En raison de l’augmentation notable des vasectomies en France [1], nous avons étudié les bases anatomiques nécessaires pour la réalisation de cette intervention sous anesthésie locale. L’objectif était de corréler les aspects anatomiques à la pratique chirurgicale afin d’optimiser le protocole anesthésique.
Matériels et méthodes
Nos travaux ont consisté en une revue de la littérature, l’observation de deux vasectomies en bloc opératoire, la dissection de cordons testiculaires et la réalisation de simulations sur spécimen anatomique.
Résultats
Innervation du scrotum et du cordon spermatique : le scrotum est innervé par des nerfs somatiques (le nerf ilio-inguinal, le rameau génital du nerf génito-fémoral, et le nerf périnéal superficiel) véhiculant des sensations conscientes et localisées. Le muscle crémaster partage cette innervation somatique. Le testicule et le conduit déférent, quant à eux, reçoivent une innervation végétative (plexus testiculaire et déférentiel), avec des voies sensitives semi-conscientes. L’exérèse du segment du conduit déférent peut donc provoquer une douleur diffuse, mais imprécise, attribuée à l’innervation végétative. L’optimisation de l’anesthésie locale peut être faite par : une injection sous-cutanée, entre le fascia spermatique externe et le fascia spermatique interne, essentielle pour bloquer les douleurs somatiques du scrotum et du crémaster. Une injection dans le fascia spermatique interne pourrait être nécessaire pour contrôler les douleurs végétatives liées au conduit déférent.
Conclusion
Nos travaux révèlent une méconnaissance anatomique partielle dans les techniques de vasectomie en France, conduisant à des variations dans les protocoles chirurgicaux et anesthésiques [2]. Une meilleure compréhension de l’innervation et une adaptation des techniques pourraient améliorer le confort des patients et réduire les complications postopératoires.
{"title":"Bases anatomiques de la vasectomie sous anesthésie locale","authors":"Elie Fontanier, Sacha Goni-Cola, Jérémy Hardy, Fabien Fredon, Sylvaine Durand-Fontanier","doi":"10.1016/j.morpho.2025.101033","DOIUrl":"10.1016/j.morpho.2025.101033","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>En raison de l’augmentation notable des vasectomies en France <span><span>[1]</span></span>, nous avons étudié les bases anatomiques nécessaires pour la réalisation de cette intervention sous anesthésie locale. L’objectif était de corréler les aspects anatomiques à la pratique chirurgicale afin d’optimiser le protocole anesthésique.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Nos travaux ont consisté en une revue de la littérature, l’observation de deux vasectomies en bloc opératoire, la dissection de cordons testiculaires et la réalisation de simulations sur spécimen anatomique.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Innervation du scrotum et du cordon spermatique : le scrotum est innervé par des nerfs somatiques (le nerf ilio-inguinal, le rameau génital du nerf génito-fémoral, et le nerf périnéal superficiel) véhiculant des sensations conscientes et localisées. Le muscle crémaster partage cette innervation somatique. Le testicule et le conduit déférent, quant à eux, reçoivent une innervation végétative (plexus testiculaire et déférentiel), avec des voies sensitives semi-conscientes. L’exérèse du segment du conduit déférent peut donc provoquer une douleur diffuse, mais imprécise, attribuée à l’innervation végétative. L’optimisation de l’anesthésie locale peut être faite par : une injection sous-cutanée, entre le fascia spermatique externe et le fascia spermatique interne, essentielle pour bloquer les douleurs somatiques du scrotum et du crémaster. Une injection dans le fascia spermatique interne pourrait être nécessaire pour contrôler les douleurs végétatives liées au conduit déférent.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Nos travaux révèlent une méconnaissance anatomique partielle dans les techniques de vasectomie en France, conduisant à des variations dans les protocoles chirurgicaux et anesthésiques <span><span>[2]</span></span>. Une meilleure compréhension de l’innervation et une adaptation des techniques pourraient améliorer le confort des patients et réduire les complications postopératoires.</div></div>","PeriodicalId":39316,"journal":{"name":"Morphologie","volume":"109 367","pages":"Article 101033"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145600604","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-26DOI: 10.1016/j.morpho.2025.100993
Grégoire d’Andréa , Damien Massalou , Olivier Camuzard , Nicolas Bronsard , Patrick Baqué
Objectif
Explorer l’avenir des anciens tuteurs d’anatomie, leur perception de l’impact que le programme de monitorat d’anatomie a eu sur eux, en termes de performance académique, de développement professionnel et personnel, de connaissances anatomiques à long terme, et leurs points de vue sur l’éthique du don du corps. Nous avons aussi comparé leurs résultats académiques à ceux de leurs pairs non-tuteurs en termes de classement à l’examen classant national (ECN/EDN).
Méthodes
Une enquête volontaire a été envoyée par courriel à tous les tuteurs d’anatomie de 2005 à 2024, via un questionnaire Google Forms comprenant des questions fermées et ouvertes sur quatre thèmes. Les données quantitatives ont été analysées de manière descriptive, tandis que les réponses qualitatives ont fait l’objet d’une analyse thématique. Un test de Wilcoxon a été effectué pour comparer les classements des anciens tuteurs par rapport à leurs pairs.
Résultats
Quarante-sept tuteurs sur 48 ont répondu. Les tuteurs ont fait état d’un impact positif du programme, notamment d’une amélioration des compétences techniques (100 %), du travail en équipe (97,9 %), de la communication (89,4 %) et des compétences organisationnelles (76,6 %), ainsi que d’une bonne rétention des connaissances anatomiques à long terme (85,7 %). La dissection sur des donneurs de corps a été jugée essentielle pour l’apprentissage de l’anatomie tout en façonnant des valeurs professionnelles et éthiques. Sur les 36 internes/spécialistes, 38,9 % se sont classés dans les 10 % supérieurs à l’ECN/EDN, avec un rang statistiquement plus élevé que leurs pairs (p = 0,0011), et 100 % ont obtenu la spécialité souhaitée.
Conclusion
Ces résultats suggèrent que ce programme a significativement amélioré les performances académiques des tuteurs, leurs compétences techniques, leur développement personnel et professionnel, et qu’il a été utile pour favoriser une perception positive de la dissection sur les donneurs de corps et a renforcé l’importance des connaissances anatomiques dans la pratique clinique.
{"title":"Point de vue des tuteurs sur l’impact de leur expérience de tutorat en anatomie et sur l’éthique du don de corps","authors":"Grégoire d’Andréa , Damien Massalou , Olivier Camuzard , Nicolas Bronsard , Patrick Baqué","doi":"10.1016/j.morpho.2025.100993","DOIUrl":"10.1016/j.morpho.2025.100993","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Explorer l’avenir des anciens tuteurs d’anatomie, leur perception de l’impact que le programme de monitorat d’anatomie a eu sur eux, en termes de performance académique, de développement professionnel et personnel, de connaissances anatomiques à long terme, et leurs points de vue sur l’éthique du don du corps. Nous avons aussi comparé leurs résultats académiques à ceux de leurs pairs non-tuteurs en termes de classement à l’examen classant national (ECN/EDN).</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Une enquête volontaire a été envoyée par courriel à tous les tuteurs d’anatomie de 2005 à 2024, via un questionnaire Google Forms comprenant des questions fermées et ouvertes sur quatre thèmes. Les données quantitatives ont été analysées de manière descriptive, tandis que les réponses qualitatives ont fait l’objet d’une analyse thématique. Un test de Wilcoxon a été effectué pour comparer les classements des anciens tuteurs par rapport à leurs pairs.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Quarante-sept tuteurs sur 48 ont répondu. Les tuteurs ont fait état d’un impact positif du programme, notamment d’une amélioration des compétences techniques (100 %), du travail en équipe (97,9 %), de la communication (89,4 %) et des compétences organisationnelles (76,6 %), ainsi que d’une bonne rétention des connaissances anatomiques à long terme (85,7 %). La dissection sur des donneurs de corps a été jugée essentielle pour l’apprentissage de l’anatomie tout en façonnant des valeurs professionnelles et éthiques. Sur les 36 internes/spécialistes, 38,9 % se sont classés dans les 10 % supérieurs à l’ECN/EDN, avec un rang statistiquement plus élevé que leurs pairs (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,0011), et 100 % ont obtenu la spécialité souhaitée.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Ces résultats suggèrent que ce programme a significativement amélioré les performances académiques des tuteurs, leurs compétences techniques, leur développement personnel et professionnel, et qu’il a été utile pour favoriser une perception positive de la dissection sur les donneurs de corps et a renforcé l’importance des connaissances anatomiques dans la pratique clinique.</div></div>","PeriodicalId":39316,"journal":{"name":"Morphologie","volume":"109 367","pages":"Article 100993"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145600299","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
La morphologie et l’histologie des métastases hépatiques a récemment suscité un regain d’intérêt notamment sur leur interface avec le foie sain [1]. Plusieurs phénotypes d’interface, appelés Histopathological Growth Patterns (HGPs) ont été décrits et ont une valeur pronostique de rechute et de survie [2]. Cependant, la classification des HGPs, réalisée sur coloration standard en hématoxyline – éosine (HE), s’avère difficile et chronophage et n’est pas réalisée en routine clinique. Notre groupe propose de mettre au point une classification automatique par intelligence artificielle (IA) des HGPs à partir d’un triple marquage chromogénique.
Matériels, patients et méthodes
Sur une cohorte de 163 patients pris en charge au Centre Georges-François Leclerc de Dijon entre 2000 et 2020, les HGPs ont été caractérisées sur les lames HE. Nous avons également réalisé un triple marquage chromogénique mettant en valeur les hépatocytes, les cellules tumorales coliques et les cellules d’origine mésenchymateuse composant notamment la fibrose péritumorale. Ce triple marquage a permis d’entrainer sur une cinquantaine de patients deux modèles de deep learning de classification des HGPs. L’efficacité de ces modèles a pu être évaluée d’une part en validation interne de notre cohorte et sur une cohorte indépendante de 184 patients pris en charge à l’Erasmus Hospital de Rotterdam.
Résultats
Les deux modèles de deep learning entrainés à partir des données morphologiques du triple marquage permettent de classer les HGPs avec une précision de 90 % sur notre série de validation interne. La validation sur la cohorte indépendante qualifie également les HGPs avec une précision de 90 %.
Conclusion
Notre technique de triple marquage et nos modèles de deep learning permettent de classer les HGPs avec une excellente précision. Ces résultats laissent entrevoir la possibilité de classifier prospectivement les HGPs en routine par notre technique et de leur envisager un rôle predictif de réponse à la chimiothérapie.
{"title":"Analyse de marquages multiplex chromogéniques par intelligence artificielle pour déterminer les Histological Growth Pattern des métastases hépatiques d’origine colorectale","authors":"Théo Fourrier , Léo Elola , Titouan Huppé , Silvia Ilié , David Rageot , Alis Ilié , Zhen Qian , Kees Verhoef , Dirk Grünhagen , Michail Doukas , Peter Vermeulen , Caroline Truntzer , Valentin Derangère","doi":"10.1016/j.morpho.2025.101047","DOIUrl":"10.1016/j.morpho.2025.101047","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction et objectifs</h3><div>La morphologie et l’histologie des métastases hépatiques a récemment suscité un regain d’intérêt notamment sur leur interface avec le foie sain <span><span>[1]</span></span>. Plusieurs phénotypes d’interface, appelés <em>Histopathological Growth Patterns</em> (HGPs) ont été décrits et ont une valeur pronostique de rechute et de survie <span><span>[2]</span></span>. Cependant, la classification des HGPs, réalisée sur coloration standard en hématoxyline – éosine (HE), s’avère difficile et chronophage et n’est pas réalisée en routine clinique. Notre groupe propose de mettre au point une classification automatique par intelligence artificielle (IA) des HGPs à partir d’un triple marquage chromogénique.</div></div><div><h3>Matériels, patients et méthodes</h3><div>Sur une cohorte de 163 patients pris en charge au Centre Georges-François Leclerc de Dijon entre 2000 et 2020, les HGPs ont été caractérisées sur les lames HE. Nous avons également réalisé un triple marquage chromogénique mettant en valeur les hépatocytes, les cellules tumorales coliques et les cellules d’origine mésenchymateuse composant notamment la fibrose péritumorale. Ce triple marquage a permis d’entrainer sur une cinquantaine de patients deux modèles de <em>deep learning</em> de classification des HGPs. L’efficacité de ces modèles a pu être évaluée d’une part en validation interne de notre cohorte et sur une cohorte indépendante de 184 patients pris en charge à l’Erasmus Hospital de Rotterdam.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les deux modèles de <em>deep learning</em> entrainés à partir des données morphologiques du triple marquage permettent de classer les HGPs avec une précision de 90 % sur notre série de validation interne. La validation sur la cohorte indépendante qualifie également les HGPs avec une précision de 90 %.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Notre technique de triple marquage et nos modèles de <em>deep learning</em> permettent de classer les HGPs avec une excellente précision. Ces résultats laissent entrevoir la possibilité de classifier prospectivement les HGPs en routine par notre technique et de leur envisager un rôle predictif de réponse à la chimiothérapie.</div></div>","PeriodicalId":39316,"journal":{"name":"Morphologie","volume":"109 367","pages":"Article 101047"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145600308","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-26DOI: 10.1016/j.morpho.2025.100983
Pauline Oger , Gaetan Pasinato , Éric Havet , Johann Peltier
Introduction
Le confluent des sinus (ou torcular) est classiquement décrit comme la réunion du sinus sagittal supérieur, du sinus droit, et parfois d’un sinus occipital, d’où s’évacue ensuite le flux sanguin par les sinus transverses. Il existe en réalité de nombreuses variations et leur identification est essentielle, notamment en chirurgie de la fosse postérieure afin de réduire les complications post-opératoires liées au sacrifice veineux [1].
Objectif
Proposer une description anatomique détaillée du confluent des sinus.
Matériels et méthodes
Des reconstructions tridimensionnelles ont été réalisées à partir de 80 IRM injectées au gadolinium sélectionnées. La configuration du confluent des sinus a été étudiée. Divers paramètres comme le diamètre des sinus transverses et le nombre de veines collatérales ont été observés ou mesurés.
Résultats
Au total, 16 formes différentes du confluent des sinus ont été observées. Les trois plus fréquentes étaient : le type 1 qui correspond à la description classique du confluent des sinus (25 %), le type 5 dans lequel le sinus droit se divise pour former les deux sinus transverses et le sinus sagittal supérieur est latéralisé à droite (18,75 %) et le type 2A où le sinus sagittal supérieur est latéralisé à droite et le sinus droit est médian (12,5 %). Le sinus occipital était visible chez 50 % des individus. Une asymétrie entre les deux sinus transverses était principalement retrouvée avec un sinus droit dominant (47,5 %).
Conclusion
La diversité morphologique du confluent des sinus met en évidence l’importance d’une étude préopératoire du réseau veineux cérébral pour la chirurgie de la fosse postérieure. Une attention particulière doit être portée aux variations susceptibles d’influencer le flux sanguin cérébral.
{"title":"Étude radio anatomique du confluent des sinus veineux du crâne en IRM","authors":"Pauline Oger , Gaetan Pasinato , Éric Havet , Johann Peltier","doi":"10.1016/j.morpho.2025.100983","DOIUrl":"10.1016/j.morpho.2025.100983","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le confluent des sinus (ou torcular) est classiquement décrit comme la réunion du sinus sagittal supérieur, du sinus droit, et parfois d’un sinus occipital, d’où s’évacue ensuite le flux sanguin par les sinus transverses. Il existe en réalité de nombreuses variations et leur identification est essentielle, notamment en chirurgie de la fosse postérieure afin de réduire les complications post-opératoires liées au sacrifice veineux <span><span>[1]</span></span>.</div></div><div><h3>Objectif</h3><div>Proposer une description anatomique détaillée du confluent des sinus.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Des reconstructions tridimensionnelles ont été réalisées à partir de 80 IRM injectées au gadolinium sélectionnées. La configuration du confluent des sinus a été étudiée. Divers paramètres comme le diamètre des sinus transverses et le nombre de veines collatérales ont été observés ou mesurés.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 16 formes différentes du confluent des sinus ont été observées. Les trois plus fréquentes étaient : le type 1 qui correspond à la description classique du confluent des sinus (25 %), le type 5 dans lequel le sinus droit se divise pour former les deux sinus transverses et le sinus sagittal supérieur est latéralisé à droite (18,75 %) et le type 2A où le sinus sagittal supérieur est latéralisé à droite et le sinus droit est médian (12,5 %). Le sinus occipital était visible chez 50 % des individus. Une asymétrie entre les deux sinus transverses était principalement retrouvée avec un sinus droit dominant (47,5 %).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La diversité morphologique du confluent des sinus met en évidence l’importance d’une étude préopératoire du réseau veineux cérébral pour la chirurgie de la fosse postérieure. Une attention particulière doit être portée aux variations susceptibles d’influencer le flux sanguin cérébral.</div></div>","PeriodicalId":39316,"journal":{"name":"Morphologie","volume":"109 367","pages":"Article 100983"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145600363","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Les syndromes neurologiques paranéoplasiques (SNP) sont des maladies auto-immunes rares déclenchées par la présence d’un cancer. L’auto-immunité est dirigée contre des protéines, appelées antigènes onco-neuronaux, exprimées à la fois par la tumeur et le système nerveux, et ciblées par des auto-anticorps caractéristiques de chaque SNP [1]. Les mécanismes de rupture de tolérance immunitaire conduisant à l’attaque immunitaire dirigée contre le système nerveux commencent à être mieux compris. Chaque syndrome est associé spécifiquement à un sous-type histo-moléculaire tumoral, suggérant un lien entre l’immunogenèse du SNP et l’oncogenèse [2], [3]. La seule expression de l’antigène onconeural par ces tumeurs est insuffisante pour expliquer la rupture de tolérance immunitaire. Dans certaines tumeurs associées à un SNP, des altérations spécifiques de l’antigène ont été identifiées : mutations, variation du nombre de copies du gène et surexpression du transcrit et de la protéine [2], [4]. Mais dans d’autres SNP, aucune altération moléculaire des antigènes onconeuraux n’a été montrée. D’autres mécanismes de néo-angiogénèse sont donc probablement impliqués [5]. Les cancers associés à un SNP sont également caractérisés par une fréquence élevée de métastases ganglionnaires au moment du diagnostic. Cette propension à la dissémination ganglionnaire précoce contraste avec la présence au niveau du site tumoral primaire d’une réaction immunitaire anti-tumorale particulièrement intense. Celle-ci est caractérisée par une prédominance de lymphocytes B et de plasmocytes sécrétant des immunoglobulines, notamment les autoanticorps caractéristiques du SNP [2], [3], [4], [5]. Les mécanismes conduisant à une telle organisation de la réponse immune anti-tumorale ne sont pas élucidés. À l’ère des immunothérapies anticancéreuses, cette compréhension des facteurs impliqués dans l’auto-immunité paranéoplasique parait utile pour personnaliser l’indication de traitement par inhibiteurs de point de contrôle immunitaire.
{"title":"Mécanismes de levée de tolérance immunitaire dans les syndromes neurologiques paranéoplasiques","authors":"Virginie Desestret , Valentin Wucher , Jérôme Honnorat , Elise Peter","doi":"10.1016/j.morpho.2025.100987","DOIUrl":"10.1016/j.morpho.2025.100987","url":null,"abstract":"<div><div>Les syndromes neurologiques paranéoplasiques (SNP) sont des maladies auto-immunes rares déclenchées par la présence d’un cancer. L’auto-immunité est dirigée contre des protéines, appelées antigènes onco-neuronaux, exprimées à la fois par la tumeur et le système nerveux, et ciblées par des auto-anticorps caractéristiques de chaque SNP <span><span>[1]</span></span>. Les mécanismes de rupture de tolérance immunitaire conduisant à l’attaque immunitaire dirigée contre le système nerveux commencent à être mieux compris. Chaque syndrome est associé spécifiquement à un sous-type histo-moléculaire tumoral, suggérant un lien entre l’immunogenèse du SNP et l’oncogenèse <span><span>[2]</span></span>, <span><span>[3]</span></span>. La seule expression de l’antigène onconeural par ces tumeurs est insuffisante pour expliquer la rupture de tolérance immunitaire. Dans certaines tumeurs associées à un SNP, des altérations spécifiques de l’antigène ont été identifiées : mutations, variation du nombre de copies du gène et surexpression du transcrit et de la protéine <span><span>[2]</span></span>, <span><span>[4]</span></span>. Mais dans d’autres SNP, aucune altération moléculaire des antigènes onconeuraux n’a été montrée. D’autres mécanismes de néo-angiogénèse sont donc probablement impliqués <span><span>[5]</span></span>. Les cancers associés à un SNP sont également caractérisés par une fréquence élevée de métastases ganglionnaires au moment du diagnostic. Cette propension à la dissémination ganglionnaire précoce contraste avec la présence au niveau du site tumoral primaire d’une réaction immunitaire anti-tumorale particulièrement intense. Celle-ci est caractérisée par une prédominance de lymphocytes B et de plasmocytes sécrétant des immunoglobulines, notamment les autoanticorps caractéristiques du SNP <span><span>[2]</span></span>, <span><span>[3]</span></span>, <span><span>[4]</span></span>, <span><span>[5]</span></span>. Les mécanismes conduisant à une telle organisation de la réponse immune anti-tumorale ne sont pas élucidés. À l’ère des immunothérapies anticancéreuses, cette compréhension des facteurs impliqués dans l’auto-immunité paranéoplasique parait utile pour personnaliser l’indication de traitement par inhibiteurs de point de contrôle immunitaire.</div></div>","PeriodicalId":39316,"journal":{"name":"Morphologie","volume":"109 367","pages":"Article 100987"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145600370","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
La branche infrapatellaire du nerf saphène (BIPNS) joue un rôle clé dans l’innervation cutanée de la face antérieure du genou et est fréquemment impliquée dans les douleurs postopératoires aiguës et chroniques. En raison de sa grande variabilité topographique, une localisation précise de ce nerf est indispensable pour optimiser les blocs nerveux et limiter les risques de lésions iatrogènes.
Objectif
Évaluer la faisabilité de deux techniques distales de bloc sélectif de la BIPNS sous guidage échographique, afin de tenir compte de la variabilité interindividuelle.
Matériels et méthodes
Des dissections anatomiques plan par plan de deux membres inférieurs appariés et l’analyse de coupes transversales d’un troisième membre ont permis de cartographier le trajet de la BIPNS et ses rapports anatomiques avec le muscle sartorius. À partir de ces données, deux approches distales sous guidage échographique ont été proposées : une approche parapatellaire médiale proximale au niveau du bord supérieur de la patella et une approche parapatellaire médiale distale près du condyle fémoral médial. Des injections échoguidées (de 0,1 à 0,3 mL) ont été réalisées sur quatre membres inférieurs, suivies d’une validation anatomique par dissection.
Résultats
La BIPNS a pu être identifiée de manière constante sous la forme d’une structure en nid d’abeille, située dans un compartiment fascial distinct. Les deux approches proposées ont permis une localisation précise du nerf, avec une diffusion observée suggérant l’existence d’un compartiment spécifique adapté au bloc sélectif. La combinaison de l’imagerie échographique et des validations anatomiques a permis de contourner les variations topographiques liées aux rapports du nerf avec le muscle sartorius.
Discussion et conclusion
Les blocs distaux échoguidés de la BIPNS apparaissent prometteurs pour la prise en charge des douleurs du genou, en permettant une analgésie ciblée tout en préservant la fonction musculaire. Des études complémentaires sont nécessaires pour valider ces techniques et affiner les protocoles d’injection en pratique clinique.
{"title":"Bases anatomiques des blocs sélectifs distaux de la branche infrapatellaire du nerf saphène","authors":"Matthias Herteleer , Nathan Roussel , Lucie Deroubaix , Antoine Drizenko , Xavier Demondion","doi":"10.1016/j.morpho.2025.101004","DOIUrl":"10.1016/j.morpho.2025.101004","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La branche infrapatellaire du nerf saphène (BIPNS) joue un rôle clé dans l’innervation cutanée de la face antérieure du genou et est fréquemment impliquée dans les douleurs postopératoires aiguës et chroniques. En raison de sa grande variabilité topographique, une localisation précise de ce nerf est indispensable pour optimiser les blocs nerveux et limiter les risques de lésions iatrogènes.</div></div><div><h3>Objectif</h3><div>Évaluer la faisabilité de deux techniques distales de bloc sélectif de la BIPNS sous guidage échographique, afin de tenir compte de la variabilité interindividuelle.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Des dissections anatomiques plan par plan de deux membres inférieurs appariés et l’analyse de coupes transversales d’un troisième membre ont permis de cartographier le trajet de la BIPNS et ses rapports anatomiques avec le muscle sartorius. À partir de ces données, deux approches distales sous guidage échographique ont été proposées : une approche parapatellaire médiale proximale au niveau du bord supérieur de la patella et une approche parapatellaire médiale distale près du condyle fémoral médial. Des injections échoguidées (de 0,1 à 0,3<!--> <!-->mL) ont été réalisées sur quatre membres inférieurs, suivies d’une validation anatomique par dissection.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La BIPNS a pu être identifiée de manière constante sous la forme d’une structure en nid d’abeille, située dans un compartiment fascial distinct. Les deux approches proposées ont permis une localisation précise du nerf, avec une diffusion observée suggérant l’existence d’un compartiment spécifique adapté au bloc sélectif. La combinaison de l’imagerie échographique et des validations anatomiques a permis de contourner les variations topographiques liées aux rapports du nerf avec le muscle sartorius.</div></div><div><h3>Discussion et conclusion</h3><div>Les blocs distaux échoguidés de la BIPNS apparaissent prometteurs pour la prise en charge des douleurs du genou, en permettant une analgésie ciblée tout en préservant la fonction musculaire. Des études complémentaires sont nécessaires pour valider ces techniques et affiner les protocoles d’injection en pratique clinique.</div></div>","PeriodicalId":39316,"journal":{"name":"Morphologie","volume":"109 367","pages":"Article 101004"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145600440","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-26DOI: 10.1016/j.morpho.2025.101017
Ananivi Sogan , Hounake M. Afanvi , Christel M. Laleye , Yaovi E. James , M.Y. Esperance Broalet , Amegnona Agbonon , M. Gervais Hounnou
Introduction et objectif
L’aulacode est un modèle animal de plus en plus utilisé dans les recherches fondamentales. Depuis lors plusieurs études ont été réalisées sur ses différentes structures anatomiques [1], [2], [3], [4]. Dans le but de compléter la connaissance de l’anatomie de ce modèle animal ; nous étudions à travail ce travail ses artères coronaires.
Matériels et méthodes
Il s’est agi d’une étude préliminaire et descriptive portant sur les artères coronaires de quatre aulacodes adultes. Après leur avoir injecté de la calciparine ; et sous anesthésie générale à base de kétamine, un volet thoracoabdominale a été réalisé ; l’exsanguination a été faite en ponctionnant l’aorte ascendante. On a procédé ensuite à la dissection et l’extraction du cœur avec les moignons de ses gros vaisseaux de la base, de la cavité thoracique. Après lavage des cavités cardiaques et des moignons vasculaires, on met en évidence à la base de l’aorte ascendant les orifices des artères coronaires. Le lavage et l’injection des artères coronaires au latex ont été effectués par cathétérisme direct de leur orifice. La description des trajets et principales branches a été faite par observation directe.
Résultats
Les deux artères coronaires naissent à la base de l’aorte en position antérieure gauche et droite respectivement. La coronaire gauche se termine en donnant deux branches, l’artère circonflexe et l’artère interventriculaire ventrale ; l’artère marginale gauche naît de l’artère interventriculaire ventrale. L’artère coronaire droite, dès son origine donne une branche pour le nœud sinu-atrial, une branche infundibulaire et l’artère marginale droite. Puis elle passe dans le sillon atrioventriculaire droit pour se terminer à la face dorsale du cœur en donnant l’artère interventriculaire dorsale.
Conclusion
Les résultats préliminaires de cette étude peuvent être déjà utilisés dans la réalisation d’un modèle d’ischémie dans un territoire myocardique de l’aulacode. Une étude ultérieure avec corrosion permettra de décrire la distribution complète des artères coronaires de l’aulacode.
{"title":"Étude anatomique des artères coronaires de l’aulacode (Thryonomys swindérianus, TEMMINCK 1827)","authors":"Ananivi Sogan , Hounake M. Afanvi , Christel M. Laleye , Yaovi E. James , M.Y. Esperance Broalet , Amegnona Agbonon , M. Gervais Hounnou","doi":"10.1016/j.morpho.2025.101017","DOIUrl":"10.1016/j.morpho.2025.101017","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction et objectif</h3><div>L’aulacode est un modèle animal de plus en plus utilisé dans les recherches fondamentales. Depuis lors plusieurs études ont été réalisées sur ses différentes structures anatomiques <span><span>[1]</span></span>, <span><span>[2]</span></span>, <span><span>[3]</span></span>, <span><span>[4]</span></span>. Dans le but de compléter la connaissance de l’anatomie de ce modèle animal ; nous étudions à travail ce travail ses artères coronaires.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Il s’est agi d’une étude préliminaire et descriptive portant sur les artères coronaires de quatre aulacodes adultes. Après leur avoir injecté de la calciparine ; et sous anesthésie générale à base de kétamine, un volet thoracoabdominale a été réalisé ; l’exsanguination a été faite en ponctionnant l’aorte ascendante. On a procédé ensuite à la dissection et l’extraction du cœur avec les moignons de ses gros vaisseaux de la base, de la cavité thoracique. Après lavage des cavités cardiaques et des moignons vasculaires, on met en évidence à la base de l’aorte ascendant les orifices des artères coronaires. Le lavage et l’injection des artères coronaires au latex ont été effectués par cathétérisme direct de leur orifice. La description des trajets et principales branches a été faite par observation directe.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les deux artères coronaires naissent à la base de l’aorte en position antérieure gauche et droite respectivement. La coronaire gauche se termine en donnant deux branches, l’artère circonflexe et l’artère interventriculaire ventrale ; l’artère marginale gauche naît de l’artère interventriculaire ventrale. L’artère coronaire droite, dès son origine donne une branche pour le nœud sinu-atrial, une branche infundibulaire et l’artère marginale droite. Puis elle passe dans le sillon atrioventriculaire droit pour se terminer à la face dorsale du cœur en donnant l’artère interventriculaire dorsale.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Les résultats préliminaires de cette étude peuvent être déjà utilisés dans la réalisation d’un modèle d’ischémie dans un territoire myocardique de l’aulacode. Une étude ultérieure avec corrosion permettra de décrire la distribution complète des artères coronaires de l’aulacode.</div></div>","PeriodicalId":39316,"journal":{"name":"Morphologie","volume":"109 367","pages":"Article 101017"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145600493","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-26DOI: 10.1016/j.morpho.2025.101026
Abdulrahman Alblowi , Sergueï Malikov , Manuela Perez , Marc Braun , Nicla Settembre
Introduction
Le muscle droit de l’abdomen (MDA) trouve son application dans diverses spécialités chirurgicales. Il est innervé par les nerfs thoracolombaires (T7 à T11) [1], [2]. Aucune donné consensuelle n’existe sur les points de pénétration précis de ces nerfs dans le MDA ni sur leur trajectoire à travers les fascias [3], [4]. Les connaissances approfondies de l’anatomie et de l’innervation du MDA peuvent améliorer les résultats chirurgicaux et réduire les lésions nerveuses. Cette étude vise à étudier la trajectoire des nerfs dans le MDA et à identifier leurs points de pénétration pour minimiser les risques de lésions nerveuses pendant les interventions.
Méthodes
Douze dissections ont été réalisées sur des cadavres frais. Une incision sur la ligne médiane et pararectale a été préférée pour identifier les nerfs traversant la gaine du MDA et déterminer leur trajectoire et leurs points de pénétration. Le MDA a été divisé en trois zones : tiers latéral, médial et interne.
Résultats
Les nerfs intercostaux 7 à 12 perçaient la surface postérieure du MDA à différentes zones. Le 7e nerf perçait le sommet du triangle du MDA. Les nerfs 8 et 9 perçaient le muscle dans la zone latéral. Le 10e nerf perçait la zone latérale dans 10 dissections et la zone médial dans 2 dissections. Le 11e nerf perçait la zone latérale dans 8 dissections et la zone médiale dans 3 dissections. Le 12e nerf perçait la zone du tiers latéral dans 11 dissections et la zone médial dans un cas. Aucun des nerfs ne perçait la zone interne.
Conclusion
Le MDA est innervé par les nerfs thoracolombaires et le 12e nerf, principalement dans le tiers latéral. Préserver cette zone pendant les interventions chirurgicales pourrait prévenir les lésions nerveuses et la dénervation du MDA. Nous proposons les zones de sécurité pour les voies d’abords qu’est dans le tiers médian de MDA.
{"title":"Étude anatomique de l’innervation du muscle droit de l’abdomen","authors":"Abdulrahman Alblowi , Sergueï Malikov , Manuela Perez , Marc Braun , Nicla Settembre","doi":"10.1016/j.morpho.2025.101026","DOIUrl":"10.1016/j.morpho.2025.101026","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le muscle droit de l’abdomen (MDA) trouve son application dans diverses spécialités chirurgicales. Il est innervé par les nerfs thoracolombaires (T7 à T11) <span><span>[1]</span></span>, <span><span>[2]</span></span>. Aucune donné consensuelle n’existe sur les points de pénétration précis de ces nerfs dans le MDA ni sur leur trajectoire à travers les fascias <span><span>[3]</span></span>, <span><span>[4]</span></span>. Les connaissances approfondies de l’anatomie et de l’innervation du MDA peuvent améliorer les résultats chirurgicaux et réduire les lésions nerveuses. Cette étude vise à étudier la trajectoire des nerfs dans le MDA et à identifier leurs points de pénétration pour minimiser les risques de lésions nerveuses pendant les interventions.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Douze dissections ont été réalisées sur des cadavres frais. Une incision sur la ligne médiane et pararectale a été préférée pour identifier les nerfs traversant la gaine du MDA et déterminer leur trajectoire et leurs points de pénétration. Le MDA a été divisé en trois zones : tiers latéral, médial et interne.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les nerfs intercostaux 7 à 12 perçaient la surface postérieure du MDA à différentes zones. Le 7<sup>e</sup> nerf perçait le sommet du triangle du MDA. Les nerfs 8 et 9 perçaient le muscle dans la zone latéral. Le 10<sup>e</sup> nerf perçait la zone latérale dans 10 dissections et la zone médial dans 2 dissections. Le 11<sup>e</sup> nerf perçait la zone latérale dans 8 dissections et la zone médiale dans 3 dissections. Le 12<sup>e</sup> nerf perçait la zone du tiers latéral dans 11 dissections et la zone médial dans un cas. Aucun des nerfs ne perçait la zone interne.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Le MDA est innervé par les nerfs thoracolombaires et le 12<sup>e</sup> nerf, principalement dans le tiers latéral. Préserver cette zone pendant les interventions chirurgicales pourrait prévenir les lésions nerveuses et la dénervation du MDA. Nous proposons les zones de sécurité pour les voies d’abords qu’est dans le tiers médian de MDA.</div></div>","PeriodicalId":39316,"journal":{"name":"Morphologie","volume":"109 367","pages":"Article 101026"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145600553","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Le syndrome du défilé cervico-thoraco-brachial (SDCTB) est une pathologie de diagnostic difficile, composé de divers éléments cliniques et radiologiques. Il n’existe pas pour l’instant d’examen complémentaire gold-standard ou de test clinique pathognomonique, ce qui peut occasionner une errance diagnostique pour le patient et une prise en charge plus difficile. C’est pourquoi des critères objectifs de diagnostic sont nécessaires. Ce travail a pour principal objectif d’évaluer la variation de volume des trois compartiments anatomiques en scanner, en comparant le côté atteint au côté sain auprès de chaque sujet. L’hypothèse est qu’il existe une différence significative entre les côtés sain et atteint, permettant ainsi de poser le diagnostic.
Matériels et méthodes
L’analyse a été réalisée auprès de 20 sujets pris en charge au service d’imagerie Guilloz au CHRU de Nancy dans le cadre d’un syndrome du défilé thoraco-brachial ou sa suspicion au cours de l’année 2022. Diverses mesures des espaces interscaléniques et costo-claviculaire ont été réalisées à partir d’angioscanners dynamiques. L’acquisition a comporté 8 volumes au cours d’une manoeuvre de provocation des symptômes. Une comparaison a été réalisée entre les côtés atteints et les côtés sains en calculant les valeurs maximale, minimale, moyenne et l’écart-type de chaque mesure grâce au test de Wilcoxon–Mann–Whitney. Des courbes ROC ont été réalisées pour compléter l’analyse.
Résultats
Les mesures costo-claviculaires suivantes présentent une différence significative : MSCK1max (p = 0,03), DistCCMaxmin (p = 0,03), MSCK1σ (p = 0,03), DistCCMaxmoy (p = 0,03) et DistCCMinmin (p = 0,05). La surface sous la courbe ROC variait entre 0,59 et 0,74 pour les mesures analysées.
Discussion
Les résultats soulignent l’importance de l’aspect dynamique du protocole d’imagerie réalisé, avec un accord avec les données de la littérature (surtout pour l’espace costo-claviculaire). Ils restent toutefois complexes, notamment au niveau de l’espace interscalénique, et font poser la question d’un éventuel score composite.
{"title":"Étude des variations anatomiques de compression du paquet vasculonerveux : analyse scanographique de patients présentant une suspicion clinique d’atteinte du syndrome du défilé cervicothoracobrachial","authors":"Bouchra Assabah , Gabriela Hossu , Karyna Isaieva , Romain Gillet , Pedro Gondim-Teixeira","doi":"10.1016/j.morpho.2025.101002","DOIUrl":"10.1016/j.morpho.2025.101002","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le syndrome du défilé cervico-thoraco-brachial (SDCTB) est une pathologie de diagnostic difficile, composé de divers éléments cliniques et radiologiques. Il n’existe pas pour l’instant d’examen complémentaire <em>gold-standard</em> ou de test clinique pathognomonique, ce qui peut occasionner une errance diagnostique pour le patient et une prise en charge plus difficile. C’est pourquoi des critères objectifs de diagnostic sont nécessaires. Ce travail a pour principal objectif d’évaluer la variation de volume des trois compartiments anatomiques en scanner, en comparant le côté atteint au côté sain auprès de chaque sujet. L’hypothèse est qu’il existe une différence significative entre les côtés sain et atteint, permettant ainsi de poser le diagnostic.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>L’analyse a été réalisée auprès de 20 sujets pris en charge au service d’imagerie Guilloz au CHRU de Nancy dans le cadre d’un syndrome du défilé thoraco-brachial ou sa suspicion au cours de l’année 2022. Diverses mesures des espaces interscaléniques et costo-claviculaire ont été réalisées à partir d’angioscanners dynamiques. L’acquisition a comporté 8 volumes au cours d’une manoeuvre de provocation des symptômes. Une comparaison a été réalisée entre les côtés atteints et les côtés sains en calculant les valeurs maximale, minimale, moyenne et l’écart-type de chaque mesure grâce au test de Wilcoxon–Mann–Whitney. Des courbes ROC ont été réalisées pour compléter l’analyse.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les mesures costo-claviculaires suivantes présentent une différence significative : MSCK1<sub>max</sub> (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,03), DistCCMax<sub>min</sub> (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,03), MSCK1<sub>σ</sub> (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,03), DistCCMax<sub>moy</sub> (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,03) et DistCCMin<sub>min</sub> (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,05). La surface sous la courbe ROC variait entre 0,59 et 0,74 pour les mesures analysées.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Les résultats soulignent l’importance de l’aspect dynamique du protocole d’imagerie réalisé, avec un accord avec les données de la littérature (surtout pour l’espace costo-claviculaire). Ils restent toutefois complexes, notamment au niveau de l’espace interscalénique, et font poser la question d’un éventuel score composite.</div></div>","PeriodicalId":39316,"journal":{"name":"Morphologie","volume":"109 367","pages":"Article 101002"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145600423","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-26DOI: 10.1016/j.morpho.2025.101014
Martin Lhuaire , Geoffroy Noel , Vincent Hunsinger , Ignacio Garrido , Mohamed Derder , Peter Abrahams , Vincent Delmas , Christian Fontaine , Bertrand Tavitian , Olivier Clement , Laurent Lantieri
Objectif
Depuis le XIXe siècle et la controverse scientifique opposant Regolo Lippi et Vincent Fohmann sur l’existence d’anastomoses lymphaticoveineuses périphériques, peu de preuves anatomiques ont été apportées pour confirmer leur réalité [1], [2], [3], [4], [5]. L’essor de la chirurgie lymphatique ces dernières décennies et l’avènement de l’angiographie peropératoire au vert d’indocyanine offrent de nouvelles perspectives pour explorer la vascularisation lymphatique et ses éventuelles connexions avec le système veineux. L’objectif de cette étude était de décrire l’anatomie fonctionnelle du drainage lymphatique cutané du lymphocentre inguinofémoral en s’appuyant sur des données d’angiographies au vert d’indocyanine peropératoires.
Matériels et méthodes
L’étude repose sur l’analyse d’imageries dynamiques peropératoires (Fluobeam LM, Fluoptics, Getinge, Stockholm, Sweden) obtenues par angiographie au vert d’indocyanine (Serb phamaceuticals, Paris, France) lors de prélèvements microchirurgicaux de lambeaux perforants Superficial Circumflex Iliac Perforator (SCIP), libres ou pédiculés.
Résultats
Après l’injection sous-cutanée du vert d’indocyanine, un signal infrarouge est apparu rapidement (< 3 min) au niveau de la veine circonflexe iliaque superficielle, principale veine de drainage du lambeau. Dans un second temps, un signal plus tardif (> 10 min) a été observé au niveau des lymphonœuds inguinaux superficiels, suivi d’un passage du vert d’indocyanine dans la veine de drainage des lymphonœuds avec l’observation d’un flux intermittent, rejoignant la crosse de la grande veine saphène et le flux veineux de la veine fémorale.
Conclusion
Ces observations suggèrent un passage précoce du vert d’indocyanine dans la veine de drainage du lambeau, suivi d’un drainage lymphatique via les voies afférentes des lymphonœuds, et enfin d’un passage plus tardif du signal infrarouge du lymphonœud vers sa veine de drainage, laquelle se jette dans la grande veine saphène. Ces résultats renforcent l’hypothèse de l’existence d’anastomoses lymphaticoveineuses périphériques, bien que leur localisation anatomique exacte reste à préciser. L’angiographie peropératoire au vert d’indocyanine s’impose ainsi comme un outil pertinent pour l’étude de la physiologie lymphatique.
{"title":"Anatomie fonctionnelle du drainage lymphatique cutané inguinofémoral : apport de l’angiographie peropératoire au vert d’indocyanine","authors":"Martin Lhuaire , Geoffroy Noel , Vincent Hunsinger , Ignacio Garrido , Mohamed Derder , Peter Abrahams , Vincent Delmas , Christian Fontaine , Bertrand Tavitian , Olivier Clement , Laurent Lantieri","doi":"10.1016/j.morpho.2025.101014","DOIUrl":"10.1016/j.morpho.2025.101014","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Depuis le XIX<sup>e</sup> siècle et la controverse scientifique opposant Regolo Lippi et Vincent Fohmann sur l’existence d’anastomoses lymphaticoveineuses périphériques, peu de preuves anatomiques ont été apportées pour confirmer leur réalité <span><span>[1]</span></span>, <span><span>[2]</span></span>, <span><span>[3]</span></span>, <span><span>[4]</span></span>, <span><span>[5]</span></span>. L’essor de la chirurgie lymphatique ces dernières décennies et l’avènement de l’angiographie peropératoire au vert d’indocyanine offrent de nouvelles perspectives pour explorer la vascularisation lymphatique et ses éventuelles connexions avec le système veineux. L’objectif de cette étude était de décrire l’anatomie fonctionnelle du drainage lymphatique cutané du lymphocentre inguinofémoral en s’appuyant sur des données d’angiographies au vert d’indocyanine peropératoires.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>L’étude repose sur l’analyse d’imageries dynamiques peropératoires (Fluobeam LM, Fluoptics, Getinge, Stockholm, Sweden) obtenues par angiographie au vert d’indocyanine (Serb phamaceuticals, Paris, France) lors de prélèvements microchirurgicaux de lambeaux perforants <em>Superficial Circumflex Iliac Perforator</em> (SCIP), libres ou pédiculés.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Après l’injection sous-cutanée du vert d’indocyanine, un signal infrarouge est apparu rapidement (< 3<!--> <!-->min) au niveau de la veine circonflexe iliaque superficielle, principale veine de drainage du lambeau. Dans un second temps, un signal plus tardif (> 10<!--> <!-->min) a été observé au niveau des lymphonœuds inguinaux superficiels, suivi d’un passage du vert d’indocyanine dans la veine de drainage des lymphonœuds avec l’observation d’un flux intermittent, rejoignant la crosse de la grande veine saphène et le flux veineux de la veine fémorale.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Ces observations suggèrent un passage précoce du vert d’indocyanine dans la veine de drainage du lambeau, suivi d’un drainage lymphatique via les voies afférentes des lymphonœuds, et enfin d’un passage plus tardif du signal infrarouge du lymphonœud vers sa veine de drainage, laquelle se jette dans la grande veine saphène. Ces résultats renforcent l’hypothèse de l’existence d’anastomoses lymphaticoveineuses périphériques, bien que leur localisation anatomique exacte reste à préciser. L’angiographie peropératoire au vert d’indocyanine s’impose ainsi comme un outil pertinent pour l’étude de la physiologie lymphatique.</div></div>","PeriodicalId":39316,"journal":{"name":"Morphologie","volume":"109 367","pages":"Article 101014"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145600462","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}