Dans le cadre d’un doctorat en études littéraires (recherche-création) à l’Université Laval, l’auteur de l’article documente et analyse des ateliers somatiques d’écriture qu’il anime depuis 2015. Il questionne ce que l’expression corporelle apporte à la pratique de la création littéraire. Durant un atelier, des écrivain⸱e⸱s exécutent des exercices de respiration, du yoga et des automassages Do-In ; chacun⸱e explore par le mouvement son anatomie osseuse et charnelle, se déplace dans l’espace avec les yeux fermés, puis iel commence à écrire. Aux automnes 2018 et 2019 Mattia Scarpulla a été chargé du cours « Écritures nomades » pour étudiant⸱e⸱s de premier cycle. Certaines séances débutaient avec de la méditation et du yoga assis. Ensuite, il proposait des exercices d’écriture automatique. Ces activités étaient un préambule au travail théorique et créatif sur le thème du voyage, et permettaient aux étudiant⸱e⸱s de lever leurs inhibitions. Il leur demandait aussi d’observer leurs compositions, de les commenter. Les étudiant⸱e⸱s identifiaient des « erreurs » dans leurs textes en prose et dans leurs poèmes. Pourtant, pendant la conversation, ces « erreurs » se révélaient être des possibilités créatives. L’article retrace cette expérience didactique pour questionner une rencontre des pratiques corporelle et écrite entraînant un regard critique, mettant en doute les conventions de production du texte, encourageant les étudiant⸱e⸱s à expérimenter plus librement la création littéraire.
{"title":"Entraîner un regard critique. Une pratique de l’« erreur » en création littéraire","authors":"Mattia Scarpulla","doi":"10.26522/vp.v20i1.4311","DOIUrl":"https://doi.org/10.26522/vp.v20i1.4311","url":null,"abstract":"Dans le cadre d’un doctorat en études littéraires (recherche-création) à l’Université Laval, l’auteur de l’article documente et analyse des ateliers somatiques d’écriture qu’il anime depuis 2015. Il questionne ce que l’expression corporelle apporte à la pratique de la création littéraire. Durant un atelier, des écrivain⸱e⸱s exécutent des exercices de respiration, du yoga et des automassages Do-In ; chacun⸱e explore par le mouvement son anatomie osseuse et charnelle, se déplace dans l’espace avec les yeux fermés, puis iel commence à écrire. Aux automnes 2018 et 2019 Mattia Scarpulla a été chargé du cours « Écritures nomades » pour étudiant⸱e⸱s de premier cycle. Certaines séances débutaient avec de la méditation et du yoga assis. Ensuite, il proposait des exercices d’écriture automatique. Ces activités étaient un préambule au travail théorique et créatif sur le thème du voyage, et permettaient aux étudiant⸱e⸱s de lever leurs inhibitions. Il leur demandait aussi d’observer leurs compositions, de les commenter. Les étudiant⸱e⸱s identifiaient des « erreurs » dans leurs textes en prose et dans leurs poèmes. Pourtant, pendant la conversation, ces « erreurs » se révélaient être des possibilités créatives. L’article retrace cette expérience didactique pour questionner une rencontre des pratiques corporelle et écrite entraînant un regard critique, mettant en doute les conventions de production du texte, encourageant les étudiant⸱e⸱s à expérimenter plus librement la création littéraire.","PeriodicalId":40155,"journal":{"name":"Voix Plurielles","volume":" ","pages":""},"PeriodicalIF":0.1,"publicationDate":"2023-05-06","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"48020869","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Par l’entremise d’un web-feuilleton, Anne Archet nous invite à repenser les interactions humaines au-delà des binarismes. Vie de licorne raconte les aventures de multiples personnages, liés les uns aux autres par le polyamour, la coparentalité, l’amitié et des pratiques sexuelles non normatives. Armée d’une palette où les couleurs de peau, les orientations sexuelles et les identités de genre des personnages s’unissent, Archet développe un processus de désinvisibilisation de minorités parfois – et même, souvent – oubliées dans l’acronyme LGBTQ+. Les anarchies relationnelles qu’elle dépeint, subvertissent l’espace virtuel pour créer une queertopie. En nous penchant sur ce processus et ces anarchies, nous analyserons la pluralité des voix qui participent d’une flexibilité des identités et des relations non binaires pour ensuite considérer les réactions face à cette pluralité. Il s’agira enfin de poser la question de la fiction et de la réalité qui déboulonnent tout cloisonnement.
{"title":"« Où la licorne nous parle d’anarchies relationnelles » : la vie de licorne selon Anne Archet","authors":"Christina Chung, F. Roussel","doi":"10.26522/vp.v20i1.4308","DOIUrl":"https://doi.org/10.26522/vp.v20i1.4308","url":null,"abstract":"Par l’entremise d’un web-feuilleton, Anne Archet nous invite à repenser les interactions humaines au-delà des binarismes. Vie de licorne raconte les aventures de multiples personnages, liés les uns aux autres par le polyamour, la coparentalité, l’amitié et des pratiques sexuelles non normatives. Armée d’une palette où les couleurs de peau, les orientations sexuelles et les identités de genre des personnages s’unissent, Archet développe un processus de désinvisibilisation de minorités parfois – et même, souvent – oubliées dans l’acronyme LGBTQ+. Les anarchies relationnelles qu’elle dépeint, subvertissent l’espace virtuel pour créer une queertopie. En nous penchant sur ce processus et ces anarchies, nous analyserons la pluralité des voix qui participent d’une flexibilité des identités et des relations non binaires pour ensuite considérer les réactions face à cette pluralité. Il s’agira enfin de poser la question de la fiction et de la réalité qui déboulonnent tout cloisonnement.","PeriodicalId":40155,"journal":{"name":"Voix Plurielles","volume":"1 1","pages":""},"PeriodicalIF":0.1,"publicationDate":"2023-05-06","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"41592837","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Résumé Le journal occupe une place centrale dans les pièces théâtrales de Bernard Dadié qui fut journaliste chroniqueur. Dans ces pièces le journal se lit à l’endroit, et non à l’envers comme nous présente le dramaturge ivoirien dans sa pièce Mhoi-Ceul. Dépossédant le journal de sa forme de lecture habituelle, le dramaturge fait du journal renversé un véritable vecteur de sens. Loin d’être l’expression d’une incurie, de l’analphabétisme ou encore du risible, le journal renversé devient dans Mhoi-Ceul l’activateur d’un état d’esprit subversif destiné à susciter la réflexion, la prise de conscience. L’acte de renverser le journal, mieux que des mots, est chargé de signification. Il ponctue la parole, l’accompagne, l’agrémente, puis l’explicite ; d’où son caractère symbolique. Il parvient à mettre à nu le dysfonctionnement et les dérives des mœurs bureaucratiques dans l’Afrique post-indépendance. Mots-clés : Théâtre, symbolique, dramatique, journal renversé, dénonciation.
{"title":"journal renversé et dénonciation dans Mhoi-ceul de Bernard B. Dadié","authors":"M. Keita","doi":"10.26522/vp.v19i2.3968","DOIUrl":"https://doi.org/10.26522/vp.v19i2.3968","url":null,"abstract":"Résumé \u0000Le journal occupe une place centrale dans les pièces théâtrales de Bernard Dadié qui fut journaliste chroniqueur. Dans ces pièces le journal se lit à l’endroit, et non à l’envers comme nous présente le dramaturge ivoirien dans sa pièce Mhoi-Ceul. Dépossédant le journal de sa forme de lecture habituelle, le dramaturge fait du journal renversé un véritable vecteur de sens. Loin d’être l’expression d’une incurie, de l’analphabétisme ou encore du risible, le journal renversé devient dans Mhoi-Ceul l’activateur d’un état d’esprit subversif destiné à susciter la réflexion, la prise de conscience. L’acte de renverser le journal, mieux que des mots, est chargé de signification. Il ponctue la parole, l’accompagne, l’agrémente, puis l’explicite ; d’où son caractère symbolique. Il parvient à mettre à nu le dysfonctionnement et les dérives des mœurs bureaucratiques dans l’Afrique post-indépendance. \u0000Mots-clés : Théâtre, symbolique, dramatique, journal renversé, dénonciation.","PeriodicalId":40155,"journal":{"name":"Voix Plurielles","volume":" ","pages":""},"PeriodicalIF":0.1,"publicationDate":"2022-12-05","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"47708378","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
À travers l’étude de deux autopathographies, Petite de Geneviève Brisac et Hors de moi de Claire Marin, cet article propose de réfléchir à une écriture féministe de la maladie. Dans un premier temps, nous examinons les façons dont Brisac et Marin dévoilent et dénoncent une médecine hostile aux femmes. Nous réfléchissons ensuite aux contraintes éthiques que les auteures doivent affronter lorsqu’elles relatent leur souffrance. Ancrée dans le féminisme « rabat-joie » (concept articulé par Sara Ahmed et revisité par Erin Wunker), cette réflexion soutient la littérature fournit un lieu essentiel où les écrivaines malades ou guéries peuvent refuser un silence qui leur est imposé à la fois par l’établissement médical et par la société en général. En refusant une pression vers le bonheur et vers le silence, des auteures telles que Brisac et Marin peuvent entreprendre le devoir féministe de dévoiler et dénoncer les oppressions qui les font souffrir.
通过对Geneviève Brisac的《Petite》和Claire Marin的《Hors de moi》这两幅自病理学的研究,本文提出了对该疾病的女权主义写作的反思。首先,我们研究了布里萨克和马林揭露和谴责敌视女性的医学的方式。然后,我们思考作者在讲述自己的痛苦时必须面对的道德约束。植根于“拉巴特·乔伊”女权主义(萨拉·艾哈迈德阐述了这一概念,艾琳·温克重新审视了这一概念),这一反思支持文学提供了一个重要的场所,生病或治愈的女作家可以拒绝医疗机构和整个社会强加给她们的沉默。通过拒绝幸福和沉默的压力,布里萨克和马林等作家可以承担女权主义的责任,揭露和谴责让她们受苦的压迫。
{"title":"refus de se taire : L’écriture de la maladie comme travail féministe","authors":"Emily Current","doi":"10.26522/vp.v19i2.3663","DOIUrl":"https://doi.org/10.26522/vp.v19i2.3663","url":null,"abstract":"À travers l’étude de deux autopathographies, Petite de Geneviève Brisac et Hors de moi de Claire Marin, cet article propose de réfléchir à une écriture féministe de la maladie. Dans un premier temps, nous examinons les façons dont Brisac et Marin dévoilent et dénoncent une médecine hostile aux femmes. Nous réfléchissons ensuite aux contraintes éthiques que les auteures doivent affronter lorsqu’elles relatent leur souffrance. Ancrée dans le féminisme « rabat-joie » (concept articulé par Sara Ahmed et revisité par Erin Wunker), cette réflexion soutient la littérature fournit un lieu essentiel où les écrivaines malades ou guéries peuvent refuser un silence qui leur est imposé à la fois par l’établissement médical et par la société en général. En refusant une pression vers le bonheur et vers le silence, des auteures telles que Brisac et Marin peuvent entreprendre le devoir féministe de dévoiler et dénoncer les oppressions qui les font souffrir.","PeriodicalId":40155,"journal":{"name":"Voix Plurielles","volume":" ","pages":""},"PeriodicalIF":0.1,"publicationDate":"2022-12-05","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"45794496","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Nous prenons Écrivains d’Antoine Volodine comme corpus paradigmatique pour traquer les dispositifs scénographiques illustrant des changements dans l’approche du roman exotique. Les quatre dispositifs retenus pour justifier l’invention de l’étiquette post-exotique (une réaction contre la littérature dominante, un processus de démarcation des groupes et écoles littéraires, une posture d’écrivain mineur et une impossibilité des personnages à accéder à l’espace extérieur dans la fiction) sont corrélatifs à un ensemble de conditions socio-historiques, littéraires et médiatiques d’une part, et à une démarche de singularisation par laquelle l’auteur recherche la reconnaissance et la visibilité dans l’espace littéraire d’autre part.
{"title":"dispositifs scénographiques de la rupture post-exotique dans Écrivains d’Antoine Volodine","authors":"Laude Ngadi Maïssa","doi":"10.26522/vp.v19i2.3944","DOIUrl":"https://doi.org/10.26522/vp.v19i2.3944","url":null,"abstract":"Nous prenons Écrivains d’Antoine Volodine comme corpus paradigmatique pour traquer les dispositifs scénographiques illustrant des changements dans l’approche du roman exotique. Les quatre dispositifs retenus pour justifier l’invention de l’étiquette post-exotique (une réaction contre la littérature dominante, un processus de démarcation des groupes et écoles littéraires, une posture d’écrivain mineur et une impossibilité des personnages à accéder à l’espace extérieur dans la fiction) sont corrélatifs à un ensemble de conditions socio-historiques, littéraires et médiatiques d’une part, et à une démarche de singularisation par laquelle l’auteur recherche la reconnaissance et la visibilité dans l’espace littéraire d’autre part.","PeriodicalId":40155,"journal":{"name":"Voix Plurielles","volume":" ","pages":""},"PeriodicalIF":0.1,"publicationDate":"2022-12-05","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"43316590","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Si l’écriture littéraire dans une langue minoritaire, qu’on appelle en France « langue régionale », n’est pas chose courante ni aisée, ce l’est au départ encore moins lorsque l’on est une femme dans une société, celle des XIXe-XXIe siècles, largement dominée par les hommes. Cette double marginalisation dont sont frappés les écrits littéraires rédigés par des femmes écrivant dans une de ces langues minorées, se vérifie dans le cas de la littérature occitane.
{"title":"Écritures de femmes d’oc (XIXe-XXIe siècle) : de la double marge à la double affirmation","authors":"Jean-François Courouau, Cécile Noilhan","doi":"10.26522/vp.v19i2.4101","DOIUrl":"https://doi.org/10.26522/vp.v19i2.4101","url":null,"abstract":"Si l’écriture littéraire dans une langue minoritaire, qu’on appelle en France « langue régionale », n’est pas chose courante ni aisée, ce l’est au départ encore moins lorsque l’on est une femme dans une société, celle des XIXe-XXIe siècles, largement dominée par les hommes. Cette double marginalisation dont sont frappés les écrits littéraires rédigés par des femmes écrivant dans une de ces langues minorées, se vérifie dans le cas de la littérature occitane.","PeriodicalId":40155,"journal":{"name":"Voix Plurielles","volume":" ","pages":""},"PeriodicalIF":0.1,"publicationDate":"2022-11-27","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"47800293","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Cet article se penche sur Marie d’Arbaud, connue pour être la fille du félibre Valère-Martin et mère de Joseph d’Arbaud. Au-delà de cette double filiation, Marie d’Arbaud est l’auteure d’un recueil de poésies intitulé Lis Amouro de ribas (Les mûres des rives), publié en 1863. Marie d’Arbaud n’en écrira pas d’autre et arrêtera sa production littéraire à 29 ans. Cette étude analyse l’ouvrage lui-même, mais tente aussi de montrer comment déterminisme social et dispositions psychologiques ont leur part de responsabilité dans cette fin de créativité poétique.
本文重点介绍了玛丽·达尔博(Marie d'Arbaud),她是费利布雷·瓦莱尔·马丁(Félibre Valère Martin)的女儿,也是约瑟夫·达尔博的母亲。除了这种双重血统之外,玛丽·达尔博(Marie d'Arbaud)还是1863年出版的诗集《Lis amouro de Ribas》(Les mûres des rives)的作者。玛丽·达尔博(Marie d'Arbaud)将不会再写一本书,并将在29岁时停止她的文学创作。这项研究分析了这本书本身,但也试图展示社会决定论和心理倾向如何在诗歌创作的目的中发挥作用。
{"title":"Marie d’Arbaud, autrice des Amouro de Ribas : une découverte ?","authors":"Emmanuel Desiles","doi":"10.26522/vp.v19i2.4102","DOIUrl":"https://doi.org/10.26522/vp.v19i2.4102","url":null,"abstract":"Cet article se penche sur Marie d’Arbaud, connue pour être la fille du félibre Valère-Martin et mère de Joseph d’Arbaud. Au-delà de cette double filiation, Marie d’Arbaud est l’auteure d’un recueil de poésies intitulé Lis Amouro de ribas (Les mûres des rives), publié en 1863. Marie d’Arbaud n’en écrira pas d’autre et arrêtera sa production littéraire à 29 ans. Cette étude analyse l’ouvrage lui-même, mais tente aussi de montrer comment déterminisme social et dispositions psychologiques ont leur part de responsabilité dans cette fin de créativité poétique.","PeriodicalId":40155,"journal":{"name":"Voix Plurielles","volume":" ","pages":""},"PeriodicalIF":0.1,"publicationDate":"2022-11-27","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"44723606","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Marguerite Genès (1868-1955) est née à Marseille mais avait des origines maternelles en Limousin. Elle a vécu dès les années 1890 à Brive où elle a activement participé à la renaissance des Lettres d’Oc. Disciple de Joseph Roux, elle a écrit dans la revue Lemouzi de l’Escolo Bertran de Born, dans l’Echo de la Corrèze de la Ruche corrézienne parisienne et dans quelques revues en français… Elle a été lauréate des Jeux de l’Églantine et Reine du Félibrige limousin, elle a rédigé un journal en français durant la Première Guerre mondiale mais aussi des poèmes, contes, pièces théâtrales, chroniques musicales et correspondances, en grande majorité en français mais aussi en occitan… Des archives nombreuses ont été déposées par une de ses disciples aux Archives Départementales de la Corrèze à Tulle. Elles laissent entrevoir une femme engagée dans les études et controverses linguistiques et folkloristes et dans la transmission de ses connaissances.
玛格丽特·热内斯(1868-1955)出生于马赛,但母亲来自利穆森。自19世纪90年代以来,她一直居住在布里夫,在那里她积极参与了Les Lettres d'Oc的复兴。作为约瑟夫·鲁克斯(Joseph Roux)的弟子,她曾为埃斯科洛·伯特兰·德·伯恩(Escolo Bertran de Born)的《莱穆齐》(Lemouzi)杂志、巴黎拉鲁什·科雷泽(La Ruche Corrézienne Parisienne)的《科雷泽回声报》(L'Echo de La Corrèze)和一些法语杂志撰稿。她是埃格兰丁运动会(Jeux de L'Eglantine)的桂冠得主,也是利穆森自由运动会(Félibrige Limousin)的女王。她在第一次世界大战期间用法语写了一份报纸,还写了诗歌、绝大多数是法语,但也有西方语……他的一个弟子在图勒的科雷泽省档案馆保存了大量档案。它们揭示了一名妇女参与语言和民俗研究和争议,并传播她的知识。
{"title":"Marguerite Genès – Na Margareta Genès (1868-1955) : actions, écrits et correspondance d’une reine du Félibrige limousin","authors":"Joëlle Ginestet","doi":"10.26522/vp.v19i2.4103","DOIUrl":"https://doi.org/10.26522/vp.v19i2.4103","url":null,"abstract":"Marguerite Genès (1868-1955) est née à Marseille mais avait des origines maternelles en Limousin. Elle a vécu dès les années 1890 à Brive où elle a activement participé à la renaissance des Lettres d’Oc. Disciple de Joseph Roux, elle a écrit dans la revue Lemouzi de l’Escolo Bertran de Born, dans l’Echo de la Corrèze de la Ruche corrézienne parisienne et dans quelques revues en français… Elle a été lauréate des Jeux de l’Églantine et Reine du Félibrige limousin, elle a rédigé un journal en français durant la Première Guerre mondiale mais aussi des poèmes, contes, pièces théâtrales, chroniques musicales et correspondances, en grande majorité en français mais aussi en occitan… Des archives nombreuses ont été déposées par une de ses disciples aux Archives Départementales de la Corrèze à Tulle. Elles laissent entrevoir une femme engagée dans les études et controverses linguistiques et folkloristes et dans la transmission de ses connaissances.","PeriodicalId":40155,"journal":{"name":"Voix Plurielles","volume":" ","pages":""},"PeriodicalIF":0.1,"publicationDate":"2022-11-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"47634062","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
{"title":"Léveillé, J. R. Comment on a écrit certains de mes livres","authors":"G. Gauthier","doi":"10.26522/vp.v19i2.4125","DOIUrl":"https://doi.org/10.26522/vp.v19i2.4125","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":40155,"journal":{"name":"Voix Plurielles","volume":" ","pages":""},"PeriodicalIF":0.1,"publicationDate":"2022-11-26","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"41813333","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}