Pub Date : 2025-09-01DOI: 10.1016/j.sagf.2025.07.093
Tatiana Letellier (infirmière diplômée d’État)
Introduction
Beaucoup d’enfants présentent des troubles urinaires qui peuvent avoir un retentissement psychologique dans leur quotidien. Il peut s’agir de fuites urinaires diurnes ou nocturnes, d’une énurésie, de cystites ou pyélonéphrites, mais cela peut aussi être lié à une vessie neurologique et donc entraîner des sondages vésicaux. Les objectifs d’une consultation conjointe sont d’éviter à l’enfant de se répéter entre l’infirmière diplômée d’État et la psychologue, d’avoir l’impression d’être pris en charge dans sa globalité, d’être en confiance et en adéquation avec sa prise en charge.
Matériels et méthodes
Présentation par PowerPoint.
Résultats
Renforcement de l’alliance thérapeutique. Meilleure observance thérapeutique de l’enfant/l’adolescent.
Impacts
Sensibiliser les collègues : le somatique peut avoir un retentissement psychologique ou venir d’un problème psychologique. Importance d’une prise en charge globale. Partager nos expériences professionnelles. Avoir une complémentarité pour proposer une prise en charge globale et individualisée.
Conclusion
L’enfant/L’adolescent se sent bien, adhère à sa prise en charge multidisciplinaire, voit ses troubles diminuer. Il convient de pérenniser cette consultation conjointe pour une meilleure qualité des soins.
{"title":"Les troubles urinaires chez l’enfant, consultation conjointe infirmière-psychologue","authors":"Tatiana Letellier (infirmière diplômée d’État)","doi":"10.1016/j.sagf.2025.07.093","DOIUrl":"10.1016/j.sagf.2025.07.093","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Beaucoup d’enfants présentent des troubles urinaires qui peuvent avoir un retentissement psychologique dans leur quotidien. Il peut s’agir de fuites urinaires diurnes ou nocturnes, d’une énurésie, de cystites ou pyélonéphrites, mais cela peut aussi être lié à une vessie neurologique et donc entraîner des sondages vésicaux. Les objectifs d’une consultation conjointe sont d’éviter à l’enfant de se répéter entre l’infirmière diplômée d’État et la psychologue, d’avoir l’impression d’être pris en charge dans sa globalité, d’être en confiance et en adéquation avec sa prise en charge.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Présentation par PowerPoint.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Renforcement de l’alliance thérapeutique. Meilleure observance thérapeutique de l’enfant/l’adolescent.</div></div><div><h3>Impacts</h3><div>Sensibiliser les collègues : le somatique peut avoir un retentissement psychologique ou venir d’un problème psychologique. Importance d’une prise en charge globale. Partager nos expériences professionnelles. Avoir une complémentarité pour proposer une prise en charge globale et individualisée.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’enfant/L’adolescent se sent bien, adhère à sa prise en charge multidisciplinaire, voit ses troubles diminuer. Il convient de pérenniser cette consultation conjointe pour une meilleure qualité des soins.</div></div>","PeriodicalId":35460,"journal":{"name":"Revue Sage - Femme","volume":"24 5","pages":"Page S48"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145098974","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-01DOI: 10.1016/j.sagf.2025.07.037
Julie Curvers (infirmière puéricultrice), François Dubos
Introduction
La réalisation d’un bilan sanguin avec pose de cathéter est un événement fréquent dans un service d’urgence pédiatrique. C’est aussi un événement marquant et souvent traumatisant pour les jeunes enfants, provoquant un stress chez l’enfant et ses parents. Des outils de distraction existent mais sont parfois coûteux, ou nécessitent un réseau ou des écrans non recommandés aux jeunes enfants.
Matériels et méthodes
L’objectif était de mettre en place dans le service un dispositif simple et efficace pour créer un environnement rassurant lors du soin pour éviter la douleur et la mémorisation négative. Nous avons développé un dispositif simple sous la forme d’un panneau posé au-dessus du bras de l’enfant, comprenant un dessin/jeu de « cherche et trouve » adapté à l’âge. Ce dispositif masque la zone de ponction et tient verticalement seul ou avec l’aide du parent. L’enfant se concentre avec son parent pour trouver les objets. Le dispositif a été amélioré au fil du temps pour en permettre une utilisation fréquente et efficace. L’utilisation de matériaux recyclables pour une conception écoresponsable est aussi recherchée.
Résultats
Nous avons deux exemplaires du dispositif : un pour les petits enfants (2–5 ans) et l’autre pour les plus grands (5–8 ans). Ce dispositif est mis en place dans le service et a été rapidement adopté par toute l’équipe. Ses dimensions et sa forme finale ont été validées de façon définitive. L’outil est facile d’utilisation et est majoritairement très bien accepté par les enfants. L’attention est rapidement captée par le jeu. Les parents émettent des retours très positifs après son utilisation.
Impacts
Pour le patient, l’impact est une amélioration du vécu du soin sans utilisation d’écrans, néfastes avant l’âge de 6 ans. Pour l’équipe, l’impact est perçu dans la qualité du soin apporté au patient, avec une utilisation non chronophage et facile aussi pour le non-soignant (accompagnant). Le dispositif a des vertus pédagogiques : une promotion de l’échange entre l’enfant, le parent et le soignant, et de la communication par le jeu ; une sensibilisation des parents sur l’influence positive d’outils non numériques et négative des écrans chez les plus jeunes enfants. L’objectif est qu’il ait aussi un impact écoresponsable par la nature et la provenance des matériaux utilisés.
Conclusion
Un lien entre la douleur et la peur dans le soin procédural est démontré. L’utilisation de cette pancarte est ludique, elle est source de distraction et cache le soin à l’enfant. Couplée aux moyens médicamenteux comme la pommade anesthésique locale, elle permet à l’enfant de mieux appréhender les soins procéduraux ; elle diminue l’inquiétude, le stress et donc la douleur liés à ce soin. Perspective : permettre une diffusion de la pancarte à d’autres services de pédiatrie et d’urgence pédiatrique.
{"title":"Distraction de l’enfant dans la prise en charge de la douleur procédurale","authors":"Julie Curvers (infirmière puéricultrice), François Dubos","doi":"10.1016/j.sagf.2025.07.037","DOIUrl":"10.1016/j.sagf.2025.07.037","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La réalisation d’un bilan sanguin avec pose de cathéter est un événement fréquent dans un service d’urgence pédiatrique. C’est aussi un événement marquant et souvent traumatisant pour les jeunes enfants, provoquant un stress chez l’enfant et ses parents. Des outils de distraction existent mais sont parfois coûteux, ou nécessitent un réseau ou des écrans non recommandés aux jeunes enfants.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>L’objectif était de mettre en place dans le service un dispositif simple et efficace pour créer un environnement rassurant lors du soin pour éviter la douleur et la mémorisation négative. Nous avons développé un dispositif simple sous la forme d’un panneau posé au-dessus du bras de l’enfant, comprenant un dessin/jeu de « cherche et trouve » adapté à l’âge. Ce dispositif masque la zone de ponction et tient verticalement seul ou avec l’aide du parent. L’enfant se concentre avec son parent pour trouver les objets. Le dispositif a été amélioré au fil du temps pour en permettre une utilisation fréquente et efficace. L’utilisation de matériaux recyclables pour une conception écoresponsable est aussi recherchée.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Nous avons deux exemplaires du dispositif : un pour les petits enfants (2–5 ans) et l’autre pour les plus grands (5–8 ans). Ce dispositif est mis en place dans le service et a été rapidement adopté par toute l’équipe. Ses dimensions et sa forme finale ont été validées de façon définitive. L’outil est facile d’utilisation et est majoritairement très bien accepté par les enfants. L’attention est rapidement captée par le jeu. Les parents émettent des retours très positifs après son utilisation.</div></div><div><h3>Impacts</h3><div>Pour le patient, l’impact est une amélioration du vécu du soin sans utilisation d’écrans, néfastes avant l’âge de 6 ans. Pour l’équipe, l’impact est perçu dans la qualité du soin apporté au patient, avec une utilisation non chronophage et facile aussi pour le non-soignant (accompagnant). Le dispositif a des vertus pédagogiques : une promotion de l’échange entre l’enfant, le parent et le soignant, et de la communication par le jeu ; une sensibilisation des parents sur l’influence positive d’outils non numériques et négative des écrans chez les plus jeunes enfants. L’objectif est qu’il ait aussi un impact écoresponsable par la nature et la provenance des matériaux utilisés.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Un lien entre la douleur et la peur dans le soin procédural est démontré. L’utilisation de cette pancarte est ludique, elle est source de distraction et cache le soin à l’enfant. Couplée aux moyens médicamenteux comme la pommade anesthésique locale, elle permet à l’enfant de mieux appréhender les soins procéduraux ; elle diminue l’inquiétude, le stress et donc la douleur liés à ce soin. Perspective : permettre une diffusion de la pancarte à d’autres services de pédiatrie et d’urgence pédiatrique.</div></div>","PeriodicalId":35460,"journal":{"name":"Revue Sage - Femme","volume":"24 5","pages":"Page S18"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145099188","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-01DOI: 10.1016/j.sagf.2025.07.041
Sarah Chaumon (médecin chercheur)
Introduction
La prise en charge de la douleur constitue un enjeu majeur dans la prise en soins des patients. Pourtant, malgré les progrès dans la compréhension de la douleur, de nombreux professionnels de santé ne sont pas suffisamment formés pour l’évaluer et la traiter efficacement. Cette lacune dans la formation peut compromettre la qualité des soins et la prise en charge optimale des patients. Viennent s’ajouter à cela le turn-over et la pénurie de professionnels qui rendent difficiles la transmission des compétences et leur détachement pour se rendre en formation.
Tous ces éléments nous ont amenés à repenser nos méthodes pédagogiques pour répondre de façon cohérente et adaptée aux besoins du terrain.
Matériels et méthodes
L’objectif est de souligner l’impact d’une formation adéquate avec des outils facilement accessibles et utilisables dans les services de soins pour améliorer les compétences des soignants et, par conséquent, la qualité de prise en soins des patients.
Afin de répondre à cet impératif, plusieurs moyens pédagogiques innovants sont aujourd’hui utilisés. Les cours théoriques permettent d’acquérir les bases scientifiques de la douleur, tandis que les vidéos pédagogiques proposent des démonstrations pratiques et des retours d’expérience. Par ailleurs, des méthodes interactives comme l’utilisation du chevalet (outil visuel pour les soins) et la chambre des erreurs (simulation d’erreurs à éviter) favorisent l’apprentissage par la pratique et la réflexion critique. Ces outils contribuent à renforcer la compréhension des mécanismes de la douleur et à perfectionner les compétences des professionnels à travers des approches multimodales.
Cette présentation met en lumière l’importance de l’intégration de ces différents moyens dans la formation et le quotidien des soignants, ainsi que leur efficacité à améliorer la gestion de la douleur, un aspect clé de la qualité des soins.
Résultats
Les différents temps d’échanges avec les professionnels, les questionnaires de satisfaction remplis à l’issue des formations et le nombre de visionnages des vidéos pédagogiques ont permis de faire émerger l’intérêt des professionnels pour ces moyens d’apprentissage innovants et variés.
Impacts
Les retours positifs des professionnels ont témoigné de l’importance de mettre en place des moyens pédagogiques à la hauteur des besoins de tous afin de tendre vers l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins.
Conclusion
La variété des moyens pédagogiques proposés – cours théoriques, vidéos, chevalet et chambre des erreurs – permet de multiplier les canaux d’apprentissage tout en maintenant une dynamique de formation qui répond de façon cohérente aux difficultés rencontrées par l’hôpital aujourd’hui.
{"title":"Formation des professionnels et prise en charge de la douleur : entre innovations pédagogiques et dispositifs de formation adaptés","authors":"Sarah Chaumon (médecin chercheur)","doi":"10.1016/j.sagf.2025.07.041","DOIUrl":"10.1016/j.sagf.2025.07.041","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La prise en charge de la douleur constitue un enjeu majeur dans la prise en soins des patients. Pourtant, malgré les progrès dans la compréhension de la douleur, de nombreux professionnels de santé ne sont pas suffisamment formés pour l’évaluer et la traiter efficacement. Cette lacune dans la formation peut compromettre la qualité des soins et la prise en charge optimale des patients. Viennent s’ajouter à cela le turn-over et la pénurie de professionnels qui rendent difficiles la transmission des compétences et leur détachement pour se rendre en formation.</div><div>Tous ces éléments nous ont amenés à repenser nos méthodes pédagogiques pour répondre de façon cohérente et adaptée aux besoins du terrain.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>L’objectif est de souligner l’impact d’une formation adéquate avec des outils facilement accessibles et utilisables dans les services de soins pour améliorer les compétences des soignants et, par conséquent, la qualité de prise en soins des patients.</div><div>Afin de répondre à cet impératif, plusieurs moyens pédagogiques innovants sont aujourd’hui utilisés. Les cours théoriques permettent d’acquérir les bases scientifiques de la douleur, tandis que les vidéos pédagogiques proposent des démonstrations pratiques et des retours d’expérience. Par ailleurs, des méthodes interactives comme l’utilisation du chevalet (outil visuel pour les soins) et la chambre des erreurs (simulation d’erreurs à éviter) favorisent l’apprentissage par la pratique et la réflexion critique. Ces outils contribuent à renforcer la compréhension des mécanismes de la douleur et à perfectionner les compétences des professionnels à travers des approches multimodales.</div><div>Cette présentation met en lumière l’importance de l’intégration de ces différents moyens dans la formation et le quotidien des soignants, ainsi que leur efficacité à améliorer la gestion de la douleur, un aspect clé de la qualité des soins.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les différents temps d’échanges avec les professionnels, les questionnaires de satisfaction remplis à l’issue des formations et le nombre de visionnages des vidéos pédagogiques ont permis de faire émerger l’intérêt des professionnels pour ces moyens d’apprentissage innovants et variés.</div></div><div><h3>Impacts</h3><div>Les retours positifs des professionnels ont témoigné de l’importance de mettre en place des moyens pédagogiques à la hauteur des besoins de tous afin de tendre vers l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La variété des moyens pédagogiques proposés – cours théoriques, vidéos, chevalet et chambre des erreurs – permet de multiplier les canaux d’apprentissage tout en maintenant une dynamique de formation qui répond de façon cohérente aux difficultés rencontrées par l’hôpital aujourd’hui.</div></div>","PeriodicalId":35460,"journal":{"name":"Revue Sage - Femme","volume":"24 5","pages":"Page S20"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145099204","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-01DOI: 10.1016/j.sagf.2025.07.027
Céline Riazuelo (infirmière puéricultrice), Coralie Martin (infirmière puéricultrice), Annick Huyghe (cadre supérieure de santé, néonatalogie)
<div><h3>Introduction</h3><div>La transition de la sonde vers le sein est le passage d’une alimentation passive à l’aide d’une sonde gastrique à heure fixe à une alimentation active aux signes d’éveil du bébé avec une administration de compléments en plus des tétées. Le temps de cette période de transition pour cheminer vers une autonomie complète au sein est variable d’un bébé à l’autre. Les attentes doivent être réalistes car les tétées nutritives complètes sont un apprentissage long pour le bébé vulnérable en raison de sa fatigabilité, de ses brèves périodes d’éveil, de sa maturité et de son parcours médical.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Précocement et de façon continue, l’équipe accompagne les parents à observer le comportement de leur bébé pour évaluer sa capacité à téter au sein et pour lui proposer des stratégies individualisées dans cette étape importante.</div><div>L’observation conjointe des signes d’approche/de retrait pendant la tétée permet à la mère de s’adapter à l’observation de son bébé et de le soutenir dans sa progression au sein à l’aide d’un outil collaboratif : le tableau journalier d’alimentation.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>À chaque tétée, les parents, en collaboration avec le soignant, observent l’efficacité du transfert de lait et la stabilité physiologique du bébé avant, pendant et après la tétée ; ce partenariat « parents–soignants » nous guide pour déterminer ensemble la quantité des compléments à administrer au bébé sur sa sonde. On favorise précocement le rôle des parents dans l’administration des compléments sur la sonde.</div></div><div><h3>Impacts</h3><div>La pratique du peau à peau (PAP) optimise les compétences et la maturation du bébé pour s’alimenter de façon autonome. Elle augmente les éveils calmes, moments propices pour multiplier les expériences de tétées, et favorise une sortie plus précoce en allaitement exclusif pour le bébé vulnérable. Pendant cette étape de transition, le maintien de la production de lait (tétées<!--> <!-->+<!--> <!-->tire-lait) garantit la réussite du projet d’allaitement au sein avec une prise de poids optimale pour le bébé. L’équipe renforce le soutien aux mères et les encourage à noter sur l’outil collaboratif les quantités exprimées des 24<!--> <!-->heures.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’utilisation d’un outil collaboratif dans cette étape importante de transition de la sonde vers le sein permet aux parents d’être précocement acteurs de l’alimentation de leur bébé et renforce leurs connaissances et leur confiance. Pour le bébé vulnérable, encourager les tétées au sein est indissociable d’un environnement optimal, d’un bon soutien postural, de la pratique du PAP ainsi que de l’entretien de la lactation avec un tire-lait en plus des tétées.</div><div>C’est une période de « turbulences » pour les parents avec un enjeu important qui conditionne l’arrivée à la maison. Cette étape nécessite un soutien renforcé de la part de l’équipe soignant
{"title":"La transition de la sonde vers le sein, une étape importante pour le bébé prématuré et ses parents","authors":"Céline Riazuelo (infirmière puéricultrice), Coralie Martin (infirmière puéricultrice), Annick Huyghe (cadre supérieure de santé, néonatalogie)","doi":"10.1016/j.sagf.2025.07.027","DOIUrl":"10.1016/j.sagf.2025.07.027","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La transition de la sonde vers le sein est le passage d’une alimentation passive à l’aide d’une sonde gastrique à heure fixe à une alimentation active aux signes d’éveil du bébé avec une administration de compléments en plus des tétées. Le temps de cette période de transition pour cheminer vers une autonomie complète au sein est variable d’un bébé à l’autre. Les attentes doivent être réalistes car les tétées nutritives complètes sont un apprentissage long pour le bébé vulnérable en raison de sa fatigabilité, de ses brèves périodes d’éveil, de sa maturité et de son parcours médical.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Précocement et de façon continue, l’équipe accompagne les parents à observer le comportement de leur bébé pour évaluer sa capacité à téter au sein et pour lui proposer des stratégies individualisées dans cette étape importante.</div><div>L’observation conjointe des signes d’approche/de retrait pendant la tétée permet à la mère de s’adapter à l’observation de son bébé et de le soutenir dans sa progression au sein à l’aide d’un outil collaboratif : le tableau journalier d’alimentation.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>À chaque tétée, les parents, en collaboration avec le soignant, observent l’efficacité du transfert de lait et la stabilité physiologique du bébé avant, pendant et après la tétée ; ce partenariat « parents–soignants » nous guide pour déterminer ensemble la quantité des compléments à administrer au bébé sur sa sonde. On favorise précocement le rôle des parents dans l’administration des compléments sur la sonde.</div></div><div><h3>Impacts</h3><div>La pratique du peau à peau (PAP) optimise les compétences et la maturation du bébé pour s’alimenter de façon autonome. Elle augmente les éveils calmes, moments propices pour multiplier les expériences de tétées, et favorise une sortie plus précoce en allaitement exclusif pour le bébé vulnérable. Pendant cette étape de transition, le maintien de la production de lait (tétées<!--> <!-->+<!--> <!-->tire-lait) garantit la réussite du projet d’allaitement au sein avec une prise de poids optimale pour le bébé. L’équipe renforce le soutien aux mères et les encourage à noter sur l’outil collaboratif les quantités exprimées des 24<!--> <!-->heures.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’utilisation d’un outil collaboratif dans cette étape importante de transition de la sonde vers le sein permet aux parents d’être précocement acteurs de l’alimentation de leur bébé et renforce leurs connaissances et leur confiance. Pour le bébé vulnérable, encourager les tétées au sein est indissociable d’un environnement optimal, d’un bon soutien postural, de la pratique du PAP ainsi que de l’entretien de la lactation avec un tire-lait en plus des tétées.</div><div>C’est une période de « turbulences » pour les parents avec un enjeu important qui conditionne l’arrivée à la maison. Cette étape nécessite un soutien renforcé de la part de l’équipe soignant","PeriodicalId":35460,"journal":{"name":"Revue Sage - Femme","volume":"24 5","pages":"Page S13"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145099238","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
<div><h3>Introduction</h3><div>Le service de réanimation et de médecine néonatales et pédiatrie de l’hôpital de la Croix-Rousse accueille environ 700 nouveau-nés par an. Il est associé à une maternité réalisant environ 4000 naissances. La grossesse est une période de vulnérabilité pour le fœtus, avec des impacts à long terme sur la santé de l’enfant. L’exposition chronique aux polluants particulièrement pendant cette période et les effets sur la santé sont de plus en plus documentés scientifiquement. Nous avons répondu à un appel à projet « Perturbateurs endocriniens et établissements de santé » lancé par l’agence régionale de santé et proposé un projet de « chambre pédagogique ». Nous avons trois objectifs : sensibilisation : informer les futurs parents sur les risques environnementaux présents dans leur quotidien, tels que les perturbateurs endocriniens, les composés organiques volatils, etc. ; prévention : proposer des solutions concrètes pour réduire l’exposition de la famille, et en particulier de l’enfant à ces risques, en privilégiant des produits et des pratiques respectueux de l’environnement ; éducation : fournir des conseils pratiques sur l’aménagement de la chambre de bébé, le choix des produits (peintures, mobilier, textiles, etc.) et les bonnes habitudes à adopter.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>La chambre a été pensée comme un lieu accueillant, outil d’information et d’échanges sur les expositions aux polluants présents dans nos intérieurs, dans les produits et objets qui nous entourent. Nous avons recréé l’environnement d’une véritable chambre. La pièce a été entièrement rénovée avec des matériaux choisis selon les normes les plus strictes en termes de santé. L’équipe invite les participants à se réunir dans cette pièce afin d’échanger sur différents aspects de la vie de leur bébé : le choix des produits de puériculture (cosmétiques, textiles, jouets) ; l’aménagement de la chambre pour réduire l’exposition aux polluants ; l’alimentation, notamment l’allaitement maternel ; la qualité de l’air intérieur et l’aération des espaces de vie ; le couchage et la prévention de la mort inattendue du nouveau-né, et celle de la plagiocéphalie ; la prévention numérique avec des conseils pour limiter l’exposition aux écrans dès le plus jeune âge. Nous proposons un atelier par semaine aux parents du service de néonatalogie, quatre ateliers par mois aux femmes enceintes inscrites à la maternité et plusieurs ateliers par semaine aux futures mamans suivies en libéral. Les réunions de préparation à la sortie du service de néonatalogie sont également réalisées dans cette pièce.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Depuis début janvier 2025, nous avons accueilli 26 familles d’enfants prématurés et plus de 50 femmes enceintes. Les participants sont toujours très enthousiastes et contents d’apprendre à repérer les différents labels, d’entendre nos conseils, d’échanger avec d’autres parents. Nous leur montrons que l’on peut faire de
{"title":"Mise en place d’ateliers de sensibilisation aux polluants à destination des femmes enceintes et des jeunes parents","authors":"Blandine Pastor-Diez (infirmière puéricultrice), Claire-Marie Loys (PH), Mireille Sanchez (cadre de santé)","doi":"10.1016/j.sagf.2025.07.072","DOIUrl":"10.1016/j.sagf.2025.07.072","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le service de réanimation et de médecine néonatales et pédiatrie de l’hôpital de la Croix-Rousse accueille environ 700 nouveau-nés par an. Il est associé à une maternité réalisant environ 4000 naissances. La grossesse est une période de vulnérabilité pour le fœtus, avec des impacts à long terme sur la santé de l’enfant. L’exposition chronique aux polluants particulièrement pendant cette période et les effets sur la santé sont de plus en plus documentés scientifiquement. Nous avons répondu à un appel à projet « Perturbateurs endocriniens et établissements de santé » lancé par l’agence régionale de santé et proposé un projet de « chambre pédagogique ». Nous avons trois objectifs : sensibilisation : informer les futurs parents sur les risques environnementaux présents dans leur quotidien, tels que les perturbateurs endocriniens, les composés organiques volatils, etc. ; prévention : proposer des solutions concrètes pour réduire l’exposition de la famille, et en particulier de l’enfant à ces risques, en privilégiant des produits et des pratiques respectueux de l’environnement ; éducation : fournir des conseils pratiques sur l’aménagement de la chambre de bébé, le choix des produits (peintures, mobilier, textiles, etc.) et les bonnes habitudes à adopter.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>La chambre a été pensée comme un lieu accueillant, outil d’information et d’échanges sur les expositions aux polluants présents dans nos intérieurs, dans les produits et objets qui nous entourent. Nous avons recréé l’environnement d’une véritable chambre. La pièce a été entièrement rénovée avec des matériaux choisis selon les normes les plus strictes en termes de santé. L’équipe invite les participants à se réunir dans cette pièce afin d’échanger sur différents aspects de la vie de leur bébé : le choix des produits de puériculture (cosmétiques, textiles, jouets) ; l’aménagement de la chambre pour réduire l’exposition aux polluants ; l’alimentation, notamment l’allaitement maternel ; la qualité de l’air intérieur et l’aération des espaces de vie ; le couchage et la prévention de la mort inattendue du nouveau-né, et celle de la plagiocéphalie ; la prévention numérique avec des conseils pour limiter l’exposition aux écrans dès le plus jeune âge. Nous proposons un atelier par semaine aux parents du service de néonatalogie, quatre ateliers par mois aux femmes enceintes inscrites à la maternité et plusieurs ateliers par semaine aux futures mamans suivies en libéral. Les réunions de préparation à la sortie du service de néonatalogie sont également réalisées dans cette pièce.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Depuis début janvier 2025, nous avons accueilli 26 familles d’enfants prématurés et plus de 50 femmes enceintes. Les participants sont toujours très enthousiastes et contents d’apprendre à repérer les différents labels, d’entendre nos conseils, d’échanger avec d’autres parents. Nous leur montrons que l’on peut faire de ","PeriodicalId":35460,"journal":{"name":"Revue Sage - Femme","volume":"24 5","pages":"Page S37"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145099245","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-01DOI: 10.1016/j.sagf.2025.07.076
Annie-Joëlle Fortin (adjointe aux pratiques professionnelles), Chantale Tremblay (audiologiste), Line Pelletier (audiologiste)
<div><h3>Introduction</h3><div>La surdité néonatale est une déficience sensorielle invisible qui touche entre quatre et six nouveau-nés sur 1000. Sans dépistage, le diagnostic est souvent retardé jusqu’à l’âge de 2 ans. L’enfant a alors vécu une période de privation sensorielle pouvant entraîner des conséquences sur son développement langagier, cognitif et social. Le dépistage permet de détecter la surdité présente à la naissance, de manière à intervenir précocement pour en diminuer les conséquences. Le Québec accusant un retard dans la mise en place d’un programme de dépistage de la surdité comparativement aux autres provinces du Canada, le centre hospitalier universitaire Sainte-Justine (CHUSJ) a mis en place en 2008 un programme universel de dépistage au sein de ses unités de naissance et de néonatalogie. Fort de cette expérience, le CHUSJ a siégé au comité d’experts ayant permis de développer le cadre de référence du programme québécois de dépistage de la surdité chez les nouveau-nés (PQDSN), publié en 2012. Le CHUSJ a ensuite été mandaté par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec pour participer à une phase pilote d’application du programme puis a implanté le programme dans l’ensemble de ses établissements affiliés.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Le CHUSJ couvre un territoire qui comprend 23 établissements (centres hospitaliers et maisons de naissance) où 42 % des naissances répertoriées au Québec ont lieu chaque année. Les nouveau-nés qui ne réussissent pas le dépistage dans l’un des établissements du territoire doivent être référés au CHUSJ pour une évaluation diagnostique avant qu’ils aient atteint l’âge de 1 mois. Les étapes de confirmation diagnostique réalisées en collaboration par une audiologiste et un oto-rhino-laryngologiste doivent être complétées avant l’âge de 3 mois. L’enfant et sa famille sont ensuite dirigés vers des services de réadaptation afin que les interventions débutent avant l’âge de 6 mois. Le déficit cible du PQDSN est une surdité permanente bilatérale de degré au moins modéré (neurosensorielle ou conductive). Ce déficit touche un nouveau-né sur 1000. Le programme cible également le trouble du spectre de la neuropathie auditive (TSNA) chez les nouveau-nés qui présentent au moins un facteur de risque de surdité. L’ensemble des données recueillies dans le cadre du programme sont compilées dans une base de données provinciale pour le suivi et l’assurance qualité. Cette base de données sert également au transfert du dossier d’un nouveau-né d’un établissement à un autre.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Depuis le début du déploiement progressif du programme à l’échelle nationale en novembre 2013, plus de 1556 nouveau-nés de notre territoire ont été référés au CHUSJ pour une évaluation de leur audition. Le déficit cible a été identifié chez 122 d’entre eux. Les familles de ces nouveau-nés ont pu bénéficier d’un accompagnement leur permettant de prendre les décisions qui leur c
{"title":"Implication du CHU Sainte-Justine dans le programme québécois de dépistage de la surdité chez les nouveau-nés","authors":"Annie-Joëlle Fortin (adjointe aux pratiques professionnelles), Chantale Tremblay (audiologiste), Line Pelletier (audiologiste)","doi":"10.1016/j.sagf.2025.07.076","DOIUrl":"10.1016/j.sagf.2025.07.076","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La surdité néonatale est une déficience sensorielle invisible qui touche entre quatre et six nouveau-nés sur 1000. Sans dépistage, le diagnostic est souvent retardé jusqu’à l’âge de 2 ans. L’enfant a alors vécu une période de privation sensorielle pouvant entraîner des conséquences sur son développement langagier, cognitif et social. Le dépistage permet de détecter la surdité présente à la naissance, de manière à intervenir précocement pour en diminuer les conséquences. Le Québec accusant un retard dans la mise en place d’un programme de dépistage de la surdité comparativement aux autres provinces du Canada, le centre hospitalier universitaire Sainte-Justine (CHUSJ) a mis en place en 2008 un programme universel de dépistage au sein de ses unités de naissance et de néonatalogie. Fort de cette expérience, le CHUSJ a siégé au comité d’experts ayant permis de développer le cadre de référence du programme québécois de dépistage de la surdité chez les nouveau-nés (PQDSN), publié en 2012. Le CHUSJ a ensuite été mandaté par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec pour participer à une phase pilote d’application du programme puis a implanté le programme dans l’ensemble de ses établissements affiliés.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Le CHUSJ couvre un territoire qui comprend 23 établissements (centres hospitaliers et maisons de naissance) où 42 % des naissances répertoriées au Québec ont lieu chaque année. Les nouveau-nés qui ne réussissent pas le dépistage dans l’un des établissements du territoire doivent être référés au CHUSJ pour une évaluation diagnostique avant qu’ils aient atteint l’âge de 1 mois. Les étapes de confirmation diagnostique réalisées en collaboration par une audiologiste et un oto-rhino-laryngologiste doivent être complétées avant l’âge de 3 mois. L’enfant et sa famille sont ensuite dirigés vers des services de réadaptation afin que les interventions débutent avant l’âge de 6 mois. Le déficit cible du PQDSN est une surdité permanente bilatérale de degré au moins modéré (neurosensorielle ou conductive). Ce déficit touche un nouveau-né sur 1000. Le programme cible également le trouble du spectre de la neuropathie auditive (TSNA) chez les nouveau-nés qui présentent au moins un facteur de risque de surdité. L’ensemble des données recueillies dans le cadre du programme sont compilées dans une base de données provinciale pour le suivi et l’assurance qualité. Cette base de données sert également au transfert du dossier d’un nouveau-né d’un établissement à un autre.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Depuis le début du déploiement progressif du programme à l’échelle nationale en novembre 2013, plus de 1556 nouveau-nés de notre territoire ont été référés au CHUSJ pour une évaluation de leur audition. Le déficit cible a été identifié chez 122 d’entre eux. Les familles de ces nouveau-nés ont pu bénéficier d’un accompagnement leur permettant de prendre les décisions qui leur c","PeriodicalId":35460,"journal":{"name":"Revue Sage - Femme","volume":"24 5","pages":"Page S39"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145099287","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-01DOI: 10.1016/j.sagf.2025.07.089
Sophie Danel , Eliette Duvieilbourg
Introduction
Certains enfants porteurs d’une cardiopathie congénitale opérée vont présenter des troubles du neurodéveloppement (TND). Depuis l’instauration du programme de chirurgie cardiaque pédiatrique, un suivi neurodéveloppemental systématique a été mis en place, spécifiquement chez les enfants opérés avant l’âge de 1 an (facteur de risque principal de trouble du neurodéveloppement).
Matériels et méthodes
En postopératoire, selon l’évaluation neuropédiatrique clinique, l’électroencéphalogramme et parfois l’imagerie par résonance magnétique cérébrale. Deux parcours de soins neuro-cœur sont proposés aux patients. Le parcours A, l’évaluation du neurodéveloppement à des âges clés, s’effectue par un questionnaire parental (Ages and Stages Questionnaire) et un questionnaire à remplir par le pédiatre. Le parcours C concerne les enfants porteurs d’un syndrome génétique ou qui ont développé des complications neurologiques en postopératoire avec nécessité d’un suivi spécifique en centre d’action médico-sociale précoce.
Résultats
Deux cent quarante-neuf patients sont actuellement suivis dans ce parcours neuro-cœur. Afin de faciliter ce suivi, nous utilisons, depuis environ trois ans, une application numérique spécifique, pour récupérer les questionnaires parentaux et du médecin traitant. À ce jour, 92 patients sont suivis dans le parcours A, 56 ont un parcours B intermédiaire, et 60 sont dans le parcours C. Onze familles ne se sont jamais connectées.
Impacts
L’infirmière coordinatrice traite les données transmises, fait le lien avec les neuropédiatres et met en place des actions spécifiques selon les résultats des questionnaires (consultation de neuropédiatrie rapide, mise en place de kinésithérapie libérale, orthophonie, instauration d’un suivi en CAMSP, etc.).
Conclusions
Cette application permet d’améliorer la prise en charge globale des patients en simplifiant les échanges (moins de déplacements répétés à l’hôpital), le partage des données (dépistage de difficultés neurodéveloppementales). Elle permet le déclenchement de prises en charge spécifiques rapides et améliore ainsi la qualité de vie des enfants. L’infirmière diplômée d’État coordinatrice est un réel soutien pour les familles confrontées aux difficultés des TND.
{"title":"Rôle de l’infirmière diplômée d’État coordinatrice dans le suivi neurodéveloppemental des cardiopathies congénitales opérées grâce à une application sur smartphone","authors":"Sophie Danel , Eliette Duvieilbourg","doi":"10.1016/j.sagf.2025.07.089","DOIUrl":"10.1016/j.sagf.2025.07.089","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Certains enfants porteurs d’une cardiopathie congénitale opérée vont présenter des troubles du neurodéveloppement (TND). Depuis l’instauration du programme de chirurgie cardiaque pédiatrique, un suivi neurodéveloppemental systématique a été mis en place, spécifiquement chez les enfants opérés avant l’âge de 1 an (facteur de risque principal de trouble du neurodéveloppement).</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>En postopératoire, selon l’évaluation neuropédiatrique clinique, l’électroencéphalogramme et parfois l’imagerie par résonance magnétique cérébrale. Deux parcours de soins neuro-cœur sont proposés aux patients. Le parcours A, l’évaluation du neurodéveloppement à des âges clés, s’effectue par un questionnaire parental (Ages and Stages Questionnaire) et un questionnaire à remplir par le pédiatre. Le parcours C concerne les enfants porteurs d’un syndrome génétique ou qui ont développé des complications neurologiques en postopératoire avec nécessité d’un suivi spécifique en centre d’action médico-sociale précoce.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Deux cent quarante-neuf patients sont actuellement suivis dans ce parcours neuro-cœur. Afin de faciliter ce suivi, nous utilisons, depuis environ trois ans, une application numérique spécifique, pour récupérer les questionnaires parentaux et du médecin traitant. À ce jour, 92 patients sont suivis dans le parcours A, 56 ont un parcours B intermédiaire, et 60 sont dans le parcours C. Onze familles ne se sont jamais connectées.</div></div><div><h3>Impacts</h3><div>L’infirmière coordinatrice traite les données transmises, fait le lien avec les neuropédiatres et met en place des actions spécifiques selon les résultats des questionnaires (consultation de neuropédiatrie rapide, mise en place de kinésithérapie libérale, orthophonie, instauration d’un suivi en CAMSP, etc.).</div></div><div><h3>Conclusions</h3><div>Cette application permet d’améliorer la prise en charge globale des patients en simplifiant les échanges (moins de déplacements répétés à l’hôpital), le partage des données (dépistage de difficultés neurodéveloppementales). Elle permet le déclenchement de prises en charge spécifiques rapides et améliore ainsi la qualité de vie des enfants. L’infirmière diplômée d’État coordinatrice est un réel soutien pour les familles confrontées aux difficultés des TND.</div></div>","PeriodicalId":35460,"journal":{"name":"Revue Sage - Femme","volume":"24 5","pages":"Page S45"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145099294","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-01DOI: 10.1016/j.sagf.2025.07.048
Agnès Giuseppi (praticienne hospitalière), Frédérique Quetin (praticienne hospitalière), Charlotte Pathiaux (cadre de santé puéricultrice)
Introduction
L’atrésie de l’œsophage est une malformation congénitale rare qui entraîne une discontinuité de l’œsophage ; une chirurgie est nécessaire pour rétablir sa continuité. Dans les formes long gap, cette intervention est retardée de plusieurs semaines à plusieurs mois, imposant une alimentation par gastrostomie et une aspiration pharyngée continue. L’absence de stimulation orale prolongée favorise des troubles de l’oralité, impactant la succion-déglutition et la qualité de vie des enfants et des parents.
Le sham feeding a été introduit pour limiter ces complications en stimulant la sphère orale sans ingestion. Toutefois, cette technique reste peu répandue en raison des risques de fausses routes et d’un manque de formation des équipes. Depuis un an, l’unité des soins intensifs de néonatalogie a mis en place le sham feeding dans le service.
Le principe consiste à stimuler la sphère orale par la mise en bouche d’aliments qui ne seront finalement pas ingérés afin de préserver les réflexes de succion et de déglutition. En pratique, on fait téter l’enfant (lait maternel ou lait artificiel) tout en aspirant le lait en continu grâce à une sonde placée dans le cul-de-sac supérieur de l’œsophage.
Il s’agit d’expérimenter l’alimentation orale dans un but non nutritif. Le nourrisson apprend à se nourrir par voie orale, pendant qu’une sonde type Replogle® draine le lait qu’il vient d’ingérer. Ce lait est ensuite récupéré et passé immédiatement par voie entérale via la gastrostomie.
Cette mise en place s’est faite grâce à la collaboration des équipes médicales et paramédicales dans le but de réduire les troubles de l’oralité induits par la présence de sondes de type Replogle®, en place durant plusieurs semaines.
Matériels
Collecteur, Replogle®, aspiration murale, monitoring cardiaque, bouton de gastrostomie, matériel pour nutrition entérale.
Méthode
Récupération, grâce à la sonde Replogle®, du lait ingéré par voie orale pour le faire passer par le bouton de gastrostomie.
Résultats
Développement des capacités de succion et de déglutition ; compréhension pour le nourrisson de l’association alimentation orale-satiété ; mise en place du protocole dans le service.
Impacts
Favoriser l’oralité ; mise en place d’un allaitement maternel exclusif et prolongé ; stimulation de la croissance du cul-de-sac œsophagien supérieur facilitant le rétablissement ultérieur.
Conclusion
La création d’un groupe de travail représentant les différents centres permettra de réaliser un protocole national de prise en charge.
{"title":"Le sham feeding en néonatalogie dans l’atrésie de l’œsophage dite long gap non opérée","authors":"Agnès Giuseppi (praticienne hospitalière), Frédérique Quetin (praticienne hospitalière), Charlotte Pathiaux (cadre de santé puéricultrice)","doi":"10.1016/j.sagf.2025.07.048","DOIUrl":"10.1016/j.sagf.2025.07.048","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’atrésie de l’œsophage est une malformation congénitale rare qui entraîne une discontinuité de l’œsophage ; une chirurgie est nécessaire pour rétablir sa continuité. Dans les formes long gap, cette intervention est retardée de plusieurs semaines à plusieurs mois, imposant une alimentation par gastrostomie et une aspiration pharyngée continue. L’absence de stimulation orale prolongée favorise des troubles de l’oralité, impactant la succion-déglutition et la qualité de vie des enfants et des parents.</div><div>Le <em>sham feeding</em> a été introduit pour limiter ces complications en stimulant la sphère orale sans ingestion. Toutefois, cette technique reste peu répandue en raison des risques de fausses routes et d’un manque de formation des équipes. Depuis un an, l’unité des soins intensifs de néonatalogie a mis en place le <em>sham feeding</em> dans le service.</div><div>Le principe consiste à stimuler la sphère orale par la mise en bouche d’aliments qui ne seront finalement pas ingérés afin de préserver les réflexes de succion et de déglutition. En pratique, on fait téter l’enfant (lait maternel ou lait artificiel) tout en aspirant le lait en continu grâce à une sonde placée dans le cul-de-sac supérieur de l’œsophage.</div><div>Il s’agit d’expérimenter l’alimentation orale dans un but non nutritif. Le nourrisson apprend à se nourrir par voie orale, pendant qu’une sonde type Replogle® draine le lait qu’il vient d’ingérer. Ce lait est ensuite récupéré et passé immédiatement par voie entérale via la gastrostomie.</div><div>Cette mise en place s’est faite grâce à la collaboration des équipes médicales et paramédicales dans le but de réduire les troubles de l’oralité induits par la présence de sondes de type Replogle®, en place durant plusieurs semaines.</div></div><div><h3>Matériels</h3><div>Collecteur, Replogle®, aspiration murale, monitoring cardiaque, bouton de gastrostomie, matériel pour nutrition entérale.</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>Récupération, grâce à la sonde Replogle®, du lait ingéré par voie orale pour le faire passer par le bouton de gastrostomie.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Développement des capacités de succion et de déglutition ; compréhension pour le nourrisson de l’association alimentation orale-satiété ; mise en place du protocole dans le service.</div></div><div><h3>Impacts</h3><div>Favoriser l’oralité ; mise en place d’un allaitement maternel exclusif et prolongé ; stimulation de la croissance du cul-de-sac œsophagien supérieur facilitant le rétablissement ultérieur.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La création d’un groupe de travail représentant les différents centres permettra de réaliser un protocole national de prise en charge.</div></div>","PeriodicalId":35460,"journal":{"name":"Revue Sage - Femme","volume":"24 5","pages":"Page S24"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145098964","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-01DOI: 10.1016/j.sagf.2025.07.078
Laureen Le Goff (sage-femme)
<div><h3>Introduction</h3><div>De plus en plus d’études mettent en évidence des risques sanitaires liés à l’exposition de substances présentes dans nos environnements intérieurs. Ainsi, certains produits du quotidien sont suspectés de participer à l’apparition de maladies et de troubles de la santé (allergies, troubles respiratoires, diabète, troubles de la reproduction, cancers, etc.). Les futurs et nouveaux parents constituent le public cible des ateliers de santé environnementale. La grossesse et l’arrivée d’un enfant correspondent à une période cruciale de la vie, durant laquelle le besoin de construire un environnement sain devient primordial. Les ateliers de santé environnementale ont un but principal de prévention, visant à sensibiliser le public aux enjeux de santé liés à l’exposition quotidienne aux polluants de l’environnement. Ils accompagnent les participants vers des habitudes et des choix de consommation plus vertueux pour la santé et l’environnement. L’objectif est de présenter les résultats des ateliers de santé environnementale proposés au sein de la maternité ainsi que l’impact observé sur les participants.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Les ateliers de santé environnementale s’adressent aux femmes enceintes suivies ou hospitalisées à la maternité, aux nouvelles accouchées ainsi qu’aux conjoint(es) et professionnels de santé. Ils se déroulent en présentiel une fois par semaine, de 14<!--> <!-->h à 16<!--> <!-->h, en groupe. L’inscription se fait en ligne sur le site du centre hospitalier universitaire (CHU) ou auprès du personnel du service des consultations. L’atelier comprend plusieurs étapes : une partie théorique (lien entre santé et environnement), un tableau « plus sain »/« moins sain » (identification des polluants), un quiz ainsi qu’une partie pratique avec « la table des produits » (logos, alternatives). Les thèmes abordés incluent l’air intérieur, les cosmétiques, les produits ménagers/de bricolage, la cuisine/contenants alimentaires, les ondes et la puériculture. Avant l’atelier, un questionnaire est distribué afin de connaître le profil des participants, leurs attentes, et réaliser une autoévaluation de leurs connaissances en santé environnementale. Un autre questionnaire est distribué après l’atelier pour mesurer la satisfaction des participants, la réponse à leurs attentes, leurs connaissances ainsi que les changements qu’ils souhaitent mettre en place dans leurs pratiques.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>En 2022, 24 ateliers ont été réalisés, 29 en 2023 et 41 en 2024. Le nombre de participants a augmenté de manière significative, passant de 100 en 2022 à 149 en 2023, puis à 246 en 2024, représentant une hausse de 49 % entre 2022 et 2023, et de 65 % entre 2023 et 2024. La majorité sont des femmes enceintes primipares (83 %), avec un terme moyen de 32 semaines d’aménorrhée et un âge moyen de 34 ans. Les attentes des participantes se concentrent principalement sur l’obtention de conseils pr
{"title":"Sensibilisation à la santé environnementale : des ateliers de prévention pour améliorer la santé des futurs parents","authors":"Laureen Le Goff (sage-femme)","doi":"10.1016/j.sagf.2025.07.078","DOIUrl":"10.1016/j.sagf.2025.07.078","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>De plus en plus d’études mettent en évidence des risques sanitaires liés à l’exposition de substances présentes dans nos environnements intérieurs. Ainsi, certains produits du quotidien sont suspectés de participer à l’apparition de maladies et de troubles de la santé (allergies, troubles respiratoires, diabète, troubles de la reproduction, cancers, etc.). Les futurs et nouveaux parents constituent le public cible des ateliers de santé environnementale. La grossesse et l’arrivée d’un enfant correspondent à une période cruciale de la vie, durant laquelle le besoin de construire un environnement sain devient primordial. Les ateliers de santé environnementale ont un but principal de prévention, visant à sensibiliser le public aux enjeux de santé liés à l’exposition quotidienne aux polluants de l’environnement. Ils accompagnent les participants vers des habitudes et des choix de consommation plus vertueux pour la santé et l’environnement. L’objectif est de présenter les résultats des ateliers de santé environnementale proposés au sein de la maternité ainsi que l’impact observé sur les participants.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Les ateliers de santé environnementale s’adressent aux femmes enceintes suivies ou hospitalisées à la maternité, aux nouvelles accouchées ainsi qu’aux conjoint(es) et professionnels de santé. Ils se déroulent en présentiel une fois par semaine, de 14<!--> <!-->h à 16<!--> <!-->h, en groupe. L’inscription se fait en ligne sur le site du centre hospitalier universitaire (CHU) ou auprès du personnel du service des consultations. L’atelier comprend plusieurs étapes : une partie théorique (lien entre santé et environnement), un tableau « plus sain »/« moins sain » (identification des polluants), un quiz ainsi qu’une partie pratique avec « la table des produits » (logos, alternatives). Les thèmes abordés incluent l’air intérieur, les cosmétiques, les produits ménagers/de bricolage, la cuisine/contenants alimentaires, les ondes et la puériculture. Avant l’atelier, un questionnaire est distribué afin de connaître le profil des participants, leurs attentes, et réaliser une autoévaluation de leurs connaissances en santé environnementale. Un autre questionnaire est distribué après l’atelier pour mesurer la satisfaction des participants, la réponse à leurs attentes, leurs connaissances ainsi que les changements qu’ils souhaitent mettre en place dans leurs pratiques.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>En 2022, 24 ateliers ont été réalisés, 29 en 2023 et 41 en 2024. Le nombre de participants a augmenté de manière significative, passant de 100 en 2022 à 149 en 2023, puis à 246 en 2024, représentant une hausse de 49 % entre 2022 et 2023, et de 65 % entre 2023 et 2024. La majorité sont des femmes enceintes primipares (83 %), avec un terme moyen de 32 semaines d’aménorrhée et un âge moyen de 34 ans. Les attentes des participantes se concentrent principalement sur l’obtention de conseils pr","PeriodicalId":35460,"journal":{"name":"Revue Sage - Femme","volume":"24 5","pages":"Page S40"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145099289","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-09-01DOI: 10.1016/j.sagf.2025.07.088
Sara Atrassi (psychologue clinicienne)
Introduction
Les enfants avec un trouble du spectre de l’autisme (TSA) rencontrent souvent des difficultés dans leurs interactions sociales, ce qui peut impacter leur adaptation scolaire et familiale. Afin de favoriser leur inclusion et leur bien-être, des interventions spécifiques axées sur le développement des habiletés sociales sont mises en place. Cette présentation vise à partager l’expérience d’un atelier structuré au sein d’un service de pédopsychiatrie, en mettant en avant son organisation, ses outils et ses effets observés.
Matériels et méthodes
L’atelier s’est déroulé sous forme de séances collectives, alternant approches ludiques et mises en situation adaptées aux besoins des participants. Le programme a été conçu pour renforcer la communication, la reconnaissance des émotions et la gestion des interactions sociales. Des outils d’évaluation ont été utilisés pour mesurer l’évolution des compétences au fil des séances, en prenant en compte les retours des enfants et des professionnels impliqués.
Résultats
Les observations réalisées au cours de l’atelier ont mis en évidence des progrès dans plusieurs domaines, notamment une meilleure compréhension des émotions, une augmentation des interactions spontanées et une réduction des comportements d’évitement social. Les parents et les encadrants ont également noté des changements positifs dans le quotidien des enfants.
Impacts
L’amélioration des habiletés sociales contribue à une meilleure intégration des enfants dans leur environnement scolaire et familial. Ce type d’intervention peut ainsi servir de modèle pour d’autres structures travaillant auprès d’enfants avec TSA, en adaptant les contenus et les approches aux spécificités des participants.
Conclusion
L’atelier a permis de renforcer les compétences sociales des enfants tout en mettant en avant l’importance d’une approche structurée et interactive. À l’avenir, un suivi plus approfondi et l’adaptation de nouvelles stratégies pédagogiques pourraient enrichir ce type d’accompagnement.
{"title":"Atelier d’entraînement aux habiletés sociales pour enfants TSA : retour sur une expérience au service de pédopsychiatrie au CHUIS","authors":"Sara Atrassi (psychologue clinicienne)","doi":"10.1016/j.sagf.2025.07.088","DOIUrl":"10.1016/j.sagf.2025.07.088","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les enfants avec un trouble du spectre de l’autisme (TSA) rencontrent souvent des difficultés dans leurs interactions sociales, ce qui peut impacter leur adaptation scolaire et familiale. Afin de favoriser leur inclusion et leur bien-être, des interventions spécifiques axées sur le développement des habiletés sociales sont mises en place. Cette présentation vise à partager l’expérience d’un atelier structuré au sein d’un service de pédopsychiatrie, en mettant en avant son organisation, ses outils et ses effets observés.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>L’atelier s’est déroulé sous forme de séances collectives, alternant approches ludiques et mises en situation adaptées aux besoins des participants. Le programme a été conçu pour renforcer la communication, la reconnaissance des émotions et la gestion des interactions sociales. Des outils d’évaluation ont été utilisés pour mesurer l’évolution des compétences au fil des séances, en prenant en compte les retours des enfants et des professionnels impliqués.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les observations réalisées au cours de l’atelier ont mis en évidence des progrès dans plusieurs domaines, notamment une meilleure compréhension des émotions, une augmentation des interactions spontanées et une réduction des comportements d’évitement social. Les parents et les encadrants ont également noté des changements positifs dans le quotidien des enfants.</div></div><div><h3>Impacts</h3><div>L’amélioration des habiletés sociales contribue à une meilleure intégration des enfants dans leur environnement scolaire et familial. Ce type d’intervention peut ainsi servir de modèle pour d’autres structures travaillant auprès d’enfants avec TSA, en adaptant les contenus et les approches aux spécificités des participants.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’atelier a permis de renforcer les compétences sociales des enfants tout en mettant en avant l’importance d’une approche structurée et interactive. À l’avenir, un suivi plus approfondi et l’adaptation de nouvelles stratégies pédagogiques pourraient enrichir ce type d’accompagnement.</div></div>","PeriodicalId":35460,"journal":{"name":"Revue Sage - Femme","volume":"24 5","pages":"Page S45"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-09-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145098632","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}