Pub Date : 2023-10-01DOI: 10.1016/j.ando.2023.07.389
M. Gargouri, N. Issaoui, K. Imen, J. Jihen, G. Houda, H.K. Faten, B.H. Hanen, Z. Leila, A. Hajer, A. Mohamed
La quercétine fait partie des flavonoïdes présentant des propriétés anti-oxydantes, anti-inflammatoires, anticoagulantes et immunomodulatrices. L’objectif de notre étude est d’évaluer l’efficacité de prendre la quercetine contre la COVID-19 et son rôle chez les diabétiques. Un total de 244 patients COVID-19 ont été inclus et randomisés dans l’un des deux groupes : (1000 mg de quercétine/jour) (groupe « Q ») ou placebo (groupe P) : 122 dans chaque groupe. L’âge moyen du groupe quercétine était de 65,34 (± 15,13) ans et de 67,41 (± 15,48) ans dans le groupe placebo. Dans les deux groupes, le sexe prédominant était le sexe masculin. Dans le groupe « Q », 59,8 % étaient des hommes contre 63,1 % dans le groupe « P ». Aucune différence significative n’a pu être discernée entre les deux groupes dans les caractéristiques de l’âge, du sexe, du diabète, de l’hypertension artérielle, de la cardiopathie (p > 0,05). Aussi pour la durée de la maladie, l’atteinte au scanner thoracique, les globules blancs, la protéine C-réactive (CRP) et la méthode de la ventilation. Concernant les complications cardiaques, l’analyse en sous-groupe a montré que le traitement était efficace pour les sujets ayant des antécédents médicaux, notamment le diabète et l’hypertension. Pour les complications et le décès, une analyse en sous-groupe a montré que l’effet de la quercétine était bénéfique chez les sujets ayant une atteinte CT inférieure à 40 %. Selon nos résultats, une supplémentation en quercétine, en phase précoce, améliore significativement les signes cliniques, prévient les complications respiratoires et cardiaques essentiellement chez les sujets diabétiques.
{"title":"Diabète et Coronavirus : faut-il prendre la quercetine ?","authors":"M. Gargouri, N. Issaoui, K. Imen, J. Jihen, G. Houda, H.K. Faten, B.H. Hanen, Z. Leila, A. Hajer, A. Mohamed","doi":"10.1016/j.ando.2023.07.389","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.ando.2023.07.389","url":null,"abstract":"La quercétine fait partie des flavonoïdes présentant des propriétés anti-oxydantes, anti-inflammatoires, anticoagulantes et immunomodulatrices. L’objectif de notre étude est d’évaluer l’efficacité de prendre la quercetine contre la COVID-19 et son rôle chez les diabétiques. Un total de 244 patients COVID-19 ont été inclus et randomisés dans l’un des deux groupes : (1000 mg de quercétine/jour) (groupe « Q ») ou placebo (groupe P) : 122 dans chaque groupe. L’âge moyen du groupe quercétine était de 65,34 (± 15,13) ans et de 67,41 (± 15,48) ans dans le groupe placebo. Dans les deux groupes, le sexe prédominant était le sexe masculin. Dans le groupe « Q », 59,8 % étaient des hommes contre 63,1 % dans le groupe « P ». Aucune différence significative n’a pu être discernée entre les deux groupes dans les caractéristiques de l’âge, du sexe, du diabète, de l’hypertension artérielle, de la cardiopathie (p > 0,05). Aussi pour la durée de la maladie, l’atteinte au scanner thoracique, les globules blancs, la protéine C-réactive (CRP) et la méthode de la ventilation. Concernant les complications cardiaques, l’analyse en sous-groupe a montré que le traitement était efficace pour les sujets ayant des antécédents médicaux, notamment le diabète et l’hypertension. Pour les complications et le décès, une analyse en sous-groupe a montré que l’effet de la quercétine était bénéfique chez les sujets ayant une atteinte CT inférieure à 40 %. Selon nos résultats, une supplémentation en quercétine, en phase précoce, améliore significativement les signes cliniques, prévient les complications respiratoires et cardiaques essentiellement chez les sujets diabétiques.","PeriodicalId":93871,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"21 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2023-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"135274752","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2023-10-01DOI: 10.1016/j.ando.2023.07.533
A. Hzemi, L. Jmal, A. Dhieb, R. Guidara, A. Jmal
Une perturbation du métabolisme des lipoprotéines est observée au cours de l’insuffisance rénale chronique. Ces anomalies lipidiques s’accompagnent d’un risque élevé de morbi-mortalité cardiovasculaire. L’objectif de notre étude était d’évaluer les perturbations du bilan lipidique chez les hémodialysés chroniques. Étude descriptive rétrospective portant sur 46 hémodialysés chroniques suivis au service d’hémodialyse de l’hôpital Mahmoud El Matri de l’Ariana. Les paramètres étudiés étaient : les triglycérides, le cholestérol total, le cholestérol HDL dosés sur automate Cobas 6000 et le LDL cholestérol calculé avec la formule de Friedewald. L’âge moyen de nos patients était 52,4 ± 15,7 avec une sex-ratio (H/F) de 1,6. La prévalence de la dyslipidémie était 37 %. Une hypercholestérolémie, une hypertriglycéridémie, une hypoHDLémie et une élévation des LDL cholestérol étaient retrouvées respectivement dans 13 %, 28,3 %, 87 % et 56,5 % des cas. La prévalence de la dyslipidémie dans notre série (37 %) est proche de celle trouvée dans l’étude de Hamdi et al. [1] (34,8 %). L’anomalie la plus fréquente était l’hypoHDLémie qui pourrait être expliquée par le déficit acquis en lécithine-cholestérol-acyl-transférase [2]. Une prise en charge de ces anomalies lipidiques doit être instaurée pour prévenir le risque cardiovasculaire.
在慢性肾衰竭过程中观察到脂蛋白代谢紊乱。这些血脂异常伴随着心血管发病率和死亡率的高风险。我们研究的目的是评估慢性血液透析患者的血脂平衡紊乱。回顾性描述性研究了在ariana Mahmoud El Matri医院血液透析科随访的46名慢性血液透析患者。研究的参数为:用Cobas 6000自动测量的甘油三酯、总胆固醇、高密度脂蛋白胆固醇和Friedewald公式计算的低密度脂蛋白胆固醇。患者平均年龄52.4±15.7岁,性别比(H/F)为1.6。血脂异常的患病率为37%。高胆固醇血症、高甘油三酯血症、低hd血症和低密度脂蛋白胆固醇升高分别占13%、28.3%、87%和56.5%。在我们的系列中,血脂异常的患病率(37%)与Hamdi等人[1]的研究(34.8%)相似。最常见的异常是低脂蛋白血症,这可能是由于获得性卵磷脂-胆固醇-酰基转移酶[2]缺乏。必须对这些血脂异常进行管理,以防止心血管风险。
{"title":"Perturbation du métabolisme lipidique chez les hémodialysés chroniques","authors":"A. Hzemi, L. Jmal, A. Dhieb, R. Guidara, A. Jmal","doi":"10.1016/j.ando.2023.07.533","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.ando.2023.07.533","url":null,"abstract":"Une perturbation du métabolisme des lipoprotéines est observée au cours de l’insuffisance rénale chronique. Ces anomalies lipidiques s’accompagnent d’un risque élevé de morbi-mortalité cardiovasculaire. L’objectif de notre étude était d’évaluer les perturbations du bilan lipidique chez les hémodialysés chroniques. Étude descriptive rétrospective portant sur 46 hémodialysés chroniques suivis au service d’hémodialyse de l’hôpital Mahmoud El Matri de l’Ariana. Les paramètres étudiés étaient : les triglycérides, le cholestérol total, le cholestérol HDL dosés sur automate Cobas 6000 et le LDL cholestérol calculé avec la formule de Friedewald. L’âge moyen de nos patients était 52,4 ± 15,7 avec une sex-ratio (H/F) de 1,6. La prévalence de la dyslipidémie était 37 %. Une hypercholestérolémie, une hypertriglycéridémie, une hypoHDLémie et une élévation des LDL cholestérol étaient retrouvées respectivement dans 13 %, 28,3 %, 87 % et 56,5 % des cas. La prévalence de la dyslipidémie dans notre série (37 %) est proche de celle trouvée dans l’étude de Hamdi et al. [1] (34,8 %). L’anomalie la plus fréquente était l’hypoHDLémie qui pourrait être expliquée par le déficit acquis en lécithine-cholestérol-acyl-transférase [2]. Une prise en charge de ces anomalies lipidiques doit être instaurée pour prévenir le risque cardiovasculaire.","PeriodicalId":93871,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"53 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2023-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"135274843","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2023-10-01DOI: 10.1016/j.ando.2023.07.366
L. Affes, Y. Mejdoub, K. Ayedi, D. Ben Salah, M. Elleuch, F. Mnif, M. Abid
Le but de ce travail est d’évaluer les niveaux des connaissances, attitudes et pratiques concernant les complications chroniques du diabète. Il s’agit d’une étude transversale descriptive chez des diabétiques de type 2. Notre étude comporte 233 patients dont 142 (60,1 %) femmes avec un âge moyen de 58,8 ans. Quarante-sept patients (20,3 %) étaient analphabètes et 114 patients (49,8 %) avaient un niveau socioéconomique bas. La durée médiane du diabète était de 10 ans. L’HbA1c moyenne était de 8,78 %. Cent trente et un patients (57 %) présentaient au moins une complication chronique. En matière de connaissances,199 patients(85,4 %) savaient que le déséquilibre chronique du diabète peut mener à la survenue des complications et 60 (25,8 %) ne savaient pas que le diabète peut entraîner une atteinte cardiovasculaire. Seize patients (6,9 %) ne savaient pas que le diabète peut mener à une atteinte oculaire, 33 patients (14,2 %) ne savaient pas que le diabète peut mener à l’insuffisance rénale et 81 (34,8 %) ne savaient pas que la diminution de la sensibilité au niveau des pieds est une complication chronique du diabète. Concernant les attitudes, 115 patients (49,4 %) pensaient que leurs connaissances sont suffisantes et 215 (92,4 %) attestaient qu’un bon équilibre glycémique peut aider à prévenir les complications. Concernant les pratiques, 110 patients (47,2 %) ne contrôlaient pas leurs glycémies au doigt régulièrement et 216 (92,7 %) faisaient un suivi régulier. Notre étude a montré que plus que 30 % des patients avaient un niveau de connaissance, attitude et pratique non satisfaisant. Il faut faire plus d’efforts pour aider les patients à faire des connaissances correctes, des attitudes positives et des pratiques adéquates.
{"title":"Niveaux des connaissances, attitudes et pratiques des complications chroniques chez le diabétique type 2","authors":"L. Affes, Y. Mejdoub, K. Ayedi, D. Ben Salah, M. Elleuch, F. Mnif, M. Abid","doi":"10.1016/j.ando.2023.07.366","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.ando.2023.07.366","url":null,"abstract":"Le but de ce travail est d’évaluer les niveaux des connaissances, attitudes et pratiques concernant les complications chroniques du diabète. Il s’agit d’une étude transversale descriptive chez des diabétiques de type 2. Notre étude comporte 233 patients dont 142 (60,1 %) femmes avec un âge moyen de 58,8 ans. Quarante-sept patients (20,3 %) étaient analphabètes et 114 patients (49,8 %) avaient un niveau socioéconomique bas. La durée médiane du diabète était de 10 ans. L’HbA1c moyenne était de 8,78 %. Cent trente et un patients (57 %) présentaient au moins une complication chronique. En matière de connaissances,199 patients(85,4 %) savaient que le déséquilibre chronique du diabète peut mener à la survenue des complications et 60 (25,8 %) ne savaient pas que le diabète peut entraîner une atteinte cardiovasculaire. Seize patients (6,9 %) ne savaient pas que le diabète peut mener à une atteinte oculaire, 33 patients (14,2 %) ne savaient pas que le diabète peut mener à l’insuffisance rénale et 81 (34,8 %) ne savaient pas que la diminution de la sensibilité au niveau des pieds est une complication chronique du diabète. Concernant les attitudes, 115 patients (49,4 %) pensaient que leurs connaissances sont suffisantes et 215 (92,4 %) attestaient qu’un bon équilibre glycémique peut aider à prévenir les complications. Concernant les pratiques, 110 patients (47,2 %) ne contrôlaient pas leurs glycémies au doigt régulièrement et 216 (92,7 %) faisaient un suivi régulier. Notre étude a montré que plus que 30 % des patients avaient un niveau de connaissance, attitude et pratique non satisfaisant. Il faut faire plus d’efforts pour aider les patients à faire des connaissances correctes, des attitudes positives et des pratiques adéquates.","PeriodicalId":93871,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"11 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2023-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"135274850","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2023-10-01DOI: 10.1016/j.ando.2023.07.337
A. Bouchenna, A. Tibouk, F. Bendjebour, H. Amamra, S. Ould Kablia
L’association entre carcinome papillaire de la thyroïde et thyroïdite auto-immune a été rapportée pour la première fois en 1955 par Daily, en 2023 si cette association est bien établie, elle continue encore à faire parler d’elle. Le cancer associé à la thyroïdite a-t-il un meilleur pronostic ? Nous rapportons une étude prospective réalisée dans un centre hospitalier en Algérie entre 2020 et 2022 qui a inclus 267 cancers papillaires de la thyroïde, dont 97 (36,3 %) patients avaient une maladie thyroïdienne auto-immune. 85 (87,6 %) des patients ayant eu une association avec une thyroïdite étaient des femmes avec un sexe ratio de 3,29 ; leur âge moyen était de 42,79 ± 1,16 ans. En situation de thyroïdite, la taille de la tumeur était plus petite (OR 0,51), avec moins d’envahissement vasculaire (OR 0,39) mais plus de multifocalité (OR 1,75), sans différence statistique significative concernant l’effraction thyroïdienne et les métastases ganglionnaires par rapport aux patients qui n’avaient pas de thyroïdite. L’association du cancer papillaire de la thyroïde à la thyroïdite a généré de nombreuses études à travers le monde, mais il est difficile d’en faire des comparaisons en raison de leur hétérogénéité ; cependant, notre étude semble en accord avec les résultats obtenus par une majorité d’études déjà publiées. L’association d’un cancer papillaire de la thyroïde à la maladie thyroidienne auto-immune semble être un facteur de meilleur pronostic.
{"title":"Association du carcinome papillaire de la thyroïde à la maladie thyroïdienne auto-immune : particularités","authors":"A. Bouchenna, A. Tibouk, F. Bendjebour, H. Amamra, S. Ould Kablia","doi":"10.1016/j.ando.2023.07.337","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.ando.2023.07.337","url":null,"abstract":"L’association entre carcinome papillaire de la thyroïde et thyroïdite auto-immune a été rapportée pour la première fois en 1955 par Daily, en 2023 si cette association est bien établie, elle continue encore à faire parler d’elle. Le cancer associé à la thyroïdite a-t-il un meilleur pronostic ? Nous rapportons une étude prospective réalisée dans un centre hospitalier en Algérie entre 2020 et 2022 qui a inclus 267 cancers papillaires de la thyroïde, dont 97 (36,3 %) patients avaient une maladie thyroïdienne auto-immune. 85 (87,6 %) des patients ayant eu une association avec une thyroïdite étaient des femmes avec un sexe ratio de 3,29 ; leur âge moyen était de 42,79 ± 1,16 ans. En situation de thyroïdite, la taille de la tumeur était plus petite (OR 0,51), avec moins d’envahissement vasculaire (OR 0,39) mais plus de multifocalité (OR 1,75), sans différence statistique significative concernant l’effraction thyroïdienne et les métastases ganglionnaires par rapport aux patients qui n’avaient pas de thyroïdite. L’association du cancer papillaire de la thyroïde à la thyroïdite a généré de nombreuses études à travers le monde, mais il est difficile d’en faire des comparaisons en raison de leur hétérogénéité ; cependant, notre étude semble en accord avec les résultats obtenus par une majorité d’études déjà publiées. L’association d’un cancer papillaire de la thyroïde à la maladie thyroidienne auto-immune semble être un facteur de meilleur pronostic.","PeriodicalId":93871,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"41 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2023-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"135274857","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2023-10-01DOI: 10.1016/j.ando.2023.07.214
M. Duval, H. Trouette, M. Thumerel, S. Di Tommaso, A.A. Raymond, C. Dupin, M. Puerto, A. Tabarin, M. Haissaguerre
Les cancers anaplasiques nécessitent une prise en charge urgente. Ils sont mutés BRAF dans 40 à 70 % des cas. Depuis 2020, les recommandations internationales valident la recherche systématique d’une mutation BRAF dans ces cancers afin de proposer un traitement anti-BRAF plutôt qu’une chimiothérapie classique. Nous rapportons le cas d’un patient de 73 ans pris en charge en urgence en décembre 2022 pour une masse cervicale symptomatique (dysphonie, dysphagie, dyspnée) après la découverte d’un diabète phosphaté paranéoplasique responsable de fractures vertébrales diffuses. Les examens morphologiques montrent une masse thyroïdienne de 5 cm localement avancée, non résécable, sans lésion suspecte à distance, fortement hypermétabolique au TEP-FDG. La biopsie identifie un carcinome anaplasique pur BRAF muté. Un traitement par dabrafénib 150 mg 2 fois par jour et tramétinib 2 mg par jour est débuté fin décembre 2022 dont la tolérance initiale a été moyenne (syndrome fébrile et éruption cutanée résolutifs spontanément). Après 3 mois de traitement, le scanner montre une nette diminution de taille de la masse thyroïdienne gauche et des adénomégalies jugulo-carotidiennes bilatérales, permettant une thyroïdectomie totale avec curage jugulo-carotidien bilatéral, sans complications ni difficultés techniques particulières. L’examen anatomopathologique retrouve d’abord un carcinome bien différencié papillaire de haut grade avec, après étude attentive, des petits foyers de carcinome anaplasique. En postopératoire, le patient reprend le traitement anti-BRAF et une radiothérapie est prévue dans les 3 semaines. Des analyses de protéomique sont demandées pour comparer le prélèvement histologique avant et après traitement pour identifier d’éventuelles modifications moléculaires induites par le traitement.
{"title":"Un peu d’espoir dans les cancers anaplasiques thyroïdiens mutés BRAF ?","authors":"M. Duval, H. Trouette, M. Thumerel, S. Di Tommaso, A.A. Raymond, C. Dupin, M. Puerto, A. Tabarin, M. Haissaguerre","doi":"10.1016/j.ando.2023.07.214","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.ando.2023.07.214","url":null,"abstract":"Les cancers anaplasiques nécessitent une prise en charge urgente. Ils sont mutés BRAF dans 40 à 70 % des cas. Depuis 2020, les recommandations internationales valident la recherche systématique d’une mutation BRAF dans ces cancers afin de proposer un traitement anti-BRAF plutôt qu’une chimiothérapie classique. Nous rapportons le cas d’un patient de 73 ans pris en charge en urgence en décembre 2022 pour une masse cervicale symptomatique (dysphonie, dysphagie, dyspnée) après la découverte d’un diabète phosphaté paranéoplasique responsable de fractures vertébrales diffuses. Les examens morphologiques montrent une masse thyroïdienne de 5 cm localement avancée, non résécable, sans lésion suspecte à distance, fortement hypermétabolique au TEP-FDG. La biopsie identifie un carcinome anaplasique pur BRAF muté. Un traitement par dabrafénib 150 mg 2 fois par jour et tramétinib 2 mg par jour est débuté fin décembre 2022 dont la tolérance initiale a été moyenne (syndrome fébrile et éruption cutanée résolutifs spontanément). Après 3 mois de traitement, le scanner montre une nette diminution de taille de la masse thyroïdienne gauche et des adénomégalies jugulo-carotidiennes bilatérales, permettant une thyroïdectomie totale avec curage jugulo-carotidien bilatéral, sans complications ni difficultés techniques particulières. L’examen anatomopathologique retrouve d’abord un carcinome bien différencié papillaire de haut grade avec, après étude attentive, des petits foyers de carcinome anaplasique. En postopératoire, le patient reprend le traitement anti-BRAF et une radiothérapie est prévue dans les 3 semaines. Des analyses de protéomique sont demandées pour comparer le prélèvement histologique avant et après traitement pour identifier d’éventuelles modifications moléculaires induites par le traitement.","PeriodicalId":93871,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"71 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2023-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"135274862","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2023-10-01DOI: 10.1016/j.ando.2023.07.372
I. Nasri
Suite à l’étude HAPO, l’IADPSG a proposé des nouveaux critères diagnostiques pour le diabète gestationnel, avec la création d’une nouvelle entité qui est le diabète avéré découvert pendant la grossesse. Le but de notre travail est d’évaluer cette entité en post-partum. Étude rétrospective de septembre 2017 à septembre 2021. Diabète gestationnel selon les critères IADPSG. Notre travail a regroupé 53 cas de diabète avéré (29 % de la cohorte) avec un âge moyen de 33 ans. Les facteurs de risque du diabète gestationnel : 93 % présentent un IMC ≥ 25 kg/m2, 74 % avec des antécédents familiaux de diabète, 48 % avec des antécédents de macrosome ou diabète gestationnel, 41 % âge ≥ 35 ans. Diabète avéré découvert pendant la grossesse : 89 % présentent une Gàj ≥ 1,26 g/L, 33 % présentent une glycémie 2 h après une HGPO ≥ 2 g/L, 22 % une anomalie des deux paramètres. HGPO réalisée 6 semaine après l’accouchement : glycémie normale (diabète avéré 19 % VS le reste du diabète gestationnel 78 %), prédiabète (diabète avéré 38 % VS le reste du diabète gestationnel 11 %), diabète (diabète avéré 43 % VS le reste du diabète gestationnel 11 %). Le diagnostic du diabète avéré pendant la grossesse est intéressant pour réaliser un bilan de retentissement du diabète afin d’éviter la morbi-mortalité fœto-maternelle, c’est vrai que le risque du diabète est multiplié par 4, mais 57 % gardent un prédiabète ou une glycémie normale en post-partum, donc l’HGPO du post-partum est le seul paramètre qui peut confirmer ou infirmer le diagnostic de cette entité.
在HAPO研究之后,iadpsg提出了妊娠期糖尿病的新诊断标准,创建了一个新的实体,即在怀孕期间发现的已证实的糖尿病。我们工作的目的是在产后评估这个实体。2017年9月至2021年9月回顾性研究。妊娠糖尿病根据IADPSG标准。参加我们的工作有53例确诊糖尿病队列中(29%)与一名平均年龄为33岁。糖尿病的危险因素:有93%的人bmi≥25 kg / m2,与糖尿病家族史的74%,48%与macrosome或糖尿病史、年龄≥35岁的41%。发现发现孕期糖尿病:有89% Gàj≥1.26 g / L, 33%有2小时后血糖一HGPO≥2 g / L, 22%的两个参数的异常。分娩后6周进行HGPO:血糖正常(确诊糖尿病19% VS其余妊娠糖尿病78%)、糖尿病前期(确诊糖尿病38% VS其余妊娠糖尿病11%)、糖尿病(确诊糖尿病43% VS其余妊娠糖尿病11%)。孕期糖尿病的诊断证明》反响很有意思,实现平衡以避免糖尿病发病率fœto-maternelle,没错,乘以4,糖尿病的风险是57%,但仍然一prédiabète或产后血糖正常,所以产后l’HGPO是唯一一个谁可以确认或否认这种诊断参数实体。
{"title":"Diabète gestationnel, le diabète avéré découvert pendant la grossesse, mythe ou réalité ?","authors":"I. Nasri","doi":"10.1016/j.ando.2023.07.372","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.ando.2023.07.372","url":null,"abstract":"Suite à l’étude HAPO, l’IADPSG a proposé des nouveaux critères diagnostiques pour le diabète gestationnel, avec la création d’une nouvelle entité qui est le diabète avéré découvert pendant la grossesse. Le but de notre travail est d’évaluer cette entité en post-partum. Étude rétrospective de septembre 2017 à septembre 2021. Diabète gestationnel selon les critères IADPSG. Notre travail a regroupé 53 cas de diabète avéré (29 % de la cohorte) avec un âge moyen de 33 ans. Les facteurs de risque du diabète gestationnel : 93 % présentent un IMC ≥ 25 kg/m2, 74 % avec des antécédents familiaux de diabète, 48 % avec des antécédents de macrosome ou diabète gestationnel, 41 % âge ≥ 35 ans. Diabète avéré découvert pendant la grossesse : 89 % présentent une Gàj ≥ 1,26 g/L, 33 % présentent une glycémie 2 h après une HGPO ≥ 2 g/L, 22 % une anomalie des deux paramètres. HGPO réalisée 6 semaine après l’accouchement : glycémie normale (diabète avéré 19 % VS le reste du diabète gestationnel 78 %), prédiabète (diabète avéré 38 % VS le reste du diabète gestationnel 11 %), diabète (diabète avéré 43 % VS le reste du diabète gestationnel 11 %). Le diagnostic du diabète avéré pendant la grossesse est intéressant pour réaliser un bilan de retentissement du diabète afin d’éviter la morbi-mortalité fœto-maternelle, c’est vrai que le risque du diabète est multiplié par 4, mais 57 % gardent un prédiabète ou une glycémie normale en post-partum, donc l’HGPO du post-partum est le seul paramètre qui peut confirmer ou infirmer le diagnostic de cette entité.","PeriodicalId":93871,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"16 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2023-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"135274898","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2023-10-01DOI: 10.1016/j.ando.2023.07.230
M. Ben Brahim, S. Sirine, S. Arfa, S. Hsen, O. Berriche
Le lupus érythémateux systémique (LES) s’associe fréquemment aux autres maladies auto-immunes notamment les thyroïdites auto-immunes (TAI). L’objectif de ce travail était d’étudier les particularités de cette association. Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive des patients suivis pour LES au service de médecine interne sur une période de 14 ans (2009–2023). Le diagnostic de TAI était retenu selon les données biologiques (TSH et FT4) et immunologiques (anticorps anti-TPO, anti-R-TSH et anti-Tg). Parmi 112 patients atteints de LES, 20 patients avaient une TAI soit une prévalence de 17,8 %. Nous avons recensé 18 cas de thyroïdite d’Hashimoto et deux cas de maladie de Basedow. Par ailleurs, les anticorps anti-TPO étaient positifs chez 3 patients ayant un bilan thyroïdien normal. Un syndrome auto-immun multiple de type 2 ou 3 était retrouvé dans 14 cas. La survenu de TAI était plus fréquente dans le groupe de patients âgés de moins de 50 ans (21,6 % vs 15,3 %) sans y être statistiquement associé (p = 0,47). La présence de signes généraux, de manifestations rhumatologiques et de sérites était plus fréquent chez les patients ayant une TAI par rapport aux autres patients (30 % vs 18,3 %, 90 % vs 84 % et 27 % vs 23 %, respectivement) sans que cette association ne soit statistiquement significative. Nos résultats rejoignent celle rapportée dans la littérature concernant la prévalence de TAI parmi les patient atteint de LES qui variait entre 14 % et 46,7 %.
系统性红斑狼疮(sle)经常与其他自身免疫性疾病有关,特别是自身免疫性甲状腺炎(TAI)。这项工作的目的是研究这种联系的特点。这是一项回顾性描述性研究,对在内科病房随访的14年(2009 - 2023年)患者进行了研究。根据生物学(TSH和FT4)和免疫学(抗tpo、抗r -TSH和抗tg抗体)数据选择TAI诊断。在112例sle患者中,20例患者有TAI,患病率为17.8%。我们记录了18例桥本甲状腺炎和2例巴氏病。此外,3例甲状腺功能正常的患者抗tpo抗体呈阳性。14例多发性自身免疫综合征2型或3型。TAI在50岁以下的患者中更常见(21.6% vs 15.3%),但没有统计学相关性(p = 0.47)。一般存在迹象、风湿及赛事sérites是比较常见的患者中,具有TAI相比其他患者(30% vs 18.3%, 90% vs 84%分别为23%和27% vs)说,该协会不具有统计学意义。我们的结果与文献中关于sle患者TAI患病率的报道一致,从14%到46.7%不等。
{"title":"Thyroïdite auto-immune et lupus érythémateux systémique","authors":"M. Ben Brahim, S. Sirine, S. Arfa, S. Hsen, O. Berriche","doi":"10.1016/j.ando.2023.07.230","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.ando.2023.07.230","url":null,"abstract":"Le lupus érythémateux systémique (LES) s’associe fréquemment aux autres maladies auto-immunes notamment les thyroïdites auto-immunes (TAI). L’objectif de ce travail était d’étudier les particularités de cette association. Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive des patients suivis pour LES au service de médecine interne sur une période de 14 ans (2009–2023). Le diagnostic de TAI était retenu selon les données biologiques (TSH et FT4) et immunologiques (anticorps anti-TPO, anti-R-TSH et anti-Tg). Parmi 112 patients atteints de LES, 20 patients avaient une TAI soit une prévalence de 17,8 %. Nous avons recensé 18 cas de thyroïdite d’Hashimoto et deux cas de maladie de Basedow. Par ailleurs, les anticorps anti-TPO étaient positifs chez 3 patients ayant un bilan thyroïdien normal. Un syndrome auto-immun multiple de type 2 ou 3 était retrouvé dans 14 cas. La survenu de TAI était plus fréquente dans le groupe de patients âgés de moins de 50 ans (21,6 % vs 15,3 %) sans y être statistiquement associé (p = 0,47). La présence de signes généraux, de manifestations rhumatologiques et de sérites était plus fréquent chez les patients ayant une TAI par rapport aux autres patients (30 % vs 18,3 %, 90 % vs 84 % et 27 % vs 23 %, respectivement) sans que cette association ne soit statistiquement significative. Nos résultats rejoignent celle rapportée dans la littérature concernant la prévalence de TAI parmi les patient atteint de LES qui variait entre 14 % et 46,7 %.","PeriodicalId":93871,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"23 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2023-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"135275050","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2023-10-01DOI: 10.1016/j.ando.2023.07.227
I. Akkari, C. Hfaiedh, S. Mrabet, R. Harbi, E. Ben Jazia
Le foie est un organe noble ayant plusieurs fonctions dont le métabolisme des hormones. L’effet de l’insuffisance hépatique sur la thyroïde n’est pas bien décrit dans la littérature. Le but de ce travail est d’étudier la prévalence de la dysthyroïdie au cours de la cirrhose et d’évaluer son impact sur sa sévérité. Il s’agissait d’une étude rétrospective colligeant tous les patients suivis pour cirrhose. L’analyse statistique a été réalisée à travers le logiciel SPSS, le seuil de signification est un p < 0,05. Au total, 141 patients cirrhotiques ont été inclus, d’âge moyen de 63,8 ans (28–93 ans) avec un sex-ratio de 0,98 (71 hommes/70 femmes). La cirrhose était majoritairement d’origine virale B (31,2 %) et C (19,1 %). Elle était d’origine auto-immune dans 12 %, post-stéatohépatite alcoolique dans 2,8 % et non alcoolique dans 14,2 %. La dysthyroïdie était notée chez 14 malades (9,9 %). Elle était plus observée chez les femmes sans différence significative (71 %). L’âge moyen était de 67 ans vs 63 ans sans dysthyroïdie. Un diabète associé était observé chez 36 % des malades ayant une dysthyroïdie. Aucune différence significative n’a été notée en évaluant le bilan hépatique, la sévérité de la cirrhose par le CHILD et MELD ainsi que la survenue de complications inaugurales. Dans notre étude, la prévalence de la dysthyroïdie était plus élevée que dans la population générale, cependant, elle n’avait pas d’impact négatif sur l’évolution de la maladie.
{"title":"Prévalence et impact de la dysthyroïdie sur la cirrhose","authors":"I. Akkari, C. Hfaiedh, S. Mrabet, R. Harbi, E. Ben Jazia","doi":"10.1016/j.ando.2023.07.227","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.ando.2023.07.227","url":null,"abstract":"Le foie est un organe noble ayant plusieurs fonctions dont le métabolisme des hormones. L’effet de l’insuffisance hépatique sur la thyroïde n’est pas bien décrit dans la littérature. Le but de ce travail est d’étudier la prévalence de la dysthyroïdie au cours de la cirrhose et d’évaluer son impact sur sa sévérité. Il s’agissait d’une étude rétrospective colligeant tous les patients suivis pour cirrhose. L’analyse statistique a été réalisée à travers le logiciel SPSS, le seuil de signification est un p < 0,05. Au total, 141 patients cirrhotiques ont été inclus, d’âge moyen de 63,8 ans (28–93 ans) avec un sex-ratio de 0,98 (71 hommes/70 femmes). La cirrhose était majoritairement d’origine virale B (31,2 %) et C (19,1 %). Elle était d’origine auto-immune dans 12 %, post-stéatohépatite alcoolique dans 2,8 % et non alcoolique dans 14,2 %. La dysthyroïdie était notée chez 14 malades (9,9 %). Elle était plus observée chez les femmes sans différence significative (71 %). L’âge moyen était de 67 ans vs 63 ans sans dysthyroïdie. Un diabète associé était observé chez 36 % des malades ayant une dysthyroïdie. Aucune différence significative n’a été notée en évaluant le bilan hépatique, la sévérité de la cirrhose par le CHILD et MELD ainsi que la survenue de complications inaugurales. Dans notre étude, la prévalence de la dysthyroïdie était plus élevée que dans la population générale, cependant, elle n’avait pas d’impact négatif sur l’évolution de la maladie.","PeriodicalId":93871,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"46 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2023-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"135275057","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2023-10-01DOI: 10.1016/j.ando.2023.07.445
H. Ben Soltane, Y. Hasni, M. Bouallègui, M. Khrouf, Z. Mezgar
Le diabète est l’une des comorbidités les plus associées à la gravité de l’infection COVID-19 induisant une évolution défavorable et un pronostic plus grave de la maladie. Ainsi, la relation entre COVID-19 et diabète est bidirectionnelle. De nouvelles études suggèrent que le SARS-CoV-2 est un inducteur potentiel de diabète inaugural causant des formes plus graves de la maladie qu’en cas de diabète préexistant. Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive et analytique concernant 2106 patients atteints de la COVID-19 confirmée par RT-PCR, parmi lesquels 688 patients diabétiques ont été étudiés, réalisée au service des urgences du centre hospitalier universitaire Farhat Hached de Sousse sur une période allant du 1er avril 2020 jusqu’au 31 décembre2021. Parmi les 2106 patients COVID-19, 688 étaient diabétiques (32,66 % des cas). Parmi les quels, le diabète inaugural était noté chez 11,9 % des cas. Un taux de mortalité égal à 62,2 % chez les patients présentant un diabète inaugural contre 30 % chez les patients diabétiques (p = 0,0001). Le diabète est l’un des facteurs de mauvais pronostic de la COVID-19 due aux perturbations glycémiques causés par cette infection. Ainsi, la COVID-19 est capable d’induire un diabète inaugural chez les patients préalablement non diabétiques et d’aggraver le pronostic.
{"title":"Diabète inaugural et COVID-19","authors":"H. Ben Soltane, Y. Hasni, M. Bouallègui, M. Khrouf, Z. Mezgar","doi":"10.1016/j.ando.2023.07.445","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.ando.2023.07.445","url":null,"abstract":"Le diabète est l’une des comorbidités les plus associées à la gravité de l’infection COVID-19 induisant une évolution défavorable et un pronostic plus grave de la maladie. Ainsi, la relation entre COVID-19 et diabète est bidirectionnelle. De nouvelles études suggèrent que le SARS-CoV-2 est un inducteur potentiel de diabète inaugural causant des formes plus graves de la maladie qu’en cas de diabète préexistant. Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive et analytique concernant 2106 patients atteints de la COVID-19 confirmée par RT-PCR, parmi lesquels 688 patients diabétiques ont été étudiés, réalisée au service des urgences du centre hospitalier universitaire Farhat Hached de Sousse sur une période allant du 1er avril 2020 jusqu’au 31 décembre2021. Parmi les 2106 patients COVID-19, 688 étaient diabétiques (32,66 % des cas). Parmi les quels, le diabète inaugural était noté chez 11,9 % des cas. Un taux de mortalité égal à 62,2 % chez les patients présentant un diabète inaugural contre 30 % chez les patients diabétiques (p = 0,0001). Le diabète est l’un des facteurs de mauvais pronostic de la COVID-19 due aux perturbations glycémiques causés par cette infection. Ainsi, la COVID-19 est capable d’induire un diabète inaugural chez les patients préalablement non diabétiques et d’aggraver le pronostic.","PeriodicalId":93871,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"37 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2023-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"135275209","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2023-10-01DOI: 10.1016/j.ando.2023.07.275
E. Gnana, E. Dyèvre, M.C. Vantyghem, C. Douillard, S. Espiard
Le cathétérisme des veines surrénaliennes est réalisé en l’absence de nodule surrénalien et chez tous les sujets > 35 ans afin de rechercher une latéralisation pour prise en charge chirurgicale de l’hyperaldostéronisme primaire (HAP). Un seuil de latéralisation à 4 est utilisé pour poser l’indication chirurgicale. Nous présentons ici 4 cas opérés malgré l’absence de latéralisation. Entre 2016 et 2023, 4 hommes de 48 (P1), 36 (P2), 50 (P3) et 39 (P4) ans ont été pris en charge au CHU de Lille pour un HAP. Leur aldostérone était respectivement à 2213, 613, 594 et 711 pg/mL avec un rapport aldostérone/ARP à 3033, 3065, 942, 237 (n < 210) en condition standardisée. Le scanner surrénalien montrait un épaississement nodulaire unilatéral chez P1 et P2, un épaississement sans nodule individualisable chez P3 et un aspect normal chez P4. L’indice de latéralisation moyen au cathétérisme était respectivement à 2,8, 3,1, 2,9 et 6,9 sans extinction controlatérale. La décision d’une surrénalectomie du côté de sécrétion prédominante qui concordait avec le côté des anomalies morphologiques a été prise devant une HTA sévère et résistante associée à une hypokaliémie chez P1, P2 et P3. Après la chirurgie, P1 et P2 qui étaient sous pentathérapie en préopératoire sont passés sous bithérapie, P3 sous trithérapie est passé sous bithérapie. Seul P4 a vu son traitement anti-hypertenseur majoré. La supplémentation potassique a pu être arrêtée chez 2 patients. Une surrénalectomie unilatérale peut apporter un bénéfice clinique en cas d’HAP en lien avec une hyperplasie bilatérale des surrénales.
{"title":"Surrénalectomie unilatérale en l’absence de latéralisation au cathétérisme des veines surrénales : à propos de 4 cas","authors":"E. Gnana, E. Dyèvre, M.C. Vantyghem, C. Douillard, S. Espiard","doi":"10.1016/j.ando.2023.07.275","DOIUrl":"https://doi.org/10.1016/j.ando.2023.07.275","url":null,"abstract":"Le cathétérisme des veines surrénaliennes est réalisé en l’absence de nodule surrénalien et chez tous les sujets > 35 ans afin de rechercher une latéralisation pour prise en charge chirurgicale de l’hyperaldostéronisme primaire (HAP). Un seuil de latéralisation à 4 est utilisé pour poser l’indication chirurgicale. Nous présentons ici 4 cas opérés malgré l’absence de latéralisation. Entre 2016 et 2023, 4 hommes de 48 (P1), 36 (P2), 50 (P3) et 39 (P4) ans ont été pris en charge au CHU de Lille pour un HAP. Leur aldostérone était respectivement à 2213, 613, 594 et 711 pg/mL avec un rapport aldostérone/ARP à 3033, 3065, 942, 237 (n < 210) en condition standardisée. Le scanner surrénalien montrait un épaississement nodulaire unilatéral chez P1 et P2, un épaississement sans nodule individualisable chez P3 et un aspect normal chez P4. L’indice de latéralisation moyen au cathétérisme était respectivement à 2,8, 3,1, 2,9 et 6,9 sans extinction controlatérale. La décision d’une surrénalectomie du côté de sécrétion prédominante qui concordait avec le côté des anomalies morphologiques a été prise devant une HTA sévère et résistante associée à une hypokaliémie chez P1, P2 et P3. Après la chirurgie, P1 et P2 qui étaient sous pentathérapie en préopératoire sont passés sous bithérapie, P3 sous trithérapie est passé sous bithérapie. Seul P4 a vu son traitement anti-hypertenseur majoré. La supplémentation potassique a pu être arrêtée chez 2 patients. Une surrénalectomie unilatérale peut apporter un bénéfice clinique en cas d’HAP en lien avec une hyperplasie bilatérale des surrénales.","PeriodicalId":93871,"journal":{"name":"Annales d'endocrinologie","volume":"16 1","pages":"0"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2023-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"135275225","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}