Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.phacli.2025.09.020
D. Rouillon, M. Heim, F. Dacheux, J. Fischer, A. Hutt, G. Becker, B. Gourieux
<div><h3>Contexte</h3><div>La pharmacie à usage intérieur unique de notre centre hospitalo-universitaire est implantée sur 3 des 6 sites géographiques de l’établissement avec un secteur essais cliniques unique présent sur deux sites. Ce secteur est certifié ISO 9001 avec une approche transversale et commune sur les 2 sites et un système qualité commun. Cependant, cette séparation géographique peut être source d’hétérogénéité de pratiques dans la mise en application du système qualité (documents, pratiques professionnelles).</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Ce travail vise à évaluer les pratiques professionnelles développées sur chaque site du secteur essais cliniques pour déceler d’éventuelles différences de pratiques dans le but d’harmoniser le processus.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Une grille de quick audit a été élaborée comprenant 8 étapes (ou thème) du processus de gestion des produits expérimentaux: initiation et mise en place, réception, gestion des stocks (ré-étiquetages, périmés et destructions), dispensation, gestion des retours, monitorings, clôture et archivage et gestion des amendements. Chaque thème se compose de différents items pertinents à auditer selon les documents qualité en vigueur. Dix essais cliniques sont audités pour obtenir une note sur 10 sur chaque item et sur chaque thème. Le quick audit a été réalisé sur un jour par un binôme interne en pharmacie – préparateur en pharmacie du site A sur le site B et inversement. Les résultats ont été analysés en réunion d’équipe inter-sites pour décider des actions à mettre en place.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Le site A présente une note moyenne de 7,6/10 et le site B de 6,4/10. Le site A obtient au moins 8/10 sur les thèmes réception, destruction, dispensation, monitoring, clôture et archivage. La note est supérieure à 7/10 pour le ré-étiquetage et la gestion des amendements. Le site B obtient au moins 8/10 sur le thème clôture et archivage et au moins 7/10 sur les thèmes réception, dispensation et monitorings. Aucune dérive aux procédures du système qualité n’a été identifiée; cependant des différences de pratiques entres les deux sites existent. Elles concernent la complétude des documents d’enregistrement (check-list de réception, de monitoring, grille de surcoûts). L’analyse inter-sites a permis d’harmoniser ces pratiques et a conclu de prioriser des actions correctives concernant le thème initiation et mise en place car améliorable sur les 2 sites.</div></div><div><h3>Discussion/conclusion</h3><div>Ce premier audit croisé a permis aux équipes de communiquer et faire le point sur leurs pratiques. La notation utilisée s’est avérée être très exigeante puisqu’un seul essai sur dix non conforme suffisait pour perdre le point sur l’item évalué. De plus, certains items n’étaient pas évaluables sur tous les essais audités. Cela s’observe surtout pour le thème concernant les ré-étiquetages, les périmés et les destructions. Auditer transversalemen
{"title":"Quick audit interne croisé des activités pharmaceutiques entre deux sites du secteur essais cliniques","authors":"D. Rouillon, M. Heim, F. Dacheux, J. Fischer, A. Hutt, G. Becker, B. Gourieux","doi":"10.1016/j.phacli.2025.09.020","DOIUrl":"10.1016/j.phacli.2025.09.020","url":null,"abstract":"<div><h3>Contexte</h3><div>La pharmacie à usage intérieur unique de notre centre hospitalo-universitaire est implantée sur 3 des 6 sites géographiques de l’établissement avec un secteur essais cliniques unique présent sur deux sites. Ce secteur est certifié ISO 9001 avec une approche transversale et commune sur les 2 sites et un système qualité commun. Cependant, cette séparation géographique peut être source d’hétérogénéité de pratiques dans la mise en application du système qualité (documents, pratiques professionnelles).</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Ce travail vise à évaluer les pratiques professionnelles développées sur chaque site du secteur essais cliniques pour déceler d’éventuelles différences de pratiques dans le but d’harmoniser le processus.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Une grille de quick audit a été élaborée comprenant 8 étapes (ou thème) du processus de gestion des produits expérimentaux: initiation et mise en place, réception, gestion des stocks (ré-étiquetages, périmés et destructions), dispensation, gestion des retours, monitorings, clôture et archivage et gestion des amendements. Chaque thème se compose de différents items pertinents à auditer selon les documents qualité en vigueur. Dix essais cliniques sont audités pour obtenir une note sur 10 sur chaque item et sur chaque thème. Le quick audit a été réalisé sur un jour par un binôme interne en pharmacie – préparateur en pharmacie du site A sur le site B et inversement. Les résultats ont été analysés en réunion d’équipe inter-sites pour décider des actions à mettre en place.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Le site A présente une note moyenne de 7,6/10 et le site B de 6,4/10. Le site A obtient au moins 8/10 sur les thèmes réception, destruction, dispensation, monitoring, clôture et archivage. La note est supérieure à 7/10 pour le ré-étiquetage et la gestion des amendements. Le site B obtient au moins 8/10 sur le thème clôture et archivage et au moins 7/10 sur les thèmes réception, dispensation et monitorings. Aucune dérive aux procédures du système qualité n’a été identifiée; cependant des différences de pratiques entres les deux sites existent. Elles concernent la complétude des documents d’enregistrement (check-list de réception, de monitoring, grille de surcoûts). L’analyse inter-sites a permis d’harmoniser ces pratiques et a conclu de prioriser des actions correctives concernant le thème initiation et mise en place car améliorable sur les 2 sites.</div></div><div><h3>Discussion/conclusion</h3><div>Ce premier audit croisé a permis aux équipes de communiquer et faire le point sur leurs pratiques. La notation utilisée s’est avérée être très exigeante puisqu’un seul essai sur dix non conforme suffisait pour perdre le point sur l’item évalué. De plus, certains items n’étaient pas évaluables sur tous les essais audités. Cela s’observe surtout pour le thème concernant les ré-étiquetages, les périmés et les destructions. Auditer transversalemen","PeriodicalId":100870,"journal":{"name":"Le Pharmacien Clinicien","volume":"60 4","pages":"Page e8"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145685623","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.phacli.2025.09.049
A. Mercadal , A. Bendjama , D. Ravily , B. Popescu , M. Beck , M. Cotton , E. Cesar , C. Wald , N. Etienne-Selloum , P. Coliat , C. Bigot
Contexte
Dans le cadre des consultations tripartites de primo-prescription d’anticancéreux oraux, les pharmaciens/internes en pharmacie réalisent des interventions pharmaceutiques (IP) en majorité auprès de l’oncologue ou du patient.
Objectifs
Cette étude a pour objectif d’évaluer les IP selon trois critères : impact clinique et sévérité des problèmes liés à la thérapeutique (PLT), et pertinence des IP.
Matériels et méthodes
Le recueil des IP est réalisé en temps réel selon la codification SFPC (Société française de pharmacie clinique). Cinquante IP sont tirées au sort parmi les 227 réalisées entre janvier 2023 et septembre 2024 et analysées par un binôme d’oncologues (BO) et un binôme de pharmaciens (BP) via l’échelle CLEO et la cotation de Perez et al.. La fidélité inter-évaluateurs servant à mesurer l’accord entre les 2 binômes est établie par le calcul du coefficient κ de Cohen.
Résultats
Les 227 IP sont réalisées respectivement dans 60 % et 40 % des cas à destination des oncologues et des patients. Le taux global d’acceptation des IP est de 78 %. Les PLT les plus fréquemment identifiés sont les Interactions/Associations déconseillées (55 %) et les Indications non traitées (12 %). Les IP liées à la phytothérapie représentaient 30 % des IP recensées, dont 82 % sont en lien avec une Interaction. Parmi les 50 PLT analysés, 14 % avaient un impact clinique majeur et 81 % un impact clinique mineur à moyen (κ = 0,448 ; modéré). Un PLT de sévérité majeure à vitale a été identifié dans 23 % des cas (κ = 0,437 ; modéré). La pertinence des IP était jugée majeure dans 23 % des cas et moyenne dans 43 % (κ = 0,028 ; très faible). Pour le BO, 2 IP ont eu une pertinence vitale.
Discussion/conclusion
L’IP est un outil clé pour sécuriser la prise en charge médicamenteuse en oncologie et notamment réduire l’iatrogénie associée aux anticancéreux oraux. Ainsi, pour le BO 88 % des IP ont eu un impact clinique moyen à majeure. Le BO côte sensiblement les PLT plus sévèrement et les IP plus pertinentes, illustrant ainsi la valeur ajoutée du pharmacien lors de la consultation tripartite de primo-prescription et encourage le travail pluridisciplinaire. Les revues de pertinence permettent de renforcer la formation et la supervision des internes en médecine et en pharmacie. Elles sont intégrées comme indicateurs de performance dans l’amélioration continue de la qualité et reconduites régulièrement.
{"title":"Revue de pertinence des interventions pharmaceutiques réalisées lors des consultations tripartites de primo-prescription d’anticancéreux oraux","authors":"A. Mercadal , A. Bendjama , D. Ravily , B. Popescu , M. Beck , M. Cotton , E. Cesar , C. Wald , N. Etienne-Selloum , P. Coliat , C. Bigot","doi":"10.1016/j.phacli.2025.09.049","DOIUrl":"10.1016/j.phacli.2025.09.049","url":null,"abstract":"<div><h3>Contexte</h3><div>Dans le cadre des consultations tripartites de primo-prescription d’anticancéreux oraux, les pharmaciens/internes en pharmacie réalisent des interventions pharmaceutiques (IP) en majorité auprès de l’oncologue ou du patient.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Cette étude a pour objectif d’évaluer les IP selon trois critères : impact clinique et sévérité des problèmes liés à la thérapeutique (PLT), et pertinence des IP.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Le recueil des IP est réalisé en temps réel selon la codification SFPC (Société française de pharmacie clinique). Cinquante IP sont tirées au sort parmi les 227 réalisées entre janvier 2023 et septembre 2024 et analysées par un binôme d’oncologues (BO) et un binôme de pharmaciens (BP) via l’échelle CLEO et la cotation de Perez et al.. La fidélité inter-évaluateurs servant à mesurer l’accord entre les 2 binômes est établie par le calcul du coefficient κ de Cohen.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les 227 IP sont réalisées respectivement dans 60 % et 40 % des cas à destination des oncologues et des patients. Le taux global d’acceptation des IP est de 78 %. Les PLT les plus fréquemment identifiés sont les Interactions/Associations déconseillées (55 %) et les Indications non traitées (12 %). Les IP liées à la phytothérapie représentaient 30 % des IP recensées, dont 82 % sont en lien avec une Interaction. Parmi les 50 PLT analysés, 14 % avaient un impact clinique majeur et 81 % un impact clinique mineur à moyen (κ<!--> <!-->=<!--> <!-->0,448 ; modéré). Un PLT de sévérité majeure à vitale a été identifié dans 23 % des cas (κ<!--> <!-->=<!--> <!-->0,437 ; modéré). La pertinence des IP était jugée majeure dans 23 % des cas et moyenne dans 43 % (κ<!--> <!-->=<!--> <!-->0,028 ; très faible). Pour le BO, 2 IP ont eu une pertinence vitale.</div></div><div><h3>Discussion/conclusion</h3><div>L’IP est un outil clé pour sécuriser la prise en charge médicamenteuse en oncologie et notamment réduire l’iatrogénie associée aux anticancéreux oraux. Ainsi, pour le BO 88 % des IP ont eu un impact clinique moyen à majeure. Le BO côte sensiblement les PLT plus sévèrement et les IP plus pertinentes, illustrant ainsi la valeur ajoutée du pharmacien lors de la consultation tripartite de primo-prescription et encourage le travail pluridisciplinaire. Les revues de pertinence permettent de renforcer la formation et la supervision des internes en médecine et en pharmacie. Elles sont intégrées comme indicateurs de performance dans l’amélioration continue de la qualité et reconduites régulièrement.</div></div>","PeriodicalId":100870,"journal":{"name":"Le Pharmacien Clinicien","volume":"60 4","pages":"Page e22"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145685800","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.phacli.2025.08.001
Juliette Mutin , Victor El-Jammal , Jean-François Bussières
<div><h3>Contexte</h3><div>Le partage des connaissances scientifiques repose sur la communication orale et écrite. En communication écrite, les scientifiques utilisent généralement des résumés, des posters et des articles pour partager le fruit de leurs travaux.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Décrire les opportunités de soumissions de résumés scientifiques aux fins de présentation par les pharmaciens hospitaliers de la francophonie et comparer les exigences pour une sélection de congrès pharmaceutiques européens et nord-américains.</div></div><div><h3>Méthodologie</h3><div>Il s’agit d’une revue de littérature descriptive. L’étude cible 13 associations pharmaceutiques. Douze variables ont été recueillies afin de décrire les opportunités de soumission. Onze autres variables ont été recueillies afin de décrire les exigences de rédaction et soumission.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Treize associations pharmaceutiques, fondées entre 1942 (ASHP) et 1992 (AFPHB) ont été consultées. Toutes ces associations organisent au moins un congrès annuel comportant une séance d’affichage pour les résumés soumis et acceptés. En ce qui concerne les exigences, on observe des similitudes dans la taille limite du résumé et sa structure. Les autres exigences entourant le contenu, les particularités de mise en forme, et les éléments interdits sont soumis à variation. Une seule des treize associations rend public les critères d’évaluation des résumés et leur pondération.</div></div><div><h3>Conclusions</h3><div>Il existe de nombreuses opportunités de soumissions de résumés scientifiques pour les pharmaciens hospitaliers de la francophonie. Notre étude met en évidence 13 opportunités dont les exigences comportent de nombreuses similitudes. Afin d’accroître la qualité de rédaction des résumés scientifiques en pharmacie, il serait utile que les associations adoptent des lignes directrices communes soutenant les meilleures pratiques.</div></div><div><h3>Background</h3><div>The dissemination of scientific knowledge relies on both oral and written communication. In written communication, scientists commonly use abstracts, posters, and articles to share the outcomes of their research.</div></div><div><h3>Objectives</h3><div>Describe the opportunities for submission of scientific abstracts for presentation by French-speaking hospital pharmacists and compare the requirements for a selection of European and North American pharmaceutical congresses.</div></div><div><h3>Methods</h3><div>This study is a descriptive literature review focusing on 13 pharmaceutical associations. Twelve variables were collected to describe submission opportunities, and 11 additional variables were analyzed to assess writing and submission requirements.</div></div><div><h3>Results</h3><div>Thirteen pharmaceutical associations, established between 1942 (ASHP) and 1992 (AFPHB), were reviewed. All these associations organize at least one annual conference featuring a poster session for submitt
{"title":"Opportunités de soumissions de résumés scientifiques et comparaison des exigences pour une sélection de congrès pharmaceutiques européens et nord-américains","authors":"Juliette Mutin , Victor El-Jammal , Jean-François Bussières","doi":"10.1016/j.phacli.2025.08.001","DOIUrl":"10.1016/j.phacli.2025.08.001","url":null,"abstract":"<div><h3>Contexte</h3><div>Le partage des connaissances scientifiques repose sur la communication orale et écrite. En communication écrite, les scientifiques utilisent généralement des résumés, des posters et des articles pour partager le fruit de leurs travaux.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Décrire les opportunités de soumissions de résumés scientifiques aux fins de présentation par les pharmaciens hospitaliers de la francophonie et comparer les exigences pour une sélection de congrès pharmaceutiques européens et nord-américains.</div></div><div><h3>Méthodologie</h3><div>Il s’agit d’une revue de littérature descriptive. L’étude cible 13 associations pharmaceutiques. Douze variables ont été recueillies afin de décrire les opportunités de soumission. Onze autres variables ont été recueillies afin de décrire les exigences de rédaction et soumission.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Treize associations pharmaceutiques, fondées entre 1942 (ASHP) et 1992 (AFPHB) ont été consultées. Toutes ces associations organisent au moins un congrès annuel comportant une séance d’affichage pour les résumés soumis et acceptés. En ce qui concerne les exigences, on observe des similitudes dans la taille limite du résumé et sa structure. Les autres exigences entourant le contenu, les particularités de mise en forme, et les éléments interdits sont soumis à variation. Une seule des treize associations rend public les critères d’évaluation des résumés et leur pondération.</div></div><div><h3>Conclusions</h3><div>Il existe de nombreuses opportunités de soumissions de résumés scientifiques pour les pharmaciens hospitaliers de la francophonie. Notre étude met en évidence 13 opportunités dont les exigences comportent de nombreuses similitudes. Afin d’accroître la qualité de rédaction des résumés scientifiques en pharmacie, il serait utile que les associations adoptent des lignes directrices communes soutenant les meilleures pratiques.</div></div><div><h3>Background</h3><div>The dissemination of scientific knowledge relies on both oral and written communication. In written communication, scientists commonly use abstracts, posters, and articles to share the outcomes of their research.</div></div><div><h3>Objectives</h3><div>Describe the opportunities for submission of scientific abstracts for presentation by French-speaking hospital pharmacists and compare the requirements for a selection of European and North American pharmaceutical congresses.</div></div><div><h3>Methods</h3><div>This study is a descriptive literature review focusing on 13 pharmaceutical associations. Twelve variables were collected to describe submission opportunities, and 11 additional variables were analyzed to assess writing and submission requirements.</div></div><div><h3>Results</h3><div>Thirteen pharmaceutical associations, established between 1942 (ASHP) and 1992 (AFPHB), were reviewed. All these associations organize at least one annual conference featuring a poster session for submitt","PeriodicalId":100870,"journal":{"name":"Le Pharmacien Clinicien","volume":"60 4","pages":"Pages 431-443"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145685788","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.phacli.2025.09.006
M. Yessaad , P. Chennell , F. Baud , V. Sautou
<div><h3>Contexte</h3><div>La diafiltration extrarénale est une prise en charge clé pour de nombreux patients de réanimation, et nécessite l’utilisation d’un circuit extracorporel d’épuration extrarénale (CEER), incluant des tubulures en polychlorure de vinyle plastifié (PVCp) ainsi qu’une membrane filtrante. Le voriconazole (VCZ) est un antifongique azolé utilisé pour le traitement des infections fongiques graves notamment à Candida sp. Les données sur la séquestration du voriconazole (VCZ) dans les CEER sont très limitées.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>L’objectif de cette étude consiste à caractériser les parties du circuit qui pourraient être à l’origine d’une perte en voriconazole.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>L’adsorption a été étudiée lors d’un contact statique (6<!--> <!-->heures à 25<!--> <!-->°C à l’abri de la lumière sans débit d’hémofiltration) entre une solution à 20<!--> <!-->μg/mL (concentration clinique) de VCZ dans une solution pour hemofitlration (SHF) et les différents éléments isolés d’un CEER préalablement purgés avec du SHF : la ligne d’entrée rouge (LR), la ligne de sortie bleue (LB), la ligne d’effluent jaune (LJ) et le filtre (F). Un témoin négatif (solution de VCZ dans une fiole en verre) a aussi été utilisé. Après contact, le VCZ quantifié par chromatographie liquide avec une méthode indicatrice de stabilité validée selon les recommandations ICH. Des essais d’extraction du VCZ séquestré dans les éléments du circuit ont aussi été réalisés avec une solution eau/ethanol 50:50 (v/v). Toutes les expériences ont été réalisées en triplicate (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->3).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La concentration de la solution initiale de VCZ dans la SHF était de 20,72<!--> <!-->μg/mL et celle-ci n’a pas évoluée de plus de 1 % pour les échantillons témoins pendant 6<!--> <!-->heures. Les solutions en contact avec les éléments du circuit ont subi des pertes en VCZ de 60<!--> <!-->±<!--> <!-->2 %, 55<!--> <!-->±<!--> <!-->5 %, 84<!--> <!-->±<!--> <!-->3 % et 77<!--> <!-->±<!--> <!-->2 % (moyenne<!--> <!-->±<!--> <!-->IC95 %) sur les parties LR, LB, LJ et F, respectivement. Après 3 cycles d’extraction, les taux moyens de récupération du VCZ séquestrés étaient de 52, 56 ; 107 et 90 % dans LR, LB, LJ et F respectivement.</div></div><div><h3>Discussion/conclusion</h3><div>Dans ces conditions expérimentales, toutes les parties du CEER ont généré une perte majeure du voriconazole, le plus plausiblement par adsorption de surface car une partie conséquente du VCZ a pu être récupérée après extraction. La ligne d’effluent jaune (en PVCp) et le filtre (copolymère de méthallylsulfonate de sodium et d’acrylonitrile) sont les parties du CEER qui ont généré le plus de perte. Ces taux de séquestration doivent être interprétés à la lumière de la composition des différents segments et être confrontés avec les données en conditions dynamiques, mais ils montrent que les CEER pourraient impacter de façon
{"title":"Adsorption du voriconazole par un circuit d’épuration extrarénal : une étude in-vitro de l’interaction","authors":"M. Yessaad , P. Chennell , F. Baud , V. Sautou","doi":"10.1016/j.phacli.2025.09.006","DOIUrl":"10.1016/j.phacli.2025.09.006","url":null,"abstract":"<div><h3>Contexte</h3><div>La diafiltration extrarénale est une prise en charge clé pour de nombreux patients de réanimation, et nécessite l’utilisation d’un circuit extracorporel d’épuration extrarénale (CEER), incluant des tubulures en polychlorure de vinyle plastifié (PVCp) ainsi qu’une membrane filtrante. Le voriconazole (VCZ) est un antifongique azolé utilisé pour le traitement des infections fongiques graves notamment à Candida sp. Les données sur la séquestration du voriconazole (VCZ) dans les CEER sont très limitées.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>L’objectif de cette étude consiste à caractériser les parties du circuit qui pourraient être à l’origine d’une perte en voriconazole.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>L’adsorption a été étudiée lors d’un contact statique (6<!--> <!-->heures à 25<!--> <!-->°C à l’abri de la lumière sans débit d’hémofiltration) entre une solution à 20<!--> <!-->μg/mL (concentration clinique) de VCZ dans une solution pour hemofitlration (SHF) et les différents éléments isolés d’un CEER préalablement purgés avec du SHF : la ligne d’entrée rouge (LR), la ligne de sortie bleue (LB), la ligne d’effluent jaune (LJ) et le filtre (F). Un témoin négatif (solution de VCZ dans une fiole en verre) a aussi été utilisé. Après contact, le VCZ quantifié par chromatographie liquide avec une méthode indicatrice de stabilité validée selon les recommandations ICH. Des essais d’extraction du VCZ séquestré dans les éléments du circuit ont aussi été réalisés avec une solution eau/ethanol 50:50 (v/v). Toutes les expériences ont été réalisées en triplicate (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->3).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La concentration de la solution initiale de VCZ dans la SHF était de 20,72<!--> <!-->μg/mL et celle-ci n’a pas évoluée de plus de 1 % pour les échantillons témoins pendant 6<!--> <!-->heures. Les solutions en contact avec les éléments du circuit ont subi des pertes en VCZ de 60<!--> <!-->±<!--> <!-->2 %, 55<!--> <!-->±<!--> <!-->5 %, 84<!--> <!-->±<!--> <!-->3 % et 77<!--> <!-->±<!--> <!-->2 % (moyenne<!--> <!-->±<!--> <!-->IC95 %) sur les parties LR, LB, LJ et F, respectivement. Après 3 cycles d’extraction, les taux moyens de récupération du VCZ séquestrés étaient de 52, 56 ; 107 et 90 % dans LR, LB, LJ et F respectivement.</div></div><div><h3>Discussion/conclusion</h3><div>Dans ces conditions expérimentales, toutes les parties du CEER ont généré une perte majeure du voriconazole, le plus plausiblement par adsorption de surface car une partie conséquente du VCZ a pu être récupérée après extraction. La ligne d’effluent jaune (en PVCp) et le filtre (copolymère de méthallylsulfonate de sodium et d’acrylonitrile) sont les parties du CEER qui ont généré le plus de perte. Ces taux de séquestration doivent être interprétés à la lumière de la composition des différents segments et être confrontés avec les données en conditions dynamiques, mais ils montrent que les CEER pourraient impacter de façon","PeriodicalId":100870,"journal":{"name":"Le Pharmacien Clinicien","volume":"60 4","pages":"Page e1"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145685790","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.phacli.2025.09.071
A. Boutin, S. Poil, R. Escalup
Contexte
Les implants cochléaires (IC) sont indiqués pour traiter les surdités neurosensorielles sévères à profondes. En pédiatrie, l’objectif est de développer la compréhension et communication orale. Des dysfonctionnements d’IC (DIC) peuvent apparaître et empêcher l’acquisition de la parole s’ils sont détectés trop tardivement.
Objectifs
L’objectif de ce travail est d’analyser et décrire les cas de matériovigilances (MTV) dans notre établissement afin d’améliorer la prise en charge (PEC) des patients implantés grâce à une caractérisation, standardisation et détection plus rapide et centralisée des DIC.
Matériels et méthodes
Les cas de MTV entre 2018 et 2023 dans notre établissement ont été analysés en recueillant les informations suivantes: sexe, âge, type de DIC, date de survenue, réimplantation (RIC) et amélioration après RIC. Il existe 2 types de DIC, les « hard failures » (HF) qui sont franches et détectées lors des réglages contrairement aux « soft failures » (SF) qui sont confirmées après explantation. Le schéma de suivi des patients implantés a été décrit.
Résultats
Entre 2018 et 2023, 832 patients ont été implantés et 60 ont fait l’objet d’une MTV soit un taux de 7,2 %. Sur les 50 MTV analysées, le sexe-ratio était de 26/24, l’âge moyen de 9 ans (± 5 ans) et la survenue principalement dans les 4 années post-implantation. Quarante-six MTV étaient liées à un DIC avec 26 HF et 20 SF. Les 4 autres MTV étaient liées à une infection, une mauvaise position de l’IC ou une cause indéterminée. Pour 90 % des MTV il y a eu une RIC avec une amélioration auditive ou disparition des symptômes dans 80 % des cas. Tous les patients implantés bénéficient d’une PEC pluridisciplinaire, surtout la 1re année, avec un réglage hebdomadaire de l’IC le 1er mois, mensuel et enfin annuel à partir de la 2e année.
Discussion/conclusion
En pédiatrie, les DIC sont plus fréquents et difficiles à détecter. Un suivi rigoureux et programmé des patients est essentiel pour assurer leur détection. Les déclarations de MTV ont permis de retirer du marché des IC dysfonctionnels et donc d’assurer une meilleure PEC des patients. Un questionnaire concernant la gestion des DIC a été rédigé afin de comparer les résultats de notre établissement avec ceux d’autres centres de référence d’IC.
{"title":"Cas de matériovigilance sur des implants cochléaires en pédiatrie : comment assurer une prise en charge optimale des patients ?","authors":"A. Boutin, S. Poil, R. Escalup","doi":"10.1016/j.phacli.2025.09.071","DOIUrl":"10.1016/j.phacli.2025.09.071","url":null,"abstract":"<div><h3>Contexte</h3><div>Les implants cochléaires (IC) sont indiqués pour traiter les surdités neurosensorielles sévères à profondes. En pédiatrie, l’objectif est de développer la compréhension et communication orale. Des dysfonctionnements d’IC (DIC) peuvent apparaître et empêcher l’acquisition de la parole s’ils sont détectés trop tardivement.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>L’objectif de ce travail est d’analyser et décrire les cas de matériovigilances (MTV) dans notre établissement afin d’améliorer la prise en charge (PEC) des patients implantés grâce à une caractérisation, standardisation et détection plus rapide et centralisée des DIC.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Les cas de MTV entre 2018 et 2023 dans notre établissement ont été analysés en recueillant les informations suivantes: sexe, âge, type de DIC, date de survenue, réimplantation (RIC) et amélioration après RIC. Il existe 2 types de DIC, les « hard failures » (HF) qui sont franches et détectées lors des réglages contrairement aux « soft failures » (SF) qui sont confirmées après explantation. Le schéma de suivi des patients implantés a été décrit.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Entre 2018 et 2023, 832 patients ont été implantés et 60 ont fait l’objet d’une MTV soit un taux de 7,2 %. Sur les 50 MTV analysées, le sexe-ratio était de 26/24, l’âge moyen de 9 ans (±<!--> <!-->5 ans) et la survenue principalement dans les 4 années post-implantation. Quarante-six MTV étaient liées à un DIC avec 26 HF et 20 SF. Les 4 autres MTV étaient liées à une infection, une mauvaise position de l’IC ou une cause indéterminée. Pour 90 % des MTV il y a eu une RIC avec une amélioration auditive ou disparition des symptômes dans 80 % des cas. Tous les patients implantés bénéficient d’une PEC pluridisciplinaire, surtout la 1<sup>re</sup> année, avec un réglage hebdomadaire de l’IC le 1<sup>er</sup> mois, mensuel et enfin annuel à partir de la 2<sup>e</sup> année.</div></div><div><h3>Discussion/conclusion</h3><div>En pédiatrie, les DIC sont plus fréquents et difficiles à détecter. Un suivi rigoureux et programmé des patients est essentiel pour assurer leur détection. Les déclarations de MTV ont permis de retirer du marché des IC dysfonctionnels et donc d’assurer une meilleure PEC des patients. Un questionnaire concernant la gestion des DIC a été rédigé afin de comparer les résultats de notre établissement avec ceux d’autres centres de référence d’IC.</div></div>","PeriodicalId":100870,"journal":{"name":"Le Pharmacien Clinicien","volume":"60 4","pages":"Pages e32-e33"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145685741","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.phacli.2025.09.078
C. Sculfort , L. Ameriou , M.C. Chaumais , S. Drouot , A. Vello
Contexte
L’arrêté du 6 avril 2011 relatif au management de la qualité de la prise en charge médicamenteuse dans les établissements de santé incite à améliorer la sécurisation du circuit du médicament par le développement de la dispensation nominative (DN), opposée à la délivrance globale (DG). Sur notre site, une hausse injustifiée de 10 % du nombre d’ordonnances apportées à la pharmacie a été observée depuis 2023. S’ajoute à cela, une complexité du circuit pour les services de soin due aux nombreux statuts réglementaires des médicaments. Notre dernière liste de DN date de 2014.
Objectifs
Afin de sécuriser le circuit, l’objectif était d’actualiser le référentiel des médicaments en DN en tenant compte du niveau de risque associé à la dispensation et de la stratégie d’analyse pharmaceutique (AP).
Matériels et méthodes
Nous avons extrait le livret thérapeutique via le logiciel de gestion puis effectué des recherches bibliographiques sur les médicaments à risque: PubMed®, Meddispar. Ainsi, nous avons pu les catégoriser selon divers critères : réglementation, traçabilité, surveillance particulière, taux de DN effectuées et consommation du médicament sur les 6 derniers mois. Enfin, une catégorie « indication particulière » pour laquelle un contrôle est nécessaire afin d’éviter un mésusage, a été ajoutée. Les catégories d’AP ont été élaborées lors de réunions avec les pharmaciens référents. Chaque pourcentage se rapporte au total extrait.
Résultats
Ainsi, 2805 médicaments ont été extraits, excluant solutés et cytotoxiques injectables (circuit spécifique). Au regard de la réglementation en vigueur, 1005 (36 %) références nécessitent une DN. Sur les 1800 (64 %) restantes, l’absence de DN sur les 6 derniers mois classe la molécule en DG (33 %). Sur les 881 références restantes (31 %), 428 ont été classées en DN, soit en raison d’« indication particulière » (6 %) soit par absence de consommations dans les 6 derniers mois (9 %). Cette dernière nous permettra d’anticiper la gestion des stocks. Ainsi, 1433 références (51 %) feront l’objet d’une DN versus 1372 en DG (49 %). Toutes sont rattachées à une stratégie d’AP: DG sans AP (1304), DG avec AP différée (68), DN avec AP différée (1116), DN avec AP immédiate (317).
Discussion/conclusion
DiNoMed était nécessaire pour clarifier et sécuriser le circuit. Nous avons obtenu une liste clé en main qui sera diffusée à l’ensemble des acteurs : services de soins et pharmacie. La reproductibilité de la méthodologie nous permettra une réactualisation régulière de cette liste.
{"title":"DiNoMed : optimisation du circuit des médicaments en dispensation nominative","authors":"C. Sculfort , L. Ameriou , M.C. Chaumais , S. Drouot , A. Vello","doi":"10.1016/j.phacli.2025.09.078","DOIUrl":"10.1016/j.phacli.2025.09.078","url":null,"abstract":"<div><h3>Contexte</h3><div>L’arrêté du 6 avril 2011 relatif au management de la qualité de la prise en charge médicamenteuse dans les établissements de santé incite à améliorer la sécurisation du circuit du médicament par le développement de la dispensation nominative (DN), opposée à la délivrance globale (DG). Sur notre site, une hausse injustifiée de 10 % du nombre d’ordonnances apportées à la pharmacie a été observée depuis 2023. S’ajoute à cela, une complexité du circuit pour les services de soin due aux nombreux statuts réglementaires des médicaments. Notre dernière liste de DN date de 2014.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Afin de sécuriser le circuit, l’objectif était d’actualiser le référentiel des médicaments en DN en tenant compte du niveau de risque associé à la dispensation et de la stratégie d’analyse pharmaceutique (AP).</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Nous avons extrait le livret thérapeutique <em>via</em> le logiciel de gestion puis effectué des recherches bibliographiques sur les médicaments à risque: PubMed®, Meddispar. Ainsi, nous avons pu les catégoriser selon divers critères : réglementation, traçabilité, surveillance particulière, taux de DN effectuées et consommation du médicament sur les 6 derniers mois. Enfin, une catégorie « indication particulière » pour laquelle un contrôle est nécessaire afin d’éviter un mésusage, a été ajoutée. Les catégories d’AP ont été élaborées lors de réunions avec les pharmaciens référents. Chaque pourcentage se rapporte au total extrait.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Ainsi, 2805 médicaments ont été extraits, excluant solutés et cytotoxiques injectables (circuit spécifique). Au regard de la réglementation en vigueur, 1005 (36 %) références nécessitent une DN. Sur les 1800 (64 %) restantes, l’absence de DN sur les 6 derniers mois classe la molécule en DG (33 %). Sur les 881 références restantes (31 %), 428 ont été classées en DN, soit en raison d’« indication particulière » (6 %) soit par absence de consommations dans les 6 derniers mois (9 %). Cette dernière nous permettra d’anticiper la gestion des stocks. Ainsi, 1433 références (51 %) feront l’objet d’une DN versus 1372 en DG (49 %). Toutes sont rattachées à une stratégie d’AP: DG sans AP (1304), DG avec AP différée (68), DN avec AP différée (1116), DN avec AP immédiate (317).</div></div><div><h3>Discussion/conclusion</h3><div>DiNoMed était nécessaire pour clarifier et sécuriser le circuit. Nous avons obtenu une liste clé en main qui sera diffusée à l’ensemble des acteurs : services de soins et pharmacie. La reproductibilité de la méthodologie nous permettra une réactualisation régulière de cette liste.</div></div>","PeriodicalId":100870,"journal":{"name":"Le Pharmacien Clinicien","volume":"60 4","pages":"Page e36"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145685707","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.phacli.2025.09.034
M. Corvaisier, L. Spiesser-Robelet, M. Quitte, D. Conde, K. Cosson
Contexte
Selon une étude IPSOS de 2019, 41,0 % des Français utilisaient Médecines alternatives et complémentaires (MAC) (dont des compléments alimentaires [CA] ou de la phytothérapie [PT]) pour se soigner et 75,0 % envisageaient d’en utiliser à l’avenir. Ces substances ne sont cependant pas dénuées de risques d’interactions médicamenteuses (IM). Les usagers de la rétrocession, souvent atteints de pathologies sévères ou orphelines traitées par des médicaments à risque, peuvent être concernés. Nous nous interrogeons sur la prévalence de l’usage des MAC dans cette population ainsi que sur le risque d’interactions médicamenteuses encouru.
Objectifs
Évaluer la proportion d’usagers de rétrocession utilisant couramment des MAC en parallèle des traitements de rétrocession et décrire les MAC utilisées, leurs indications, leur origine de dispensation et le risque d’IM identifié.
Patients et méthodes
Il s’agit d’une étude prospective monocentrique observationnelle basée sur un questionnaire anonyme laissé à disposition des usagers de la rétrocession de notre centre hospitalier du 01/04/24 au 01/05/24. Seuls les usagers ayant une dispensation périodique d’au moins 3 mois et appartenant à la sphère familiale proche du patient étaient inclus. Le questionnaire comprenait 14 questions, dont une ouverte sur les consommations en MAC, leurs indications et leurs fréquences. Le risque d’IM était évalué à partir du site du MSKCC.
Résultats
Sur les 960 usagers sur la période d’étude, 120 ont répondu au questionnaire. Huit (6,7 %) ont déclaré consommer des CA, 15 (12,5 %) de la PT et 7 (5,8 %) les deux. Un conseil d’utilisation était présent pour 10 (33,3 %) d’entre eux et une dispensation en pharmacie pour 11 (36,7 %) d’entre eux. Les consommations par patient variaient de 1 à 6 MAC différentes. Sur les 53 MAC consommées, 22 (41,5 %) étaient consommées au moins 1 fois par jour. Sur les 39 MAC correctement identifiables à partir des déclarations, 16 (41,0 %) ont été considérées à risque d’IM.
Discussion/conclusion
Malgré les risques d’IM connus, un quart des répondants ont déclaré consommer des MAC et près de la moitié des MAC identifiées étaient à risque d’IM. Un professionnel de santé accompagnait cette consommation pour seulement un tiers des répondants, révélant un risque potentiel lié à l’automédication. Malgré certaines absences de données liées à la méthodologie exploratoire de l’étude, il semble pertinent d’intégrer l’évaluation du risque de l’usage des MAC pour les usagers de la rétrocession.
{"title":"La vigilance sur la consommation de médecines alternatives et complémentaires doit être accentuée pour les usagers de la rétrocession ?","authors":"M. Corvaisier, L. Spiesser-Robelet, M. Quitte, D. Conde, K. Cosson","doi":"10.1016/j.phacli.2025.09.034","DOIUrl":"10.1016/j.phacli.2025.09.034","url":null,"abstract":"<div><h3>Contexte</h3><div>Selon une étude IPSOS de 2019, 41,0 % des Français utilisaient Médecines alternatives et complémentaires (MAC) (dont des compléments alimentaires [CA] ou de la phytothérapie [PT]) pour se soigner et 75,0 % envisageaient d’en utiliser à l’avenir. Ces substances ne sont cependant pas dénuées de risques d’interactions médicamenteuses (IM). Les usagers de la rétrocession, souvent atteints de pathologies sévères ou orphelines traitées par des médicaments à risque, peuvent être concernés. Nous nous interrogeons sur la prévalence de l’usage des MAC dans cette population ainsi que sur le risque d’interactions médicamenteuses encouru.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Évaluer la proportion d’usagers de rétrocession utilisant couramment des MAC en parallèle des traitements de rétrocession et décrire les MAC utilisées, leurs indications, leur origine de dispensation et le risque d’IM identifié.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Il s’agit d’une étude prospective monocentrique observationnelle basée sur un questionnaire anonyme laissé à disposition des usagers de la rétrocession de notre centre hospitalier du 01/04/24 au 01/05/24. Seuls les usagers ayant une dispensation périodique d’au moins 3 mois et appartenant à la sphère familiale proche du patient étaient inclus. Le questionnaire comprenait 14 questions, dont une ouverte sur les consommations en MAC, leurs indications et leurs fréquences. Le risque d’IM était évalué à partir du site du MSKCC.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Sur les 960 usagers sur la période d’étude, 120 ont répondu au questionnaire. Huit (6,7 %) ont déclaré consommer des CA, 15 (12,5 %) de la PT et 7 (5,8 %) les deux. Un conseil d’utilisation était présent pour 10 (33,3 %) d’entre eux et une dispensation en pharmacie pour 11 (36,7 %) d’entre eux. Les consommations par patient variaient de 1 à 6 MAC différentes. Sur les 53 MAC consommées, 22 (41,5 %) étaient consommées au moins 1 fois par jour. Sur les 39 MAC correctement identifiables à partir des déclarations, 16 (41,0 %) ont été considérées à risque d’IM.</div></div><div><h3>Discussion/conclusion</h3><div>Malgré les risques d’IM connus, un quart des répondants ont déclaré consommer des MAC et près de la moitié des MAC identifiées étaient à risque d’IM. Un professionnel de santé accompagnait cette consommation pour seulement un tiers des répondants, révélant un risque potentiel lié à l’automédication. Malgré certaines absences de données liées à la méthodologie exploratoire de l’étude, il semble pertinent d’intégrer l’évaluation du risque de l’usage des MAC pour les usagers de la rétrocession.</div></div>","PeriodicalId":100870,"journal":{"name":"Le Pharmacien Clinicien","volume":"60 4","pages":"Pages e14-e15"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145685954","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.phacli.2025.09.035
E. Trottein , A. Baert , V. Wolff , M. Muresan , Y. Nivoix , B. Gourieux
Contexte
L’Eptinézumab (VYEPTI), anticorps monoclonal ciblant le peptide lié au gène de la calcitonine, est indiqué pour prévenir la migraine chez les adultes ayant au moins 4 jours de migraine par mois, administré en intraveineux toutes les 12 semaines. Dans notre établissement, un parcours patient pluridisciplinaire comprenant 2 entretiens pharmaceutiques avec le pharmacien hospitalier a été mis en place à l’initiation (M0) et à 6 mois (M6) de traitement.
Objectifs
L’objectif a été d’évaluer l’impact de l’Eptinezumab sur le nombre de jours de migraine mensuel et de traitements associés, et sur la qualité de vie des patients, après 6 mois de traitement. L’objectif secondaire a été d’évaluer sa tolérance.
Patients et méthodes
Une étude rétrospective, incluant les patients traités par Eptinézumab a été menée entre mars 2023 et janvier 2025. Les données collectées lors des entretiens pharmaceutiques à M0 et M6 ont été : le nombre de jour de crise, les traitements associés, les effets indésirables de l’Eptinezumab ressentis et les données des questionnaires suivants: Headache Impact Test (HIT6), Hospital Anxity and Depression scale, Pain Catastrophizing Scale (PCS), et Patient Global Impression of Change.
Résultats
Au total, 49 patients, d’âge moyen de 45 ans (18–76), avec un sex-ratio F/H (femmes/hommes) de 6, ont été inclus. Quatre-vingt-dix entretiens pharmaceutiques ont été réalisés. Le nombre moyen de jours de crises mensuel était de 15,8 (5–30), et 42 % des patients avaient une prise médicamenteuse excédant 10 jours par mois. L’impact sur leur qualité de vie était maximal pour 85 %. Vingt-huit manifestaient des symptômes anxieux et/ou dépressifs certain. Vingt-cinq présentaient un niveau élevé significatif de catastrophisation de la douleur. À M6, le nombre moyen de jours de crises a diminué de 42 % et la consommation médicamenteuse de 38 %. L’impact sur la qualité de vie a été réduit chez 65 % avec 20 patients ayant un score HIT6 inférieur à 60. Vingt-quatre patients n’ont plus d’anxiété ou de dépression. Le score PCS a aussi diminué chez 30 patients (score < 30). La tolérance est excellente pour 83 % des patients. Seize pour cent ont déclaré des effets indésirables (2 % syndrome grippal, 4 % douleurs au point d’injection).
Discussion/conclusion
L’Eptinézumab a permis de réduire les jours de migraine, la consommation médicamenteuse et d’améliorer la qualité de vie de nombreux patients. Les entretiens pharmaceutiques réalisés dans ce parcours ont permis de suivre l’efficacité du traitement et la gestion des effets indésirables, permettant un accompagnement personnalisé.
{"title":"Bilan des entretiens pharmaceutiques des patients migraineux chroniques, résistants aux traitements conventionnels, traités par Eptinezumab (VYEPTI)","authors":"E. Trottein , A. Baert , V. Wolff , M. Muresan , Y. Nivoix , B. Gourieux","doi":"10.1016/j.phacli.2025.09.035","DOIUrl":"10.1016/j.phacli.2025.09.035","url":null,"abstract":"<div><h3>Contexte</h3><div>L’Eptinézumab (VYEPTI), anticorps monoclonal ciblant le peptide lié au gène de la calcitonine, est indiqué pour prévenir la migraine chez les adultes ayant au moins 4<!--> <!-->jours de migraine par mois, administré en intraveineux toutes les 12 semaines. Dans notre établissement, un parcours patient pluridisciplinaire comprenant 2 entretiens pharmaceutiques avec le pharmacien hospitalier a été mis en place à l’initiation (M0) et à 6 mois (M6) de traitement.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>L’objectif a été d’évaluer l’impact de l’Eptinezumab sur le nombre de jours de migraine mensuel et de traitements associés, et sur la qualité de vie des patients, après 6 mois de traitement. L’objectif secondaire a été d’évaluer sa tolérance.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Une étude rétrospective, incluant les patients traités par Eptinézumab a été menée entre mars 2023 et janvier 2025. Les données collectées lors des entretiens pharmaceutiques à M0 et M6 ont été : le nombre de jour de crise, les traitements associés, les effets indésirables de l’Eptinezumab ressentis et les données des questionnaires suivants: <em>Headache Impact Test</em> (HIT6), <em>Hospital Anxity and Depression scale</em>, <em>Pain Catastrophizing Scale</em> (PCS), et <em>Patient Global Impression of Change</em>.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 49 patients, d’âge moyen de 45 ans (18–76), avec un sex-ratio F/H (femmes/hommes) de 6, ont été inclus. Quatre-vingt-dix entretiens pharmaceutiques ont été réalisés. Le nombre moyen de jours de crises mensuel était de 15,8 (5–30), et 42 % des patients avaient une prise médicamenteuse excédant 10<!--> <!-->jours par mois. L’impact sur leur qualité de vie était maximal pour 85 %. Vingt-huit manifestaient des symptômes anxieux et/ou dépressifs certain. Vingt-cinq présentaient un niveau élevé significatif de catastrophisation de la douleur. À M6, le nombre moyen de jours de crises a diminué de 42 % et la consommation médicamenteuse de 38 %. L’impact sur la qualité de vie a été réduit chez 65 % avec 20 patients ayant un score HIT6 inférieur à 60. Vingt-quatre patients n’ont plus d’anxiété ou de dépression. Le score PCS a aussi diminué chez 30 patients (score<!--> <!--><<!--> <!-->30). La tolérance est excellente pour 83 % des patients. Seize pour cent ont déclaré des effets indésirables (2 % syndrome grippal, 4 % douleurs au point d’injection).</div></div><div><h3>Discussion/conclusion</h3><div>L’Eptinézumab a permis de réduire les jours de migraine, la consommation médicamenteuse et d’améliorer la qualité de vie de nombreux patients. Les entretiens pharmaceutiques réalisés dans ce parcours ont permis de suivre l’efficacité du traitement et la gestion des effets indésirables, permettant un accompagnement personnalisé.</div></div>","PeriodicalId":100870,"journal":{"name":"Le Pharmacien Clinicien","volume":"60 4","pages":"Page e15"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145685955","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.phacli.2025.09.036
L.B. Scott , A. Carmona , C. Hoskovec , S. Chauveau , M. Thierry , C. Rieu , B. Paoli
Contexte
Suite à l’arrêté du 21 février 2023 relatif au « renouvellement et à l’adaptation des prescriptions par les pharmaciens » et après envoie à l’ARS du protocole, les pharmaciens dans notre centre hospitalier réalisent des renouvellements et/ou adaptations thérapeutiques directes (RATD) et des renouvellements et/ou adaptations thérapeutiques concertés (RATC) dans différents services de soin.
Objectifs
Ce travail a pour but de faire un retour d’expérience concernant le déploiement des RATD et RATC dans notre centre hospitalier.
Patients et méthodes
Lors d’un renouvellement ou d’une adaptation de prescription, un fichier Excel® est rempli mentionnant le service, la date, les initiales du patient, le type d’action entrepris et le nom du pharmacien. Les données ont été recueillies du 13/05/2024 au 31/12/2024. Elles sont ensuite confrontées à une extraction réalisée par le département d’information médicale (DIM). Tous les services de l’hôpital peuvent être concernés et les actions entreprises sont diverses allant des modifications de traitement suite à un bilan médicamenteux à des adaptations galéniques ou posologiques.
Résultats
Au total 1615 RATD et 15 RATC ont été réalisés, essentiellement dans les services de chirurgie (28 %), les Soins médicaux et de réadaptation (22 %) et Établissements pour personnes âgées dépendantes (16 %). Les types d’actions les plus souvent retrouvés sont les substitutions (43 %), les modifications de traitement suite à un bilan médicamenteux (36 %) et les adaptations galéniques (11 %).
Discussion/conclusion
La chirurgie est le service avec le plus de RATD car nous réalisons des conciliations médicamenteuses quotidiennes ce qui facilite les interventions pharmaceutiques. La substitution est l’action la plus réalisée car elle permet de s’assurer de la poursuite de la prise du traitement habituel hors livret des patients sans avoir à faire intervenir les médecins. Renseigner le tableur Excel® est fastidieux : certaines interventions n’ont pas été déclarées et ont donc été retrouvées avec l’aide du DIM. Cette pratique en plein essor permet de valoriser le travail du pharmacien et d’optimiser le circuit du médicament. Avec l’émergence de formation appropriée de nombreuses autres prescriptions pourraient être encore réalisées par le pharmacien (vaccination). Une évaluation de la satisfaction des services est prévue prochainement afin d’adapter nos pratiques.
{"title":"Renouvellement et adaptation des thérapeutiques par le pharmacien : une belle percée et un essai à transformer ?","authors":"L.B. Scott , A. Carmona , C. Hoskovec , S. Chauveau , M. Thierry , C. Rieu , B. Paoli","doi":"10.1016/j.phacli.2025.09.036","DOIUrl":"10.1016/j.phacli.2025.09.036","url":null,"abstract":"<div><h3>Contexte</h3><div>Suite à l’arrêté du 21 février 2023 relatif au « renouvellement et à l’adaptation des prescriptions par les pharmaciens » et après envoie à l’ARS du protocole, les pharmaciens dans notre centre hospitalier réalisent des renouvellements et/ou adaptations thérapeutiques directes (RATD) et des renouvellements et/ou adaptations thérapeutiques concertés (RATC) dans différents services de soin.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Ce travail a pour but de faire un retour d’expérience concernant le déploiement des RATD et RATC dans notre centre hospitalier.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Lors d’un renouvellement ou d’une adaptation de prescription, un fichier Excel® est rempli mentionnant le service, la date, les initiales du patient, le type d’action entrepris et le nom du pharmacien. Les données ont été recueillies du 13/05/2024 au 31/12/2024. Elles sont ensuite confrontées à une extraction réalisée par le département d’information médicale (DIM). Tous les services de l’hôpital peuvent être concernés et les actions entreprises sont diverses allant des modifications de traitement suite à un bilan médicamenteux à des adaptations galéniques ou posologiques.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total 1615 RATD et 15 RATC ont été réalisés, essentiellement dans les services de chirurgie (28 %), les Soins médicaux et de réadaptation (22 %) et Établissements pour personnes âgées dépendantes (16 %). Les types d’actions les plus souvent retrouvés sont les substitutions (43 %), les modifications de traitement suite à un bilan médicamenteux (36 %) et les adaptations galéniques (11 %).</div></div><div><h3>Discussion/conclusion</h3><div>La chirurgie est le service avec le plus de RATD car nous réalisons des conciliations médicamenteuses quotidiennes ce qui facilite les interventions pharmaceutiques. La substitution est l’action la plus réalisée car elle permet de s’assurer de la poursuite de la prise du traitement habituel hors livret des patients sans avoir à faire intervenir les médecins. Renseigner le tableur Excel® est fastidieux : certaines interventions n’ont pas été déclarées et ont donc été retrouvées avec l’aide du DIM. Cette pratique en plein essor permet de valoriser le travail du pharmacien et d’optimiser le circuit du médicament. Avec l’émergence de formation appropriée de nombreuses autres prescriptions pourraient être encore réalisées par le pharmacien (vaccination). Une évaluation de la satisfaction des services est prévue prochainement afin d’adapter nos pratiques.</div></div>","PeriodicalId":100870,"journal":{"name":"Le Pharmacien Clinicien","volume":"60 4","pages":"Pages e15-e16"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145685956","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.phacli.2025.09.040
L. Papillon-Ferland , Y. Villeneuve
Contexte
La pratique pharmaceutique québécoise a grandement évolué au cours des dernières années. Des changements législatifs ont permis un accroissement de l’autonomie professionnelle du pharmacien. Dans ce contexte, le pharmacien s’est joint à l’équipe interdisciplinaire de la clinique ambulatoire de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal Québec, Canada (IUGM), afin d’y optimiser les soins pharmaceutiques.
Objectifs
Décrire la pratique du pharmacien à la clinique d’évaluation gériatrique de l’IUGM et les caractéristiques des patients évalués.
Patients et méthodes
À l’aide du guide d’exercice de l’Ordre des pharmaciens du Québec, les activités professionnelles effectuées par les pharmaciens de la clinique ont été répertoriées avec leur collaboration. De plus, une revue rétrospective des patients évalués par le pharmacien a été réalisée, incluant (1) les données administratives, démographiques et cliniques, (2) la médication et les problèmes reliés à la pharmacothérapie (PRP) lors de l’évaluation initiale, et (3) les changements médicamenteux lors du dernier suivi. Les médicaments potentiellement inappropriés (MPI) selon Beers et STOPPFall et le calcul du Drug Burden Index (DBI) ont été documentés lors de la consultation initiale et au dernier suivi.
Résultats
À la suite d’une demande de consultation, le pharmacien procède au bilan comparatif des médicaments et à la révision de la pharmacothérapie. Plusieurs activités professionnelles sont effectuées lors de cette évaluation, dont la modification de la pharmacothérapie de manière autonome pour la sécurité ou l’efficacité, la prescription de tests de laboratoire, ou l’amorce de thérapies telle que permise dans une pratique collaborative. L’âge moyen était de 81 ans parmi 47 patients inclus, dont 77 % de femmes. La principale raison de consultation était l’évaluation de la médication liée à un syndrome gériatrique. Au moins 85 % des patients présentait une histoire de chute ou un trouble neurocognitif. Le pharmacien a identifié en moyenne 12 PRP par patient. Le nombre moyen de MPI déprescrit était de 1,4. Le DBI médian a diminué de 1,34 à 0,75.
Discussion/conclusion
L’évolution de la pratique du pharmacien avec une autonomie professionnelle accrue permet d’élargir son rôle auprès de la clientèle gériatrique ambulatoire.
{"title":"Autonomie professionnelle accrue du pharmacien au Québec : opportunités en clinique externe de gériatrie","authors":"L. Papillon-Ferland , Y. Villeneuve","doi":"10.1016/j.phacli.2025.09.040","DOIUrl":"10.1016/j.phacli.2025.09.040","url":null,"abstract":"<div><h3>Contexte</h3><div>La pratique pharmaceutique québécoise a grandement évolué au cours des dernières années. Des changements législatifs ont permis un accroissement de l’autonomie professionnelle du pharmacien. Dans ce contexte, le pharmacien s’est joint à l’équipe interdisciplinaire de la clinique ambulatoire de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal Québec, Canada (IUGM), afin d’y optimiser les soins pharmaceutiques.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Décrire la pratique du pharmacien à la clinique d’évaluation gériatrique de l’IUGM et les caractéristiques des patients évalués.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>À l’aide du guide d’exercice de l’Ordre des pharmaciens du Québec, les activités professionnelles effectuées par les pharmaciens de la clinique ont été répertoriées avec leur collaboration. De plus, une revue rétrospective des patients évalués par le pharmacien a été réalisée, incluant (1) les données administratives, démographiques et cliniques, (2) la médication et les problèmes reliés à la pharmacothérapie (PRP) lors de l’évaluation initiale, et (3) les changements médicamenteux lors du dernier suivi. Les médicaments potentiellement inappropriés (MPI) selon Beers et STOPPFall et le calcul du <em>Drug Burden Index</em> (DBI) ont été documentés lors de la consultation initiale et au dernier suivi.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>À la suite d’une demande de consultation, le pharmacien procède au bilan comparatif des médicaments et à la révision de la pharmacothérapie. Plusieurs activités professionnelles sont effectuées lors de cette évaluation, dont la modification de la pharmacothérapie de manière autonome pour la sécurité ou l’efficacité, la prescription de tests de laboratoire, ou l’amorce de thérapies telle que permise dans une pratique collaborative. L’âge moyen était de 81 ans parmi 47 patients inclus, dont 77 % de femmes. La principale raison de consultation était l’évaluation de la médication liée à un syndrome gériatrique. Au moins 85 % des patients présentait une histoire de chute ou un trouble neurocognitif. Le pharmacien a identifié en moyenne 12 PRP par patient. Le nombre moyen de MPI déprescrit était de 1,4. Le DBI médian a diminué de 1,34 à 0,75.</div></div><div><h3>Discussion/conclusion</h3><div>L’évolution de la pratique du pharmacien avec une autonomie professionnelle accrue permet d’élargir son rôle auprès de la clientèle gériatrique ambulatoire.</div></div>","PeriodicalId":100870,"journal":{"name":"Le Pharmacien Clinicien","volume":"60 4","pages":"Pages e17-e18"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145685960","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}