langage direct, des phrases courtes et un ton non culpabilisant. Après validation par les usagers, chaque vidéo a été réalisée dans un format court (2 à 4<!--> <!-->minutes) et adaptée pour une diffusion numérique et physique dans divers lieux de soins et d’accompagnement parental.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La première vidéo informe sur le danger de secouer un bébé et les conséquences médicales associées. La deuxième aborde la question des pleurs des nourrissons, en insistant sur le fait qu’ils peuvent être éprouvants et constituent un facteur de risque majeur du secouement. La troisième aide les parents et les aidants à identifier les signes de dépassement émotionnel et propose des stratégies pour y faire face. Les vidéos sont accessibles gratuitement sur YouTube, Instagram, LinkedIn et Facebook, avec sous-titrage automatique dans plusieurs langues pour élargir leur portée. Dès leur mise en ligne, elles ont rencontré un fort succès, dépassant par exemple les 40 000 vues chacune sur Instagram. En parallèle, nous avons travaillé à leur diffusion dans d’autres espaces : elles sont accessibles sur les télévisions des maternités et des centres accueillant des jeunes parents, et nous avons développé des supports imprimés (flyers, affiches avec QR codes permettant un accès direct aux vidéos depuis une salle d’attente ou un lieu d’accueil.</div></div><div><h3>Impacts</h3><div>Ce projet permet une diffusion large des messages de prévention auprès d’un public diversifié, y compris
{"title":"Création de trois vidéos pour la prévention du bébé secoué : rendre les savoirs accessibles aux usagers de faible littératie","authors":"Sébastien Fleury (sage-femme, chargé de projet)","doi":"10.1016/j.sagf.2025.07.077","DOIUrl":"10.1016/j.sagf.2025.07.077","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La prévention du bébé secoué est un enjeu majeur de santé publique, car ce geste peut entraîner des lésions cérébrales graves, voire fatales. Pourtant, l’information repose principalement sur des supports écrits, ce qui limite son accessibilité pour les personnes en difficulté avec la lecture. Or, ces mêmes publics sont souvent plus vulnérables sur le plan de la santé et du stress parental. Afin d’atteindre un public plus large, nous avons développé trois vidéos pédagogiques en collaboration avec les usagers, des professionnels de santé et des associations engagées dans cette prévention. L’objectif est de proposer des outils accessibles, visuels et motivants, qui favorisent une prise de conscience et la prévention de ce geste.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Chaque vidéo a été conçue en plusieurs étapes : une revue de la littérature a d’abord permis d’identifier les données sociologiques et épidémiologiques des secouements des bébés. Ensuite, des échanges avec les usagers, des professionnels de santé via les réseaux sociaux et plusieurs associations engagées dans la prévention ont permis d’affiner les messages clés. Nous nous sommes inspirés du projet développé à l’hôpital Sainte-Justine au Québec et au centre hospitalier universitaire de Lille, avec qui nous avons collaboré pour adapter les messages aux réalités du terrain. Des scripts simplifiés, scientifiquement validés, ont été élaborés en veillant à employer un langage direct, des phrases courtes et un ton non culpabilisant. Après validation par les usagers, chaque vidéo a été réalisée dans un format court (2 à 4<!--> <!-->minutes) et adaptée pour une diffusion numérique et physique dans divers lieux de soins et d’accompagnement parental.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La première vidéo informe sur le danger de secouer un bébé et les conséquences médicales associées. La deuxième aborde la question des pleurs des nourrissons, en insistant sur le fait qu’ils peuvent être éprouvants et constituent un facteur de risque majeur du secouement. La troisième aide les parents et les aidants à identifier les signes de dépassement émotionnel et propose des stratégies pour y faire face. Les vidéos sont accessibles gratuitement sur YouTube, Instagram, LinkedIn et Facebook, avec sous-titrage automatique dans plusieurs langues pour élargir leur portée. Dès leur mise en ligne, elles ont rencontré un fort succès, dépassant par exemple les 40 000 vues chacune sur Instagram. En parallèle, nous avons travaillé à leur diffusion dans d’autres espaces : elles sont accessibles sur les télévisions des maternités et des centres accueillant des jeunes parents, et nous avons développé des supports imprimés (flyers, affiches avec QR codes permettant un accès direct aux vidéos depuis une salle d’attente ou un lieu d’accueil.</div></div><div><h3>Impacts</h3><div>Ce projet permet une diffusion large des messages de prévention auprès d’un public diversifié, y compris ","PeriodicalId":35460,"journal":{"name":"Revue Sage - Femme","volume":"24 5","pages":"Pages S39-S40"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145099288","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-01DOI: 10.1016/j.sagf.2025.06.007
Stéphanie Bécourt (Oncologue médicale)
Les stratégies de prise en charge du cancer du sein métastatique ont nettement évolué ces dernières années, permettant une amélioration de la survie des patientes. Des thérapies innovantes, telles que les inhibiteurs de CDK4/6, les anticorps drogue-conjugués, les inhibiteurs de poly(ADP-ribose) polymérase et l’immunothérapie, ont bouleversé les arbres décisionnels. Ces stratégies reposent sur des biomarqueurs identifiés, qu’il convient de rechercher dès le début de la prise en charge métastatique via des prélèvements biologiques et des biopsies tumorales.
Strategies for the management of metastatic breast cancer have evolved significantly in recent years, resulting in improved patient survival. Innovative therapies such as CDK4/6 inhibitors, drug-conjugated antibodies, poly(ADP-ribose) polymerase inhibitors and immunotherapy have revolutionized decision trees. These strategies are based on identified biomarkers, which should be investigated from the outset of metastatic management via biological samples and tumour biopsies.
{"title":"Prise en charge des cancers du sein métastatiques","authors":"Stéphanie Bécourt (Oncologue médicale)","doi":"10.1016/j.sagf.2025.06.007","DOIUrl":"10.1016/j.sagf.2025.06.007","url":null,"abstract":"<div><div>Les stratégies de prise en charge du cancer du sein métastatique ont nettement évolué ces dernières années, permettant une amélioration de la survie des patientes. Des thérapies innovantes, telles que les inhibiteurs de CDK4/6, les anticorps drogue-conjugués, les inhibiteurs de poly(ADP-ribose) polymérase et l’immunothérapie, ont bouleversé les arbres décisionnels. Ces stratégies reposent sur des biomarqueurs identifiés, qu’il convient de rechercher dès le début de la prise en charge métastatique <em>via</em> des prélèvements biologiques et des biopsies tumorales.</div></div><div><div>Strategies for the management of metastatic breast cancer have evolved significantly in recent years, resulting in improved patient survival. Innovative therapies such as CDK4/6 inhibitors, drug-conjugated antibodies, poly(ADP-ribose) polymerase inhibitors and immunotherapy have revolutionized decision trees. These strategies are based on identified biomarkers, which should be investigated from the outset of metastatic management via biological samples and tumour biopsies.</div></div>","PeriodicalId":35460,"journal":{"name":"Revue Sage - Femme","volume":"24 5","pages":"Pages 26-29"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145047852","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
L’interruption volontaire de grossesse (IVG) est un droit fondamental en France, acquis avec la loi Veil de 1975, aboutissement des luttes féministes et d’une volonté sociétale de garantir un accès sécurisé à cet acte. Pourtant, des inégalités persistent, accentuées par la fermeture de nombreuses maternités. Depuis décembre 2023, les sages-femmes sont autorisées à pratiquer les IVG chirurgicales, une évolution majeure visant à renforcer l’accès à l’orthogénie. L’analyse des perceptions de onze sages-femmes, de leurs motivations et des obstacles identifiés permet d’évaluer les répercussions de cette nouvelle compétence.
Voluntary termination of pregnancy (abortion) is a fundamental right in France, acquired with the 1975 Veil law, the culmination of feminist struggles and a societal desire to guarantee safe access to this procedure. Yet, inequalities in access persist, exacerbated by the closure of many maternity units. Since December 2023, midwives have been fully authorised to perform surgical abortions, a major development designed to improve access to orthogenic services. An analysis of the perceptions of 11 midwives, their motivations and the obstacles they identified allows to assess the impact of this new competence.
{"title":"Perceptions, enjeux et implications de la pratique des IVG par voie chirurgicale par les sages-femmes","authors":"Loréline Rouméas (Étudiante sage-femme) , Inès Parayre (Sage-femme enseignante)","doi":"10.1016/j.sagf.2025.06.012","DOIUrl":"10.1016/j.sagf.2025.06.012","url":null,"abstract":"<div><div>L’interruption volontaire de grossesse (IVG) est un droit fondamental en France, acquis avec la loi Veil de 1975, aboutissement des luttes féministes et d’une volonté sociétale de garantir un accès sécurisé à cet acte. Pourtant, des inégalités persistent, accentuées par la fermeture de nombreuses maternités. Depuis décembre 2023, les sages-femmes sont autorisées à pratiquer les IVG chirurgicales, une évolution majeure visant à renforcer l’accès à l’orthogénie. L’analyse des perceptions de onze sages-femmes, de leurs motivations et des obstacles identifiés permet d’évaluer les répercussions de cette nouvelle compétence.</div></div><div><div>Voluntary termination of pregnancy (abortion) is a fundamental right in France, acquired with the 1975 Veil law, the culmination of feminist struggles and a societal desire to guarantee safe access to this procedure. Yet, inequalities in access persist, exacerbated by the closure of many maternity units. Since December 2023, midwives have been fully authorised to perform surgical abortions, a major development designed to improve access to orthogenic services. An analysis of the perceptions of 11 midwives, their motivations and the obstacles they identified allows to assess the impact of this new competence.</div></div>","PeriodicalId":35460,"journal":{"name":"Revue Sage - Femme","volume":"24 5","pages":"Pages 48-52"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145048548","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-01DOI: 10.1016/j.sagf.2025.07.108
Patricia Labadie (infirmier), Cyril Giacalone (infirmier), Marie Mayer (coordinatrice d’unité transversale d’éducation thérapeutique du patient)
Introduction
L’hémodialyse pédiatrique en centre est une thérapeutique visant à pallier l’insuffisance rénale chronique chez des enfants en attente de greffe rénale. Pratique existant depuis plusieurs dizaines d’années, bien qu’efficace et en perpétuelle évolution, celle-ci n’en reste pas moins chronophage. En effet, les enfants viennent à l’hôpital trois fois par semaine pour des séances d’hémodialyse de quatre heures en moyenne, à cela s’ajoutent les transports puisque les centres de dialyse pédiatriques sont en nombre réduits sur le territoire.
Pour favoriser la qualité de vie de ces enfants, l’hémodialyse quotidienne à domicile (HDD), reconnue chez l’adulte, a été transposée dans le monde pédiatrique et ce, pour la première fois en France à l’hôpital Robert-Debré (Paris 19e). Le soin au domicile favorise la vie sociale et scolaire de l’enfant qui, jusqu’à présent, était séquencée par des allers-retours fréquents à l’hôpital.
Cette nouvelle prise en charge, qui vise à prendre en compte l’environnement du patient dans sa vie au quotidien, l’acquisition de compétences sécuritaires, d’autosoins et d’adaptation psychosociale, nécessite une préparation préalable.
Matériels et méthodes
•
Élaboration en amont d’un programme d’éducation thérapeutique (ETP) en HDD pour répondre au mieux aux besoins des patients et de leur entourage alliant compétences sécuritaires et d’adaptation. Pour ce faire : élaboration de séances éducatives, d’outils pédagogiques et d’évaluation.
•
Entrée des premiers patients au sein de ce programme d’ETP fin 2023.
•
En parallèle, formation théorique et pratique des enfants et des parents pendant six semaines à l’utilisation de la machine d’HDD (PhysidiaS3).
Résultats
Inclusion des quatre premiers patients depuis l’ouverture de l’unité d’HDD en pédiatrie. Du point de vue des patients pris en charge : passage de trois demi-journées à l’hôpital (dont quatre heures de séance et temps de transport additionnel) à six séances de deux heures/semaine à l’horaire souhaité au domicile.
Impacts
Paramètres cliniques améliorés pour le patient (résultats biologiques, fatigue) ; diminution du temps de soins hebdomadaire et ainsi gain de temps ; liberté des horaires pour le patient ; qualité de vie familiale et sociale majorée.
Conclusion
Poursuite du développement de la prise en charge de l’HDD chez l’enfant : amélioration des pratiques et du programme d’ETP.
{"title":"Ramenons le soin à la maison : l’hémodialyse à domicile","authors":"Patricia Labadie (infirmier), Cyril Giacalone (infirmier), Marie Mayer (coordinatrice d’unité transversale d’éducation thérapeutique du patient)","doi":"10.1016/j.sagf.2025.07.108","DOIUrl":"10.1016/j.sagf.2025.07.108","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’hémodialyse pédiatrique en centre est une thérapeutique visant à pallier l’insuffisance rénale chronique chez des enfants en attente de greffe rénale. Pratique existant depuis plusieurs dizaines d’années, bien qu’efficace et en perpétuelle évolution, celle-ci n’en reste pas moins chronophage. En effet, les enfants viennent à l’hôpital trois fois par semaine pour des séances d’hémodialyse de quatre heures en moyenne, à cela s’ajoutent les transports puisque les centres de dialyse pédiatriques sont en nombre réduits sur le territoire.</div><div>Pour favoriser la qualité de vie de ces enfants, l’hémodialyse quotidienne à domicile (HDD), reconnue chez l’adulte, a été transposée dans le monde pédiatrique et ce, pour la première fois en France à l’hôpital Robert-Debré (Paris 19<sup>e</sup>). Le soin au domicile favorise la vie sociale et scolaire de l’enfant qui, jusqu’à présent, était séquencée par des allers-retours fréquents à l’hôpital.</div><div>Cette nouvelle prise en charge, qui vise à prendre en compte l’environnement du patient dans sa vie au quotidien, l’acquisition de compétences sécuritaires, d’autosoins et d’adaptation psychosociale, nécessite une préparation préalable.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div><ul><li><span>•</span><span><div>Élaboration en amont d’un programme d’éducation thérapeutique (ETP) en HDD pour répondre au mieux aux besoins des patients et de leur entourage alliant compétences sécuritaires et d’adaptation. Pour ce faire : élaboration de séances éducatives, d’outils pédagogiques et d’évaluation.</div></span></li><li><span>•</span><span><div>Entrée des premiers patients au sein de ce programme d’ETP fin 2023.</div></span></li><li><span>•</span><span><div>En parallèle, formation théorique et pratique des enfants et des parents pendant six semaines à l’utilisation de la machine d’HDD (PhysidiaS3).</div></span></li></ul></div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Inclusion des quatre premiers patients depuis l’ouverture de l’unité d’HDD en pédiatrie. Du point de vue des patients pris en charge : passage de trois demi-journées à l’hôpital (dont quatre heures de séance et temps de transport additionnel) à six séances de deux heures/semaine à l’horaire souhaité au domicile.</div></div><div><h3>Impacts</h3><div>Paramètres cliniques améliorés pour le patient (résultats biologiques, fatigue) ; diminution du temps de soins hebdomadaire et ainsi gain de temps ; liberté des horaires pour le patient ; qualité de vie familiale et sociale majorée.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Poursuite du développement de la prise en charge de l’HDD chez l’enfant : amélioration des pratiques et du programme d’ETP.</div></div>","PeriodicalId":35460,"journal":{"name":"Revue Sage - Femme","volume":"24 5","pages":"Page S56"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145098923","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-01DOI: 10.1016/j.sagf.2025.07.032
Audrey Chevalier (infirmière spécialisée)
Introduction
Depuis un an, aux Hôpitaux universitaires de Genève, le mandat confort et sédation procédurale œuvre pour des soins basés sur le confort, le respect et la confiance.
Destinée, il y a quelques années, à la prise en soins des enfants avec un trouble du spectre autistique, cette fonction s’étend désormais aux enfants phobiques, anxieux et/ou traumatisés des soins.
Approcher ces enfants et leur famille peut devenir un véritable défi et il faut plus d’un tour dans son sac pour tenter d’y parvenir.
Matériels et méthodes
La relation de confiance soignant/enfant doit s’établir dès la première approche, souvent au téléphone lors de la prise du rendez-vous ou dans la salle d’attente juste avant le soin. Entre paillettes, clin d’œil et joujoux rigolos, tout est mis en œuvre pour faire du soin un moment privilégié. Le casque de réalité virtuelle ou une séance de relaxation peuvent s’avérer utiles. Parfois, la magie a besoin d’un coup de pouce pour opérer, on peut alors proposer divers traitements à administrer par voie orale ou nasale. Avec la coopération de l’enfant, du protoxyde d’azote peut être administré et de jolies choses peuvent se produire.
Résultats
La moitié de ces interventions évite le passage au bloc opératoire et elles se déroulent, dans la majorité des cas, sans contention active. Le mandat confort et sédation procédurale met tout en place pour que le soin se passe le mieux possible, et le taux de satisfaction proche de 100 % de la part des familles et des soignants témoigne de la pertinence de cette fonction.
Impacts
Reporter un soin car l’enfant pleure et se débat, prendre le temps de l’organiser différemment et reconquérir la confiance d’un patient, telle est notre façon de concevoir le « prendre soin de ». Il devient alors impérieux d’organiser des scénarios et autres stratagèmes pour y parvenir. Dans une grande majorité des cas, les efforts aboutissent.
Conclusion
Faire de son mieux pour apporter le plus de confort possible lors de soins douloureux et/ou anxiogènes est un défi pour le mandat confort et sédation procédurale. Grâce à des outils, parfois simples, la prise en soins peut devenir plus aisée. Si cela peut donner envie à d’autres soignants de modifier leur pratique, c’est certainement que la magie est arrivée jusqu’à eux.
在日内瓦大学医院(Hopitaux universitaires de Geneve),一年来,舒适和程序性镇静剂一直致力于基于舒适、尊重和信任的护理。几年前,这一功能被用于照顾患有自闭症谱系障碍的儿童,现在它已经扩展到照顾中的恐惧、焦虑和/或创伤儿童。将这些孩子和他们的家庭聚集在一起可能是一项真正的挑战,需要更多的努力才能做到这一点。护理人员和孩子之间的信任关系必须在第一次接触时就建立起来,通常是在预约时通过电话,或在治疗前的候诊室。在亮片、眨眼和有趣的玩具之间,一切都是为了让你的护理成为一个特殊的时刻。虚拟现实头盔或放松会有所帮助。有时魔法需要一些刺激来进行手术,然后可以提供各种治疗方法,可以通过口腔或鼻腔进行。在孩子的配合下,可以给孩子一氧化二氮,也可以做一些好事。结果,这些手术中有一半避免了进入手术室,而且在大多数情况下,它们是在没有主动约束的情况下进行的。程序性舒适和镇静的任务设置了一切,以最好的方式进行治疗,家庭和护理人员的满意度接近100%,证明了这一功能的相关性。当孩子在哭泣和争吵时,花时间以不同的方式组织,重新获得病人的信任,这是我们对“照顾”的理解。因此,组织场景和其他策略来实现这一目标变得至关重要。在绝大多数情况下,这些努力都取得了成功。在痛苦和/或焦虑的治疗过程中,尽最大努力提供最大的舒适是一项程序性舒适和镇静任务的挑战。使用工具,有时是简单的,可以使护理变得更容易。如果这能给其他想护工改变他们的做法,无疑就是魔法抵达到他们。
{"title":"Le mandat confort et sa boîte à outils","authors":"Audrey Chevalier (infirmière spécialisée)","doi":"10.1016/j.sagf.2025.07.032","DOIUrl":"10.1016/j.sagf.2025.07.032","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Depuis un an, aux Hôpitaux universitaires de Genève, le mandat confort et sédation procédurale œuvre pour des soins basés sur le confort, le respect et la confiance.</div><div>Destinée, il y a quelques années, à la prise en soins des enfants avec un trouble du spectre autistique, cette fonction s’étend désormais aux enfants phobiques, anxieux et/ou traumatisés des soins.</div><div>Approcher ces enfants et leur famille peut devenir un véritable défi et il faut plus d’un tour dans son sac pour tenter d’y parvenir.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>La relation de confiance soignant/enfant doit s’établir dès la première approche, souvent au téléphone lors de la prise du rendez-vous ou dans la salle d’attente juste avant le soin. Entre paillettes, clin d’œil et joujoux rigolos, tout est mis en œuvre pour faire du soin un moment privilégié. Le casque de réalité virtuelle ou une séance de relaxation peuvent s’avérer utiles. Parfois, la magie a besoin d’un coup de pouce pour opérer, on peut alors proposer divers traitements à administrer par voie orale ou nasale. Avec la coopération de l’enfant, du protoxyde d’azote peut être administré et de jolies choses peuvent se produire.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La moitié de ces interventions évite le passage au bloc opératoire et elles se déroulent, dans la majorité des cas, sans contention active. Le mandat confort et sédation procédurale met tout en place pour que le soin se passe le mieux possible, et le taux de satisfaction proche de 100 % de la part des familles et des soignants témoigne de la pertinence de cette fonction.</div></div><div><h3>Impacts</h3><div>Reporter un soin car l’enfant pleure et se débat, prendre le temps de l’organiser différemment et reconquérir la confiance d’un patient, telle est notre façon de concevoir le « prendre soin de ». Il devient alors impérieux d’organiser des scénarios et autres stratagèmes pour y parvenir. Dans une grande majorité des cas, les efforts aboutissent.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Faire de son mieux pour apporter le plus de confort possible lors de soins douloureux et/ou anxiogènes est un défi pour le mandat confort et sédation procédurale. Grâce à des outils, parfois simples, la prise en soins peut devenir plus aisée. Si cela peut donner envie à d’autres soignants de modifier leur pratique, c’est certainement que la magie est arrivée jusqu’à eux.</div></div>","PeriodicalId":35460,"journal":{"name":"Revue Sage - Femme","volume":"24 5","pages":"Page S16"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145099184","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-01DOI: 10.1016/j.sagf.2025.07.040
Sabrine Herkat, Thameur Rakza
<div><h3>Introduction</h3><div>L’objectif principal de cette étude est de déterminer la faisabilité de confier l’évaluation de la douleur par l’échelle d’Edin (échelle de douleur et d’inconfort du nouveau-né) aux mères pour les nouveau-nés à terme après un accouchement par voie basse instrumentale.</div><div>Notre étude vise à parvenir à une sensibilisation des mères en matière de dépistage de la douleur du nouveau-né afin d’améliorer la prise en charge de celle-ci en maternité en impliquant d’avantage les parents dans le soin de leurs bébés.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Nous avons mené une étude observationnelle prospective monocentrique en maternité dans laquelle 72 nouveau-nés à terme ont été inclus. Préalablement, un critère de risque de douleur (accouchement par voie basse instrumentale) avait été retenu pour former un groupe des mères (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->72) et un groupe des personnels de santé (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->72). Le critère de jugement principal était la concordance entre les mères et les personnels de santé pour l’évaluation de la douleur et l’inconfort des nouveau-nés à terme après une naissance par aide instrumentale par l’échelle d’Edin. La fiabilité interjuge a été évaluée pour 72 grilles d’Edin remplies par deux observateurs indépendants (calcul du coefficient Kappa). La cohérence interne a été évaluée par le calcul du coefficient de corrélation intraclasse (CCIC) en utilisant les résultats des 216 grilles d’Edin (72 Edin sur H4, H12 et H24). Les concordances ont été évaluées pour chaque thème (visage, corps, sommeil, relation et réconfort) de l’échelle d’Edin (score ordinal de 0 à 3) en tout temps confondu (car faible effectif), en évaluant le coefficient Kappa de Cohen pondéré.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Notre étude suggérait donc une comparaison de l’évaluation de la douleur et l’inconfort du nouveau-né par l’échelle d’Edin du groupe mères par rapport au groupe personnels soignants. L’échelle d’Edin était évaluée à H4, H12, H24 de vie, après au moins une heure d’observation.</div><div>La comparaison entre ces deux groupes a montré une concordance bonne (CCIC<!--> <!-->=<!--> <!-->0,55–0,74) à H4 et H12 et une concordance légère (CCIC<!--> <!-->=<!--> <!-->0,27) à H24 du score total d’Edin. On relève une nette majorité de nouveau-nés non douloureux à la maternité, ce qui est un constat rassurant pour nos pratiques de soignants.</div><div>La concordance des items « visage, corps, relation, mères/personnels de santé quel que soit le temps » est modérée avec un coefficient Kappa pondéré<!--> <!-->=<!--> <!-->0,40–0,54 et reste légère pour l’item « sommeil et réconfort » avec un coefficient Kappa pondéré<!--> <!-->=<!--> <!-->0,23–0,36.</div><div>Notre étude a montré que le niveau d’études supérieures au bac des mères et le sexe féminin du nouveau-né semblent influer positivement sur la concordance entre l’évaluation des mères et des personnels soignants sur le score d’Edin. En r
{"title":"Évaluation de la douleur et de l’inconfort du nouveau-né à terme après une naissance par aide instrumentale : peut-on confier l’évaluation de l’échelle d’Edin aux mères en maternité ?","authors":"Sabrine Herkat, Thameur Rakza","doi":"10.1016/j.sagf.2025.07.040","DOIUrl":"10.1016/j.sagf.2025.07.040","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’objectif principal de cette étude est de déterminer la faisabilité de confier l’évaluation de la douleur par l’échelle d’Edin (échelle de douleur et d’inconfort du nouveau-né) aux mères pour les nouveau-nés à terme après un accouchement par voie basse instrumentale.</div><div>Notre étude vise à parvenir à une sensibilisation des mères en matière de dépistage de la douleur du nouveau-né afin d’améliorer la prise en charge de celle-ci en maternité en impliquant d’avantage les parents dans le soin de leurs bébés.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Nous avons mené une étude observationnelle prospective monocentrique en maternité dans laquelle 72 nouveau-nés à terme ont été inclus. Préalablement, un critère de risque de douleur (accouchement par voie basse instrumentale) avait été retenu pour former un groupe des mères (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->72) et un groupe des personnels de santé (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->72). Le critère de jugement principal était la concordance entre les mères et les personnels de santé pour l’évaluation de la douleur et l’inconfort des nouveau-nés à terme après une naissance par aide instrumentale par l’échelle d’Edin. La fiabilité interjuge a été évaluée pour 72 grilles d’Edin remplies par deux observateurs indépendants (calcul du coefficient Kappa). La cohérence interne a été évaluée par le calcul du coefficient de corrélation intraclasse (CCIC) en utilisant les résultats des 216 grilles d’Edin (72 Edin sur H4, H12 et H24). Les concordances ont été évaluées pour chaque thème (visage, corps, sommeil, relation et réconfort) de l’échelle d’Edin (score ordinal de 0 à 3) en tout temps confondu (car faible effectif), en évaluant le coefficient Kappa de Cohen pondéré.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Notre étude suggérait donc une comparaison de l’évaluation de la douleur et l’inconfort du nouveau-né par l’échelle d’Edin du groupe mères par rapport au groupe personnels soignants. L’échelle d’Edin était évaluée à H4, H12, H24 de vie, après au moins une heure d’observation.</div><div>La comparaison entre ces deux groupes a montré une concordance bonne (CCIC<!--> <!-->=<!--> <!-->0,55–0,74) à H4 et H12 et une concordance légère (CCIC<!--> <!-->=<!--> <!-->0,27) à H24 du score total d’Edin. On relève une nette majorité de nouveau-nés non douloureux à la maternité, ce qui est un constat rassurant pour nos pratiques de soignants.</div><div>La concordance des items « visage, corps, relation, mères/personnels de santé quel que soit le temps » est modérée avec un coefficient Kappa pondéré<!--> <!-->=<!--> <!-->0,40–0,54 et reste légère pour l’item « sommeil et réconfort » avec un coefficient Kappa pondéré<!--> <!-->=<!--> <!-->0,23–0,36.</div><div>Notre étude a montré que le niveau d’études supérieures au bac des mères et le sexe féminin du nouveau-né semblent influer positivement sur la concordance entre l’évaluation des mères et des personnels soignants sur le score d’Edin. En r","PeriodicalId":35460,"journal":{"name":"Revue Sage - Femme","volume":"24 5","pages":"Page S20"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145099203","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-01DOI: 10.1016/j.sagf.2025.07.080
Marie Leclere (psychologue), Adèle Boulanger (orthophoniste)
<div><h3>Introduction</h3><div>Le retour au domicile à la suite d’une hospitalisation en réanimation néonatale est souvent très attendu, mais également appréhendé. Cette période est alors vécue par les parents comme un moment d’isolement. Ils expriment fréquemment le regret de ne pas être en lien avec d’autres parents pour partager leurs angoisses et leurs appréhensions. Par ailleurs, la difficulté à vivre l’hospitalisation de son enfant (le nombre important de soins à effectuer, le choc de la prématurité, la nécessité d’interagir avec de nombreux intervenants, l’inquiétude et l’anxiété ressenties) affecte inévitablement les interactions précoces parents/nourrissons. Une naissance prématurée ou une hospitalisation de l’enfant sont des facteurs de risque d’une dépression du post-partum. Ce projet de groupe a pour objectif de permettre aux parents d’échanger sur leur parcours au sein du service, de leur redonner leur place de parent expert de leur enfant et de répondre à leurs questionnements concernant le retour à la maison avec leur bébé (hors questions médicales).</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Le groupe est animé en fonction des sorties prévues par une orthophoniste et par une psychologue. Il inclut quatre couples ou parents seuls et dure de 1<!--> <!-->heure à 1<!--> <!-->h<!--> <!-->30 dans un lieu assurant la confidentialité des échanges. Au début du groupe de parole, l’objectif de la rencontre est énoncé. Les thématiques abordées sont les suivantes : développement du langage – communication/interaction qui le favorisent –, lecture (lien avec le projet Lire à mon bébé) : comment s’est passée la lecture dans le service ? Est-ce qu’ils ont apprécié ? Qu’est-ce qui était facile ? Difficile ? Est-ce qu’ils ont observé des éléments particuliers pendant la lecture ? ; conseils de prévention : l’importance du jeu, du jeu libre, de l’exploration et, à l’inverse, les méfaits de l’exposition aux écrans ; stress du retour à la maison : sentiment d’isolement, mode de garde, peur de lâcher prise, d’être en hypervigilance, sentiment de solitude ; dépression du post-partum (post-trauma) : sautes d’humeur rapides, irritabilité, anxiété, diminution de la concentration, insomnies, crises de larmes, isolement, soutien de l’entourage. Que faire si des symptômes sont présents (contact médecin/psy/PMI), comment se faire aider et accompagner ? ; suite du suivi : les consultations pédiatriques, les hôpitaux de jour (HPJ) langage, neuropsy. Leurs objectifs : faire le point sur le développement, prodiguer des conseils aux parents et répondre à leurs interrogations. À l’issue du groupe, trois questionnaires sont donnés aux parents, pouvant être remplis avec l’aide des intervenants : questionnaire de satisfaction et d’amélioration du groupe ; questionnaire sur Lire à mon bébé en néonatalogie ; échelle d’autoévaluation de la dépression du post-partum que les parents pourront remplir a posteriori (si leur score est élevé, ils peuvent nous solliciter).
{"title":"Projet de groupe d’accompagnement des parents au retour à la maison","authors":"Marie Leclere (psychologue), Adèle Boulanger (orthophoniste)","doi":"10.1016/j.sagf.2025.07.080","DOIUrl":"10.1016/j.sagf.2025.07.080","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le retour au domicile à la suite d’une hospitalisation en réanimation néonatale est souvent très attendu, mais également appréhendé. Cette période est alors vécue par les parents comme un moment d’isolement. Ils expriment fréquemment le regret de ne pas être en lien avec d’autres parents pour partager leurs angoisses et leurs appréhensions. Par ailleurs, la difficulté à vivre l’hospitalisation de son enfant (le nombre important de soins à effectuer, le choc de la prématurité, la nécessité d’interagir avec de nombreux intervenants, l’inquiétude et l’anxiété ressenties) affecte inévitablement les interactions précoces parents/nourrissons. Une naissance prématurée ou une hospitalisation de l’enfant sont des facteurs de risque d’une dépression du post-partum. Ce projet de groupe a pour objectif de permettre aux parents d’échanger sur leur parcours au sein du service, de leur redonner leur place de parent expert de leur enfant et de répondre à leurs questionnements concernant le retour à la maison avec leur bébé (hors questions médicales).</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Le groupe est animé en fonction des sorties prévues par une orthophoniste et par une psychologue. Il inclut quatre couples ou parents seuls et dure de 1<!--> <!-->heure à 1<!--> <!-->h<!--> <!-->30 dans un lieu assurant la confidentialité des échanges. Au début du groupe de parole, l’objectif de la rencontre est énoncé. Les thématiques abordées sont les suivantes : développement du langage – communication/interaction qui le favorisent –, lecture (lien avec le projet Lire à mon bébé) : comment s’est passée la lecture dans le service ? Est-ce qu’ils ont apprécié ? Qu’est-ce qui était facile ? Difficile ? Est-ce qu’ils ont observé des éléments particuliers pendant la lecture ? ; conseils de prévention : l’importance du jeu, du jeu libre, de l’exploration et, à l’inverse, les méfaits de l’exposition aux écrans ; stress du retour à la maison : sentiment d’isolement, mode de garde, peur de lâcher prise, d’être en hypervigilance, sentiment de solitude ; dépression du post-partum (post-trauma) : sautes d’humeur rapides, irritabilité, anxiété, diminution de la concentration, insomnies, crises de larmes, isolement, soutien de l’entourage. Que faire si des symptômes sont présents (contact médecin/psy/PMI), comment se faire aider et accompagner ? ; suite du suivi : les consultations pédiatriques, les hôpitaux de jour (HPJ) langage, neuropsy. Leurs objectifs : faire le point sur le développement, prodiguer des conseils aux parents et répondre à leurs interrogations. À l’issue du groupe, trois questionnaires sont donnés aux parents, pouvant être remplis avec l’aide des intervenants : questionnaire de satisfaction et d’amélioration du groupe ; questionnaire sur Lire à mon bébé en néonatalogie ; échelle d’autoévaluation de la dépression du post-partum que les parents pourront remplir a posteriori (si leur score est élevé, ils peuvent nous solliciter).","PeriodicalId":35460,"journal":{"name":"Revue Sage - Femme","volume":"24 5","pages":"Pages S41-S42"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145099242","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-01DOI: 10.1016/j.sagf.2025.07.001
Thameur Rakza MD, François Dubos MD PHD
{"title":"Concevoir, naître et grandir dans un environnement en évolution, quels défis pour demain ?","authors":"Thameur Rakza MD, François Dubos MD PHD","doi":"10.1016/j.sagf.2025.07.001","DOIUrl":"10.1016/j.sagf.2025.07.001","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":35460,"journal":{"name":"Revue Sage - Femme","volume":"24 5","pages":"Page S5"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145098635","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-01DOI: 10.1016/j.sagf.2025.07.005
Laurence Bussieres, Claire Colmant, Nicolas Bourgon, Raphaël Bartin, Yves Ville
<div><h3>Introduction</h3><div>Les grossesses monochoriales représentent 20 % des grossesses gémellaires. Elles sont à haut risque de complications et nécessitent une prise en charge spécifique. Dans les grossesses monochoriales, les deux fœtus partagent le même placenta ; il existe des anastomoses vasculaires (artério-artérielles, artérioveineuses ou veino-veineuses) qui relient les deux cordons ombilicaux et qui sont responsables d’échanges entre les deux fœtus. Ce sont ces échanges qui induisent les complications spécifiques telles que le syndrome transfuseur-transfusé (STT) qui est la plus fréquente, mais également le retard de croissance sélectif et sévère (retard de croissance intra-utérin sélectif [RCIU]), l’anémie polyglobulie (Twin Anemia Polycythemia Sequence [TAPS]) et la masse acardiaque (Twin-Reversed Arterial Perfusion).</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Le STT, qui est la complication la plus fréquente, se définit échographiquement et repose sur l’association d’un hydramnios polyurique dans la poche amniotique du jumeau désigné donc comme receveur, avec une grande citerne mesurée à plus de 8<!--> <!-->cm avant 20 semaines d’aménorrhée (SA) et plus de 10<!--> <!-->cm après 20<!--> <!-->SA, et d’un oligoamnios anurique dans celle du jumeau désigné comme donneur avec une grande citerne mesurée à moins de 2<!--> <!-->cm. La classification de Quintero est utilisée pour évaluer la gravité du STT. Les stades ne sont pas des étapes évolutives obligatoires et globalement les stades supérieurs à 3–4 ont un moins bon pronostic global que les 1–2.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La fœtoscopie pour photocoagulation sélective au laser des vaisseaux anastomotiques est le seul traitement du STT avant 26<!--> <!-->SA qui existe aujourd’hui et qui a démontré son efficacité. De façon pragmatique, la coagulation fœtoscopique permet de passer d’une angioarchitecture placentaire anastomotique spécifique des grossesses monochoriales à une vascularisation individuelle « étanche » de type bichoriale. Elle permet un taux global de plus de 80 % de survie d’au moins un enfant avec moins de 10 % de séquelles. Dans le RCIU, la discussion d’une interruption sélective du fœtus le plus atteint peut être abordée avec la patiente. L’intervention est alors réalisée par coagulation du cordon ombilical du fœtus le plus atteint sous contrôle échographique, ce qui entraîne son décès mais permet de protéger son cojumeau. Les options thérapeutiques des TAPS sont fonction de la gravité et du terme du diagnostic.</div></div><div><h3>Impacts</h3><div>Les grossesses gémellaires monochoriales compliquées doivent être adressées aux centres de référence répartis largement sur le territoire et regroupés au sein du centre de référence maladies rares PaRaDiGM. Ces équipes entraînées assureront une prise en charge adaptée à la situation.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Il est important de diffuser au mieux les critères de diagnostic des grossesses géme
{"title":"Complications et prise en charge des grossesses gémellaires monochoriales au sein du centre de référence maladies rares PaRaDiGM – Hôpital Necker–Enfants malades","authors":"Laurence Bussieres, Claire Colmant, Nicolas Bourgon, Raphaël Bartin, Yves Ville","doi":"10.1016/j.sagf.2025.07.005","DOIUrl":"10.1016/j.sagf.2025.07.005","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les grossesses monochoriales représentent 20 % des grossesses gémellaires. Elles sont à haut risque de complications et nécessitent une prise en charge spécifique. Dans les grossesses monochoriales, les deux fœtus partagent le même placenta ; il existe des anastomoses vasculaires (artério-artérielles, artérioveineuses ou veino-veineuses) qui relient les deux cordons ombilicaux et qui sont responsables d’échanges entre les deux fœtus. Ce sont ces échanges qui induisent les complications spécifiques telles que le syndrome transfuseur-transfusé (STT) qui est la plus fréquente, mais également le retard de croissance sélectif et sévère (retard de croissance intra-utérin sélectif [RCIU]), l’anémie polyglobulie (Twin Anemia Polycythemia Sequence [TAPS]) et la masse acardiaque (Twin-Reversed Arterial Perfusion).</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Le STT, qui est la complication la plus fréquente, se définit échographiquement et repose sur l’association d’un hydramnios polyurique dans la poche amniotique du jumeau désigné donc comme receveur, avec une grande citerne mesurée à plus de 8<!--> <!-->cm avant 20 semaines d’aménorrhée (SA) et plus de 10<!--> <!-->cm après 20<!--> <!-->SA, et d’un oligoamnios anurique dans celle du jumeau désigné comme donneur avec une grande citerne mesurée à moins de 2<!--> <!-->cm. La classification de Quintero est utilisée pour évaluer la gravité du STT. Les stades ne sont pas des étapes évolutives obligatoires et globalement les stades supérieurs à 3–4 ont un moins bon pronostic global que les 1–2.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La fœtoscopie pour photocoagulation sélective au laser des vaisseaux anastomotiques est le seul traitement du STT avant 26<!--> <!-->SA qui existe aujourd’hui et qui a démontré son efficacité. De façon pragmatique, la coagulation fœtoscopique permet de passer d’une angioarchitecture placentaire anastomotique spécifique des grossesses monochoriales à une vascularisation individuelle « étanche » de type bichoriale. Elle permet un taux global de plus de 80 % de survie d’au moins un enfant avec moins de 10 % de séquelles. Dans le RCIU, la discussion d’une interruption sélective du fœtus le plus atteint peut être abordée avec la patiente. L’intervention est alors réalisée par coagulation du cordon ombilical du fœtus le plus atteint sous contrôle échographique, ce qui entraîne son décès mais permet de protéger son cojumeau. Les options thérapeutiques des TAPS sont fonction de la gravité et du terme du diagnostic.</div></div><div><h3>Impacts</h3><div>Les grossesses gémellaires monochoriales compliquées doivent être adressées aux centres de référence répartis largement sur le territoire et regroupés au sein du centre de référence maladies rares PaRaDiGM. Ces équipes entraînées assureront une prise en charge adaptée à la situation.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Il est important de diffuser au mieux les critères de diagnostic des grossesses géme","PeriodicalId":35460,"journal":{"name":"Revue Sage - Femme","volume":"24 5","pages":"Page S8"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145098638","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}