La branche infrapatellaire du nerf saphène (BIPNS) joue un rôle clé dans l’innervation cutanée de la face antérieure du genou et est fréquemment impliquée dans les douleurs postopératoires aiguës et chroniques. En raison de sa grande variabilité topographique, une localisation précise de ce nerf est indispensable pour optimiser les blocs nerveux et limiter les risques de lésions iatrogènes.
Objectif
Évaluer la faisabilité de deux techniques distales de bloc sélectif de la BIPNS sous guidage échographique, afin de tenir compte de la variabilité interindividuelle.
Matériels et méthodes
Des dissections anatomiques plan par plan de deux membres inférieurs appariés et l’analyse de coupes transversales d’un troisième membre ont permis de cartographier le trajet de la BIPNS et ses rapports anatomiques avec le muscle sartorius. À partir de ces données, deux approches distales sous guidage échographique ont été proposées : une approche parapatellaire médiale proximale au niveau du bord supérieur de la patella et une approche parapatellaire médiale distale près du condyle fémoral médial. Des injections échoguidées (de 0,1 à 0,3 mL) ont été réalisées sur quatre membres inférieurs, suivies d’une validation anatomique par dissection.
Résultats
La BIPNS a pu être identifiée de manière constante sous la forme d’une structure en nid d’abeille, située dans un compartiment fascial distinct. Les deux approches proposées ont permis une localisation précise du nerf, avec une diffusion observée suggérant l’existence d’un compartiment spécifique adapté au bloc sélectif. La combinaison de l’imagerie échographique et des validations anatomiques a permis de contourner les variations topographiques liées aux rapports du nerf avec le muscle sartorius.
Discussion et conclusion
Les blocs distaux échoguidés de la BIPNS apparaissent prometteurs pour la prise en charge des douleurs du genou, en permettant une analgésie ciblée tout en préservant la fonction musculaire. Des études complémentaires sont nécessaires pour valider ces techniques et affiner les protocoles d’injection en pratique clinique.
{"title":"Bases anatomiques des blocs sélectifs distaux de la branche infrapatellaire du nerf saphène","authors":"Matthias Herteleer , Nathan Roussel , Lucie Deroubaix , Antoine Drizenko , Xavier Demondion","doi":"10.1016/j.morpho.2025.101004","DOIUrl":"10.1016/j.morpho.2025.101004","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La branche infrapatellaire du nerf saphène (BIPNS) joue un rôle clé dans l’innervation cutanée de la face antérieure du genou et est fréquemment impliquée dans les douleurs postopératoires aiguës et chroniques. En raison de sa grande variabilité topographique, une localisation précise de ce nerf est indispensable pour optimiser les blocs nerveux et limiter les risques de lésions iatrogènes.</div></div><div><h3>Objectif</h3><div>Évaluer la faisabilité de deux techniques distales de bloc sélectif de la BIPNS sous guidage échographique, afin de tenir compte de la variabilité interindividuelle.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Des dissections anatomiques plan par plan de deux membres inférieurs appariés et l’analyse de coupes transversales d’un troisième membre ont permis de cartographier le trajet de la BIPNS et ses rapports anatomiques avec le muscle sartorius. À partir de ces données, deux approches distales sous guidage échographique ont été proposées : une approche parapatellaire médiale proximale au niveau du bord supérieur de la patella et une approche parapatellaire médiale distale près du condyle fémoral médial. Des injections échoguidées (de 0,1 à 0,3<!--> <!-->mL) ont été réalisées sur quatre membres inférieurs, suivies d’une validation anatomique par dissection.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La BIPNS a pu être identifiée de manière constante sous la forme d’une structure en nid d’abeille, située dans un compartiment fascial distinct. Les deux approches proposées ont permis une localisation précise du nerf, avec une diffusion observée suggérant l’existence d’un compartiment spécifique adapté au bloc sélectif. La combinaison de l’imagerie échographique et des validations anatomiques a permis de contourner les variations topographiques liées aux rapports du nerf avec le muscle sartorius.</div></div><div><h3>Discussion et conclusion</h3><div>Les blocs distaux échoguidés de la BIPNS apparaissent prometteurs pour la prise en charge des douleurs du genou, en permettant une analgésie ciblée tout en préservant la fonction musculaire. Des études complémentaires sont nécessaires pour valider ces techniques et affiner les protocoles d’injection en pratique clinique.</div></div>","PeriodicalId":39316,"journal":{"name":"Morphologie","volume":"109 367","pages":"Article 101004"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145600440","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-26DOI: 10.1016/j.morpho.2025.101017
Ananivi Sogan , Hounake M. Afanvi , Christel M. Laleye , Yaovi E. James , M.Y. Esperance Broalet , Amegnona Agbonon , M. Gervais Hounnou
Introduction et objectif
L’aulacode est un modèle animal de plus en plus utilisé dans les recherches fondamentales. Depuis lors plusieurs études ont été réalisées sur ses différentes structures anatomiques [1], [2], [3], [4]. Dans le but de compléter la connaissance de l’anatomie de ce modèle animal ; nous étudions à travail ce travail ses artères coronaires.
Matériels et méthodes
Il s’est agi d’une étude préliminaire et descriptive portant sur les artères coronaires de quatre aulacodes adultes. Après leur avoir injecté de la calciparine ; et sous anesthésie générale à base de kétamine, un volet thoracoabdominale a été réalisé ; l’exsanguination a été faite en ponctionnant l’aorte ascendante. On a procédé ensuite à la dissection et l’extraction du cœur avec les moignons de ses gros vaisseaux de la base, de la cavité thoracique. Après lavage des cavités cardiaques et des moignons vasculaires, on met en évidence à la base de l’aorte ascendant les orifices des artères coronaires. Le lavage et l’injection des artères coronaires au latex ont été effectués par cathétérisme direct de leur orifice. La description des trajets et principales branches a été faite par observation directe.
Résultats
Les deux artères coronaires naissent à la base de l’aorte en position antérieure gauche et droite respectivement. La coronaire gauche se termine en donnant deux branches, l’artère circonflexe et l’artère interventriculaire ventrale ; l’artère marginale gauche naît de l’artère interventriculaire ventrale. L’artère coronaire droite, dès son origine donne une branche pour le nœud sinu-atrial, une branche infundibulaire et l’artère marginale droite. Puis elle passe dans le sillon atrioventriculaire droit pour se terminer à la face dorsale du cœur en donnant l’artère interventriculaire dorsale.
Conclusion
Les résultats préliminaires de cette étude peuvent être déjà utilisés dans la réalisation d’un modèle d’ischémie dans un territoire myocardique de l’aulacode. Une étude ultérieure avec corrosion permettra de décrire la distribution complète des artères coronaires de l’aulacode.
{"title":"Étude anatomique des artères coronaires de l’aulacode (Thryonomys swindérianus, TEMMINCK 1827)","authors":"Ananivi Sogan , Hounake M. Afanvi , Christel M. Laleye , Yaovi E. James , M.Y. Esperance Broalet , Amegnona Agbonon , M. Gervais Hounnou","doi":"10.1016/j.morpho.2025.101017","DOIUrl":"10.1016/j.morpho.2025.101017","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction et objectif</h3><div>L’aulacode est un modèle animal de plus en plus utilisé dans les recherches fondamentales. Depuis lors plusieurs études ont été réalisées sur ses différentes structures anatomiques <span><span>[1]</span></span>, <span><span>[2]</span></span>, <span><span>[3]</span></span>, <span><span>[4]</span></span>. Dans le but de compléter la connaissance de l’anatomie de ce modèle animal ; nous étudions à travail ce travail ses artères coronaires.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Il s’est agi d’une étude préliminaire et descriptive portant sur les artères coronaires de quatre aulacodes adultes. Après leur avoir injecté de la calciparine ; et sous anesthésie générale à base de kétamine, un volet thoracoabdominale a été réalisé ; l’exsanguination a été faite en ponctionnant l’aorte ascendante. On a procédé ensuite à la dissection et l’extraction du cœur avec les moignons de ses gros vaisseaux de la base, de la cavité thoracique. Après lavage des cavités cardiaques et des moignons vasculaires, on met en évidence à la base de l’aorte ascendant les orifices des artères coronaires. Le lavage et l’injection des artères coronaires au latex ont été effectués par cathétérisme direct de leur orifice. La description des trajets et principales branches a été faite par observation directe.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les deux artères coronaires naissent à la base de l’aorte en position antérieure gauche et droite respectivement. La coronaire gauche se termine en donnant deux branches, l’artère circonflexe et l’artère interventriculaire ventrale ; l’artère marginale gauche naît de l’artère interventriculaire ventrale. L’artère coronaire droite, dès son origine donne une branche pour le nœud sinu-atrial, une branche infundibulaire et l’artère marginale droite. Puis elle passe dans le sillon atrioventriculaire droit pour se terminer à la face dorsale du cœur en donnant l’artère interventriculaire dorsale.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Les résultats préliminaires de cette étude peuvent être déjà utilisés dans la réalisation d’un modèle d’ischémie dans un territoire myocardique de l’aulacode. Une étude ultérieure avec corrosion permettra de décrire la distribution complète des artères coronaires de l’aulacode.</div></div>","PeriodicalId":39316,"journal":{"name":"Morphologie","volume":"109 367","pages":"Article 101017"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145600493","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-26DOI: 10.1016/j.morpho.2025.101026
Abdulrahman Alblowi , Sergueï Malikov , Manuela Perez , Marc Braun , Nicla Settembre
Introduction
Le muscle droit de l’abdomen (MDA) trouve son application dans diverses spécialités chirurgicales. Il est innervé par les nerfs thoracolombaires (T7 à T11) [1], [2]. Aucune donné consensuelle n’existe sur les points de pénétration précis de ces nerfs dans le MDA ni sur leur trajectoire à travers les fascias [3], [4]. Les connaissances approfondies de l’anatomie et de l’innervation du MDA peuvent améliorer les résultats chirurgicaux et réduire les lésions nerveuses. Cette étude vise à étudier la trajectoire des nerfs dans le MDA et à identifier leurs points de pénétration pour minimiser les risques de lésions nerveuses pendant les interventions.
Méthodes
Douze dissections ont été réalisées sur des cadavres frais. Une incision sur la ligne médiane et pararectale a été préférée pour identifier les nerfs traversant la gaine du MDA et déterminer leur trajectoire et leurs points de pénétration. Le MDA a été divisé en trois zones : tiers latéral, médial et interne.
Résultats
Les nerfs intercostaux 7 à 12 perçaient la surface postérieure du MDA à différentes zones. Le 7e nerf perçait le sommet du triangle du MDA. Les nerfs 8 et 9 perçaient le muscle dans la zone latéral. Le 10e nerf perçait la zone latérale dans 10 dissections et la zone médial dans 2 dissections. Le 11e nerf perçait la zone latérale dans 8 dissections et la zone médiale dans 3 dissections. Le 12e nerf perçait la zone du tiers latéral dans 11 dissections et la zone médial dans un cas. Aucun des nerfs ne perçait la zone interne.
Conclusion
Le MDA est innervé par les nerfs thoracolombaires et le 12e nerf, principalement dans le tiers latéral. Préserver cette zone pendant les interventions chirurgicales pourrait prévenir les lésions nerveuses et la dénervation du MDA. Nous proposons les zones de sécurité pour les voies d’abords qu’est dans le tiers médian de MDA.
{"title":"Étude anatomique de l’innervation du muscle droit de l’abdomen","authors":"Abdulrahman Alblowi , Sergueï Malikov , Manuela Perez , Marc Braun , Nicla Settembre","doi":"10.1016/j.morpho.2025.101026","DOIUrl":"10.1016/j.morpho.2025.101026","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le muscle droit de l’abdomen (MDA) trouve son application dans diverses spécialités chirurgicales. Il est innervé par les nerfs thoracolombaires (T7 à T11) <span><span>[1]</span></span>, <span><span>[2]</span></span>. Aucune donné consensuelle n’existe sur les points de pénétration précis de ces nerfs dans le MDA ni sur leur trajectoire à travers les fascias <span><span>[3]</span></span>, <span><span>[4]</span></span>. Les connaissances approfondies de l’anatomie et de l’innervation du MDA peuvent améliorer les résultats chirurgicaux et réduire les lésions nerveuses. Cette étude vise à étudier la trajectoire des nerfs dans le MDA et à identifier leurs points de pénétration pour minimiser les risques de lésions nerveuses pendant les interventions.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Douze dissections ont été réalisées sur des cadavres frais. Une incision sur la ligne médiane et pararectale a été préférée pour identifier les nerfs traversant la gaine du MDA et déterminer leur trajectoire et leurs points de pénétration. Le MDA a été divisé en trois zones : tiers latéral, médial et interne.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les nerfs intercostaux 7 à 12 perçaient la surface postérieure du MDA à différentes zones. Le 7<sup>e</sup> nerf perçait le sommet du triangle du MDA. Les nerfs 8 et 9 perçaient le muscle dans la zone latéral. Le 10<sup>e</sup> nerf perçait la zone latérale dans 10 dissections et la zone médial dans 2 dissections. Le 11<sup>e</sup> nerf perçait la zone latérale dans 8 dissections et la zone médiale dans 3 dissections. Le 12<sup>e</sup> nerf perçait la zone du tiers latéral dans 11 dissections et la zone médial dans un cas. Aucun des nerfs ne perçait la zone interne.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Le MDA est innervé par les nerfs thoracolombaires et le 12<sup>e</sup> nerf, principalement dans le tiers latéral. Préserver cette zone pendant les interventions chirurgicales pourrait prévenir les lésions nerveuses et la dénervation du MDA. Nous proposons les zones de sécurité pour les voies d’abords qu’est dans le tiers médian de MDA.</div></div>","PeriodicalId":39316,"journal":{"name":"Morphologie","volume":"109 367","pages":"Article 101026"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145600553","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Le syndrome du défilé cervico-thoraco-brachial (SDCTB) est une pathologie de diagnostic difficile, composé de divers éléments cliniques et radiologiques. Il n’existe pas pour l’instant d’examen complémentaire gold-standard ou de test clinique pathognomonique, ce qui peut occasionner une errance diagnostique pour le patient et une prise en charge plus difficile. C’est pourquoi des critères objectifs de diagnostic sont nécessaires. Ce travail a pour principal objectif d’évaluer la variation de volume des trois compartiments anatomiques en scanner, en comparant le côté atteint au côté sain auprès de chaque sujet. L’hypothèse est qu’il existe une différence significative entre les côtés sain et atteint, permettant ainsi de poser le diagnostic.
Matériels et méthodes
L’analyse a été réalisée auprès de 20 sujets pris en charge au service d’imagerie Guilloz au CHRU de Nancy dans le cadre d’un syndrome du défilé thoraco-brachial ou sa suspicion au cours de l’année 2022. Diverses mesures des espaces interscaléniques et costo-claviculaire ont été réalisées à partir d’angioscanners dynamiques. L’acquisition a comporté 8 volumes au cours d’une manoeuvre de provocation des symptômes. Une comparaison a été réalisée entre les côtés atteints et les côtés sains en calculant les valeurs maximale, minimale, moyenne et l’écart-type de chaque mesure grâce au test de Wilcoxon–Mann–Whitney. Des courbes ROC ont été réalisées pour compléter l’analyse.
Résultats
Les mesures costo-claviculaires suivantes présentent une différence significative : MSCK1max (p = 0,03), DistCCMaxmin (p = 0,03), MSCK1σ (p = 0,03), DistCCMaxmoy (p = 0,03) et DistCCMinmin (p = 0,05). La surface sous la courbe ROC variait entre 0,59 et 0,74 pour les mesures analysées.
Discussion
Les résultats soulignent l’importance de l’aspect dynamique du protocole d’imagerie réalisé, avec un accord avec les données de la littérature (surtout pour l’espace costo-claviculaire). Ils restent toutefois complexes, notamment au niveau de l’espace interscalénique, et font poser la question d’un éventuel score composite.
{"title":"Étude des variations anatomiques de compression du paquet vasculonerveux : analyse scanographique de patients présentant une suspicion clinique d’atteinte du syndrome du défilé cervicothoracobrachial","authors":"Bouchra Assabah , Gabriela Hossu , Karyna Isaieva , Romain Gillet , Pedro Gondim-Teixeira","doi":"10.1016/j.morpho.2025.101002","DOIUrl":"10.1016/j.morpho.2025.101002","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le syndrome du défilé cervico-thoraco-brachial (SDCTB) est une pathologie de diagnostic difficile, composé de divers éléments cliniques et radiologiques. Il n’existe pas pour l’instant d’examen complémentaire <em>gold-standard</em> ou de test clinique pathognomonique, ce qui peut occasionner une errance diagnostique pour le patient et une prise en charge plus difficile. C’est pourquoi des critères objectifs de diagnostic sont nécessaires. Ce travail a pour principal objectif d’évaluer la variation de volume des trois compartiments anatomiques en scanner, en comparant le côté atteint au côté sain auprès de chaque sujet. L’hypothèse est qu’il existe une différence significative entre les côtés sain et atteint, permettant ainsi de poser le diagnostic.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>L’analyse a été réalisée auprès de 20 sujets pris en charge au service d’imagerie Guilloz au CHRU de Nancy dans le cadre d’un syndrome du défilé thoraco-brachial ou sa suspicion au cours de l’année 2022. Diverses mesures des espaces interscaléniques et costo-claviculaire ont été réalisées à partir d’angioscanners dynamiques. L’acquisition a comporté 8 volumes au cours d’une manoeuvre de provocation des symptômes. Une comparaison a été réalisée entre les côtés atteints et les côtés sains en calculant les valeurs maximale, minimale, moyenne et l’écart-type de chaque mesure grâce au test de Wilcoxon–Mann–Whitney. Des courbes ROC ont été réalisées pour compléter l’analyse.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les mesures costo-claviculaires suivantes présentent une différence significative : MSCK1<sub>max</sub> (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,03), DistCCMax<sub>min</sub> (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,03), MSCK1<sub>σ</sub> (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,03), DistCCMax<sub>moy</sub> (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,03) et DistCCMin<sub>min</sub> (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,05). La surface sous la courbe ROC variait entre 0,59 et 0,74 pour les mesures analysées.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Les résultats soulignent l’importance de l’aspect dynamique du protocole d’imagerie réalisé, avec un accord avec les données de la littérature (surtout pour l’espace costo-claviculaire). Ils restent toutefois complexes, notamment au niveau de l’espace interscalénique, et font poser la question d’un éventuel score composite.</div></div>","PeriodicalId":39316,"journal":{"name":"Morphologie","volume":"109 367","pages":"Article 101002"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145600423","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-26DOI: 10.1016/j.morpho.2025.101014
Martin Lhuaire , Geoffroy Noel , Vincent Hunsinger , Ignacio Garrido , Mohamed Derder , Peter Abrahams , Vincent Delmas , Christian Fontaine , Bertrand Tavitian , Olivier Clement , Laurent Lantieri
Objectif
Depuis le XIXe siècle et la controverse scientifique opposant Regolo Lippi et Vincent Fohmann sur l’existence d’anastomoses lymphaticoveineuses périphériques, peu de preuves anatomiques ont été apportées pour confirmer leur réalité [1], [2], [3], [4], [5]. L’essor de la chirurgie lymphatique ces dernières décennies et l’avènement de l’angiographie peropératoire au vert d’indocyanine offrent de nouvelles perspectives pour explorer la vascularisation lymphatique et ses éventuelles connexions avec le système veineux. L’objectif de cette étude était de décrire l’anatomie fonctionnelle du drainage lymphatique cutané du lymphocentre inguinofémoral en s’appuyant sur des données d’angiographies au vert d’indocyanine peropératoires.
Matériels et méthodes
L’étude repose sur l’analyse d’imageries dynamiques peropératoires (Fluobeam LM, Fluoptics, Getinge, Stockholm, Sweden) obtenues par angiographie au vert d’indocyanine (Serb phamaceuticals, Paris, France) lors de prélèvements microchirurgicaux de lambeaux perforants Superficial Circumflex Iliac Perforator (SCIP), libres ou pédiculés.
Résultats
Après l’injection sous-cutanée du vert d’indocyanine, un signal infrarouge est apparu rapidement (< 3 min) au niveau de la veine circonflexe iliaque superficielle, principale veine de drainage du lambeau. Dans un second temps, un signal plus tardif (> 10 min) a été observé au niveau des lymphonœuds inguinaux superficiels, suivi d’un passage du vert d’indocyanine dans la veine de drainage des lymphonœuds avec l’observation d’un flux intermittent, rejoignant la crosse de la grande veine saphène et le flux veineux de la veine fémorale.
Conclusion
Ces observations suggèrent un passage précoce du vert d’indocyanine dans la veine de drainage du lambeau, suivi d’un drainage lymphatique via les voies afférentes des lymphonœuds, et enfin d’un passage plus tardif du signal infrarouge du lymphonœud vers sa veine de drainage, laquelle se jette dans la grande veine saphène. Ces résultats renforcent l’hypothèse de l’existence d’anastomoses lymphaticoveineuses périphériques, bien que leur localisation anatomique exacte reste à préciser. L’angiographie peropératoire au vert d’indocyanine s’impose ainsi comme un outil pertinent pour l’étude de la physiologie lymphatique.
{"title":"Anatomie fonctionnelle du drainage lymphatique cutané inguinofémoral : apport de l’angiographie peropératoire au vert d’indocyanine","authors":"Martin Lhuaire , Geoffroy Noel , Vincent Hunsinger , Ignacio Garrido , Mohamed Derder , Peter Abrahams , Vincent Delmas , Christian Fontaine , Bertrand Tavitian , Olivier Clement , Laurent Lantieri","doi":"10.1016/j.morpho.2025.101014","DOIUrl":"10.1016/j.morpho.2025.101014","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Depuis le XIX<sup>e</sup> siècle et la controverse scientifique opposant Regolo Lippi et Vincent Fohmann sur l’existence d’anastomoses lymphaticoveineuses périphériques, peu de preuves anatomiques ont été apportées pour confirmer leur réalité <span><span>[1]</span></span>, <span><span>[2]</span></span>, <span><span>[3]</span></span>, <span><span>[4]</span></span>, <span><span>[5]</span></span>. L’essor de la chirurgie lymphatique ces dernières décennies et l’avènement de l’angiographie peropératoire au vert d’indocyanine offrent de nouvelles perspectives pour explorer la vascularisation lymphatique et ses éventuelles connexions avec le système veineux. L’objectif de cette étude était de décrire l’anatomie fonctionnelle du drainage lymphatique cutané du lymphocentre inguinofémoral en s’appuyant sur des données d’angiographies au vert d’indocyanine peropératoires.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>L’étude repose sur l’analyse d’imageries dynamiques peropératoires (Fluobeam LM, Fluoptics, Getinge, Stockholm, Sweden) obtenues par angiographie au vert d’indocyanine (Serb phamaceuticals, Paris, France) lors de prélèvements microchirurgicaux de lambeaux perforants <em>Superficial Circumflex Iliac Perforator</em> (SCIP), libres ou pédiculés.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Après l’injection sous-cutanée du vert d’indocyanine, un signal infrarouge est apparu rapidement (< 3<!--> <!-->min) au niveau de la veine circonflexe iliaque superficielle, principale veine de drainage du lambeau. Dans un second temps, un signal plus tardif (> 10<!--> <!-->min) a été observé au niveau des lymphonœuds inguinaux superficiels, suivi d’un passage du vert d’indocyanine dans la veine de drainage des lymphonœuds avec l’observation d’un flux intermittent, rejoignant la crosse de la grande veine saphène et le flux veineux de la veine fémorale.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Ces observations suggèrent un passage précoce du vert d’indocyanine dans la veine de drainage du lambeau, suivi d’un drainage lymphatique via les voies afférentes des lymphonœuds, et enfin d’un passage plus tardif du signal infrarouge du lymphonœud vers sa veine de drainage, laquelle se jette dans la grande veine saphène. Ces résultats renforcent l’hypothèse de l’existence d’anastomoses lymphaticoveineuses périphériques, bien que leur localisation anatomique exacte reste à préciser. L’angiographie peropératoire au vert d’indocyanine s’impose ainsi comme un outil pertinent pour l’étude de la physiologie lymphatique.</div></div>","PeriodicalId":39316,"journal":{"name":"Morphologie","volume":"109 367","pages":"Article 101014"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145600462","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-26DOI: 10.1016/j.morpho.2025.101016
Ahmed Saadi , Amine Hermi , Seif Mokaddem , Bilel Saidani , Syrine Azza Manoubi , Haroun Ayed , Mohamed Allouche , Marouene Chakroun , Mohamed Riadh Ben Slama
Introduction et objectifs
La laparoscopie est la voie de référence pour les surrénalectomies et permet une baisse de la morbidité ainsi qu’une diminution de la durée d’hospitalisation. Le contrôle de la veine surrénalienne est le temps clé de cette intervention chirurgicale. Cette étude a pour objet de décrire l’anatomie de la veine surrénalienne moyenne gauche (VSMG) ainsi que de ses variations anatomiques.
Matériels et méthodes
Il s’agit d’une étude anatomique basée sur la dissection de 80 surrénales de cadavres frais, sans antécédents surrénaliens ou de chirurgie rétropéritonéale. Les conditions de dissection se rapprochaient de celles sur le vivant. Toutes les mesures étaient réalisées in situ. Les méthodes d’injection et de corrosion n’étaient pas utilisées.
Résultats
La VSMG était unique dans la majorité des cas mais deux veines surrénaliennes principales ont été retrouvées dans six cas. Elle avait un diamètre de 5 mm (2–7 mm) avec un trajet de 21 mm en moyenne (10–32 mm). La VSMG s’abouchait dans tous les cas au niveau du bord supérieur de la veine rénale gauche, après une anastomose avec la veine phrénique inférieure dans 34 cas (85 %) et sans anastomose dans six cas (15 %). La VSMG s’abouchait au même niveau que de la terminaison de la veine gonadique gauche dans la veine rénale dans 14 cas (35 %) et en dedans de la terminaison de la veine gonadique gauche dans 26 cas (65 %). Dans ce cas, le VSMG était en dedans de la veine gonadique de 8 mm en moyenne (2–20 mm).
Conclusion
La VSMG présente des variations anatomiques. Sa ligature première est importante sur le plan chirurgical et endocrinien surtout en cas de phéochromocytome. En cas de difficulté, la VSMG peut être identifiée en suivant, sur le bord interne de la surrénale, le tronc veineux surréno-diaphragmatique qui anastomose la veine phrénique gauche à la VSMG.
{"title":"Variations anatomiques du drainage veineux de la glande surrénale gauche","authors":"Ahmed Saadi , Amine Hermi , Seif Mokaddem , Bilel Saidani , Syrine Azza Manoubi , Haroun Ayed , Mohamed Allouche , Marouene Chakroun , Mohamed Riadh Ben Slama","doi":"10.1016/j.morpho.2025.101016","DOIUrl":"10.1016/j.morpho.2025.101016","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction et objectifs</h3><div>La laparoscopie est la voie de référence pour les surrénalectomies et permet une baisse de la morbidité ainsi qu’une diminution de la durée d’hospitalisation. Le contrôle de la veine surrénalienne est le temps clé de cette intervention chirurgicale. Cette étude a pour objet de décrire l’anatomie de la veine surrénalienne moyenne gauche (VSMG) ainsi que de ses variations anatomiques.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Il s’agit d’une étude anatomique basée sur la dissection de 80 surrénales de cadavres frais, sans antécédents surrénaliens ou de chirurgie rétropéritonéale. Les conditions de dissection se rapprochaient de celles sur le vivant. Toutes les mesures étaient réalisées in situ. Les méthodes d’injection et de corrosion n’étaient pas utilisées.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La VSMG était unique dans la majorité des cas mais deux veines surrénaliennes principales ont été retrouvées dans six cas. Elle avait un diamètre de 5<!--> <!-->mm (2–7<!--> <!-->mm) avec un trajet de 21<!--> <!-->mm en moyenne (10–32<!--> <!-->mm). La VSMG s’abouchait dans tous les cas au niveau du bord supérieur de la veine rénale gauche, après une anastomose avec la veine phrénique inférieure dans 34 cas (85 %) et sans anastomose dans six cas (15 %). La VSMG s’abouchait au même niveau que de la terminaison de la veine gonadique gauche dans la veine rénale dans 14 cas (35 %) et en dedans de la terminaison de la veine gonadique gauche dans 26 cas (65 %). Dans ce cas, le VSMG était en dedans de la veine gonadique de 8<!--> <!-->mm en moyenne (2–20<!--> <!-->mm).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La VSMG présente des variations anatomiques. Sa ligature première est importante sur le plan chirurgical et endocrinien surtout en cas de phéochromocytome. En cas de difficulté, la VSMG peut être identifiée en suivant, sur le bord interne de la surrénale, le tronc veineux surréno-diaphragmatique qui anastomose la veine phrénique gauche à la VSMG.</div></div>","PeriodicalId":39316,"journal":{"name":"Morphologie","volume":"109 367","pages":"Article 101016"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145600484","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-26DOI: 10.1016/j.morpho.2025.101027
Boukhatmi Leila, Mohammed Assaad Alnafie, Samir Moualek
Introduction et objectifs
L’artère carotide interne (ACI) est un axe vasculaire cervical, destiné principalement à l’encéphale. La connaissance de l’anatomie normale et des variantes de son trajet cervical est nécessaire dans l’interprétation des examens radiologiques du cou et dans la prise de décision en chirurgie cervicale [1], [2]. Ce travail présente un cas d’une ACI rétropharyngienne détectée sur angioscanner avec modélisation 3D.
Matériels et méthodes
Une reconstruction tridimensionnelle des deux ACI a été réalisée à partir des coupes d’angioscanner céphalo-cervical d’un patient hospitalisé au service de neurochirurgie pour une malformation artérioveineuse intracrânienne.
Résultats
Nous avons identifié une ACI droite rétropharyngienne grade III selon la classification de Pfeiffer et Ridder [1]. L’ACI droite, oblique en haut et en dedans, venait s’accoler à la paroi postérieure de l’hypopharynx puis l’oropharynx sur une longueur de 2 cm. L’artère était enfouie entre le pharynx en avant, le muscle long du cou en arrière et la vertèbre C2 en dedans. Elle s’éloignait ensuite progressivement du pharynx en direction de la base du crâne.
Discussion
L’ACI cervicale suit un trajet droit postérolatéral à la paroi pharyngienne à une distance de 2,5 cm [1], [3]. Lorsqu’elle se courbe vers l’intérieur derrière le pharynx, elle est dite rétropharyngienne [3]. Cette variante est probablement due à une anomalie de descente de l’ébauche cardiaque [2]. Son incidence est estimée entre 0,2–4,5 % [2], [3], [4]. Elle peut être asymptomatique ou causer des troubles respiratoires, digestifs ou auditifs ou augmenter le risque de lésion pharyngienne ou carotidienne durant un geste médical ou chirurgical du cou [1], [3], [5].
Conclusion
L’ACI rétropharyngienne est une variante peu fréquente mais peut être à l’origine de diverses troubles de la région cervicale ou provoquer des complications durant des gestes médicaux ou chirurgicaux locorégionaux. Son identification par une exploration radiologique est impérative avant toute intervention cervicale.
{"title":"Artère carotide interne rétropharyngienne : à propos d’un cas","authors":"Boukhatmi Leila, Mohammed Assaad Alnafie, Samir Moualek","doi":"10.1016/j.morpho.2025.101027","DOIUrl":"10.1016/j.morpho.2025.101027","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction et objectifs</h3><div>L’artère carotide interne (ACI) est un axe vasculaire cervical, destiné principalement à l’encéphale. La connaissance de l’anatomie normale et des variantes de son trajet cervical est nécessaire dans l’interprétation des examens radiologiques du cou et dans la prise de décision en chirurgie cervicale <span><span>[1]</span></span>, <span><span>[2]</span></span>. Ce travail présente un cas d’une ACI rétropharyngienne détectée sur angioscanner avec modélisation 3D.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Une reconstruction tridimensionnelle des deux ACI a été réalisée à partir des coupes d’angioscanner céphalo-cervical d’un patient hospitalisé au service de neurochirurgie pour une malformation artérioveineuse intracrânienne.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Nous avons identifié une ACI droite rétropharyngienne grade III selon la classification de Pfeiffer et Ridder <span><span>[1]</span></span>. L’ACI droite, oblique en haut et en dedans, venait s’accoler à la paroi postérieure de l’hypopharynx puis l’oropharynx sur une longueur de 2<!--> <!-->cm. L’artère était enfouie entre le pharynx en avant, le muscle long du cou en arrière et la vertèbre C2 en dedans. Elle s’éloignait ensuite progressivement du pharynx en direction de la base du crâne.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>L’ACI cervicale suit un trajet droit postérolatéral à la paroi pharyngienne à une distance de 2,5<!--> <!-->cm <span><span>[1]</span></span>, <span><span>[3]</span></span>. Lorsqu’elle se courbe vers l’intérieur derrière le pharynx, elle est dite rétropharyngienne <span><span>[3]</span></span>. Cette variante est probablement due à une anomalie de descente de l’ébauche cardiaque <span><span>[2]</span></span>. Son incidence est estimée entre 0,2–4,5 % <span><span>[2]</span></span>, <span><span>[3]</span></span>, <span><span>[4]</span></span>. Elle peut être asymptomatique ou causer des troubles respiratoires, digestifs ou auditifs ou augmenter le risque de lésion pharyngienne ou carotidienne durant un geste médical ou chirurgical du cou <span><span>[1]</span></span>, <span><span>[3]</span></span>, <span><span>[5]</span></span>.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’ACI rétropharyngienne est une variante peu fréquente mais peut être à l’origine de diverses troubles de la région cervicale ou provoquer des complications durant des gestes médicaux ou chirurgicaux locorégionaux. Son identification par une exploration radiologique est impérative avant toute intervention cervicale.</div></div>","PeriodicalId":39316,"journal":{"name":"Morphologie","volume":"109 367","pages":"Article 101027"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145600590","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
La paralysie faciale est une pathologie relativement fréquente avec un pronostic aléatoire et un retentissement important dans la vie des patients. Son traitement peut consister à anastomoser le rameau massétérin du nerf mandibulaire V3, à la portion distale du nerf facial (VII) [1]. L’objectif de ce travail est de réaliser un état des lieux de la chirurgie d’anastomose massétéro-faciale dans la réhabilitation du nerf facial en termes d’indications, d’efficacité et de comorbidités.
Matériels et méthodes
Nous avons réalisé une revue narrative de la littérature, basée sur dix études publiées dans la base de données PubMed entre 2012 et 2021. Nous avons analysé les différentes indications, la technique chirurgicale, l’efficacité et les comorbidités.
Résultats
L’anastomose massétéro-faciale reste une technique avec des indications bien spécifiques. Les résultats sur la motricité faciale semblent aussi bons qu’avec d’autres techniques de ré-innervation particulièrement sur la partie inférieure du visage. Les effets indésirables sur le masséter sont faibles, voire inexistants.
Conclusion
L’anastomose massétéro-faciale est une technique qui donne des résultats comparables aux autres techniques d’anastomose [2]. Les indications sont précises et complémentaires aux autres techniques. C’est une technique qui mérite d’être prise en compte dans l’arsenal du chirurgien pour la réhabilitation du nerf facial.
{"title":"Réhabilitation chirurgicale du nerf facial : l’anastomose massétéro-faciale, état des lieux","authors":"Florian Bonnafous , Fabien Fredon , Jérémy Hardy , Sylvaine Durand-Fontanier , Julie Usseglio","doi":"10.1016/j.morpho.2025.101034","DOIUrl":"10.1016/j.morpho.2025.101034","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La paralysie faciale est une pathologie relativement fréquente avec un pronostic aléatoire et un retentissement important dans la vie des patients. Son traitement peut consister à anastomoser le rameau massétérin du nerf mandibulaire V3, à la portion distale du nerf facial (VII) <span><span>[1]</span></span>. L’objectif de ce travail est de réaliser un état des lieux de la chirurgie d’anastomose massétéro-faciale dans la réhabilitation du nerf facial en termes d’indications, d’efficacité et de comorbidités.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Nous avons réalisé une revue narrative de la littérature, basée sur dix études publiées dans la base de données PubMed entre 2012 et 2021. Nous avons analysé les différentes indications, la technique chirurgicale, l’efficacité et les comorbidités.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>L’anastomose massétéro-faciale reste une technique avec des indications bien spécifiques. Les résultats sur la motricité faciale semblent aussi bons qu’avec d’autres techniques de ré-innervation particulièrement sur la partie inférieure du visage. Les effets indésirables sur le masséter sont faibles, voire inexistants.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’anastomose massétéro-faciale est une technique qui donne des résultats comparables aux autres techniques d’anastomose <span><span>[2]</span></span>. Les indications sont précises et complémentaires aux autres techniques. C’est une technique qui mérite d’être prise en compte dans l’arsenal du chirurgien pour la réhabilitation du nerf facial.</div></div>","PeriodicalId":39316,"journal":{"name":"Morphologie","volume":"109 367","pages":"Article 101034"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145600605","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
La cavité orale de l’oie se caractérise par la présence de denticulations cornées tapissant le bec et par des papilles filiformes géantes issues du bord latéral de la langue. Le développement de ces excroissances présente des points communs (croissance par évagination et plissement) et est contrôlé par certains gènes qui président à l’odontogenèse chez les mammifères. L’objectif est de décrire l’expression de certains de ces gènes spécifiquement exprimés lors des deux processus évoqués.
Matériels et méthodes
Les embryons (stades 29 à 42) ont été stadifiés, coupés et ont fait l’objet d’une étude immunohistochimique de l’expression des protéines liées aux gènes Msx1, βcaténine et Pitx2 dans la lumière visible.
Résultats
MSX1 s’exprime essentiellement dans l’épithélium (et légèrement dans le mésenchyme), et, dans le cas des denticulations, présente un maximum d’expression à l’apex des évaginations, de manière segmentaire. L’expression est plus continue dans les papilles. Un pattern similaire caractérise la βcaténine, mais on remarque que celle-ci est intensément exprimée temporairement dans les espaces qui séparent les évaginations. Pitx2 est présent dans l’épithélium et le mésenchyme, mais montre une expression intense et temporaire dans la couche basale de l’épithélium des espaces qui séparent les évaginations, tant dans les denticulations que dans les papilles.
Discussion et conclusion
Msx1 est connu pour s’exprimer dans l’épithélium des organes en croissance, comme la crête apicale des bourgeons de membres. La βcaténine présente des interactions connues avec Msx1, ce qui explique la co-expression. Ils sont donc associés ici au processus de croissance des appendices. Mais le fait que la β-caténine et Pitx2 s’expriment dans les zones intermédiaires de plissement incite à leur accorder un rôle clé dans la formation des « diastèmes » séparant les évaginations où se déroule ce processus.
{"title":"Gènes impliqués dans le mécanisme de plissement et de soulèvement des denticulations et des papilles linguales de l’oie","authors":"Stéphane Louryan, Myriam Duterre, Nathalie Vanmuylder","doi":"10.1016/j.morpho.2025.101039","DOIUrl":"10.1016/j.morpho.2025.101039","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>La cavité orale de l’oie se caractérise par la présence de denticulations cornées tapissant le bec et par des papilles filiformes géantes issues du bord latéral de la langue. Le développement de ces excroissances présente des points communs (croissance par évagination et plissement) et est contrôlé par certains gènes qui président à l’odontogenèse chez les mammifères. L’objectif est de décrire l’expression de certains de ces gènes spécifiquement exprimés lors des deux processus évoqués.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Les embryons (stades 29 à 42) ont été stadifiés, coupés et ont fait l’objet d’une étude immunohistochimique de l’expression des protéines liées aux gènes <em>Msx1</em>, <em>βcaténine</em> et <em>Pitx2</em> dans la lumière visible.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>MSX1 s’exprime essentiellement dans l’épithélium (et légèrement dans le mésenchyme), et, dans le cas des denticulations, présente un maximum d’expression à l’apex des évaginations, de manière segmentaire. L’expression est plus continue dans les papilles. Un pattern similaire caractérise la <em>βcaténine</em>, mais on remarque que celle-ci est intensément exprimée temporairement dans les espaces qui séparent les évaginations. <em>Pitx2</em> est présent dans l’épithélium et le mésenchyme, mais montre une expression intense et temporaire dans la couche basale de l’épithélium des espaces qui séparent les évaginations, tant dans les denticulations que dans les papilles.</div></div><div><h3>Discussion et conclusion</h3><div><em>Msx1</em> est connu pour s’exprimer dans l’épithélium des organes en croissance, comme la crête apicale des bourgeons de membres. La <em>βcaténine</em> présente des interactions connues avec <em>Msx1</em>, ce qui explique la co-expression. Ils sont donc associés ici au processus de croissance des appendices. Mais le fait que la <em>β-caténine</em> et <em>Pitx2</em> s’expriment dans les zones intermédiaires de plissement incite à leur accorder un rôle clé dans la formation des « diastèmes » séparant les évaginations où se déroule ce processus.</div></div>","PeriodicalId":39316,"journal":{"name":"Morphologie","volume":"109 367","pages":"Article 101039"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145600630","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-26DOI: 10.1016/j.morpho.2025.101043
Fatima Zohra Touia
Introduction et objectifs
Une malformation artérioveineuse (MAV) est une pathologie vasculaire caractérisée par un réseau vasculaire aberrant induisant des connexions anormales entre les artères et les veines cérébrales sous forme de shunt ; ces shunts sont à l’origine de modifications hémodynamiques locorégionales entraînant une ischémique cérébrale ou des hémorragies [1]. La gravité de ces conséquences rend le diagnostic par imagerie indispensable.
Matériels, patients et méthodes
Une série de cas collégié sur des explorations type TDM et IRM ; mettant en évidence différente malformation artérioveineuse, intéressant les deux sexes et d’âge diffèrent avec des protocoles codifié, TDM sans et avec injection de produit de contraste, et IRM séquences morphologique ainsi que des séquences de susceptibilité magnétique plus ou moins des séquences d’angio-MR [2].
Résultats
Le substratum histologique est une connexion directe sans lit capillaire ou avec lit capillaire appelé nidus. Les malformations vasculaires cérébrales peuvent être classées en deux types selon la vitesse des flux [3]. MAV à flux rapide dont l’opacification du système veineux est précoce fistules artérioveineuses durales et les malformations artérioveineuses piales. MAV à flux lent : cavernomes et les anomalies veineuses de développement capillaires (télangiectasies).
Conclusions
Les MAV sont des anomalies vasculaires avec shunt, souvent incriminées dans des troubles hémodynamiques et des hémorragies intracrâniennes ; le rôle primordial de l’imagerie a été prouvé dans le diagnostic et le traitement de ces entités.
{"title":"L’imagerie des malformations vasculaires crâniennes démystifiées","authors":"Fatima Zohra Touia","doi":"10.1016/j.morpho.2025.101043","DOIUrl":"10.1016/j.morpho.2025.101043","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction et objectifs</h3><div>Une malformation artérioveineuse (MAV) est une pathologie vasculaire caractérisée par un réseau vasculaire aberrant induisant des connexions anormales entre les artères et les veines cérébrales sous forme de shunt ; ces shunts sont à l’origine de modifications hémodynamiques locorégionales entraînant une ischémique cérébrale ou des hémorragies <span><span>[1]</span></span>. La gravité de ces conséquences rend le diagnostic par imagerie indispensable.</div></div><div><h3>Matériels, patients et méthodes</h3><div>Une série de cas collégié sur des explorations type TDM et IRM ; mettant en évidence différente malformation artérioveineuse, intéressant les deux sexes et d’âge diffèrent avec des protocoles codifié, TDM sans et avec injection de produit de contraste, et IRM séquences morphologique ainsi que des séquences de susceptibilité magnétique plus ou moins des séquences d’angio-MR <span><span>[2]</span></span>.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Le substratum histologique est une connexion directe sans lit capillaire ou avec lit capillaire appelé nidus. Les malformations vasculaires cérébrales peuvent être classées en deux types selon la vitesse des flux <span><span>[3]</span></span>. MAV à flux rapide dont l’opacification du système veineux est précoce fistules artérioveineuses durales et les malformations artérioveineuses piales. MAV à flux lent : cavernomes et les anomalies veineuses de développement capillaires (télangiectasies).</div></div><div><h3>Conclusions</h3><div>Les MAV sont des anomalies vasculaires avec shunt, souvent incriminées dans des troubles hémodynamiques et des hémorragies intracrâniennes ; le rôle primordial de l’imagerie a été prouvé dans le diagnostic et le traitement de ces entités.</div></div>","PeriodicalId":39316,"journal":{"name":"Morphologie","volume":"109 367","pages":"Article 101043"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145600638","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}