<div><h3>Introduction</h3><div>Des travaux de rénovation de notre Unité de préparation centralisée des anticancéreux ont requis de travailler 7<!--> <!-->mois dans une unité modulaire en préfabriqué avec un isolateur de prêt en surpression et un Plasmair®. L’objectif était d’assurer la production en conditions dégradées tout en maintenant le niveau de qualité requis pour garantir la sécurité des patients.</div></div><div><h3>Matériels et méthode</h3><div>Une analyse de risque selon la méthode AMDEC a permis d’identifier les défaillances potentielles, leur criticité initiale (CI) et leur criticité résiduelle (CR) après actions préventives. Un suivi renforcé des contrôles microbiologiques (contact et prélèvement d’air actif) et particulaires de l’unité a été mené. Les résultats ont été classés selon les recommandations des bonnes pratiques de préparations (BPP) en cible (respect de la classe C), action (respect de la classe D) et alerte (non-respect de la classe D). Les contaminations microbiologiques de l’isolateur (géloses contact, de sédimentation, empreintes de gants) obtenues avant (9<!--> <!-->mois) et dans l’unité provisoire (6<!--> <!-->mois) ont été comparées par des tests de Fisher et de Student (α<!--> <!-->=<!--> <!-->0,05). Un suivi quotidien de la température et de l’hygrométrie a été effectué.</div></div><div><h3>Résultats et discussion</h3><div>L’analyse de risque a identifié 37<!--> <!-->risques dont 65 %, 30 % et 5 % avec respectivement une CI faible, modérée et élevée (concernant l’hygiène, le transport, le besoin de prescription anticipée et les défauts d’isolation). Après actions correctives, 24<!--> <!-->risques avaient une CR acceptable, 13<!--> <!-->étaient à surveiller et 0 à traiter, soulignant une bonne maîtrise globale. Dans l’unité, 10<!--> <!-->prélèvements contacts étaient en alerte et 2 en action sur 197<!--> <!-->prélèvements. Un renforcement des protocoles d’hygiène a permis de réduire la présence de moisissures dans l’air (89 % des prélèvements d’air actif étaient malgré tout en alerte). De plus, 6 sur 34 prélèvements particulaires étaient en action et 0 en alerte, témoignant de l’efficacité du Plasmair®. La contamination microbiologique moyenne de l’isolateur avant et après déménagement n’était pas significativement différente (2,33 versus 2,83 par mois, F<!--> <!-->=<!--> <!-->1 ;725 et <em>t</em> <!-->=<!--> <!-->0,589) et les anticancéreux étant préparés en système clos, le risque infectieux était donc bien maîtrisé. Enfin, 9 % des températures mesurées étaient inférieures aux 18<!--> <!-->°C recommandés, 2 % des mesures d’hygrométrie étaient trop élevées (><!--> <!-->60 %) et 16 % trop faibles (<<!--> <!-->30 %). L’hygrométrie et la température étaient acceptables en période hivernale grâce à l’ajout de chauffage et d’un déshumidificateur.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’unité modulaire est une solution économiquement avantageuse mais techniquement exigeante, surtout en l’absence de centrale d
我们的中央癌症准备单元的翻新工作需要在一个模块化的预制单元中工作7个月,该单元配有超压贷款绝绝体和Plasmair®。其目的是确保在退化条件下生产,同时保持保证患者安全所需的质量水平。根据AMDEC方法进行的风险分析,在采取预防措施后,确定了潜在的缺陷及其初始临界性(CI)和剩余临界性(CR)。对该装置的微生物(接触和活性空气采样)和颗粒进行了更严格的监测。结果根据良好制备规范(GPP)的建议进行了分类:目标(C类合规)、行动(D类合规)和警告(D类不合规)。通过Fisher和Student试验(α = 0.05)比较了9个月前(9个月)和临时单元(6个月)获得的绝缘微生物污染(接触凝胶、沉淀物、手套指纹)。对温度和湿度进行了日常监测。结果与讨论风险分析确定了37种风险,其中65%、30%和5%分别具有低、中、高CI(与卫生、交通、提前处方需求和绝缘缺陷有关)。在纠正行动之后,24个风险达到可接受的RR, 13个需要监测,0个需要治疗,表明总体控制良好。在该单位,197次接触采样中有10次处于警戒状态,2次处于工作状态。更严格的卫生规程减少了空气中的霉菌(89%的活性空气样本仍然处于警戒状态)。此外,34个样本中有6个在运行,0个处于警戒状态,证明了Plasmair®的有效性。移动前后绝缘子的平均微生物污染没有显著差异(每月2.33 vs 2.83, F = 1;725, t = 0.589),而且抗癌药物是在封闭系统中制备的,因此感染风险得到了很好的控制。最后,9%的温度低于建议的18°C, 2%的湿度测量过高(60%),16%过低(30%)。由于增加了暖气和除湿器,冬季的湿度和温度都是可以接受的。模块化单元是一种经济上有利但技术上要求很高的解决方案,特别是在没有移动空气处理单元的情况下。由于没有隔热材料,这种临时装置在夏季是不可能的。然而,更严格的控制和卫生做法确保了患者的安全。
{"title":"Sécurisation de la préparation d’anticancéreux dans une unité provisoire modulaire","authors":"Emma Poeuf , Nadine Thiriat , Laurence Marsal , Caroline Sirot , Frédérique Diaw , Zoé Ribier , Nathalie Le Guyader","doi":"10.1016/j.phacli.2025.10.034","DOIUrl":"10.1016/j.phacli.2025.10.034","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Des travaux de rénovation de notre Unité de préparation centralisée des anticancéreux ont requis de travailler 7<!--> <!-->mois dans une unité modulaire en préfabriqué avec un isolateur de prêt en surpression et un Plasmair®. L’objectif était d’assurer la production en conditions dégradées tout en maintenant le niveau de qualité requis pour garantir la sécurité des patients.</div></div><div><h3>Matériels et méthode</h3><div>Une analyse de risque selon la méthode AMDEC a permis d’identifier les défaillances potentielles, leur criticité initiale (CI) et leur criticité résiduelle (CR) après actions préventives. Un suivi renforcé des contrôles microbiologiques (contact et prélèvement d’air actif) et particulaires de l’unité a été mené. Les résultats ont été classés selon les recommandations des bonnes pratiques de préparations (BPP) en cible (respect de la classe C), action (respect de la classe D) et alerte (non-respect de la classe D). Les contaminations microbiologiques de l’isolateur (géloses contact, de sédimentation, empreintes de gants) obtenues avant (9<!--> <!-->mois) et dans l’unité provisoire (6<!--> <!-->mois) ont été comparées par des tests de Fisher et de Student (α<!--> <!-->=<!--> <!-->0,05). Un suivi quotidien de la température et de l’hygrométrie a été effectué.</div></div><div><h3>Résultats et discussion</h3><div>L’analyse de risque a identifié 37<!--> <!-->risques dont 65 %, 30 % et 5 % avec respectivement une CI faible, modérée et élevée (concernant l’hygiène, le transport, le besoin de prescription anticipée et les défauts d’isolation). Après actions correctives, 24<!--> <!-->risques avaient une CR acceptable, 13<!--> <!-->étaient à surveiller et 0 à traiter, soulignant une bonne maîtrise globale. Dans l’unité, 10<!--> <!-->prélèvements contacts étaient en alerte et 2 en action sur 197<!--> <!-->prélèvements. Un renforcement des protocoles d’hygiène a permis de réduire la présence de moisissures dans l’air (89 % des prélèvements d’air actif étaient malgré tout en alerte). De plus, 6 sur 34 prélèvements particulaires étaient en action et 0 en alerte, témoignant de l’efficacité du Plasmair®. La contamination microbiologique moyenne de l’isolateur avant et après déménagement n’était pas significativement différente (2,33 versus 2,83 par mois, F<!--> <!-->=<!--> <!-->1 ;725 et <em>t</em> <!-->=<!--> <!-->0,589) et les anticancéreux étant préparés en système clos, le risque infectieux était donc bien maîtrisé. Enfin, 9 % des températures mesurées étaient inférieures aux 18<!--> <!-->°C recommandés, 2 % des mesures d’hygrométrie étaient trop élevées (><!--> <!-->60 %) et 16 % trop faibles (<<!--> <!-->30 %). L’hygrométrie et la température étaient acceptables en période hivernale grâce à l’ajout de chauffage et d’un déshumidificateur.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’unité modulaire est une solution économiquement avantageuse mais techniquement exigeante, surtout en l’absence de centrale d","PeriodicalId":100870,"journal":{"name":"Le Pharmacien Clinicien","volume":"61 1","pages":"Pages e14-e15"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147387581","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
<div><h3>Introduction</h3><div>L’extravasation (EV) correspond à l’injection accidentelle et non intentionnelle de médicaments dans les tissus périvasculaires ou sous-cutanés. Elle constitue une cause de morbidité iatrogène, ainsi qu’un facteur d’augmentation de la durée et des coûts d’hospitalisation. Contrairement aux EV de médicaments cytotoxiques, celles impliquant des médicaments non cytotoxiques sont encore peu documentées.</div><div>À la suite d’un événement indésirable grave survenu au bloc opératoire, et en l’absence de procédure établie, une évaluation des connaissances du personnel sur ce type d’EV a été menée.</div></div><div><h3>Matériels et méthode</h3><div>Un questionnaire de 19<!--> <!-->items, répartis en trois catégories, a été élaboré. La 1<sup>re</sup> partie (5<!--> <!-->items) recueillait les données socio-professionnelles des répondants (sexe, âge, profession, expérience antérieure d’EV constatée et/ou prise en charge [PEC]). La 2<sup>e</sup> partie (8<!--> <!-->items) portait sur les connaissances théoriques des participants concernant l’EV (définition, facteurs de risque, classification des molécules non irritantes (NI), irritantes (I), vésicantes (V), association photos cliniques/catégories, exemples de molécules NI, I, V). La dernière partie (6<!--> <!-->items) explorait les connaissances pratiques (traitement selon le médicament, chronologie des étapes, type de pansement, différence entre compresses chaudes et froides).</div></div><div><h3>Résultats et discussion</h3><div>Sur 51<!--> <!-->questionnaires envoyés, 16 ont été complétés (9 (56 %) femmes, 7 (44 %) hommes), avec un âge moyen de 35,8<!--> <!-->ans. Le panel comprenait 8/17<!--> <!-->IDE, 4/8<!--> <!-->IADE, 3/3<!--> <!-->IBODE, et 1/3 médecin anesthésiste-réanimateur (MAR). Sur les 20<!--> <!-->chirurgiens composant l’équipe du bloc opératoire, aucun n’a participé à l’étude. Au total, 14<!--> <!-->participants avaient déjà été confrontés à une situation d’EV. Au total, 12<!--> <!-->savaient, que les cytotoxiques n’étaient pas les seuls en cause, définir une EV et identifier les facteurs de risque. Au total, 10 ont correctement associé les images cliniques aux catégories de molécules. Au total, 5 ont cité une molécule NI, 9 une molécule<!--> <!-->I, et 7 une molécule<!--> <!-->V. Au total, 12 connaissaient les complications liées aux produits vésicants. Tous savaient que la surveillance du site d’injection est la meilleure prévention. Au total, 14<!--> <!-->reconnaissaient que le PEC dépend du médicament extravasé. En revanche, aucun ne maîtrisait la chronologie complète des étapes de PEC ni le type de pansement à utiliser. Au total, 12<!--> <!-->préconisaient, à tort, l’usage de compresses alcoolisées, non recommandées à ce jour.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Malgré une non-participation des chirurgiens à l’étude pouvant s’expliquer par un manque de sensibilisation à l’étude et/ou une charge de travail importante, l’étude révèle un bon niveau de con
{"title":"Extravasation de médicaments non cytotoxiques au bloc opératoire des connaissances théoriques vers une pratique à actualiser","authors":"Marine Manuelli , Nouhaila Kouaissah , Olivier Bantignies , Dhia Bensalem , Benoît Jacquot , Caroline Valle","doi":"10.1016/j.phacli.2025.10.026","DOIUrl":"10.1016/j.phacli.2025.10.026","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’extravasation (EV) correspond à l’injection accidentelle et non intentionnelle de médicaments dans les tissus périvasculaires ou sous-cutanés. Elle constitue une cause de morbidité iatrogène, ainsi qu’un facteur d’augmentation de la durée et des coûts d’hospitalisation. Contrairement aux EV de médicaments cytotoxiques, celles impliquant des médicaments non cytotoxiques sont encore peu documentées.</div><div>À la suite d’un événement indésirable grave survenu au bloc opératoire, et en l’absence de procédure établie, une évaluation des connaissances du personnel sur ce type d’EV a été menée.</div></div><div><h3>Matériels et méthode</h3><div>Un questionnaire de 19<!--> <!-->items, répartis en trois catégories, a été élaboré. La 1<sup>re</sup> partie (5<!--> <!-->items) recueillait les données socio-professionnelles des répondants (sexe, âge, profession, expérience antérieure d’EV constatée et/ou prise en charge [PEC]). La 2<sup>e</sup> partie (8<!--> <!-->items) portait sur les connaissances théoriques des participants concernant l’EV (définition, facteurs de risque, classification des molécules non irritantes (NI), irritantes (I), vésicantes (V), association photos cliniques/catégories, exemples de molécules NI, I, V). La dernière partie (6<!--> <!-->items) explorait les connaissances pratiques (traitement selon le médicament, chronologie des étapes, type de pansement, différence entre compresses chaudes et froides).</div></div><div><h3>Résultats et discussion</h3><div>Sur 51<!--> <!-->questionnaires envoyés, 16 ont été complétés (9 (56 %) femmes, 7 (44 %) hommes), avec un âge moyen de 35,8<!--> <!-->ans. Le panel comprenait 8/17<!--> <!-->IDE, 4/8<!--> <!-->IADE, 3/3<!--> <!-->IBODE, et 1/3 médecin anesthésiste-réanimateur (MAR). Sur les 20<!--> <!-->chirurgiens composant l’équipe du bloc opératoire, aucun n’a participé à l’étude. Au total, 14<!--> <!-->participants avaient déjà été confrontés à une situation d’EV. Au total, 12<!--> <!-->savaient, que les cytotoxiques n’étaient pas les seuls en cause, définir une EV et identifier les facteurs de risque. Au total, 10 ont correctement associé les images cliniques aux catégories de molécules. Au total, 5 ont cité une molécule NI, 9 une molécule<!--> <!-->I, et 7 une molécule<!--> <!-->V. Au total, 12 connaissaient les complications liées aux produits vésicants. Tous savaient que la surveillance du site d’injection est la meilleure prévention. Au total, 14<!--> <!-->reconnaissaient que le PEC dépend du médicament extravasé. En revanche, aucun ne maîtrisait la chronologie complète des étapes de PEC ni le type de pansement à utiliser. Au total, 12<!--> <!-->préconisaient, à tort, l’usage de compresses alcoolisées, non recommandées à ce jour.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Malgré une non-participation des chirurgiens à l’étude pouvant s’expliquer par un manque de sensibilisation à l’étude et/ou une charge de travail importante, l’étude révèle un bon niveau de con","PeriodicalId":100870,"journal":{"name":"Le Pharmacien Clinicien","volume":"61 1","pages":"Page e10"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147387470","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2026-03-01Epub Date: 2026-02-19DOI: 10.1016/j.phacli.2025.10.049
Vincent Campagnac, Coralie Broncard, Rui Batista, Damien Talon
Introduction
L’augmentation des retours en stérilisation des dispositifs médicaux re-stérilisables unitaires sous sachet (DMRUS) périmés a conduit à évaluer et rationaliser les stocks au bloc orthopédique (BO) dans une optique de développement durable (DD).
Matériels et méthode
À partir du logiciel de traçabilité T-DOC®, le nombre de re-stérilisations des DMRUS du BO sur l’année 2024 a été extrait. Deux inventaires physiques contradictoires ont été réalisés dans l’arsenal stérile du BO en juillet et en septembre 2025. Il a été proposé aux IBODE du BO de supprimer tous les DMRUS dont le taux de rotation était inférieur à 2 fois par an, correspondant à des périmés. L’empreinte carbone en CO2eq/an a été calculée selon un ratio de 12 g de CO2eq par unité d’œuvre (UO) de stérilisation (J. Lemonnier et al. Bilan carbone d’une unité de stérilisation. Zentr Steril 2020 ; 28 (F) : 2–6), un DMRUS correspond à 15 UO et à 2 passages en stérilisation par an lorsqu’il revient systématiquement périmé, soit 360 g de CO2eq.
Résultats et discussion
Lors des inventaires, 543 DMRUS ont été comptés correspondant à 2803 re-stérilisations en 2024. Suite à nos propositions, 147 ont été supprimés (27 %). Ceux-ci correspondaient à des instruments manquant dans certaines compositions, en trop grand nombre compte tenu de leur usage (remis en réserve non stérile) ou à mettre au rebut. Certains DMRUS, dont le taux de rotation était inférieur à 2 fois par an ont été conservés afin de sécuriser les dé-stérilisations accidentelles de compositions.
L’inventaire a permis de trouver des erreurs d’identification d’instruments, de simplifier des dénominations et de fusionner certaines références identiques mais avec des libellés différents. Les références inutiles ont été désactivées sur T-DOC®.
Cette démarche s’inscrit dans un objectif de DD en répondant aux 3 piliers diminution de la charge de travail en stérilisation et au BO (gestion des périmés, retraitement d’instruments inutiles), diminution des ressources matérielles et énergétiques mobilisées (machines, eau, électricité), suppression des déchets inutiles (sachets, gaines). Ce travail dans un BO de 5 salles d’opération correspond à une réduction de l’empreinte carbone de 53 kg CO2eq/an.
Conclusion
La rationalisation du stock de DMRUS au BO initiée par le service de stérilisation s’est traduite par une importante diminution du nombre de sachets en circulation. Ce travail sera réalisé annuellement pour toutes les spécialités chirurgicales de l’établissement pour s’intégrer dans une démarche de DD pérenne.
{"title":"Développement durable au bloc la chasse aux sachets !","authors":"Vincent Campagnac, Coralie Broncard, Rui Batista, Damien Talon","doi":"10.1016/j.phacli.2025.10.049","DOIUrl":"10.1016/j.phacli.2025.10.049","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’augmentation des retours en stérilisation des dispositifs médicaux re-stérilisables unitaires sous sachet (DMRUS) périmés a conduit à évaluer et rationaliser les stocks au bloc orthopédique (BO) dans une optique de développement durable (DD).</div></div><div><h3>Matériels et méthode</h3><div>À partir du logiciel de traçabilité T-DOC®, le nombre de re-stérilisations des DMRUS du BO sur l’année 2024 a été extrait. Deux inventaires physiques contradictoires ont été réalisés dans l’arsenal stérile du BO en juillet et en septembre 2025. Il a été proposé aux IBODE du BO de supprimer tous les DMRUS dont le taux de rotation était inférieur à 2<!--> <!-->fois par an, correspondant à des périmés. L’empreinte carbone en CO2eq/an a été calculée selon un ratio de 12<!--> <!-->g de CO2eq par unité d’œuvre (UO) de stérilisation (J. Lemonnier et al. Bilan carbone d’une unité de stérilisation. Zentr Steril<!--> <!-->2020 ; 28 (F) : 2–6), un DMRUS correspond à 15<!--> <!-->UO et à 2 passages en stérilisation par an lorsqu’il revient systématiquement périmé, soit 360<!--> <!-->g de CO2eq.</div></div><div><h3>Résultats et discussion</h3><div>Lors des inventaires, 543<!--> <!-->DMRUS ont été comptés correspondant à 2803 re-stérilisations en 2024. Suite à nos propositions, 147 ont été supprimés (27 %). Ceux-ci correspondaient à des instruments manquant dans certaines compositions, en trop grand nombre compte tenu de leur usage (remis en réserve non stérile) ou à mettre au rebut. Certains DMRUS, dont le taux de rotation était inférieur à 2<!--> <!-->fois par an ont été conservés afin de sécuriser les dé-stérilisations accidentelles de compositions.</div><div>L’inventaire a permis de trouver des erreurs d’identification d’instruments, de simplifier des dénominations et de fusionner certaines références identiques mais avec des libellés différents. Les références inutiles ont été désactivées sur T-DOC®.</div><div>Cette démarche s’inscrit dans un objectif de DD en répondant aux 3<!--> <!-->piliers diminution de la charge de travail en stérilisation et au BO (gestion des périmés, retraitement d’instruments inutiles), diminution des ressources matérielles et énergétiques mobilisées (machines, eau, électricité), suppression des déchets inutiles (sachets, gaines). Ce travail dans un BO de 5<!--> <!-->salles d’opération correspond à une réduction de l’empreinte carbone de 53<!--> <!-->kg CO2eq/an.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La rationalisation du stock de DMRUS au BO initiée par le service de stérilisation s’est traduite par une importante diminution du nombre de sachets en circulation. Ce travail sera réalisé annuellement pour toutes les spécialités chirurgicales de l’établissement pour s’intégrer dans une démarche de DD pérenne.</div></div>","PeriodicalId":100870,"journal":{"name":"Le Pharmacien Clinicien","volume":"61 1","pages":"Page e22"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147387489","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2026-03-01Epub Date: 2026-02-19DOI: 10.1016/j.phacli.2025.10.018
Julie Ren , Alexia Letissier , Amine Si Ali , Emmanuelle Roc , Stéphanie Poullain , Claire Phan
<div><h3>Introduction</h3><div>Dans notre hôpital, des procédures précisent le matériel requis pour la pose des cathéters veineux (CV) selon leur type (périphériques et centraux). Elles recommandent d’utiliser un pansement transparent adhésif semi-perméable fendu dont les références y sont mentionnées. Or l’Unité de contrôle et de prévention des infections (CPI) et la pharmacie constatent un excès de références, jugé supérieur aux besoins de l’hôpital. Les objectifs sont de faire un état des lieux sur l’établissement et d’évaluer les pratiques de pose dans plusieurs services de soins afin d’optimiser l’utilisation et le référencement des pansements.</div></div><div><h3>Matériels et méthode</h3><div>Plusieurs réunions ont été faites entre le CPI et la pharmacie. Des extractions des consommations annuelles (ECA) de pansements ont ciblé les services à auditer et complété les résultats. Deux audits ont été faits par l’infirmière hygiéniste et l’interne de pharmacie. Le premier a établi un état des lieux des pansements présents dans les services. Le second, basé sur un questionnaire auprès des Infirmiers Diplômés d’État (IDE), a permis d’analyser les pratiques de pose des pansements de CV.</div></div><div><h3>Résultats et discussion</h3><div>En premier, 16<!--> <!-->services ont été audités sur les 34<!--> <!-->utilisant les pansements de CV. Cinq services présentaient des NC car ils ne disposaient pas du bon matériel pour la bonne indication absence d’une référence de pansement nécessaire pour un type de CV ou présence d’une référence (pansement en silicone) apportée par les patients depuis une officine. Puis 19<!--> <!-->IDE ont été audités 7<!--> <!-->IDE ont des NC dans leurs pratiques pour les CV périphériques et 6<!--> <!-->IDE pour les CV centraux. Les causes de NC sont taille inadaptée du pansement par rapport au CV, ajout d’un pansement secondaire pour améliorer l’adhésion du pansement primaire, libellés ambigus des pansements compliquant les commandes faites par les IDE et allergies ayant eu pour conséquence un mésusage des pansements avec utilisation de pansements non référencés et non recommandés. Les ECA ont montré une discordance entre les pansements réellement commandés par les IDE et ceux figurant sur la dotation due aux libellés ambigus des pansements.</div><div>Des NC ont été observées entre services mais aussi entre IDE d’un même service, soulignant la nécessité de former les équipes par des ateliers pratiques attractifs. Une sous-déclaration des effets indésirables avec des circuits non conformes (allergies entraînant des prescriptions de pansements inappropriés et apportés par les patients) renforce l’importance de sensibiliser les IDE sur le circuit de matériovigilance. Des dotations inadaptées ont entraîné l’utilisation de pansements non conformes.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Ainsi, un travail d’optimisation du référencement des pansements est en cours réduction du nombre de références, clarification des libellés pou
{"title":"Bon usage des pansements dans les poses de cathéters veineux périphériques et centraux vers une utilisation optimisée pour une pratique harmonisée","authors":"Julie Ren , Alexia Letissier , Amine Si Ali , Emmanuelle Roc , Stéphanie Poullain , Claire Phan","doi":"10.1016/j.phacli.2025.10.018","DOIUrl":"10.1016/j.phacli.2025.10.018","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Dans notre hôpital, des procédures précisent le matériel requis pour la pose des cathéters veineux (CV) selon leur type (périphériques et centraux). Elles recommandent d’utiliser un pansement transparent adhésif semi-perméable fendu dont les références y sont mentionnées. Or l’Unité de contrôle et de prévention des infections (CPI) et la pharmacie constatent un excès de références, jugé supérieur aux besoins de l’hôpital. Les objectifs sont de faire un état des lieux sur l’établissement et d’évaluer les pratiques de pose dans plusieurs services de soins afin d’optimiser l’utilisation et le référencement des pansements.</div></div><div><h3>Matériels et méthode</h3><div>Plusieurs réunions ont été faites entre le CPI et la pharmacie. Des extractions des consommations annuelles (ECA) de pansements ont ciblé les services à auditer et complété les résultats. Deux audits ont été faits par l’infirmière hygiéniste et l’interne de pharmacie. Le premier a établi un état des lieux des pansements présents dans les services. Le second, basé sur un questionnaire auprès des Infirmiers Diplômés d’État (IDE), a permis d’analyser les pratiques de pose des pansements de CV.</div></div><div><h3>Résultats et discussion</h3><div>En premier, 16<!--> <!-->services ont été audités sur les 34<!--> <!-->utilisant les pansements de CV. Cinq services présentaient des NC car ils ne disposaient pas du bon matériel pour la bonne indication absence d’une référence de pansement nécessaire pour un type de CV ou présence d’une référence (pansement en silicone) apportée par les patients depuis une officine. Puis 19<!--> <!-->IDE ont été audités 7<!--> <!-->IDE ont des NC dans leurs pratiques pour les CV périphériques et 6<!--> <!-->IDE pour les CV centraux. Les causes de NC sont taille inadaptée du pansement par rapport au CV, ajout d’un pansement secondaire pour améliorer l’adhésion du pansement primaire, libellés ambigus des pansements compliquant les commandes faites par les IDE et allergies ayant eu pour conséquence un mésusage des pansements avec utilisation de pansements non référencés et non recommandés. Les ECA ont montré une discordance entre les pansements réellement commandés par les IDE et ceux figurant sur la dotation due aux libellés ambigus des pansements.</div><div>Des NC ont été observées entre services mais aussi entre IDE d’un même service, soulignant la nécessité de former les équipes par des ateliers pratiques attractifs. Une sous-déclaration des effets indésirables avec des circuits non conformes (allergies entraînant des prescriptions de pansements inappropriés et apportés par les patients) renforce l’importance de sensibiliser les IDE sur le circuit de matériovigilance. Des dotations inadaptées ont entraîné l’utilisation de pansements non conformes.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Ainsi, un travail d’optimisation du référencement des pansements est en cours réduction du nombre de références, clarification des libellés pou","PeriodicalId":100870,"journal":{"name":"Le Pharmacien Clinicien","volume":"61 1","pages":"Page e6"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147387059","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
<div><h3>Introduction</h3><div>Les surdités neurosensorielles sévères à profondes bilatérales représentent l’indication principale d’implantation cochléaire. Celle-ci repose sur la pose d’une partie interne (implant cochléaire, IC) et sur le réglage d’une partie externe (processeur). La prise en charge de ces patients est donc pluridisciplinaire et comprend de multiples rendez-vous, avant et après la pose de l’IC. En mai 2024, notre établissement a obtenu l’autorisation d’ouvrir un centre d’implantation cochléaire adulte, labellisé centre de référence. L’organisation mise en place pour cette nouvelle activité a intégré l’équipe pharmaceutique afin d’optimiser la prise en charge des patients du début à la fin du circuit (sécurisation de la logistique, facilitation de l’accès à ces nouvelles technologies). L’objectif de ce travail est de faire un retour d’expérience, en présentant l’organisation mise en œuvre au sein de la pharmacie et un bilan d’activité.</div></div><div><h3>Matériels et méthode</h3><div>Des réunions ont été organisées avec la direction, les fournisseurs, les chirurgiens et les assistantes médico-administratives (AMA). Le retour d’expérience a inclus tous les patients implantés (pose d’un IC) ou bénéficiant d’un renouvellement (processeur) entre le 18/09/24 et le 31/07/25.</div></div><div><h3>Résultats et discussion</h3><div>Concernant l’organisation, la participation des pharmaciens aux réunions a permis de définir les grands axes de développement de l’activité, la mise en place des dépôts et des procédures de commande, la définition du matériel chirurgical nécessaire et l’organisation de la logistique et de la traçabilité. Un staff pluridisciplinaire bimensuel, incluant les pharmaciens, valide les primo-implantations et renouvellements à venir tout en garantissant une coordination optimale. Les données d’activité sont centralisées dans un fichier Excel alimenté en collaboration avec les AMA. Sur la période étudiée, 47<!--> <!-->IC (5 bilatéraux) ont été posés. En parallèle, 28<!--> <!-->renouvellements ont eu lieu. Au total, 75<!--> <!-->processeurs ont été activés. Tous les patients ont été présentés en staff. L’âge moyen était de 60<!--> <!-->ans, avec 68 % de femmes; la latéralité d’appareillage était surtout droite (54 %) et les coloris majoritairement marron (31,6 %) ou gris (25 %). Les délais moyens étaient de 7,5<!--> <!-->jours entre la commande et la livraison, de 28,5<!--> <!-->jours entre la commande et l’activation et de 10,5<!--> <!-->ans entre l’implantation initiale et le renouvellement dans l’établissement. Enfin, 2<!--> <!-->implantations ont été annulées (décès, troubles neurocognitifs), 2<!--> <!-->activations ont été modifiées (changement de modèle du processeur avec remboursement ou réattribution) et 3<!--> <!-->déclarations de matériovigilance ont concerné spécifiquement les IC.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’organisation pluridisciplinaire et l’implication d’équipes spécialisées favorisent une p
{"title":"Retour d’expérience de l’équipe pharmaceutique un an après l’ouverture d’un centre d’implantation cochléaire – avons-nous eu l’oreille fine ?","authors":"Anne-Claire Pradeau, Léontine Scherer, Loïs Oliver, Georges Nicolaos, Elvire Martin, Olivia Chauvel, Chloé Dupont","doi":"10.1016/j.phacli.2025.10.013","DOIUrl":"10.1016/j.phacli.2025.10.013","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les surdités neurosensorielles sévères à profondes bilatérales représentent l’indication principale d’implantation cochléaire. Celle-ci repose sur la pose d’une partie interne (implant cochléaire, IC) et sur le réglage d’une partie externe (processeur). La prise en charge de ces patients est donc pluridisciplinaire et comprend de multiples rendez-vous, avant et après la pose de l’IC. En mai 2024, notre établissement a obtenu l’autorisation d’ouvrir un centre d’implantation cochléaire adulte, labellisé centre de référence. L’organisation mise en place pour cette nouvelle activité a intégré l’équipe pharmaceutique afin d’optimiser la prise en charge des patients du début à la fin du circuit (sécurisation de la logistique, facilitation de l’accès à ces nouvelles technologies). L’objectif de ce travail est de faire un retour d’expérience, en présentant l’organisation mise en œuvre au sein de la pharmacie et un bilan d’activité.</div></div><div><h3>Matériels et méthode</h3><div>Des réunions ont été organisées avec la direction, les fournisseurs, les chirurgiens et les assistantes médico-administratives (AMA). Le retour d’expérience a inclus tous les patients implantés (pose d’un IC) ou bénéficiant d’un renouvellement (processeur) entre le 18/09/24 et le 31/07/25.</div></div><div><h3>Résultats et discussion</h3><div>Concernant l’organisation, la participation des pharmaciens aux réunions a permis de définir les grands axes de développement de l’activité, la mise en place des dépôts et des procédures de commande, la définition du matériel chirurgical nécessaire et l’organisation de la logistique et de la traçabilité. Un staff pluridisciplinaire bimensuel, incluant les pharmaciens, valide les primo-implantations et renouvellements à venir tout en garantissant une coordination optimale. Les données d’activité sont centralisées dans un fichier Excel alimenté en collaboration avec les AMA. Sur la période étudiée, 47<!--> <!-->IC (5 bilatéraux) ont été posés. En parallèle, 28<!--> <!-->renouvellements ont eu lieu. Au total, 75<!--> <!-->processeurs ont été activés. Tous les patients ont été présentés en staff. L’âge moyen était de 60<!--> <!-->ans, avec 68 % de femmes; la latéralité d’appareillage était surtout droite (54 %) et les coloris majoritairement marron (31,6 %) ou gris (25 %). Les délais moyens étaient de 7,5<!--> <!-->jours entre la commande et la livraison, de 28,5<!--> <!-->jours entre la commande et l’activation et de 10,5<!--> <!-->ans entre l’implantation initiale et le renouvellement dans l’établissement. Enfin, 2<!--> <!-->implantations ont été annulées (décès, troubles neurocognitifs), 2<!--> <!-->activations ont été modifiées (changement de modèle du processeur avec remboursement ou réattribution) et 3<!--> <!-->déclarations de matériovigilance ont concerné spécifiquement les IC.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’organisation pluridisciplinaire et l’implication d’équipes spécialisées favorisent une p","PeriodicalId":100870,"journal":{"name":"Le Pharmacien Clinicien","volume":"61 1","pages":"Pages e3-e4"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147387044","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
<div><h3>Introduction</h3><div>La transition entre l’hôpital et le domicile est considérée comme une étape critique, à haut risque d’erreurs médicamenteuses. Dans notre établissement, les pharmaciens réalisent des conciliations médicamenteuses d’entrée et de sortie chez des patients autonomes dans la gestion de leurs traitements ou aidés par un proche. La conciliation de sortie inclut un entretien, la remise d’un plan de prise, ainsi qu’un courrier de conciliation adressé au médecin traitant et au pharmacien d’officine. Dans ce contexte, nous avons souhaité évaluer la perception réelle de ces conciliations de sortie par les patients et les professionnels de santé de ville ainsi que leur niveau de satisfaction.</div></div><div><h3>Matériels et méthode</h3><div>L’étude a été réalisée entre mars et août 2025 dans les services d’Unité médicale post- urgences, de pneumologie et de cardiologie. Trois questionnaires distincts comportant 8 items chacun ont été adressés respectivement aux patients, aux pharmaciens d’officine et aux médecins traitants. L’évaluation porte sur la compréhension des documents transmis, leur utilité perçue, et la satisfaction globale des patients et professionnels de santé. Le questionnaire à destination du patient a été renseigné à la fin de l’entretien de conciliation de sortie. Ceux destinés aux officines et aux médecins ont été construits sur Google Forms et transmis par courrier électronique.</div></div><div><h3>Résultats et discussion</h3><div>Au total, 42 patients ont été inclus dans l’étude. L’ensemble des patients a déclaré avoir compris les informations du plan de prise. Ce dernier constitue une aide à la maison pour la prise des médicaments pour 71 % des patients. Un patient n’a pas trouvé le document plan de prise utile car il connaissait très bien ses traitements et n’avait pas eu de changement au niveau de ses thérapeutiques pendant l’hospitalisation. Des améliorations possibles du plan de prise ont été suggérées par 4 patients, et 88 % des patients ont apprécié avoir un entretien avec un pharmacien à la sortie. L’ensemble des patients ont trouvé le document suffisamment informatif. Concernant le questionnaire envoyé aux pharmaciens d’officine, 12 ont répondu sur les 31 officines concernées, soit un taux de participation de 38,7 %. Tous estiment que le courrier de conciliation est utile et clair. Le Dossier Médical Partagé (DMP) est consulté par 33 % d’entre eux et 67 % pensent que le courrier doit être mis dans le DMP du patient. Cependant 75 % des officines répondent qu’ils n’auraient pas consulté le document s’il n’était que dans le DMP. Une pharmacie aurait souhaité avoir des informations supplémentaires, notamment sur un médicament anticancéreux. Aucun médecin traitant n’a répondu au questionnaire.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Cette étude met en lumière la valeur ajoutée des conciliations de sortie pour les patients et les pharmaciens d’officine. Ce retour d’expérience nous encourage à poursuivre l
{"title":"Entretien pharmaceutique, plan de prise, courrier de conciliation de sortie que pensent vraiment les patients et les professionnels de santé de ville ?","authors":"Chloé Gasser, Anne-Cécile Maes, Pauline Barberot, Elodie Lopez, Cécile Roselmac, Justine Wicky, Veronique Peter, Catherine Pointet","doi":"10.1016/j.phacli.2025.10.038","DOIUrl":"10.1016/j.phacli.2025.10.038","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La transition entre l’hôpital et le domicile est considérée comme une étape critique, à haut risque d’erreurs médicamenteuses. Dans notre établissement, les pharmaciens réalisent des conciliations médicamenteuses d’entrée et de sortie chez des patients autonomes dans la gestion de leurs traitements ou aidés par un proche. La conciliation de sortie inclut un entretien, la remise d’un plan de prise, ainsi qu’un courrier de conciliation adressé au médecin traitant et au pharmacien d’officine. Dans ce contexte, nous avons souhaité évaluer la perception réelle de ces conciliations de sortie par les patients et les professionnels de santé de ville ainsi que leur niveau de satisfaction.</div></div><div><h3>Matériels et méthode</h3><div>L’étude a été réalisée entre mars et août 2025 dans les services d’Unité médicale post- urgences, de pneumologie et de cardiologie. Trois questionnaires distincts comportant 8 items chacun ont été adressés respectivement aux patients, aux pharmaciens d’officine et aux médecins traitants. L’évaluation porte sur la compréhension des documents transmis, leur utilité perçue, et la satisfaction globale des patients et professionnels de santé. Le questionnaire à destination du patient a été renseigné à la fin de l’entretien de conciliation de sortie. Ceux destinés aux officines et aux médecins ont été construits sur Google Forms et transmis par courrier électronique.</div></div><div><h3>Résultats et discussion</h3><div>Au total, 42 patients ont été inclus dans l’étude. L’ensemble des patients a déclaré avoir compris les informations du plan de prise. Ce dernier constitue une aide à la maison pour la prise des médicaments pour 71 % des patients. Un patient n’a pas trouvé le document plan de prise utile car il connaissait très bien ses traitements et n’avait pas eu de changement au niveau de ses thérapeutiques pendant l’hospitalisation. Des améliorations possibles du plan de prise ont été suggérées par 4 patients, et 88 % des patients ont apprécié avoir un entretien avec un pharmacien à la sortie. L’ensemble des patients ont trouvé le document suffisamment informatif. Concernant le questionnaire envoyé aux pharmaciens d’officine, 12 ont répondu sur les 31 officines concernées, soit un taux de participation de 38,7 %. Tous estiment que le courrier de conciliation est utile et clair. Le Dossier Médical Partagé (DMP) est consulté par 33 % d’entre eux et 67 % pensent que le courrier doit être mis dans le DMP du patient. Cependant 75 % des officines répondent qu’ils n’auraient pas consulté le document s’il n’était que dans le DMP. Une pharmacie aurait souhaité avoir des informations supplémentaires, notamment sur un médicament anticancéreux. Aucun médecin traitant n’a répondu au questionnaire.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Cette étude met en lumière la valeur ajoutée des conciliations de sortie pour les patients et les pharmaciens d’officine. Ce retour d’expérience nous encourage à poursuivre l","PeriodicalId":100870,"journal":{"name":"Le Pharmacien Clinicien","volume":"61 1","pages":"Pages e16-e17"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147387585","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2026-03-01Epub Date: 2026-02-19DOI: 10.1016/j.phacli.2025.10.016
Manel Arfaoui, Vanessa Bloch, Gabrielle Foy
Introduction
La norme NR-Fit est une connectique sécurisée, destinée aux dispositifs médicaux de la voie neuraxiale. Des usages « hors indication » des aiguilles de ponction lombaire ont été suspectés au vu de leurs consommations par certains services cliniques. Le déploiement de cette connectique étant prévu dans notre CHU, un audit portant sur leur utilisation a été réalisé. L’objectif était de recenser les usages hors indication ainsi que d’évaluer les pratiques professionnelles relatives aux ponctions lombaires.
Matériels et méthode
Une grille d’audit a été construite pour évaluer la fréquence des gestes de ponction lombaire, le type d’aiguilles utilisées (traumatiques/atraumatiques) ainsi que leur diamètre. La grille comprenait, également, des questions relatives aux usages hors indications et aux dispositifs médicaux accessoires connectés. Suite à cela, la recherche d’alternatives appropriées a été entreprise.
Résultats et discussion
L’audit a été mené dans 23 services cliniques de l’hôpital, auprès de 12 internes (52 %) et 11 seniors (48 %). Parmi ces services, 22 % n’utilisent pas d’aiguilles de ponction lombaire, et 9 % font appel aux neurologues pour le geste. L’utilisation d’aiguilles traumatiques et/ou inférieures à 22G reste rare, se rencontrant principalement chez les patients âgés ou obèses. Des usages hors indication fréquents, ont été identifiés ; en ORL pour les infiltrations nasales ainsi qu’en rhumatologie pour les infiltrations coxofémorales. Certains services utilisent des manomètres de pression veineuse centrale ou des tubulures de perfusion pour mesurer la pression du LCR (liquide céphalo-rachidien). Des manomètres spinaux Pajunk et des aiguilles FNA Chiba échogènes ont été trouvés comme alternative.
Conclusion
Cet audit a permis de caractériser les pratiques, ainsi que les usages hors indication des aiguilles de ponction lombaire. Les alternatives proposées semblent adaptées pour être utilisées en dehors de la voie neuraxiale, mais nécessitent une validation par les services utilisateurs avant leur déploiement, afin d’assurer une transition sécurisée vers la connectique NR-Fit.
{"title":"Audit clinique sur l’utilisation des aiguilles de ponction lombaire dans le cadre de la transition NR-FIT","authors":"Manel Arfaoui, Vanessa Bloch, Gabrielle Foy","doi":"10.1016/j.phacli.2025.10.016","DOIUrl":"10.1016/j.phacli.2025.10.016","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La norme NR-Fit est une connectique sécurisée, destinée aux dispositifs médicaux de la voie neuraxiale. Des usages « hors indication » des aiguilles de ponction lombaire ont été suspectés au vu de leurs consommations par certains services cliniques. Le déploiement de cette connectique étant prévu dans notre CHU, un audit portant sur leur utilisation a été réalisé. L’objectif était de recenser les usages hors indication ainsi que d’évaluer les pratiques professionnelles relatives aux ponctions lombaires.</div></div><div><h3>Matériels et méthode</h3><div>Une grille d’audit a été construite pour évaluer la fréquence des gestes de ponction lombaire, le type d’aiguilles utilisées (traumatiques/atraumatiques) ainsi que leur diamètre. La grille comprenait, également, des questions relatives aux usages hors indications et aux dispositifs médicaux accessoires connectés. Suite à cela, la recherche d’alternatives appropriées a été entreprise.</div></div><div><h3>Résultats et discussion</h3><div>L’audit a été mené dans 23<!--> <!-->services cliniques de l’hôpital, auprès de 12<!--> <!-->internes (52 %) et 11<!--> <!-->seniors (48 %). Parmi ces services, 22 % n’utilisent pas d’aiguilles de ponction lombaire, et 9 % font appel aux neurologues pour le geste. L’utilisation d’aiguilles traumatiques et/ou inférieures à<!--> <!-->22G reste rare, se rencontrant principalement chez les patients âgés ou obèses. Des usages hors indication fréquents, ont été identifiés ; en ORL pour les infiltrations nasales ainsi qu’en rhumatologie pour les infiltrations coxofémorales. Certains services utilisent des manomètres de pression veineuse centrale ou des tubulures de perfusion pour mesurer la pression du LCR (liquide céphalo-rachidien). Des manomètres spinaux Pajunk et des aiguilles FNA Chiba échogènes ont été trouvés comme alternative.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Cet audit a permis de caractériser les pratiques, ainsi que les usages hors indication des aiguilles de ponction lombaire. Les alternatives proposées semblent adaptées pour être utilisées en dehors de la voie neuraxiale, mais nécessitent une validation par les services utilisateurs avant leur déploiement, afin d’assurer une transition sécurisée vers la connectique NR-Fit.</div></div>","PeriodicalId":100870,"journal":{"name":"Le Pharmacien Clinicien","volume":"61 1","pages":"Page e5"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147387047","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2026-03-01Epub Date: 2025-10-07DOI: 10.1016/j.phacli.2025.09.001
Claire Chatron , Romane Huet , Marie Sophie Cherillat , Lise Bernard , Céline Mongaret
<div><div>Au sein de l’établissement, l’équipe pharmaceutique s’implique dans des entretiens pharmaceutiques (EP) avec des disparités en terme organisationnel. La satisfaction des pharmaciens hospitaliers est peu référencée dans la littérature. L’objectif est de réaliser un état des lieux des pratiques organisationnelles et des perceptions des pharmaciens sur les EP. Cet état des lieux a été effectué à l’aide d’un questionnaire Google form validé par un groupe de travail. Afin de connaître la perception des pharmaciens, des entretiens semi-directifs ont été menés selon les recommandations COnsolidated criteria for REporting Qualitative (COREQ) suivis d’une analyse par verbatims. Onze types d’EP ont été recensés et aucune cotation d’acte pharmaceutique n’est effectuée. Les principaux thèmes abordés étaient : gestion du traitement (91 %), effets indésirables (91 %) et automédication (73 %). Les outils et remis patients n’étaient pas uniformes. Un compte rendu était rédigé dans neuf EP (82 %) et le lien hôpital–ville était effectué pour quatre EP (36 %). Les pharmaciens ont rapporté un sentiment positif à exercer ces EP (formateur, animateur et coordonnateur). Cependant, des difficultés pratiques et organisationnelles ont été recensées telles qu’un manque de valorisation, l’absence de temps dédié et de ressources. L’intégration des préparateurs en pharmacie et la collaboration avec l’unité transversale d’éducation thérapeutique permettraient de rendre les EP reproductibles et pérennes avec une perspective de cotation de ces actes au sein de l’établissement.</div></div><div><div>Pharmaceutical team is involved in pharmaceutical interview (PI) with organizational disparities. The satisfaction of hospital pharmacists is poorly referenced in the literature. The objective is to perform an overview of PI of the pharmacists practices and theirs perceptions on PIs. A quantitative overview was achieved using a Google form survey validated by a working group. In order to evaluate the perception of hospital pharmacists, semi-structured interviews were conducted according to the recommendations COnsolidated criteria for RErapporting Qualitative (COREQ) followed by a verbatim analysis. Eleven PIs were identified. The main area covered with patients were: treatment management (91%), adverse events (91%) and self-medication (73%). Educational tools and patient written information were not uniform. A report was written in nine PIs (82%) and the link between city and hospital was made for four PIs (36%). Pharmacists reported a positive feeling about practicing these PIs (trainer, facilitator and coordinator). However, practical and organizational difficulties were identified such as the lack of valorization, dedicated time and resources. The integration of the hospital pharmacy technicians and the collaboration with the transversal therapeutic education unit would make it possible to perform the PIs reproducible and sustainable in order to codification of the pharma
{"title":"Entretiens pharmaceutiques réalisés par les pharmaciens : évaluation de leurs pratiques et de leurs perceptions au sein d’un établissement","authors":"Claire Chatron , Romane Huet , Marie Sophie Cherillat , Lise Bernard , Céline Mongaret","doi":"10.1016/j.phacli.2025.09.001","DOIUrl":"10.1016/j.phacli.2025.09.001","url":null,"abstract":"<div><div>Au sein de l’établissement, l’équipe pharmaceutique s’implique dans des entretiens pharmaceutiques (EP) avec des disparités en terme organisationnel. La satisfaction des pharmaciens hospitaliers est peu référencée dans la littérature. L’objectif est de réaliser un état des lieux des pratiques organisationnelles et des perceptions des pharmaciens sur les EP. Cet état des lieux a été effectué à l’aide d’un questionnaire Google form validé par un groupe de travail. Afin de connaître la perception des pharmaciens, des entretiens semi-directifs ont été menés selon les recommandations COnsolidated criteria for REporting Qualitative (COREQ) suivis d’une analyse par verbatims. Onze types d’EP ont été recensés et aucune cotation d’acte pharmaceutique n’est effectuée. Les principaux thèmes abordés étaient : gestion du traitement (91 %), effets indésirables (91 %) et automédication (73 %). Les outils et remis patients n’étaient pas uniformes. Un compte rendu était rédigé dans neuf EP (82 %) et le lien hôpital–ville était effectué pour quatre EP (36 %). Les pharmaciens ont rapporté un sentiment positif à exercer ces EP (formateur, animateur et coordonnateur). Cependant, des difficultés pratiques et organisationnelles ont été recensées telles qu’un manque de valorisation, l’absence de temps dédié et de ressources. L’intégration des préparateurs en pharmacie et la collaboration avec l’unité transversale d’éducation thérapeutique permettraient de rendre les EP reproductibles et pérennes avec une perspective de cotation de ces actes au sein de l’établissement.</div></div><div><div>Pharmaceutical team is involved in pharmaceutical interview (PI) with organizational disparities. The satisfaction of hospital pharmacists is poorly referenced in the literature. The objective is to perform an overview of PI of the pharmacists practices and theirs perceptions on PIs. A quantitative overview was achieved using a Google form survey validated by a working group. In order to evaluate the perception of hospital pharmacists, semi-structured interviews were conducted according to the recommendations COnsolidated criteria for RErapporting Qualitative (COREQ) followed by a verbatim analysis. Eleven PIs were identified. The main area covered with patients were: treatment management (91%), adverse events (91%) and self-medication (73%). Educational tools and patient written information were not uniform. A report was written in nine PIs (82%) and the link between city and hospital was made for four PIs (36%). Pharmacists reported a positive feeling about practicing these PIs (trainer, facilitator and coordinator). However, practical and organizational difficulties were identified such as the lack of valorization, dedicated time and resources. The integration of the hospital pharmacy technicians and the collaboration with the transversal therapeutic education unit would make it possible to perform the PIs reproducible and sustainable in order to codification of the pharma","PeriodicalId":100870,"journal":{"name":"Le Pharmacien Clinicien","volume":"61 1","pages":"Pages 23-34"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-03-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"147387391","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}