Pub Date : 2025-09-01DOI: 10.1016/j.sagf.2025.07.027
Céline Riazuelo (infirmière puéricultrice), Coralie Martin (infirmière puéricultrice), Annick Huyghe (cadre supérieure de santé, néonatalogie)
<div><h3>Introduction</h3><div>La transition de la sonde vers le sein est le passage d’une alimentation passive à l’aide d’une sonde gastrique à heure fixe à une alimentation active aux signes d’éveil du bébé avec une administration de compléments en plus des tétées. Le temps de cette période de transition pour cheminer vers une autonomie complète au sein est variable d’un bébé à l’autre. Les attentes doivent être réalistes car les tétées nutritives complètes sont un apprentissage long pour le bébé vulnérable en raison de sa fatigabilité, de ses brèves périodes d’éveil, de sa maturité et de son parcours médical.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Précocement et de façon continue, l’équipe accompagne les parents à observer le comportement de leur bébé pour évaluer sa capacité à téter au sein et pour lui proposer des stratégies individualisées dans cette étape importante.</div><div>L’observation conjointe des signes d’approche/de retrait pendant la tétée permet à la mère de s’adapter à l’observation de son bébé et de le soutenir dans sa progression au sein à l’aide d’un outil collaboratif : le tableau journalier d’alimentation.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>À chaque tétée, les parents, en collaboration avec le soignant, observent l’efficacité du transfert de lait et la stabilité physiologique du bébé avant, pendant et après la tétée ; ce partenariat « parents–soignants » nous guide pour déterminer ensemble la quantité des compléments à administrer au bébé sur sa sonde. On favorise précocement le rôle des parents dans l’administration des compléments sur la sonde.</div></div><div><h3>Impacts</h3><div>La pratique du peau à peau (PAP) optimise les compétences et la maturation du bébé pour s’alimenter de façon autonome. Elle augmente les éveils calmes, moments propices pour multiplier les expériences de tétées, et favorise une sortie plus précoce en allaitement exclusif pour le bébé vulnérable. Pendant cette étape de transition, le maintien de la production de lait (tétées<!--> <!-->+<!--> <!-->tire-lait) garantit la réussite du projet d’allaitement au sein avec une prise de poids optimale pour le bébé. L’équipe renforce le soutien aux mères et les encourage à noter sur l’outil collaboratif les quantités exprimées des 24<!--> <!-->heures.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’utilisation d’un outil collaboratif dans cette étape importante de transition de la sonde vers le sein permet aux parents d’être précocement acteurs de l’alimentation de leur bébé et renforce leurs connaissances et leur confiance. Pour le bébé vulnérable, encourager les tétées au sein est indissociable d’un environnement optimal, d’un bon soutien postural, de la pratique du PAP ainsi que de l’entretien de la lactation avec un tire-lait en plus des tétées.</div><div>C’est une période de « turbulences » pour les parents avec un enjeu important qui conditionne l’arrivée à la maison. Cette étape nécessite un soutien renforcé de la part de l’équipe soignant
{"title":"La transition de la sonde vers le sein, une étape importante pour le bébé prématuré et ses parents","authors":"Céline Riazuelo (infirmière puéricultrice), Coralie Martin (infirmière puéricultrice), Annick Huyghe (cadre supérieure de santé, néonatalogie)","doi":"10.1016/j.sagf.2025.07.027","DOIUrl":"10.1016/j.sagf.2025.07.027","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La transition de la sonde vers le sein est le passage d’une alimentation passive à l’aide d’une sonde gastrique à heure fixe à une alimentation active aux signes d’éveil du bébé avec une administration de compléments en plus des tétées. Le temps de cette période de transition pour cheminer vers une autonomie complète au sein est variable d’un bébé à l’autre. Les attentes doivent être réalistes car les tétées nutritives complètes sont un apprentissage long pour le bébé vulnérable en raison de sa fatigabilité, de ses brèves périodes d’éveil, de sa maturité et de son parcours médical.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Précocement et de façon continue, l’équipe accompagne les parents à observer le comportement de leur bébé pour évaluer sa capacité à téter au sein et pour lui proposer des stratégies individualisées dans cette étape importante.</div><div>L’observation conjointe des signes d’approche/de retrait pendant la tétée permet à la mère de s’adapter à l’observation de son bébé et de le soutenir dans sa progression au sein à l’aide d’un outil collaboratif : le tableau journalier d’alimentation.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>À chaque tétée, les parents, en collaboration avec le soignant, observent l’efficacité du transfert de lait et la stabilité physiologique du bébé avant, pendant et après la tétée ; ce partenariat « parents–soignants » nous guide pour déterminer ensemble la quantité des compléments à administrer au bébé sur sa sonde. On favorise précocement le rôle des parents dans l’administration des compléments sur la sonde.</div></div><div><h3>Impacts</h3><div>La pratique du peau à peau (PAP) optimise les compétences et la maturation du bébé pour s’alimenter de façon autonome. Elle augmente les éveils calmes, moments propices pour multiplier les expériences de tétées, et favorise une sortie plus précoce en allaitement exclusif pour le bébé vulnérable. Pendant cette étape de transition, le maintien de la production de lait (tétées<!--> <!-->+<!--> <!-->tire-lait) garantit la réussite du projet d’allaitement au sein avec une prise de poids optimale pour le bébé. L’équipe renforce le soutien aux mères et les encourage à noter sur l’outil collaboratif les quantités exprimées des 24<!--> <!-->heures.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’utilisation d’un outil collaboratif dans cette étape importante de transition de la sonde vers le sein permet aux parents d’être précocement acteurs de l’alimentation de leur bébé et renforce leurs connaissances et leur confiance. Pour le bébé vulnérable, encourager les tétées au sein est indissociable d’un environnement optimal, d’un bon soutien postural, de la pratique du PAP ainsi que de l’entretien de la lactation avec un tire-lait en plus des tétées.</div><div>C’est une période de « turbulences » pour les parents avec un enjeu important qui conditionne l’arrivée à la maison. Cette étape nécessite un soutien renforcé de la part de l’équipe soignant","PeriodicalId":35460,"journal":{"name":"Revue Sage - Femme","volume":"24 5","pages":"Page S13"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145099238","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
<div><h3>Introduction</h3><div>Le service de réanimation et de médecine néonatales et pédiatrie de l’hôpital de la Croix-Rousse accueille environ 700 nouveau-nés par an. Il est associé à une maternité réalisant environ 4000 naissances. La grossesse est une période de vulnérabilité pour le fœtus, avec des impacts à long terme sur la santé de l’enfant. L’exposition chronique aux polluants particulièrement pendant cette période et les effets sur la santé sont de plus en plus documentés scientifiquement. Nous avons répondu à un appel à projet « Perturbateurs endocriniens et établissements de santé » lancé par l’agence régionale de santé et proposé un projet de « chambre pédagogique ». Nous avons trois objectifs : sensibilisation : informer les futurs parents sur les risques environnementaux présents dans leur quotidien, tels que les perturbateurs endocriniens, les composés organiques volatils, etc. ; prévention : proposer des solutions concrètes pour réduire l’exposition de la famille, et en particulier de l’enfant à ces risques, en privilégiant des produits et des pratiques respectueux de l’environnement ; éducation : fournir des conseils pratiques sur l’aménagement de la chambre de bébé, le choix des produits (peintures, mobilier, textiles, etc.) et les bonnes habitudes à adopter.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>La chambre a été pensée comme un lieu accueillant, outil d’information et d’échanges sur les expositions aux polluants présents dans nos intérieurs, dans les produits et objets qui nous entourent. Nous avons recréé l’environnement d’une véritable chambre. La pièce a été entièrement rénovée avec des matériaux choisis selon les normes les plus strictes en termes de santé. L’équipe invite les participants à se réunir dans cette pièce afin d’échanger sur différents aspects de la vie de leur bébé : le choix des produits de puériculture (cosmétiques, textiles, jouets) ; l’aménagement de la chambre pour réduire l’exposition aux polluants ; l’alimentation, notamment l’allaitement maternel ; la qualité de l’air intérieur et l’aération des espaces de vie ; le couchage et la prévention de la mort inattendue du nouveau-né, et celle de la plagiocéphalie ; la prévention numérique avec des conseils pour limiter l’exposition aux écrans dès le plus jeune âge. Nous proposons un atelier par semaine aux parents du service de néonatalogie, quatre ateliers par mois aux femmes enceintes inscrites à la maternité et plusieurs ateliers par semaine aux futures mamans suivies en libéral. Les réunions de préparation à la sortie du service de néonatalogie sont également réalisées dans cette pièce.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Depuis début janvier 2025, nous avons accueilli 26 familles d’enfants prématurés et plus de 50 femmes enceintes. Les participants sont toujours très enthousiastes et contents d’apprendre à repérer les différents labels, d’entendre nos conseils, d’échanger avec d’autres parents. Nous leur montrons que l’on peut faire de
{"title":"Mise en place d’ateliers de sensibilisation aux polluants à destination des femmes enceintes et des jeunes parents","authors":"Blandine Pastor-Diez (infirmière puéricultrice), Claire-Marie Loys (PH), Mireille Sanchez (cadre de santé)","doi":"10.1016/j.sagf.2025.07.072","DOIUrl":"10.1016/j.sagf.2025.07.072","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le service de réanimation et de médecine néonatales et pédiatrie de l’hôpital de la Croix-Rousse accueille environ 700 nouveau-nés par an. Il est associé à une maternité réalisant environ 4000 naissances. La grossesse est une période de vulnérabilité pour le fœtus, avec des impacts à long terme sur la santé de l’enfant. L’exposition chronique aux polluants particulièrement pendant cette période et les effets sur la santé sont de plus en plus documentés scientifiquement. Nous avons répondu à un appel à projet « Perturbateurs endocriniens et établissements de santé » lancé par l’agence régionale de santé et proposé un projet de « chambre pédagogique ». Nous avons trois objectifs : sensibilisation : informer les futurs parents sur les risques environnementaux présents dans leur quotidien, tels que les perturbateurs endocriniens, les composés organiques volatils, etc. ; prévention : proposer des solutions concrètes pour réduire l’exposition de la famille, et en particulier de l’enfant à ces risques, en privilégiant des produits et des pratiques respectueux de l’environnement ; éducation : fournir des conseils pratiques sur l’aménagement de la chambre de bébé, le choix des produits (peintures, mobilier, textiles, etc.) et les bonnes habitudes à adopter.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>La chambre a été pensée comme un lieu accueillant, outil d’information et d’échanges sur les expositions aux polluants présents dans nos intérieurs, dans les produits et objets qui nous entourent. Nous avons recréé l’environnement d’une véritable chambre. La pièce a été entièrement rénovée avec des matériaux choisis selon les normes les plus strictes en termes de santé. L’équipe invite les participants à se réunir dans cette pièce afin d’échanger sur différents aspects de la vie de leur bébé : le choix des produits de puériculture (cosmétiques, textiles, jouets) ; l’aménagement de la chambre pour réduire l’exposition aux polluants ; l’alimentation, notamment l’allaitement maternel ; la qualité de l’air intérieur et l’aération des espaces de vie ; le couchage et la prévention de la mort inattendue du nouveau-né, et celle de la plagiocéphalie ; la prévention numérique avec des conseils pour limiter l’exposition aux écrans dès le plus jeune âge. Nous proposons un atelier par semaine aux parents du service de néonatalogie, quatre ateliers par mois aux femmes enceintes inscrites à la maternité et plusieurs ateliers par semaine aux futures mamans suivies en libéral. Les réunions de préparation à la sortie du service de néonatalogie sont également réalisées dans cette pièce.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Depuis début janvier 2025, nous avons accueilli 26 familles d’enfants prématurés et plus de 50 femmes enceintes. Les participants sont toujours très enthousiastes et contents d’apprendre à repérer les différents labels, d’entendre nos conseils, d’échanger avec d’autres parents. Nous leur montrons que l’on peut faire de ","PeriodicalId":35460,"journal":{"name":"Revue Sage - Femme","volume":"24 5","pages":"Page S37"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145099245","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-01DOI: 10.1016/j.sagf.2025.07.076
Annie-Joëlle Fortin (adjointe aux pratiques professionnelles), Chantale Tremblay (audiologiste), Line Pelletier (audiologiste)
<div><h3>Introduction</h3><div>La surdité néonatale est une déficience sensorielle invisible qui touche entre quatre et six nouveau-nés sur 1000. Sans dépistage, le diagnostic est souvent retardé jusqu’à l’âge de 2 ans. L’enfant a alors vécu une période de privation sensorielle pouvant entraîner des conséquences sur son développement langagier, cognitif et social. Le dépistage permet de détecter la surdité présente à la naissance, de manière à intervenir précocement pour en diminuer les conséquences. Le Québec accusant un retard dans la mise en place d’un programme de dépistage de la surdité comparativement aux autres provinces du Canada, le centre hospitalier universitaire Sainte-Justine (CHUSJ) a mis en place en 2008 un programme universel de dépistage au sein de ses unités de naissance et de néonatalogie. Fort de cette expérience, le CHUSJ a siégé au comité d’experts ayant permis de développer le cadre de référence du programme québécois de dépistage de la surdité chez les nouveau-nés (PQDSN), publié en 2012. Le CHUSJ a ensuite été mandaté par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec pour participer à une phase pilote d’application du programme puis a implanté le programme dans l’ensemble de ses établissements affiliés.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Le CHUSJ couvre un territoire qui comprend 23 établissements (centres hospitaliers et maisons de naissance) où 42 % des naissances répertoriées au Québec ont lieu chaque année. Les nouveau-nés qui ne réussissent pas le dépistage dans l’un des établissements du territoire doivent être référés au CHUSJ pour une évaluation diagnostique avant qu’ils aient atteint l’âge de 1 mois. Les étapes de confirmation diagnostique réalisées en collaboration par une audiologiste et un oto-rhino-laryngologiste doivent être complétées avant l’âge de 3 mois. L’enfant et sa famille sont ensuite dirigés vers des services de réadaptation afin que les interventions débutent avant l’âge de 6 mois. Le déficit cible du PQDSN est une surdité permanente bilatérale de degré au moins modéré (neurosensorielle ou conductive). Ce déficit touche un nouveau-né sur 1000. Le programme cible également le trouble du spectre de la neuropathie auditive (TSNA) chez les nouveau-nés qui présentent au moins un facteur de risque de surdité. L’ensemble des données recueillies dans le cadre du programme sont compilées dans une base de données provinciale pour le suivi et l’assurance qualité. Cette base de données sert également au transfert du dossier d’un nouveau-né d’un établissement à un autre.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Depuis le début du déploiement progressif du programme à l’échelle nationale en novembre 2013, plus de 1556 nouveau-nés de notre territoire ont été référés au CHUSJ pour une évaluation de leur audition. Le déficit cible a été identifié chez 122 d’entre eux. Les familles de ces nouveau-nés ont pu bénéficier d’un accompagnement leur permettant de prendre les décisions qui leur c
{"title":"Implication du CHU Sainte-Justine dans le programme québécois de dépistage de la surdité chez les nouveau-nés","authors":"Annie-Joëlle Fortin (adjointe aux pratiques professionnelles), Chantale Tremblay (audiologiste), Line Pelletier (audiologiste)","doi":"10.1016/j.sagf.2025.07.076","DOIUrl":"10.1016/j.sagf.2025.07.076","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La surdité néonatale est une déficience sensorielle invisible qui touche entre quatre et six nouveau-nés sur 1000. Sans dépistage, le diagnostic est souvent retardé jusqu’à l’âge de 2 ans. L’enfant a alors vécu une période de privation sensorielle pouvant entraîner des conséquences sur son développement langagier, cognitif et social. Le dépistage permet de détecter la surdité présente à la naissance, de manière à intervenir précocement pour en diminuer les conséquences. Le Québec accusant un retard dans la mise en place d’un programme de dépistage de la surdité comparativement aux autres provinces du Canada, le centre hospitalier universitaire Sainte-Justine (CHUSJ) a mis en place en 2008 un programme universel de dépistage au sein de ses unités de naissance et de néonatalogie. Fort de cette expérience, le CHUSJ a siégé au comité d’experts ayant permis de développer le cadre de référence du programme québécois de dépistage de la surdité chez les nouveau-nés (PQDSN), publié en 2012. Le CHUSJ a ensuite été mandaté par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec pour participer à une phase pilote d’application du programme puis a implanté le programme dans l’ensemble de ses établissements affiliés.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Le CHUSJ couvre un territoire qui comprend 23 établissements (centres hospitaliers et maisons de naissance) où 42 % des naissances répertoriées au Québec ont lieu chaque année. Les nouveau-nés qui ne réussissent pas le dépistage dans l’un des établissements du territoire doivent être référés au CHUSJ pour une évaluation diagnostique avant qu’ils aient atteint l’âge de 1 mois. Les étapes de confirmation diagnostique réalisées en collaboration par une audiologiste et un oto-rhino-laryngologiste doivent être complétées avant l’âge de 3 mois. L’enfant et sa famille sont ensuite dirigés vers des services de réadaptation afin que les interventions débutent avant l’âge de 6 mois. Le déficit cible du PQDSN est une surdité permanente bilatérale de degré au moins modéré (neurosensorielle ou conductive). Ce déficit touche un nouveau-né sur 1000. Le programme cible également le trouble du spectre de la neuropathie auditive (TSNA) chez les nouveau-nés qui présentent au moins un facteur de risque de surdité. L’ensemble des données recueillies dans le cadre du programme sont compilées dans une base de données provinciale pour le suivi et l’assurance qualité. Cette base de données sert également au transfert du dossier d’un nouveau-né d’un établissement à un autre.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Depuis le début du déploiement progressif du programme à l’échelle nationale en novembre 2013, plus de 1556 nouveau-nés de notre territoire ont été référés au CHUSJ pour une évaluation de leur audition. Le déficit cible a été identifié chez 122 d’entre eux. Les familles de ces nouveau-nés ont pu bénéficier d’un accompagnement leur permettant de prendre les décisions qui leur c","PeriodicalId":35460,"journal":{"name":"Revue Sage - Femme","volume":"24 5","pages":"Page S39"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145099287","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-01DOI: 10.1016/j.sagf.2025.07.089
Sophie Danel , Eliette Duvieilbourg
Introduction
Certains enfants porteurs d’une cardiopathie congénitale opérée vont présenter des troubles du neurodéveloppement (TND). Depuis l’instauration du programme de chirurgie cardiaque pédiatrique, un suivi neurodéveloppemental systématique a été mis en place, spécifiquement chez les enfants opérés avant l’âge de 1 an (facteur de risque principal de trouble du neurodéveloppement).
Matériels et méthodes
En postopératoire, selon l’évaluation neuropédiatrique clinique, l’électroencéphalogramme et parfois l’imagerie par résonance magnétique cérébrale. Deux parcours de soins neuro-cœur sont proposés aux patients. Le parcours A, l’évaluation du neurodéveloppement à des âges clés, s’effectue par un questionnaire parental (Ages and Stages Questionnaire) et un questionnaire à remplir par le pédiatre. Le parcours C concerne les enfants porteurs d’un syndrome génétique ou qui ont développé des complications neurologiques en postopératoire avec nécessité d’un suivi spécifique en centre d’action médico-sociale précoce.
Résultats
Deux cent quarante-neuf patients sont actuellement suivis dans ce parcours neuro-cœur. Afin de faciliter ce suivi, nous utilisons, depuis environ trois ans, une application numérique spécifique, pour récupérer les questionnaires parentaux et du médecin traitant. À ce jour, 92 patients sont suivis dans le parcours A, 56 ont un parcours B intermédiaire, et 60 sont dans le parcours C. Onze familles ne se sont jamais connectées.
Impacts
L’infirmière coordinatrice traite les données transmises, fait le lien avec les neuropédiatres et met en place des actions spécifiques selon les résultats des questionnaires (consultation de neuropédiatrie rapide, mise en place de kinésithérapie libérale, orthophonie, instauration d’un suivi en CAMSP, etc.).
Conclusions
Cette application permet d’améliorer la prise en charge globale des patients en simplifiant les échanges (moins de déplacements répétés à l’hôpital), le partage des données (dépistage de difficultés neurodéveloppementales). Elle permet le déclenchement de prises en charge spécifiques rapides et améliore ainsi la qualité de vie des enfants. L’infirmière diplômée d’État coordinatrice est un réel soutien pour les familles confrontées aux difficultés des TND.
{"title":"Rôle de l’infirmière diplômée d’État coordinatrice dans le suivi neurodéveloppemental des cardiopathies congénitales opérées grâce à une application sur smartphone","authors":"Sophie Danel , Eliette Duvieilbourg","doi":"10.1016/j.sagf.2025.07.089","DOIUrl":"10.1016/j.sagf.2025.07.089","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Certains enfants porteurs d’une cardiopathie congénitale opérée vont présenter des troubles du neurodéveloppement (TND). Depuis l’instauration du programme de chirurgie cardiaque pédiatrique, un suivi neurodéveloppemental systématique a été mis en place, spécifiquement chez les enfants opérés avant l’âge de 1 an (facteur de risque principal de trouble du neurodéveloppement).</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>En postopératoire, selon l’évaluation neuropédiatrique clinique, l’électroencéphalogramme et parfois l’imagerie par résonance magnétique cérébrale. Deux parcours de soins neuro-cœur sont proposés aux patients. Le parcours A, l’évaluation du neurodéveloppement à des âges clés, s’effectue par un questionnaire parental (Ages and Stages Questionnaire) et un questionnaire à remplir par le pédiatre. Le parcours C concerne les enfants porteurs d’un syndrome génétique ou qui ont développé des complications neurologiques en postopératoire avec nécessité d’un suivi spécifique en centre d’action médico-sociale précoce.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Deux cent quarante-neuf patients sont actuellement suivis dans ce parcours neuro-cœur. Afin de faciliter ce suivi, nous utilisons, depuis environ trois ans, une application numérique spécifique, pour récupérer les questionnaires parentaux et du médecin traitant. À ce jour, 92 patients sont suivis dans le parcours A, 56 ont un parcours B intermédiaire, et 60 sont dans le parcours C. Onze familles ne se sont jamais connectées.</div></div><div><h3>Impacts</h3><div>L’infirmière coordinatrice traite les données transmises, fait le lien avec les neuropédiatres et met en place des actions spécifiques selon les résultats des questionnaires (consultation de neuropédiatrie rapide, mise en place de kinésithérapie libérale, orthophonie, instauration d’un suivi en CAMSP, etc.).</div></div><div><h3>Conclusions</h3><div>Cette application permet d’améliorer la prise en charge globale des patients en simplifiant les échanges (moins de déplacements répétés à l’hôpital), le partage des données (dépistage de difficultés neurodéveloppementales). Elle permet le déclenchement de prises en charge spécifiques rapides et améliore ainsi la qualité de vie des enfants. L’infirmière diplômée d’État coordinatrice est un réel soutien pour les familles confrontées aux difficultés des TND.</div></div>","PeriodicalId":35460,"journal":{"name":"Revue Sage - Femme","volume":"24 5","pages":"Page S45"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145099294","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-01DOI: 10.1016/j.sagf.2025.07.048
Agnès Giuseppi (praticienne hospitalière), Frédérique Quetin (praticienne hospitalière), Charlotte Pathiaux (cadre de santé puéricultrice)
Introduction
L’atrésie de l’œsophage est une malformation congénitale rare qui entraîne une discontinuité de l’œsophage ; une chirurgie est nécessaire pour rétablir sa continuité. Dans les formes long gap, cette intervention est retardée de plusieurs semaines à plusieurs mois, imposant une alimentation par gastrostomie et une aspiration pharyngée continue. L’absence de stimulation orale prolongée favorise des troubles de l’oralité, impactant la succion-déglutition et la qualité de vie des enfants et des parents.
Le sham feeding a été introduit pour limiter ces complications en stimulant la sphère orale sans ingestion. Toutefois, cette technique reste peu répandue en raison des risques de fausses routes et d’un manque de formation des équipes. Depuis un an, l’unité des soins intensifs de néonatalogie a mis en place le sham feeding dans le service.
Le principe consiste à stimuler la sphère orale par la mise en bouche d’aliments qui ne seront finalement pas ingérés afin de préserver les réflexes de succion et de déglutition. En pratique, on fait téter l’enfant (lait maternel ou lait artificiel) tout en aspirant le lait en continu grâce à une sonde placée dans le cul-de-sac supérieur de l’œsophage.
Il s’agit d’expérimenter l’alimentation orale dans un but non nutritif. Le nourrisson apprend à se nourrir par voie orale, pendant qu’une sonde type Replogle® draine le lait qu’il vient d’ingérer. Ce lait est ensuite récupéré et passé immédiatement par voie entérale via la gastrostomie.
Cette mise en place s’est faite grâce à la collaboration des équipes médicales et paramédicales dans le but de réduire les troubles de l’oralité induits par la présence de sondes de type Replogle®, en place durant plusieurs semaines.
Matériels
Collecteur, Replogle®, aspiration murale, monitoring cardiaque, bouton de gastrostomie, matériel pour nutrition entérale.
Méthode
Récupération, grâce à la sonde Replogle®, du lait ingéré par voie orale pour le faire passer par le bouton de gastrostomie.
Résultats
Développement des capacités de succion et de déglutition ; compréhension pour le nourrisson de l’association alimentation orale-satiété ; mise en place du protocole dans le service.
Impacts
Favoriser l’oralité ; mise en place d’un allaitement maternel exclusif et prolongé ; stimulation de la croissance du cul-de-sac œsophagien supérieur facilitant le rétablissement ultérieur.
Conclusion
La création d’un groupe de travail représentant les différents centres permettra de réaliser un protocole national de prise en charge.
{"title":"Le sham feeding en néonatalogie dans l’atrésie de l’œsophage dite long gap non opérée","authors":"Agnès Giuseppi (praticienne hospitalière), Frédérique Quetin (praticienne hospitalière), Charlotte Pathiaux (cadre de santé puéricultrice)","doi":"10.1016/j.sagf.2025.07.048","DOIUrl":"10.1016/j.sagf.2025.07.048","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’atrésie de l’œsophage est une malformation congénitale rare qui entraîne une discontinuité de l’œsophage ; une chirurgie est nécessaire pour rétablir sa continuité. Dans les formes long gap, cette intervention est retardée de plusieurs semaines à plusieurs mois, imposant une alimentation par gastrostomie et une aspiration pharyngée continue. L’absence de stimulation orale prolongée favorise des troubles de l’oralité, impactant la succion-déglutition et la qualité de vie des enfants et des parents.</div><div>Le <em>sham feeding</em> a été introduit pour limiter ces complications en stimulant la sphère orale sans ingestion. Toutefois, cette technique reste peu répandue en raison des risques de fausses routes et d’un manque de formation des équipes. Depuis un an, l’unité des soins intensifs de néonatalogie a mis en place le <em>sham feeding</em> dans le service.</div><div>Le principe consiste à stimuler la sphère orale par la mise en bouche d’aliments qui ne seront finalement pas ingérés afin de préserver les réflexes de succion et de déglutition. En pratique, on fait téter l’enfant (lait maternel ou lait artificiel) tout en aspirant le lait en continu grâce à une sonde placée dans le cul-de-sac supérieur de l’œsophage.</div><div>Il s’agit d’expérimenter l’alimentation orale dans un but non nutritif. Le nourrisson apprend à se nourrir par voie orale, pendant qu’une sonde type Replogle® draine le lait qu’il vient d’ingérer. Ce lait est ensuite récupéré et passé immédiatement par voie entérale via la gastrostomie.</div><div>Cette mise en place s’est faite grâce à la collaboration des équipes médicales et paramédicales dans le but de réduire les troubles de l’oralité induits par la présence de sondes de type Replogle®, en place durant plusieurs semaines.</div></div><div><h3>Matériels</h3><div>Collecteur, Replogle®, aspiration murale, monitoring cardiaque, bouton de gastrostomie, matériel pour nutrition entérale.</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>Récupération, grâce à la sonde Replogle®, du lait ingéré par voie orale pour le faire passer par le bouton de gastrostomie.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Développement des capacités de succion et de déglutition ; compréhension pour le nourrisson de l’association alimentation orale-satiété ; mise en place du protocole dans le service.</div></div><div><h3>Impacts</h3><div>Favoriser l’oralité ; mise en place d’un allaitement maternel exclusif et prolongé ; stimulation de la croissance du cul-de-sac œsophagien supérieur facilitant le rétablissement ultérieur.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La création d’un groupe de travail représentant les différents centres permettra de réaliser un protocole national de prise en charge.</div></div>","PeriodicalId":35460,"journal":{"name":"Revue Sage - Femme","volume":"24 5","pages":"Page S24"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145098964","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-01DOI: 10.1016/j.sagf.2025.07.078
Laureen Le Goff (sage-femme)
<div><h3>Introduction</h3><div>De plus en plus d’études mettent en évidence des risques sanitaires liés à l’exposition de substances présentes dans nos environnements intérieurs. Ainsi, certains produits du quotidien sont suspectés de participer à l’apparition de maladies et de troubles de la santé (allergies, troubles respiratoires, diabète, troubles de la reproduction, cancers, etc.). Les futurs et nouveaux parents constituent le public cible des ateliers de santé environnementale. La grossesse et l’arrivée d’un enfant correspondent à une période cruciale de la vie, durant laquelle le besoin de construire un environnement sain devient primordial. Les ateliers de santé environnementale ont un but principal de prévention, visant à sensibiliser le public aux enjeux de santé liés à l’exposition quotidienne aux polluants de l’environnement. Ils accompagnent les participants vers des habitudes et des choix de consommation plus vertueux pour la santé et l’environnement. L’objectif est de présenter les résultats des ateliers de santé environnementale proposés au sein de la maternité ainsi que l’impact observé sur les participants.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Les ateliers de santé environnementale s’adressent aux femmes enceintes suivies ou hospitalisées à la maternité, aux nouvelles accouchées ainsi qu’aux conjoint(es) et professionnels de santé. Ils se déroulent en présentiel une fois par semaine, de 14<!--> <!-->h à 16<!--> <!-->h, en groupe. L’inscription se fait en ligne sur le site du centre hospitalier universitaire (CHU) ou auprès du personnel du service des consultations. L’atelier comprend plusieurs étapes : une partie théorique (lien entre santé et environnement), un tableau « plus sain »/« moins sain » (identification des polluants), un quiz ainsi qu’une partie pratique avec « la table des produits » (logos, alternatives). Les thèmes abordés incluent l’air intérieur, les cosmétiques, les produits ménagers/de bricolage, la cuisine/contenants alimentaires, les ondes et la puériculture. Avant l’atelier, un questionnaire est distribué afin de connaître le profil des participants, leurs attentes, et réaliser une autoévaluation de leurs connaissances en santé environnementale. Un autre questionnaire est distribué après l’atelier pour mesurer la satisfaction des participants, la réponse à leurs attentes, leurs connaissances ainsi que les changements qu’ils souhaitent mettre en place dans leurs pratiques.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>En 2022, 24 ateliers ont été réalisés, 29 en 2023 et 41 en 2024. Le nombre de participants a augmenté de manière significative, passant de 100 en 2022 à 149 en 2023, puis à 246 en 2024, représentant une hausse de 49 % entre 2022 et 2023, et de 65 % entre 2023 et 2024. La majorité sont des femmes enceintes primipares (83 %), avec un terme moyen de 32 semaines d’aménorrhée et un âge moyen de 34 ans. Les attentes des participantes se concentrent principalement sur l’obtention de conseils pr
{"title":"Sensibilisation à la santé environnementale : des ateliers de prévention pour améliorer la santé des futurs parents","authors":"Laureen Le Goff (sage-femme)","doi":"10.1016/j.sagf.2025.07.078","DOIUrl":"10.1016/j.sagf.2025.07.078","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>De plus en plus d’études mettent en évidence des risques sanitaires liés à l’exposition de substances présentes dans nos environnements intérieurs. Ainsi, certains produits du quotidien sont suspectés de participer à l’apparition de maladies et de troubles de la santé (allergies, troubles respiratoires, diabète, troubles de la reproduction, cancers, etc.). Les futurs et nouveaux parents constituent le public cible des ateliers de santé environnementale. La grossesse et l’arrivée d’un enfant correspondent à une période cruciale de la vie, durant laquelle le besoin de construire un environnement sain devient primordial. Les ateliers de santé environnementale ont un but principal de prévention, visant à sensibiliser le public aux enjeux de santé liés à l’exposition quotidienne aux polluants de l’environnement. Ils accompagnent les participants vers des habitudes et des choix de consommation plus vertueux pour la santé et l’environnement. L’objectif est de présenter les résultats des ateliers de santé environnementale proposés au sein de la maternité ainsi que l’impact observé sur les participants.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Les ateliers de santé environnementale s’adressent aux femmes enceintes suivies ou hospitalisées à la maternité, aux nouvelles accouchées ainsi qu’aux conjoint(es) et professionnels de santé. Ils se déroulent en présentiel une fois par semaine, de 14<!--> <!-->h à 16<!--> <!-->h, en groupe. L’inscription se fait en ligne sur le site du centre hospitalier universitaire (CHU) ou auprès du personnel du service des consultations. L’atelier comprend plusieurs étapes : une partie théorique (lien entre santé et environnement), un tableau « plus sain »/« moins sain » (identification des polluants), un quiz ainsi qu’une partie pratique avec « la table des produits » (logos, alternatives). Les thèmes abordés incluent l’air intérieur, les cosmétiques, les produits ménagers/de bricolage, la cuisine/contenants alimentaires, les ondes et la puériculture. Avant l’atelier, un questionnaire est distribué afin de connaître le profil des participants, leurs attentes, et réaliser une autoévaluation de leurs connaissances en santé environnementale. Un autre questionnaire est distribué après l’atelier pour mesurer la satisfaction des participants, la réponse à leurs attentes, leurs connaissances ainsi que les changements qu’ils souhaitent mettre en place dans leurs pratiques.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>En 2022, 24 ateliers ont été réalisés, 29 en 2023 et 41 en 2024. Le nombre de participants a augmenté de manière significative, passant de 100 en 2022 à 149 en 2023, puis à 246 en 2024, représentant une hausse de 49 % entre 2022 et 2023, et de 65 % entre 2023 et 2024. La majorité sont des femmes enceintes primipares (83 %), avec un terme moyen de 32 semaines d’aménorrhée et un âge moyen de 34 ans. Les attentes des participantes se concentrent principalement sur l’obtention de conseils pr","PeriodicalId":35460,"journal":{"name":"Revue Sage - Femme","volume":"24 5","pages":"Page S40"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145099289","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-01DOI: 10.1016/j.sagf.2025.07.088
Sara Atrassi (psychologue clinicienne)
Introduction
Les enfants avec un trouble du spectre de l’autisme (TSA) rencontrent souvent des difficultés dans leurs interactions sociales, ce qui peut impacter leur adaptation scolaire et familiale. Afin de favoriser leur inclusion et leur bien-être, des interventions spécifiques axées sur le développement des habiletés sociales sont mises en place. Cette présentation vise à partager l’expérience d’un atelier structuré au sein d’un service de pédopsychiatrie, en mettant en avant son organisation, ses outils et ses effets observés.
Matériels et méthodes
L’atelier s’est déroulé sous forme de séances collectives, alternant approches ludiques et mises en situation adaptées aux besoins des participants. Le programme a été conçu pour renforcer la communication, la reconnaissance des émotions et la gestion des interactions sociales. Des outils d’évaluation ont été utilisés pour mesurer l’évolution des compétences au fil des séances, en prenant en compte les retours des enfants et des professionnels impliqués.
Résultats
Les observations réalisées au cours de l’atelier ont mis en évidence des progrès dans plusieurs domaines, notamment une meilleure compréhension des émotions, une augmentation des interactions spontanées et une réduction des comportements d’évitement social. Les parents et les encadrants ont également noté des changements positifs dans le quotidien des enfants.
Impacts
L’amélioration des habiletés sociales contribue à une meilleure intégration des enfants dans leur environnement scolaire et familial. Ce type d’intervention peut ainsi servir de modèle pour d’autres structures travaillant auprès d’enfants avec TSA, en adaptant les contenus et les approches aux spécificités des participants.
Conclusion
L’atelier a permis de renforcer les compétences sociales des enfants tout en mettant en avant l’importance d’une approche structurée et interactive. À l’avenir, un suivi plus approfondi et l’adaptation de nouvelles stratégies pédagogiques pourraient enrichir ce type d’accompagnement.
{"title":"Atelier d’entraînement aux habiletés sociales pour enfants TSA : retour sur une expérience au service de pédopsychiatrie au CHUIS","authors":"Sara Atrassi (psychologue clinicienne)","doi":"10.1016/j.sagf.2025.07.088","DOIUrl":"10.1016/j.sagf.2025.07.088","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les enfants avec un trouble du spectre de l’autisme (TSA) rencontrent souvent des difficultés dans leurs interactions sociales, ce qui peut impacter leur adaptation scolaire et familiale. Afin de favoriser leur inclusion et leur bien-être, des interventions spécifiques axées sur le développement des habiletés sociales sont mises en place. Cette présentation vise à partager l’expérience d’un atelier structuré au sein d’un service de pédopsychiatrie, en mettant en avant son organisation, ses outils et ses effets observés.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>L’atelier s’est déroulé sous forme de séances collectives, alternant approches ludiques et mises en situation adaptées aux besoins des participants. Le programme a été conçu pour renforcer la communication, la reconnaissance des émotions et la gestion des interactions sociales. Des outils d’évaluation ont été utilisés pour mesurer l’évolution des compétences au fil des séances, en prenant en compte les retours des enfants et des professionnels impliqués.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les observations réalisées au cours de l’atelier ont mis en évidence des progrès dans plusieurs domaines, notamment une meilleure compréhension des émotions, une augmentation des interactions spontanées et une réduction des comportements d’évitement social. Les parents et les encadrants ont également noté des changements positifs dans le quotidien des enfants.</div></div><div><h3>Impacts</h3><div>L’amélioration des habiletés sociales contribue à une meilleure intégration des enfants dans leur environnement scolaire et familial. Ce type d’intervention peut ainsi servir de modèle pour d’autres structures travaillant auprès d’enfants avec TSA, en adaptant les contenus et les approches aux spécificités des participants.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’atelier a permis de renforcer les compétences sociales des enfants tout en mettant en avant l’importance d’une approche structurée et interactive. À l’avenir, un suivi plus approfondi et l’adaptation de nouvelles stratégies pédagogiques pourraient enrichir ce type d’accompagnement.</div></div>","PeriodicalId":35460,"journal":{"name":"Revue Sage - Femme","volume":"24 5","pages":"Page S45"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145098632","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-01DOI: 10.1016/j.sagf.2025.07.086
Olga Samsonova, Laurie Renard, Nora Cherif
<div><h3>Introduction</h3><div>L’unité de pédopsychiatrie de l’Hôpital Femme-Mère-Enfant accueille principalement des adolescents en état de mal-être, souvent sujets à des comportements auto-agressifs. Cette population vulnérable présente un risque élevé d’agitation, accentué par des facteurs socio-éducatifs ou familiaux. Pour assurer la sécurité et le bien-être des patients et des soignants, des interventions efficaces sont nécessaires. Les médiations thérapeutiques, les approches centrées sur la connaissance de soi, et les techniques de désescalade et d’ancrage offrent des solutions prometteuses. Le programme vise à prévenir les comportements agressifs, dépister précocement les signes d’agitation et former les professionnels de santé à l’utilisation de ces techniques pour mieux gérer les crises et améliorer la qualité des soins.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Médiations thérapeutiques : utilisation des ateliers thérapeutiques (soin de soi, bain thérapeutique), espaces Snoezelen, et dispositifs CRDL et Virtysens pour apaiser les patients. Approches centrées sur la connaissance de soi : intégration de techniques de pleine conscience et <em>Emotional Freedom Techniques</em> (EFT) pour aider les patients à mieux comprendre et gérer leurs émotions. Techniques de désescalade : formation des soignants à l’identification des signes précurseurs et à l’utilisation de stratégies de désamorçage. Méthodes d’ancrage : mise en place d’exercices sensoriels pour aider les patients à se recentrer sur le moment présent. Formation sur le dispositif « Plan de sécurité » : sessions de formation pour les professionnels de santé sur l’élaboration et l’utilisation de plans de sécurité.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les initiatives mises en place ont permis la réduction de l’agitation et des comportements agressifs chez les patients ; l’amélioration de la gestion des crises : meilleure capacité des soignants à désamorcer les situations de crise ; l’augmentation du bien-être des patients : amélioration du bien-être général des patients grâce aux médiations thérapeutiques et aux techniques de pleine conscience.</div></div><div><h3>Impacts</h3><div>Sécurité accrue : le programme de prévention et de gestion des comportements agressifs et agités a permis de renforcer la sécurité des patients et des soignants. Grâce à l’utilisation de médiations thérapeutiques et de techniques de désescalade, les situations de crise sont mieux maîtrisées, réduisant ainsi les risques de blessures et de comportements dangereux. Les méthodes d’ancrage et les plans de sécurité contribuent également à créer un environnement plus stable et sécurisé pour tous. Qualité des soins : l’intégration de médiations thérapeutiques telles que le bain thérapeutique, Snoezelen et les dispositifs CRDL et Virtysens ont significativement amélioré la qualité des soins en pédopsychiatrie. Ces interventions offrent des moyens innovants et efficaces pour apaiser les patients, favoriser leu
{"title":"Ateliers thérapeutiques et techniques de désescalade : améliorer la prise en charge en pédopsychiatrie","authors":"Olga Samsonova, Laurie Renard, Nora Cherif","doi":"10.1016/j.sagf.2025.07.086","DOIUrl":"10.1016/j.sagf.2025.07.086","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’unité de pédopsychiatrie de l’Hôpital Femme-Mère-Enfant accueille principalement des adolescents en état de mal-être, souvent sujets à des comportements auto-agressifs. Cette population vulnérable présente un risque élevé d’agitation, accentué par des facteurs socio-éducatifs ou familiaux. Pour assurer la sécurité et le bien-être des patients et des soignants, des interventions efficaces sont nécessaires. Les médiations thérapeutiques, les approches centrées sur la connaissance de soi, et les techniques de désescalade et d’ancrage offrent des solutions prometteuses. Le programme vise à prévenir les comportements agressifs, dépister précocement les signes d’agitation et former les professionnels de santé à l’utilisation de ces techniques pour mieux gérer les crises et améliorer la qualité des soins.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Médiations thérapeutiques : utilisation des ateliers thérapeutiques (soin de soi, bain thérapeutique), espaces Snoezelen, et dispositifs CRDL et Virtysens pour apaiser les patients. Approches centrées sur la connaissance de soi : intégration de techniques de pleine conscience et <em>Emotional Freedom Techniques</em> (EFT) pour aider les patients à mieux comprendre et gérer leurs émotions. Techniques de désescalade : formation des soignants à l’identification des signes précurseurs et à l’utilisation de stratégies de désamorçage. Méthodes d’ancrage : mise en place d’exercices sensoriels pour aider les patients à se recentrer sur le moment présent. Formation sur le dispositif « Plan de sécurité » : sessions de formation pour les professionnels de santé sur l’élaboration et l’utilisation de plans de sécurité.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les initiatives mises en place ont permis la réduction de l’agitation et des comportements agressifs chez les patients ; l’amélioration de la gestion des crises : meilleure capacité des soignants à désamorcer les situations de crise ; l’augmentation du bien-être des patients : amélioration du bien-être général des patients grâce aux médiations thérapeutiques et aux techniques de pleine conscience.</div></div><div><h3>Impacts</h3><div>Sécurité accrue : le programme de prévention et de gestion des comportements agressifs et agités a permis de renforcer la sécurité des patients et des soignants. Grâce à l’utilisation de médiations thérapeutiques et de techniques de désescalade, les situations de crise sont mieux maîtrisées, réduisant ainsi les risques de blessures et de comportements dangereux. Les méthodes d’ancrage et les plans de sécurité contribuent également à créer un environnement plus stable et sécurisé pour tous. Qualité des soins : l’intégration de médiations thérapeutiques telles que le bain thérapeutique, Snoezelen et les dispositifs CRDL et Virtysens ont significativement amélioré la qualité des soins en pédopsychiatrie. Ces interventions offrent des moyens innovants et efficaces pour apaiser les patients, favoriser leu","PeriodicalId":35460,"journal":{"name":"Revue Sage - Femme","volume":"24 5","pages":"Pages S43-S44"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145098634","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-01DOI: 10.1016/j.sagf.2025.07.064
Priscilia Ungharo (master en santé publique, infirmière de consultations ambulatoires, responsable du groupe Formation du projet Transat) , Anne-Laure Hariel (master en santé publique, cocheffe de projet Transat) , Cindy Soroken (médecin des adolescents, cheffe du projet Transat) , Maxime Morsa (psychologue, docteur en santé publique)
Introduction
Durant les dernières décennies, des programmes ont été élaborés pour accompagner les adolescents atteints de pathologies chroniques à devenir des jeunes capables de gérer leur maladie en toute autonomie. Cependant, malgré la reconnaissance de la nature systémique de la transition, peu a été fait pour travailler avec les parents sur leur changement de rôle pendant ce processus. Pourtant, les dernières recherches parlent en faveur de leur implication pour aider leur jeune à devenir expert de leurs propres soins de santé. Cette étude s’intéresse à la façon dont les parents vivent ce moment et vise à identifier les facteurs qui le facilitent et le rendent difficile, ainsi qu’à trouver des pistes, avec eux, pour leur redonner une place dans le processus de transition de leur enfant.
Matériels et méthodes
Nous avons recueilli les perceptions et suggestions des parents à travers des focus groups. Les données ont été codées et classées par thèmes en suivant une analyse phénoménologique interprétative.
Résultats
Les résultats montrent que les parents se sentent abandonnés et pas prêts à passer en secteur de soins adulte car ils n’ont été ni préparés ni accompagnés. Des solutions ont été élaborées avec eux pour travailler dans ce sens. Lâcher prise tout en gardant le contrôle semble être un obstacle à la transition. En revanche, une relation de confiance avec l’équipe médicale, tant pédiatrique qu’adulte, ainsi que la formalisation de la transition apparaissent comme des éléments favorables à une transition réussie pour eux.
Conclusion
Les parents jouent un rôle majeur dans le développement de l’autonomie de leur enfant, tant dans la prise des médicaments que dans le suivi médical après le transfert. Les impliquer davantage dans les échanges et tenir compte de leurs besoins pour y arriver semblent importants afin d’assurer le bon déroulement tout au long du processus.
{"title":"La transition des parents","authors":"Priscilia Ungharo (master en santé publique, infirmière de consultations ambulatoires, responsable du groupe Formation du projet Transat) , Anne-Laure Hariel (master en santé publique, cocheffe de projet Transat) , Cindy Soroken (médecin des adolescents, cheffe du projet Transat) , Maxime Morsa (psychologue, docteur en santé publique)","doi":"10.1016/j.sagf.2025.07.064","DOIUrl":"10.1016/j.sagf.2025.07.064","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Durant les dernières décennies, des programmes ont été élaborés pour accompagner les adolescents atteints de pathologies chroniques à devenir des jeunes capables de gérer leur maladie en toute autonomie. Cependant, malgré la reconnaissance de la nature systémique de la transition, peu a été fait pour travailler avec les parents sur leur changement de rôle pendant ce processus. Pourtant, les dernières recherches parlent en faveur de leur implication pour aider leur jeune à devenir expert de leurs propres soins de santé. Cette étude s’intéresse à la façon dont les parents vivent ce moment et vise à identifier les facteurs qui le facilitent et le rendent difficile, ainsi qu’à trouver des pistes, avec eux, pour leur redonner une place dans le processus de transition de leur enfant.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Nous avons recueilli les perceptions et suggestions des parents à travers des focus groups. Les données ont été codées et classées par thèmes en suivant une analyse phénoménologique interprétative.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les résultats montrent que les parents se sentent abandonnés et pas prêts à passer en secteur de soins adulte car ils n’ont été ni préparés ni accompagnés. Des solutions ont été élaborées avec eux pour travailler dans ce sens. Lâcher prise tout en gardant le contrôle semble être un obstacle à la transition. En revanche, une relation de confiance avec l’équipe médicale, tant pédiatrique qu’adulte, ainsi que la formalisation de la transition apparaissent comme des éléments favorables à une transition réussie pour eux.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Les parents jouent un rôle majeur dans le développement de l’autonomie de leur enfant, tant dans la prise des médicaments que dans le suivi médical après le transfert. Les impliquer davantage dans les échanges et tenir compte de leurs besoins pour y arriver semblent importants afin d’assurer le bon déroulement tout au long du processus.</div></div>","PeriodicalId":35460,"journal":{"name":"Revue Sage - Femme","volume":"24 5","pages":"Page S32"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145098772","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-01DOI: 10.1016/j.sagf.2025.07.065
Mouna Al Husni (pédopsychiatre, directrice de clinique), Isabelle Lambotte (psychologue clinicienne, directrice adjointe du service de psychologie secteur bébé-enfant-adolescent)
Introduction
Au sein de l’hôpital universitaire de Bruxelles, adaptation du modèle de la résistance non violente (RNV) d’Omer Haim à une unité d’hospitalisation pédopsychiatrique.
Matériels et méthodes
Transmission théorico-clinique : sensibilisation aux concepts clés de la RNV ; historique de la mise en place du modèle au sein de l’unité ; expériences solides de la pratique de la RNV en équipe pluridisciplinaire (infirmiers, éducateurs, pédopsychiatres, psychologues cliniciens, assistante sociale, etc.) ; articulation du travail avec les parents et/ou les personnes ressources du jeune adolescent ; présentation de la formation créée à partir de ces expériences.
Résultats
Amélioration progressive de la prise en charge des patients hospitalisés par une diminution des passages à l’acte des adolescents et des mises sous contention. Aspect qualitatif du vécu des membres de l’équipe. Travail de transmission et de coopération avec les parents afin d’étendre les effets de la RNV au domicile des adolescents.
Conclusion
Impact positif de l’introduction de la RNV dans le service, tant pour les patients, les soignants que les parents. Processus qui a abouti à la mise en place de formations RNV adaptées aux équipes pluridisciplinaires pédopsychiatriques accueillant des patients présentant des troubles du comportement avec hétéro-agressions (8–23 ans) (Bruxelles, Lyon, Toulouse).
{"title":"Résistance non violente dans un service de pédopsychiatrie. Modèle de formation","authors":"Mouna Al Husni (pédopsychiatre, directrice de clinique), Isabelle Lambotte (psychologue clinicienne, directrice adjointe du service de psychologie secteur bébé-enfant-adolescent)","doi":"10.1016/j.sagf.2025.07.065","DOIUrl":"10.1016/j.sagf.2025.07.065","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Au sein de l’hôpital universitaire de Bruxelles, adaptation du modèle de la résistance non violente (RNV) d’Omer Haim à une unité d’hospitalisation pédopsychiatrique.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Transmission théorico-clinique : sensibilisation aux concepts clés de la RNV ; historique de la mise en place du modèle au sein de l’unité ; expériences solides de la pratique de la RNV en équipe pluridisciplinaire (infirmiers, éducateurs, pédopsychiatres, psychologues cliniciens, assistante sociale, etc.) ; articulation du travail avec les parents et/ou les personnes ressources du jeune adolescent ; présentation de la formation créée à partir de ces expériences.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Amélioration progressive de la prise en charge des patients hospitalisés par une diminution des passages à l’acte des adolescents et des mises sous contention. Aspect qualitatif du vécu des membres de l’équipe. Travail de transmission et de coopération avec les parents afin d’étendre les effets de la RNV au domicile des adolescents.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Impact positif de l’introduction de la RNV dans le service, tant pour les patients, les soignants que les parents. Processus qui a abouti à la mise en place de formations RNV adaptées aux équipes pluridisciplinaires pédopsychiatriques accueillant des patients présentant des troubles du comportement avec hétéro-agressions (8–23 ans) (Bruxelles, Lyon, Toulouse).</div></div>","PeriodicalId":35460,"journal":{"name":"Revue Sage - Femme","volume":"24 5","pages":"Page S33"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145098773","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}