Pub Date : 2025-08-01DOI: 10.1016/j.jchirv.2025.03.009
Jeanne Vertier , Rémi Grange , François Casteillo , Clément Costanza , Loïc Campion , Bertrand Le Roy , Laura Ornella Perotto
<div><h3>But de l’étude</h3><div>Des stratégies de conservation du rectum sont développées pour les petites tumeurs en réponse complète ou bonne réponse à l’imagerie par résonance magnétique (IRM) après un traitement néoadjuvant. Or, la corrélation entre la régression tumorale à l’IRM et l’anatomopathologie définitive n’est pas clairement connue. L’objectif de cette étude est de montrer cette corrélation afin de déterminer si l’IRM peut être un outil fiable pour proposer une stratégie de conservation du rectum.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Tous les patients de plus de 18 ans atteints d’un adénocarcinome non métastatique du bas ou du moyen rectum ayant reçu un traitement néoadjuvant suivi d’une IRM de réévaluation avant une chirurgie, entre 2015 et 2023, ont été rétrospectivement inclus. La régression tumorale à l’IRM a été définie à l’aide de la classification mrTumor Regression Grade (mrTRG). La régression tumorale anatomopathologique (pTRG) a été définie selon la classification de Mandard. La relation statistique entre pTRG et mrTRG a été déterminée par régression logistique univariée, avec calcul de l’odds ratio.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>76 patients ont été inclus. La plupart des patients (57 %) ont reçu une radiochimiothérapie basée sur le CAP50 et 26 % ont reçu un traitement néoadjuvant total. Nous avons constaté une concordance de 63 % entre mrTRG et pTRG. De plus, parmi les 37 % de patients pour lesquels mrTRG et pTRG n’étaient pas concordants, l’IRM a surestimé la réponse histologique dans 71 % des cas. L’IRM a une VPN de 81 % (IC à 95 % 73 %–90 %). La concordance entre mrTRG et pTRG est significativement associée à mrT (<em>p<!--> </em>=<!--> <!-->0,026), à mrTRG (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,002), à l’aspect sténosant en endoscopie (<em>p<!--> </em>=<!--> <!-->0,034) et au respect du fascia recti à l’IRM (<em>p<!--> </em>=<!--> <!-->0,021).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>En conclusion, cette analyse révèle une concordance de 63 % entre mrTRG et pTRG. De plus, l’IRM a une VPN de 81 % et, par conséquent, l’IRM est plus précise en cas de faible régression tumorale. Ainsi, mrTRG doit être utilisé en association avec d’autres paramètres cliniques ou endoscopiques pour déterminer une stratégie de conservation du rectum.</div></div><div><h3>Background</h3><div>Data Rectal preservation strategies are being developed for small tumors in complete or good response on magnetic resonance imaging (MRI) after neoadjuvant treatment. Therefore, correlation between tumor regression on MRI and definitive histology is not clearly known. The aim of the present study is to show this correlation to see if MRI can be a reliable tool to propose a rectal preservation strategy.</div></div><div><h3>Methods</h3><div>All patients over 18 years of age with non-metastatic adenocarcinoma of the lower or middle rectum who have received neoadjuvant treatment followed by a re-assessment MRI prior to surgery, between 2015 and 20
{"title":"Corrélation entre l’IRM et la réponse anatomopathologique définitive dans l’adénocarcinome du moyen et du bas rectum après traitement néoadjuvant","authors":"Jeanne Vertier , Rémi Grange , François Casteillo , Clément Costanza , Loïc Campion , Bertrand Le Roy , Laura Ornella Perotto","doi":"10.1016/j.jchirv.2025.03.009","DOIUrl":"10.1016/j.jchirv.2025.03.009","url":null,"abstract":"<div><h3>But de l’étude</h3><div>Des stratégies de conservation du rectum sont développées pour les petites tumeurs en réponse complète ou bonne réponse à l’imagerie par résonance magnétique (IRM) après un traitement néoadjuvant. Or, la corrélation entre la régression tumorale à l’IRM et l’anatomopathologie définitive n’est pas clairement connue. L’objectif de cette étude est de montrer cette corrélation afin de déterminer si l’IRM peut être un outil fiable pour proposer une stratégie de conservation du rectum.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Tous les patients de plus de 18 ans atteints d’un adénocarcinome non métastatique du bas ou du moyen rectum ayant reçu un traitement néoadjuvant suivi d’une IRM de réévaluation avant une chirurgie, entre 2015 et 2023, ont été rétrospectivement inclus. La régression tumorale à l’IRM a été définie à l’aide de la classification mrTumor Regression Grade (mrTRG). La régression tumorale anatomopathologique (pTRG) a été définie selon la classification de Mandard. La relation statistique entre pTRG et mrTRG a été déterminée par régression logistique univariée, avec calcul de l’odds ratio.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>76 patients ont été inclus. La plupart des patients (57 %) ont reçu une radiochimiothérapie basée sur le CAP50 et 26 % ont reçu un traitement néoadjuvant total. Nous avons constaté une concordance de 63 % entre mrTRG et pTRG. De plus, parmi les 37 % de patients pour lesquels mrTRG et pTRG n’étaient pas concordants, l’IRM a surestimé la réponse histologique dans 71 % des cas. L’IRM a une VPN de 81 % (IC à 95 % 73 %–90 %). La concordance entre mrTRG et pTRG est significativement associée à mrT (<em>p<!--> </em>=<!--> <!-->0,026), à mrTRG (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,002), à l’aspect sténosant en endoscopie (<em>p<!--> </em>=<!--> <!-->0,034) et au respect du fascia recti à l’IRM (<em>p<!--> </em>=<!--> <!-->0,021).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>En conclusion, cette analyse révèle une concordance de 63 % entre mrTRG et pTRG. De plus, l’IRM a une VPN de 81 % et, par conséquent, l’IRM est plus précise en cas de faible régression tumorale. Ainsi, mrTRG doit être utilisé en association avec d’autres paramètres cliniques ou endoscopiques pour déterminer une stratégie de conservation du rectum.</div></div><div><h3>Background</h3><div>Data Rectal preservation strategies are being developed for small tumors in complete or good response on magnetic resonance imaging (MRI) after neoadjuvant treatment. Therefore, correlation between tumor regression on MRI and definitive histology is not clearly known. The aim of the present study is to show this correlation to see if MRI can be a reliable tool to propose a rectal preservation strategy.</div></div><div><h3>Methods</h3><div>All patients over 18 years of age with non-metastatic adenocarcinoma of the lower or middle rectum who have received neoadjuvant treatment followed by a re-assessment MRI prior to surgery, between 2015 and 20","PeriodicalId":73567,"journal":{"name":"Journal de chirurgie viscerale","volume":"162 4","pages":"Pages 284-293"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-08-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144829677","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-08-01DOI: 10.1016/j.jchirv.2025.06.004
{"title":"Revue de presse","authors":"","doi":"10.1016/j.jchirv.2025.06.004","DOIUrl":"10.1016/j.jchirv.2025.06.004","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":73567,"journal":{"name":"Journal de chirurgie viscerale","volume":"162 4","pages":"Pages 348-357"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-08-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144829686","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-08-01DOI: 10.1016/j.jchirv.2025.05.003
Arthur Castagnedoli , Pénélope Raimbert , Jérémie Lefèvre , Laura Beyer-Berjot
{"title":"Réhospitalisations non programmées après appendicectomie pour appendicite aiguë simple et compliquée","authors":"Arthur Castagnedoli , Pénélope Raimbert , Jérémie Lefèvre , Laura Beyer-Berjot","doi":"10.1016/j.jchirv.2025.05.003","DOIUrl":"10.1016/j.jchirv.2025.05.003","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":73567,"journal":{"name":"Journal de chirurgie viscerale","volume":"162 4","pages":"Pages S39-S43"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-08-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144831281","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-08-01DOI: 10.1016/S1878-786X(25)00133-0
{"title":"Formation et enseignement","authors":"","doi":"10.1016/S1878-786X(25)00133-0","DOIUrl":"10.1016/S1878-786X(25)00133-0","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":73567,"journal":{"name":"Journal de chirurgie viscerale","volume":"162 4","pages":"Page 358"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-08-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144829687","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Une réhospitalisation non programmée (RNP) est définie comme une réadmission non planifiée d’un patient dans les 30 j suivant sa sortie dans le même établissement pour une raison autre que la santé mentale, la chimiothérapie ou la dialyse. Dans la littérature, le taux de RNP varie de 2,7 % dans les cures de hernie de l’aine, à 5,1 % dans les cures de hernie ventrale primaire par voie ouverte ou laparoscopique, à 12 % dans les cures d’éventrations plus complexes. Cependant, les complications postopératoires sont la cause majeure de RNP quel que soit le type de chirurgie pariétale. Le diabète, le tabagisme, la BPCO, l’obésité, une anticoagulation curative, l’ASA ≥ 3, une durée longue de l’intervention ou en urgence, un statut socioéconomique défavorisé sont des facteurs de risque de RNP. Une anticipation et une prise en charge de ces facteurs de risque permettent de limiter les RNP.
Unplanned readmission (UR) is defined as an unforeseen readmission of a patient within 30 days of discharge to the same facility for a reason other than mental health, chemotherapy or dialysis. In the literature, UR rates after groin hernia repair range from 2.7% to 5.1% after open or laparoscopic primary ventral hernia repair, and 12% after complex incisional hernia repair. Post-operative complications are the major cause of UR, irrespective of the type of parietal surgery. Risk factors for UR include diabetes, smoking, chronic obstructive pulmonary disease, obesity, therapeutic anticoagulation, ASA score ≥ 3, long duration or emergency surgery, and low socio-economic status. Anticipating and managing these risk factors can help limit UR.
{"title":"Réhospitalisations non programmées après chirurgie pariétale : mise au point après revue de la littérature","authors":"Benoit Romain , Manon Viennet , Jean-François Gillion , Niki Christou","doi":"10.1016/j.jchirv.2025.03.005","DOIUrl":"10.1016/j.jchirv.2025.03.005","url":null,"abstract":"<div><div>Une réhospitalisation non programmée (RNP) est définie comme une réadmission non planifiée d’un patient dans les 30<!--> <!-->j suivant sa sortie dans le même établissement pour une raison autre que la santé mentale, la chimiothérapie ou la dialyse. Dans la littérature, le taux de RNP varie de 2,7 % dans les cures de hernie de l’aine, à 5,1 % dans les cures de hernie ventrale primaire par voie ouverte ou laparoscopique, à 12 % dans les cures d’éventrations plus complexes. Cependant, les complications postopératoires sont la cause majeure de RNP quel que soit le type de chirurgie pariétale. Le diabète, le tabagisme, la BPCO, l’obésité, une anticoagulation curative, l’ASA<!--> <!-->≥<!--> <!-->3, une durée longue de l’intervention ou en urgence, un statut socioéconomique défavorisé sont des facteurs de risque de RNP. Une anticipation et une prise en charge de ces facteurs de risque permettent de limiter les RNP.</div></div><div><div>Unplanned readmission (UR) is defined as an unforeseen readmission of a patient within 30 days of discharge to the same facility for a reason other than mental health, chemotherapy or dialysis. In the literature, UR rates after groin hernia repair range from 2.7% to 5.1% after open or laparoscopic primary ventral hernia repair, and 12% after complex incisional hernia repair. Post-operative complications are the major cause of UR, irrespective of the type of parietal surgery. Risk factors for UR include diabetes, smoking, chronic obstructive pulmonary disease, obesity, therapeutic anticoagulation, ASA score<!--> <!-->≥<!--> <!-->3, long duration or emergency surgery, and low socio-economic status. Anticipating and managing these risk factors can help limit UR.</div></div>","PeriodicalId":73567,"journal":{"name":"Journal de chirurgie viscerale","volume":"162 4","pages":"Pages S12-S17"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-08-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144830425","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-08-01DOI: 10.1016/j.jchirv.2025.03.010
Claire Blanchard , Benjamin Menahem
La chirurgie bariatrique est un traitement de référence de l’obésité et d’un certain nombre de ces complications. Même si cette chirurgie se complique peu, un certain nombre de patients sont amenés à reconsulter en urgence ou à distance de la chirurgie. Le but de cette mise au point est d’exposer les principaux motifs de reconsultation aux urgences et de réhospitalisation des patients opérés d’une chirurgie bariatrique à court, moyen et long termes. À court terme, le patient peut présenter des complications non spécifiques (embolie pulmonaire, rhabdomyolyse) et spécifiques (hémorragie, fistule). Leur prise en charge repose sur une stratégie multidisciplinaire médicale, nutritionnelle, interventionnelle avec une place de plus en plus importante de l’endoscopie chirurgicale. À moyen et long termes, les motifs de consultation et de réhospitalisation en urgence sont assez peu spécifiques (douleur abdominale, vomissement, amaigrissement). Dans tous les cas, une évaluation nutritionnelle clinique et biologique complète est indispensable. Certaines complications postopératoires à distance sont peu spécifiques et nécessitent une prise en charge adaptée : survenue de lithiase biliaire, éventration sur orifice de trocart. D’autres complications sont plus spécifiques de chaque chirurgie. Pour l’anneau gastrique, il s’agit principalement de la migration intra-gastrique et de la bascule ; pour la sleeve gastrectomie, il s’agit du reflux sévère, de la sténose et de la fistule tardive ; enfin, pour le bypass, il s’agit des occlusions intestinales notamment sur brèches mésentériques, des sténoses et des ulcères anastomotiques. La prise en charge de ces complications repose sur une stratégie multidisciplinaire là aussi. En conclusion, les réhospitalisations après chirurgie bariatrique sont suffisamment fréquentes et avec des motifs de consultation peu spécifiques. Les bilans clinique, biologique et morphologique adaptés permettent un diagnostic précis pour une prise en charge adaptée.
Bariatric surgery is a standard treatment for obesity and a number of its complications. Although surgical complications are relatively rare, some patients must return to the emergency department or to a facility far removed in place and time from the original surgery. The purpose of this update is to outline the main reasons for short-, medium-, and long-term emergency department visits and re-hospitalizations in patients who have undergone bariatric surgery. In the short term, patients may experience non-specific (pulmonary embolism, rhabdomyolysis) and specific (hemorrhage, fistula) complications. Their management is based on a multidisciplinary medical, nutritional, and interventional strategy, with an increasingly important role for surgical endoscopy. In the medium and long term, the reasons for emergency consultation and re-hospitalization are relatively non-specific (abdominal pain, vomiting, excessive or inadequate weight loss). In all cases,
{"title":"Réhospitalisation non programmée en chirurgie bariatrique","authors":"Claire Blanchard , Benjamin Menahem","doi":"10.1016/j.jchirv.2025.03.010","DOIUrl":"10.1016/j.jchirv.2025.03.010","url":null,"abstract":"<div><div>La chirurgie bariatrique est un traitement de référence de l’obésité et d’un certain nombre de ces complications. Même si cette chirurgie se complique peu, un certain nombre de patients sont amenés à reconsulter en urgence ou à distance de la chirurgie. Le but de cette mise au point est d’exposer les principaux motifs de reconsultation aux urgences et de réhospitalisation des patients opérés d’une chirurgie bariatrique à court, moyen et long termes. À court terme, le patient peut présenter des complications non spécifiques (embolie pulmonaire, rhabdomyolyse) et spécifiques (hémorragie, fistule). Leur prise en charge repose sur une stratégie multidisciplinaire médicale, nutritionnelle, interventionnelle avec une place de plus en plus importante de l’endoscopie chirurgicale. À moyen et long termes, les motifs de consultation et de réhospitalisation en urgence sont assez peu spécifiques (douleur abdominale, vomissement, amaigrissement). Dans tous les cas, une évaluation nutritionnelle clinique et biologique complète est indispensable. Certaines complications postopératoires à distance sont peu spécifiques et nécessitent une prise en charge adaptée : survenue de lithiase biliaire, éventration sur orifice de trocart. D’autres complications sont plus spécifiques de chaque chirurgie. Pour l’anneau gastrique, il s’agit principalement de la migration intra-gastrique et de la bascule ; pour la sleeve gastrectomie, il s’agit du reflux sévère, de la sténose et de la fistule tardive ; enfin, pour le bypass, il s’agit des occlusions intestinales notamment sur brèches mésentériques, des sténoses et des ulcères anastomotiques. La prise en charge de ces complications repose sur une stratégie multidisciplinaire là aussi. En conclusion, les réhospitalisations après chirurgie bariatrique sont suffisamment fréquentes et avec des motifs de consultation peu spécifiques. Les bilans clinique, biologique et morphologique adaptés permettent un diagnostic précis pour une prise en charge adaptée.</div></div><div><div>Bariatric surgery is a standard treatment for obesity and a number of its complications. Although surgical complications are relatively rare, some patients must return to the emergency department or to a facility far removed in place and time from the original surgery. The purpose of this update is to outline the main reasons for short-, medium-, and long-term emergency department visits and re-hospitalizations in patients who have undergone bariatric surgery. In the short term, patients may experience non-specific (pulmonary embolism, rhabdomyolysis) and specific (hemorrhage, fistula) complications. Their management is based on a multidisciplinary medical, nutritional, and interventional strategy, with an increasingly important role for surgical endoscopy. In the medium and long term, the reasons for emergency consultation and re-hospitalization are relatively non-specific (abdominal pain, vomiting, excessive or inadequate weight loss). In all cases, ","PeriodicalId":73567,"journal":{"name":"Journal de chirurgie viscerale","volume":"162 4","pages":"Pages S26-S38"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-08-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144831280","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-08-01DOI: 10.1016/j.jchirv.2025.01.008
Charles Sabbagh , Quentin Denost , Denis Blazquez , Constantin Zaranis , Muriel Mathonnet , Claude Rambaud , Chloé Carrière , Alain Deleuze , Jean-Michel Fabre , Fédération de Chirurgie Viscérale et Digestive (FCVD)
L’association d’un patient à la décision médicale est appelée décision médicale partagée (DMP). Si le concept de DMP est ancien, son implémentation dans la pratique clinique courante peine à se développer bien que l’on note un intérêt grandissant sur ce thème dans la littérature scientifique. La DMP n’est envisageable qu’en plein accord avec le patient qui devient acteur de sa prise en charge avec parfois des buts différents de ceux du médecin. Dans une revue systématique, il était rapporté que 75 % des chirurgiens étaient favorables à la DMP alors que seuls 54 % des patients y étaient favorables Les supports utilisés pour la DMP peuvent être extrêmement variables et ne sont pas simplement un document d’information mais doivent être un guide aidant le patient à clarifier ses choix. Ils doivent permettre avoir un temps d’échange de qualité alors même que le temps à consacrer à la DMP est perçu comme un frein à son développement. Les objectifs de ce travail sont de préciser les étapes essentielles à la mise en place d’une DMP, les outils d’évaluation et les applications de la DMP en chirurgie digestive.
Involving the patient in medical decision-making is called shared medical decision-making (SMD). While the concept of SMD is nothing new, implementation has been slow to develop within current clinical practice, although there is growing interest in this topic in the scientific literature. SMD requires full agreement with the patient, who becomes an actor in their own care, and whose goals sometimes differ from those of the doctor. In a systematic review, it was reported that 75% of surgeons were in favor of SMD, while only 54% of patients favored it. The tools that support SMD can be extremely variable; they are not merely a document of information but must offer guidance to help the patients clarify their choices. They must allow for quality time for discussion, even though the time spent on SMD is perceived as a hindrance to its widespread adoption. The objectives of this work are to specify the essential steps in setting up SMD, and the assessment tools and applications for SMD in digestive surgery.
{"title":"La décision médicale partagée : mise au point","authors":"Charles Sabbagh , Quentin Denost , Denis Blazquez , Constantin Zaranis , Muriel Mathonnet , Claude Rambaud , Chloé Carrière , Alain Deleuze , Jean-Michel Fabre , Fédération de Chirurgie Viscérale et Digestive (FCVD)","doi":"10.1016/j.jchirv.2025.01.008","DOIUrl":"10.1016/j.jchirv.2025.01.008","url":null,"abstract":"<div><div>L’association d’un patient à la décision médicale est appelée décision médicale partagée (DMP). Si le concept de DMP est ancien, son implémentation dans la pratique clinique courante peine à se développer bien que l’on note un intérêt grandissant sur ce thème dans la littérature scientifique. La DMP n’est envisageable qu’en plein accord avec le patient qui devient acteur de sa prise en charge avec parfois des buts différents de ceux du médecin. Dans une revue systématique, il était rapporté que 75 % des chirurgiens étaient favorables à la DMP alors que seuls 54 % des patients y étaient favorables Les supports utilisés pour la DMP peuvent être extrêmement variables et ne sont pas simplement un document d’information mais doivent être un guide aidant le patient à clarifier ses choix. Ils doivent permettre avoir un temps d’échange de qualité alors même que le temps à consacrer à la DMP est perçu comme un frein à son développement. Les objectifs de ce travail sont de préciser les étapes essentielles à la mise en place d’une DMP, les outils d’évaluation et les applications de la DMP en chirurgie digestive.</div></div><div><div>Involving the patient in medical decision-making is called shared medical decision-making (SMD). While the concept of SMD is nothing new, implementation has been slow to develop within current clinical practice, although there is growing interest in this topic in the scientific literature. SMD requires full agreement with the patient, who becomes an actor in their own care, and whose goals sometimes differ from those of the doctor. In a systematic review, it was reported that 75% of surgeons were in favor of SMD, while only 54% of patients favored it. The tools that support SMD can be extremely variable; they are not merely a document of information but must offer guidance to help the patients clarify their choices. They must allow for quality time for discussion, even though the time spent on SMD is perceived as a hindrance to its widespread adoption. The objectives of this work are to specify the essential steps in setting up SMD, and the assessment tools and applications for SMD in digestive surgery.</div></div>","PeriodicalId":73567,"journal":{"name":"Journal de chirurgie viscerale","volume":"162 4","pages":"Pages 294-303"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-08-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144829678","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-08-01DOI: 10.1016/j.jchirv.2025.02.008
Zaki Boudiaf , Kamel Bentabak
Mobiliser l’angle colique gauche systématiquement ou de façon sélective lors de la chirurgie colorectale laparoscopique reste une question débattue. Son intérêt dans la diminution du taux de fistule anastomotique n’est pas démontré. De plus, sa difficulté de réalisation en laparoscopie et l’augmentation de la durée opératoire sont ses principaux inconvénients. L’angle colique gauche est une zone charnière dont l’anatomie est complexe avec de nombreuses variations, notamment vasculaires. L’approche laparoscopique lors de la mobilisation de l’angle colique gauche doit prendre en compte les plans embryologiques tout en respectant la vascularisation. Sur le plan technique, cette mobilisation peut se faire soit de « dehors en dedans » par une voie latérale ou antérieure, ou bien de « dedans en dehors » par une voie médiane qui fait suite à l’abord vasculaire. Elle permet un gain de longueur du côlon libéré d’en moyenne 28 cm (extrêmes 10–65) sur des dissections cadavériques, permettant une anastomose sans tension dans tous les cas. Les résultats de la mobilisation de l’angle colique gauche sur le taux de fistule anastomotique sont discordants : les méta-analyses basées sur des études rétrospectives n’ont pas démontré d’effets bénéfiques de la mobilisation, mais le seul essai randomisé disponible a objectivé une baisse significative du taux de fistule en faveur de la mobilisation (9,6 % versus 17,9 %, p = 0,04). La durée opératoire est prolongée d’au moins 30 mn et de façon significative dans la plupart des études sans pour autant impacter le taux de conversion, ou les taux de morbidité globale ou de mortalité. L’imagerie préopératoire permet au chirurgien de mieux planifier son intervention tout en prédisant les difficultés opératoires. Dans l’avenir, la chirurgie robotique devrait permettre une mobilisation de l’angle splénique en toute sécurité grâce à une meilleure vision et une exposition plus stable.
Whether or not to mobilize the splenic flexure during laparoscopic colorectal surgery remains a subject of debate. Its usefulness in decreasing the rate of anastomotic leak has not been demonstrated. The difficulty of performing splenic flexure mobilization via laparoscopy and the increase in operative duration are its principal drawbacks.
The splenic flexure is an anatomic threshhold zone with complex anatomy, particularly with numerous vascular variations. The laparoscopic approach to splenic flexure mobilization must take into account the embryologic planes while respecting its vascular supply. From the technical standpoint, laparoscopic splenic flexure mobilization can proceed from outside-in by a lateral or anterior approach or from inside-out by a medial approach immediately following the vascular transection. Splenic flexure mobilization can result in an average gain in length of 28 cm (extremes: 10–65 cm) as demonstrated by cadaver dissect
在腹腔镜结直肠手术中,是否有系统地或有选择地移动左绞痛角仍然是一个有争议的问题。它在降低胃束带率方面的作用尚未得到证实。此外,腹腔镜手术的困难和手术时间的延长是其主要缺点。左绞痛角是一个复杂的解剖结构,有许多变化,特别是血管变化。腹腔镜方法在激活左绞痛角时必须考虑到胚胎计划,同时尊重血管化。从技术上讲,这种动员可以通过侧向或前向通路从外到内进行,也可以通过血管导管后的中间通路从内到外进行。它允许在身体解剖中平均增加28厘米(极端10 - 65)的结肠长度,允许在所有情况下进行无张力解剖。调动绞痛左侧上角结果率anastomotique瘘管是自相矛盾的:回顾性研究的荟萃分析基于尚未表明动员的好处,但这位唯一可用的随机试验objectivé瘘管率大幅下降,有利于调动(9.6%)vs 17.9%, p = 0.04)。手术时间至少延长了3000分钟,在大多数研究中显著延长,而不会影响转化率、总发病率或死亡率。术前成像使外科医生能够更好地计划手术,同时预测手术困难。在未来,机器人手术应该能够通过更好的视力和更稳定的曝光,安全地调动脾脏角度。在腹腔镜结肠直肠手术中,是否可以移动脾屈肌仍然是一个有争议的问题。它在降低麻醉泄漏率方面的有效性尚未得到证实。通过腹腔镜进行脾屈肌活动的困难和手术时间的增加是主要的缺点。椎体弯曲是一个具有复杂解剖结构的解剖学阈值区域,特别是有许多血管变化。腹腔镜方法必须考虑到胚胎平面,同时尊重其血管供应。从技术角度来看,腹腔镜脾屈肌活动可以从外侧或前侧方法进行,也可以在血管移植后立即从内侧方法进行。如尸体解剖所示,辉煌的屈肌运动可导致平均长度增加28厘米(极端:10 - 65cm),并允许在每个病例中进行无张力的关节解剖。脾屈肌运动对肛门外泄率的影响显示出不一致的结果。基于回顾性研究的荟萃分析没有显示SF动员的有益影响。唯一可用的随机研究显示,麻醉泄漏在统计学上显著下降,有利于SF运动(9.6% vs 17.9%, P = 0.04)。手术时间至少延长30分钟,在大多数研究中有统计学上的显著差异,但对腹腔镜转化率或整体发病率和死亡率没有显著影响。术前成像可以让外科医生更好地计划手术,同时预测潜在的手术困难。在未来,由于视力的改善和更稳定的暴露,机器人手术应该允许安全的SF运动。
{"title":"La mobilisation de l’angle splénique en chirurgie colorectale laparoscopique : pourquoi et comment ?","authors":"Zaki Boudiaf , Kamel Bentabak","doi":"10.1016/j.jchirv.2025.02.008","DOIUrl":"10.1016/j.jchirv.2025.02.008","url":null,"abstract":"<div><div>Mobiliser l’angle colique gauche systématiquement ou de façon sélective lors de la chirurgie colorectale laparoscopique reste une question débattue. Son intérêt dans la diminution du taux de fistule anastomotique n’est pas démontré. De plus, sa difficulté de réalisation en laparoscopie et l’augmentation de la durée opératoire sont ses principaux inconvénients. L’angle colique gauche est une zone charnière dont l’anatomie est complexe avec de nombreuses variations, notamment vasculaires. L’approche laparoscopique lors de la mobilisation de l’angle colique gauche doit prendre en compte les plans embryologiques tout en respectant la vascularisation. Sur le plan technique, cette mobilisation peut se faire soit de « dehors en dedans » par une voie latérale ou antérieure, ou bien de « dedans en dehors » par une voie médiane qui fait suite à l’abord vasculaire. Elle permet un gain de longueur du côlon libéré d’en moyenne 28<!--> <!-->cm (extrêmes 10–65) sur des dissections cadavériques, permettant une anastomose sans tension dans tous les cas. Les résultats de la mobilisation de l’angle colique gauche sur le taux de fistule anastomotique sont discordants : les méta-analyses basées sur des études rétrospectives n’ont pas démontré d’effets bénéfiques de la mobilisation, mais le seul essai randomisé disponible a objectivé une baisse significative du taux de fistule en faveur de la mobilisation (9,6 % versus 17,9 %, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,04). La durée opératoire est prolongée d’au moins 30<!--> <!-->mn et de façon significative dans la plupart des études sans pour autant impacter le taux de conversion, ou les taux de morbidité globale ou de mortalité. L’imagerie préopératoire permet au chirurgien de mieux planifier son intervention tout en prédisant les difficultés opératoires. Dans l’avenir, la chirurgie robotique devrait permettre une mobilisation de l’angle splénique en toute sécurité grâce à une meilleure vision et une exposition plus stable.</div></div><div><div>Whether or not to mobilize the splenic flexure during laparoscopic colorectal surgery remains a subject of debate. Its usefulness in decreasing the rate of anastomotic leak has not been demonstrated. The difficulty of performing splenic flexure mobilization via laparoscopy and the increase in operative duration are its principal drawbacks.</div><div>The splenic flexure is an anatomic threshhold zone with complex anatomy, particularly with numerous vascular variations. The laparoscopic approach to splenic flexure mobilization must take into account the embryologic planes while respecting its vascular supply. From the technical standpoint, laparoscopic splenic flexure mobilization can proceed from outside-in by a lateral or anterior approach or from inside-out by a medial approach immediately following the vascular transection. Splenic flexure mobilization can result in an average gain in length of 28<!--> <!-->cm (extremes: 10–65<!--> <!-->cm) as demonstrated by cadaver dissect","PeriodicalId":73567,"journal":{"name":"Journal de chirurgie viscerale","volume":"162 4","pages":"Pages 304-317"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-08-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144829679","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}