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Loncomelos pyrenaicus ou asperges des bois : une toxicité confirmée 木芦笋:已证实的毒性
IF 1.7 Q4 TOXICOLOGY Pub Date : 2025-10-25 DOI: 10.1016/j.toxac.2025.09.014
C. Tournoud , S. Sinno-Tellier , S. Michel
<div><h3>Objectif</h3><div>L’ornithogale des Pyrénées ou <em>Loncomelos pyrenaicus</em> (L.) Hrouda ou « asperge des bois » est une plante sauvage réputée comestible de la famille des Asparagaceae. Les centres antipoison et de toxicovigilance (CAPTV) décrivent depuis plusieurs années des cas de personnes symptomatiques après consommation de ces plantes et ont alerté l’Anses. Une étude réalisée en 2022 et 2023 sur des échantillons de plantes avait permis de donner des éléments de réponse concernant la toxicité de cette plante, en mettant en évidence la présence de raphides d’oxalate de calcium <span><span>[1]</span></span>. Pour essayer de mieux caractériser ce nouveau signal de toxicovigilance, il a été décidé de continuer le suivi des cas en 2025 que nous présentons ici.</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>Étude descriptive des cas d’ingestion d’asperges des bois colligés par les CAPTV en 2025.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Sur l’année 2025, 48 dossiers dont 33 repas collectifs de 2 à 6 convives ont été colligés, correspondant à 100 personnes exposées dont 59 symptomatiques (60 %). Les cas étaient répartis principalement dans la région Auvergne-Rhône-Alpes et dans le nord-est de la France. Pour 25 repas, il s’agissait d’une cueillette personnelle ou par un tiers, et dans 19 dossiers d’un achat sur un marché, dans un supermarché, ou dans un magasin de primeurs ; dans un cas les asperges avaient été consommées dans un restaurant, la provenance étant inconnue dans 3 dossiers. Les plantes avaient été congelées avant consommation dans 4 dossiers. Le temps de cuisson était compris entre 3 et 30<!--> <!-->minutes. Il y avait une prépondérance féminine des consommateurs (sex-ratio F/H 1,55). La moyenne d’âge était de 48 ans (âge médian 51 ans). Aucune personne n’avait d’allergie alimentaire connue. Parmi les 63 personnes qui avaient mangé ces plantes les années précédentes, 6 avaient présenté des symptômes (d’intensité croissante à chaque consommation pour 4 d’entre elles). Le délai moyen de survenue de symptômes était de 3 à 4<!--> <!-->h. Les symptômes présentés étaient essentiellement ORL, à type de douleur oropharyngée (25 cas, 42 %), odynophagie (20 cas, 34 %), œdème buccal (17 cas, 29 %), dysphagie (14 cas, 24 %), œdème pharyngé (9 cas, 15 %). Mais certains autres symptômes d’allure systémique étaient décrits également : asthénie (8 cas, 14 %), douleurs musculaires (7 cas, 12 %), hyperthermie (3 cas, 5 %). Dix-huit patients ont bénéficié d’une consultation médicale et ont reçu des antihistaminiques et 7 des corticoïdes. Parmi les 59 cas symptomatiques, 22 étaient de gravité moyenne (PSS2 <span><span>[2]</span></span>). Aucun cas de gravité forte n’a été objectivé en 2025 (pour rappel des cas d’œdème de Quincke ont été observés auparavant).</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>L’analyse des cas des CAPTV sur la période 2022–2023 avait mis en évidence 8 repas collectifs correspondant à 20 personnes exposées dont 12 symptomatiques <span>
比利牛斯鸟(Loncomelos pyrenaicus)Hrouda或“森林芦笋”是一种野生可食用植物,属于芦笋科。多年来,抗毒和毒性警戒中心(CAPTV)一直在报告食用这些植物后出现症状的病例,并向安斯发出了警报。在2022年和2023年进行的一项对植物样本的研究中,草酸钙raphide的存在为这种植物的毒性提供了答案。为了更好地描述这一新的药物警戒信号,决定在2025年继续监测我们在这里提出的病例。方法:2025年CAPTV收集的木材芦笋摄入案例的描述性研究。结果在2025年,共收集了48份档案,包括33份2 - 6人的集体用餐,对应100人暴露,其中59人有症状(60%)。病例主要分布在Auvergne- Rhone -Alpes地区和法国东北部。25份餐食是由个人或第三方收集的,19份是在市场、超市或熟食店购买的;在一个案例中,芦笋是在一家餐馆吃的,有三个案例的来源不明。这些植物在食用前被冷冻了4次。烹饪时间在3到30分钟之间。女性占主导地位(性别比例为1.55)。中位年龄为48岁(中位年龄为51岁)。没有人有已知的食物过敏。在前几年吃过这些植物的63人中,有6人出现了症状(其中4人每次吃这些植物的强度都在增加)。该症状的发生的平均时间为3 ~ 4 h。这些症状大多呈现耳鼻喉科、疼痛类型oropharyngée(42%)、odynophagie 25例(34%)、水肿口20例(29%)、吞咽困难17例(24%)、水肿pharyngé14例(9例,15%)。但其他系统性症状也被描述:哮喘(8例,14%),肌肉疼痛(7例,12%),高热(3例,5%)。18例患者接受了医疗咨询和抗组胺药治疗,7例接受了皮质激素治疗。在59例症状病例中,22例为中度严重(PSS2[2])。2025年没有出现严重的病例(之前曾观察到过昆克水肿)。对2022 - 2023年期间CAPTV病例的分析发现,20名暴露者共8次集体用餐,其中12人出现症状[3]。低估实际发病率似乎是很有可能的,包括那些因为这种植物的可食用性而没有打电话给CAPTV而去看医生的患者。这一假设在2025年的案例分析中得到了证实,许多人在阅读了2024年12月发表的文章[1]后,呼吁采取行动,或者只是报告一个案例。就植物而言,无论在哪里采集或购买,烹饪时间和方法,甚至事先冷冻,食用后都会出现症状。自从CAPTV跟踪这一问题以来,中毒情况已得到很好的描述:集体而言,以前的消费频次平安无事,然后增加强度的症状发生,症状的发生不可预测的、类似症状的发生总是推迟与区间空闲可以用在植物体内存在丰富的粘液,耳鼻喉科最常见的症状,但有时全身症状,无法解释存在植物中的草酸钙晶体。假设将渗透、毒素或其他物质所引起炎症,造成粘膜micro-lésions raphides草酸钙煽动进一步分析研究[4],(生物检测点火,在植物中的草酸钙浓度差异...)。对CAPTV 2025年收集的病例进行的分析证实了木芦笋的毒性,尽管仍有许多未知因素。进一步的分析研究可能有助于确定毒性的其他生理病理机制。这必须促使人们继续监测这一新的信号,更新甚至加强对消费者的警告信息,并可能在适当的时候提出管理措施,甚至禁止销售这些植物供消费。
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Contamination environnementale : comment doser les métaux ? 环境污染:如何测量金属?
IF 1.7 Q4 TOXICOLOGY Pub Date : 2025-10-25 DOI: 10.1016/j.toxac.2025.09.016
M. Bellouard , A. Larabi , J.C. Alvarez

Objectif

Les métaux sont ubiquitaires dans l’environnement, à des concentrations variables, souvent faibles jusqu’à l’état d’ultra traces (ppb). Présents naturellement dans la croûte terrestre, l’activité humaine a conduit à une augmentation de leur biodisponibilité dans l’environnement et donc à une exposition majorée de la population générale, source d’une éventuelle toxicité. L’analyse des métaux nécessite le respect des bonnes pratiques de prélèvement, le recueil de milieux biologiques pertinents, ainsi que des techniques performantes afin de détecter des concentrations à l’état de traces.

Méthode

Le choix de la matrice biologique à analyser dépend du métal recherché, du type d’exposition et de la forme chimique. Par exemple, le sang total est le milieu de référence pour la plombémie, tandis que les urines sont préférées pour surveiller l’exposition à l’arsenic, au cadmium, au mercure ou au chrome. De nombreuses techniques analytiques ont été historiquement développées pour le dosage des métaux. La spectrométrie d’absorption atomique (SAA), utilisée pour des analyses ciblées, a désormais été remplacée par des techniques de spectrométrie à plasma à couplage inductif (ICP-MS, ICP-AES), offrant une excellente sensibilité et une capacité multi-élémentaire. Ces méthodes sont la référence aujourd’hui.

Discussion

La fiabilité des résultats repose sur une rigueur méthodologique : prélèvements conformes (tubes sans contaminant métallique), pré-traitements de l’échantillon adaptés, procédures standardisées, prise en charge des interférences en ICP-MS, accréditation des laboratoires et recours à des valeurs de référence issues de cohortes comparables. L’interprétation toxicologique des dosages nécessite de croiser les données biologiques avec les données cliniques et environnementales, en intégrant les valeurs seuils disponibles.

Conclusion

Le dosage des éléments métalliques demeure un challenge analytique et biologique, mais reste un outil indispensable pour objectiver une exposition environnementale, orienter la prise en charge médicale et établir des mesures de gestion de risque à petite et grande échelle.
金属在环境中无处不在,浓度不同,通常低到超痕量(ppb)状态。它们自然存在于地壳中,人类活动导致它们在环境中的生物利用度增加,从而增加了一般人群的接触,这可能是毒性的来源。金属分析需要遵循良好的取样做法,收集相关的生物介质,以及检测微量浓度的有效技术。要分析的生物基质的选择取决于所寻求的金属、接触的类型和化学形式。例如,总血液是铅的基线,而尿液是监测砷、镉、汞或铬接触的首选。历史上已经发展了许多分析技术来测量金属。用于靶向分析的原子吸收光谱学(SAA)已被感应耦合等离子体光谱学(ICP-MS, ICP-AES)技术所取代,该技术具有优越的灵敏度和多元素能力。这些方法是今天的参考。讨论结果的可靠性依赖于严格的方法:一致的取样(无金属污染物管)、适当的样品预处理、标准化程序、ICP-MS干扰管理、实验室认证和使用可比队列的基准值。对剂量的毒理学解释需要将生物数据与临床和环境数据结合起来,并纳入现有的阈值。金属元素的剂量仍然是一项分析和生物学挑战,但仍然是确定环境暴露、指导医疗护理和建立小规模和大规模风险管理措施的重要工具。
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Synthèse des cas d’intoxication par les plantes aux Antilles françaises 法属西印度群岛植物中毒案例摘要
IF 1.7 Q4 TOXICOLOGY Pub Date : 2025-10-25 DOI: 10.1016/j.toxac.2025.09.070
M. Sance , J. Langrand , T. Blaise
<div><h3>Objectif</h3><div>La Guadeloupe et la Martinique abritent une flore extrêmement diversifiée, incluant de nombreuses espèces toxiques, souvent présentes à proximité des habitations et dans les jardins. Le <em>turn-over</em> des professionnels de santé, ainsi que la méconnaissance de la phytothérapie — en général et locale (Rimed razie) — liée à un défaut de formation compliquent le diagnostic précis et la prise en charge adaptée des patients intoxiqués. En outre, les médecins sont confrontés à des guidelines pas toujours adaptées au territoire et à une utilisation importante de plantes aux Antilles <span><span>[1]</span></span>. Dans ce contexte, et face au manque d’études descriptives sur les intoxications par les plantes aux Antilles françaises, il apparaît pertinent de réaliser un inventaire des cas d’intoxications par les plantes dans cette partie de la France.</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>Une analyse descriptive rétrospective des intoxications par les plantes a été menée à partir de la base SICAP entre 1999 et 2024. Les cas ont été étudiés selon la population touchée, le contexte d’exposition, la gravité (à partir du Poisoning Severity Score) et la symptomatologie associée. La part des intoxications liées à l’utilisation de la phytothérapie locale a été évaluée ainsi que les principales espèces botaniques incriminées.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 499 cas ont été inclus dans l’étude, tous avec une détermination de l’espèce botanique. Les enfants de moins de 6 ans et les adultes de moins de 65 ans représentaient la majorité des patients (respectivement 35 % et 47 %). Les intoxications survenaient principalement dans un contexte accidentel lié à une absence de conscience du danger, et se produisaient le plus souvent au domicile. Les cas étaient globalement peu sévères : seulement 5 % présentaient un PSS<!--> <!-->=<!--> <!-->2 et 1 % un PSS<!--> <!-->=<!--> <!-->3. Les espèces les plus fréquemment impliquées étaient <em>Hippomane mancinella</em> (42 % des cas), suivies des euphorbes et de <em>Ricinus communis</em> (4,4 % chacun). Parmi les cas les plus graves (PSS<!--> <!-->=<!--> <!-->3), les espèces retrouvées étaient principalement <em>Tinospora crispa</em> et <em>Moringa oleifera</em>. À noter que la phytothérapie locale semblait être à l’origine de cas plus sévères, représentant près de 70 % des intoxications graves.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Cette étude décrit, pour la première fois, les intoxications aux plantes les plus fréquentes et les plus graves survenues aux Antilles françaises sur une période de plus de 20 ans, à partir de la base de données des CAP. La majorité des intoxications étaient accidentelles, touchant principalement les jeunes enfants et les adultes, le plus souvent par voie orale et par méconnaissance des risques encourus. Les cas graves restaient rares (6 % avec PSS<!--> <!-->≥<!--> <!-->2) et aucun décès n’a été rapporté. Les espèces les plus souvent impliquées étaient
瓜德罗普岛和马提尼克岛是高度多样化的植物群的家园,包括许多有毒物种,通常在住宅附近和花园中发现。卫生专业人员的更替,加上缺乏培训,加上缺乏对植物疗法(一般和当地)的知识,使准确诊断和适当管理中毒患者变得困难。此外,医生面临的指导方针并不总是适应加勒比地区和植物的广泛使用。在这方面,鉴于法属安的列斯群岛缺乏关于植物中毒的描述性研究,编制一份法国这一地区植物中毒案例清单似乎是有意义的。方法从1999年到2024年,在SICAP基础上进行了植物毒性的回顾性描述性分析。根据受影响人群、接触环境、严重程度(基于中毒严重程度评分)和相关症状对病例进行了研究。对与使用局部草药治疗有关的中毒比例以及涉及的主要植物物种进行了评估。结果共有499例被纳入研究,所有病例都确定了植物物种。6岁以下儿童和65岁以下成人占大多数(分别为35%和47%)。中毒主要发生在与缺乏安全意识有关的意外情况下,最常发生在家中。病例总体较轻:只有5%的病例PSP = 2, 1%的病例PSP = 3。最常见的物种是曼氏河马(42%),其次是大戟和共通Ricinus(分别占4.4%)。在最严重的病例(PSS = 3)中,发现的物种主要是crispa Tinospora和oleifera Moringa。值得注意的是,当地草药治疗似乎导致了更严重的病例,占所有严重中毒病例的近70%。ConclusionCette首次描述,研究植物中毒最常见和最严重的法国西印度群岛期间发生的20多年,从开普敦的数据库。大多数是意外中毒,主要影响青少年儿童与成人,最常见的是口服和无知所涉及的风险。严重病例仍然很少(PSS≥2的占6%),没有死亡报告。最常涉及的物种是木薯(Hippomane mancinella)、木薯(Manihot esculenta)、各种大戟科植物,以及用于草药治疗的植物,如moringa。与局部草药治疗相关的中毒,可能被低估,值得进一步的具体研究。需要提高认识,以便改进家庭预防、卫生专业人员查明和报告病例,特别是关于花园中有毒观赏植物的病例。
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Intoxications aux raticides anticoagulants en France : une étude rétrospective observationnelle à partir des données des centres antipoison français. Proposition d’un protocole de prise en charge 法国抗凝剂中毒:一项基于法国抗凝剂中心数据的观察性回顾性研究。关于接管协议的建议
IF 1.7 Q4 TOXICOLOGY Pub Date : 2025-10-25 DOI: 10.1016/j.toxac.2025.09.033
H. Brunet , C. Paradis , C. Bragança , M. Labadie
<div><h3>Objectifs</h3><div>Apparus dans les années 70, les raticides anticoagulants de longue durée d’action sont présents dans la plupart des foyers. Dérivés de la warfarine, ce sont de puissants anticoagulants de type antivitamine K avec de longues demi-vies <span><span>[1]</span></span>. La Vitamine K (VK) en est l’antidote. En France, il n’existe actuellement aucune donnée épidémiologique recensant ces expositions et aucune prise en charge harmonisée en cas d’ingestion. L’objectif de cette étude est de décrire les cas d’intoxication par les raticides anticoagulants enregistrés dans les centres antipoison français et de proposer un protocole national de prise en charge.</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>Il s’agit d’une étude multicentrique rétrospective observationnelle analysant les appels reçus par les 8 centres antipoison français concernant les ingestions de raticides anticoagulants, sur la période du 1<sup>er</sup> janvier 2019 au 31 décembre 2023. Les paramètres étudiés ont été : circonstances de l’intoxication, âge, dose supposée ingérée, nature de l’agent en cause, signes cliniques et biologiques, dont le taux de prothrombine (TP), traitement entrepris, évolution, gravité (évaluée selon le Poisoning Severity Score (PSS) et séquelles éventuelles. Les données ont été enregistrées sur un fichier Excel, et des tests statistiques de Chi-2 et de Fischer ont été utilisés.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Un total de1217 dossiers ont été inclus. On observe 72,9 % d’exposition accidentelle principalement chez des enfants, et 26,1 % tentatives de suicide surtout chez l’adulte. Il s’agit d’un raticide sous forme faiblement concentrée qui est ingéré dans 92 % des cas. 32 % des doses supposée ingérées (DSI) ont pu être quantifiée, avec une médiane de 0,004<!--> <!-->mg/kg pour les expositions accidentelles et 0,015<!--> <!-->mg/kg pour les tentatives de suicides. 1,8 % des exposés ont présenté un TP<!--> <!-->≤<!--> <!-->60 % ; parmi eux, 36 % ont présenté des symptômes hémorragiques (hématurie, épistaxis, rectorragie, hématome, autres saignements cutanéomuqueux…) ; chez ces patients, la DSI était évaluable dans 22,7 % des cas et supérieure aux médianes des autres expositions ; les traitements antidotiques suivants ont été administrés : VK IV dans 32 % des cas, VK PO 100 %, PPSB 23 %. Certains patients ont été suivis 2<!--> <!-->jours, d’autres plusieurs semaines. Le suivi biologique le plus long à été de 212<!--> <!-->jours. Les cas étaient pour la plupart de gravité faible ou nulle, PSS 0 ou 1, avec seulement 32 cas de gravité moyenne PSS2, et 17 cas de gravité forte PSS3. L’évolution est le plus souvent favorable lorsqu’elle est connue (53 %), il n’y a ni décès, ni séquelle imputable aux intoxications par ces raticides.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La plupart des cas d’expositions étaient bénins, ne nécessitant pas de prise en charge spécifique, notamment chez l’enfant. En cas de prise en charge suivant l’ingestion, l’admini
ObjectifsApparus 70年代鼠药行动长期抗凝血剂都在大多数家庭。华法林的衍生型,这是强有力的抗凝血剂与长半衰期antivitamine K[1]。维生素K (VK)是解药。在法国,目前还没有流行病学数据,找出这些展览并没有统一接管吞食。这项研究的目的是描述鼠药中毒的抗凝血剂中的毒物中心登记的法文和议定书提出一个全国接管。MéthodeIl通话是回顾性观察性多中心研究,分析了法国的毒物中心8所收到的关于鼠药的摄入量抗凝血剂,2019年1月1日至2023年12月31日。研究的参数包括:中毒情况、年龄、假定摄入的剂量、有关药物的性质、临床和生物体征,包括凝血酶原水平(TP)、所进行的治疗、演变、严重程度(根据中毒严重程度评分(PSS)评估)和可能的后遗症。数据被保存在一个Excel文件中,并使用了Chi-2和Fischer的统计测试。结果总共包括1217个记录。72.9%意外暴露主要出现在儿童的26.1%和自杀企图,尤其是成年人。它是一种低浓度的杀鼠剂,92%的病例被摄入。32%的假定摄入剂量(ISD)已被量化,意外暴露的中位值为0.004 mg/kg,企图自杀的中位值为0.015 mg/kg。介绍了一个TP的1.8%≤60%;当中,有36%的小便出血的症状(血、épistaxis rectorragie出血、血肿等cutanéomuqueux ...);在这些患者中,22.7%的病例评估了ICD,高于其他暴露的中值;接受以下抗氧化剂治疗:32%的病例采用IV型VK, 100%采用PO型VK, 23%采用PPSB。有些病人之后2天了,其他几个星期。最长的一次生物监测是212天。案例大多PSS重心低或无,0或1,仅用32例中度、,和强大的重力PSS3 17例。变化往往是最有利的已知(53%),除了死亡,或由这些鼠药中毒造成的后遗症。ConclusionLa展览都是良性的多数情况下,不需要具体的照顾,特别是儿童。接管时摄入后,活性炭管理处1 g / kg,撕裂骨头可以有效减少摄入。对于有症状的病例,赔付是异类。我们提出一个基于数据的议定书以及文学评论我们的研究。它起初是以快速控制经由l’antagonisation coagulopathie VK所好药剂量及凝血因子(PPSB)。在第二步,对临床和生物监测这些行动由于非常长期鼠药,与VK PO的长短取决于行政管制的TP原先所有6小时,直至TP的增加,然后每隔24小时,直到达成一个TP≥60%,然后每周1 ~ 2次,直到VK确实停止(如果VK TP平稳停机后48 h)。我们还建议为苯巴比妥和cholestyramine处方治疗时必须非常长。
{"title":"Intoxications aux raticides anticoagulants en France : une étude rétrospective observationnelle à partir des données des centres antipoison français. Proposition d’un protocole de prise en charge","authors":"H. Brunet ,&nbsp;C. Paradis ,&nbsp;C. Bragança ,&nbsp;M. Labadie","doi":"10.1016/j.toxac.2025.09.033","DOIUrl":"10.1016/j.toxac.2025.09.033","url":null,"abstract":"&lt;div&gt;&lt;h3&gt;Objectifs&lt;/h3&gt;&lt;div&gt;Apparus dans les années 70, les raticides anticoagulants de longue durée d’action sont présents dans la plupart des foyers. Dérivés de la warfarine, ce sont de puissants anticoagulants de type antivitamine K avec de longues demi-vies &lt;span&gt;&lt;span&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. La Vitamine K (VK) en est l’antidote. En France, il n’existe actuellement aucune donnée épidémiologique recensant ces expositions et aucune prise en charge harmonisée en cas d’ingestion. L’objectif de cette étude est de décrire les cas d’intoxication par les raticides anticoagulants enregistrés dans les centres antipoison français et de proposer un protocole national de prise en charge.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;h3&gt;Méthode&lt;/h3&gt;&lt;div&gt;Il s’agit d’une étude multicentrique rétrospective observationnelle analysant les appels reçus par les 8 centres antipoison français concernant les ingestions de raticides anticoagulants, sur la période du 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; janvier 2019 au 31 décembre 2023. Les paramètres étudiés ont été : circonstances de l’intoxication, âge, dose supposée ingérée, nature de l’agent en cause, signes cliniques et biologiques, dont le taux de prothrombine (TP), traitement entrepris, évolution, gravité (évaluée selon le Poisoning Severity Score (PSS) et séquelles éventuelles. Les données ont été enregistrées sur un fichier Excel, et des tests statistiques de Chi-2 et de Fischer ont été utilisés.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;h3&gt;Résultats&lt;/h3&gt;&lt;div&gt;Un total de1217 dossiers ont été inclus. On observe 72,9 % d’exposition accidentelle principalement chez des enfants, et 26,1 % tentatives de suicide surtout chez l’adulte. Il s’agit d’un raticide sous forme faiblement concentrée qui est ingéré dans 92 % des cas. 32 % des doses supposée ingérées (DSI) ont pu être quantifiée, avec une médiane de 0,004&lt;!--&gt; &lt;!--&gt;mg/kg pour les expositions accidentelles et 0,015&lt;!--&gt; &lt;!--&gt;mg/kg pour les tentatives de suicides. 1,8 % des exposés ont présenté un TP&lt;!--&gt; &lt;!--&gt;≤&lt;!--&gt; &lt;!--&gt;60 % ; parmi eux, 36 % ont présenté des symptômes hémorragiques (hématurie, épistaxis, rectorragie, hématome, autres saignements cutanéomuqueux…) ; chez ces patients, la DSI était évaluable dans 22,7 % des cas et supérieure aux médianes des autres expositions ; les traitements antidotiques suivants ont été administrés : VK IV dans 32 % des cas, VK PO 100 %, PPSB 23 %. Certains patients ont été suivis 2&lt;!--&gt; &lt;!--&gt;jours, d’autres plusieurs semaines. Le suivi biologique le plus long à été de 212&lt;!--&gt; &lt;!--&gt;jours. Les cas étaient pour la plupart de gravité faible ou nulle, PSS 0 ou 1, avec seulement 32 cas de gravité moyenne PSS2, et 17 cas de gravité forte PSS3. L’évolution est le plus souvent favorable lorsqu’elle est connue (53 %), il n’y a ni décès, ni séquelle imputable aux intoxications par ces raticides.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;h3&gt;Conclusion&lt;/h3&gt;&lt;div&gt;La plupart des cas d’expositions étaient bénins, ne nécessitant pas de prise en charge spécifique, notamment chez l’enfant. En cas de prise en charge suivant l’ingestion, l’admini","PeriodicalId":23170,"journal":{"name":"Toxicologie Analytique et Clinique","volume":"37 3","pages":"Pages S99-S100"},"PeriodicalIF":1.7,"publicationDate":"2025-10-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145365841","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
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Envenimations par des frelons à pattes jaunes et autres hyménoptères en France hexagonale : étude de plusieurs sources de données sanitaires de 2014 à 2023 法国六边形地区的黄腿足虫和其他膜翅目昆虫中毒:2014年至2023年多个健康数据来源研究
IF 1.7 Q4 TOXICOLOGY Pub Date : 2025-10-25 DOI: 10.1016/j.toxac.2025.09.073
S. Sinno-Tellier , J. Hamon , L. De Haro , M. Labadie , A. Maillot , N. Delcourt , R. Curtet , B. Verrat , A. Fouillet
<div><h3>Objectif</h3><div>Le frelon à pattes jaunes ou « frelon asiatique » <em>Vespa velutina nigrithorax</em>, détecté pour la première fois en France en 2004, a colonisé en 20 ans l’ensemble de l’Hexagone. Prédateur de l’abeille domestique, la loi du 15 mars 2025 vise à endiguer sa prolifération pour préserver la filière apicole. Le dernier bilan sanitaire chez l’Homme datant de dix ans <span><span>[1]</span></span>, la Direction générale de la santé a demandé à l’Anses d’analyser en lien avec les Centres antipoison (CAP) et Santé publique France l’évolution des piqûres de frelons à pattes jaunes et des autres hyménoptères (frelons européens, guêpes, abeilles…) à partir de quatre bases de données de santé complémentaires.</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>Étude rétrospective des données nationales des CAP (SICAP), des passages aux urgences (réseau OSCOUR®), des hospitalisations (PMSI) et des certificats de décès (CépiDc) pour piqûres d’hyménoptères de 2014 à 2023 inclus. Une même envenimation pouvait être comptée dans plusieurs sources sans qu’il ne soit possible de l’identifier.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 6022 appels aux CAP et 179 141 passages aux urgences (dont 2 % suivis d’une hospitalisation) pour piqûres d’hyménoptères ont été enregistrés. Ces données étaient corrélées dans le temps et dans l’espace. Un plus grand nombre de recours pour piqûres d’hyménoptères était observé en 2018 et 2020 et un moins grand nombre en 2021 et 2023, ainsi que des pics saisonniers en juillet ou août. Lors de l’appel aux CAP, les guêpes (37 %), frelons (à pattes jaunes ou autres) (25 %) puis abeilles (19 %) étaient à l’origine de la piqûre (hyménoptère non renseigné, 19 %). La répartition géographique des piqûres d’hyménoptères était relativement homogène dans tout l’Hexagone. Les piqûres de frelons étaient plus fréquentes dans les régions de l’ouest, du sud-ouest et du sud-est du territoire. Les envenimations par des hyménoptères enregistrées dans le SICAP étaient graves pour 1,5 % (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->91) d’entre elles, pouvant menacer le pronostic vital ou conduire au décès. Elles étaient le plus souvent dues à des frelons (à pattes jaunes ou autres) (38 %), suivis des abeilles (24 %) et guêpes (22 %) (hyménoptère non renseigné, 16 %). Enfin, une réaction allergique, seule ou associée à des signes toxiques, était décrite dans 89 % des envenimations graves par des hyménoptères. Une seule piqûre avait été suffisante dans près de la moitié des formes graves (48 %), un peu plus souvent en cas de frelons (53 % de piqûre unique). Par ailleurs, 18 213 hospitalisations pour piqûres d’hyménoptères ont été enregistrées, dont 13 % en réanimation (maximum de 17 % en 2023). D’après les données de mortalité, 256 personnes étaient décédées en lien avec une piqûre d’hyménoptère. Une mention de piqûre de frelon (à pattes jaunes ou autres) figurait dans 27 % des certificats de décès (maximum de 43 % en 2023).</div></div><div><h3>Conclusion<
ObjectifLe黄爪大黄蜂还是«»亚洲大黄蜂胡蜂velutina nigrithorax, 2004年在法国首次发现,在20年内征服了广大的六边形。作为家养蜜蜂的捕食者,2025年3月15日的法律旨在遏制其扩散,以保护养蜂业。人体健康最新十多年年[1],卫生总局已请anses分析与毒物中心(pac)和法国公共卫生的黄腿黄蜂叮咬的演变和其他hyménoptères(欧洲、黄蜂、蜜蜂、黄蜂...)从四个健康数据库的补充。方法回顾性研究国家CAP (SICAP)、急诊(OSCOUR®网络)、住院(PMSI)和死亡证明(CepiDc)数据,包括2014年至2023年的膜翅目穿刺。一人甚至可以计入envenimation来源不可能识别。结果共录得6022宗因膜翅目昆虫叮咬而致电急救中心及179,141宗急诊(其中2%入院)。这些数据在时间和空间上都是相关的。2018年和2020年,膜翅目昆虫叮咬次数增加,2021年和2023年减少,7月和8月出现季节性高峰。在使用CAP时,黄蜂(37%)、飞蛾(黄腿或其他)(25%)和蜜蜂(19%)(未指明的膜翅目,19%)是叮咬的来源。膜翅目昆虫叮咬的地域分布较为均匀,整个六边形。黄蜂叮咬最为频繁的地区西部、西南部和东南部的领土。SICAP记录的膜翅目中毒严重的占1.5% (n = 91),可能危及生命的预后或导致死亡。最常见的原因是飞蛾(黄腿或其他)(38%),其次是蜜蜂(24%)和黄蜂(22%)(无信息的膜翅目,16%)。最后,在89%的严重膜翅目中毒病例中,有单独或与毒性迹象有关的过敏反应。在近一半的严重病例中,一次注射就足够了(48%),在边缘病例中更常见(53%)。此外,有18,213例膜翅目昆虫叮咬住院,其中13%处于复苏状态(2023年最高为17%)。死亡数据显示,有256人死于被膜翅目昆虫叮咬。27%的死亡证明中提到了被咬伤(黄腿或其他)(2023年最高为43%)。ConclusionComme对于黄蜂、蜜蜂或其他黄蜂,黄蜂envenimations的黄腿可严重人体粘膜多次叮咬时,(嘴),或在毒液过敏。治疗使用数据显示,与黄蜂或蜜蜂相比,黄腿或其他动物造成的严重中毒比例更高。为了监测膜翅目中毒的演变,Anses建议监测与CAP数据密切相关的紧急通道数据。保护种群,特别是在有翼蝇巢的情况下,仍然是防止中毒的关键。
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Faut-il doser les cardiotoxiques ? 我们应该测量心脏毒素吗?
IF 1.7 Q4 TOXICOLOGY Pub Date : 2025-10-25 DOI: 10.1016/j.toxac.2025.09.044
C. Bragança , B. Brunet , F. Dubois , H. Legendre
<div><h3>Objectif</h3><div>La prise en charge clinique des intoxications aux cardiotoxiques est assez bien définie pour certains d’entre eux, tels que les toxiques induisant un effet stabilisant de membrane (bêta-bloquants, chloroquine, antiarythmiques de classe Ia, antidépresseurs tricycliques, citalopram, venlafaxine, carbamazépine), les inhibiteurs calciques et la digoxine ; se pose la question de la place des analyses toxicologiques dans les stratégies de prise en charge : quelles molécules rechercher ? Quel type de dosage effectuer ? Quel degré d’urgence au laboratoire (vitale, organisationnelle), quel intérêt en pratique (diagnostique, thérapeutique, pronostique, scientifique ou médico-légal) ?</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>L’analyse repose sur une revue de la littérature via PubMed et les recommandations des sociétés savantes.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Il n’existe aucune étude de bon niveau de preuve ayant évalué l’utilité d’un screening diagnostique systématique chez les patients suspects d’intoxication. Le clinicien confronté à un tableau clinique présumé lié à un cardiotoxique, appuiera sa démarche clinique sur l’état hémodynamique du patient, l’ECG et les examens biologiques classiques : Ph, kaliémie, natrémie, glycémie, lactates, créatininémie. Généralement, le screening a un intérêt diagnostique dans trois situations : lorsque le diagnostic clinique n’est pas établi, si les examens complémentaires sont incompatibles avec l’anamnèse ou dans des situations de défaillance circulatoire et/ou de coma inexpliqué <span><span>[1]</span></span>. Le screening toxicologique devrait néanmoins être, dans la mesure du possible, complété par une analyse quantitative ciblée, permettant la mesure des concentrations sanguines, valeurs les mieux corrélées à la toxicité, et permettant également d’étudier la cinétique de l’intoxication. Les dosages de médicaments dans les intoxications aiguës ne sont utiles que s’ils sont effectués tôt après l’exposition dans le sérum/plasma et peuvent être dosés rapidement et de façon répétée lors de l’élimination de certains toxiques (vérapamil et norverapamil) <span><span>[2]</span></span>. Une digoxinémie précocement dosée a un impact thérapeutique lors d’intoxications à la digoxine, permettant le calcul de la dose d’immunothérapie spécifique nécessaire pour le traitement. On reconnaît une valeur pronostique aux dosages plasmatiques de la carbamazépine, d’(e) (hydroxy) chloroquine, (risque décès faible si <<!--> <!-->10<!--> <!-->mg/L, élevé si ><!--> <!-->10<!--> <!-->mg/L, majeur si ><!--> <!-->20<!--> <!-->mg/L), de la digoxine et du vérapamil (concentration plasmatique à l’admission<!--> <!-->><!--> <!-->5<!--> <!-->μM prédictive de toxicité menaçant le pronostic vital, pouvant entraîner un arrêt cardiaque ou nécessiter une assistance circulatoire <span><span>[3]</span></span>). Le dosage des bêta-bloquants a une faible valeur prédictive. La flécaïne présente une marge thérapeutiqu
丹麦对中毒的临床护理心脏毒性是足够明确,有些有毒等,从而起到稳定器的膜(Ia级阻断剂、氯喹、抗心律失常、三环抗抑郁药、citalopram venlafaxine钙、卡马西平)抑制剂和地高辛;提出了毒理学分析在管理策略中的位置问题:研究哪些分子?使用哪种剂量?实验室的紧急程度(至关重要的、组织的),在实践中(诊断、治疗、预后、科学或法医)有什么意义?方法分析基于对PubMed文献的回顾和来自学术团体的建议。结果:目前还没有证据良好的研究评估对疑似中毒患者进行系统诊断筛查的有效性。面对疑似心脏毒性的临床表现,临床医生将基于患者的血流动力学状态、心电图和经典的生物学检查:Ph、钾、钠血症、血糖、乳酸、肌酸血症。一般来说,筛查在三种情况下具有诊断价值:如果临床诊断不确定,如果补充检查与失忆不一致,或在循环功能障碍和/或不明原因的昏迷[1]的情况下。然而,如果可能的话,毒理学筛查应辅以有针对性的定量分析,以便能够测量血液浓度,这是与毒性最相关的值,并使研究中毒动力学成为可能。急性中毒中的药物剂量只有在血清/血浆中接触后不久才有用,并且可以在消除某些毒素(韦拉帕米和诺韦拉帕米)时迅速和重复地给药[2]。早期剂量的地高辛血症对地高辛中毒具有治疗作用,可以计算治疗所需的特定免疫治疗剂量。被承认具有预测价值的测定血浆卡马西平,(e)项(羟基氯喹(死亡风险低,如果<如果> 10mg / L,高10 mg / L,如果主要> 20 mg / L)、地高辛vérapamil(血浆浓度>接纳;毒性预测5μM的生命威胁,可能导致心脏骤停或需要协助的血循环)[3]。受体阻滞剂的剂量具有较低的预测价值。氟卡因的治疗范围很窄,其剂量似乎对肾脏、肝脏或多管治疗不足的患者特别有用,因为缺乏消除可能导致过量。结论:在病因不明确的情况下,应考虑在中毒患者入院后立即进行血液和尿液的保守取样。如果有严重的迹象,在医学-法律背景下,如果它们具有诊断(卡马西平)、预后(卡马西平、地高辛、韦拉帕米、羟氯喹)或治疗(地高辛)价值,则需要进行分析。血清剂量与受体阻滞剂中毒的严重程度之间没有相关性。最后,还有一个科学目的进行现场测定这些利益。
{"title":"Faut-il doser les cardiotoxiques ?","authors":"C. Bragança ,&nbsp;B. Brunet ,&nbsp;F. Dubois ,&nbsp;H. Legendre","doi":"10.1016/j.toxac.2025.09.044","DOIUrl":"10.1016/j.toxac.2025.09.044","url":null,"abstract":"&lt;div&gt;&lt;h3&gt;Objectif&lt;/h3&gt;&lt;div&gt;La prise en charge clinique des intoxications aux cardiotoxiques est assez bien définie pour certains d’entre eux, tels que les toxiques induisant un effet stabilisant de membrane (bêta-bloquants, chloroquine, antiarythmiques de classe Ia, antidépresseurs tricycliques, citalopram, venlafaxine, carbamazépine), les inhibiteurs calciques et la digoxine ; se pose la question de la place des analyses toxicologiques dans les stratégies de prise en charge : quelles molécules rechercher ? Quel type de dosage effectuer ? Quel degré d’urgence au laboratoire (vitale, organisationnelle), quel intérêt en pratique (diagnostique, thérapeutique, pronostique, scientifique ou médico-légal) ?&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;h3&gt;Méthode&lt;/h3&gt;&lt;div&gt;L’analyse repose sur une revue de la littérature via PubMed et les recommandations des sociétés savantes.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;h3&gt;Résultats&lt;/h3&gt;&lt;div&gt;Il n’existe aucune étude de bon niveau de preuve ayant évalué l’utilité d’un screening diagnostique systématique chez les patients suspects d’intoxication. Le clinicien confronté à un tableau clinique présumé lié à un cardiotoxique, appuiera sa démarche clinique sur l’état hémodynamique du patient, l’ECG et les examens biologiques classiques : Ph, kaliémie, natrémie, glycémie, lactates, créatininémie. Généralement, le screening a un intérêt diagnostique dans trois situations : lorsque le diagnostic clinique n’est pas établi, si les examens complémentaires sont incompatibles avec l’anamnèse ou dans des situations de défaillance circulatoire et/ou de coma inexpliqué &lt;span&gt;&lt;span&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. Le screening toxicologique devrait néanmoins être, dans la mesure du possible, complété par une analyse quantitative ciblée, permettant la mesure des concentrations sanguines, valeurs les mieux corrélées à la toxicité, et permettant également d’étudier la cinétique de l’intoxication. Les dosages de médicaments dans les intoxications aiguës ne sont utiles que s’ils sont effectués tôt après l’exposition dans le sérum/plasma et peuvent être dosés rapidement et de façon répétée lors de l’élimination de certains toxiques (vérapamil et norverapamil) &lt;span&gt;&lt;span&gt;[2]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;. Une digoxinémie précocement dosée a un impact thérapeutique lors d’intoxications à la digoxine, permettant le calcul de la dose d’immunothérapie spécifique nécessaire pour le traitement. On reconnaît une valeur pronostique aux dosages plasmatiques de la carbamazépine, d’(e) (hydroxy) chloroquine, (risque décès faible si &lt;&lt;!--&gt; &lt;!--&gt;10&lt;!--&gt; &lt;!--&gt;mg/L, élevé si &gt;&lt;!--&gt; &lt;!--&gt;10&lt;!--&gt; &lt;!--&gt;mg/L, majeur si &gt;&lt;!--&gt; &lt;!--&gt;20&lt;!--&gt; &lt;!--&gt;mg/L), de la digoxine et du vérapamil (concentration plasmatique à l’admission&lt;!--&gt; &lt;!--&gt;&gt;&lt;!--&gt; &lt;!--&gt;5&lt;!--&gt; &lt;!--&gt;μM prédictive de toxicité menaçant le pronostic vital, pouvant entraîner un arrêt cardiaque ou nécessiter une assistance circulatoire &lt;span&gt;&lt;span&gt;[3]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;). Le dosage des bêta-bloquants a une faible valeur prédictive. La flécaïne présente une marge thérapeutiqu","PeriodicalId":23170,"journal":{"name":"Toxicologie Analytique et Clinique","volume":"37 3","pages":"Pages S106-S107"},"PeriodicalIF":1.7,"publicationDate":"2025-10-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145366152","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
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Transport d’un patient intoxiqué en préhospitalier, quand médicaliser ? 运送中毒病人到院前,什么时候就医?
IF 1.7 Q4 TOXICOLOGY Pub Date : 2025-10-25 DOI: 10.1016/j.toxac.2025.09.024
P. Revel
<div><h3>Objectif</h3><div>La prise en charge préhospitalière d’un patient intoxiqué est très fréquente. À la fin de l’évaluation téléphonique, se pose toujours la même question : médicalisation ou non ?</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>En pratique, la réponse est le plus souvent négative car il est assez habituel pour un médecin régulateur de faire une évaluation à distance de la gravité d’un appel. Ce tri repose sur l’analyse des 3 fonctions vitales, cardiocirculatoire, respiratoire et neurologique, et peut assez rapidement faire engager le déclenchement d’un SMUR <span><span>[1]</span></span>, <span><span>[2]</span></span>.</div><div>Si la mortalité globale est faible, toute classe de toxique confondu, de l’ordre de 1 %, elle peut s’avérer beaucoup plus importante pour certaines molécules telles que les cardio-toxiques.</div><div>Il convient donc de prendre en compte d’autres paramètres pour mieux guider la décision. Voici les éléments caractéristiques de ces intoxications :</div><div>– très grande variabilité des toxiques, de leurs modes de pénétration, de la durée d’exposition. L’évaluation initiale faite par les équipes de secouristes peut être faussement rassurante car la quasi-totalité des toxidromes sont inconnus de ces personnels. Une médicalisation initiale lèvera plus sûrement le doute ;</div><div>– une association toujours possible notamment dans les intoxications médicamenteuses volontaires dont la recherche exhaustive peut constituer un véritable travail de détective ;</div><div>– l’arrivée de nouvelles molécules tout droit commandées via le darknet prend régulièrement les référents en toxicologie de cours et donc a fortiori, le médecin régulateur ;</div><div>– la notion de cinétique des effets toxiques doit en permanence être associée aux délais et conditions de transport du patient vers le centre de référence. En effet, l’apparition d’une défaillance organique grave, tel qu’un ACR ou un coma, ne devra pas se produire pendant le transport, qu’il soit médicalisé ou non. Il peut exister une « fenêtre » de transfert qu’il ne faut surtout pas rater sous peine de ne plus pouvoir le réaliser dans de bonnes conditions. La parfaite connaissance du territoire départemental mais également régional est indispensable. La mobilisation de moyens de transport rapides héliportés est d’une grande aide ;</div><div>– certaines intoxications collectives posent également un problème logistique :</div><div> <!-->– envoi d’une ou plusieurs équipes de SMUR en soutien des moyens du CODIS ?</div><div> <!-->– établissement d’un point de rassemblement des victimes (PRV) ?</div><div> <!-->– choix de l’évacuation ou non des intoxiqués et par quel moyen ?</div><div>– les différents scores de toxicologie ne semblent pas apporter une aide significative en préhospitalier ;</div><div>– il faut s’avoir, le plus tôt possible, prendre contact avec le CAP local ou national pour caractériser au mieux le risque de dégradation des fonctions vitales, administrer pré
住院前对中毒病人的护理是非常常见的。在电话评估结束时,同样的问题总是出现:是否需要医疗治疗?在实践中,答案通常是否定的,因为监管医生对电话的严重程度进行远程评估是很常见的。这种分类是基于对心脏循环、呼吸和神经系统三种重要功能的分析,可以相当迅速地触发SMUR[1]、[2]。虽然所有类型的毒素的总死亡率都很低,约为1%,但对于某些分子,如心脏毒性分子,死亡率可能要高得多。因此,必须考虑到其他参数,以便更好地指导决策。这些中毒的特点如下:-毒性、其渗透模式和暴露时间的巨大变化。救援人员的初步评估可能会让人误以为他们不知道几乎所有的毒瘤。早期医疗肯定会引起怀疑;-总是可能的联系,特别是在自愿药物中毒的情况下,对其进行彻底的调查可能是一项真正的侦探工作;-通过暗网直接订购的新分子的到来,定期需要毒理学课程的参考,因此,更重要的是,监管医生;-毒性作用动力学的概念必须始终与将病人运送到参考中心的时间和条件联系起来。在运输过程中,无论是否服用药物,都不应出现严重的器官衰竭,如心绞痛或昏迷。可能会有一个转会窗口,你不应该错过它,否则你将无法在良好的条件下实现它。对省和地区领土的完美了解是必不可少的。使用直升机进行快速运输是一个很大的帮助;-一些集体中毒也构成后勤问题:-派遣一个或多个SMUR小组支持CODIS的能力?-建立受害者集合点(VPP) ?-选择是否疏散中毒病人,以什么方式?-不同的毒理学分数似乎对住院前没有显著帮助;-应尽快与当地或国家的CAP联系,以便更好地描述重要功能受损的风险,尽早使用某些解毒剂,并在患者到达转诊中心之前。
{"title":"Transport d’un patient intoxiqué en préhospitalier, quand médicaliser ?","authors":"P. Revel","doi":"10.1016/j.toxac.2025.09.024","DOIUrl":"10.1016/j.toxac.2025.09.024","url":null,"abstract":"&lt;div&gt;&lt;h3&gt;Objectif&lt;/h3&gt;&lt;div&gt;La prise en charge préhospitalière d’un patient intoxiqué est très fréquente. À la fin de l’évaluation téléphonique, se pose toujours la même question : médicalisation ou non ?&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;h3&gt;Discussion&lt;/h3&gt;&lt;div&gt;En pratique, la réponse est le plus souvent négative car il est assez habituel pour un médecin régulateur de faire une évaluation à distance de la gravité d’un appel. Ce tri repose sur l’analyse des 3 fonctions vitales, cardiocirculatoire, respiratoire et neurologique, et peut assez rapidement faire engager le déclenchement d’un SMUR &lt;span&gt;&lt;span&gt;[1]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, &lt;span&gt;&lt;span&gt;[2]&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Si la mortalité globale est faible, toute classe de toxique confondu, de l’ordre de 1 %, elle peut s’avérer beaucoup plus importante pour certaines molécules telles que les cardio-toxiques.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il convient donc de prendre en compte d’autres paramètres pour mieux guider la décision. Voici les éléments caractéristiques de ces intoxications :&lt;/div&gt;&lt;div&gt;– très grande variabilité des toxiques, de leurs modes de pénétration, de la durée d’exposition. L’évaluation initiale faite par les équipes de secouristes peut être faussement rassurante car la quasi-totalité des toxidromes sont inconnus de ces personnels. Une médicalisation initiale lèvera plus sûrement le doute ;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;– une association toujours possible notamment dans les intoxications médicamenteuses volontaires dont la recherche exhaustive peut constituer un véritable travail de détective ;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;– l’arrivée de nouvelles molécules tout droit commandées via le darknet prend régulièrement les référents en toxicologie de cours et donc a fortiori, le médecin régulateur ;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;– la notion de cinétique des effets toxiques doit en permanence être associée aux délais et conditions de transport du patient vers le centre de référence. En effet, l’apparition d’une défaillance organique grave, tel qu’un ACR ou un coma, ne devra pas se produire pendant le transport, qu’il soit médicalisé ou non. Il peut exister une « fenêtre » de transfert qu’il ne faut surtout pas rater sous peine de ne plus pouvoir le réaliser dans de bonnes conditions. La parfaite connaissance du territoire départemental mais également régional est indispensable. La mobilisation de moyens de transport rapides héliportés est d’une grande aide ;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;– certaines intoxications collectives posent également un problème logistique :&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;!--&gt;– envoi d’une ou plusieurs équipes de SMUR en soutien des moyens du CODIS ?&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;!--&gt;– établissement d’un point de rassemblement des victimes (PRV) ?&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;!--&gt;– choix de l’évacuation ou non des intoxiqués et par quel moyen ?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;– les différents scores de toxicologie ne semblent pas apporter une aide significative en préhospitalier ;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;– il faut s’avoir, le plus tôt possible, prendre contact avec le CAP local ou national pour caractériser au mieux le risque de dégradation des fonctions vitales, administrer pré","PeriodicalId":23170,"journal":{"name":"Toxicologie Analytique et Clinique","volume":"37 3","pages":"Pages S94-S95"},"PeriodicalIF":1.7,"publicationDate":"2025-10-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145365704","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
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Exposition des populations riveraines des sites et sols pollués : les mesures de prévention individuelles et collectives 居住在受污染地点和土壤附近的人口接触:个人和集体预防措施
IF 1.7 Q4 TOXICOLOGY Pub Date : 2025-10-25 DOI: 10.1016/j.toxac.2025.09.018
F. Squinazi, P. Brochard
Dans un guide publié en juillet 2020 à l’attention des autorités locales, le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) identifie les actions possibles, individuelles et collectives, pour réduire les expositions des populations riveraines des sites et sols pollués. Ces préconisations sont établies grâce à la connaissance des sources de pollution, des voies de transfert, des milieux d’exposition des riverains ou usagers du site et des niveaux d’exposition, voire des risques sanitaires associés en lien avec les usages considérés. Les actions auprès des populations concernent les milieux d’exposition (poussières, air intérieur, jardin et plantes potagères, eaux), les usages et la vulnérabilité des personnes. Un logigramme d’aide à la décision renvoie à plusieurs fiches : (1) mesures générales, (2) agriculture (élevage, grandes cultures, maraîchage), ferme urbaine, (3) établissements recevant du public, écoles, parcs, jardins d’enfants, (4) logements collectifs (5) logements individuels, avec ou sans jardin privatif [1]. Le HCSP rappelle qu’une attention particulière devra être portée sur les conditions d’exposition des enfants. Les centres antipoison et de toxicovigilance et les centres de consultations de pathologies professionnelles et environnementales sont aussi à impliquer dans le circuit des informations et investigations autour de ces expositions.
在2020年7月发布的一份给地方当局的指南中,高级公共卫生委员会(HCSP)确定了可以采取的个人和集体行动,以减少居住在受污染地点和土壤附近的人口的接触。这些建议是根据对污染源、转移途径、邻近居民或场地使用者的接触环境以及与有关用途有关的接触水平或健康风险的了解而制定的。与人口有关的行动涉及接触环境(灰尘、室内空气、花园和花园植物、水)、用途和人们的脆弱性。支持决策的逻辑图指的是几张卡片:(1)一般措施,(2)农业(畜牧业、大型作物、市场园艺),城市农场,(3)公共机构、学校、公园、幼儿园,(4)集体住房,(5)个人住房,有或没有私人花园[1]。HCSP指出,必须特别注意儿童的接触条件。毒物和药物警戒中心以及职业和环境病理学咨询中心也应参与有关这些暴露的信息和调查循环。
{"title":"Exposition des populations riveraines des sites et sols pollués : les mesures de prévention individuelles et collectives","authors":"F. Squinazi,&nbsp;P. Brochard","doi":"10.1016/j.toxac.2025.09.018","DOIUrl":"10.1016/j.toxac.2025.09.018","url":null,"abstract":"<div><div>Dans un guide publié en juillet 2020 à l’attention des autorités locales, le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) identifie les actions possibles, individuelles et collectives, pour réduire les expositions des populations riveraines des sites et sols pollués. Ces préconisations sont établies grâce à la connaissance des sources de pollution, des voies de transfert, des milieux d’exposition des riverains ou usagers du site et des niveaux d’exposition, voire des risques sanitaires associés en lien avec les usages considérés. Les actions auprès des populations concernent les milieux d’exposition (poussières, air intérieur, jardin et plantes potagères, eaux), les usages et la vulnérabilité des personnes. Un logigramme d’aide à la décision renvoie à plusieurs fiches : (1) mesures générales, (2) agriculture (élevage, grandes cultures, maraîchage), ferme urbaine, (3) établissements recevant du public, écoles, parcs, jardins d’enfants, (4) logements collectifs (5) logements individuels, avec ou sans jardin privatif <span><span>[1]</span></span>. Le HCSP rappelle qu’une attention particulière devra être portée sur les conditions d’exposition des enfants. Les centres antipoison et de toxicovigilance et les centres de consultations de pathologies professionnelles et environnementales sont aussi à impliquer dans le circuit des informations et investigations autour de ces expositions.</div></div>","PeriodicalId":23170,"journal":{"name":"Toxicologie Analytique et Clinique","volume":"37 3","pages":"Pages S91-S92"},"PeriodicalIF":1.7,"publicationDate":"2025-10-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145365923","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
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Intoxications : que signaler à l’ARS et pourquoi ? 中毒:向ARS报告什么,为什么?
IF 1.7 Q4 TOXICOLOGY Pub Date : 2025-10-25 DOI: 10.1016/j.toxac.2025.09.028
K. Tararbit, A. Burbaud, F. Dupuy, E. Hope-Rapp, R. Le Barreau, V. Cailliet
<div><h3>Objectif</h3><div>Une organisation pour répondre aux signalements et alertes.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Afin de répondre à ses missions régaliennes en termes de veille et sécurité sanitaire, de santé environnementale, et d’anticipation, préparation et gestion des crises sanitaires, l’ARS dispose d’un point focal régional, porte d’entrée unique de tous les signalements entrants. Chaque signal réceptionné fait l’objet d’une régulation, d’un enregistrement et d’une transmission vers le service en charge de le gérer et d’y répondre. Une astreinte nuit et week-end, comprenant des cadres administratifs, des médecins et des ingénieurs sanitaires, est organisée pour assurer une réponse 24/7.</div><div>Alerter la plateforme régionale permet, après validation du signal, de réaliser les investigations nécessaires à la compréhension de l’événement et à l’évaluation de sa cinétique dans le temps et l’espace. La définition du niveau de menace pour la santé de la population permet de graduer les mesures de gestion nécessaires et leurs modalités de mise en œuvre. Une organisation de crise impliquant les différents services de l’État peut ainsi être mise en place pour des évènements d’ampleur à cinétique rapide et nécessitant une réponse coordonnée. L’alerte de l’ARS permet aussi d’organiser la communication vers le grand public et d’informer et mobiliser les partenaires et professionnels de santé. Enfin, la Direction générale de la santé peut être mobilisée en cas de risque d’extension locale, de débordement des capacités de prise en charge ou de risque d’impact national ou international. L’alerte de l’ARS permet aussi de renforcer la surveillance sanitaire et les actions de prévention.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Typologie des signaux à transmettre à l’ARS. Tout événement sanitaire ou environnemental susceptible d’avoir un impact sur la santé de la population doit être signalé à l’ARS. Il peut s’agir de maladies à déclaration obligatoire (MDO), des cas groupés d’infections en collectivité, ou d’exposition à des agents biologiques à risque épidémique ou à des agents biologiques non transmissibles. On se situe alors sur le volet du risque épidémique et biologique (REB). Sur le versant environnemental, il peut s’agir de l’exposition à des radiations ou des produits chimiques (risque Nucléaire Radiologique Chimique). Les cas groupés de maladies non transmissibles en collectivités ou milieu de travail doivent aussi faire l’objet d’un signalement à l’ARS.</div><div>De nombreux signaux du champ de la toxicologie, rentrant en particulier dans les domaines d’intervention des centres antipoison et de toxicovigilance et des centres régionaux de pathologies professionnelles et environnementales, relèvent donc d’un signalement à l’ARS. On peut citer par exemple : le saturnisme infantile (MDO), l’intoxication au monoxyde de carbone, les clusters en milieu du travail (ex. cas groupés de cancers à agent suspecté ou non), les accidents d’expos
一个对报告和警报作出反应的组织。为了履行其在卫生监测和安全、环境卫生以及预测、准备和管理卫生危机方面的皇家任务,应急管理局设有一个区域联络点,作为所有传入报告的单一入口。每一个接收到的信号都被调节、记录并传输到负责管理和响应它的服务。由行政人员、医生和卫生工程师组成的夜间和周末轮班工作,以确保24/7作出反应。向区域平台发出警报,在信号得到验证后,可以进行必要的调查,以了解事件并评估其在时间和空间中的动力学。通过确定对人口健康的威胁程度,可以逐步确定必要的管理措施及其实施方式。通过这种方式,可以建立一个涉及不同政府部门的危机组织,以应对需要协调反应的大规模和快速动态事件。ARS警报还有助于组织与公众的沟通,并告知和动员卫生合作伙伴和专业人员。最后,在出现地方蔓延风险、护理能力超负荷或国家或国际影响风险时,可动员卫生总局。ARS警报还有助于加强卫生监测和预防行动。结论要发送到ARS的信号类型。任何可能影响人口健康的健康或环境事件都必须向应急管理局报告。这可能包括强制性报告疾病(DOMs)、群集感染病例,或接触有流行风险的生物制剂或非传染性生物制剂。这就构成了流行病和生物风险(BR)的一部分。在环境方面,这可能包括暴露于辐射或化学物质(化学核辐射风险)。还必须向ARS报告社区或工作场所的非传染性疾病群集病例。因此,来自毒理学领域的许多信号,特别是属于毒理学和毒理学警戒中心以及区域职业和环境病理学中心的干预领域,都是向ARS报告的主题。例如:婴儿铅中毒(MDO)、一氧化碳中毒、集群的工作环境(如癌症到中盘时特工嫌疑人与否)、接触化学品事故、暴露在有毒的动物(例如水母)或有毒的植物(如蘑菇、Datura ...),或者是水环境的污染物(例如蓝藻,Ostreopsis ...)或(、重金属污染土壤的烃类...)。在健康监测和警戒方面,特别令人感兴趣的是引起群集或看似无关但越来越多的报告的中毒病例,这些病例可能表明对人群、误用或不适当的使用有风险。一些病原体,如肉毒杆菌毒素,可能是生物恐怖主义的结果,或可能导致大量人在集体食物中毒(GFAT)中接触,例如,当涉及商业产品或在商业或餐饮场所使用时。对等地告诉ars提请其注意的信号和伙伴的范围内的奖状和他们的干预。
{"title":"Intoxications : que signaler à l’ARS et pourquoi ?","authors":"K. Tararbit,&nbsp;A. Burbaud,&nbsp;F. Dupuy,&nbsp;E. Hope-Rapp,&nbsp;R. Le Barreau,&nbsp;V. Cailliet","doi":"10.1016/j.toxac.2025.09.028","DOIUrl":"10.1016/j.toxac.2025.09.028","url":null,"abstract":"&lt;div&gt;&lt;h3&gt;Objectif&lt;/h3&gt;&lt;div&gt;Une organisation pour répondre aux signalements et alertes.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;h3&gt;Discussion&lt;/h3&gt;&lt;div&gt;Afin de répondre à ses missions régaliennes en termes de veille et sécurité sanitaire, de santé environnementale, et d’anticipation, préparation et gestion des crises sanitaires, l’ARS dispose d’un point focal régional, porte d’entrée unique de tous les signalements entrants. Chaque signal réceptionné fait l’objet d’une régulation, d’un enregistrement et d’une transmission vers le service en charge de le gérer et d’y répondre. Une astreinte nuit et week-end, comprenant des cadres administratifs, des médecins et des ingénieurs sanitaires, est organisée pour assurer une réponse 24/7.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Alerter la plateforme régionale permet, après validation du signal, de réaliser les investigations nécessaires à la compréhension de l’événement et à l’évaluation de sa cinétique dans le temps et l’espace. La définition du niveau de menace pour la santé de la population permet de graduer les mesures de gestion nécessaires et leurs modalités de mise en œuvre. Une organisation de crise impliquant les différents services de l’État peut ainsi être mise en place pour des évènements d’ampleur à cinétique rapide et nécessitant une réponse coordonnée. L’alerte de l’ARS permet aussi d’organiser la communication vers le grand public et d’informer et mobiliser les partenaires et professionnels de santé. Enfin, la Direction générale de la santé peut être mobilisée en cas de risque d’extension locale, de débordement des capacités de prise en charge ou de risque d’impact national ou international. L’alerte de l’ARS permet aussi de renforcer la surveillance sanitaire et les actions de prévention.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;h3&gt;Conclusion&lt;/h3&gt;&lt;div&gt;Typologie des signaux à transmettre à l’ARS. Tout événement sanitaire ou environnemental susceptible d’avoir un impact sur la santé de la population doit être signalé à l’ARS. Il peut s’agir de maladies à déclaration obligatoire (MDO), des cas groupés d’infections en collectivité, ou d’exposition à des agents biologiques à risque épidémique ou à des agents biologiques non transmissibles. On se situe alors sur le volet du risque épidémique et biologique (REB). Sur le versant environnemental, il peut s’agir de l’exposition à des radiations ou des produits chimiques (risque Nucléaire Radiologique Chimique). Les cas groupés de maladies non transmissibles en collectivités ou milieu de travail doivent aussi faire l’objet d’un signalement à l’ARS.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;De nombreux signaux du champ de la toxicologie, rentrant en particulier dans les domaines d’intervention des centres antipoison et de toxicovigilance et des centres régionaux de pathologies professionnelles et environnementales, relèvent donc d’un signalement à l’ARS. On peut citer par exemple : le saturnisme infantile (MDO), l’intoxication au monoxyde de carbone, les clusters en milieu du travail (ex. cas groupés de cancers à agent suspecté ou non), les accidents d’expos","PeriodicalId":23170,"journal":{"name":"Toxicologie Analytique et Clinique","volume":"37 3","pages":"Pages S96-S97"},"PeriodicalIF":1.7,"publicationDate":"2025-10-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145366012","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
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Intoxications domestiques du jeune enfant de la description à l’approche « Making Every Contact Count » 从描述到“让每一次接触都很重要”方法的幼儿家庭中毒
IF 1.7 Q4 TOXICOLOGY Pub Date : 2025-10-25 DOI: 10.1016/j.toxac.2025.09.065
E. Morin, K. Lerouet, A. Descatha, G. Le Roux, M. Legeay
<div><h3>Objectif</h3><div>L’étude « PARAN » vise à décrire les accidents domestiques liés à un agent toxique chez les enfants de moins de 6 ans pris en charge par le centre antipoison et de toxicovigilance (CAPTV) du Grand Ouest. Elle s’intéresse également à l’approche préventive « Making Every Contact Count » (MECC), mise en œuvre par les professionnels du CAPTV d’Angers.</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>Il s’agit d’une étude épidémiologique descriptive rétrospective portant sur l’ensemble des appels téléphoniques reçus par le CAPTV du Grand Ouest entre le 1<sup>er</sup> janvier 2020 et le 31 décembre 2024, concernant les accidents domestiques des enfants âgés de 6 mois à 6 ans. Ont été inclus l’ensemble des cas dont les circonstances étaient le défaut de perception du risque ou le déconditionnement ayant lieu dans un domicile. Des données caractérisant les patients, le contexte de l’intoxication, la gravité selon le Poisoning Severity Score (PSS), ont été extraites de la base nationale des cas intoxication. La prévention effectuée a été estimée par une recherche dans les observations du cas, soit de formulations types telles que « faire vomir » « prévention » « donner à boire/avis médical » « éducation » « rincer » « hors de portée » et leurs variantes, soit d’un codage spécifique « #P » suivi d’un numéro. Ce « #P » a été mis en place à partir du printemps 2024 et correspond à une phrase de prévention dispensée par le professionnel de santé du CAP. Les analyses sont restées descriptives.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 57 278 cas ont été analysés pour un taux incidence moyen annuel de 1311/10<sup>5</sup>, l’âge moyen 2,4 ans (±1,2) et un sex-ratio (M/F) de 1,12. La tranche d’âge la plus fréquente est celle des 1 à 3 ans avec plus de 60 % des cas. La répartition géographique est homogène. Au total, 99 % des cas sont de gravité nulle ou faible (PSS 0 ou 1). Les médicaments humains, suivis des produits de nettoyage, des plantes et des produits de cosmétique/hygiène représentaient 65 % des cas, dont 25 % pour les seuls médicaments. Cependant, les cas impliquant des médicaments présentent une gravité moyenne ou forte (PSS 2–3) dans seulement 1 % des situations (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->163/13 906). À l’inverse, bien que la classe des drogues soit la moins fréquente en termes d’exposition, elle concentre 45 % de cas modérés et sévères (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->43/96). La voie orale est la voie d’exposition la plus fréquemment observée (87 % de cas), dont 20 % sont symptomatiques, tandis que la voie oculaire ne représente que 2 % des cas mais dont 85 % de symptomatiques. Environ 10 % de ces situations mènent à une consultation aux urgences. La traçabilité de la prévention est retrouvée dans moins de 1 % des cas mais a été multiplié par 4 depuis la mise en place du codage spécifique « #P ». Toutes les évolutions pour lesquelles l’issue est connue sont favorables sauf pour 1 cas de décès et 3 cas avec séquelles.</div></div><d
这项名为“PARAN”的研究旨在描述由大西部中毒和药物警戒中心(CAPTV)照顾的6岁以下儿童与有毒物质有关的家庭事故。她还对“让每一次接触都很重要”(MECC)的预防方法感兴趣,这是由愤怒的CAPTV专业人员实施的。MéthodeIl回顾展是描述性流行病学研究涉及整个大西部CAPTV收到电话,自2020年1月1日至2024年12月31日,有关家庭事故,6个月至6岁的儿童。所有病例,其中包括了当时情况是由于缺乏对风险的感知或装瓶地点在一个住所。数据表征、背景、中毒患者的严重性,据《中毒的严重程度评分(PSS),取自中毒病例的国家基础。估计比研究中进行预防情况的评论,或是配方等类型的«»呕吐预防«»«给喝/医疗意见»«»教育冲洗«»«»范围以外及其变种,或者特定的编码# P»«后面是一个号码。这个推出了# P»«2024年春季起预防和对应的一句话,由操盘cape。描述性分析都保持健康。结果共分析了57278例,年平均发病率为1311/105,平均年龄为2.4岁(±1.2),性别比例(M/F)为1.12。最常见的年龄组是1 - 3岁,超过60%的病例。地理分布是均匀的。总的来说,99%的病例为零或低严重(PSS 0或1)。人用药物占65%,其次是清洁产品、植物和化妆品/卫生产品,其中仅药物就占25%。然而,涉及药物的病例仅为中度或重度(PSS 2 - 3)的1% (n = 163/13 906)。相反,虽然这类药物在接触方面是最不常见的,但它集中了45%的中度和重度病例(n = 43/96)。口腔途径是最常见的接触途径(87%),其中20%有症状,而眼睛途径仅占2%,但有85%有症状。在这些情况中,大约10%会导致紧急咨询。在不到1%的病例中发现了预防的可追溯性,但自从引入特定的“#P”编码以来,可追溯性增加了4倍。除1例死亡和3例后遗症外,所有已知结果的变化都是有利的。虽然这些接触导致的严重病例相对较少,但它们导致大量的CAPTV电话和医疗咨询。目前在愤怒的反毒物中心很少进行预防,因此仍需在RTU或后续行动期间进行预防,以帮助减少这些意外接触。正在考虑改进这种预防的可追溯性的可能性。
{"title":"Intoxications domestiques du jeune enfant de la description à l’approche « Making Every Contact Count »","authors":"E. Morin,&nbsp;K. Lerouet,&nbsp;A. Descatha,&nbsp;G. Le Roux,&nbsp;M. Legeay","doi":"10.1016/j.toxac.2025.09.065","DOIUrl":"10.1016/j.toxac.2025.09.065","url":null,"abstract":"&lt;div&gt;&lt;h3&gt;Objectif&lt;/h3&gt;&lt;div&gt;L’étude « PARAN » vise à décrire les accidents domestiques liés à un agent toxique chez les enfants de moins de 6 ans pris en charge par le centre antipoison et de toxicovigilance (CAPTV) du Grand Ouest. Elle s’intéresse également à l’approche préventive « Making Every Contact Count » (MECC), mise en œuvre par les professionnels du CAPTV d’Angers.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;h3&gt;Méthode&lt;/h3&gt;&lt;div&gt;Il s’agit d’une étude épidémiologique descriptive rétrospective portant sur l’ensemble des appels téléphoniques reçus par le CAPTV du Grand Ouest entre le 1&lt;sup&gt;er&lt;/sup&gt; janvier 2020 et le 31 décembre 2024, concernant les accidents domestiques des enfants âgés de 6 mois à 6 ans. Ont été inclus l’ensemble des cas dont les circonstances étaient le défaut de perception du risque ou le déconditionnement ayant lieu dans un domicile. Des données caractérisant les patients, le contexte de l’intoxication, la gravité selon le Poisoning Severity Score (PSS), ont été extraites de la base nationale des cas intoxication. La prévention effectuée a été estimée par une recherche dans les observations du cas, soit de formulations types telles que « faire vomir » « prévention » « donner à boire/avis médical » « éducation » « rincer » « hors de portée » et leurs variantes, soit d’un codage spécifique « #P » suivi d’un numéro. Ce « #P » a été mis en place à partir du printemps 2024 et correspond à une phrase de prévention dispensée par le professionnel de santé du CAP. Les analyses sont restées descriptives.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;h3&gt;Résultats&lt;/h3&gt;&lt;div&gt;Au total, 57 278 cas ont été analysés pour un taux incidence moyen annuel de 1311/10&lt;sup&gt;5&lt;/sup&gt;, l’âge moyen 2,4 ans (±1,2) et un sex-ratio (M/F) de 1,12. La tranche d’âge la plus fréquente est celle des 1 à 3 ans avec plus de 60 % des cas. La répartition géographique est homogène. Au total, 99 % des cas sont de gravité nulle ou faible (PSS 0 ou 1). Les médicaments humains, suivis des produits de nettoyage, des plantes et des produits de cosmétique/hygiène représentaient 65 % des cas, dont 25 % pour les seuls médicaments. Cependant, les cas impliquant des médicaments présentent une gravité moyenne ou forte (PSS 2–3) dans seulement 1 % des situations (&lt;em&gt;n&lt;/em&gt; &lt;!--&gt;=&lt;!--&gt; &lt;!--&gt;163/13 906). À l’inverse, bien que la classe des drogues soit la moins fréquente en termes d’exposition, elle concentre 45 % de cas modérés et sévères (&lt;em&gt;n&lt;/em&gt; &lt;!--&gt;=&lt;!--&gt; &lt;!--&gt;43/96). La voie orale est la voie d’exposition la plus fréquemment observée (87 % de cas), dont 20 % sont symptomatiques, tandis que la voie oculaire ne représente que 2 % des cas mais dont 85 % de symptomatiques. Environ 10 % de ces situations mènent à une consultation aux urgences. La traçabilité de la prévention est retrouvée dans moins de 1 % des cas mais a été multiplié par 4 depuis la mise en place du codage spécifique « #P ». Toutes les évolutions pour lesquelles l’issue est connue sont favorables sauf pour 1 cas de décès et 3 cas avec séquelles.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;d","PeriodicalId":23170,"journal":{"name":"Toxicologie Analytique et Clinique","volume":"37 3","pages":"Pages S120-S121"},"PeriodicalIF":1.7,"publicationDate":"2025-10-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145366043","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
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Toxicologie Analytique et Clinique
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