<div><h3>Introduction</h3><div>L’insuffisance ovarienne prématurée (IOP) se définit par la présence d’une aménorrhée primaire ou secondaire évoluant de plus de quatre mois avant l’âge de 40 ans et associée à un syndrome hypogonadique hypergonadotrophique avec un taux plasmatique élevé de l’hormone folliculostimulante [FSH]<!--> <!-->><!--> <!-->25<!--> <!-->UI/L, sur deux prélèvements à un mois d’intervalle <span><span>[1]</span></span>, <span><span>[2]</span></span>, <span><span>[3]</span></span>, <span><span>[4]</span></span>. L’objet de ce travail est d’évaluer les techniques cytogénétiques les plus indiquées dans la recherche étiologique chromosomique liée à l’IOP.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Le caryotype standard couplé à l’hybridation in situ à fluorescence sur chromosomes métaphasiques (FISH) et l’analyse chromosomique par puces à ADN(ACPA) ont été effectués à partir des cultures lymphocytaires des prélèvements sanguins des patientes reçues pour une IOP au Laboratoire de Cytogénétique de l’Hôpital Cochin Université Paris Cité. La FISH a été réalisée avec une sonde subtélomérique spécifique de l’extrémité bras q X(Xq28), Yq et une sonde centromérique du chromosome X et du chromosome 7. L’ACPA a été réalisée sur puce ISCA CGH Agilent 8Packs (8<!--> <!-->×<!--> <!-->60<!--> <!-->K). L’analyse, l’interprétation et validation des résultats ont été réalisées conformément aux normes d’ISCN 2020.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les analyses cytogénétiques ont révélé chez 17 patientes (3,64 %) des anomalies chromosomiques contre 449(96,36 %) patientes qui ne présentaient aucune anomalie chromosomique détectée. Le caryotype couplé à la FISH a détecté 70,5 % de cas d’anomalies chromosomiques à types :.</div><div>– inv(10)(q11.2q21.2) ;46,XX,</div><div>– inv(10)(p11.2q21.2).ishX(DXZ1<!--> <!-->×<!--> <!-->2),Xq28(TelXq/Yqx2),– inv(2)(p11.2q13) ;46,XX,inv(2)(p11.2q13).ishX(DXZ1<!--> <!-->×<!--> <!-->2),Xq28(TelXq/Yqx2),</div><div>– Monosomie X0 ; 45,X[3]/46,XX [21].ish X(DXZ1<!--> <!-->×<!--> <!-->1)[2]/X(DXZ1<!--> <!-->×<!--> <!-->2)[52]-21 en,</div><div>– mosaïque faible 45,XX,21[7]/46,XX [42].ishX(DXZ1<!--> <!-->×<!--> <!-->2),</div><div>– Xq28(TelXq/Yqx2).nucish21q22.1q22.2(DSCR4<!--> <!-->×<!--> <!-->2)[100].</div><div>L’ACPA a détecté des anomalies chromosomiques dans 64,7 % à type de microremaniements chromosomiques non détectables au caryotype-FISH dup(X)(p21.1p21.1),arr[GRCh37]Xp21.1(31896370_32349227)×3homogène, dup(10)(q26.3q26.3) ;del(2)(p16.3p16.3) ;</div><div>del(7) (q22.1q22.1) ;del(2)(q13q13) ;dup(10)(q26.3q26.3)</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’association Caryotype-FISH peut être utilisée comme technique cytogénétique de première intention dans la recherche étiologique chromosomique liée à l’IOP. Car, elle est plus sensible que l’ACPA dans la détection des anomalies chromosomiques équilibrées microscopiques <span><span>[4]</span></span>. Cependant, l’ACPA garde sa place dans la détection des anomalies chro
{"title":"Étude cytogénétique conventionnelle et moléculaire de l’insuffisance ovarienne prématurée","authors":"Ange Lucien Diatta , Bérénice Hervé , Pénélope Jordan , Jean-Michel Dupont , Aziza Lebbar-Benkirane , Aurelie Coussement , Martine Montagnon , Samira Ahmmed-Elie , Amadou Ndiade , Mama Sy-Diallo , Mame Venus Gueye , Ndiaga Diop","doi":"10.1016/j.morpho.2025.101048","DOIUrl":"10.1016/j.morpho.2025.101048","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’insuffisance ovarienne prématurée (IOP) se définit par la présence d’une aménorrhée primaire ou secondaire évoluant de plus de quatre mois avant l’âge de 40 ans et associée à un syndrome hypogonadique hypergonadotrophique avec un taux plasmatique élevé de l’hormone folliculostimulante [FSH]<!--> <!-->><!--> <!-->25<!--> <!-->UI/L, sur deux prélèvements à un mois d’intervalle <span><span>[1]</span></span>, <span><span>[2]</span></span>, <span><span>[3]</span></span>, <span><span>[4]</span></span>. L’objet de ce travail est d’évaluer les techniques cytogénétiques les plus indiquées dans la recherche étiologique chromosomique liée à l’IOP.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Le caryotype standard couplé à l’hybridation in situ à fluorescence sur chromosomes métaphasiques (FISH) et l’analyse chromosomique par puces à ADN(ACPA) ont été effectués à partir des cultures lymphocytaires des prélèvements sanguins des patientes reçues pour une IOP au Laboratoire de Cytogénétique de l’Hôpital Cochin Université Paris Cité. La FISH a été réalisée avec une sonde subtélomérique spécifique de l’extrémité bras q X(Xq28), Yq et une sonde centromérique du chromosome X et du chromosome 7. L’ACPA a été réalisée sur puce ISCA CGH Agilent 8Packs (8<!--> <!-->×<!--> <!-->60<!--> <!-->K). L’analyse, l’interprétation et validation des résultats ont été réalisées conformément aux normes d’ISCN 2020.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les analyses cytogénétiques ont révélé chez 17 patientes (3,64 %) des anomalies chromosomiques contre 449(96,36 %) patientes qui ne présentaient aucune anomalie chromosomique détectée. Le caryotype couplé à la FISH a détecté 70,5 % de cas d’anomalies chromosomiques à types :.</div><div>– inv(10)(q11.2q21.2) ;46,XX,</div><div>– inv(10)(p11.2q21.2).ishX(DXZ1<!--> <!-->×<!--> <!-->2),Xq28(TelXq/Yqx2),– inv(2)(p11.2q13) ;46,XX,inv(2)(p11.2q13).ishX(DXZ1<!--> <!-->×<!--> <!-->2),Xq28(TelXq/Yqx2),</div><div>– Monosomie X0 ; 45,X[3]/46,XX [21].ish X(DXZ1<!--> <!-->×<!--> <!-->1)[2]/X(DXZ1<!--> <!-->×<!--> <!-->2)[52]-21 en,</div><div>– mosaïque faible 45,XX,21[7]/46,XX [42].ishX(DXZ1<!--> <!-->×<!--> <!-->2),</div><div>– Xq28(TelXq/Yqx2).nucish21q22.1q22.2(DSCR4<!--> <!-->×<!--> <!-->2)[100].</div><div>L’ACPA a détecté des anomalies chromosomiques dans 64,7 % à type de microremaniements chromosomiques non détectables au caryotype-FISH dup(X)(p21.1p21.1),arr[GRCh37]Xp21.1(31896370_32349227)×3homogène, dup(10)(q26.3q26.3) ;del(2)(p16.3p16.3) ;</div><div>del(7) (q22.1q22.1) ;del(2)(q13q13) ;dup(10)(q26.3q26.3)</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’association Caryotype-FISH peut être utilisée comme technique cytogénétique de première intention dans la recherche étiologique chromosomique liée à l’IOP. Car, elle est plus sensible que l’ACPA dans la détection des anomalies chromosomiques équilibrées microscopiques <span><span>[4]</span></span>. Cependant, l’ACPA garde sa place dans la détection des anomalies chro","PeriodicalId":39316,"journal":{"name":"Morphologie","volume":"109 367","pages":"Article 101048"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145600312","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-26DOI: 10.1016/j.morpho.2025.100982
Léa Naji , Johann Peltier
Introduction
Cette étude vise à examiner les variations anatomiques de la pince sacro-sciatique et leur implication potentielle dans les névralgies pudendales. Le nerf pudendal, qui traverse cette pince, peut être comprimé, entraînant des douleurs neuropathiques invalidantes. L’objectif principal était de mieux comprendre comment les différences anatomiques, notamment la longueur des ligaments sacro-épineux et sacro-tubéraux ainsi que la surface de l’épine ischiatique, pouvaient influencer l’apparition de ces douleurs.
Matériels et méthodes
L’étude s’est basée sur la dissection de 10 corps et 19 pinces ligamentaires, comprenant à la fois des hommes et des femmes. Les dissections ont permis de mesurer plusieurs paramètres anatomiques clés: la longueur du ligament sacro-tubéral (LST) et du ligament sacro-épineux (LSE), l’épaisseur de la pince sacro-sciatique, et la surface de l’épine ischiatique. Les mesures ont été réalisées avec une précision au dixième de centimètre près, en utilisant des outils tels que des mètres rubans et des pieds à coulisse.
Résultats
Nous avons montré une certaine disparité des valeurs pour certains paramètres notamment le LSE et la pince ligamentaire. Les hommes avaient une surface moyenne de l’épine ischiatique de 5,05 cm2, légèrement supérieure à celle des femmes, qui est de 4,87 cm2. La variabilité des mesures était plus marquée chez les femmes notamment au niveau de l’épaisseur de la pince, suggérant une plus grande hétérogénéité anatomique. De plus, on retrouve des variations anatomiques sur la longueur des ligaments sacro-épineux, sur l’épaisseur de la pince ligamentaire ainsi qu’un cas de dédoublement du ligament sacro-tubéral.
Conclusion
Des différences observées pourraient expliquer la prédominance des névralgies pudendales chez les femmes, car une pince sacro-sciatique davantage exiguë peut entraîner une compression accrue du nerf pudendal. La variabilité anatomique plus importante chez les femmes pourrait également contribuer à cette tendance. Les limites de cette étude incluent la taille réduite de l’échantillon et l’absence de données cliniques détaillées, nécessitant des recherches futures avec des échantillons plus larges et des techniques d’imagerie avancées pour confirmer ces observations.
{"title":"Étude des variations anatomiques de la pince sacro-sciatique pouvant être impliquées dans les névralgies pudendales","authors":"Léa Naji , Johann Peltier","doi":"10.1016/j.morpho.2025.100982","DOIUrl":"10.1016/j.morpho.2025.100982","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Cette étude vise à examiner les variations anatomiques de la pince sacro-sciatique et leur implication potentielle dans les névralgies pudendales. Le nerf pudendal, qui traverse cette pince, peut être comprimé, entraînant des douleurs neuropathiques invalidantes. L’objectif principal était de mieux comprendre comment les différences anatomiques, notamment la longueur des ligaments sacro-épineux et sacro-tubéraux ainsi que la surface de l’épine ischiatique, pouvaient influencer l’apparition de ces douleurs.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>L’étude s’est basée sur la dissection de 10 corps et 19 pinces ligamentaires, comprenant à la fois des hommes et des femmes. Les dissections ont permis de mesurer plusieurs paramètres anatomiques clés: la longueur du ligament sacro-tubéral (LST) et du ligament sacro-épineux (LSE), l’épaisseur de la pince sacro-sciatique, et la surface de l’épine ischiatique. Les mesures ont été réalisées avec une précision au dixième de centimètre près, en utilisant des outils tels que des mètres rubans et des pieds à coulisse.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Nous avons montré une certaine disparité des valeurs pour certains paramètres notamment le LSE et la pince ligamentaire. Les hommes avaient une surface moyenne de l’épine ischiatique de 5,05<!--> <!-->cm<sup>2</sup>, légèrement supérieure à celle des femmes, qui est de 4,87 cm<sup>2</sup>. La variabilité des mesures était plus marquée chez les femmes notamment au niveau de l’épaisseur de la pince, suggérant une plus grande hétérogénéité anatomique. De plus, on retrouve des variations anatomiques sur la longueur des ligaments sacro-épineux, sur l’épaisseur de la pince ligamentaire ainsi qu’un cas de dédoublement du ligament sacro-tubéral.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Des différences observées pourraient expliquer la prédominance des névralgies pudendales chez les femmes, car une pince sacro-sciatique davantage exiguë peut entraîner une compression accrue du nerf pudendal. La variabilité anatomique plus importante chez les femmes pourrait également contribuer à cette tendance. Les limites de cette étude incluent la taille réduite de l’échantillon et l’absence de données cliniques détaillées, nécessitant des recherches futures avec des échantillons plus larges et des techniques d’imagerie avancées pour confirmer ces observations.</div></div>","PeriodicalId":39316,"journal":{"name":"Morphologie","volume":"109 367","pages":"Article 100982"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145600362","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-26DOI: 10.1016/j.morpho.2025.100995
César Lafont, Cyrille Decante, Stéphane Ploteau, Antoine Hamel, Céline Salaud
Certaines situations cliniques rares en neurochirurgie, comme la gestion urgente d’une rupture d’anévrisme cérébral, requièrent une maîtrise technique spécifique. Ces situations, peu fréquentes, peuvent déstabiliser un chirurgien inexpérimenté, la chirurgie anévrismale étant devenue plus rare avec le développement de la neuroradiologie interventionnelle. La formation pratique des internes en neurochirurgie [1] constitue donc un enjeu pédagogique crucial. Le développement de la simulation médicale permet l’utilisation de modèles de plus en plus réalistes, mais le sujet cadavérique reste le plus fidèle, malgré certaines limites : déliquescence du parenchyme cérébral, absence de pression de liquide cérébrospinale (LCS)/collapsus des espaces sous-arachnoïdiens et absence de perfusion cérébrale. Pour pallier ces limites, un atelier de simulation neurochirurgicale a été créé au Laboratoire d’anatomie de Nantes Université. Ce programme repose sur un modèle anatomique revascularisé par le système SIMLIFE. Chaque sujet anatomique est préparé comme suit : canulation des artères carotides communes, reliées à un dispositif injectant un substitut de sang dont la tension et la fréquence cardiaque sont modulables ; perfusion de sérum physiologique dans le système ventriculaire via un cathéter, simulant la circulation de LCS et l’expansion des espaces sous-arachnoïdiens. L’objectif est de former les internes à gérer en urgence une plaie vasculaire du cercle artériel de la base, dans le cadre d’une craniotomie ptérionale. Les sessions successives incluent des évaluations progressives des compétences techniques (analyse vidéo par évaluateur externe expérimenté, quantification du saignement, durée de la procédure) et comportementales face au stress (questionnaires). Chaque interne évalue le réalisme du modèle. Le développement d’ateliers de simulation chirurgicale au sein des laboratoires d’anatomie est essentiel. Ils représentent un atout majeur pour la formation des internes de chirurgie.
{"title":"Évaluation d’un modèle de sujet anatomique perfusé en simulation neurochirurgicale","authors":"César Lafont, Cyrille Decante, Stéphane Ploteau, Antoine Hamel, Céline Salaud","doi":"10.1016/j.morpho.2025.100995","DOIUrl":"10.1016/j.morpho.2025.100995","url":null,"abstract":"<div><div>Certaines situations cliniques rares en neurochirurgie, comme la gestion urgente d’une rupture d’anévrisme cérébral, requièrent une maîtrise technique spécifique. Ces situations, peu fréquentes, peuvent déstabiliser un chirurgien inexpérimenté, la chirurgie anévrismale étant devenue plus rare avec le développement de la neuroradiologie interventionnelle. La formation pratique des internes en neurochirurgie <span><span>[1]</span></span> constitue donc un enjeu pédagogique crucial. Le développement de la simulation médicale permet l’utilisation de modèles de plus en plus réalistes, mais le sujet cadavérique reste le plus fidèle, malgré certaines limites : déliquescence du parenchyme cérébral, absence de pression de liquide cérébrospinale (LCS)/collapsus des espaces sous-arachnoïdiens et absence de perfusion cérébrale. Pour pallier ces limites, un atelier de simulation neurochirurgicale a été créé au Laboratoire d’anatomie de Nantes Université. Ce programme repose sur un modèle anatomique revascularisé par le système SIMLIFE. Chaque sujet anatomique est préparé comme suit : canulation des artères carotides communes, reliées à un dispositif injectant un substitut de sang dont la tension et la fréquence cardiaque sont modulables ; perfusion de sérum physiologique dans le système ventriculaire via un cathéter, simulant la circulation de LCS et l’expansion des espaces sous-arachnoïdiens. L’objectif est de former les internes à gérer en urgence une plaie vasculaire du cercle artériel de la base, dans le cadre d’une craniotomie ptérionale. Les sessions successives incluent des évaluations progressives des compétences techniques (analyse vidéo par évaluateur externe expérimenté, quantification du saignement, durée de la procédure) et comportementales face au stress (questionnaires). Chaque interne évalue le réalisme du modèle. Le développement d’ateliers de simulation chirurgicale au sein des laboratoires d’anatomie est essentiel. Ils représentent un atout majeur pour la formation des internes de chirurgie.</div></div>","PeriodicalId":39316,"journal":{"name":"Morphologie","volume":"109 367","pages":"Article 100995"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145600446","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-26DOI: 10.1016/j.morpho.2025.101009
Abdulrahman Alblowi , Nicla Settembre , Manuela Perez , Marc Braun , Sergueï Malikov
Introduction
Lors de la chirurgie aortique ou viscérale, certaines voies d’abord impliquent la section des muscles antérolatéraux de la paroi abdominale [1], [2] entraînant des dysfonctionnements musculaires et une saillie du flanc [3]. Cette étude vise à déterminer la distribution des nerfs moteurs et à optimiser les voies d’abord en préservant les nerfs.
Méthodes
Douze dissections ont été réalisées sur des cadavres frais. La communication des nerfs intercostaux (9e–10e–11e) et sous-costal (12e), la distance de l’extrémité des nerfs par rapport à la ligne médiane abdominale a été mesurée. Pour les 11e et 12e nerfs ont été calculés leurs angles d’émergence à la sortie du sillon costal et la distance entre le point d’émergence et l’extrémité de la côte correspondante, ainsi que l’angle et la distance du point d’émergence à l’extrémité de la côte.
Résultats
Il existe des communications entre les 10e et 11e nerfs intercostaux, ainsi qu’entre les 11e et le 12e nerfs, dans la zone située entre la ligne axillaire antérieure et celle médioclaviculaire. Le 9e nerf intercostal n’avait aucune communication avec d’autres nerfs. Le point d’intersection moyen de l’ombilic était de 7,92 cm pour le 9e, 3,92 cm pour le 10e, 1,08 cm pour le 11e, et –3,33 cm pour le 12e nerf. Le 11e avait un angle entre –45° et –10° ; le 12e entre –30° et 0°. Pour le 11e, la distance était entre 0 et 5,5 cm ; pour le 12e, était entre 0 et 3 cm.
Conclusion
Pour préserver le 11e nerf, l’incision optimale se situe partant du bord supérieur de la 11e cote vers la ligne médiane, 4 cm au-dessus de l’ombilic ; pour le 12e nerf, une incision 1 cm au-dessous. L’intersection entre les directions des nerfs vers la ligne médiane peut fournir des indications sur leur repérage. Ces résultats peuvent aider à optimiser les voies d’abord avec une confirmation clinique nécessaire.
{"title":"Étude anatomique de l’innervation des muscles de la paroi abdominale antérolatérale","authors":"Abdulrahman Alblowi , Nicla Settembre , Manuela Perez , Marc Braun , Sergueï Malikov","doi":"10.1016/j.morpho.2025.101009","DOIUrl":"10.1016/j.morpho.2025.101009","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Lors de la chirurgie aortique ou viscérale, certaines voies d’abord impliquent la section des muscles antérolatéraux de la paroi abdominale <span><span>[1]</span></span>, <span><span>[2]</span></span> entraînant des dysfonctionnements musculaires et une saillie du flanc <span><span>[3]</span></span>. Cette étude vise à déterminer la distribution des nerfs moteurs et à optimiser les voies d’abord en préservant les nerfs.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Douze dissections ont été réalisées sur des cadavres frais. La communication des nerfs intercostaux (9<sup>e</sup>–10<sup>e</sup>–11<sup>e</sup>) et sous-costal (12<sup>e</sup>), la distance de l’extrémité des nerfs par rapport à la ligne médiane abdominale a été mesurée. Pour les 11<sup>e</sup> et 12<sup>e</sup> nerfs ont été calculés leurs angles d’émergence à la sortie du sillon costal et la distance entre le point d’émergence et l’extrémité de la côte correspondante, ainsi que l’angle et la distance du point d’émergence à l’extrémité de la côte.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Il existe des communications entre les 10<sup>e</sup> et 11<sup>e</sup> nerfs intercostaux, ainsi qu’entre les 11<sup>e</sup> et le 12<sup>e</sup> nerfs, dans la zone située entre la ligne axillaire antérieure et celle médioclaviculaire. Le 9<sup>e</sup> nerf intercostal n’avait aucune communication avec d’autres nerfs. Le point d’intersection moyen de l’ombilic était de 7,92<!--> <!-->cm pour le 9<sup>e</sup>, 3,92<!--> <!-->cm pour le 10<sup>e</sup>, 1,08<!--> <!-->cm pour le 11<sup>e</sup>, et –3,33<!--> <!-->cm pour le 12<sup>e</sup> nerf. Le 11<sup>e</sup> avait un angle entre –45° et –10° ; le 12<sup>e</sup> entre –30° et 0°. Pour le 11<sup>e</sup>, la distance était entre 0 et 5,5<!--> <!-->cm ; pour le 12<sup>e</sup>, était entre 0 et 3<!--> <!-->cm.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Pour préserver le 11<sup>e</sup> nerf, l’incision optimale se situe partant du bord supérieur de la 11<sup>e</sup> cote vers la ligne médiane, 4<!--> <!-->cm au-dessus de l’ombilic ; pour le 12<sup>e</sup> nerf, une incision 1<!--> <!-->cm au-dessous. L’intersection entre les directions des nerfs vers la ligne médiane peut fournir des indications sur leur repérage. Ces résultats peuvent aider à optimiser les voies d’abord avec une confirmation clinique nécessaire.</div></div>","PeriodicalId":39316,"journal":{"name":"Morphologie","volume":"109 367","pages":"Article 101009"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145600452","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-26DOI: 10.1016/j.morpho.2025.101015
Gaétan Pasinato , Coraline Breuval , Alexandra Pellegrin , Flavie Demailly , Johann Peltier , Xavier Demondion , Antoine Drizenko , Charles Sabbagh , Eric Havet
Introduction
Les lésions urétérales dans le cadre de la chirurgie colorectale sont fréquentes et associées à une forte morbi-mortalité [1], [2]. Bien que certaines techniques de repérage existent [3], [4], [5], il n’existe pas d’étude proposant des repères fixes et fiables. L’objectif principal de ce projet était d’effectuer des mesures des rapports des uretères sur cadavre permettant d’obtenir des repères anatomiques fiables pour leur localisation.
Matériels et méthodes
Notre population d’étude était constituée des cadavres des laboratoires d’anatomie des facultés de médecine d’Amiens et de Lille. Différentes techniques de conservation des cadavres étaient utilisées, l’utilisation d’une solution formolée, BIOMET ou des corps à l’état frais. Nous avions réalisé des injections d’uretères au latex néoprène sur cadavres et mesuré les distances entre les uretères, l’aorte abdominale et la veine cave inférieure. Nous avions également étudié le croisement des uretères avec les vaisseaux iliaques et les vaisseaux gonadiques.
Résultats
Quinze cadavres avaient été inclus dans l’étude, 9 corps formolés, 3 corps BIOMET et 3 corps frais. Il y avait 8 corps disséqués à Lille, et 10 corps de femmes d’étudiés. Le meilleur repère pour localiser l’uretère droit était le bord droit de la veine cave inférieure en regard de la bifurcation aortique où il se trouvait en moyenne à 16,5 mm. L’uretère droit croisait le bord supérieur des vaisseaux iliaques statistiquement plus bas que l’uretère gauche (p = 0,02). L’uretère gauche se situait à une distance moyenne de 31,75 mm du bord gauche de l’aorte en regard de l’artère mésentérique inférieure. La loi de Luschka n’était respectée que dans un tiers des cas. Les vaisseaux gonadiques croisaient les uretères dans 100 % des cas, ce croisement pouvant être situé à tout niveau.
Conclusion
Notre étude devrait permettre aux chirurgiens colorectaux de repérer plus facilement les uretères, réduire leur temps opératoire et diminuer la morbi-mortalité liée aux lésions urétérales.
{"title":"Rapports des uretères dans le cadre de la chirurgie colorectale : étude cadavérique","authors":"Gaétan Pasinato , Coraline Breuval , Alexandra Pellegrin , Flavie Demailly , Johann Peltier , Xavier Demondion , Antoine Drizenko , Charles Sabbagh , Eric Havet","doi":"10.1016/j.morpho.2025.101015","DOIUrl":"10.1016/j.morpho.2025.101015","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les lésions urétérales dans le cadre de la chirurgie colorectale sont fréquentes et associées à une forte morbi-mortalité <span><span>[1]</span></span>, <span><span>[2]</span></span>. Bien que certaines techniques de repérage existent <span><span>[3]</span></span>, <span><span>[4]</span></span>, <span><span>[5]</span></span>, il n’existe pas d’étude proposant des repères fixes et fiables. L’objectif principal de ce projet était d’effectuer des mesures des rapports des uretères sur cadavre permettant d’obtenir des repères anatomiques fiables pour leur localisation.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Notre population d’étude était constituée des cadavres des laboratoires d’anatomie des facultés de médecine d’Amiens et de Lille. Différentes techniques de conservation des cadavres étaient utilisées, l’utilisation d’une solution formolée, BIOMET ou des corps à l’état frais. Nous avions réalisé des injections d’uretères au latex néoprène sur cadavres et mesuré les distances entre les uretères, l’aorte abdominale et la veine cave inférieure. Nous avions également étudié le croisement des uretères avec les vaisseaux iliaques et les vaisseaux gonadiques.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Quinze cadavres avaient été inclus dans l’étude, 9 corps formolés, 3 corps BIOMET et 3 corps frais. Il y avait 8 corps disséqués à Lille, et 10 corps de femmes d’étudiés. Le meilleur repère pour localiser l’uretère droit était le bord droit de la veine cave inférieure en regard de la bifurcation aortique où il se trouvait en moyenne à 16,5<!--> <!-->mm. L’uretère droit croisait le bord supérieur des vaisseaux iliaques statistiquement plus bas que l’uretère gauche (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,02). L’uretère gauche se situait à une distance moyenne de 31,75<!--> <!-->mm du bord gauche de l’aorte en regard de l’artère mésentérique inférieure. La loi de Luschka n’était respectée que dans un tiers des cas. Les vaisseaux gonadiques croisaient les uretères dans 100 % des cas, ce croisement pouvant être situé à tout niveau.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Notre étude devrait permettre aux chirurgiens colorectaux de repérer plus facilement les uretères, réduire leur temps opératoire et diminuer la morbi-mortalité liée aux lésions urétérales.</div></div>","PeriodicalId":39316,"journal":{"name":"Morphologie","volume":"109 367","pages":"Article 101015"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145600483","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-26DOI: 10.1016/j.morpho.2025.101038
Martin Lhuaire , Aïna Venkatasamy , Gwennhael Autret , Pierre Sohier , Geoffroy Noel , Vincent Hunsinger , Ignacio Garrido , Mohamed Derder , Bertrand Tavitian , Patrick Bruneval , Olivier Clement , Laurent Lantieri
Objectif
Les thromboses vasculaires des lambeaux libres constituent une complication relativement peu fréquente mais peuvent compromettre, en l’absence de traitement, leur viabilité [1]. L’objectif de cette étude était d’analyser les mécanismes physiopathologiques sous-jacents grâce à une approche combinée de micro-imagerie par résonance magnétique (micro-IRM à 4,7 T et d’histologie en coupe HES (hématoxyline-éosine-safran) sur des prélèvements vasculaires de microanastomoses thrombosées.
Matériels et méthodes
Sept prélèvements de micro-anastomoses vasculaires issus de lambeaux libres DIEP et PAPthrombosés ont été analysés par micro-IRM 4,7T et coupes histologiques HES pour caractériser les signes morphologiques, la composition des thrombi et les altérations cellulaires associées.
Résultats
La micro-IRM a permis d’imager les prélèvements vasculaires avec une résolution spatiale satisfaisante pour les structures artérielles, mais insuffisante pour les structures veineuses, limitant ainsi son utilité dans ces dernières. En revanche, l’analyse histologique a apporté des informations essentielles en identifiant la composition précise des thrombi et leur cellularité. Elle a également mis en évidence des signes de nécrose ischémique au niveau des berges des moignons vasculaires, ainsi que, dans certains cas, la présence de corps étrangers avec réaction de type gigantocellulaire susceptibles de favoriser les phénomènes thrombotiques.
Conclusion
L’analyse par micro-IRM a montré des résultats satisfaisants pour l’imagerie des structures artérielles, bien que sa résolution ne soit pas suffisante pour les veines. Cette étude souligne la faisabilité de l’analyse par micro-IRM et de l’intérêt de la combiner à l’histologie pour l’analyse des mécanismes pouvant conduire aux thromboses vasculaires des lambeaux libres.
游离膜血管血栓形成是一种相对罕见的并发症,但如果不治疗,可能会危及其生存能力[1]。本研究的目的是通过结合磁共振显微成像(4.7 T microMRI)和HES切口组织学(血氧林- eosine -藏红花)对血栓形成微口病的血管样本进行分析潜在的病理机制。采用4.7 T microMRI和HES组织学切口分析了7例游离DIEP和PAPT血管微解剖,以表征形态体征、血栓组成和相关细胞改变。结果:微核磁共振成像对血管样本的空间分辨率对动脉结构满意,但对静脉结构的空间分辨率不足,限制了其在静脉结构中的应用。另一方面,组织学分析提供了重要的信息,确定了血栓的确切组成和细胞性。它还发现了缺血性坏死的迹象,在某些情况下,异物的存在与巨细胞类型的反应,可能促进血栓形成现象。结论:微核磁共振成像对动脉结构的成像结果令人满意,但对静脉的分辨率不够。本研究强调了microMRI分析的可行性,以及将其与组织学结合起来分析可能导致游离片血管血栓形成的机制的重要性。
{"title":"Analyse micro-anatomique des thromboses vasculaires des lambeaux libres : apports de la micro-IRM et de l’histologie à la compréhension des mécanismes physiopathologiques","authors":"Martin Lhuaire , Aïna Venkatasamy , Gwennhael Autret , Pierre Sohier , Geoffroy Noel , Vincent Hunsinger , Ignacio Garrido , Mohamed Derder , Bertrand Tavitian , Patrick Bruneval , Olivier Clement , Laurent Lantieri","doi":"10.1016/j.morpho.2025.101038","DOIUrl":"10.1016/j.morpho.2025.101038","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Les thromboses vasculaires des lambeaux libres constituent une complication relativement peu fréquente mais peuvent compromettre, en l’absence de traitement, leur viabilité <span><span>[1]</span></span>. L’objectif de cette étude était d’analyser les mécanismes physiopathologiques sous-jacents grâce à une approche combinée de micro-imagerie par résonance magnétique (micro-IRM à 4,7 T et d’histologie en coupe HES (hématoxyline-éosine-safran) sur des prélèvements vasculaires de microanastomoses thrombosées.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Sept prélèvements de micro-anastomoses vasculaires issus de lambeaux libres DIEP et PAPthrombosés ont été analysés par micro-IRM 4,7T et coupes histologiques HES pour caractériser les signes morphologiques, la composition des thrombi et les altérations cellulaires associées.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La micro-IRM a permis d’imager les prélèvements vasculaires avec une résolution spatiale satisfaisante pour les structures artérielles, mais insuffisante pour les structures veineuses, limitant ainsi son utilité dans ces dernières. En revanche, l’analyse histologique a apporté des informations essentielles en identifiant la composition précise des thrombi et leur cellularité. Elle a également mis en évidence des signes de nécrose ischémique au niveau des berges des moignons vasculaires, ainsi que, dans certains cas, la présence de corps étrangers avec réaction de type gigantocellulaire susceptibles de favoriser les phénomènes thrombotiques.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’analyse par micro-IRM a montré des résultats satisfaisants pour l’imagerie des structures artérielles, bien que sa résolution ne soit pas suffisante pour les veines. Cette étude souligne la faisabilité de l’analyse par micro-IRM et de l’intérêt de la combiner à l’histologie pour l’analyse des mécanismes pouvant conduire aux thromboses vasculaires des lambeaux libres.</div></div>","PeriodicalId":39316,"journal":{"name":"Morphologie","volume":"109 367","pages":"Article 101038"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145600625","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-26DOI: 10.1016/j.morpho.2025.101005
Guillaume Huttin , Thibault Lafosse , Michael Bouyer , Philippe Chaffanjon
Introduction
Dans la chirurgie de réparation du plexus brachial, le transfert des nerfs intercostaux (NIC) garde une place de choix dans les atteintes complètes, malgré des résultats modérés. Le transfert conjoint de la branche cutanée latérale (BCL), en plus de la branche principale des NIC pourrait améliorer les résultats de ces neurotisations [1], [2], [3]. La connaissance anatomique de la BCL depuis son origine jusqu’à la fin de son trajet au sein de l’espace intercostal est une étape indispensable pour la description de son utilisation en tant que transfert nerveux.
Matériels et méthodes
Les 3e, 4 e, 5 e et 6 e nerfs intercostaux ainsi que leurs branches cutanées latérales ont été disséqués sur 11 corps afin d’étudier le trajet, les variations et les branches de division de la BCL dans ces espaces.
Résultats
La BCL avait une longueur moyenne allant de 3,42 cm pour le 3e NIC jusqu’à 4,19 cm pour le 6e. Dans 75 % des cas elle se divisait en deux branches et dans 25 % des cas en trois. Parmi les branches de division, certaines étaient à destination musculaire et d’autres à destination cutanée. L’origine de cette branche provenant du NIC était très variable.
Conclusions
La BCL montre une variabilité importante pour sa taille, son origine ou encore ses branches de division. Cette dernière comporte probablement une composante motrice importante lors de son trajet au sein de l’espace intercostal. Cette branche nerveuse pourrait être envisagée en tant que transfert nerveux moteur, de manière conjointe à la branche principale.
{"title":"Étude de la branche cutanée latérale des nerfs intercostaux et application chirurgicale dans les transferts nerveux","authors":"Guillaume Huttin , Thibault Lafosse , Michael Bouyer , Philippe Chaffanjon","doi":"10.1016/j.morpho.2025.101005","DOIUrl":"10.1016/j.morpho.2025.101005","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Dans la chirurgie de réparation du plexus brachial, le transfert des nerfs intercostaux (NIC) garde une place de choix dans les atteintes complètes, malgré des résultats modérés. Le transfert conjoint de la branche cutanée latérale (BCL), en plus de la branche principale des NIC pourrait améliorer les résultats de ces neurotisations <span><span>[1]</span></span>, <span><span>[2]</span></span>, <span><span>[3]</span></span>. La connaissance anatomique de la BCL depuis son origine jusqu’à la fin de son trajet au sein de l’espace intercostal est une étape indispensable pour la description de son utilisation en tant que transfert nerveux.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Les 3<sup>e</sup>, 4 <sup>e</sup>, 5 <sup>e</sup> et 6 <sup>e</sup> nerfs intercostaux ainsi que leurs branches cutanées latérales ont été disséqués sur 11 corps afin d’étudier le trajet, les variations et les branches de division de la BCL dans ces espaces.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La BCL avait une longueur moyenne allant de 3,42<!--> <!-->cm pour le 3<sup>e</sup> NIC jusqu’à 4,19<!--> <!-->cm pour le 6<sup>e</sup>. Dans 75 % des cas elle se divisait en deux branches et dans 25 % des cas en trois. Parmi les branches de division, certaines étaient à destination musculaire et d’autres à destination cutanée. L’origine de cette branche provenant du NIC était très variable.</div></div><div><h3>Conclusions</h3><div>La BCL montre une variabilité importante pour sa taille, son origine ou encore ses branches de division. Cette dernière comporte probablement une composante motrice importante lors de son trajet au sein de l’espace intercostal. Cette branche nerveuse pourrait être envisagée en tant que transfert nerveux moteur, de manière conjointe à la branche principale.</div></div>","PeriodicalId":39316,"journal":{"name":"Morphologie","volume":"109 367","pages":"Article 101005"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145600441","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-26DOI: 10.1016/j.morpho.2025.101028
Leila Boukhatmi, Mohammed Assaad Alnafie, Samir Moualek
Introduction et objectifs
La veine basale de Rosenthal (VBR) appartient au système veineux intracrânien profond et draine le sang de la partie basale du cerveau vers la grande veine cérébrale (GVC) [1]. Plusieurs études ont focalisé sur les variantes de drainage de la VBR et leur relation avec les phénomènes hémorragiques intracrâniens [1], [2], [3]. Nous présentons ici le cas d’une VBR se drainant directement dans le sinus pétreux supérieur (SPS).
Matériels et méthodes
Une reconstruction tridimensionnelle du réseau veineux intracrânien a été réalisée à partir des coupes d’angioscanner céphalo-cervical d’un patient hospitalisé au service de neurochirurgie pour une malformation artérioveineuse intracrânienne. Nous avons analysé le mode de drainage des deux VBR sur l’angioscanner et le modèle 3D.
Résultats
L’analyse des coupes scanographiques et le modèle 3D a objectivé une VBR gauche se drainant directement dans le SPS homolatéral au lieu de se drainer dans la GVC.
Discussion
La VBR se draine habituellement dans la GVC (type A) [1]. Par ailleurs, elle peut se drainer dans la veine uncale et la GVC (type B), le sinus caverneux ou sphénopariétal ou vers le SPS via une veine intermédiaire, vers le sinus droit ou transverse (type C) [2], [3]. Un drainage direct dans le SPS n’a été identifié qu’une seule fois par Gutierrez et al. [1] ; notre cas est le deuxième de ce genre. Cette variante est probablement due à une persistance des veines embryonnaires reliant la VBR au sinus tentoriel primitif [4], [5]. Plusieurs études impliquent ces variantes de la VBR dans la survenue d’hémorragie sous-arachnoïdienne idiopathique [2], [3].
Conclusion
Le mode de drainage de la VBR est important à connaître et doit être déterminé sur examens radiologiques surtout dans l’exploration de phénomènes hémorragiques intracrânien semblant idiopathiques. Par ce travail, nous mettant l’accent sur un mode de drainage exceptionnel de la VBR.
{"title":"Veine basale de Rosenthal se drainant directement dans le sinus veineux pétreux supérieur : observation radiologique","authors":"Leila Boukhatmi, Mohammed Assaad Alnafie, Samir Moualek","doi":"10.1016/j.morpho.2025.101028","DOIUrl":"10.1016/j.morpho.2025.101028","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction et objectifs</h3><div>La veine basale de Rosenthal (VBR) appartient au système veineux intracrânien profond et draine le sang de la partie basale du cerveau vers la grande veine cérébrale (GVC) <span><span>[1]</span></span>. Plusieurs études ont focalisé sur les variantes de drainage de la VBR et leur relation avec les phénomènes hémorragiques intracrâniens <span><span>[1]</span></span>, <span><span>[2]</span></span>, <span><span>[3]</span></span>. Nous présentons ici le cas d’une VBR se drainant directement dans le sinus pétreux supérieur (SPS).</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Une reconstruction tridimensionnelle du réseau veineux intracrânien a été réalisée à partir des coupes d’angioscanner céphalo-cervical d’un patient hospitalisé au service de neurochirurgie pour une malformation artérioveineuse intracrânienne. Nous avons analysé le mode de drainage des deux VBR sur l’angioscanner et le modèle 3D.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>L’analyse des coupes scanographiques et le modèle 3D a objectivé une VBR gauche se drainant directement dans le SPS homolatéral au lieu de se drainer dans la GVC.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>La VBR se draine habituellement dans la GVC (type A) <span><span>[1]</span></span>. Par ailleurs, elle peut se drainer dans la veine uncale et la GVC (type B), le sinus caverneux ou sphénopariétal ou vers le SPS via une veine intermédiaire, vers le sinus droit ou transverse (type C) <span><span>[2]</span></span>, <span><span>[3]</span></span>. Un drainage direct dans le SPS n’a été identifié qu’une seule fois par Gutierrez et al. <span><span>[1]</span></span> ; notre cas est le deuxième de ce genre. Cette variante est probablement due à une persistance des veines embryonnaires reliant la VBR au sinus tentoriel primitif <span><span>[4]</span></span>, <span><span>[5]</span></span>. Plusieurs études impliquent ces variantes de la VBR dans la survenue d’hémorragie sous-arachnoïdienne idiopathique <span><span>[2]</span></span>, <span><span>[3]</span></span>.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Le mode de drainage de la VBR est important à connaître et doit être déterminé sur examens radiologiques surtout dans l’exploration de phénomènes hémorragiques intracrânien semblant idiopathiques. Par ce travail, nous mettant l’accent sur un mode de drainage exceptionnel de la VBR.</div></div>","PeriodicalId":39316,"journal":{"name":"Morphologie","volume":"109 367","pages":"Article 101028"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145600591","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-26DOI: 10.1016/j.morpho.2025.100984
Élise Ménessart , Gaétan Pasinato , Johann Peltier , Éric Havet
Introduction
Le syndrome des loges est une pathologie des membres définie comme une mise en tension excessive et maintenue des contenants de la loge. Les atteintes peuvent être localisées et circonscrites au tiers inférieur de la loge antérieure de la jambe, définissant alors un syndrome des loges partiel. Cette délimitation stricte serait expliquée par la présence du retinaculum supérieur des extenseurs des orteils, prolongement du fascia crural de la jambe.
Objectifs
Identifier et décrire les éléments au sein du retinaculum supérieur des extenseurs.
Matériels
L’étude s’appuie sur la dissection d’un échantillon randomisé de 24 jambes embaumées.
Méthodes
La face antérolatérale de la jambe était exposée par une rotation interne. La dissection du plan superficiel s’est attachée à préserver le nerf fibulaire superficiel et ses branches. Le retinaculum supérieur des extenseurs des orteils a été mesuré sur sa hauteur. Puis le fascia crural a été ouvert afin de repérer, identifier et caractériser les structures profondes. Les prolongements fasciaux délimitant une coulisse tendineuse propre ont été relevés et notés.
Résultats
Nous avons retrouvé des fibres musculaires du long extenseur de l’hallux dans 92 % des cas, des fibres musculaires du long extenseur des orteils dans 100 % des cas pour le 5e orteil et des fibres musculaires du tibial antérieur dans 42 %. Un muscle fibulaire antérieur était présent dans 87,5 % des cas, toujours avec des fibres musculaires. Le nerf fibulaire superficiel ou ses branches avaient une direction en bas et en dedans, étaient placés à 2,98 cm du tibia au bord supérieur du retinaculum et à 3,64 cm au moment de sa traversée du fascia.
Conclusion
Pour aider au diagnostic du syndrome des loges, nous pouvons orienter notre exploration clinique sur les altérations des muscles long extenseur des orteils et surtout vers le 5e orteil, long extenseur de l’hallux et troisième fibulaire. Une aponévrotomie peut être réalisée dans les 2 cm en dehors du tibia pour ne pas léser le nerf fibulaire superficiel.
{"title":"Étude de dissection anatomique du retinaculum supérieur des extenseurs de la jambe et application à la clinique du syndrome des loges","authors":"Élise Ménessart , Gaétan Pasinato , Johann Peltier , Éric Havet","doi":"10.1016/j.morpho.2025.100984","DOIUrl":"10.1016/j.morpho.2025.100984","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le syndrome des loges est une pathologie des membres définie comme une mise en tension excessive et maintenue des contenants de la loge. Les atteintes peuvent être localisées et circonscrites au tiers inférieur de la loge antérieure de la jambe, définissant alors un syndrome des loges partiel. Cette délimitation stricte serait expliquée par la présence du retinaculum supérieur des extenseurs des orteils, prolongement du fascia crural de la jambe.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Identifier et décrire les éléments au sein du retinaculum supérieur des extenseurs.</div></div><div><h3>Matériels</h3><div>L’étude s’appuie sur la dissection d’un échantillon randomisé de 24 jambes embaumées.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>La face antérolatérale de la jambe était exposée par une rotation interne. La dissection du plan superficiel s’est attachée à préserver le nerf fibulaire superficiel et ses branches. Le retinaculum supérieur des extenseurs des orteils a été mesuré sur sa hauteur. Puis le fascia crural a été ouvert afin de repérer, identifier et caractériser les structures profondes. Les prolongements fasciaux délimitant une coulisse tendineuse propre ont été relevés et notés.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Nous avons retrouvé des fibres musculaires du long extenseur de l’hallux dans 92 % des cas, des fibres musculaires du long extenseur des orteils dans 100 % des cas pour le 5<sup>e</sup> orteil et des fibres musculaires du tibial antérieur dans 42 %. Un muscle fibulaire antérieur était présent dans 87,5 % des cas, toujours avec des fibres musculaires. Le nerf fibulaire superficiel ou ses branches avaient une direction en bas et en dedans, étaient placés à 2,98<!--> <!-->cm du tibia au bord supérieur du retinaculum et à 3,64<!--> <!-->cm au moment de sa traversée du fascia.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Pour aider au diagnostic du syndrome des loges, nous pouvons orienter notre exploration clinique sur les altérations des muscles long extenseur des orteils et surtout vers le 5<sup>e</sup> orteil, long extenseur de l’hallux et troisième fibulaire. Une aponévrotomie peut être réalisée dans les 2<!--> <!-->cm en dehors du tibia pour ne pas léser le nerf fibulaire superficiel.</div></div>","PeriodicalId":39316,"journal":{"name":"Morphologie","volume":"109 367","pages":"Article 100984"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145600365","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-26DOI: 10.1016/j.morpho.2025.100988
Gianmarco Severa , Daniel Stockholm , Jérémie Cosette , Isabelle Richard , Edoardo Malfatti
Introduction
MyoSOTHES est un outil automatisé de segmentation des myofibres, conçu pour la coloration à l’Hématoxyline-Éosine (HE), combinant deux éléments : QuPath et Cellpose. MyoSOTHES est actuellement capable de détecter deux types de lésions myopathologiques : la variabilité de la taille des fibres et les internalisations nucléaires.
Objectifs
Les objectifs de l’étude sont : a) d’appliquer MyoSOTHES comme un capteur de lésions myopathologiques pouvant mesurer les changements myopathiques dans les biopsies musculaires des patients atteints de Calpainopathie (LGMDR1) ; b) d’établir des corrélations intra-groupes chez les patients atteints de LGMDR1 et de comparer avec l’analyse myopathologique d’autres LGMDs récessives.
Patients
La population actuelle de LGMDR1 (n = 15) avec âge moyen de 33 ans à la biopsie, a été comparée avec une population témoin histologiquement saine ayant un âge moyen à la biopsie musculaire de 37 ans. La population des LGMDs récessives, composée par 25 patients, présente des génotypes hétérogènes. Une coupe colorée en HE a été numérisée pour chaque patient.
Résultats
Les témoins ont montré une distribution gaussienne classique de la taille des fibres, les patients LGMDR1 ont montré un pic initial correspondant à un pourcentage accru de fibres avec un diamètre réduit (fibres dystrophiques ou régénérantes), et une réduction du pourcentage de fibres avec un diamètre normal. La population LGMDR1 a montré un pourcentage plus élevé d’internalisation nucléaire par rapport aux témoins, notamment chez les patients ayant reçu une biopsie musculaire après 20 ans, avec un possible effet cumulatif du vieillissement sur la progression de la maladie.
Perspectives
L’objectif final sera de combiner la détection des différents paramètres et d’appliquer MyoSOTHES comme un prédicteur des principaux modèles myopathologiques (inflammatoire, congénital, neurogène et dystrophique) sur les lames colorées en HE, afin de sélectionner les techniques immunohistochimiques les plus appropriées, réduisant ainsi les coûts et les ressources humaines.
{"title":"MyoSOTHES : un capteur de lésions musculaires dans la pathologie numérique. Application de l’intelligence artificielle pour quantifier les caractéristiques myopathologiques dans la Calpainopathie (LGMDR1)","authors":"Gianmarco Severa , Daniel Stockholm , Jérémie Cosette , Isabelle Richard , Edoardo Malfatti","doi":"10.1016/j.morpho.2025.100988","DOIUrl":"10.1016/j.morpho.2025.100988","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>MyoSOTHES est un outil automatisé de segmentation des myofibres, conçu pour la coloration à l’Hématoxyline-Éosine (HE), combinant deux éléments : QuPath et Cellpose. MyoSOTHES est actuellement capable de détecter deux types de lésions myopathologiques : la variabilité de la taille des fibres et les internalisations nucléaires.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Les objectifs de l’étude sont : a) d’appliquer MyoSOTHES comme un capteur de lésions myopathologiques pouvant mesurer les changements myopathiques dans les biopsies musculaires des patients atteints de Calpainopathie (LGMDR1) ; b) d’établir des corrélations intra-groupes chez les patients atteints de LGMDR1 et de comparer avec l’analyse myopathologique d’autres LGMDs récessives.</div></div><div><h3>Patients</h3><div>La population actuelle de LGMDR1 (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->15) avec âge moyen de 33 ans à la biopsie, a été comparée avec une population témoin histologiquement saine ayant un âge moyen à la biopsie musculaire de 37 ans. La population des LGMDs récessives, composée par 25 patients, présente des génotypes hétérogènes. Une coupe colorée en HE a été numérisée pour chaque patient.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les témoins ont montré une distribution gaussienne classique de la taille des fibres, les patients LGMDR1 ont montré un pic initial correspondant à un pourcentage accru de fibres avec un diamètre réduit (fibres dystrophiques ou régénérantes), et une réduction du pourcentage de fibres avec un diamètre normal. La population LGMDR1 a montré un pourcentage plus élevé d’internalisation nucléaire par rapport aux témoins, notamment chez les patients ayant reçu une biopsie musculaire après 20 ans, avec un possible effet cumulatif du vieillissement sur la progression de la maladie.</div></div><div><h3>Perspectives</h3><div>L’objectif final sera de combiner la détection des différents paramètres et d’appliquer MyoSOTHES comme un prédicteur des principaux modèles myopathologiques (inflammatoire, congénital, neurogène et dystrophique) sur les lames colorées en HE, afin de sélectionner les techniques immunohistochimiques les plus appropriées, réduisant ainsi les coûts et les ressources humaines.</div></div>","PeriodicalId":39316,"journal":{"name":"Morphologie","volume":"109 367","pages":"Article 100988"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145600371","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}