Pub Date : 2025-11-01DOI: 10.1016/j.admp.2025.102974
M. Späh , M. Andela , J. Fournier , F. Mougin-Guillaume , B. Feuvrier , F. Nassoy-Stehlin
Objectifs
Cette étude examine l’impact d’un programme d’Activités Physiques Adaptées (APA) sur les travailleurs souffrant de troubles psychologiques liés au travail, visant à améliorer leur santé mentale et physique et à faciliter leur retour au travail.
Méthodes
Réalisée en collaboration avec l’Organisme de Prévention et Santé au Travail (OPSAT) de Franche-Comté, l’étude compare un groupe expérimental participant à un programme APA de 12 semaines avec un groupe contrôle en liste d’attente.
Résultats
Les résultats préliminaires de 10 participants expérimentaux et 4 participants contrôles montrent des améliorations de la santé mentale et de la qualité de vie pour le groupe expérimental. Les entretiens qualitatifs révèlent des perceptions positives de l’impact de l’APA sur la gestion du stress et le retour au travail.
Conclusions
Malgré les défis de recrutement pour le groupe contrôle, les résultats initiaux suggèrent que l’APA est une stratégie prometteuse. L’étude sera ajustée pour mettre l’accent sur les données qualitatives dans la prochaine phase afin de mieux comprendre les mécanismes sous-jacents et d’affiner les interventions, offrant potentiellement des solutions concrètes pour soutenir les individus dans leur retour au travail et promouvoir une santé professionnelle globale.
这项研究考察了适应体育活动(APA)计划对患有与工作有关的心理健康问题的工人的影响,旨在改善他们的身心健康,并使他们更容易重返工作岗位。Methodesis与Franche- Comte的Organisme de Prevention et Sante au Travail (OPSAT)合作进行的这项研究比较了参加12周APA计划的实验组和等待名单上的对照组。结果10名实验参与者和4名对照组参与者的初步结果显示,实验组的心理健康和生活质量有所改善。定性访谈揭示了APA对压力管理和重返工作岗位的影响的积极看法。尽管对照组面临招聘挑战,但初步结果表明,APA是一个有前途的战略。在下一阶段,这项研究将进行调整,以强调定性数据,以便更好地了解其背后的机制,并改进干预措施,可能为支持个人重返工作岗位和促进全面职业健康提供具体解决方案。
{"title":"Impact d’un programme d’activité physique adaptée sur la santé des travailleurs en arrêt","authors":"M. Späh , M. Andela , J. Fournier , F. Mougin-Guillaume , B. Feuvrier , F. Nassoy-Stehlin","doi":"10.1016/j.admp.2025.102974","DOIUrl":"10.1016/j.admp.2025.102974","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectifs</h3><div>Cette étude examine l’impact d’un programme d’Activités Physiques Adaptées (APA) sur les travailleurs souffrant de troubles psychologiques liés au travail, visant à améliorer leur santé mentale et physique et à faciliter leur retour au travail.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Réalisée en collaboration avec l’Organisme de Prévention et Santé au Travail (OPSAT) de Franche-Comté, l’étude compare un groupe expérimental participant à un programme APA de 12 semaines avec un groupe contrôle en liste d’attente.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les résultats préliminaires de 10 participants expérimentaux et 4 participants contrôles montrent des améliorations de la santé mentale et de la qualité de vie pour le groupe expérimental. Les entretiens qualitatifs révèlent des perceptions positives de l’impact de l’APA sur la gestion du stress et le retour au travail.</div></div><div><h3>Conclusions</h3><div>Malgré les défis de recrutement pour le groupe contrôle, les résultats initiaux suggèrent que l’APA est une stratégie prometteuse. L’étude sera ajustée pour mettre l’accent sur les données qualitatives dans la prochaine phase afin de mieux comprendre les mécanismes sous-jacents et d’affiner les interventions, offrant potentiellement des solutions concrètes pour soutenir les individus dans leur retour au travail et promouvoir une santé professionnelle globale.</div></div>","PeriodicalId":8180,"journal":{"name":"Archives Des Maladies Professionnelles Et De L Environnement","volume":"86 6","pages":"Article 102974"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145733408","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-01DOI: 10.1016/j.admp.2025.102989
{"title":"Agenda","authors":"","doi":"10.1016/j.admp.2025.102989","DOIUrl":"10.1016/j.admp.2025.102989","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":8180,"journal":{"name":"Archives Des Maladies Professionnelles Et De L Environnement","volume":"86 6","pages":"Article 102989"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145568273","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-10-24DOI: 10.1016/j.admp.2025.102986
S. Fantoni
{"title":"Réflexions sur ce qui caractérise spécifiquement l’exercice médical en santé au travail face à l’évolution du métier infirmier","authors":"S. Fantoni","doi":"10.1016/j.admp.2025.102986","DOIUrl":"10.1016/j.admp.2025.102986","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":8180,"journal":{"name":"Archives Des Maladies Professionnelles Et De L Environnement","volume":"86 6","pages":"Article 102986"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2025-10-24","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145358174","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-10-01DOI: 10.1016/j.admp.2025.102983
{"title":"Revue de presse scientifique","authors":"","doi":"10.1016/j.admp.2025.102983","DOIUrl":"10.1016/j.admp.2025.102983","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":8180,"journal":{"name":"Archives Des Maladies Professionnelles Et De L Environnement","volume":"86 5","pages":"Article 102983"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2025-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145216747","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-10-01DOI: 10.1016/j.admp.2025.102981
{"title":"Agenda","authors":"","doi":"10.1016/j.admp.2025.102981","DOIUrl":"10.1016/j.admp.2025.102981","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":8180,"journal":{"name":"Archives Des Maladies Professionnelles Et De L Environnement","volume":"86 5","pages":"Article 102981"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2025-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145262615","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-10-01DOI: 10.1016/j.admp.2025.102891
Nicola Cherry, Tanis Zadunayski
Les pompiers spécialisés en feu de forêt (« WLFF ») sont exposés de manière répétée à la fumée de la biomasse brûlée tout au long de la saison des incendies, mais sans porter d’équipement de protection respiratoire. Un grand nombre de ces WLFF saisonniers sont recrutés pour des saisons d’incendie successives pendant de nombreuses années. Nous nous sommes demandé si de telles expositions avaient des effets néfastes sur la santé respiratoire et si le port d’un équipement de protection respiratoire pouvait contribuer à la protéger, en nous appuyant sur des études menées dans l’ouest du Canada depuis 2016. Nous avons publié un rapport sur la santé des pompiers déployés lors d’un incendie de forêt intense centré sur Fort McMurray, dans le nord de l’Alberta, et conclu que les expositions massives pendant un incendie de forêt sont associées à des lésions des voies respiratoires non résolutives [1]. En outre, nous avons établi une cohorte de WLFF employés par le gouvernement de l’Alberta de 1998 à 2022 et lié leurs dossiers d’emploi aux conditions de santé enregistrées lors des visites chez le médecin, reflétant l’accès au soin en Alberta. Nous avons conclu que les WLFF présentaient un risque accru d’affections respiratoires non malignes (bronchite/COPD, pneumonie et asthme) en cas d’expositions répétées à la fumée des incendies de forêt [2]. Nous avons mené des interventions sur le terrain en 2019, 2021 et 2023, au cours desquels les WLFF ont été répartis de manière aléatoire pour porter une protection respiratoire et les effets ont été surveillés par des rapports sur les symptômes respiratoires et la concentration urinaire de 1-hydroxypyrène, un indicateur de l’exposition aux hydrocarbures polyaromatiques (HAP) [3], [4], [5], [6]. Nous avons constaté (sauf en 2023, globalement) que le port d’un masque réduisait l’irritation des voies respiratoires et l’absorption des HAP. Dans ces études, le port des masques était laissé à la liberté des WLFF : les personnes qui se voyaient attribuer un masque pouvaient choisir le moment où elles le portaient. Nous leur avons demandé d’évaluer l’intensité de la fumée, ce qu’ils ont bien fait, mais il y avait peu de relation entre l’intensité de la fumée et le port du masque [7]. Nous concluons qu’il est nécessaire d’obtenir davantage d’informations sur les tâches et les circonstances dans lesquelles des expositions élevées sont probables, afin qu’un programme puisse être mis au point pour aider la FMTF à choisir en toute connaissance de cause le moment où elle doit porter l’équipement de protection respiratoire.
{"title":"Santé respiratoire et protection respiratoire chez les pompiers de forêt","authors":"Nicola Cherry, Tanis Zadunayski","doi":"10.1016/j.admp.2025.102891","DOIUrl":"10.1016/j.admp.2025.102891","url":null,"abstract":"<div><div>Les pompiers spécialisés en feu de forêt (« WLFF ») sont exposés de manière répétée à la fumée de la biomasse brûlée tout au long de la saison des incendies, mais sans porter d’équipement de protection respiratoire. Un grand nombre de ces WLFF saisonniers sont recrutés pour des saisons d’incendie successives pendant de nombreuses années. Nous nous sommes demandé si de telles expositions avaient des effets néfastes sur la santé respiratoire et si le port d’un équipement de protection respiratoire pouvait contribuer à la protéger, en nous appuyant sur des études menées dans l’ouest du Canada depuis 2016. Nous avons publié un rapport sur la santé des pompiers déployés lors d’un incendie de forêt intense centré sur Fort McMurray, dans le nord de l’Alberta, et conclu que les expositions massives pendant un incendie de forêt sont associées à des lésions des voies respiratoires non résolutives <span><span>[1]</span></span>. En outre, nous avons établi une cohorte de WLFF employés par le gouvernement de l’Alberta de 1998 à 2022 et lié leurs dossiers d’emploi aux conditions de santé enregistrées lors des visites chez le médecin, reflétant l’accès au soin en Alberta. Nous avons conclu que les WLFF présentaient un risque accru d’affections respiratoires non malignes (bronchite/COPD, pneumonie et asthme) en cas d’expositions répétées à la fumée des incendies de forêt <span><span>[2]</span></span>. Nous avons mené des interventions sur le terrain en 2019, 2021 et 2023, au cours desquels les WLFF ont été répartis de manière aléatoire pour porter une protection respiratoire et les effets ont été surveillés par des rapports sur les symptômes respiratoires et la concentration urinaire de 1-hydroxypyrène, un indicateur de l’exposition aux hydrocarbures polyaromatiques (HAP) <span><span>[3]</span></span>, <span><span>[4]</span></span>, <span><span>[5]</span></span>, <span><span>[6]</span></span>. Nous avons constaté (sauf en 2023, globalement) que le port d’un masque réduisait l’irritation des voies respiratoires et l’absorption des HAP. Dans ces études, le port des masques était laissé à la liberté des WLFF : les personnes qui se voyaient attribuer un masque pouvaient choisir le moment où elles le portaient. Nous leur avons demandé d’évaluer l’intensité de la fumée, ce qu’ils ont bien fait, mais il y avait peu de relation entre l’intensité de la fumée et le port du masque <span><span>[7]</span></span>. Nous concluons qu’il est nécessaire d’obtenir davantage d’informations sur les tâches et les circonstances dans lesquelles des expositions élevées sont probables, afin qu’un programme puisse être mis au point pour aider la FMTF à choisir en toute connaissance de cause le moment où elle doit porter l’équipement de protection respiratoire.</div></div>","PeriodicalId":8180,"journal":{"name":"Archives Des Maladies Professionnelles Et De L Environnement","volume":"86 5","pages":"Article 102891"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2025-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145516923","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-10-01DOI: 10.1016/j.admp.2025.102903
Thierry Dulion
Les textes encadrant l’aptitude et la médecine professionnelle datent du 6 mai 2000 et sont assujettis à un référentiel d’origine militaire qui borne la décision du médecin pompier chargé de déterminer l’aptitude, empêchant par exemple, le recrutement-engagement voire le maintien au service des porteurs de certaines maladies chroniques évolutives. La Loi 2121-1575 du 6 décembre 2021 a imposé l’évaluation de ces textes limitatifs ainsi qu’avis médical issu d’une évaluation qui tient compte de la situation individuelle du candidat ou du pompier. Dans la suite de la parution de ce texte, la direction générale de la Sécurité civile te de la gestion des crises a débuté un travail d’élaboration d’un référentiel spécifique au monde pompier. Parmi les avancées, la situation de certaines personnes atteintes de maladies chroniques évolutives est évaluée de façon globale avec une décision qui tient compte des potentielles capacités physiques. Cette évaluation des potentialités reste néanmoins aléatoire en fonction de la connaissance du métier qu’en a le médecin pompier et un risque de discrimination apparait en même temps qu’un possible manque de cohérence inter-médecins et qu’un frein à un engagement citoyen. Face à cette situation, la notion d’exigences professionnelles essentielles et déterminantes issue d’une réglementation européenne devient une piste pour éviter ces risques. En France, les seuls tests pratiqués avant l’engagement ou pendant la carrière ne satisfont pas à cette obligation d’essentiel et déterminant car ils sont centrés sur des épreuves physiques de type plutôt sportif. Un exemple pratiqué en Amérique du Nord peut servir de modèle à une réflexion sur la création de tests répondant plus finement à ces obligations. Dernier volet de la décision médicale, la prise en compte des contraintes et des expositions est nécessaire pour éviter une potentielle aggravation de la pathologie et informer le plus complètement possible le candidat ou le pompier de cette éventualité et du nécessaire suivi renforcé qui sera mis en place. Cette présentation permet d’exposer ce cadre décisionnel du médecin chargé d’évaluer la santé d’un individu en incluant des données propres à ses capacités à satisfaire aux exigences professionnelles et ses expositions probables ou réelles.
{"title":"Activité pompiers et maladies chroniques évolutives : quelle possibilité ? quelles limites ?","authors":"Thierry Dulion","doi":"10.1016/j.admp.2025.102903","DOIUrl":"10.1016/j.admp.2025.102903","url":null,"abstract":"<div><div>Les textes encadrant l’aptitude et la médecine professionnelle datent du 6 mai 2000 et sont assujettis à un référentiel d’origine militaire qui borne la décision du médecin pompier chargé de déterminer l’aptitude, empêchant par exemple, le recrutement-engagement voire le maintien au service des porteurs de certaines maladies chroniques évolutives. La Loi 2121-1575 du 6 décembre 2021 a imposé l’évaluation de ces textes limitatifs ainsi qu’avis médical issu d’une évaluation qui tient compte de la situation individuelle du candidat ou du pompier. Dans la suite de la parution de ce texte, la direction générale de la Sécurité civile te de la gestion des crises a débuté un travail d’élaboration d’un référentiel spécifique au monde pompier. Parmi les avancées, la situation de certaines personnes atteintes de maladies chroniques évolutives est évaluée de façon globale avec une décision qui tient compte des potentielles capacités physiques. Cette évaluation des potentialités reste néanmoins aléatoire en fonction de la connaissance du métier qu’en a le médecin pompier et un risque de discrimination apparait en même temps qu’un possible manque de cohérence inter-médecins et qu’un frein à un engagement citoyen. Face à cette situation, la notion d’exigences professionnelles essentielles et déterminantes issue d’une réglementation européenne devient une piste pour éviter ces risques. En France, les seuls tests pratiqués avant l’engagement ou pendant la carrière ne satisfont pas à cette obligation d’essentiel et déterminant car ils sont centrés sur des épreuves physiques de type plutôt sportif. Un exemple pratiqué en Amérique du Nord peut servir de modèle à une réflexion sur la création de tests répondant plus finement à ces obligations. Dernier volet de la décision médicale, la prise en compte des contraintes et des expositions est nécessaire pour éviter une potentielle aggravation de la pathologie et informer le plus complètement possible le candidat ou le pompier de cette éventualité et du nécessaire suivi renforcé qui sera mis en place. Cette présentation permet d’exposer ce cadre décisionnel du médecin chargé d’évaluer la santé d’un individu en incluant des données propres à ses capacités à satisfaire aux exigences professionnelles et ses expositions probables ou réelles.</div></div>","PeriodicalId":8180,"journal":{"name":"Archives Des Maladies Professionnelles Et De L Environnement","volume":"86 5","pages":"Article 102903"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2025-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145516926","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-10-01DOI: 10.1016/j.admp.2025.102889
Marta Oliveira, Simone Morais, Cristina Delerue-Matos
<div><div>La caractérisation de l’exposition des pompiers aux effluents d’incendie pendant les brûlages dirigés et les feux de forêt se fait principalement par l’inhalation de particules (grossières, fines et ultrafines), de monoxyde de carbone, de métaux et de composés organiques volatils, y compris les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) <span><span>[1]</span></span>, <span><span>[2]</span></span>. Les pompiers qui participent activement à la lutte contre les incendies de forêt présentent des niveaux de HAP respirables jusqu’à 27 fois plus élevés que les sujets qui exercent des activités professionnelles normales dans les casernes de pompiers <span><span>[3]</span></span>. L’analyse des risques pour la santé a estimé que le risque de cancer du poumon au cours de la vie dépassait le niveau recommandé (10<sup>−5</sup>) par l’Organisation Mondiale de la Santé, principalement chez les sujets exposés à des niveaux plus élevés de HAP <span><span>[3]</span></span>. En outre, certains pompiers impliqués dans des activités de lutte contre les incendies présentaient des risques cancérogènes estimés dépassant le niveau de risque acceptable de l’USEPA (10<sup>−4</sup>–10<sup>−6</sup>). La phase gazeuse respirable des pompiers collectée a induit une diminution significative de la viabilité (<<!--> <!-->70 %) des lignées cellulaires A549 et Calu-3 <span><span>[3]</span></span>. Les études réalisées au cours des dernières décennies ont également démontré la contamination de la peau des pompiers par des HAP, y compris des substances cancérigènes possibles/probables, principalement sur le cou, les poignets, le visage et les mains–les zones d’interface de l’équipement de protection individuelle (EPI) <span><span>[4]</span></span>. Les HAP peuvent pénétrer dans les tissus cutanés, même à de faibles concentrations, par absorption et/ou diffusion, et sont localement métabolisés et distribués par voie sanguine à d’autres tissus/organes. Malgré l’utilisation d’EPI, différentes études de biosurveillance font état d’altérations de différents biomarqueurs d’exposition et d’effets chez les pompiers récemment impliqués dans des activités de lutte contre les incendies de forêt <span><span>[2]</span></span>, <span><span>[5]</span></span>, <span><span>[6]</span></span>, <span><span>[7]</span></span>. Certaines de ces altérations ont été signalées dans les biomarqueurs génotoxiques/oxydants (par exemple, l’ADN basal et les dommages oxydatifs de l’ADN) ainsi que dans les biomarqueurs de la fonction rénale (par exemple, la créatinine, la cystatine) avec des associations positives aux biomarqueurs d’exposition dans les fluides biologiques des sapeurs-pompiers. En outre, les émissions des incendies de forêt ont des effets à court et à long terme sur la santé des forces de lutte contre les incendies, notamment la déshydratation, les maux de tête, la fatigue extrême, les vertiges, l’inflammation chronique et l’aggravation d’un large éventail de troubles respiratoires (
{"title":"Activités de lutte contre les incendies de forêt et biomarqueurs biologiques précoces chez les pompiers","authors":"Marta Oliveira, Simone Morais, Cristina Delerue-Matos","doi":"10.1016/j.admp.2025.102889","DOIUrl":"10.1016/j.admp.2025.102889","url":null,"abstract":"<div><div>La caractérisation de l’exposition des pompiers aux effluents d’incendie pendant les brûlages dirigés et les feux de forêt se fait principalement par l’inhalation de particules (grossières, fines et ultrafines), de monoxyde de carbone, de métaux et de composés organiques volatils, y compris les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) <span><span>[1]</span></span>, <span><span>[2]</span></span>. Les pompiers qui participent activement à la lutte contre les incendies de forêt présentent des niveaux de HAP respirables jusqu’à 27 fois plus élevés que les sujets qui exercent des activités professionnelles normales dans les casernes de pompiers <span><span>[3]</span></span>. L’analyse des risques pour la santé a estimé que le risque de cancer du poumon au cours de la vie dépassait le niveau recommandé (10<sup>−5</sup>) par l’Organisation Mondiale de la Santé, principalement chez les sujets exposés à des niveaux plus élevés de HAP <span><span>[3]</span></span>. En outre, certains pompiers impliqués dans des activités de lutte contre les incendies présentaient des risques cancérogènes estimés dépassant le niveau de risque acceptable de l’USEPA (10<sup>−4</sup>–10<sup>−6</sup>). La phase gazeuse respirable des pompiers collectée a induit une diminution significative de la viabilité (<<!--> <!-->70 %) des lignées cellulaires A549 et Calu-3 <span><span>[3]</span></span>. Les études réalisées au cours des dernières décennies ont également démontré la contamination de la peau des pompiers par des HAP, y compris des substances cancérigènes possibles/probables, principalement sur le cou, les poignets, le visage et les mains–les zones d’interface de l’équipement de protection individuelle (EPI) <span><span>[4]</span></span>. Les HAP peuvent pénétrer dans les tissus cutanés, même à de faibles concentrations, par absorption et/ou diffusion, et sont localement métabolisés et distribués par voie sanguine à d’autres tissus/organes. Malgré l’utilisation d’EPI, différentes études de biosurveillance font état d’altérations de différents biomarqueurs d’exposition et d’effets chez les pompiers récemment impliqués dans des activités de lutte contre les incendies de forêt <span><span>[2]</span></span>, <span><span>[5]</span></span>, <span><span>[6]</span></span>, <span><span>[7]</span></span>. Certaines de ces altérations ont été signalées dans les biomarqueurs génotoxiques/oxydants (par exemple, l’ADN basal et les dommages oxydatifs de l’ADN) ainsi que dans les biomarqueurs de la fonction rénale (par exemple, la créatinine, la cystatine) avec des associations positives aux biomarqueurs d’exposition dans les fluides biologiques des sapeurs-pompiers. En outre, les émissions des incendies de forêt ont des effets à court et à long terme sur la santé des forces de lutte contre les incendies, notamment la déshydratation, les maux de tête, la fatigue extrême, les vertiges, l’inflammation chronique et l’aggravation d’un large éventail de troubles respiratoires (","PeriodicalId":8180,"journal":{"name":"Archives Des Maladies Professionnelles Et De L Environnement","volume":"86 5","pages":"Article 102889"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2025-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145516418","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-10-01DOI: 10.1016/j.admp.2025.102888
Alexis Descatha , Hugues Dousseau
Introduction
Les pompiers sont soumis à de nombreuses expositions associées à des effets négatifs sur la santé. En raison du grand nombre d’études, notre objectif ici était d’extraire d’une revue de revue (« umbrella review ») qui vient d’être réalisée [1] des revues systématisées afin d’identifier les activités de lutte contre les incendies de forêt et les expositions associées à des effets négatifs sur la santé.
Méthodes
La revue de revue a utilisé trois bases de données pour inclure toutes les revues systématisées sur les pompiers. Le pays, la date de l’examen, les types d’exposition et les effets sur la santé ont été extraits. Le risque de biais a été évalué sur la base de l’Amstar-2. Les revues systématiques spécifiques aux incendies de forêt ont été décrites ici.
Résultats
Dans la revue de revue, nous avons trouvé 47 revues systématisées parmi 1130 études, provenant principalement d’Amérique du Nord et d’Australie et publiées au cours des 5 dernières années. L’évaluation du risque de biais, selon la grille de sélection, indique un degré considérable d’hétérogénéité, malgré la présence d’un certain nombre d’études présentant un niveau de qualité particulièrement élevé. Quatre études ont été menées spécifiquement sur les incendies de forêt dont deux sur la fin de l’année 2024. Les populations étudiées étaient nombreuses, notamment les pompiers et l’exposition de la population, l’exposition aux cancérogènes et les conséquences pour la santé. Il est intéressant de noter que les revues insistent sur des perspectives et l’importance à l’avenir d’améliorer la prévention, la protection et l’organisation, en particulier dans le contexte du réchauffement climatique et de la diversité des lieux.
Discussion
Cette revue générale nous donne une bonne description de l’exposition et des effets sur la santé des incendies de forêt, et les pistes d’amélioration comme les mesures de prévention.
{"title":"La santé des pompiers et les incendies de forêt : quelles réponses et quelles questions ?","authors":"Alexis Descatha , Hugues Dousseau","doi":"10.1016/j.admp.2025.102888","DOIUrl":"10.1016/j.admp.2025.102888","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les pompiers sont soumis à de nombreuses expositions associées à des effets négatifs sur la santé. En raison du grand nombre d’études, notre objectif ici était d’extraire d’une revue de revue (« umbrella review ») qui vient d’être réalisée <span><span>[1]</span></span> des revues systématisées afin d’identifier les activités de lutte contre les incendies de forêt et les expositions associées à des effets négatifs sur la santé.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>La revue de revue a utilisé trois bases de données pour inclure toutes les revues systématisées sur les pompiers. Le pays, la date de l’examen, les types d’exposition et les effets sur la santé ont été extraits. Le risque de biais a été évalué sur la base de l’Amstar-2. Les revues systématiques spécifiques aux incendies de forêt ont été décrites ici.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Dans la revue de revue, nous avons trouvé 47 revues systématisées parmi 1130 études, provenant principalement d’Amérique du Nord et d’Australie et publiées au cours des 5 dernières années. L’évaluation du risque de biais, selon la grille de sélection, indique un degré considérable d’hétérogénéité, malgré la présence d’un certain nombre d’études présentant un niveau de qualité particulièrement élevé. Quatre études ont été menées spécifiquement sur les incendies de forêt dont deux sur la fin de l’année 2024. Les populations étudiées étaient nombreuses, notamment les pompiers et l’exposition de la population, l’exposition aux cancérogènes et les conséquences pour la santé. Il est intéressant de noter que les revues insistent sur des perspectives et l’importance à l’avenir d’améliorer la prévention, la protection et l’organisation, en particulier dans le contexte du réchauffement climatique et de la diversité des lieux.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Cette revue générale nous donne une bonne description de l’exposition et des effets sur la santé des incendies de forêt, et les pistes d’amélioration comme les mesures de prévention.</div></div>","PeriodicalId":8180,"journal":{"name":"Archives Des Maladies Professionnelles Et De L Environnement","volume":"86 5","pages":"Article 102888"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2025-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145516421","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-10-01DOI: 10.1016/j.admp.2025.102901
Quentin Gicquel , Philippe Denormandie , Stéphane Sanchez
<div><h3>Introduction</h3><div>Les professionnels de santé sont exposés à de nombreux risques professionnels pouvant affecter leur bien-être physique et psychologique. La pandémie de COVID-19 a accentué ces difficultés, révélant certaines vulnérabilités spécifiques. Bien que la santé de ces professionnels fasse l’objet d’une attention croissante, la compréhension des expositions professionnelles et environnementales – désignées sous le terme d’« exposome professionnel » – reste encore incomplète. Cette étude vise à dresser un panorama de la recherche menée en France sur la santé des professionnels de santé, en identifiant les problématiques majeures abordées ainsi que les lacunes existantes.</div></div><div><h3>Méthodologie</h3><div>Une revue systématique de la littérature a été effectuée à partir des bases Google Scholar et PubMed, couvrant les publications de 2000 à 2024. Les critères d’inclusion portaient sur les études spécifiquement centrées sur les professionnels de santé en France, traitant des thématiques suivantes: santé mentale et <em>burnout</em>, troubles musculo-squelettiques, cancers professionnels, fatigue et troubles du sommeil, addictions, santé reproductive, risques d’exposition professionnelle et problèmes dermatologiques. Les études se concentrant exclusivement sur la pandémie de COVID-19 ou la qualité de vie au travail (QVT) ont été exclues, sauf si elles s’intégraient dans une analyse plus large. Une analyse quantitative a également été réalisée afin d’identifier les principaux centres de recherche ainsi que les professions les plus étudiées.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Sur 500 articles passés en revue, seuls 45 ont été retenus. 64,4 % concernaient les professionnels de santé de manière générale. 26,7 % se focalisaient spécifiquement sur les médecins. Les infirmiers étaient peu représentés (4,4 %), et aucune publication ne portait sur les laborantins, sages-femmes, auxiliaires de puériculture ou agents des services hospitaliers (ASH). 80 % des études concernaient les professionnels exerçant à l’hôpital, contre seulement 6,7 % pour les praticiens libéraux. Pour les thématiques de santé abordées: La santé mentale et le <em>burnout</em> dominaient largement (60 % des études analysées). Les addictions chez les professionnels de santé représentaient 18 % des publications, avec un accent particulier sur les anesthésistes et les psychiatres. Les risques d’exposition physique, biologique et chimique étaient traités dans 15 % des articles. Les troubles musculo-squelettiques, les troubles du sommeil et les cancers professionnels étaient très peu étudiés. L’analyse géographique des acteurs de la recherche montre une forte concentration autour des grands pôles universitaires et hospitaliers, notamment Paris, Lyon, Marseille, Rennes, Lille et Grenoble, représentant à eux seuls près de la moitié des contributions scientifiques. La répartition des disciplines montre un biais en faveur des professions médicales, au détriment des
{"title":"La santé des professionnels de santé en France : état de la recherche et perspectives","authors":"Quentin Gicquel , Philippe Denormandie , Stéphane Sanchez","doi":"10.1016/j.admp.2025.102901","DOIUrl":"10.1016/j.admp.2025.102901","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les professionnels de santé sont exposés à de nombreux risques professionnels pouvant affecter leur bien-être physique et psychologique. La pandémie de COVID-19 a accentué ces difficultés, révélant certaines vulnérabilités spécifiques. Bien que la santé de ces professionnels fasse l’objet d’une attention croissante, la compréhension des expositions professionnelles et environnementales – désignées sous le terme d’« exposome professionnel » – reste encore incomplète. Cette étude vise à dresser un panorama de la recherche menée en France sur la santé des professionnels de santé, en identifiant les problématiques majeures abordées ainsi que les lacunes existantes.</div></div><div><h3>Méthodologie</h3><div>Une revue systématique de la littérature a été effectuée à partir des bases Google Scholar et PubMed, couvrant les publications de 2000 à 2024. Les critères d’inclusion portaient sur les études spécifiquement centrées sur les professionnels de santé en France, traitant des thématiques suivantes: santé mentale et <em>burnout</em>, troubles musculo-squelettiques, cancers professionnels, fatigue et troubles du sommeil, addictions, santé reproductive, risques d’exposition professionnelle et problèmes dermatologiques. Les études se concentrant exclusivement sur la pandémie de COVID-19 ou la qualité de vie au travail (QVT) ont été exclues, sauf si elles s’intégraient dans une analyse plus large. Une analyse quantitative a également été réalisée afin d’identifier les principaux centres de recherche ainsi que les professions les plus étudiées.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Sur 500 articles passés en revue, seuls 45 ont été retenus. 64,4 % concernaient les professionnels de santé de manière générale. 26,7 % se focalisaient spécifiquement sur les médecins. Les infirmiers étaient peu représentés (4,4 %), et aucune publication ne portait sur les laborantins, sages-femmes, auxiliaires de puériculture ou agents des services hospitaliers (ASH). 80 % des études concernaient les professionnels exerçant à l’hôpital, contre seulement 6,7 % pour les praticiens libéraux. Pour les thématiques de santé abordées: La santé mentale et le <em>burnout</em> dominaient largement (60 % des études analysées). Les addictions chez les professionnels de santé représentaient 18 % des publications, avec un accent particulier sur les anesthésistes et les psychiatres. Les risques d’exposition physique, biologique et chimique étaient traités dans 15 % des articles. Les troubles musculo-squelettiques, les troubles du sommeil et les cancers professionnels étaient très peu étudiés. L’analyse géographique des acteurs de la recherche montre une forte concentration autour des grands pôles universitaires et hospitaliers, notamment Paris, Lyon, Marseille, Rennes, Lille et Grenoble, représentant à eux seuls près de la moitié des contributions scientifiques. La répartition des disciplines montre un biais en faveur des professions médicales, au détriment des ","PeriodicalId":8180,"journal":{"name":"Archives Des Maladies Professionnelles Et De L Environnement","volume":"86 5","pages":"Article 102901"},"PeriodicalIF":0.3,"publicationDate":"2025-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145516924","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":4,"RegionCategory":"医学","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}