CONTEXTE ET OBJECTIF
L’absence de recommandations officielles concernant le diagnostic radiologique du Syndrome de Vasoconstriction Cérébrale Réversible (SVCR) laisse supposer une variabilité des pratiques. L’objectif de cette étude était d’évaluer les pratiques actuelles dans les principaux centres hospitaliers universitaires français.
MÉTHODES
Une enquête multicentrique a été réalisée de février à mai 2024 auprès de 25 centres universitaires. Un questionnaire en ligne recueillait les modalités d’imagerie initiale, les caractéristiques techniques des protocoles, ainsi que les pratiques de confirmation diagnostique et de suivi à court et long terme.
RÉSULTATS
Vingt centres (80 %) ont répondu. Le scanner (CT) était l’examen de première intention dans 85 % des cas. Tous les centres réalisaient une IRM au cours de la prise en charge, avec un protocole de base systématique incluant DWI, SWI, FLAIR et TOF-3D. En revanche, une hétérogénéité importante apparaissait ensuite. La couverture de l’angioscanner variait : 52,6 % incluaient les troncs supra-aortiques et l’encéphale, tandis que 47,4 % se limitaient à une acquisition intracrânienne. L’utilisation de séquences avancées était inconstante : imagerie de paroi vasculaire (40 %), ASL (15 %). Les stratégies de suivi divergeaient également : après un examen positif, 40 % des centres ne réalisaient pas d’imagerie de confirmation. En cas d’examen initial négatif malgré une forte suspicion clinique, 75 % proposaient une imagerie de contrôle, avec des délais très variables. Un suivi à long terme visant à documenter la réversibilité était effectué dans 90 % des centres.
CONCLUSION
La prise en charge radiologique du SVCR en France repose sur un consensus concernant l’imagerie initiale, mais montre une forte hétérogénéité dans les protocoles avancés et le suivi. Ces résultats soulignent la nécessité d’un consensus national.
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