<div><h3>Introduction</h3><div>Après la sortie d’hospitalisation, les modifications thérapeutiques réalisées pour optimiser le traitement ne sont souvent pas reconduites lors de la première visite chez le médecin traitant (MT). L’objectif était d’évaluer la pérennisation des ordonnances hospitalières et la satisfaction des MT après une conciliation médicamenteuse de sortie.</div></div><div><h3>Matériels et méthode</h3><div>Une étude rétrospective a été réalisée de décembre 2023 à mars 2025 incluant les patients ayant bénéficié d’une conciliation médicamenteuse de sortie après une hospitalisation en Soins Médicaux et de Réadaptation (SMR) gériatrique. Les conciliations de sortie sont envoyées au MT via la messagerie sécurisée MS Santé. Les ordonnances des MT sont récupérées auprès des pharmaciens d’officine environ deux mois après la sortie des patients. Les données qui ont été analysées lors de l’étude sont : le délai entre la sortie et la visite chez le médecin traitant, l’évolution du nombre de lignes de prescription, les pourcentages de traitements poursuivis/arrêtés/ajoutés/modifiés, les divergences non intentionnelles (DNI) et les classes concernées. Une enquête de satisfaction sur la conciliation médicamenteuse de sortie auprès des MT a été effectuée (échelle 1–10).</div></div><div><h3>Résultats et discussion</h3><div>L’étude a porté sur 69<!--> <!-->patients, dont 78 % femmes, l’âge moyen est de 86,6<!--> <!-->±<!--> <!-->6,5<!--> <!-->ans. Le délai moyen de visite chez le MT après hospitalisation est de 43<!--> <!-->±<!--> <!-->30<!--> <!-->jours. Le nombre de lignes de prescription est passé de 10,0<!--> <!-->±<!--> <!-->3,3 lignes (sortie) à 8,8<!--> <!-->±<!--> <!-->3,4 (ville) : 59 % poursuivies, 20 % arrêtées (dont 23 % laxatifs et 21 % antalgiques), 9 % modifiées (dont 18 % antihypertenseurs), 12 % ajoutées (dont 22 % vitamine<!--> <!-->D et calcium). Les MT de 9<!--> <!-->patients sur les 69 n’ont pas tenu compte des modifications de traitement effectuées lors de l’hospitalisation malgré l’envoi de la conciliation de sortie par MS Santé et du compte rendu d’hospitalisation dans le DMP. Les DNI détectées chez 13 % des patients sont surtout le maintien ou le non-changement des antihypertenseurs. Cinq MT sur 58 de l’étude ont répondu à l’enquête et la satisfaction moyenne est de 9,2/10 (100 %<!--> <!-->≥<!--> <!-->8).</div><div>Deux mois après la sortie, 29 % des lignes sont déjà modifiées ou arrêtées. Les DNI persistent malgré la transmission systématique de la conciliation de sortie par MS Santé au MT avec les commentaires justifiant les modifications de traitement, confirmant la vulnérabilité de l’interface ville-hôpital. L’échantillon restreint de MT qui ont répondu à l’enquête de satisfaction limite cependant la portée des résultats. Les conciliations de sortie destinées au MT seront désormais remises également au patient pour qu’il soit acteur de sa prise en charge médicamenteuse.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La conci
{"title":"Étude sur la prescription de ville des médecins traitants post hospitalisation SMR gériatrique après une conciliation médicamenteuse de sortie","authors":"Sonita Azan , Tatiana Cerqueira Ramos , Oviya Codandabany , Delphine Romain , Thi Lan Anh Duong Nguyen , Sylvie Charpin , Farahna Samdjee","doi":"10.1016/j.phacli.2025.10.024","DOIUrl":"10.1016/j.phacli.2025.10.024","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Après la sortie d’hospitalisation, les modifications thérapeutiques réalisées pour optimiser le traitement ne sont souvent pas reconduites lors de la première visite chez le médecin traitant (MT). L’objectif était d’évaluer la pérennisation des ordonnances hospitalières et la satisfaction des MT après une conciliation médicamenteuse de sortie.</div></div><div><h3>Matériels et méthode</h3><div>Une étude rétrospective a été réalisée de décembre 2023 à mars 2025 incluant les patients ayant bénéficié d’une conciliation médicamenteuse de sortie après une hospitalisation en Soins Médicaux et de Réadaptation (SMR) gériatrique. Les conciliations de sortie sont envoyées au MT via la messagerie sécurisée MS Santé. Les ordonnances des MT sont récupérées auprès des pharmaciens d’officine environ deux mois après la sortie des patients. Les données qui ont été analysées lors de l’étude sont : le délai entre la sortie et la visite chez le médecin traitant, l’évolution du nombre de lignes de prescription, les pourcentages de traitements poursuivis/arrêtés/ajoutés/modifiés, les divergences non intentionnelles (DNI) et les classes concernées. Une enquête de satisfaction sur la conciliation médicamenteuse de sortie auprès des MT a été effectuée (échelle 1–10).</div></div><div><h3>Résultats et discussion</h3><div>L’étude a porté sur 69<!--> <!-->patients, dont 78 % femmes, l’âge moyen est de 86,6<!--> <!-->±<!--> <!-->6,5<!--> <!-->ans. Le délai moyen de visite chez le MT après hospitalisation est de 43<!--> <!-->±<!--> <!-->30<!--> <!-->jours. Le nombre de lignes de prescription est passé de 10,0<!--> <!-->±<!--> <!-->3,3 lignes (sortie) à 8,8<!--> <!-->±<!--> <!-->3,4 (ville) : 59 % poursuivies, 20 % arrêtées (dont 23 % laxatifs et 21 % antalgiques), 9 % modifiées (dont 18 % antihypertenseurs), 12 % ajoutées (dont 22 % vitamine<!--> <!-->D et calcium). Les MT de 9<!--> <!-->patients sur les 69 n’ont pas tenu compte des modifications de traitement effectuées lors de l’hospitalisation malgré l’envoi de la conciliation de sortie par MS Santé et du compte rendu d’hospitalisation dans le DMP. Les DNI détectées chez 13 % des patients sont surtout le maintien ou le non-changement des antihypertenseurs. Cinq MT sur 58 de l’étude ont répondu à l’enquête et la satisfaction moyenne est de 9,2/10 (100 %<!--> <!-->≥<!--> <!-->8).</div><div>Deux mois après la sortie, 29 % des lignes sont déjà modifiées ou arrêtées. Les DNI persistent malgré la transmission systématique de la conciliation de sortie par MS Santé au MT avec les commentaires justifiant les modifications de traitement, confirmant la vulnérabilité de l’interface ville-hôpital. L’échantillon restreint de MT qui ont répondu à l’enquête de satisfaction limite cependant la portée des résultats. Les conciliations de sortie destinées au MT seront désormais remises également au patient pour qu’il soit acteur de sa prise en charge médicamenteuse.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La conci","PeriodicalId":100870,"journal":{"name":"Le Pharmacien Clinicien","volume":"61 1","pages":"Page e9"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147387468","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2026-03-01Epub Date: 2026-02-19DOI: 10.1016/j.phacli.2025.10.029
Hortense Le Noac’h, Paul Deniel, Jade Prud’homme, Isabelle Madeleine, Isabelle Peyron
Introduction
L’anifrolumab, anticorps monoclonal anti-IFNAR1, a une AMM restreinte pour le lupus érythémateux systémique (LES) actif modéré à sévère non contrôlé par traitement standard. Son profil pharmacologique laisse envisager des applications dans d’autres pathologies auto-immunes (AI). Nous nous sommes intéressés à évaluer la conformité des prescriptions d’anifrolumab en regard de son AMM.
Matériels et méthode
Étude rétrospective monocentrique menée entre janvier 2023 et mai 2025 dans un service de dermatologie. Tous les patients ayant reçu au moins une dose du médicament ont été inclus. Le recueil a été réalisé via le logiciel ORBIS. L’analyse portait sur la conformité au RCP, l’efficacité et la tolérance au traitement.
Résultats et discussion
Sur les 47 primo-prescriptions d’anifrolumab analysées depuis 2023, le ratio F/H est 2/1. La majorité concerne le lupus 80,9 %, réparti en 20 LES stricto sensu (42,6 %) et 18 autres formes lupiques (38,3 %). Les autres pathologies représentent 19,1 % dermatomyosite 8,5 %, sclérodermie 4,3 %, connectivite chevauchante 4,3 %, acropulpite lupique 2,1 %.
Au total, 57,4 % des prescriptions sont non conformes (NC) à l’AMM, avec une tendance croissante 27,3 % en 2023 vs 77 % en 2025.
Concernant l’évaluation clinique, on observe dans les 2 sous-groupes 80% d’efficacité et 85 % de tolérance, résultats comparables indépendamment de l’indication.
L’évolution croissante des prescriptions hors AMM reflète une tendance à l’utilisation de l’anifrolumab dans d’autres formes de lupus et maladies AI cutanées impliquant la voie de l’IFN-1. Dans notre cohorte, les résultats en termes d’efficacité et de tolérance semblent prometteurs. Ces observations rejoignent celles rapportées dans divers essais cliniques déjà publiés et en cours, permettant d’évoquer un potentiel repositionnement de l’anifrolumab avec un élargissement de son indication.
Néanmoins, la taille de l’échantillon et les critères de sélection viennent limiter la portée de l’étude. Cette tendance de prescription relevée dans ce travail nécessite d’être appuyée par l’analyse dans d’autres centres. Des études complémentaires, notamment les essais cliniques multicentriques en cours, sont indispensables pour confirmer la place de l’anifrolumab par rapport aux standards actuels.
Conclusion
Cette étude montre une utilisation croissante de l’anifrolumab hors AMM entre 2023 et 2025, principalement dans des pathologies AI cutanées reflétant une évolution des pratiques de prescriptions. Cela impose un questionnement autour du positionnement du médicament par rapport au traitement standard et des perspectives d’élargissement de son indication. L’arrivée prochaine de la forme sous-cutanée pourrait améliorer son accessibilité renforçant son utilisation en dermatologie.
{"title":"Place de l’anifrolumab dans le traitement du lupus usage autorisé et perspectives","authors":"Hortense Le Noac’h, Paul Deniel, Jade Prud’homme, Isabelle Madeleine, Isabelle Peyron","doi":"10.1016/j.phacli.2025.10.029","DOIUrl":"10.1016/j.phacli.2025.10.029","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’anifrolumab, anticorps monoclonal anti-IFNAR1, a une AMM restreinte pour le lupus érythémateux systémique (LES) actif modéré à sévère non contrôlé par traitement standard. Son profil pharmacologique laisse envisager des applications dans d’autres pathologies auto-immunes (AI). Nous nous sommes intéressés à évaluer la conformité des prescriptions d’anifrolumab en regard de son AMM.</div></div><div><h3>Matériels et méthode</h3><div>Étude rétrospective monocentrique menée entre janvier 2023 et mai 2025 dans un service de dermatologie. Tous les patients ayant reçu au moins une dose du médicament ont été inclus. Le recueil a été réalisé via le logiciel ORBIS. L’analyse portait sur la conformité au RCP, l’efficacité et la tolérance au traitement.</div></div><div><h3>Résultats et discussion</h3><div>Sur les 47 primo-prescriptions d’anifrolumab analysées depuis 2023, le ratio F/H est 2/1. La majorité concerne le lupus 80,9 %, réparti en 20 LES stricto sensu (42,6 %) et 18<!--> <!-->autres formes lupiques (38,3 %). Les autres pathologies représentent 19,1 % dermatomyosite 8,5 %, sclérodermie 4,3 %, connectivite chevauchante 4,3 %, acropulpite lupique 2,1 %.</div><div>Au total, 57,4 % des prescriptions sont non conformes (NC) à l’AMM, avec une tendance croissante 27,3 % en 2023 vs 77 % en 2025.</div><div>Concernant l’évaluation clinique, on observe dans les 2 sous-groupes 80% d’efficacité et 85 % de tolérance, résultats comparables indépendamment de l’indication.</div><div>L’évolution croissante des prescriptions hors AMM reflète une tendance à l’utilisation de l’anifrolumab dans d’autres formes de lupus et maladies AI cutanées impliquant la voie de l’IFN-1. Dans notre cohorte, les résultats en termes d’efficacité et de tolérance semblent prometteurs. Ces observations rejoignent celles rapportées dans divers essais cliniques déjà publiés et en cours, permettant d’évoquer un potentiel repositionnement de l’anifrolumab avec un élargissement de son indication.</div><div>Néanmoins, la taille de l’échantillon et les critères de sélection viennent limiter la portée de l’étude. Cette tendance de prescription relevée dans ce travail nécessite d’être appuyée par l’analyse dans d’autres centres. Des études complémentaires, notamment les essais cliniques multicentriques en cours, sont indispensables pour confirmer la place de l’anifrolumab par rapport aux standards actuels.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Cette étude montre une utilisation croissante de l’anifrolumab hors AMM entre 2023 et 2025, principalement dans des pathologies AI cutanées reflétant une évolution des pratiques de prescriptions. Cela impose un questionnement autour du positionnement du médicament par rapport au traitement standard et des perspectives d’élargissement de son indication. L’arrivée prochaine de la forme sous-cutanée pourrait améliorer son accessibilité renforçant son utilisation en dermatologie.</div></div>","PeriodicalId":100870,"journal":{"name":"Le Pharmacien Clinicien","volume":"61 1","pages":"Page e12"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147387472","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2026-03-01Epub Date: 2026-02-19DOI: 10.1016/j.phacli.2025.10.048
Coralie Broncard, Vincent Campagnac, Rui Batista, Damien Talon
<div><h3>Introduction</h3><div>Des mesures d’ergonomie renforcées doivent être mise en place chez les agents de stérilisation (AS) et des blocs opératoires (BO) afin d’éviter l’apparition de troubles musculo-squelettiques (TMS) et respecter les restrictions au port de charges lourdes (RPCL).</div><div>L’objectif était d’identifier visuellement le poids des conteneurs utilisés dans les BO, afin de sensibiliser les manipulateurs à leur poids et d’initier des actions correctives.</div></div><div><h3>Matériels et méthode</h3><div>L’étude a été menée dans un hôpital universitaire doté de 35<!--> <!-->salles d’opération (orthopédie, digestive, thoracique, urologie, gynécologie, chirurgie ambulatoire et ophtalmologie).</div><div>Les listes des conteneurs des BO ont été extraites du logiciel de traçabilité T-DOC®. Sont exclus de l’étude les conteneurs de taille un quart et tous ceux du bloc ophtalmologie car systématiquement<!--> <!--><<!--> <!-->5<!--> <!-->kg après réalisation d’un contrôle ciblé par pesée des plus volumineux et les prêts ponctuels d’orthopédie. Les conteneurs sans poignée sont remplacés pour sécuriser leur manipulation.</div><div>Pendant 2<!--> <!-->semaines en juillet 2025, 2<!--> <!-->internes et 3<!--> <!-->volontaires en service civique ont pesé ces conteneurs dans les arsenaux des BO à l’aide d’un pèse-personne et renseigné leurs poids et tailles dans T-DOC®.</div><div>Des étiquettes de couleur mentionnant les intervalles de poids sont apposées sur les conteneurs selon 4 catégories blanc (≤<!--> <!-->5<!--> <!-->kg) conformément aux RPCL, jaune (6 à 10<!--> <!-->kg), rouge (10 à 15<!--> <!-->kg), rouge (><!--> <!-->15<!--> <!-->kg).</div></div><div><h3>Résultats et discussion</h3><div>Au total, 1365<!--> <!-->conteneurs ont été considérés, 1235 (90 %) étiquetés et 12<!--> <!-->remplacés. Au bloc orthopédie, le poids moyen (PM) des 585<!--> <!-->conteneurs était de 8,0<!--> <!-->kg (min<!--> <!-->=<!--> <!-->2,3 ; max<!--> <!-->=<!--> <!-->18,9). Dans les autres BO, le PM des 728<!--> <!-->conteneurs était de 5,5<!--> <!-->kg (min<!--> <!-->=<!--> <!-->2,5 ; max<!--> <!-->=<!--> <!-->15,2). Au total, 17<!--> <!-->conteneurs étaient<!--> <!-->><!--> <!-->15<!--> <!-->kg, dont 14<!--> <!-->conteneurs en orthopédie, 2 en digestif et 1 en gynécologie.</div><div>L’étiquetage mis en place alerte sur le poids des conteneurs, facilite la manutention par les personnels des BO ainsi que de la stérilisation, permet l’optimisation du plan de charge des autoclaves et du rangement dans les arsenaux des BO. Les conteneurs<!--> <!-->≤<!--> <!-->5<!--> <!-->kg peuvent ainsi être manipulés en cas de RPCL dans le respect des consignes de la médecine du travail. Ceux<!--> <!-->><!--> <!-->15<!--> <!-->kg ont été dédoublés.</div><div>En cas de modification des compositions des conteneurs, ceux-ci seront repesés et réétiquetés si besoin. Parmi les 10 % non étiquetés (qui le seront au fil de l’eau lors de leur passage en stérilisation), aucu
{"title":"Emballez, c’est pesé !","authors":"Coralie Broncard, Vincent Campagnac, Rui Batista, Damien Talon","doi":"10.1016/j.phacli.2025.10.048","DOIUrl":"10.1016/j.phacli.2025.10.048","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Des mesures d’ergonomie renforcées doivent être mise en place chez les agents de stérilisation (AS) et des blocs opératoires (BO) afin d’éviter l’apparition de troubles musculo-squelettiques (TMS) et respecter les restrictions au port de charges lourdes (RPCL).</div><div>L’objectif était d’identifier visuellement le poids des conteneurs utilisés dans les BO, afin de sensibiliser les manipulateurs à leur poids et d’initier des actions correctives.</div></div><div><h3>Matériels et méthode</h3><div>L’étude a été menée dans un hôpital universitaire doté de 35<!--> <!-->salles d’opération (orthopédie, digestive, thoracique, urologie, gynécologie, chirurgie ambulatoire et ophtalmologie).</div><div>Les listes des conteneurs des BO ont été extraites du logiciel de traçabilité T-DOC®. Sont exclus de l’étude les conteneurs de taille un quart et tous ceux du bloc ophtalmologie car systématiquement<!--> <!--><<!--> <!-->5<!--> <!-->kg après réalisation d’un contrôle ciblé par pesée des plus volumineux et les prêts ponctuels d’orthopédie. Les conteneurs sans poignée sont remplacés pour sécuriser leur manipulation.</div><div>Pendant 2<!--> <!-->semaines en juillet 2025, 2<!--> <!-->internes et 3<!--> <!-->volontaires en service civique ont pesé ces conteneurs dans les arsenaux des BO à l’aide d’un pèse-personne et renseigné leurs poids et tailles dans T-DOC®.</div><div>Des étiquettes de couleur mentionnant les intervalles de poids sont apposées sur les conteneurs selon 4 catégories blanc (≤<!--> <!-->5<!--> <!-->kg) conformément aux RPCL, jaune (6 à 10<!--> <!-->kg), rouge (10 à 15<!--> <!-->kg), rouge (><!--> <!-->15<!--> <!-->kg).</div></div><div><h3>Résultats et discussion</h3><div>Au total, 1365<!--> <!-->conteneurs ont été considérés, 1235 (90 %) étiquetés et 12<!--> <!-->remplacés. Au bloc orthopédie, le poids moyen (PM) des 585<!--> <!-->conteneurs était de 8,0<!--> <!-->kg (min<!--> <!-->=<!--> <!-->2,3 ; max<!--> <!-->=<!--> <!-->18,9). Dans les autres BO, le PM des 728<!--> <!-->conteneurs était de 5,5<!--> <!-->kg (min<!--> <!-->=<!--> <!-->2,5 ; max<!--> <!-->=<!--> <!-->15,2). Au total, 17<!--> <!-->conteneurs étaient<!--> <!-->><!--> <!-->15<!--> <!-->kg, dont 14<!--> <!-->conteneurs en orthopédie, 2 en digestif et 1 en gynécologie.</div><div>L’étiquetage mis en place alerte sur le poids des conteneurs, facilite la manutention par les personnels des BO ainsi que de la stérilisation, permet l’optimisation du plan de charge des autoclaves et du rangement dans les arsenaux des BO. Les conteneurs<!--> <!-->≤<!--> <!-->5<!--> <!-->kg peuvent ainsi être manipulés en cas de RPCL dans le respect des consignes de la médecine du travail. Ceux<!--> <!-->><!--> <!-->15<!--> <!-->kg ont été dédoublés.</div><div>En cas de modification des compositions des conteneurs, ceux-ci seront repesés et réétiquetés si besoin. Parmi les 10 % non étiquetés (qui le seront au fil de l’eau lors de leur passage en stérilisation), aucu","PeriodicalId":100870,"journal":{"name":"Le Pharmacien Clinicien","volume":"61 1","pages":"Page e22"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147387537","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-12-06DOI: 10.1016/j.phacli.2025.09.016
A. Daadaa , S. Poggio , T. Begue , S. Roy , C. Henry
Contexte
Depuis 2022, les pharmaciens hospitaliers sont autorisés à adapter et/ou renouveler les prescriptions dans le cadre d’un protocole de coopération. Au sein du service de chirurgie orthopédique, de multiples activités de pharmacie clinique sont déjà mises en place (bilan médicamenteux, analyse et entretiens pharmaceutiques).
Objectifs
L’objectif de ce travail était de connaître la vision des prescripteurs sur la prescription pharmaceutique et d’en déduire un périmètre.
Matériels et méthodes
Un questionnaire a été élaboré et diffusé à 21 médecins pour connaître l’opinion des prescripteurs sur les interventions pharmaceutiques, la possibilité de substitution par le pharmacien, la connaissance de la prescription pharmaceutique ainsi que le périmètre adéquat de celle-ci. Une analyse quantitative et qualitative des réponses a été réalisée.
Résultats
Dix réponses ont été recueillies avec la répartition suivante : 4 de chirurgiens orthopédiques, 3 internes en chirurgie, 2 anesthésistes et 1 infectiologue. La moyenne d’années d’exercice des répondants était de 14,8 ans. Concernant nos interventions pharmaceutiques, 50 % des médecins affirmaient les lire fréquemment et 80 % les trouvaient pertinentes. Parmi les répondants, 90 % ne connaissaient pas la possibilité de prescription par le pharmacien. Soixante pour cent étaient favorables à la mise en place du protocole et 40 % très favorables. Seulement 50 % des interrogés indiquaient savoir faire la différence entre les médicaments au livret et hors livrets (HL) et 100 % étaient favorables à la substitution par le pharmacien des médicaments HL. Concernant le périmètre, 90 % étaient favorables au renouvellement des traitements habituels du patient à partir du bilan médicamenteux. En revanche, seuls 40 % des participants étaient favorables à la gestion des anticoagulants oraux en postopératoire et 60 % à la prescription des anti-infectieux après l’avis d’un infectiologue.
Discussion/conclusion
Les résultats soulignent l’enthousiasme des médecins du service à la mise en place de ce protocole, qui reconnaissent les compétences du pharmacien clinicien. Toutefois, des contraintes technologiques et organisationnelles restent à surmonter afin d’assurer une prise en charge sécurisée. En effet, le logiciel de prescription utilisé ne permet pas pour l’instant l’ouverture des droits prescripteurs aux pharmaciens. La question de la continuité d’activité pharmaceutique se pose en absence d’un effectif optimal.
{"title":"Protocole de prescription pharmaceutique en chirurgie : vers quel périmètre ?","authors":"A. Daadaa , S. Poggio , T. Begue , S. Roy , C. Henry","doi":"10.1016/j.phacli.2025.09.016","DOIUrl":"10.1016/j.phacli.2025.09.016","url":null,"abstract":"<div><h3>Contexte</h3><div>Depuis 2022, les pharmaciens hospitaliers sont autorisés à adapter et/ou renouveler les prescriptions dans le cadre d’un protocole de coopération. Au sein du service de chirurgie orthopédique, de multiples activités de pharmacie clinique sont déjà mises en place (bilan médicamenteux, analyse et entretiens pharmaceutiques).</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>L’objectif de ce travail était de connaître la vision des prescripteurs sur la prescription pharmaceutique et d’en déduire un périmètre.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Un questionnaire a été élaboré et diffusé à 21 médecins pour connaître l’opinion des prescripteurs sur les interventions pharmaceutiques, la possibilité de substitution par le pharmacien, la connaissance de la prescription pharmaceutique ainsi que le périmètre adéquat de celle-ci. Une analyse quantitative et qualitative des réponses a été réalisée.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Dix réponses ont été recueillies avec la répartition suivante : 4 de chirurgiens orthopédiques, 3 internes en chirurgie, 2 anesthésistes et 1 infectiologue. La moyenne d’années d’exercice des répondants était de 14,8 ans. Concernant nos interventions pharmaceutiques, 50 % des médecins affirmaient les lire fréquemment et 80 % les trouvaient pertinentes. Parmi les répondants, 90 % ne connaissaient pas la possibilité de prescription par le pharmacien. Soixante pour cent étaient favorables à la mise en place du protocole et 40 % très favorables. Seulement 50 % des interrogés indiquaient savoir faire la différence entre les médicaments au livret et hors livrets (HL) et 100 % étaient favorables à la substitution par le pharmacien des médicaments HL. Concernant le périmètre, 90 % étaient favorables au renouvellement des traitements habituels du patient à partir du bilan médicamenteux. En revanche, seuls 40 % des participants étaient favorables à la gestion des anticoagulants oraux en postopératoire et 60 % à la prescription des anti-infectieux après l’avis d’un infectiologue.</div></div><div><h3>Discussion/conclusion</h3><div>Les résultats soulignent l’enthousiasme des médecins du service à la mise en place de ce protocole, qui reconnaissent les compétences du pharmacien clinicien. Toutefois, des contraintes technologiques et organisationnelles restent à surmonter afin d’assurer une prise en charge sécurisée. En effet, le logiciel de prescription utilisé ne permet pas pour l’instant l’ouverture des droits prescripteurs aux pharmaciens. La question de la continuité d’activité pharmaceutique se pose en absence d’un effectif optimal.</div></div>","PeriodicalId":100870,"journal":{"name":"Le Pharmacien Clinicien","volume":"60 4","pages":"Page e6"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145685627","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-12-06DOI: 10.1016/j.phacli.2025.09.064
N. Guillon, F. Ollivier
Contexte
L’arrêté du 8 septembre 2021 sur le management du circuit des dispositifs médicaux implantables (DMI) dans les établissements de santé et les installations de chirurgie esthétique impose la mise en place d’un système de management de la qualité de la traçabilité sanitaire des DMI. La traçabilité est requise en temps réel à chaque étape du circuit des DMI, à l’aide de l’identifiant unique des dispositifs (IUD). Les informations sur les DMI posés doivent figurer dans le dossier patient informatisé (DPI) et transmises au patient.
Objectifs
Ce travail a pour objectif d’évaluer la qualité de la traçabilité du circuit des DMI au sein de l’établissement.
Matériels et méthodes
Un audit rétrospectif a été réalisé afin d’évaluer la qualité de la traçabilité sanitaire des DMI dans les différents secteurs de son parcours et d’en déterminer le taux de conformité. Il a été effectué à l’aide de l’outil proposé par les Omédit Pays de la Loire et Normandie. L’audit a concerné 8 références de DMI, de spécialités chirurgicales ou interventionnelles différentes et représentatives de l’activité de l’établissement, sur 50 dossiers patients.
Résultats
Les dossiers ont été audités sur l’année 2023, et la traçabilité étudiée sur le circuit de la PUI, des 3 blocs opératoires (42 salles), dans le DPI et auprès du patient. Cent pour cent de conformité a été relevé sur la traçabilité au sein de la PUI. Les critères audités dans les blocs ont mis en évidence une non-conformité sur le circuit, puisque les DMI ne sont pas contrôlés ni tracés à leur réception dans les différents arsenaux des blocs opératoires. Concernant le DPI, dans 56 % des dossiers audités, la remise de la carte d’implant au patient n’est pas tracée et dans 58 % des dossiers, l’IUD du DMI n’est pas renseigné. Cet IUD est également absent de la lettre de liaison à destination du médecin traitant pour l’ensemble des dossiers.
Discussion/conclusion
Afin de sécuriser le circuit des DMI et répondre aux exigences du nouvel arrêté, un travail doit être mené auprès du personnel soignant notamment sur l’importance de l’information transmise au patient. L’acquisition d’équipement informatique permettant la lecture de l’IUD lors du scannage aux différentes étapes du circuit permettra de faciliter le suivi des DMI, améliorer les erreurs de traçabilité, permettre l’intégration de l’IUD dans le DPI et les documents de liaison patient.
2021年9月8日关于医疗机构和整容手术设施植入医疗器械回路管理的法令要求建立一个可追溯性医疗器械的质量管理体系。在DMI电路的每个阶段都需要使用设备唯一标识符(IUD)进行实时可追溯性。关于DMI的信息必须包含在计算机患者记录(DPI)中,并与患者共享。这项工作的目的是评估机构内部DMI电路可追溯性的质量。材料和方法进行了回顾性审计,以评估其过程中不同部门的DMI健康可追溯性的质量,并确定合规率。它是使用Omedit Pays de la Loire和诺曼底提出的工具进行的。审计涉及DMI在50个患者档案中的8个参考资料,这些参考资料来自不同的外科或干预专业,代表了该机构的活动。结果对2023年的记录进行了审计,并研究了IDP、3个手术室(42个房间)、DPI和患者的可追溯性。在IPU的可追溯性中发现了100%的一致性。在区块中审计的标准突出了电路的不一致性,因为在操作区块的不同武器库中,DMI没有被控制或跟踪。关于DPI,在56%的审计记录中,没有跟踪向患者交付植入卡的过程,在58%的审计记录中,没有提供DPI的DPI。在给主治医生的所有文件的转诊信中也没有这个DPI。讨论/结论为了确保DMI电路的安全并满足新命令的要求,需要与医疗保健人员就传递给患者的信息的重要性进行工作。在电路的不同阶段获得能够读取宫内节育器的计算机设备,将有助于监测宫内节育器,改善可追溯性错误,并将宫内节育器集成到宫内节育器和患者转诊文件中。
{"title":"Audit de la qualité de la traçabilité des dispositifs médicaux implantables dans une clinique privée","authors":"N. Guillon, F. Ollivier","doi":"10.1016/j.phacli.2025.09.064","DOIUrl":"10.1016/j.phacli.2025.09.064","url":null,"abstract":"<div><h3>Contexte</h3><div>L’arrêté du 8 septembre 2021 sur le management du circuit des dispositifs médicaux implantables (DMI) dans les établissements de santé et les installations de chirurgie esthétique impose la mise en place d’un système de management de la qualité de la traçabilité sanitaire des DMI. La traçabilité est requise en temps réel à chaque étape du circuit des DMI, à l’aide de l’identifiant unique des dispositifs (IUD). Les informations sur les DMI posés doivent figurer dans le dossier patient informatisé (DPI) et transmises au patient.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Ce travail a pour objectif d’évaluer la qualité de la traçabilité du circuit des DMI au sein de l’établissement.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Un audit rétrospectif a été réalisé afin d’évaluer la qualité de la traçabilité sanitaire des DMI dans les différents secteurs de son parcours et d’en déterminer le taux de conformité. Il a été effectué à l’aide de l’outil proposé par les Omédit Pays de la Loire et Normandie. L’audit a concerné 8 références de DMI, de spécialités chirurgicales ou interventionnelles différentes et représentatives de l’activité de l’établissement, sur 50 dossiers patients.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les dossiers ont été audités sur l’année 2023, et la traçabilité étudiée sur le circuit de la PUI, des 3 blocs opératoires (42 salles), dans le DPI et auprès du patient. Cent pour cent de conformité a été relevé sur la traçabilité au sein de la PUI. Les critères audités dans les blocs ont mis en évidence une non-conformité sur le circuit, puisque les DMI ne sont pas contrôlés ni tracés à leur réception dans les différents arsenaux des blocs opératoires. Concernant le DPI, dans 56 % des dossiers audités, la remise de la carte d’implant au patient n’est pas tracée et dans 58 % des dossiers, l’IUD du DMI n’est pas renseigné. Cet IUD est également absent de la lettre de liaison à destination du médecin traitant pour l’ensemble des dossiers.</div></div><div><h3>Discussion/conclusion</h3><div>Afin de sécuriser le circuit des DMI et répondre aux exigences du nouvel arrêté, un travail doit être mené auprès du personnel soignant notamment sur l’importance de l’information transmise au patient. L’acquisition d’équipement informatique permettant la lecture de l’IUD lors du scannage aux différentes étapes du circuit permettra de faciliter le suivi des DMI, améliorer les erreurs de traçabilité, permettre l’intégration de l’IUD dans le DPI et les documents de liaison patient.</div></div>","PeriodicalId":100870,"journal":{"name":"Le Pharmacien Clinicien","volume":"60 4","pages":"Page e29"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145685719","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-12-06DOI: 10.1016/j.phacli.2025.09.053
S. Violette, M.A. Leger, A. Blanchet, M.H. Buge, C. Rosolen, G. Brunet, Équipe du service Qualité Équipe de la pharmacie
<div><h3>Contexte</h3><div>Après une enquête flash de recueil de satisfaction globale en 2023, l’équipe de rétrocession a souhaité poursuivre sa démarche en proposant une enquête de satisfaction détaillée.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Évaluer la satisfaction des usagers lors des actes de rétrocession.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Le projet a été construit par l’équipe de rétrocession et de la qualité et validé par la commission des usagers de l’établissement. Le public ciblé comprend l’ensemble des personnes venant retirer des médicaments : patients, accompagnants, tiers. L’enquête repose sur un questionnaire papier remis lors d’un acte de rétrocession, du 01/04/2024 au 30/06/2024. Les usagers sont invités à le déposer dans une urne en rétrocession ou à l’accueil de l’hôpital. Ce questionnaire comporte 14 questions sur diverses thématiques : accueil, locaux, délai de mise à disposition des traitements, acte de délivrance et satisfaction globale. Pour chaque question, l’échelle d’évaluation se base sur 5 niveaux (très satisfait – satisfait – peu satisfait – pas satisfait – ne se prononce pas). Les consignes sont données oralement par le préparateur ou pharmacien en poste et via un affichage.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Sur la période, des traitements ont été délivrés pour 182 patients, 111 expressions de satisfaction ont été recueillies (taux de participation: 60,98 %). Parmi les répondants, 70 % viennent retirer les médicaments pour eux, 25 % pour un proche, 5 % sont des tiers (prestataires, infirmiers libéraux). 70 % viennent depuis plus d’un an, 15 % depuis 6 à 12 mois et autant depuis moins de 6 mois. Concernant l’accueil, les points forts sont l’attitude courtoise et aimable de l’équipe (86 % très satisfaits et 14 % satisfaits), l’amplitude horaire (1 % peu satisfaits). Les locaux ne donnent pas entière satisfaction, 71 % de très satisfaits et 15 % satisfaits. La quasi-totalité des patients sont satisfaits voire très satisfaits du délai de mise à disposition des médicaments (18 et 82 %). Sur les informations données, 2 % sont peu satisfaits, à noter que 3 % sont également peu satisfaits des informations sur la substitution par des génériques. La note de satisfaction globale moyenne est de 9,44/10. Sur les 111 questionnaires, 41 comportent un commentaire, 21 patients ont signalé qu’ils étaient très satisfaits du service et remercient le personnel.</div></div><div><h3>Discussion/conclusion</h3><div>Après une restructuration du secteur et un engagement dans une démarche qualité, l’enquête flash de 2023 avait révélé 94 % de satisfaction positive (satisfait et très satisfait). Les résultats de cette enquête détaillés sont du même ordre. À l’issue de l’analyse, les mesures d’améliorations ont été réfléchies et inscrites dans le plan d’action du service (entre autres, respecter la confidentialité : bande de seuil, affichage à destination du public, délivrer des conseils de qualité : formation des équipes à c
{"title":"Enquête de satisfaction en rétrocession : démarche d’amélioration continue","authors":"S. Violette, M.A. Leger, A. Blanchet, M.H. Buge, C. Rosolen, G. Brunet, Équipe du service Qualité Équipe de la pharmacie","doi":"10.1016/j.phacli.2025.09.053","DOIUrl":"10.1016/j.phacli.2025.09.053","url":null,"abstract":"<div><h3>Contexte</h3><div>Après une enquête flash de recueil de satisfaction globale en 2023, l’équipe de rétrocession a souhaité poursuivre sa démarche en proposant une enquête de satisfaction détaillée.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Évaluer la satisfaction des usagers lors des actes de rétrocession.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Le projet a été construit par l’équipe de rétrocession et de la qualité et validé par la commission des usagers de l’établissement. Le public ciblé comprend l’ensemble des personnes venant retirer des médicaments : patients, accompagnants, tiers. L’enquête repose sur un questionnaire papier remis lors d’un acte de rétrocession, du 01/04/2024 au 30/06/2024. Les usagers sont invités à le déposer dans une urne en rétrocession ou à l’accueil de l’hôpital. Ce questionnaire comporte 14 questions sur diverses thématiques : accueil, locaux, délai de mise à disposition des traitements, acte de délivrance et satisfaction globale. Pour chaque question, l’échelle d’évaluation se base sur 5 niveaux (très satisfait – satisfait – peu satisfait – pas satisfait – ne se prononce pas). Les consignes sont données oralement par le préparateur ou pharmacien en poste et via un affichage.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Sur la période, des traitements ont été délivrés pour 182 patients, 111 expressions de satisfaction ont été recueillies (taux de participation: 60,98 %). Parmi les répondants, 70 % viennent retirer les médicaments pour eux, 25 % pour un proche, 5 % sont des tiers (prestataires, infirmiers libéraux). 70 % viennent depuis plus d’un an, 15 % depuis 6 à 12 mois et autant depuis moins de 6 mois. Concernant l’accueil, les points forts sont l’attitude courtoise et aimable de l’équipe (86 % très satisfaits et 14 % satisfaits), l’amplitude horaire (1 % peu satisfaits). Les locaux ne donnent pas entière satisfaction, 71 % de très satisfaits et 15 % satisfaits. La quasi-totalité des patients sont satisfaits voire très satisfaits du délai de mise à disposition des médicaments (18 et 82 %). Sur les informations données, 2 % sont peu satisfaits, à noter que 3 % sont également peu satisfaits des informations sur la substitution par des génériques. La note de satisfaction globale moyenne est de 9,44/10. Sur les 111 questionnaires, 41 comportent un commentaire, 21 patients ont signalé qu’ils étaient très satisfaits du service et remercient le personnel.</div></div><div><h3>Discussion/conclusion</h3><div>Après une restructuration du secteur et un engagement dans une démarche qualité, l’enquête flash de 2023 avait révélé 94 % de satisfaction positive (satisfait et très satisfait). Les résultats de cette enquête détaillés sont du même ordre. À l’issue de l’analyse, les mesures d’améliorations ont été réfléchies et inscrites dans le plan d’action du service (entre autres, respecter la confidentialité : bande de seuil, affichage à destination du public, délivrer des conseils de qualité : formation des équipes à c","PeriodicalId":100870,"journal":{"name":"Le Pharmacien Clinicien","volume":"60 4","pages":"Page e24"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145685804","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-12-06DOI: 10.1016/j.phacli.2025.09.017
C. Lons , S. Bonal , M. Etcheverry , D. Leseul , M. Antignac , N. Arzouk , H. Junot
Contexte
Dans le but d’améliorer le suivi tout en favorisant l’autonomie des patients vis-à-vis de leur greffe rénale, un outil de télésurveillance a été mis en place. Dans un objectif éducatif, un auto-questionnaire d’observance a été implémenté dans cet outil.
Objectifs
L’objectif de ce travail est d’évaluer l’intérêt de cette approche pour le suivi à distance des patients transplantés.
Matériels et méthodes
Le questionnaire BAASIS® (Faculté de médecine, Bale), destiné à évaluer l’adhérence des patients aux traitements immunosuppresseurs (IS) a été retenu par la pharmacie et proposé en ligne pendant un mois à la totalité des patients inclus dans l’outil de télésurveillance Nephrowise® (Semeia). Leurs réponses au questionnaire ont été confrontées aux dosages plasmatiques résiduels d’inhibiteurs de calcineurine (à défaut, inhibiteur de mTOR): vérification par l’équipe de pharmacie de la concordance entre observance et dosages résiduels dans la zone thérapeutique.
Résultats
Parmi les 497 patients greffés inscrits sur Nephrowise®, 30 % ont répondu au questionnaire (n = 150) soit 69 femmes et 81 hommes (sex-ratio H/F : 1,17). L’âge moyen était de 55 ans [24 ; 81] avec une ancienneté de greffe répartie comme suit : 9 patients greffés < 1 an, 51 entre 1 et 5 ans, 72 entre 5 et 15 ans et 18 > 15 ans. 125 patients étaient sous tacrolimus, 8 sous ciclosporine, et 8 sous everolimus (9 patients exclus faute de dosages disponibles). Selon le questionnaire, 51 % (n = 77) des patients ne déclarent aucun problème d’observance. Le principal facteur d’inobservance reporté dans le questionnaire était le décalage de prise (n = 43/73). Leurs réponses ont été confrontées aux derniers dosages des IS. Le taux de concordance était de 50 %: 42 % (n = 59) dans le groupe observants/dosage dans la zone thérapeutique et 8 % (n = 11) dans le groupe non observants/dosage trop bas (différence significative (p < 0,001)). Ainsi, le décalage de prise ne semble pas avoir d’impact sur les dosages résiduels d’IS. La non observance décroît avec l’ancienneté de la greffe (66 % < 1an vs 44 % > 15 ans, décroissance linéaire, R2 = 0,97).
Discussion/conclusion
Cette étude montre que la double approche auto-questionnaire et suivi thérapeutique est complémentaire. Elle permet d’identifier les patients les moins observants et de réfléchir à une éducation thérapeutique ciblée notamment pour les greffes les plus anciennes. L’étape suivante dans ce projet est de pérenniser le dispositif : élargissement à d’autres centres ? soumission du questionnaire aux patients « rééduqués » à distance ?
{"title":"Implémentation d’un questionnaire de suivi d’observance dans un outil de télésurveillance de patients transplantés rénaux : intérêt et validation","authors":"C. Lons , S. Bonal , M. Etcheverry , D. Leseul , M. Antignac , N. Arzouk , H. Junot","doi":"10.1016/j.phacli.2025.09.017","DOIUrl":"10.1016/j.phacli.2025.09.017","url":null,"abstract":"<div><h3>Contexte</h3><div>Dans le but d’améliorer le suivi tout en favorisant l’autonomie des patients vis-à-vis de leur greffe rénale, un outil de télésurveillance a été mis en place. Dans un objectif éducatif, un auto-questionnaire d’observance a été implémenté dans cet outil.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>L’objectif de ce travail est d’évaluer l’intérêt de cette approche pour le suivi à distance des patients transplantés.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Le questionnaire BAASIS® (Faculté de médecine, Bale), destiné à évaluer l’adhérence des patients aux traitements immunosuppresseurs (IS) a été retenu par la pharmacie et proposé en ligne pendant un mois à la totalité des patients inclus dans l’outil de télésurveillance Nephrowise® (Semeia). Leurs réponses au questionnaire ont été confrontées aux dosages plasmatiques résiduels d’inhibiteurs de calcineurine (à défaut, inhibiteur de mTOR): vérification par l’équipe de pharmacie de la concordance entre observance et dosages résiduels dans la zone thérapeutique.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Parmi les 497 patients greffés inscrits sur Nephrowise®, 30 % ont répondu au questionnaire (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->150) soit 69 femmes et 81 hommes (sex-ratio H/F : 1,17). L’âge moyen était de 55 ans [24 ; 81] avec une ancienneté de greffe répartie comme suit : 9 patients greffés<!--> <!--><<!--> <!-->1 an, 51 entre 1 et 5 ans, 72 entre 5 et 15 ans et 18<!--> <!-->><!--> <!-->15 ans. 125 patients étaient sous tacrolimus, 8 sous ciclosporine, et 8 sous everolimus (9 patients exclus faute de dosages disponibles). Selon le questionnaire, 51 % (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->77) des patients ne déclarent aucun problème d’observance. Le principal facteur d’inobservance reporté dans le questionnaire était le décalage de prise (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->43/73). Leurs réponses ont été confrontées aux derniers dosages des IS. Le taux de concordance était de 50 %: 42 % (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->59) dans le groupe observants/dosage dans la zone thérapeutique et 8 % (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->11) dans le groupe non observants/dosage trop bas (différence significative (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001)). Ainsi, le décalage de prise ne semble pas avoir d’impact sur les dosages résiduels d’IS. La non observance décroît avec l’ancienneté de la greffe (66 % <<!--> <!-->1an vs 44 %<!--> <!-->><!--> <!-->15 ans, décroissance linéaire, R<sup>2</sup> <!-->=<!--> <!-->0,97).</div></div><div><h3>Discussion/conclusion</h3><div>Cette étude montre que la double approche auto-questionnaire et suivi thérapeutique est complémentaire. Elle permet d’identifier les patients les moins observants et de réfléchir à une éducation thérapeutique ciblée notamment pour les greffes les plus anciennes. L’étape suivante dans ce projet est de pérenniser le dispositif : élargissement à d’autres centres ? soumission du questionnaire aux patients « rééduqués » à distance ?</div></div>","PeriodicalId":100870,"journal":{"name":"Le Pharmacien Clinicien","volume":"60 4","pages":"Page e6"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145685620","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}