Pub Date : 2023-10-01DOI: 10.1016/j.ando.2023.07.286
M. Camoin, A. Carlier, F. Loukil, S. Metghalchi, L. Potier
Le Posaconazole (PSO) est un azolé utilisé pour traiter les infections fungiques invasives. L’insuffisance surrénalienne primaire (ISP) induite par le PSO est rare. Il existe 4 cas décrits dans la littérature. Une femme de 50 ans, suivie pour une aspergillose bronchopulmonaire allergique dans un contexte de déficit en alpha1antitrypsine était traitée depuis 1 mois par PSO 300 mg par jour. Elle présentait une asthénie, des douleurs abdominales, une tension artérielle normale avec hyponatrémie et hyperkaliémie. La cortisolémie à 8H était effondrée (19 nmol/L) avec une ACTH élevée, un SDHEA bas, une rénine plasmatique élevée et une aldostérone normale basse. Le test au synacthène montrait une réponse insuffisante, les anticorps anti21hydroxylase étaient négatifs. Le scanner abdominal révélait des surrénales d’aspect normal. Devant cette ISP induite par le PSO une supplémentation en glucocorticoïdes a été initiée avec amélioration rapide des symptômes et des troubles hydroélectrolytiques. La fonction surrénalienne s’est restaurée en deux mois sous PSO à posologie abaissée. Contrairement aux autres cas décrits, l’ISP est survenue précocement après instauration du PSO, au lieu des quelques mois attendus. Par ailleurs, la fonction surrénalienne s’est restaurée spontanément sans nécessité d’arrêt du PSO. A l’instar des autres triazolés, le PSO peut bloquer la stéroïdogenèse par inhibition de la 11βhydroxylase, diminuant la production de cortisol et d’aldostérone et entraînant une accumulation de la 11deoxycorticosterone expliquant la tension artérielle normale. La rareté des cas décrits suggère que l’ISP induite par PSO pourrait être sous-estimée. Ce cas sensibilise à cet effet secondaire rare mais grave du PSO.
{"title":"Sidération surrénalienne transitoire sous posaconazole","authors":"M. Camoin, A. Carlier, F. Loukil, S. Metghalchi, L. Potier","doi":"10.1016/j.ando.2023.07.286","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.ando.2023.07.286","url":null,"abstract":"Le Posaconazole (PSO) est un azolé utilisé pour traiter les infections fungiques invasives. L’insuffisance surrénalienne primaire (ISP) induite par le PSO est rare. Il existe 4 cas décrits dans la littérature. Une femme de 50 ans, suivie pour une aspergillose bronchopulmonaire allergique dans un contexte de déficit en alpha1antitrypsine était traitée depuis 1 mois par PSO 300 mg par jour. Elle présentait une asthénie, des douleurs abdominales, une tension artérielle normale avec hyponatrémie et hyperkaliémie. La cortisolémie à 8H était effondrée (19 nmol/L) avec une ACTH élevée, un SDHEA bas, une rénine plasmatique élevée et une aldostérone normale basse. Le test au synacthène montrait une réponse insuffisante, les anticorps anti21hydroxylase étaient négatifs. Le scanner abdominal révélait des surrénales d’aspect normal. Devant cette ISP induite par le PSO une supplémentation en glucocorticoïdes a été initiée avec amélioration rapide des symptômes et des troubles hydroélectrolytiques. La fonction surrénalienne s’est restaurée en deux mois sous PSO à posologie abaissée. Contrairement aux autres cas décrits, l’ISP est survenue précocement après instauration du PSO, au lieu des quelques mois attendus. Par ailleurs, la fonction surrénalienne s’est restaurée spontanément sans nécessité d’arrêt du PSO. A l’instar des autres triazolés, le PSO peut bloquer la stéroïdogenèse par inhibition de la 11βhydroxylase, diminuant la production de cortisol et d’aldostérone et entraînant une accumulation de la 11deoxycorticosterone expliquant la tension artérielle normale. La rareté des cas décrits suggère que l’ISP induite par PSO pourrait être sous-estimée. Ce cas sensibilise à cet effet secondaire rare mais grave du PSO.","PeriodicalId":93871,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"11 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2023-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"135274491","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2023-10-01DOI: 10.1016/j.ando.2023.07.148
N. Zaegel, C. Bouvattier, F. Chasseloup, L. Tosca, L. Guignat, P. Kamenicky, S. Salenave, J. Young, L. Maione
L’aneuploïdie gonosomique en mosaïque 47,XXY/46,XX (MK-XX) est un variant très rare du syndrome de Klinefelter (SK), avec seulement 20 cas décrits. Aucune étude comparative entre MK-XX et SK n’a été rapportée. Comparaison par analyse rétrospective monocentrique des caractéristiques clinico-biologiques d’une série originale de patients MK-XX à celle d’une cohorte homogène de SK, afin d’établir des facteurs prédictifs de MK-XX. Au total, 6 patients avec MK-XX (âge 25 ± 12 ans) ont été identifiés et comparés à 89 patients SK bien phénotypés. La prévalence des variations du développement génital (VDG) était supérieure chez les patients MK-XX (40 % versus 1,1 %, p = 0,0067). 20 % des gonades MK-XX avaient une composante ovarienne, contrairement à 0 % des SK. La taille définitive des patients MK-XX était inférieure à celle des SK (168,9 ± 5,1 versus 180,9 ± 7,8 cm, p = 0,003). Le volume testiculaire n’était pas différent entre MK-XX et SK (2,4 ± 0,7 vs 3,0 ± 1,8 mL), ainsi que les concentrations de LH, FSH, testostérone totale, œstradiol et peptides testiculaires (p = NS pour toutes les comparaisons). Nous n’avons pas trouvé de corrélation entre quantité du contingent XX et proportion de VDG. Nous décrivons la plus large série de patients ayant une mosaïque 47,XXY/46,XX. La quantité du contingent XX ne corrèle pas avec la sévérité du phénotype. En dehors d’une VDG, le seul critère prédictif de mosaïque 47,XXY/46,XX versus 47,XXY homogène demeure une taille définitive non augmentée, les paramètres biologiques étant similaires entre ces deux formes.
47,XXY/46,XX (MK-XX)是Klinefelter综合征(SK)的一种非常罕见的变异,只有20例描述。没有关于MK-XX和SK的比较研究的报道。通过单中心回顾性分析,比较原始MK-XX患者组与同质ks队列的临床生物学特征,以建立MK-XX的预测因素。共鉴定6例MK-XX患者(年龄25±12岁),并与89例表型良好的SK患者进行比较。MK-XX患者生殖发育变异(dgv)的患病率较高(40% vs . 1.1%, p = 0.0067)。20%的MK-XX性腺有卵巢成分,而0%的SK患者有卵巢成分。MK-XX患者的最终尺寸小于SK患者(168.9±5.1 vs 180.9±7.8 cm, p = 0.003)。MK-XX和SK的睾丸体积无差异(2.4±0.7 vs 3.0±1.8 mL), LH、FSH、总睾酮、雌二醇和睾丸多肽水平无差异(所有比较均为p = NS)。我们没有发现配额XX的数量和VDG的比例之间的相关性。我们描述了最广泛的患者系列,马赛克47,XXY/46,XX。配额XX的数量与表型的严重程度无关。除了VDG外,唯一的预测标准是同质马赛克47,XXY/46,XX vs . 47,XXY的最终尺寸没有增加,因为这两种形式之间的生物学参数相似。
{"title":"Caractéristiques clinico-biologiques des patients avec une aneuploïdie gonosomique en mosaïque 47,XXY/46,XX versus syndrome de Klinefelter homogène (47,XXY) : étude comparative monocentrique","authors":"N. Zaegel, C. Bouvattier, F. Chasseloup, L. Tosca, L. Guignat, P. Kamenicky, S. Salenave, J. Young, L. Maione","doi":"10.1016/j.ando.2023.07.148","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.ando.2023.07.148","url":null,"abstract":"L’aneuploïdie gonosomique en mosaïque 47,XXY/46,XX (MK-XX) est un variant très rare du syndrome de Klinefelter (SK), avec seulement 20 cas décrits. Aucune étude comparative entre MK-XX et SK n’a été rapportée. Comparaison par analyse rétrospective monocentrique des caractéristiques clinico-biologiques d’une série originale de patients MK-XX à celle d’une cohorte homogène de SK, afin d’établir des facteurs prédictifs de MK-XX. Au total, 6 patients avec MK-XX (âge 25 ± 12 ans) ont été identifiés et comparés à 89 patients SK bien phénotypés. La prévalence des variations du développement génital (VDG) était supérieure chez les patients MK-XX (40 % versus 1,1 %, p = 0,0067). 20 % des gonades MK-XX avaient une composante ovarienne, contrairement à 0 % des SK. La taille définitive des patients MK-XX était inférieure à celle des SK (168,9 ± 5,1 versus 180,9 ± 7,8 cm, p = 0,003). Le volume testiculaire n’était pas différent entre MK-XX et SK (2,4 ± 0,7 vs 3,0 ± 1,8 mL), ainsi que les concentrations de LH, FSH, testostérone totale, œstradiol et peptides testiculaires (p = NS pour toutes les comparaisons). Nous n’avons pas trouvé de corrélation entre quantité du contingent XX et proportion de VDG. Nous décrivons la plus large série de patients ayant une mosaïque 47,XXY/46,XX. La quantité du contingent XX ne corrèle pas avec la sévérité du phénotype. En dehors d’une VDG, le seul critère prédictif de mosaïque 47,XXY/46,XX versus 47,XXY homogène demeure une taille définitive non augmentée, les paramètres biologiques étant similaires entre ces deux formes.","PeriodicalId":93871,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"161 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2023-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"135274496","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2023-10-01DOI: 10.1016/j.ando.2023.07.200
N. Benchikh, K. Choong Ji Yuen, R. Adiga, N. Kelepouris, J. Cardenas
Une enquête a été menée auprès des directeurs de programmes américains de formation postdoctorale en endocrinologie, entre le 19 janvier 2022 et le 28 mars 2022, afin de comprendre l’enseignement du déficit en hormone de croissance (GHD) après un traumatisme crânien (TBI) et d’en identifier les potentielles lacunes. Des courriers postaux et électroniques ont été utilisés pour recruter des répondants. Au total, 167 programmes de fellowship en endocrinologie ont été contactés ; 28 directeurs y ont répondu. La formation de l’hypopituitarisme/TBI a été jugée assez/très importante à inclure dans ces formations (71 %). Les répondants pensent que les endocrinologues devraient être assez/très responsables de la prise en charge (PEC) de l’hypopituitarisme/GHD (100 %), du dépistage (89 %) et de l’ETP (93 %). Seulement 57 % ont déclaré que le GHD/TBI était abordé dans leur programme de formation. Le traitement par GH n’a pas été abordé du tout ou très peu selon 57 % des répondants. 43 % des répondants estiment que les apprenants sont assez/très bien préparés à la PEC du GHD post TBI. Les principaux obstacles à inclure cette thématique : la rareté de la maladie (64 %), le manque de temps (50 %), le manque de recommandations sur la PEC (43 %) et la rareté des données (43 %). Des recommandations consensuelles (100 %) aideraient à inclure davantage ce sujet durant les formations. Il est nécessaire de développer la formation sur la gestion du GHD induit par TBI aux USA afin de préparer les futurs endocrinologues à une PEC optimale de cette maladie.
{"title":"Enseignement du déficit en hormone de croissance dû à un traumatisme cérébral dans les programmes américains de formation postdoctorale en endocrinologie (Endocrinology Fellowship Programs)","authors":"N. Benchikh, K. Choong Ji Yuen, R. Adiga, N. Kelepouris, J. Cardenas","doi":"10.1016/j.ando.2023.07.200","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.ando.2023.07.200","url":null,"abstract":"Une enquête a été menée auprès des directeurs de programmes américains de formation postdoctorale en endocrinologie, entre le 19 janvier 2022 et le 28 mars 2022, afin de comprendre l’enseignement du déficit en hormone de croissance (GHD) après un traumatisme crânien (TBI) et d’en identifier les potentielles lacunes. Des courriers postaux et électroniques ont été utilisés pour recruter des répondants. Au total, 167 programmes de fellowship en endocrinologie ont été contactés ; 28 directeurs y ont répondu. La formation de l’hypopituitarisme/TBI a été jugée assez/très importante à inclure dans ces formations (71 %). Les répondants pensent que les endocrinologues devraient être assez/très responsables de la prise en charge (PEC) de l’hypopituitarisme/GHD (100 %), du dépistage (89 %) et de l’ETP (93 %). Seulement 57 % ont déclaré que le GHD/TBI était abordé dans leur programme de formation. Le traitement par GH n’a pas été abordé du tout ou très peu selon 57 % des répondants. 43 % des répondants estiment que les apprenants sont assez/très bien préparés à la PEC du GHD post TBI. Les principaux obstacles à inclure cette thématique : la rareté de la maladie (64 %), le manque de temps (50 %), le manque de recommandations sur la PEC (43 %) et la rareté des données (43 %). Des recommandations consensuelles (100 %) aideraient à inclure davantage ce sujet durant les formations. Il est nécessaire de développer la formation sur la gestion du GHD induit par TBI aux USA afin de préparer les futurs endocrinologues à une PEC optimale de cette maladie.","PeriodicalId":93871,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"15 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2023-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"135274503","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2023-10-01DOI: 10.1016/j.ando.2023.07.527
N. Hentati, H. Ben Ayed, O. Lajili, M. Trigui, M. Baklouti, N. Ketata, G. Nasri, S. Yaich, J. Dammak
Évaluer les habitudes alimentaires chez les enseignants et identifier leurs déterminants. Étude transversale incluant un échantillon représentatif de 525 enseignants dans la région de Sfax. L’évaluation était faite par un questionnaire de 7 items qui étaient additionnés en un score dont la valeur ≥ 5/7 définissait les bonnes habitudes alimentaires. L’âge moyen était de 46,61 ± 8,62 ans avec un sex-ratio H/F de 1,25. L’IMC moyen était de 27,10 ± 5,26 kg/m2. La prévalence de la maigreur, du surpoids et de l’obésité était de 0,8 %, 47 % et de 19,2 % respectivement. La sédentarité était notée chez 74,7 % et 7,8 % étaient des consommateurs d’alcool. L’évaluation des habitudes alimentaires a montré que 61,1 % avaient de mauvaises habitudes alimentaires. La prise du petit déjeuner était absente chez 19,4 % et 68,8 % consommaient moins d’un produit laitier par jour. Une prise < 1 fois par jour de légumes et de fruits étaient observées respectivement chez 73 % et 55,4 % des enseignants. La fréquence de la consommation du fast-food était > 1 fois par semaine chez 16 % et 15,4 % consommaient fréquemment les boissons gazeuses. Le grignotage était observé chez 34,1 %. Le genre féminin était statistiquement associé aux bonnes habitudes alimentaires (44,9 % vs 31,3 %, p = 0,002) alors que la sédentarité et la consommation d’alcool étaient significativement associées aux mauvaises habitudes alimentaires (63,8 % vs 53,4 %, p = 0,034) et (75,6 % vs 59,9 %, p = 0,048) respectivement. Notre étude a montré un écart quant à la pratique des habitudes alimentaires chez les enseignants. Ainsi, l’éducation nutritionnelle et l’adaptation des horaires des repas au programme d’enseignement s’avèrent indispensables pour garantir un style de vie sain.
评估教师的饮食习惯并确定其决定因素。横断面研究,包括斯法克斯地区525名教师的代表性样本。评估是通过7个项目的问卷进行的,这些项目加起来得分≥5/7定义了良好的饮食习惯。平均年龄46.61±8.62岁,性别H/F比为1.25。平均bmi为27.10±5.26 kg/m2。瘦、超重和肥胖的患病率分别为0.8%、47%和19.2%。74.7%的人久坐不动,7.8%的人饮酒。对饮食习惯的评估显示,61.1%的人有不良的饮食习惯。19.4%的人不吃早餐,68.8%的人每天吃的乳制品少于一种。73%和55.4%的教师每天食用蔬菜和水果少于一次。16%的人每周吃一次快餐,15.4%的人经常喝碳酸饮料。34.1%的人吃了零食。这位女性在统计学上加上良好的饮食习惯(44.9% vs 31.3%, p = 0.002),而久坐和饮酒是显著相关的不良饮食习惯(63.8% vs 53.4%, p = 0,034(75.6%)和vs分别为59.9%,p = 0.048)。我们的研究表明,教师在饮食习惯方面存在差异。因此,营养教育和调整膳食计划对确保健康的生活方式至关重要。
{"title":"Évaluation des habitudes alimentaires chez les enseignants tunisiens","authors":"N. Hentati, H. Ben Ayed, O. Lajili, M. Trigui, M. Baklouti, N. Ketata, G. Nasri, S. Yaich, J. Dammak","doi":"10.1016/j.ando.2023.07.527","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.ando.2023.07.527","url":null,"abstract":"Évaluer les habitudes alimentaires chez les enseignants et identifier leurs déterminants. Étude transversale incluant un échantillon représentatif de 525 enseignants dans la région de Sfax. L’évaluation était faite par un questionnaire de 7 items qui étaient additionnés en un score dont la valeur ≥ 5/7 définissait les bonnes habitudes alimentaires. L’âge moyen était de 46,61 ± 8,62 ans avec un sex-ratio H/F de 1,25. L’IMC moyen était de 27,10 ± 5,26 kg/m2. La prévalence de la maigreur, du surpoids et de l’obésité était de 0,8 %, 47 % et de 19,2 % respectivement. La sédentarité était notée chez 74,7 % et 7,8 % étaient des consommateurs d’alcool. L’évaluation des habitudes alimentaires a montré que 61,1 % avaient de mauvaises habitudes alimentaires. La prise du petit déjeuner était absente chez 19,4 % et 68,8 % consommaient moins d’un produit laitier par jour. Une prise < 1 fois par jour de légumes et de fruits étaient observées respectivement chez 73 % et 55,4 % des enseignants. La fréquence de la consommation du fast-food était > 1 fois par semaine chez 16 % et 15,4 % consommaient fréquemment les boissons gazeuses. Le grignotage était observé chez 34,1 %. Le genre féminin était statistiquement associé aux bonnes habitudes alimentaires (44,9 % vs 31,3 %, p = 0,002) alors que la sédentarité et la consommation d’alcool étaient significativement associées aux mauvaises habitudes alimentaires (63,8 % vs 53,4 %, p = 0,034) et (75,6 % vs 59,9 %, p = 0,048) respectivement. Notre étude a montré un écart quant à la pratique des habitudes alimentaires chez les enseignants. Ainsi, l’éducation nutritionnelle et l’adaptation des horaires des repas au programme d’enseignement s’avèrent indispensables pour garantir un style de vie sain.","PeriodicalId":93871,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"62 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2023-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"135274551","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2023-10-01DOI: 10.1016/j.ando.2023.07.386
S. Chelly, R. Mabrouk, A. Ammar, O. Ezzi, I. Fathallah, N. Omri, M. Njah, M. Mahjoub
Notre étude vise à déterminer la prévalence de la dépression chez les malades diabétiques et d’identifier ses facteurs associées. Il s’agit d’une étude transversale à visée analytique réalisée auprès des sujets atteints de diabète suivi aux centres de santé de base de la région du centre tunisien consultant durant la période du 1er octobre au 31 décembre 2022. La fiche comportait les données sociodémographiques et l’échelle Hospital Anxiety And Depression Scale (HADS). Au total 720 patients ont été recrutés. L’âge moyen était de 63,36 ± 13,11 ans avec des âges extrêmes allant de 25 à 96 ans. Une prédominance féminine a été retrouvée (70,6 %) avec un sex-ratio H/F de 0,46. La majorité était illettrés (35,5 %), d’origine urbaine (89 %), en chômage (48,6 %), autonome (80,6 %), marié (68,2 %), vaccinée contre le COVID-19 (95,2 %), non vaccinée contre la grippe saisonnière (76,9 %) et satisfait par leur vie (70,7 %). La prévalence de la dépression était de 32,6 %. L’analyse multivariée a montré que les facteurs prédictifs de la dépression sont l’âge supérieur ou égale à 65 ans (p ≤ 10−3 ; OR [IC95 %] = 3,03 [2,06–4,44]) et la vaccination anti-COVID-19 (p = 0,005 ; OR [IC95 %] = 4,17 [1,54–11,28]). Les facteurs protecteurs sont la vie seul (p = 0,025 ; OR [IC95 %] = 0,60 [0,39–0,93]), être autonome (p = 0,004 ; OR [IC95 %] = 0,48 [0,29–0,79]), l’alcoolisme (p = 0,02 ; OR [IC95 %] = 0,32 [0,12–0,83]) et la satisfaction avec la vie (p ≤ 10−3 ; OR [IC95 %] = 0,28 [0,18–0,43]). En identifiant les facteurs associés aux troubles anxieux chez les patients diabétiques, la prise en charge sera plus ciblée et plus efficace ce qui réduit les complications et les décès.
{"title":"La dépression chez les diabétiques : prévalence et facteurs prédictifs dans la région du centre tunisien","authors":"S. Chelly, R. Mabrouk, A. Ammar, O. Ezzi, I. Fathallah, N. Omri, M. Njah, M. Mahjoub","doi":"10.1016/j.ando.2023.07.386","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.ando.2023.07.386","url":null,"abstract":"Notre étude vise à déterminer la prévalence de la dépression chez les malades diabétiques et d’identifier ses facteurs associées. Il s’agit d’une étude transversale à visée analytique réalisée auprès des sujets atteints de diabète suivi aux centres de santé de base de la région du centre tunisien consultant durant la période du 1er octobre au 31 décembre 2022. La fiche comportait les données sociodémographiques et l’échelle Hospital Anxiety And Depression Scale (HADS). Au total 720 patients ont été recrutés. L’âge moyen était de 63,36 ± 13,11 ans avec des âges extrêmes allant de 25 à 96 ans. Une prédominance féminine a été retrouvée (70,6 %) avec un sex-ratio H/F de 0,46. La majorité était illettrés (35,5 %), d’origine urbaine (89 %), en chômage (48,6 %), autonome (80,6 %), marié (68,2 %), vaccinée contre le COVID-19 (95,2 %), non vaccinée contre la grippe saisonnière (76,9 %) et satisfait par leur vie (70,7 %). La prévalence de la dépression était de 32,6 %. L’analyse multivariée a montré que les facteurs prédictifs de la dépression sont l’âge supérieur ou égale à 65 ans (p ≤ 10−3 ; OR [IC95 %] = 3,03 [2,06–4,44]) et la vaccination anti-COVID-19 (p = 0,005 ; OR [IC95 %] = 4,17 [1,54–11,28]). Les facteurs protecteurs sont la vie seul (p = 0,025 ; OR [IC95 %] = 0,60 [0,39–0,93]), être autonome (p = 0,004 ; OR [IC95 %] = 0,48 [0,29–0,79]), l’alcoolisme (p = 0,02 ; OR [IC95 %] = 0,32 [0,12–0,83]) et la satisfaction avec la vie (p ≤ 10−3 ; OR [IC95 %] = 0,28 [0,18–0,43]). En identifiant les facteurs associés aux troubles anxieux chez les patients diabétiques, la prise en charge sera plus ciblée et plus efficace ce qui réduit les complications et les décès.","PeriodicalId":93871,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"49 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2023-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"135274553","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2023-10-01DOI: 10.1016/j.ando.2023.07.361
B. Khalfa, R. Ghodbane, E. Anane, Y. Ghannem, A. Mezioud, M. Taamlia, Z. Fehri, S. Oueslati, S. Hammami, R. Mahjoub, E. Talbi
De nombreuses anomalies peuvent être observées au cours du diabète, notamment des perturbations hématologiques et plus particulièrement l’anémie. Notre objectif était de préciser les données épidémiologiques, biologiques et étiologiques de l’anémie chez les diabétiques. Étude rétrospective menée en avril 2023 sur des patients diabétiques. Le recueil des renseignements épidémiologiques et des paramètres biologiques [taux d’hémoglobine (Hb) et HbA1c] a été fait à partir des dossiers médicaux informatisés. L’étude statistique a été réalisée moyennant le logiciel SPSS. Au total, 1549 sujets diabétiques ont été inclus. L’âge moyen était de 56 ± 15 ans. Le sex-ratio H/F était de 0,65. Le pourcentage moyen d’HbA1c était de 9,44 ± 1,68 %. Vingt-huit pour cent des hommes et 33 % des femmes avaient une anémie avec une hémoglobine moyenne à 12,33 ± 1,99 g/dL et 11,41 ± 2,05 g/dL respectivement. L’anémie était légère (taux moyen d’hémoglobine à 11,8 g/dL) dans 72 % des cas, modérée dans 26 % (taux moyen d’hémoglobine à 9,08 g/dL) et profonde dans 2 % (taux moyen d’hémoglobine à 6,9 g/dL). L’origine était carentielle (42 %), inflammatoire (22 %) et rénale (36 %) dont 7 % en rapport avec une insuffisance rénale terminale. Notre étude a révélé une prévalence importante de l’anémie chez les diabétiques. L’anémie est le plus souvent secondaire à une carence martiale et/ou vitaminique en rapport avec le régime alimentaire [1] et à la néphropathie diabétique qui affecte fortement la production d’érythropoïétine [2]. Une surveillance hématologique régulière, chez le diabétique, permettra d’éviter ses complications.
{"title":"Prévalence et particularités de l’anémie chez des sujets diabétiques","authors":"B. Khalfa, R. Ghodbane, E. Anane, Y. Ghannem, A. Mezioud, M. Taamlia, Z. Fehri, S. Oueslati, S. Hammami, R. Mahjoub, E. Talbi","doi":"10.1016/j.ando.2023.07.361","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.ando.2023.07.361","url":null,"abstract":"De nombreuses anomalies peuvent être observées au cours du diabète, notamment des perturbations hématologiques et plus particulièrement l’anémie. Notre objectif était de préciser les données épidémiologiques, biologiques et étiologiques de l’anémie chez les diabétiques. Étude rétrospective menée en avril 2023 sur des patients diabétiques. Le recueil des renseignements épidémiologiques et des paramètres biologiques [taux d’hémoglobine (Hb) et HbA1c] a été fait à partir des dossiers médicaux informatisés. L’étude statistique a été réalisée moyennant le logiciel SPSS. Au total, 1549 sujets diabétiques ont été inclus. L’âge moyen était de 56 ± 15 ans. Le sex-ratio H/F était de 0,65. Le pourcentage moyen d’HbA1c était de 9,44 ± 1,68 %. Vingt-huit pour cent des hommes et 33 % des femmes avaient une anémie avec une hémoglobine moyenne à 12,33 ± 1,99 g/dL et 11,41 ± 2,05 g/dL respectivement. L’anémie était légère (taux moyen d’hémoglobine à 11,8 g/dL) dans 72 % des cas, modérée dans 26 % (taux moyen d’hémoglobine à 9,08 g/dL) et profonde dans 2 % (taux moyen d’hémoglobine à 6,9 g/dL). L’origine était carentielle (42 %), inflammatoire (22 %) et rénale (36 %) dont 7 % en rapport avec une insuffisance rénale terminale. Notre étude a révélé une prévalence importante de l’anémie chez les diabétiques. L’anémie est le plus souvent secondaire à une carence martiale et/ou vitaminique en rapport avec le régime alimentaire [1] et à la néphropathie diabétique qui affecte fortement la production d’érythropoïétine [2]. Une surveillance hématologique régulière, chez le diabétique, permettra d’éviter ses complications.","PeriodicalId":93871,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"18 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2023-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"135274566","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2023-10-01DOI: 10.1016/j.ando.2023.07.349
D. Niyongabo, N.E. Haraj, S. El Aziz, A. Chadli
Le diabète type 1 chez l’enfant est une maladie chronique pouvant entraîner des anomalies de croissance. L’importance de cette diminution de croissance est directement corrélée au degré de contrôle glycémique. Le but de notre étude est d’évaluer la croissance staturale de l’enfant diabétique type 1. Étude rétrospective sur quatre ans portant sur 452 enfants diabétiques de type 1 ayant été hospitalisé dans le service d’endocrinologie. L’analyse statistique a été faite par le logiciel SPSS. L’âge moyen est de 17,4 ± 1,8 ans avec un sexe ratio à 1,4 en faveur des filles. Un retard statural est noté chez 96 enfants (21,2 %) dont 54 filles (56,25 %) et 42 garçons (43,75 %) avec un âge moyen de 16 ± 2,4 ans. La durée moyenne d’évolution du diabète était de 9,2 ± 4,8 ans. L’HbA1c moyenne est de 10,4 ± 3,6 %. L’équilibre glycémique était satisfaisant dans 38,7 % des cas. La dose totale moyenne d’insuline était de 0,9 UI/kg chez les enfants avec retard de croissance contre 0,7 UI/kg chez les enfants de croissance normale. La fréquence de survenue des complications métaboliques était de 56,8 % chez les enfants avec retard de croissance contre 34,6 % chez les enfants de croissance normale. Le retard de croissance chez l’enfant diabétique est favorisé par le déséquilibre glycémique et la survenue précoce du diabète. L’équilibre glycémique parfait permet de favoriser la croissance normale de l’enfant.
儿童1型糖尿病是一种慢性疾病,可导致生长异常。这种生长减少的程度与血糖控制的程度直接相关。我们研究的目的是评估1型糖尿病儿童的生长发育。对452名在内分泌科住院的1型糖尿病儿童进行了为期4年的回顾性研究。采用SPSS软件进行统计分析。平均年龄为17.4±1.8岁,女性的性别比例为1.4。96名儿童(21.2%)发育迟缓,其中女性54人(56.25%),男性42人(43.75%),平均年龄16±2.4岁,糖尿病平均发病时间9.2±4.8年,平均糖化血红蛋白10.4±3.6%。38.7%的患者血糖平衡良好。发育迟缓儿童的平均总胰岛素剂量为0.9 iu /kg,而正常生长儿童的平均总胰岛素剂量为0.7 iu /kg。生长迟缓儿童代谢并发症的发生率为56.8%,正常生长儿童代谢并发症的发生率为34.6%。糖尿病儿童的生长迟缓是由于血糖不平衡和糖尿病的早期发生。完美的血糖平衡有助于孩子的正常成长。
{"title":"Évaluation de la croissance staturale chez l’enfant diabétique de type 1 à propos de 452 cas","authors":"D. Niyongabo, N.E. Haraj, S. El Aziz, A. Chadli","doi":"10.1016/j.ando.2023.07.349","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.ando.2023.07.349","url":null,"abstract":"Le diabète type 1 chez l’enfant est une maladie chronique pouvant entraîner des anomalies de croissance. L’importance de cette diminution de croissance est directement corrélée au degré de contrôle glycémique. Le but de notre étude est d’évaluer la croissance staturale de l’enfant diabétique type 1. Étude rétrospective sur quatre ans portant sur 452 enfants diabétiques de type 1 ayant été hospitalisé dans le service d’endocrinologie. L’analyse statistique a été faite par le logiciel SPSS. L’âge moyen est de 17,4 ± 1,8 ans avec un sexe ratio à 1,4 en faveur des filles. Un retard statural est noté chez 96 enfants (21,2 %) dont 54 filles (56,25 %) et 42 garçons (43,75 %) avec un âge moyen de 16 ± 2,4 ans. La durée moyenne d’évolution du diabète était de 9,2 ± 4,8 ans. L’HbA1c moyenne est de 10,4 ± 3,6 %. L’équilibre glycémique était satisfaisant dans 38,7 % des cas. La dose totale moyenne d’insuline était de 0,9 UI/kg chez les enfants avec retard de croissance contre 0,7 UI/kg chez les enfants de croissance normale. La fréquence de survenue des complications métaboliques était de 56,8 % chez les enfants avec retard de croissance contre 34,6 % chez les enfants de croissance normale. Le retard de croissance chez l’enfant diabétique est favorisé par le déséquilibre glycémique et la survenue précoce du diabète. L’équilibre glycémique parfait permet de favoriser la croissance normale de l’enfant.","PeriodicalId":93871,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"112 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2023-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"135274570","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2023-10-01DOI: 10.1016/j.ando.2023.07.359
C. Ben Salah, N. Ben Kahla, B. Korbsi
Le diabète est une affection fréquente touchant aussi bien le sujet jeune que âgé, pouvant entraîner des accidents aigus d’étiologies diverses essentiellement métaboliques, neurologiques et cardiovasculaires. L’objectif de ce travail est de préciser le profil des patients diabétiques, identifier les différents facteurs de décompensation du diabète et dresser les motifs de consultation urgents. Étude rétrospective incluant 2555 patients diabétiques ayant consulté à nos urgences pour une pathologie médicale. L’âge moyen était de 63 ans. Le sexe ratio était de 1. Le diabète était de type 1 dans 32 % des cas et de type 2 dans 63 % des cas. Des antécédents d’HTA ont été retrouvés chez 43 % des patients et de dyslipidémie chez 15 % des cas. Les motifs de consultation étaient dominés par une dyspnée (30 %), une accentuation du syndrome polyuropolydipsique (25 %), des troubles digestifs (23 %) et par les manifestations neurologiques (14 %). Les complications métaboliques étaient à type d’hyperglycémie dans 39 % des cas, d’hypoglycémie chez 30 % des patients, d’acidocétose dans 28 % des observations et d’hyperosmolarité dans 3 % des cas. Les principales causes des décompensations étaient les causes infectieuses (57 %) et l’écart thérapeutique (10 %). Trente-deux pour cent des patients ont été hospitalisés. L’implication de la salle d’accueil des urgences dans la prise en charge du patient diabétique nécessite l’optimisation des moyens mis à la disposition de l’urgentiste.
{"title":"Étude des caractéristiques épidémiologiques et cliniques des diabétiques aux urgences","authors":"C. Ben Salah, N. Ben Kahla, B. Korbsi","doi":"10.1016/j.ando.2023.07.359","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.ando.2023.07.359","url":null,"abstract":"Le diabète est une affection fréquente touchant aussi bien le sujet jeune que âgé, pouvant entraîner des accidents aigus d’étiologies diverses essentiellement métaboliques, neurologiques et cardiovasculaires. L’objectif de ce travail est de préciser le profil des patients diabétiques, identifier les différents facteurs de décompensation du diabète et dresser les motifs de consultation urgents. Étude rétrospective incluant 2555 patients diabétiques ayant consulté à nos urgences pour une pathologie médicale. L’âge moyen était de 63 ans. Le sexe ratio était de 1. Le diabète était de type 1 dans 32 % des cas et de type 2 dans 63 % des cas. Des antécédents d’HTA ont été retrouvés chez 43 % des patients et de dyslipidémie chez 15 % des cas. Les motifs de consultation étaient dominés par une dyspnée (30 %), une accentuation du syndrome polyuropolydipsique (25 %), des troubles digestifs (23 %) et par les manifestations neurologiques (14 %). Les complications métaboliques étaient à type d’hyperglycémie dans 39 % des cas, d’hypoglycémie chez 30 % des patients, d’acidocétose dans 28 % des observations et d’hyperosmolarité dans 3 % des cas. Les principales causes des décompensations étaient les causes infectieuses (57 %) et l’écart thérapeutique (10 %). Trente-deux pour cent des patients ont été hospitalisés. L’implication de la salle d’accueil des urgences dans la prise en charge du patient diabétique nécessite l’optimisation des moyens mis à la disposition de l’urgentiste.","PeriodicalId":93871,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"62 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2023-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"135274571","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2023-10-01DOI: 10.1016/j.ando.2023.07.483
S. Oueslati, R. Mahjoub, S. Hammami, B. Khalfa, S. Douik, A. Ellouze, A. Dridi, F. Azaiez, E. Talbi
L’obésité constitue un vrai problème de santé publique. Les causes de l’obésité sont variables et combinent l’implication des facteurs environnementaux et/ou génétiques. Notre étude vise à rechercher, pour la première fois dans la population tunisienne, une éventuelle association entre le polymorphisme 45pb I/D du gène UCP2 avec l’obésité et les paramètres biologiques de syndrome métabolique. Notre étude a porté sur 84 sujets obèses tunisiens (IMC > 30 kg/m2) et 84 sujets témoins. Les paramètres biologiques suivants ont été dosées : glycémie, cholestérol total, triglycérides, HDL et LDL cholestérol, hémoglobine A1c (HbA1c) et insuline. Le génotypage du polymorphisme UCP2 45pb I/D a été réalisé moyennant la GAP-PCR. Une différence statistiquement significative entre les deux groupes a été retrouvée pour : la glycémie, l’HbA1c, le cholestérol total, les triglycérides et l’insuline. Les distributions génotypique et allélique n’ont révélé aucune différence significative entre les deux populations analysées. Nous n’avons pas objectivé une association significative entre le polymorphisme UCP2 45pb I/D et les différents paramètres biochimiques étudiés. Il semble donc que ce polymorphisme ne soit pas impliqué dans l’obésité chez les patients tunisiens. Nos résultats sont en accords avec la littérature, en effet, dans la plupart des études d’association menées précédemment aucun lien direct entre le polymorphisme UCP2 45pb I/D et l’obésité n’a été révélée dans différents pays (Espagne, Chine).
{"title":"Implication du polymorphisme 45pb I/D du gène UCP2 dans l’obésité","authors":"S. Oueslati, R. Mahjoub, S. Hammami, B. Khalfa, S. Douik, A. Ellouze, A. Dridi, F. Azaiez, E. Talbi","doi":"10.1016/j.ando.2023.07.483","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.ando.2023.07.483","url":null,"abstract":"L’obésité constitue un vrai problème de santé publique. Les causes de l’obésité sont variables et combinent l’implication des facteurs environnementaux et/ou génétiques. Notre étude vise à rechercher, pour la première fois dans la population tunisienne, une éventuelle association entre le polymorphisme 45pb I/D du gène UCP2 avec l’obésité et les paramètres biologiques de syndrome métabolique. Notre étude a porté sur 84 sujets obèses tunisiens (IMC > 30 kg/m2) et 84 sujets témoins. Les paramètres biologiques suivants ont été dosées : glycémie, cholestérol total, triglycérides, HDL et LDL cholestérol, hémoglobine A1c (HbA1c) et insuline. Le génotypage du polymorphisme UCP2 45pb I/D a été réalisé moyennant la GAP-PCR. Une différence statistiquement significative entre les deux groupes a été retrouvée pour : la glycémie, l’HbA1c, le cholestérol total, les triglycérides et l’insuline. Les distributions génotypique et allélique n’ont révélé aucune différence significative entre les deux populations analysées. Nous n’avons pas objectivé une association significative entre le polymorphisme UCP2 45pb I/D et les différents paramètres biochimiques étudiés. Il semble donc que ce polymorphisme ne soit pas impliqué dans l’obésité chez les patients tunisiens. Nos résultats sont en accords avec la littérature, en effet, dans la plupart des études d’association menées précédemment aucun lien direct entre le polymorphisme UCP2 45pb I/D et l’obésité n’a été révélée dans différents pays (Espagne, Chine).","PeriodicalId":93871,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"48 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2023-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"135274675","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2023-10-01DOI: 10.1016/j.ando.2023.07.486
R. Ben Othman, O. Berriche, A. Ben Hamida, M. Baltagi, H. Belhassen, H. Jamoussi
Le taux de vit D dépend de plusieurs facteurs tel que l’âge, l’exposition solaire et l’alimentation. L’objectif de cette étude est d’identifier la relation entre le taux de vitamine D et l’origine géographique, l’activité physique et le statut ménopausique chez les patientes obèses. Il s’agit d’une étude transversale ayant inclus 91 femmes obèses (IMC ≥ 30 kg/m2) âgées de plus de 18 ans. Les participantes ont eu un interrogatoire précisant leurs caractéristiques générales, un examen somatique et un bilan biologique comprenant le dosage de la 25(OH)vitD. L’âge moyen était de 39 ± 13,42 ans. Les femmes ménopausées représentaient 24,2 %. Pour l’activité physique, le taux moyen de vit D était de 12,03 ng/mL pour les patientes sédentaires, 10,83 ng/mL pour les patientes ayant une activité physique insuffisante, 8,5 ng/mL pour les patientes qui font 30 minutes par jour d’activité physique modérée et 11,33 ng/mL pour les patientes qui font 60 à 90 minutes par jour d’activité physique modérée ou des durées moins importantes d’exercice physique vigoureux. Quant a l’origine géographique, le taux moyen de vit D était significativement plus élevé dans la région du Nord Est tunisien que celui du Nord Ouest. Chez les femmes ménopausées, le taux moyen de vit D était de 12,78 ng/mL contre 11,48 ng/mL chez celles non ménopausées. Le taux sérique de vit D est significativement lié aux origines du Nord Ouest mais ni à l’activité physique ni à la ménopause.
寿命取决于许多因素,如年龄、日照和饮食。本研究的目的是确定维生素D水平与肥胖患者的地理来源、体育活动和更年期状况之间的关系。这是一项横断面研究,包括91名18岁以上的肥胖女性(bmi≥30 kg/m2),参与者接受了详细说明一般特征的询问、体细胞检查和包括25(OH)vitD剂量的生物评估。平均年龄39±13.42岁,绝经期女性占24.2%。以身体活动,平均住D为12,03 ng / mL,定居的就诊者10,83 ng / mL,对于患者具有身体活动不足850 ng / mL的患者来说,每天做30分钟适度的体育活动和耐心11330 ng / mL,对于那些每天60至90分钟适度体育锻炼时间较少的活动或有力。就地理来源而言,突尼斯东北部地区的平均生活水平明显高于西北部地区。绝经妇女的平均vit D为12.78 ng/mL,而非绝经妇女的平均vit D为11.48 ng/mL。血清vit D水平与西北起源显著相关,但与体育活动或更年期无关。
{"title":"Le statut en Vit D des obèses dépend-il de l’origine géographique, l’activité physique et le statut ménopausique des patientes ?","authors":"R. Ben Othman, O. Berriche, A. Ben Hamida, M. Baltagi, H. Belhassen, H. Jamoussi","doi":"10.1016/j.ando.2023.07.486","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.ando.2023.07.486","url":null,"abstract":"Le taux de vit D dépend de plusieurs facteurs tel que l’âge, l’exposition solaire et l’alimentation. L’objectif de cette étude est d’identifier la relation entre le taux de vitamine D et l’origine géographique, l’activité physique et le statut ménopausique chez les patientes obèses. Il s’agit d’une étude transversale ayant inclus 91 femmes obèses (IMC ≥ 30 kg/m2) âgées de plus de 18 ans. Les participantes ont eu un interrogatoire précisant leurs caractéristiques générales, un examen somatique et un bilan biologique comprenant le dosage de la 25(OH)vitD. L’âge moyen était de 39 ± 13,42 ans. Les femmes ménopausées représentaient 24,2 %. Pour l’activité physique, le taux moyen de vit D était de 12,03 ng/mL pour les patientes sédentaires, 10,83 ng/mL pour les patientes ayant une activité physique insuffisante, 8,5 ng/mL pour les patientes qui font 30 minutes par jour d’activité physique modérée et 11,33 ng/mL pour les patientes qui font 60 à 90 minutes par jour d’activité physique modérée ou des durées moins importantes d’exercice physique vigoureux. Quant a l’origine géographique, le taux moyen de vit D était significativement plus élevé dans la région du Nord Est tunisien que celui du Nord Ouest. Chez les femmes ménopausées, le taux moyen de vit D était de 12,78 ng/mL contre 11,48 ng/mL chez celles non ménopausées. Le taux sérique de vit D est significativement lié aux origines du Nord Ouest mais ni à l’activité physique ni à la ménopause.","PeriodicalId":93871,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"103 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2023-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"135274676","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}