<div><h3>Introduction</h3><div>Aujourd’hui, il existe 3<!--> <!-->modalités d’injection de l’insuline les stylos pré-remplis, les seringues à insuline et les pompes. Dans notre CHU, 1,5<!--> <!-->millions d’aiguilles pour stylo et 180 000 seringues à insuline sécurisées prémontrées sont utilisées chaque année. La fragilité des chaînes d’approvisionnement impacte de manière récurrente ces Dispositifs Médicaux (DM). Leur bon usage est un élément clé de la lutte contre les erreurs liées à l’insulinothérapie (INSTH). La connaissance de l’ensemble des utilisations (en INSTH et hors INSTH) permettra un choix et un usage plus pertinents de ces DM. L’objectif du travail est d’établir un état des lieux de l’usage des DM en INSTH (hors pompe à insuline), des bonnes pratiques d’utilisation de ces DM et d’identifier les usages hors INSTH dans notre CHU.</div></div><div><h3>Matériels et méthode</h3><div>Des extractions et analyses des consommations ont été menées sur un an. Un questionnaire a été adressé aux professionnels de santé (PS) du CHU.</div></div><div><h3>Résultats et discussion</h3><div>Au total, 63<!--> <!-->personnes ont répondu travaillant dans 17<!--> <!-->sites et 18<!--> <!-->services. Au total, 80 % des sondés sont des infirmiers, 10 % des médecins et 10 % des pharmaciens. Au total, 92 % des aiguilles pour stylo et 68 % des seringues à insuline sont utilisées dans le cadre de l’INSTH. Ainsi, les aiguilles sécurisées pour stylo sont utilisées dans 83 % des injections faites par un PS et dans 67 % des auto-injections. Pour l‘usage des seringues à insuline, 61 % sont employées pour injecter de l’insuline et 39 % permettent la préparation pour pousse-seringue électrique (PSE) ou pompe. Le choix de la taille de l’aiguille pour stylo et du volume de la seringue est guidé par la disponibilité dans le service dans environ la moitié des cas. Au total, 11 % des stylos pré-remplis d’insuline sont utilisés comme « réservoir » pour l’administration d’insuline par une seringue à insuline au patient ou le remplissage de la pompe. 21 % des cartouches d’insuline sont utilisées pour remplir les pompes, 7 % pour l’injection grâce à une seringue à insuline, 7 % comme réservoir d’insuline pour PSE. Au total, 32 % des seringues à insuline sont utilisées hors INSTH. Parmi les médicaments injectés, 91 % sont des anticoagulants et 9 % de la toxine botulique. Le choix du volume de la seringue à insuline est guidé par la disponibilité dans le service (30 %), par le caractère prémontré de l’aiguille (20 %), par sa finesse (15 %) et par sa longueur (10 %).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Cette étude montre la diversité des utilisations des DM initialement destinés à l’insuline. En INSTH, on observe globalement un suivi des bonnes pratiques, même si 17 % des injections par stylo par les PS le sont encore avec des aiguilles non sécurisées. On notera que le principal critère de choix pour l’utilisation de ces dispositifs est la disponibilité dans le service. Hors IN
{"title":"Aiguilles et seringues d’administration d’insuline, les usages à l’hôpital où en est-on en 2025 ?","authors":"Juliette Duflos, Halim Djalane, Anne-Sophie Benichou, Suzanne Haghighat, Olivier Parent De Curzon","doi":"10.1016/j.phacli.2025.10.017","DOIUrl":"10.1016/j.phacli.2025.10.017","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Aujourd’hui, il existe 3<!--> <!-->modalités d’injection de l’insuline les stylos pré-remplis, les seringues à insuline et les pompes. Dans notre CHU, 1,5<!--> <!-->millions d’aiguilles pour stylo et 180 000 seringues à insuline sécurisées prémontrées sont utilisées chaque année. La fragilité des chaînes d’approvisionnement impacte de manière récurrente ces Dispositifs Médicaux (DM). Leur bon usage est un élément clé de la lutte contre les erreurs liées à l’insulinothérapie (INSTH). La connaissance de l’ensemble des utilisations (en INSTH et hors INSTH) permettra un choix et un usage plus pertinents de ces DM. L’objectif du travail est d’établir un état des lieux de l’usage des DM en INSTH (hors pompe à insuline), des bonnes pratiques d’utilisation de ces DM et d’identifier les usages hors INSTH dans notre CHU.</div></div><div><h3>Matériels et méthode</h3><div>Des extractions et analyses des consommations ont été menées sur un an. Un questionnaire a été adressé aux professionnels de santé (PS) du CHU.</div></div><div><h3>Résultats et discussion</h3><div>Au total, 63<!--> <!-->personnes ont répondu travaillant dans 17<!--> <!-->sites et 18<!--> <!-->services. Au total, 80 % des sondés sont des infirmiers, 10 % des médecins et 10 % des pharmaciens. Au total, 92 % des aiguilles pour stylo et 68 % des seringues à insuline sont utilisées dans le cadre de l’INSTH. Ainsi, les aiguilles sécurisées pour stylo sont utilisées dans 83 % des injections faites par un PS et dans 67 % des auto-injections. Pour l‘usage des seringues à insuline, 61 % sont employées pour injecter de l’insuline et 39 % permettent la préparation pour pousse-seringue électrique (PSE) ou pompe. Le choix de la taille de l’aiguille pour stylo et du volume de la seringue est guidé par la disponibilité dans le service dans environ la moitié des cas. Au total, 11 % des stylos pré-remplis d’insuline sont utilisés comme « réservoir » pour l’administration d’insuline par une seringue à insuline au patient ou le remplissage de la pompe. 21 % des cartouches d’insuline sont utilisées pour remplir les pompes, 7 % pour l’injection grâce à une seringue à insuline, 7 % comme réservoir d’insuline pour PSE. Au total, 32 % des seringues à insuline sont utilisées hors INSTH. Parmi les médicaments injectés, 91 % sont des anticoagulants et 9 % de la toxine botulique. Le choix du volume de la seringue à insuline est guidé par la disponibilité dans le service (30 %), par le caractère prémontré de l’aiguille (20 %), par sa finesse (15 %) et par sa longueur (10 %).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Cette étude montre la diversité des utilisations des DM initialement destinés à l’insuline. En INSTH, on observe globalement un suivi des bonnes pratiques, même si 17 % des injections par stylo par les PS le sont encore avec des aiguilles non sécurisées. On notera que le principal critère de choix pour l’utilisation de ces dispositifs est la disponibilité dans le service. Hors IN","PeriodicalId":100870,"journal":{"name":"Le Pharmacien Clinicien","volume":"61 1","pages":"Pages e5-e6"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147387058","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2026-03-01Epub Date: 2026-02-19DOI: 10.1016/j.phacli.2025.10.036
Nathalie Huet, Christine Tho, Katalin Toth, Nathalie Toledano
<div><h3>Introduction</h3><div>À l’occasion d’un concours organisé par le centre hospitalier sur le thème de « La plus belle décoration de Noël », durant la 2<sup>e</sup> quinzaine du mois de décembre 2024, une campagne de sensibilisation des soignants a été réalisée aux risques liés au circuit du médicament, par l’équipe de la Pharmacie, d’une manière ludique et originale, à l’aide des décorations de Noël. L’objectif de la campagne était triple – Sensibiliser aux 16 <em>Never Events</em> et aux Médicaments à risque ; – Présenter les barrières que l’établissement a mis en place afin d’éviter la survenue des évènements indésirables potentiellement graves en lien avec les 16 <em>Never Events</em> ; – Gagner le concours dédié à « La plus belle décoration de Noël ».</div></div><div><h3>Matériels et méthode</h3><div>Sensibilisation flash des soignants à l’aide des décorations de Noël Ornement du SAS d’entrée de la Pharmacie par des décors (boules, étoiles, guirlandes, couronne, cimier, cheminée, sapin, bottes du père Noël…) fabriqués spécialement pour l’occasion par l’équipe de la Pharmacie, en lien avec les 16 <em>Never Events</em> et les médicaments à risques. La campagne de sensibilisation a ciblé le personnel soignant venant récupérer les produits pharmaceutiques (médicaments et dispositifs médicaux) à la Pharmacie. À leur arrivée, un préparateur en pharmacie hospitalière les a accueillis et leur a présenté le concept en rapport avec les 16 <em>Never Events</em> et les médicaments à risques. Pour compléter la sensibilisation, dans l’attente de la délivrance des traitements, les participants ont répondu à un QUIZ dont les questions ont été tirées de l’OmediQuiz de l’OMEDIT sur le thème des <em>Never Events</em>. En contrepartie, les participants ont été récompensés par des chocolats.</div></div><div><h3>Résultats et discussion</h3><div>Cette action de sensibilisation dédiée aux <em>Never Events</em> et aux Médicaments à risque a permis de toucher d’une manière ludique un total de 41 personnes, tous acteurs du circuit du médicament, de toutes catégories professionnelles, dans l’ensemble des unités de soins à l’hôpital. À noter que les participants étaient tous volontaires, personne n’a refusé de participer à cette action spontanée de sensibilisation. Le taux de bonnes réponses au QUIZ était de 60 % [34 % ; 83 %], inférieur au taux cible de 80 %, ce qui témoigne de la difficulté des soignants à répondre à certaines questions de OmediQuiz de l’OMEDIT. D’après les participants, cette difficulté est en partie liée à la formulation négative (dixit « laquelle de ces affirmations est fausse ? ») de certaines questions.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Nous avons gagné ! En janvier 2025, lors de la cérémonie des Vœux de l’hôpital, la première place au concours a été décernée à l’équipe de la Pharmacie. Au vu des résultats, le groupe de travail de sécurisation du circuit du médicament de l’établissement a chaudement recommandé dans son programme d’act
csrand之际举办的比赛,主题是医院最漂亮的圣诞装饰»«,2024年12月第二周期间,一场宣传运动,护工的危险性进行了一组给药的电路,在药房、原始的游戏方式和救命的圣诞装饰。该运动的目标有三个:提高人们对“16件不可发生的事情”和“危险药物”的认识;-介绍该机构为防止与16项“绝不能发生”事件有关的潜在严重不良事件而设置的障碍;-赢得“最美丽的圣诞装饰”比赛。硬件和méthodeSensibilisation flash的护工的帮助下入口闸的圣诞装饰华丽的药学的布景(球、星星、花环、皇冠、钢盔、烟囱、圣诞树、圣诞老人的靴子...)由药学团队专门为纪念制造,与16永不Events和风险的药物。提高认识运动的目标是到药房领取药品(药品和医疗设备)的医务人员。当他们到达时,一名医院药剂师迎接了他们,并向他们介绍了“16 Never Events”和危险药物的概念。为了补充意识,在等待治疗的过程中,参与者回答了一个QUIZ,其问题取自OMEDIT的OmediQuiz,主题是“Never Events”。作为回报,参与者得到了巧克力。结果和discussionCette宣传专门提供永不Events和高危药品的方式得以触摸游戏总共有41人,所有演员的专业、各类药品的电路中,所有单位到医院照顾。请注意,所有参与者都是志愿者,没有人拒绝参加这一自发的提高认识行动。QIZ的准确率为60% [34%;83%],低于80%的目标,这反映了护理人员在OMEDIT的OmediQuiz中回答某些问题的困难。根据参与者的说法,这种困难部分与否定的表述有关(即“这些陈述中哪一个是错误的?”)。我们赢了!2025年1月,在医院的许愿仪式上,药学团队获得了比赛的第一名。根据调查结果,该机构的药品安全工作组在其行动计划中强烈建议,重复这种“永不发生”和“危险药物”的有趣教育形式。
{"title":"Campagne de sensibilisation aux Never Events et aux médicaments a risque « La plus belle décoration de Noël »","authors":"Nathalie Huet, Christine Tho, Katalin Toth, Nathalie Toledano","doi":"10.1016/j.phacli.2025.10.036","DOIUrl":"10.1016/j.phacli.2025.10.036","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>À l’occasion d’un concours organisé par le centre hospitalier sur le thème de « La plus belle décoration de Noël », durant la 2<sup>e</sup> quinzaine du mois de décembre 2024, une campagne de sensibilisation des soignants a été réalisée aux risques liés au circuit du médicament, par l’équipe de la Pharmacie, d’une manière ludique et originale, à l’aide des décorations de Noël. L’objectif de la campagne était triple – Sensibiliser aux 16 <em>Never Events</em> et aux Médicaments à risque ; – Présenter les barrières que l’établissement a mis en place afin d’éviter la survenue des évènements indésirables potentiellement graves en lien avec les 16 <em>Never Events</em> ; – Gagner le concours dédié à « La plus belle décoration de Noël ».</div></div><div><h3>Matériels et méthode</h3><div>Sensibilisation flash des soignants à l’aide des décorations de Noël Ornement du SAS d’entrée de la Pharmacie par des décors (boules, étoiles, guirlandes, couronne, cimier, cheminée, sapin, bottes du père Noël…) fabriqués spécialement pour l’occasion par l’équipe de la Pharmacie, en lien avec les 16 <em>Never Events</em> et les médicaments à risques. La campagne de sensibilisation a ciblé le personnel soignant venant récupérer les produits pharmaceutiques (médicaments et dispositifs médicaux) à la Pharmacie. À leur arrivée, un préparateur en pharmacie hospitalière les a accueillis et leur a présenté le concept en rapport avec les 16 <em>Never Events</em> et les médicaments à risques. Pour compléter la sensibilisation, dans l’attente de la délivrance des traitements, les participants ont répondu à un QUIZ dont les questions ont été tirées de l’OmediQuiz de l’OMEDIT sur le thème des <em>Never Events</em>. En contrepartie, les participants ont été récompensés par des chocolats.</div></div><div><h3>Résultats et discussion</h3><div>Cette action de sensibilisation dédiée aux <em>Never Events</em> et aux Médicaments à risque a permis de toucher d’une manière ludique un total de 41 personnes, tous acteurs du circuit du médicament, de toutes catégories professionnelles, dans l’ensemble des unités de soins à l’hôpital. À noter que les participants étaient tous volontaires, personne n’a refusé de participer à cette action spontanée de sensibilisation. Le taux de bonnes réponses au QUIZ était de 60 % [34 % ; 83 %], inférieur au taux cible de 80 %, ce qui témoigne de la difficulté des soignants à répondre à certaines questions de OmediQuiz de l’OMEDIT. D’après les participants, cette difficulté est en partie liée à la formulation négative (dixit « laquelle de ces affirmations est fausse ? ») de certaines questions.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Nous avons gagné ! En janvier 2025, lors de la cérémonie des Vœux de l’hôpital, la première place au concours a été décernée à l’équipe de la Pharmacie. Au vu des résultats, le groupe de travail de sécurisation du circuit du médicament de l’établissement a chaudement recommandé dans son programme d’act","PeriodicalId":100870,"journal":{"name":"Le Pharmacien Clinicien","volume":"61 1","pages":"Pages e15-e16"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147387583","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2026-03-01Epub Date: 2026-02-19DOI: 10.1016/j.phacli.2025.10.028
Pauline Bailleux , Lisa Mansouri , Nadine Bouazzi , Hugo Fourniguet , Pierre Saint-Germain , Julie Sorrant-Mareville , Anne-Laure Paczek , Marie-Charlotte Duquenoy , Evissi-Kouva Okiemy
<div><h3>Introduction</h3><div>Les médicaments à charge anticholinergique (CA) sont couramment prescrits chez le sujet âgé, avec un risque accru d’effets indésirables centraux (somnolence, confusion, etc.), et périphériques (sécheresse buccale, constipation, etc.). La CA permet d’évaluer le cumul des effets centraux et périphériques grâce à des échelles de score, respectivement, ACB et CIA1. La conciliation médicamenteuse d’entrée (CME) permet de calculer l’imprégnation anticholinergique et de réévaluer la prise en charge médicamenteuse.</div><div>L’objectif est de souligner la place de la CME dans la réévaluation des prescriptions comportant des médicaments à CA.</div></div><div><h3>Matériels et méthode</h3><div>Une étude a été menée pendant 4<!--> <!-->mois dans le service de court séjour gériatrique. L’inclusion a été prospective. Tous les patients ont eu une CME et le calcul de la CA s’est fait grâce aux échelles de score. Selon les recommandations, une imprégnation anticholinergique est considérée comme forte si le score CIA<!--> <!-->><!--> <!-->5 et/ou ACB<!--> <!-->≥<!--> <!-->4. Chez ces patients une intervention pharmaceutique (IP) a été faite lors de la CME puis leur CA a été recalculée à la sortie. Ces données provenaient du dossier patient informatisé et du module de CME informatique.</div></div><div><h3>Résultats et discussion</h3><div>Au cours de l’étude, 102<!--> <!-->CME ont été analysées. Parmi celles-ci 76 % (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->78) contiennent des médicaments avec une CA à l’entrée.</div><div>Après le calcul des scores, 9 % (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->9) des prescriptions étaient concernées par une imprégnation anticholinergique forte. La réévaluation de ces dernières par les gériatres suite aux IP au moment de la CME a permis de baisser la CA pour 67 % (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->6) des prescriptions au-dessous des scores significatifs. Pour 11 % (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1) des prescriptions, l’imprégnation anticholinergique est restée supérieure au score malgré la réévaluation. Les 22 % (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->2) restant, n’ont pas eu de réévaluation de leur CA. La moyenne des scores CIA et ACB à l’entrée était respectivement de 5,6 (±<!--> <!-->0,5) et 4,3 (±<!--> <!-->0,8) et à la sortie de 3,8 (±<!--> <!-->1,3) et 3,2 (±<!--> <!-->0,4).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La CME a favorisé l’acceptation de la majorité des IP contribuant ainsi à la diminution de l’imprégnation anticholinergique. Les prescriptions non modifiées concernaient des médicaments adaptés aux besoins du patient qui d’un point de vue balance bénéfice/risque ne pouvaient pas être modifiées. Les scores moyens de CA ont diminué d’un à deux points entre la CME et la sortie (CIA<!--> <!-->5,6 vs 3,8 et ACB<!--> <!-->4,3 vs 3,2).</div><div>La principale limite de cette étude réside dans la taille réduite des patients inclus. Une extension multicentrique ou un suivi sur une durée prolongée aurait permis d’inclure un effectif plus
{"title":"Conciliation médicamenteuse et intervention pharmaceutique leviers pour maîtriser la charge anticholinergique dans un service de gériatrie","authors":"Pauline Bailleux , Lisa Mansouri , Nadine Bouazzi , Hugo Fourniguet , Pierre Saint-Germain , Julie Sorrant-Mareville , Anne-Laure Paczek , Marie-Charlotte Duquenoy , Evissi-Kouva Okiemy","doi":"10.1016/j.phacli.2025.10.028","DOIUrl":"10.1016/j.phacli.2025.10.028","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les médicaments à charge anticholinergique (CA) sont couramment prescrits chez le sujet âgé, avec un risque accru d’effets indésirables centraux (somnolence, confusion, etc.), et périphériques (sécheresse buccale, constipation, etc.). La CA permet d’évaluer le cumul des effets centraux et périphériques grâce à des échelles de score, respectivement, ACB et CIA1. La conciliation médicamenteuse d’entrée (CME) permet de calculer l’imprégnation anticholinergique et de réévaluer la prise en charge médicamenteuse.</div><div>L’objectif est de souligner la place de la CME dans la réévaluation des prescriptions comportant des médicaments à CA.</div></div><div><h3>Matériels et méthode</h3><div>Une étude a été menée pendant 4<!--> <!-->mois dans le service de court séjour gériatrique. L’inclusion a été prospective. Tous les patients ont eu une CME et le calcul de la CA s’est fait grâce aux échelles de score. Selon les recommandations, une imprégnation anticholinergique est considérée comme forte si le score CIA<!--> <!-->><!--> <!-->5 et/ou ACB<!--> <!-->≥<!--> <!-->4. Chez ces patients une intervention pharmaceutique (IP) a été faite lors de la CME puis leur CA a été recalculée à la sortie. Ces données provenaient du dossier patient informatisé et du module de CME informatique.</div></div><div><h3>Résultats et discussion</h3><div>Au cours de l’étude, 102<!--> <!-->CME ont été analysées. Parmi celles-ci 76 % (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->78) contiennent des médicaments avec une CA à l’entrée.</div><div>Après le calcul des scores, 9 % (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->9) des prescriptions étaient concernées par une imprégnation anticholinergique forte. La réévaluation de ces dernières par les gériatres suite aux IP au moment de la CME a permis de baisser la CA pour 67 % (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->6) des prescriptions au-dessous des scores significatifs. Pour 11 % (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1) des prescriptions, l’imprégnation anticholinergique est restée supérieure au score malgré la réévaluation. Les 22 % (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->2) restant, n’ont pas eu de réévaluation de leur CA. La moyenne des scores CIA et ACB à l’entrée était respectivement de 5,6 (±<!--> <!-->0,5) et 4,3 (±<!--> <!-->0,8) et à la sortie de 3,8 (±<!--> <!-->1,3) et 3,2 (±<!--> <!-->0,4).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La CME a favorisé l’acceptation de la majorité des IP contribuant ainsi à la diminution de l’imprégnation anticholinergique. Les prescriptions non modifiées concernaient des médicaments adaptés aux besoins du patient qui d’un point de vue balance bénéfice/risque ne pouvaient pas être modifiées. Les scores moyens de CA ont diminué d’un à deux points entre la CME et la sortie (CIA<!--> <!-->5,6 vs 3,8 et ACB<!--> <!-->4,3 vs 3,2).</div><div>La principale limite de cette étude réside dans la taille réduite des patients inclus. Une extension multicentrique ou un suivi sur une durée prolongée aurait permis d’inclure un effectif plus ","PeriodicalId":100870,"journal":{"name":"Le Pharmacien Clinicien","volume":"61 1","pages":"Page e11"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147387471","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2026-03-01Epub Date: 2026-02-19DOI: 10.1016/j.phacli.2025.10.032
Lucas Demange Labriet , Virginie Lamand , Anne-Laure Antoine , Charlotte Jamet
<div><h3>Introduction</h3><div>Les Bonnes Pratiques de Préparation (BPP) imposent une gestion rigoureuse des non-conformités (NC) pour assurer la qualité des préparations. Un outil numérique a été développé à l’UP2C pour centraliser leur déclaration, leur analyse et leur suivi et facilitant la mise en place d’actions correctives (AC). L’objectif est de prouver sa robustesse, son accessibilité et son impact dans une démarche d’amélioration continue.</div></div><div><h3>Matériels et méthode</h3><div>L’outil, développé sur Excel® (VBA), repose sur trois formulaires de déclaration, cotation de la criticité et planification/suivi des AC. Une analyse qualitative et quantitative des données extraites du fichier de gestion des NC est réalisée un an après son déploiement.</div></div><div><h3>Résultats et discussion</h3><div>Un total de 404<!--> <!-->NC a été déclaré, majoritairement par des pharmaciens (92 %, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->372) et concernant l’étape de préfabrication (61 %, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->246). La moitié des déclarations effectuées par des préparateurs concernant l’étape de fabrication (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->202). Les plus fréquentes des 93<!--> <!-->catégories de NC sont le défaut de documentation d’une information dans le dossier patient (15 %, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->59) et les annulations des OK Chimio® (13 %, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->54). Les cotations de la criticité montrent une bonne homogénéité entre pharmaciens et préparateurs, sans différence significative liée à la fonction. Certaines catégories de NC sont à ajouter car elles n’avaient pas été envisagées lors de la conception de l’outil, comme celles portant sur l’habilitation du prescripteur (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->4), le choix de l’indication ou la validité de l’accès dérogatoire (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->6). Concernant le processus de fabrication, 21 des 27<!--> <!-->NC « Autres » recensées auraient pu être classées dans une catégorie existante. Concernant l’entretien de l’environnement de travail, une catégorie portant sur la gestion du contrôle microbiologique avec le laboratoire (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->3) doit être créée.</div><div>Un thésaurus des actions immédiates a été élaboré pour standardiser le traitement des NC, incluant des actions de formations, la mise en place d’un double contrôle et la révision des données du logiciel Chimio®.</div><div>Sur les 11<!--> <!-->NC critiques relevées, 5 ont fait l’objet d’une fiche de signalement d’évènement indésirable. Parmi ces 11<!--> <!-->NC, 5 concernaient le processus de préfabrication, 2 la fabrication, 2 l’environnement de travail, et 2 le circuit des préparations finies dans les unités de soins. Elles ne font pas systématiquement l’objet d’AC. Au total, parmi les 236<!--> <!-->NC classées comme « moyennement critiques » ou « critiques », 18<!--> <!-->AC (8 %) ont été décidées parmi lesquelles 7 ont été menées à leur terme.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Après cette période d’
{"title":"Evaluation d’un outil de gestion des non-conformités dans une unité de préparation centralisée des chimiothérapies","authors":"Lucas Demange Labriet , Virginie Lamand , Anne-Laure Antoine , Charlotte Jamet","doi":"10.1016/j.phacli.2025.10.032","DOIUrl":"10.1016/j.phacli.2025.10.032","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les Bonnes Pratiques de Préparation (BPP) imposent une gestion rigoureuse des non-conformités (NC) pour assurer la qualité des préparations. Un outil numérique a été développé à l’UP2C pour centraliser leur déclaration, leur analyse et leur suivi et facilitant la mise en place d’actions correctives (AC). L’objectif est de prouver sa robustesse, son accessibilité et son impact dans une démarche d’amélioration continue.</div></div><div><h3>Matériels et méthode</h3><div>L’outil, développé sur Excel® (VBA), repose sur trois formulaires de déclaration, cotation de la criticité et planification/suivi des AC. Une analyse qualitative et quantitative des données extraites du fichier de gestion des NC est réalisée un an après son déploiement.</div></div><div><h3>Résultats et discussion</h3><div>Un total de 404<!--> <!-->NC a été déclaré, majoritairement par des pharmaciens (92 %, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->372) et concernant l’étape de préfabrication (61 %, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->246). La moitié des déclarations effectuées par des préparateurs concernant l’étape de fabrication (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->202). Les plus fréquentes des 93<!--> <!-->catégories de NC sont le défaut de documentation d’une information dans le dossier patient (15 %, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->59) et les annulations des OK Chimio® (13 %, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->54). Les cotations de la criticité montrent une bonne homogénéité entre pharmaciens et préparateurs, sans différence significative liée à la fonction. Certaines catégories de NC sont à ajouter car elles n’avaient pas été envisagées lors de la conception de l’outil, comme celles portant sur l’habilitation du prescripteur (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->4), le choix de l’indication ou la validité de l’accès dérogatoire (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->6). Concernant le processus de fabrication, 21 des 27<!--> <!-->NC « Autres » recensées auraient pu être classées dans une catégorie existante. Concernant l’entretien de l’environnement de travail, une catégorie portant sur la gestion du contrôle microbiologique avec le laboratoire (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->3) doit être créée.</div><div>Un thésaurus des actions immédiates a été élaboré pour standardiser le traitement des NC, incluant des actions de formations, la mise en place d’un double contrôle et la révision des données du logiciel Chimio®.</div><div>Sur les 11<!--> <!-->NC critiques relevées, 5 ont fait l’objet d’une fiche de signalement d’évènement indésirable. Parmi ces 11<!--> <!-->NC, 5 concernaient le processus de préfabrication, 2 la fabrication, 2 l’environnement de travail, et 2 le circuit des préparations finies dans les unités de soins. Elles ne font pas systématiquement l’objet d’AC. Au total, parmi les 236<!--> <!-->NC classées comme « moyennement critiques » ou « critiques », 18<!--> <!-->AC (8 %) ont été décidées parmi lesquelles 7 ont été menées à leur terme.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Après cette période d’","PeriodicalId":100870,"journal":{"name":"Le Pharmacien Clinicien","volume":"61 1","pages":"Pages e13-e14"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147387579","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2026-03-01Epub Date: 2026-02-19DOI: 10.1016/j.phacli.2025.10.022
Marwane Fahim, Gaëlle Oka, Anne Jacolot, Rémi Pieragostini
<div><h3>Introduction</h3><div>Dans notre hôpital, les prescriptions sont informatisées dans tous des services d’hospitalisation conventionnelle. Dix d́entre eux sont équipés d’armoires informatisées (AI) permettant également le stockage des stupéfiants et la génération de rapports contenant les informations nécessaires au renouvellement des dotations de ces stupéfiants, conformément aux exigences de l’arrêté du 12 mars 2013. Dans ce contexte, ces rapports sont utilisés comme justificatifs. Un médicament stupéfiant est alors considéré comme administré s’il remplit deux conditions il a été prélevé sans être restitué dans l’AI, et le rapport a été cosigné par le médecin responsable et le cadre de santé.</div><div>Cependant, ces rapports n’étant pas libellés comme des traçabilités d’administration, notre objectif était d’évaluer leur concordance avec la traçabilité d’administration réalisée par les infirmiers diplômés d́état (IDE) dans le logiciel d’aide à la prescription (LAP) institutionnel.</div></div><div><h3>Matériels et méthode</h3><div>Cette évaluation des pratiques professionnelles (EPP), monocentrique, rétrospective et observationnelle, a été conduite de mai à juillet 2025 dans 8 des 10 services équipés d’AI. Les services d’urgences et d’unité de surveillance continue postopératoire ont été exclus, les prescriptions n’y étant pas consultables a posteriori. Pour chaque service inclus, cinquante prélèvements ont été tirés au sort, puis comparés aux données issues du LAP. Les données anonymisées ont été extraites des AI Omnicell® et du LAP Orbis®. Elles comprenaient la spécialité médicamenteuse, le dosage, les dates et heures de prélèvement (AI) et d’administration (LAP), ainsi que l’identité du patient et de l’IDE. Un prélèvement était considéré comme conforme s’il correspondait au bon médicament, administré au bon patient, à la bonne dose et au bon moment. Les résultats sont exprimés en pourcentage.</div></div><div><h3>Résultats et discussion</h3><div>Au total, 400<!--> <!-->prélèvements, réalisés par 140<!--> <!-->IDE (en moyenne, 17,5<!--> <!-->IDE par service), ont été analysés. La proportion de prélèvements conformes était de 95 % (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->381) par rapport à la traçabilité de l’administration dans le LAP, et de 97 % (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->389) par rapport à la prescription. Parmi les discordances, huit médicaments prélevés figuraient bien sur la prescription mais n’étaient pas tracés comme administrés dans le LAP ; il s’agissait majoritairement de stupéfiants prescrits « si besoin » (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->7). Les autres discordances observées correspondaient à une erreur de spécialité médicamenteuse prélevée (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->4) ; des prescriptions orales en réanimation dans des situations d’urgence (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->3); une erreur d’identification du patient (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->2) ; une erreur de quantité (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1) ; et une erreur de date de prélèvement
{"title":"Évaluation de la traçabilité de l’administration des stupéfiants les armoires informatisées répondent-elles aux exigences réglementaires ?","authors":"Marwane Fahim, Gaëlle Oka, Anne Jacolot, Rémi Pieragostini","doi":"10.1016/j.phacli.2025.10.022","DOIUrl":"10.1016/j.phacli.2025.10.022","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Dans notre hôpital, les prescriptions sont informatisées dans tous des services d’hospitalisation conventionnelle. Dix d́entre eux sont équipés d’armoires informatisées (AI) permettant également le stockage des stupéfiants et la génération de rapports contenant les informations nécessaires au renouvellement des dotations de ces stupéfiants, conformément aux exigences de l’arrêté du 12 mars 2013. Dans ce contexte, ces rapports sont utilisés comme justificatifs. Un médicament stupéfiant est alors considéré comme administré s’il remplit deux conditions il a été prélevé sans être restitué dans l’AI, et le rapport a été cosigné par le médecin responsable et le cadre de santé.</div><div>Cependant, ces rapports n’étant pas libellés comme des traçabilités d’administration, notre objectif était d’évaluer leur concordance avec la traçabilité d’administration réalisée par les infirmiers diplômés d́état (IDE) dans le logiciel d’aide à la prescription (LAP) institutionnel.</div></div><div><h3>Matériels et méthode</h3><div>Cette évaluation des pratiques professionnelles (EPP), monocentrique, rétrospective et observationnelle, a été conduite de mai à juillet 2025 dans 8 des 10 services équipés d’AI. Les services d’urgences et d’unité de surveillance continue postopératoire ont été exclus, les prescriptions n’y étant pas consultables a posteriori. Pour chaque service inclus, cinquante prélèvements ont été tirés au sort, puis comparés aux données issues du LAP. Les données anonymisées ont été extraites des AI Omnicell® et du LAP Orbis®. Elles comprenaient la spécialité médicamenteuse, le dosage, les dates et heures de prélèvement (AI) et d’administration (LAP), ainsi que l’identité du patient et de l’IDE. Un prélèvement était considéré comme conforme s’il correspondait au bon médicament, administré au bon patient, à la bonne dose et au bon moment. Les résultats sont exprimés en pourcentage.</div></div><div><h3>Résultats et discussion</h3><div>Au total, 400<!--> <!-->prélèvements, réalisés par 140<!--> <!-->IDE (en moyenne, 17,5<!--> <!-->IDE par service), ont été analysés. La proportion de prélèvements conformes était de 95 % (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->381) par rapport à la traçabilité de l’administration dans le LAP, et de 97 % (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->389) par rapport à la prescription. Parmi les discordances, huit médicaments prélevés figuraient bien sur la prescription mais n’étaient pas tracés comme administrés dans le LAP ; il s’agissait majoritairement de stupéfiants prescrits « si besoin » (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->7). Les autres discordances observées correspondaient à une erreur de spécialité médicamenteuse prélevée (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->4) ; des prescriptions orales en réanimation dans des situations d’urgence (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->3); une erreur d’identification du patient (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->2) ; une erreur de quantité (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->1) ; et une erreur de date de prélèvement","PeriodicalId":100870,"journal":{"name":"Le Pharmacien Clinicien","volume":"61 1","pages":"Page e8"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147387466","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2026-03-01Epub Date: 2026-02-19DOI: 10.1016/j.phacli.2025.10.031
Hana Sakly, Hadhemi Hajri, Jouhaina Blanco, Amani Aouini, Khouloud Ben Jeddou
Introduction
Le mésusage des inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) constitue une problématique majeure de santé publique. En effet, les IPP représentent une classe thérapeutique largement prescrite, notamment chez les sujets âgés. Cependant, leur usage prolongé les classes parmi les médicaments potentiellement inappropriés en gériatrie.
L’objectif de cette étude était d’analyser la pertinence des prescriptions d’IPP chez les patients âgés hospitalisés et d’identifier les situations nécessitant une déprescription.
Matériels et méthode
Il s’agit d’une étude transversale, interventionnelle réalisée dans un centre hospitalier sur une période de 2 mois. Tous les patients de plus de 65 ans, polymédiqués, hospitalisés et recevant un IPP ont été inclus. Les principaux critères de jugement (indication, posologie, voie d’administration) ont été évalués conformément aux recommandations de la HAS.
L’ensemble des prescriptions a été extrait et analysé sur EXCEL.
Résultats et discussion
Au total, 63 patients présentaient une prescription d’IPP pendant la période d’étude. Le sex-ratio (H/F) était de 1,33 et l’âge moyen de la population était de 72 ans. Ces patients recevaient en moyenne 7 ± 2 médicaments.
Le service le plus prescripteur était le service de médecine générale, avec 30 % des prescriptions. Les IPP étaient majoritairement prescrits dès l’admission, avec une administration intraveineuse observée dans 71 % des cas. La prévention des ulcères induits par les médicaments à risque de lésions gastroduodénales était le motif le plus fréquent de prescription d’un IPP (46 %), suivi par l’ulcère de stress dans 42 % des cas. Parmi les traitements à risque de lésions gastroduodénales, la bithérapie antiplaquettaire (DAPT) prédominait avec 48 %, suivie des anticoagulants oraux (32 %) et des anti-inflammatoires non stéroïdiens (20 %). Au total, 38 patients recevaient une prescription d’au moins 4 semaines, tandis que 14 étaient traités au-delà de 8 semaines. L’indication des IPP n’était pas justifiée dans 26 % des cas, et la voie d’administration était jugée inappropriée dans 43 % des situations. Cela a conduit à une stratégie de déprescription adaptée, consistant en un arrêt du traitement dans 38 % des cas et un passage à la voie orale dans 32 %. Le taux d’acceptation de ces interventions pharmaceutiques était de 54 %.
Conclusion
Bien que la plupart des prescriptions d’IPP soient justifiées, la dose et la durée demeurent souvent inappropriées, soulignant la nécessité d’une sensibilisation des prescripteurs et d’une réévaluation régulière pour sécuriser et optimiser leur utilisation chez les patients âgés.
{"title":"Optimisation de la prescription des inhibiteurs de la pompe à protons chez le sujet âgé vers une déprescription raisonnée","authors":"Hana Sakly, Hadhemi Hajri, Jouhaina Blanco, Amani Aouini, Khouloud Ben Jeddou","doi":"10.1016/j.phacli.2025.10.031","DOIUrl":"10.1016/j.phacli.2025.10.031","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le mésusage des inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) constitue une problématique majeure de santé publique. En effet, les IPP représentent une classe thérapeutique largement prescrite, notamment chez les sujets âgés. Cependant, leur usage prolongé les classes parmi les médicaments potentiellement inappropriés en gériatrie.</div><div>L’objectif de cette étude était d’analyser la pertinence des prescriptions d’IPP chez les patients âgés hospitalisés et d’identifier les situations nécessitant une déprescription.</div></div><div><h3>Matériels et méthode</h3><div>Il s’agit d’une étude transversale, interventionnelle réalisée dans un centre hospitalier sur une période de 2<!--> <!-->mois. Tous les patients de plus de 65<!--> <!-->ans, polymédiqués, hospitalisés et recevant un IPP ont été inclus. Les principaux critères de jugement (indication, posologie, voie d’administration) ont été évalués conformément aux recommandations de la HAS.</div><div>L’ensemble des prescriptions a été extrait et analysé sur EXCEL.</div></div><div><h3>Résultats et discussion</h3><div>Au total, 63<!--> <!-->patients présentaient une prescription d’IPP pendant la période d’étude. Le sex-ratio (H/F) était de 1,33 et l’âge moyen de la population était de 72<!--> <!-->ans. Ces patients recevaient en moyenne 7<!--> <!-->±<!--> <!-->2 médicaments.</div><div>Le service le plus prescripteur était le service de médecine générale, avec 30 % des prescriptions. Les IPP étaient majoritairement prescrits dès l’admission, avec une administration intraveineuse observée dans 71 % des cas. La prévention des ulcères induits par les médicaments à risque de lésions gastroduodénales était le motif le plus fréquent de prescription d’un IPP (46 %), suivi par l’ulcère de stress dans 42 % des cas. Parmi les traitements à risque de lésions gastroduodénales, la bithérapie antiplaquettaire (DAPT) prédominait avec 48 %, suivie des anticoagulants oraux (32 %) et des anti-inflammatoires non stéroïdiens (20 %). Au total, 38<!--> <!-->patients recevaient une prescription d’au moins 4<!--> <!-->semaines, tandis que 14 étaient traités au-delà de 8<!--> <!-->semaines. L’indication des IPP n’était pas justifiée dans 26 % des cas, et la voie d’administration était jugée inappropriée dans 43 % des situations. Cela a conduit à une stratégie de déprescription adaptée, consistant en un arrêt du traitement dans 38 % des cas et un passage à la voie orale dans 32 %. Le taux d’acceptation de ces interventions pharmaceutiques était de 54 %.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Bien que la plupart des prescriptions d’IPP soient justifiées, la dose et la durée demeurent souvent inappropriées, soulignant la nécessité d’une sensibilisation des prescripteurs et d’une réévaluation régulière pour sécuriser et optimiser leur utilisation chez les patients âgés.</div></div>","PeriodicalId":100870,"journal":{"name":"Le Pharmacien Clinicien","volume":"61 1","pages":"Page e13"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147387474","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
<div><h3>Introduction</h3><div>Lors d’une hospitalisation, l’admission, les éventuels transferts intra-hospitaliers et la sortie sont des étapes à risque pour la continuité des soins. La conciliation médicamenteuse a pour but la transmission claire et concise des informations entre la ville (médecin (MT), pharmacien (P), infirmier (IDE)) et l’hôpital. Dans notre établissement, la conciliation médicamenteuse à l’admission (CMA) est une activité déjà réalisée en gériatrie aiguë. L’objectif est de poursuivre la sécurisation du parcours de soins à la sortie du patient, en intégrant la conciliation médicamenteuse de sortie (CMS).</div></div><div><h3>Matériels et méthode</h3><div>Tous les patients retournant à domicile (RAD) ou en EHPAD sont ciblés dans cette étude, menée du 11/02 au 11/04/25. Une Fiche de Conciliation Médicamenteuse des Traitements de Sortie (FCMTS) est rédigée à l’aide de la CMA et de la prescription de sortie, en utilisant le compte-rendu d’hospitalisation pour expliquer les modifications. Les divergences non intentionnelles (DNI) sont recherchées et discutées avec l’équipe médicale. Des conseils sur les modalités de prises, d’administration et si besoin, de surveillance sont ajoutés à la FCMTS. Un entretien pharmaceutique est proposé aux patients lorsqu’il est possible. La FCMTS est transmise aux professionnels d’aval par voie dématérialisée sécurisée, remise au patient, archivée dans le dossier médical informatisé. Les ordonnances des médecins traitants sont analysées à M<!--> <!-->+<!--> <!-->1 pour évaluer l’intégration des changements réalisés durant l’hospitalisation. Le recueil du nombre de conciliations, d’entretiens réalisés, de DNI identifiées lors de la CMS sur la période a été effectué.</div></div><div><h3>Résultats et discussion</h3><div>Pendant 3<!--> <!-->mois, 161<!--> <!-->patients (âge moyen 87,6<!--> <!-->ans ; 71 % de femmes) sont sortis de gériatrie aiguë 67<!--> <!-->RAD (42 %), 43 EHPAD (27 %), après une durée moyenne de séjour de 18,2<!--> <!-->jours. 77 % des patients ciblés (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->72) ont bénéficié d’une CMS. Parmi eux, 26 (36 %) ont également bénéficié d’un entretien pharmaceutique. 46 (64 %) CMS n’ont pu être accompagnées d’un entretien en raison d’une sortie précoce du patient (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->20, 44 %), d’une autonomie insuffisante (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->16, 36 %) ou de la présence de troubles cognitifs (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->8, 18 %). La CMS a permis d’identifier 6<!--> <!-->DNI (8 %), qui ont été corrigées par l’équipe médicale. Au total, 15<!--> <!-->ordonnances sur 72 ont été recueillies 1<!--> <!-->mois après la sortie, 100 % intégraient les modifications thérapeutiques effectuées durant l’hospitalisation. Parmi les CMS non réalisées pour les patients ciblés (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->26), 18 (86 %) résultaient d’un manque de temps lié à une sortie précoce ou à l’absence de l’interne en pharmacie ou du pharmacien.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><d
{"title":"Sécurisation du parcours patient en gériatrie aiguë mise en place de la conciliation médicamenteuse de sortie","authors":"Pauline Migeot, Elise Arnould, Aurélie Reiter-Schatz, Quentin Lafarge, Bénédicte Gourieux","doi":"10.1016/j.phacli.2025.10.042","DOIUrl":"10.1016/j.phacli.2025.10.042","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Lors d’une hospitalisation, l’admission, les éventuels transferts intra-hospitaliers et la sortie sont des étapes à risque pour la continuité des soins. La conciliation médicamenteuse a pour but la transmission claire et concise des informations entre la ville (médecin (MT), pharmacien (P), infirmier (IDE)) et l’hôpital. Dans notre établissement, la conciliation médicamenteuse à l’admission (CMA) est une activité déjà réalisée en gériatrie aiguë. L’objectif est de poursuivre la sécurisation du parcours de soins à la sortie du patient, en intégrant la conciliation médicamenteuse de sortie (CMS).</div></div><div><h3>Matériels et méthode</h3><div>Tous les patients retournant à domicile (RAD) ou en EHPAD sont ciblés dans cette étude, menée du 11/02 au 11/04/25. Une Fiche de Conciliation Médicamenteuse des Traitements de Sortie (FCMTS) est rédigée à l’aide de la CMA et de la prescription de sortie, en utilisant le compte-rendu d’hospitalisation pour expliquer les modifications. Les divergences non intentionnelles (DNI) sont recherchées et discutées avec l’équipe médicale. Des conseils sur les modalités de prises, d’administration et si besoin, de surveillance sont ajoutés à la FCMTS. Un entretien pharmaceutique est proposé aux patients lorsqu’il est possible. La FCMTS est transmise aux professionnels d’aval par voie dématérialisée sécurisée, remise au patient, archivée dans le dossier médical informatisé. Les ordonnances des médecins traitants sont analysées à M<!--> <!-->+<!--> <!-->1 pour évaluer l’intégration des changements réalisés durant l’hospitalisation. Le recueil du nombre de conciliations, d’entretiens réalisés, de DNI identifiées lors de la CMS sur la période a été effectué.</div></div><div><h3>Résultats et discussion</h3><div>Pendant 3<!--> <!-->mois, 161<!--> <!-->patients (âge moyen 87,6<!--> <!-->ans ; 71 % de femmes) sont sortis de gériatrie aiguë 67<!--> <!-->RAD (42 %), 43 EHPAD (27 %), après une durée moyenne de séjour de 18,2<!--> <!-->jours. 77 % des patients ciblés (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->72) ont bénéficié d’une CMS. Parmi eux, 26 (36 %) ont également bénéficié d’un entretien pharmaceutique. 46 (64 %) CMS n’ont pu être accompagnées d’un entretien en raison d’une sortie précoce du patient (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->20, 44 %), d’une autonomie insuffisante (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->16, 36 %) ou de la présence de troubles cognitifs (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->8, 18 %). La CMS a permis d’identifier 6<!--> <!-->DNI (8 %), qui ont été corrigées par l’équipe médicale. Au total, 15<!--> <!-->ordonnances sur 72 ont été recueillies 1<!--> <!-->mois après la sortie, 100 % intégraient les modifications thérapeutiques effectuées durant l’hospitalisation. Parmi les CMS non réalisées pour les patients ciblés (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->26), 18 (86 %) résultaient d’un manque de temps lié à une sortie précoce ou à l’absence de l’interne en pharmacie ou du pharmacien.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><d","PeriodicalId":100870,"journal":{"name":"Le Pharmacien Clinicien","volume":"61 1","pages":"Pages e18-e19"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147387554","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2026-03-01Epub Date: 2026-02-19DOI: 10.1016/j.phacli.2025.10.045
Cécile Dewailly-Couture, Cécile Jonneaux, Marion Hennion, Jérome Aubert, Florence Bourdon, France Ducastel
<div><h3>Introduction</h3><div>Le vieillissement s’accompagne d’une augmentation des pathologies chroniques et de la polymédication, exposant les résidents d’établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) à un risque accru de iatrogénie. La validation pharmaceutique est un acte réglementaire à l’hôpital, contribuant à la sécurisation des prescriptions. Toutefois, la révision des lignes de traitement en interdisciplinarité permet d’aller plus loin, en optimisant la pertinence des prescriptions et en réduisant les effets indésirables. En France, la durée moyenne de séjour en EHPAD est estimée à 3<!--> <!-->ans et 4<!--> <!-->mois <span><span>[1]</span></span>, soulignant l’importance d’une prise en charge médicamenteuse adaptée et durable. L’objectif était d’identifier les médicaments potentiellement inappropriés (MPI) chez les résidents de deux EHPAD rattachées à un centre hospitalier (228<!--> <!-->résidents), puis d’évaluer les économies théoriques associées aux modifications proposées.</div></div><div><h3>Matériels et méthode</h3><div>La révision des traitements chroniques des résidents d’EHPAD a été menée par un binôme interdisciplinaire médecin–pharmacien clinicien sur une période de 4 mois, avec pour référence la liste REMEDIES. Les IDE (infirmier diplômé d’état) ou IPA (infirmier en pratique avancé) ont contribué en apportant leur regard soignant sur les traitements. Les médicaments potentiellement inappropriés ont été classés en overuses (surutilisations), misuses (mauvaises utilisations) et underuses (sous-utilisations). Le coût théorique des overuses et underuses a été estimé sur 12<!--> <!-->mois à partir du prix unitaire toute taxe comprise (TTC) de notre marché hospitalier.</div></div><div><h3>Résultats et discussion</h3><div>Au total, 50 patients ont été revus, soit 613<!--> <!-->lignes de prescription. Au total, 278<!--> <!-->modifications ont été proposées (45,3 %), dont 21,5 % d’overuses (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->129), 19,7 % de misuses (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->121) et 4,1 % d’underuses (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->25). Les erreurs les plus fréquentes concernaient la posologie (39,7 %), le plan de prise (16,5 %) et la Dénomination Commune Internationale (DCI) (24 %). Les médicaments les plus impliqués étaient le paracétamol (59,4 %), la vitamine D (17,6 %), les IPP et compléments alimentaires (8,3 %), et les anxiolytiques (7,9 %).</div><div>Les traitements arrêtés étaient majoritairement administrés per os (86 %) et une prise quotidienne systématique était observée dans 84,3 % des cas.</div><div>Les médicaments arrêtés liée aux overuses correspondaient à 38 600<!--> <!-->€ TTC d’achat annuel, dont 28 000<!--> <!-->€ (75 %) pour les compléments nutritionnels oraux (CNO). Les underuses représentaient à 6900<!--> <!-->euros TTC.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La réévaluation interdisciplinaire des prescriptions en EHPAD contribue à ajuster les traitements aux besoins réels des résidents tout en
{"title":"Revue des prescriptions en d’établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) quel constat ?","authors":"Cécile Dewailly-Couture, Cécile Jonneaux, Marion Hennion, Jérome Aubert, Florence Bourdon, France Ducastel","doi":"10.1016/j.phacli.2025.10.045","DOIUrl":"10.1016/j.phacli.2025.10.045","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le vieillissement s’accompagne d’une augmentation des pathologies chroniques et de la polymédication, exposant les résidents d’établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) à un risque accru de iatrogénie. La validation pharmaceutique est un acte réglementaire à l’hôpital, contribuant à la sécurisation des prescriptions. Toutefois, la révision des lignes de traitement en interdisciplinarité permet d’aller plus loin, en optimisant la pertinence des prescriptions et en réduisant les effets indésirables. En France, la durée moyenne de séjour en EHPAD est estimée à 3<!--> <!-->ans et 4<!--> <!-->mois <span><span>[1]</span></span>, soulignant l’importance d’une prise en charge médicamenteuse adaptée et durable. L’objectif était d’identifier les médicaments potentiellement inappropriés (MPI) chez les résidents de deux EHPAD rattachées à un centre hospitalier (228<!--> <!-->résidents), puis d’évaluer les économies théoriques associées aux modifications proposées.</div></div><div><h3>Matériels et méthode</h3><div>La révision des traitements chroniques des résidents d’EHPAD a été menée par un binôme interdisciplinaire médecin–pharmacien clinicien sur une période de 4 mois, avec pour référence la liste REMEDIES. Les IDE (infirmier diplômé d’état) ou IPA (infirmier en pratique avancé) ont contribué en apportant leur regard soignant sur les traitements. Les médicaments potentiellement inappropriés ont été classés en overuses (surutilisations), misuses (mauvaises utilisations) et underuses (sous-utilisations). Le coût théorique des overuses et underuses a été estimé sur 12<!--> <!-->mois à partir du prix unitaire toute taxe comprise (TTC) de notre marché hospitalier.</div></div><div><h3>Résultats et discussion</h3><div>Au total, 50 patients ont été revus, soit 613<!--> <!-->lignes de prescription. Au total, 278<!--> <!-->modifications ont été proposées (45,3 %), dont 21,5 % d’overuses (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->129), 19,7 % de misuses (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->121) et 4,1 % d’underuses (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->25). Les erreurs les plus fréquentes concernaient la posologie (39,7 %), le plan de prise (16,5 %) et la Dénomination Commune Internationale (DCI) (24 %). Les médicaments les plus impliqués étaient le paracétamol (59,4 %), la vitamine D (17,6 %), les IPP et compléments alimentaires (8,3 %), et les anxiolytiques (7,9 %).</div><div>Les traitements arrêtés étaient majoritairement administrés per os (86 %) et une prise quotidienne systématique était observée dans 84,3 % des cas.</div><div>Les médicaments arrêtés liée aux overuses correspondaient à 38 600<!--> <!-->€ TTC d’achat annuel, dont 28 000<!--> <!-->€ (75 %) pour les compléments nutritionnels oraux (CNO). Les underuses représentaient à 6900<!--> <!-->euros TTC.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La réévaluation interdisciplinaire des prescriptions en EHPAD contribue à ajuster les traitements aux besoins réels des résidents tout en ","PeriodicalId":100870,"journal":{"name":"Le Pharmacien Clinicien","volume":"61 1","pages":"Page e20"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147387557","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2026-03-01Epub Date: 2026-02-19DOI: 10.1016/j.phacli.2025.10.047
Clara Rouleux, Sabrina Khedairia, Aurélie Destable-Nicolau, Solène Marie
<div><h3>Introduction</h3><div>Les Bonnes Pratiques de Préparation (BPP) publiées en 2023 imposent la réalisation des Tests de Remplissage Aseptique (TRA) pour valider l’habilitation du personnel et qualifier les équipements en radio pharmacie (RPH). Notre RPH ne les mettant pas encore en œuvre et les BPP ne précisant pas de mode opératoire standardisé, nous avons mené un état des lieux des pratiques dans les différentes RPH d’Île-de-France (IDF) afin d’élaborer notre propre procédure.</div></div><div><h3>Matériels et méthode</h3><div>Un questionnaire a été diffusé par mail aux 28<!--> <!-->RPH réparties entre 18<!--> <!-->établissements publics et 10<!--> <!-->établissements privés. Conçu en 8<!--> <!-->sections déroulantes en fonction des réponses, il a permis le recueil des informations sur les équipements utilisés, le personnel concerné, les modalités pratiques de réalisation des TRA ou les raisons de la non-mise en œuvre. Sept RPH ont accepté de partager leurs procédures qui ont été comparées.</div></div><div><h3>Résultats et discussion</h3><div>Sur les 28<!--> <!-->RPH, 26 ont répondu (93 %). Seuls 11 (42 %) effectuent des TRA régulièrement. Les principales raisons de non-mise en œuvre sont le manque de temps (47 %) et de moyens (27 %) mais 12<!--> <!-->RPH envisagent de démarrer en 2025. Les TRA sont majoritairement réalisés dans les enceintes basses à moyenne énergie (EBME, 90,9 %), puis dans les enceintes haute énergie (55 %) et dans les automates de dispensation de doses (21 %) mais jamais dans les hottes de marquage cellulaire ni les automates de radio synthèse. Les catégories de personnel évaluées par les TRA sont les manipulateurs (100 %), les pharmaciens (90 %), les internes (86 %) et externes (50 %) en pharmacie, les préparateurs (86 %) et les techniciens de laboratoire (25 %). Dans 73 % des cas, les TRA sont réalisés sur une journée contrairement aux recommandations de la pharmacopée européenne (PE, 3<!--> <!-->jours/TRA). Toutes les RPH utilisent un seul milieu de culture, le trypto-caséine soja, qui ne permet pas la croissance des anaérobies strictes. La PE recommande pour les essais de stérilité un test positif avec 6 micro-organismes. Seules 6 des RPH (54 %) réalisent des témoins positifs avec des pratiques variables. Trois des RPH (27 %) ajoutent un test à la fluorescéine. Les 7<!--> <!-->procédures collectées montrent une grande hétérogénéité sur le type (flacons, seringues) et le nombre de contenants testés. Trois d’entre elles s’appuient sur la préparation du médicament radio pharmaceutique la plus complexe (Nephromag®).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Moins de la moitié des RPH d’IDF effectuent des TRA de façon régulière et avec des pratiques très hétérogènes, liées à l’absence de référentiel. Les exigences de la PE sont difficiles à concilier avec les contraintes organisationnelles des RPH. Les TRA sont réalisés majoritairement en EBME mais l’application aux autres équipements doit être envisagée. Une harmonisati
{"title":"Mise en place des tests de remplissage aseptique en radio pharmacie en Île-de-France où en sommes-nous ?","authors":"Clara Rouleux, Sabrina Khedairia, Aurélie Destable-Nicolau, Solène Marie","doi":"10.1016/j.phacli.2025.10.047","DOIUrl":"10.1016/j.phacli.2025.10.047","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les Bonnes Pratiques de Préparation (BPP) publiées en 2023 imposent la réalisation des Tests de Remplissage Aseptique (TRA) pour valider l’habilitation du personnel et qualifier les équipements en radio pharmacie (RPH). Notre RPH ne les mettant pas encore en œuvre et les BPP ne précisant pas de mode opératoire standardisé, nous avons mené un état des lieux des pratiques dans les différentes RPH d’Île-de-France (IDF) afin d’élaborer notre propre procédure.</div></div><div><h3>Matériels et méthode</h3><div>Un questionnaire a été diffusé par mail aux 28<!--> <!-->RPH réparties entre 18<!--> <!-->établissements publics et 10<!--> <!-->établissements privés. Conçu en 8<!--> <!-->sections déroulantes en fonction des réponses, il a permis le recueil des informations sur les équipements utilisés, le personnel concerné, les modalités pratiques de réalisation des TRA ou les raisons de la non-mise en œuvre. Sept RPH ont accepté de partager leurs procédures qui ont été comparées.</div></div><div><h3>Résultats et discussion</h3><div>Sur les 28<!--> <!-->RPH, 26 ont répondu (93 %). Seuls 11 (42 %) effectuent des TRA régulièrement. Les principales raisons de non-mise en œuvre sont le manque de temps (47 %) et de moyens (27 %) mais 12<!--> <!-->RPH envisagent de démarrer en 2025. Les TRA sont majoritairement réalisés dans les enceintes basses à moyenne énergie (EBME, 90,9 %), puis dans les enceintes haute énergie (55 %) et dans les automates de dispensation de doses (21 %) mais jamais dans les hottes de marquage cellulaire ni les automates de radio synthèse. Les catégories de personnel évaluées par les TRA sont les manipulateurs (100 %), les pharmaciens (90 %), les internes (86 %) et externes (50 %) en pharmacie, les préparateurs (86 %) et les techniciens de laboratoire (25 %). Dans 73 % des cas, les TRA sont réalisés sur une journée contrairement aux recommandations de la pharmacopée européenne (PE, 3<!--> <!-->jours/TRA). Toutes les RPH utilisent un seul milieu de culture, le trypto-caséine soja, qui ne permet pas la croissance des anaérobies strictes. La PE recommande pour les essais de stérilité un test positif avec 6 micro-organismes. Seules 6 des RPH (54 %) réalisent des témoins positifs avec des pratiques variables. Trois des RPH (27 %) ajoutent un test à la fluorescéine. Les 7<!--> <!-->procédures collectées montrent une grande hétérogénéité sur le type (flacons, seringues) et le nombre de contenants testés. Trois d’entre elles s’appuient sur la préparation du médicament radio pharmaceutique la plus complexe (Nephromag®).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Moins de la moitié des RPH d’IDF effectuent des TRA de façon régulière et avec des pratiques très hétérogènes, liées à l’absence de référentiel. Les exigences de la PE sont difficiles à concilier avec les contraintes organisationnelles des RPH. Les TRA sont réalisés majoritairement en EBME mais l’application aux autres équipements doit être envisagée. Une harmonisati","PeriodicalId":100870,"journal":{"name":"Le Pharmacien Clinicien","volume":"61 1","pages":"Page e21"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147387559","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
<div><h3>Introduction</h3><div>Les chutes chez les personnes âgées sont d’origine multifactorielle. La iatrogénie médicamenteuse représente une part importante, notamment les médicaments potentiellement inappropriés (MPI) dont le rapport bénéfice/risque est défavorable. L’objectif est d’étudier la prévalence et la nature des MPI chez les patients chuteurs en gériatrie et de traumatologie à l’aide d’une grille de recueil intégrant différents outils de référence pour la pratique gériatrique.</div></div><div><h3>Matériels et méthode</h3><div>Deux études rétrospectives ont été menées en traumatologie (13/03 au 13/05) et en gériatrie (17/06 au 24/07) incluant tous les patients de plus de 75 ans admis pour chute. Des données démographiques et gériatriques (score SEGA) ont été relevées ainsi que des données relatives aux prescriptions de MPI en utilisant plusieurs outils liste de Laroche, critères de Beers, charge anticholinergique (échelle CIA), liste STOPP.</div></div><div><h3>Résultats et discussion</h3><div>Au total, 31<!--> <!-->patients ont été inclus dans chaque étude. L’âge moyen était 85,5<!--> <!-->ans (75–98) en traumatologie, 88,2<!--> <!-->ans (75–95) en gériatrie. Le score SEGA calculé était en moyenne 13/26 en traumatologie, 14/26 en gériatrie (différence non significative [<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0.46]). Dix médicaments étaient prescrits en moyenne par patient (0–21) dans les 2<!--> <!-->services. La prescription d’un MPI était identifiée pour 90 % (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->28) en traumatologie et 94 % (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->29) en gériatrie. Dans chaque service, 8<!--> <!-->patients avec au moins un MPI ont été identifiés selon la liste de Laroche. À l’aide des critères de Beers, 28<!--> <!-->patients présentaient au moins un médicament à éviter en traumatologie, 26 en gériatrie. La charge anticholinergique calculée était en moyenne 2,6 en traumatologie contre 1,7 en gériatrie. Les classes thérapeutiques étaient similaires dans les 2<!--> <!-->services antidépresseurs (24 %/34 %), anxiolytiques (15 %/16 %), antipsychotiques (15 %/9 %). Les critères STOPP les plus fréquents en traumatologie étaient la prescription d’IPP<!--> <!-->><!--> <!-->8 semaines (12<!--> <!-->cas) et la prescription de benzodiazépines (BZD) (10) ainsi que la durée<!--> <!-->><!--> <!-->4<!--> <!-->semaines (10). En gériatrie, l’absence d’indication clinique (16<!--> <!-->cas), les prescriptions au-delà de la durée recommandée (13), et les BZD sur une durée<!--> <!-->><!--> <!-->4<!--> <!-->semaines étaient majoritaires.</div><div>Nos séries de patients présentaient de nombreux facteurs de risque prédisposant aux chutes âge (><!--> <!-->85<!--> <!-->ans), polymédication (10<!--> <!-->médicaments/patient) et fragilité (score SEGA<!--> <!-->≥<!--> <!-->12). Plus de 90 % des patients présentaient au moins un MPI identifié grâce à l’utilisation d’un outil complet et ergonomique combinant les référentiels. Les critères de Beers, étant plus exhau
{"title":"Médicaments potentiellement inappropriés chez le sujet âgé chuteur comparaison entre un service d’ortho-traumatologie et un service de gériatrie aiguë","authors":"Elise Arnould , Aurélie Reiter-Schatz , Cathy Muller-Schmitt , Nathalide Dumoussaud , Elise Schmitt , Bénédicte Gourieux","doi":"10.1016/j.phacli.2025.10.027","DOIUrl":"10.1016/j.phacli.2025.10.027","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les chutes chez les personnes âgées sont d’origine multifactorielle. La iatrogénie médicamenteuse représente une part importante, notamment les médicaments potentiellement inappropriés (MPI) dont le rapport bénéfice/risque est défavorable. L’objectif est d’étudier la prévalence et la nature des MPI chez les patients chuteurs en gériatrie et de traumatologie à l’aide d’une grille de recueil intégrant différents outils de référence pour la pratique gériatrique.</div></div><div><h3>Matériels et méthode</h3><div>Deux études rétrospectives ont été menées en traumatologie (13/03 au 13/05) et en gériatrie (17/06 au 24/07) incluant tous les patients de plus de 75 ans admis pour chute. Des données démographiques et gériatriques (score SEGA) ont été relevées ainsi que des données relatives aux prescriptions de MPI en utilisant plusieurs outils liste de Laroche, critères de Beers, charge anticholinergique (échelle CIA), liste STOPP.</div></div><div><h3>Résultats et discussion</h3><div>Au total, 31<!--> <!-->patients ont été inclus dans chaque étude. L’âge moyen était 85,5<!--> <!-->ans (75–98) en traumatologie, 88,2<!--> <!-->ans (75–95) en gériatrie. Le score SEGA calculé était en moyenne 13/26 en traumatologie, 14/26 en gériatrie (différence non significative [<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0.46]). Dix médicaments étaient prescrits en moyenne par patient (0–21) dans les 2<!--> <!-->services. La prescription d’un MPI était identifiée pour 90 % (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->28) en traumatologie et 94 % (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->29) en gériatrie. Dans chaque service, 8<!--> <!-->patients avec au moins un MPI ont été identifiés selon la liste de Laroche. À l’aide des critères de Beers, 28<!--> <!-->patients présentaient au moins un médicament à éviter en traumatologie, 26 en gériatrie. La charge anticholinergique calculée était en moyenne 2,6 en traumatologie contre 1,7 en gériatrie. Les classes thérapeutiques étaient similaires dans les 2<!--> <!-->services antidépresseurs (24 %/34 %), anxiolytiques (15 %/16 %), antipsychotiques (15 %/9 %). Les critères STOPP les plus fréquents en traumatologie étaient la prescription d’IPP<!--> <!-->><!--> <!-->8 semaines (12<!--> <!-->cas) et la prescription de benzodiazépines (BZD) (10) ainsi que la durée<!--> <!-->><!--> <!-->4<!--> <!-->semaines (10). En gériatrie, l’absence d’indication clinique (16<!--> <!-->cas), les prescriptions au-delà de la durée recommandée (13), et les BZD sur une durée<!--> <!-->><!--> <!-->4<!--> <!-->semaines étaient majoritaires.</div><div>Nos séries de patients présentaient de nombreux facteurs de risque prédisposant aux chutes âge (><!--> <!-->85<!--> <!-->ans), polymédication (10<!--> <!-->médicaments/patient) et fragilité (score SEGA<!--> <!-->≥<!--> <!-->12). Plus de 90 % des patients présentaient au moins un MPI identifié grâce à l’utilisation d’un outil complet et ergonomique combinant les référentiels. Les critères de Beers, étant plus exhau","PeriodicalId":100870,"journal":{"name":"Le Pharmacien Clinicien","volume":"61 1","pages":"Pages e10-e11"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147387048","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}