Contexte
Depuis 2022, les pharmaciens hospitaliers sont autorisés à adapter et/ou renouveler les prescriptions dans le cadre d’un protocole de coopération. Au sein du service de chirurgie orthopédique, de multiples activités de pharmacie clinique sont déjà mises en place (bilan médicamenteux, analyse et entretiens pharmaceutiques).
Objectifs
L’objectif de ce travail était de connaître la vision des prescripteurs sur la prescription pharmaceutique et d’en déduire un périmètre.
Matériels et méthodes
Un questionnaire a été élaboré et diffusé à 21 médecins pour connaître l’opinion des prescripteurs sur les interventions pharmaceutiques, la possibilité de substitution par le pharmacien, la connaissance de la prescription pharmaceutique ainsi que le périmètre adéquat de celle-ci. Une analyse quantitative et qualitative des réponses a été réalisée.
Résultats
Dix réponses ont été recueillies avec la répartition suivante : 4 de chirurgiens orthopédiques, 3 internes en chirurgie, 2 anesthésistes et 1 infectiologue. La moyenne d’années d’exercice des répondants était de 14,8 ans. Concernant nos interventions pharmaceutiques, 50 % des médecins affirmaient les lire fréquemment et 80 % les trouvaient pertinentes. Parmi les répondants, 90 % ne connaissaient pas la possibilité de prescription par le pharmacien. Soixante pour cent étaient favorables à la mise en place du protocole et 40 % très favorables. Seulement 50 % des interrogés indiquaient savoir faire la différence entre les médicaments au livret et hors livrets (HL) et 100 % étaient favorables à la substitution par le pharmacien des médicaments HL. Concernant le périmètre, 90 % étaient favorables au renouvellement des traitements habituels du patient à partir du bilan médicamenteux. En revanche, seuls 40 % des participants étaient favorables à la gestion des anticoagulants oraux en postopératoire et 60 % à la prescription des anti-infectieux après l’avis d’un infectiologue.
Discussion/conclusion
Les résultats soulignent l’enthousiasme des médecins du service à la mise en place de ce protocole, qui reconnaissent les compétences du pharmacien clinicien. Toutefois, des contraintes technologiques et organisationnelles restent à surmonter afin d’assurer une prise en charge sécurisée. En effet, le logiciel de prescription utilisé ne permet pas pour l’instant l’ouverture des droits prescripteurs aux pharmaciens. La question de la continuité d’activité pharmaceutique se pose en absence d’un effectif optimal.
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