Pub Date : 2025-10-25DOI: 10.1016/j.toxac.2025.09.008
I. Iken , N. Badrane , M. Ouali Alami , M.H. Ouahidi , Z. Marsou , H. Sefiani , H. Chaoui
<div><h3>Objectif</h3><div>Investiguer un cas index de saturnisme détecté au sein d’une entreprise artisanale de dinanderie, et évaluer l’exposition collective au plomb dans ce contexte professionnel.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Il s’agit d’une étude transversale portant à la fois sur l’exposition (sources potentielles de plomb) et la maladie (signes cliniques évocateurs de saturnisme). L’enquête a été conduite in situ par une équipe pluridisciplinaire. Elle a inclus des interrogatoires standardisés des ouvriers, des examens cliniques, des prélèvements sanguins pour dosage de la plombémie, ainsi que des prélèvements environnementaux (poussières, eau, produits utilisés). Les analyses de plombémie ont été réalisées par le laboratoire du Centre antipoison et de pharmacovigilance du Maroc (CAPM) et le Laboratoire national des études et de surveillance de la pollution (LNESP). Les conditions de travail et d’hygiène ont également été évaluées.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Quatre cas ont été identifiés parmi 25 travailleurs, les autres ayant refusé l’entretien et les prélèvements. Tous étaient de sexe masculin, exerçant dans la dinanderie depuis en moyenne 19,5 ans [6–36 ans], sans recours à aucune protection individuelle. Les artisans utilisaient, pour le polissage des théières, des meules en terre cuite fabriquées artisanalement sur place. Les analyses environnementales ont confirmé que ces meules constituaient la principale source d’exposition au plomb, en raison de leur composition et de l’abrasion mécanique lors de leur utilisation. D’autres sources d’exposition ont également été identifiées, notamment les poussières accumulées dans différents sites de l’atelier, présentant une médiane de 4549,4<!--> <!-->mg/kg [487–21 860,13<!--> <!-->mg/kg]. La plombémie moyenne des quatre ouvriers était de 1137<!--> <!-->±<!--> <!-->531<!--> <!-->μg/L (extrêmes : 739 à 2031<!--> <!-->μg/L), soit près de trois fois la valeur limite biologique de 400<!--> <!-->μg/L fixée pour les hommes au Maroc, seuil qui est identique à celui en vigueur en France. Les signes cliniques rapportés incluaient asthénie, douleurs abdominales, faiblesse musculaire, céphalées, et dans un cas, une neuropathie périphérique avec paralysie radiale. Concernant les rejets, les eaux usées professionnelles présentaient 3370<!--> <!-->mg/L, soit une valeur très supérieure aux seuils généralement admis en Europe (souvent ≤<!--> <!-->1<!--> <!-->mg/L selon les réglementations nationales), alors qu’aucune norme spécifique n’existe au Maroc. L’environnement professionnel était marqué par une forte contamination en particules contenant du plomb. Tous les patients ont reçu un traitement par Succicaptal®. Toutefois, la baisse des plombémies après trois semaines de traitement est restée modérée, malgré l’arrêt de l’exposition, rendant nécessaires plusieurs cures successives pour réduire l’imprégnation.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Le saturnisme reste une patho
{"title":"Saturnisme professionnel dans une entreprise artisanale de dinanderie : cluster à la préfecture de Fès-Maroc","authors":"I. Iken , N. Badrane , M. Ouali Alami , M.H. Ouahidi , Z. Marsou , H. Sefiani , H. Chaoui","doi":"10.1016/j.toxac.2025.09.008","DOIUrl":"10.1016/j.toxac.2025.09.008","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Investiguer un cas index de saturnisme détecté au sein d’une entreprise artisanale de dinanderie, et évaluer l’exposition collective au plomb dans ce contexte professionnel.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Il s’agit d’une étude transversale portant à la fois sur l’exposition (sources potentielles de plomb) et la maladie (signes cliniques évocateurs de saturnisme). L’enquête a été conduite in situ par une équipe pluridisciplinaire. Elle a inclus des interrogatoires standardisés des ouvriers, des examens cliniques, des prélèvements sanguins pour dosage de la plombémie, ainsi que des prélèvements environnementaux (poussières, eau, produits utilisés). Les analyses de plombémie ont été réalisées par le laboratoire du Centre antipoison et de pharmacovigilance du Maroc (CAPM) et le Laboratoire national des études et de surveillance de la pollution (LNESP). Les conditions de travail et d’hygiène ont également été évaluées.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Quatre cas ont été identifiés parmi 25 travailleurs, les autres ayant refusé l’entretien et les prélèvements. Tous étaient de sexe masculin, exerçant dans la dinanderie depuis en moyenne 19,5 ans [6–36 ans], sans recours à aucune protection individuelle. Les artisans utilisaient, pour le polissage des théières, des meules en terre cuite fabriquées artisanalement sur place. Les analyses environnementales ont confirmé que ces meules constituaient la principale source d’exposition au plomb, en raison de leur composition et de l’abrasion mécanique lors de leur utilisation. D’autres sources d’exposition ont également été identifiées, notamment les poussières accumulées dans différents sites de l’atelier, présentant une médiane de 4549,4<!--> <!-->mg/kg [487–21 860,13<!--> <!-->mg/kg]. La plombémie moyenne des quatre ouvriers était de 1137<!--> <!-->±<!--> <!-->531<!--> <!-->μg/L (extrêmes : 739 à 2031<!--> <!-->μg/L), soit près de trois fois la valeur limite biologique de 400<!--> <!-->μg/L fixée pour les hommes au Maroc, seuil qui est identique à celui en vigueur en France. Les signes cliniques rapportés incluaient asthénie, douleurs abdominales, faiblesse musculaire, céphalées, et dans un cas, une neuropathie périphérique avec paralysie radiale. Concernant les rejets, les eaux usées professionnelles présentaient 3370<!--> <!-->mg/L, soit une valeur très supérieure aux seuils généralement admis en Europe (souvent ≤<!--> <!-->1<!--> <!-->mg/L selon les réglementations nationales), alors qu’aucune norme spécifique n’existe au Maroc. L’environnement professionnel était marqué par une forte contamination en particules contenant du plomb. Tous les patients ont reçu un traitement par Succicaptal®. Toutefois, la baisse des plombémies après trois semaines de traitement est restée modérée, malgré l’arrêt de l’exposition, rendant nécessaires plusieurs cures successives pour réduire l’imprégnation.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Le saturnisme reste une patho","PeriodicalId":23170,"journal":{"name":"Toxicologie Analytique et Clinique","volume":"37 3","pages":"Pages S85-S86"},"PeriodicalIF":1.7,"publicationDate":"2025-10-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145366050","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-10-25DOI: 10.1016/j.toxac.2025.09.048
M. Baudot, B. Tourlière, A. Gouraud
<div><h3>Objectif</h3><div>Le tramadol est fréquemment impliqué dans les IMV en France, il est l’opioïde le plus représenté dans les tentatives de suicide colligées par le centre antipoison de Paris <span><span>[1]</span></span> et l’antalgique responsable du plus de décès dans une étude menée par le réseau des centres d’addictovigilances <span><span>[2]</span></span>.</div><div>Le toxidrome habituel est caractérisé par des signes opioïdes et sérotoninergiques avec un risque important de convulsion. Une atteinte cardiaque est parfois rapportée, le tramadol étant même étiqueté effet stabilisant de membrane par la société française de médecine d’urgences. Néanmoins, la fréquence et les caractéristiques de cette atteinte restent mal définies. Nous proposons une revue systématique de la littérature afin de valider et décrire ces potentielles atteintes cardiaques lors des intoxications aiguës au tramadol.</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>Nous avons réalisé une interrogation Medline sans limite de temps ou de langue afin d’identifier les publications portant sur les termes « tramadol » ET (« intoxication » OU « cardiotoxicité »). Un premier tri sur titre et abstract puis un second tri sur publications intégrales ont été réalisés afin d’identifier les cas originaux (cas cliniques, séries de cas, études comparatives) rapportant la survenue d’une cardiotoxicité dans un contexte d’intoxication aiguë impliquant le tramadol seul ou en association. Une atteinte cardiaque a été définie par une atteinte des fonctions ventriculaires droites ou gauche, et/ou l’apparition d’un trouble du rythme et/ou un arrêt cardiaque non expliqué par une hypoxie. Les cas rapportant une hypotension ou un mouvement de troponines isolés ont été exclus.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au 23/05/2025, 399 références ont été extraites. Après relecture, un contexte d’intoxication aiguë impliquant du tramadol a été validé pour 130 et parmi celle-ci, 17 rapportaient une cardiotoxicité répondant à notre définition. Dans 4 cas, il s’agissait de séries de cas d’intoxication pour lesquels des troubles du rythmes étaient mentionnés sous forme agrégées (allongement du QTc, élargissement des QRS et un cas de syndrome de BRUGADA). En l’absence de retour possible aux données individuelles, ces études ont été exclues.</div><div>Au total, ont été identifiés 13 cas cliniques correspondant à 13 patients : 5 hommes et 7 femmes, d’âge médian 37 ans. Deux présentaient des antécédents cardiovasculaires (arrêt cardiaque et HTA) et un mésusait du tramadol. Le tramadol était le seul toxique identifié dans 6 cas. Les atteintes observées correspondaient à 9 chocs cardiogéniques dont 2 associés à un trouble de rythme, 2 cas de trouble du rythme seuls et 2 arrêts cardiaques isolés. Parmi les cas de choc cardiogénique, 8 présentaient une défaillance VG isolée, 2 une défaillance bi-ventriculaire et 1 une défaillance droite. La fraction d’éjection ventriculaire gauche (FEVG) n’était rapportée que dans 4
{"title":"Cardiotoxicité du tramadol : une revue systématique de la littérature","authors":"M. Baudot, B. Tourlière, A. Gouraud","doi":"10.1016/j.toxac.2025.09.048","DOIUrl":"10.1016/j.toxac.2025.09.048","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Le tramadol est fréquemment impliqué dans les IMV en France, il est l’opioïde le plus représenté dans les tentatives de suicide colligées par le centre antipoison de Paris <span><span>[1]</span></span> et l’antalgique responsable du plus de décès dans une étude menée par le réseau des centres d’addictovigilances <span><span>[2]</span></span>.</div><div>Le toxidrome habituel est caractérisé par des signes opioïdes et sérotoninergiques avec un risque important de convulsion. Une atteinte cardiaque est parfois rapportée, le tramadol étant même étiqueté effet stabilisant de membrane par la société française de médecine d’urgences. Néanmoins, la fréquence et les caractéristiques de cette atteinte restent mal définies. Nous proposons une revue systématique de la littérature afin de valider et décrire ces potentielles atteintes cardiaques lors des intoxications aiguës au tramadol.</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>Nous avons réalisé une interrogation Medline sans limite de temps ou de langue afin d’identifier les publications portant sur les termes « tramadol » ET (« intoxication » OU « cardiotoxicité »). Un premier tri sur titre et abstract puis un second tri sur publications intégrales ont été réalisés afin d’identifier les cas originaux (cas cliniques, séries de cas, études comparatives) rapportant la survenue d’une cardiotoxicité dans un contexte d’intoxication aiguë impliquant le tramadol seul ou en association. Une atteinte cardiaque a été définie par une atteinte des fonctions ventriculaires droites ou gauche, et/ou l’apparition d’un trouble du rythme et/ou un arrêt cardiaque non expliqué par une hypoxie. Les cas rapportant une hypotension ou un mouvement de troponines isolés ont été exclus.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au 23/05/2025, 399 références ont été extraites. Après relecture, un contexte d’intoxication aiguë impliquant du tramadol a été validé pour 130 et parmi celle-ci, 17 rapportaient une cardiotoxicité répondant à notre définition. Dans 4 cas, il s’agissait de séries de cas d’intoxication pour lesquels des troubles du rythmes étaient mentionnés sous forme agrégées (allongement du QTc, élargissement des QRS et un cas de syndrome de BRUGADA). En l’absence de retour possible aux données individuelles, ces études ont été exclues.</div><div>Au total, ont été identifiés 13 cas cliniques correspondant à 13 patients : 5 hommes et 7 femmes, d’âge médian 37 ans. Deux présentaient des antécédents cardiovasculaires (arrêt cardiaque et HTA) et un mésusait du tramadol. Le tramadol était le seul toxique identifié dans 6 cas. Les atteintes observées correspondaient à 9 chocs cardiogéniques dont 2 associés à un trouble de rythme, 2 cas de trouble du rythme seuls et 2 arrêts cardiaques isolés. Parmi les cas de choc cardiogénique, 8 présentaient une défaillance VG isolée, 2 une défaillance bi-ventriculaire et 1 une défaillance droite. La fraction d’éjection ventriculaire gauche (FEVG) n’était rapportée que dans 4 ","PeriodicalId":23170,"journal":{"name":"Toxicologie Analytique et Clinique","volume":"37 3","pages":"Pages S110-S111"},"PeriodicalIF":1.7,"publicationDate":"2025-10-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145366135","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-10-25DOI: 10.1016/j.toxac.2025.09.031
P. Boltz , G. Creusat , C. Joly , A. Titah , E. Puskarczyk
<div><h3>Objectif</h3><div>Le diagnostic d’intoxication demeure un diagnostic d’élimination. Si ce précepte est couramment pris en compte en cas de signes somatiques, il doit aussi prévaloir lors de signes psychiatriques. Nous rapportons un cas d’intoxication subaiguë par carbamates chez une femme hospitalisée à plusieurs reprises pendant huit mois, avant la mise en évidence d’une exposition à l’aldicarbe, un insecticide à usage agricole interdit en France depuis 2007.</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>Description et discussion du cas clinique, revue de la littérature.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Le centre antipoison Est (CAP) est contacté par un urgentiste pour une femme de 52 ans, 52<!--> <!-->kg, vétérinaire de métier, sans antécédent, sans traitement, présentant une détresse respiratoire aiguë dans un contexte de troubles de la conscience. L’appelant évoque d’emblée des passages dans plusieurs services hospitaliers depuis huit mois pour des tableaux somatiques atypiques. Il décrit des malaises à répétition avec prodromes (hypersudation, diarrhées, mouvements des membres non cloniques), suivis d’une hyperventilation puis d’une phase d’apnée avec désaturation ayant déjà motivé une intubation et une hospitalisation en réanimation. Le diagnostic retenu est alors celui de crises fonctionnelles dissociatives. Au décours des hospitalisations, ont été mis en évidence un cavernome cérébelleux gauche non hémorragique, une pancréatite aiguë non lithiasique et des troubles de la conduction atrioventriculaire nécessitant la pose d’un pacemaker. Lors d’une seconde admission en réanimation, la patiente présente myosis, bradycardie, choc vasoplégique, acidose métabolique lactique et insuffisance rénale aiguë anurique traités par noradrénaline (max 10<!--> <!-->mg/h), vasopressine, ventilation mécanique et hémodialyse. La famille décrit des troubles digestifs survenus la veille (vomissements, diarrhées) et des mouvements anormaux. Le CAP identifie un toxidrome cholinergique muscarinique, confirmé par la biologie (activité des cholinestérases effondrée : acétylcholinestérase globulaire : 1103 UI/L [N : 2800-5200], butyrylcholinestérase plasmatique : 155,4 UI/L [N : 3500-8500]). L’aldicarbe et un de ses métabolites (l’aldicarbe sulfoxide) étaient détectés dans le sang par LC-HRMS (quantification non réalisée). Du thé vert bio acheté en vrac dans une boutique française, consommé uniquement par la patiente, apparaît contaminé par l’aldicarbe à 3,7<!--> <!-->±<!--> <!-->1,1<!--> <!-->mg/g (somme aldicarbe<!--> <!-->+<!--> <!-->aldicarbe sulfoxyde<!--> <!-->+<!--> <!-->aldicarbe sulfone, exprimée en aldicarbe, sur thé sec, par LC-MS/MS). La dose maximale d’exposition pour une tasse est estimée à environ 9,25<!--> <!-->mg (2,5 g de thé/tasse, hypothèse d’une extraction totale) soit ici 0,18<!--> <!-->mg/kg de poids corporel. La dose journalière admissible de l’aldicarbe est égale à 0,003<!--> <!-->mg/kg/j [OMS/FAO, 1995], tandis que la dose minimale po
中毒诊断仍然是一种消除诊断。虽然这一原则通常适用于体征,但它也必须适用于精神体征。我们报告了一名妇女在被证实接触醛固酮(一种自2007年以来在法国被禁止使用的农业杀虫剂)之前,多次住院8个月的轻微甲酸盐中毒病例。临床病例描述与讨论,文献综述。一名急救人员联系了东部中毒控制中心(EAC),该中心是一名52岁、52公斤的职业兽医,没有病史,没有治疗,有急性呼吸窘迫和意识障碍。上诉人从一开始就提到,在过去的八个月里,他在几家医院病房里拍摄了一些非典型的躯体照片。它描述了反复出现的前体不适(过度充血、腹泻、非克隆肢体运动),然后是通气过度,然后是呼吸暂停和不饱和,这已经导致插管和住院复苏。因此,选择的诊断是分离性功能危机。在住院期间,诊断为左小脑海绵体无出血、急性非结石性胰腺炎和需要起搏器的心室传导障碍。在第二次复苏中,患者出现肌肉瘤、心动过缓、血管麻痹性休克、乳酸代谢性酸中毒和急性无尿道性肾功能衰竭,治疗方法为去甲肾上腺素(最大10mg /h)、血管加压、机械通气和血液透析。这家人描述了前一天发生的消化问题(呕吐、腹泻)和不正常的运动。CAP确定了一种经生物学证实的肌肉胆碱能毒瘤(崩溃胆碱酯酶活性:球状乙酰胆碱酯酶:1103 IU /L [N: 2800-5200],血浆丁基胆碱酯酶:155.4 IU /L [N: 3500-8500])。通过LC-HRMS(未进行量化)在血液中检测到醛固酮及其代谢物之一(硫代醛固酮)。在法国商店购买的散装有机绿茶,仅供患者食用,其醛固酮含量为3.7±1.1 mg/g(由LC-MS/MS在干茶上以醛固酮表示的醛固酮+亚砜醛固酮之和)。一杯茶的最大暴露剂量估计约为9.25毫克(2.5克茶/杯,假设总萃取),即0.18毫克/公斤体重。阿地卡贝的可接受每日剂量为0.003 mg/kg/天[世卫组织/粮农组织,1995],而可能导致需要住院治疗的严重影响的最低剂量为0.01 mg/kg[1]。病人在复苏期间通气透析3天,在病房监测10天,然后转到精神科。6个月后将进行肾病会诊。由于害怕这是一种恶意行为,她对X提起诉讼,否认自己患有一种虚假的、自我强加的综合症。杀虫剂氨基甲酸酯抑制乙酰胆碱酯酶,导致乙酰胆碱在突触水平可逆积累,导致胆碱能受体过度兴奋,导致肌肉、尼古丁和中枢综合征。如果摄入,症状最初是消化的,与患者的初始症状相似。除此之外,他们还伴有神经系统症状,如震颤、筋膜炎、呼吸麻痹、共管共管、混乱和昏迷,这可能导致患者在没有感染源的情况下接受精神病因治疗。阿尔地卡贝还会引起心律失常和急性胰腺炎,这些影响在以前的住院治疗中都有。尽管临床表为“骗子”,多次再版,导致两个插管orotrachéales并铺设了起搏器、氨基甲酸盐中毒的诊断是开普敦通话时提到姗姗来迟但很快证实,通过特定的生物检测,然后由一个食品污染物可以突出显示。在报告的病例中,毒理学延迟诊断并没有鼓励使用普拉利多辛,这是一种有争议但有效的治疗方法。结论毒理学的诊断方法是特殊的,因为它通常涉及确认或否定患者自己提出的假设。在没有这种指导的情况下,为了避免潜在的有害诊断错误,必须从毒性的角度进行思考,在这种情况下,CAP的使用是适当的。
{"title":"Intoxication subaiguë par aldicarbe : de la psychiatrie à la toxicologie, à propos d’un cas","authors":"P. Boltz , G. Creusat , C. Joly , A. Titah , E. Puskarczyk","doi":"10.1016/j.toxac.2025.09.031","DOIUrl":"10.1016/j.toxac.2025.09.031","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Le diagnostic d’intoxication demeure un diagnostic d’élimination. Si ce précepte est couramment pris en compte en cas de signes somatiques, il doit aussi prévaloir lors de signes psychiatriques. Nous rapportons un cas d’intoxication subaiguë par carbamates chez une femme hospitalisée à plusieurs reprises pendant huit mois, avant la mise en évidence d’une exposition à l’aldicarbe, un insecticide à usage agricole interdit en France depuis 2007.</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>Description et discussion du cas clinique, revue de la littérature.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Le centre antipoison Est (CAP) est contacté par un urgentiste pour une femme de 52 ans, 52<!--> <!-->kg, vétérinaire de métier, sans antécédent, sans traitement, présentant une détresse respiratoire aiguë dans un contexte de troubles de la conscience. L’appelant évoque d’emblée des passages dans plusieurs services hospitaliers depuis huit mois pour des tableaux somatiques atypiques. Il décrit des malaises à répétition avec prodromes (hypersudation, diarrhées, mouvements des membres non cloniques), suivis d’une hyperventilation puis d’une phase d’apnée avec désaturation ayant déjà motivé une intubation et une hospitalisation en réanimation. Le diagnostic retenu est alors celui de crises fonctionnelles dissociatives. Au décours des hospitalisations, ont été mis en évidence un cavernome cérébelleux gauche non hémorragique, une pancréatite aiguë non lithiasique et des troubles de la conduction atrioventriculaire nécessitant la pose d’un pacemaker. Lors d’une seconde admission en réanimation, la patiente présente myosis, bradycardie, choc vasoplégique, acidose métabolique lactique et insuffisance rénale aiguë anurique traités par noradrénaline (max 10<!--> <!-->mg/h), vasopressine, ventilation mécanique et hémodialyse. La famille décrit des troubles digestifs survenus la veille (vomissements, diarrhées) et des mouvements anormaux. Le CAP identifie un toxidrome cholinergique muscarinique, confirmé par la biologie (activité des cholinestérases effondrée : acétylcholinestérase globulaire : 1103 UI/L [N : 2800-5200], butyrylcholinestérase plasmatique : 155,4 UI/L [N : 3500-8500]). L’aldicarbe et un de ses métabolites (l’aldicarbe sulfoxide) étaient détectés dans le sang par LC-HRMS (quantification non réalisée). Du thé vert bio acheté en vrac dans une boutique française, consommé uniquement par la patiente, apparaît contaminé par l’aldicarbe à 3,7<!--> <!-->±<!--> <!-->1,1<!--> <!-->mg/g (somme aldicarbe<!--> <!-->+<!--> <!-->aldicarbe sulfoxyde<!--> <!-->+<!--> <!-->aldicarbe sulfone, exprimée en aldicarbe, sur thé sec, par LC-MS/MS). La dose maximale d’exposition pour une tasse est estimée à environ 9,25<!--> <!-->mg (2,5 g de thé/tasse, hypothèse d’une extraction totale) soit ici 0,18<!--> <!-->mg/kg de poids corporel. La dose journalière admissible de l’aldicarbe est égale à 0,003<!--> <!-->mg/kg/j [OMS/FAO, 1995], tandis que la dose minimale po","PeriodicalId":23170,"journal":{"name":"Toxicologie Analytique et Clinique","volume":"37 3","pages":"Pages S98-S99"},"PeriodicalIF":1.7,"publicationDate":"2025-10-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145366160","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-10-25DOI: 10.1016/j.toxac.2025.09.017
S. Quelet
Objectif
Depuis la directive européenne de 2006, les situations de sites pollués sont de plus en plus fréquentes en région et les Agences régionales de santé (ARS) doivent s’organiser avec leurs partenaires pour apporter des informations/solutions à la population.
Il est important de rappeler que la gestion de ces situations complexes est sous la responsabilité des préfets et/ou des maires et que les ARS ont la responsabilité ou l’expertise du volet santé humaine auprès de ces acteurs.
Discussion
Une fois le travail de Géodéris finalisé et son rapport rendu, un signal est adressé à l’ARS et arrive à la Cellule de veille, d’alerte et gestion sanitaire (CVAGS). Cette cellule réceptionne et valide le signal puis l’adresse pour traitement à la direction départementale concernée. La complémentarité du travail entre ingénieur et médecin de santé publique est essentielle pour appréhender tous les aspects de la situation, médicaux comme environnementaux. Le temps d’information de la population est une étape fondamentale mais délicate pour faire passer les bons messages sans inquiéter de façon excessive et proposer des mesures de prévention adaptées aux conclusions de l’évaluation quantitative des risques sanitaires (EQRS) et aux usages. Il faut s’appuyer sur les professionnels de santé du territoire et s’inscrire dans une approche de réduction du risque, dans le temps. Un travail concerté avec les autres institutions du champ de la santé publique (Santé publique France, centre antipoison, centre hospitalier universitaire, etc.) est également important pour consolider le plan d’action élaboré par l’ARS.
自2006年欧洲指令颁布以来,污染场所的情况在该地区越来越普遍,区域卫生机构(RHs)必须与合作伙伴一起组织起来,为公众提供信息/解决方案。重要的是要记住,对这些复杂情况的管理是省长和(或)市长的责任,区域卫生当局对这些行为者的人类健康方面负有责任或专门知识。讨论一旦Geoderis的工作完成并提交报告,一个信号就会被发送到ARS,并到达Cellule de Veille, d ' alerte et gestion sanitaire (CVAGS)。该单元接收并验证信号,然后将地址发送给相应的部门管理部门。工程师和公共卫生医生之间的互补性工作对于解决医疗和环境问题的所有方面至关重要。向公众提供信息的时间是一个基本但微妙的步骤,以便在不过度焦虑的情况下传递正确的信息,并根据定量健康风险评估的结论和习惯提出适当的预防措施。必须依靠当地的卫生专业人员,并在一段时间内采取减少风险的办法。与公共卫生领域的其他机构(法国公共卫生、反毒中心、大学医院中心等)的协调工作也很重要,以巩固ARS制定的行动计划。
{"title":"Problématique de la gestion des sites et sols pollués en Agence régionale de santé","authors":"S. Quelet","doi":"10.1016/j.toxac.2025.09.017","DOIUrl":"10.1016/j.toxac.2025.09.017","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Depuis la directive européenne de 2006, les situations de sites pollués sont de plus en plus fréquentes en région et les Agences régionales de santé (ARS) doivent s’organiser avec leurs partenaires pour apporter des informations/solutions à la population.</div><div>Il est important de rappeler que la gestion de ces situations complexes est sous la responsabilité des préfets et/ou des maires et que les ARS ont la responsabilité ou l’expertise du volet santé humaine auprès de ces acteurs.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Une fois le travail de Géodéris finalisé et son rapport rendu, un signal est adressé à l’ARS et arrive à la Cellule de veille, d’alerte et gestion sanitaire (CVAGS). Cette cellule réceptionne et valide le signal puis l’adresse pour traitement à la direction départementale concernée. La complémentarité du travail entre ingénieur et médecin de santé publique est essentielle pour appréhender tous les aspects de la situation, médicaux comme environnementaux. Le temps d’information de la population est une étape fondamentale mais délicate pour faire passer les bons messages sans inquiéter de façon excessive et proposer des mesures de prévention adaptées aux conclusions de l’évaluation quantitative des risques sanitaires (EQRS) et aux usages. Il faut s’appuyer sur les professionnels de santé du territoire et s’inscrire dans une approche de réduction du risque, dans le temps. Un travail concerté avec les autres institutions du champ de la santé publique (Santé publique France, centre antipoison, centre hospitalier universitaire, etc.) est également important pour consolider le plan d’action élaboré par l’ARS.</div></div>","PeriodicalId":23170,"journal":{"name":"Toxicologie Analytique et Clinique","volume":"37 3","pages":"Page S91"},"PeriodicalIF":1.7,"publicationDate":"2025-10-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145366148","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-10-25DOI: 10.1016/j.toxac.2025.09.058
A. Gouraud , C. Chevallier , A.M. Patat , S. Deheul , C. Tournoud , French Poison Control Centers Research Group
<div><h3>Objectif</h3><div>Les poppers sont des nitrites d’alkyles volatiles aux propriétés vasodilatatrices et euphorisantes consommés le plus souvent dans un cadre récréatif ou sexuel. Présents en France depuis les années 1970, ils ont fait l’objet de plusieurs tentatives de règlementation ayant conduit à leur interdiction sur les périodes 2007–2009 puis 2011–2013 avant que la vente n’en soit à nouveau autorisée. Depuis, les études menées par l’Office français des drogues et toxicomanies (OFDT) montrent un accroissement du nombre d’usagers, en particulier chez les plus jeunes et une banalisation des usages. Afin d’évaluer les risques actuels associés à l’usage des poppers, les contextes de survenue et la population concernée, nous proposons une analyse des cas d’expositions recueillis par les centres antipoison français.</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>L’ensemble des cas d’exposition avérée, enregistrés par les centres antipoison sur la période du 01/01/2018 au 30/04/2024 ont été extraits et analysés. Une attention particulière a été portée aux antécédents des patients, au contexte et à la voie d’exposition afin d’identifier plus spécifiquement les modes d’exposition les plus à risque.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 1406 dossiers ont été retenus pour l’analyse dont 89 % de cas symptomatiques et 8 cas de décès. Le nombre annuel de cas d’exposition aux poppers rapporté à l’ensemble des cas montre une augmentation régulière sur la période de l’étude et un triplement du taux de 2023 vs celui rapporté au cours d’une précédente analyse (2012 dernière période d’interdiction). L’âge médian était de 28 ans avec plus d’un tiers des patients appartenant aux 18–25 ans. Quatre-vingt-neuf cas d’expositions pédiatriques ont été identifiés. Le sex-ratio H/F était de 1,9 sur l’ensemble de la population avec une prédominance masculine qui augmente avec l’âge (H/F<!--> <!-->≈<!--> <!-->4 sur la tranche des plus de 50 ans). 20 % des patients pour laquelle l’information était disponible avaient un antécédent de pathologie psychiatrique tandis que 14 % avaient un trouble d’usage de substances psychoactives.</div><div>La moitié des cas symptomatiques survenaient dans un contexte d’exposition accidentelle. Il s’agissait alors principalement de projections cutanées, buccales, oculaires et de confusions ayant conduit à des expositions par voie orale y compris chez des enfants. Ces expositions, avec pour les plus sévères des brulures cutanées, oculaires ou des méthémoglobinémies symptomatiques, ont conduit à un recours au soin dans près de 40 % des cas.</div><div>Les expositions volontaires quant à elles étaient à l’origine de 71 % des 338 cas de méthémoglobinémies symptomatiques avec une voie d’exposition respiratoires dans près de 72 % des cas. Un recours à une structure de soin était rapporté dans 96 % de ces cas qu’il s’agisse d’administrer de l’O2 (80 %), du bleu de méthylène (57 %) ou d’une prise en charge réanimatoire avec intubation (3,6 %)
{"title":"Risques de l’usage des poppers : état des lieux dans les centres antipoison après 10 ans de dérégulation","authors":"A. Gouraud , C. Chevallier , A.M. Patat , S. Deheul , C. Tournoud , French Poison Control Centers Research Group","doi":"10.1016/j.toxac.2025.09.058","DOIUrl":"10.1016/j.toxac.2025.09.058","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Les poppers sont des nitrites d’alkyles volatiles aux propriétés vasodilatatrices et euphorisantes consommés le plus souvent dans un cadre récréatif ou sexuel. Présents en France depuis les années 1970, ils ont fait l’objet de plusieurs tentatives de règlementation ayant conduit à leur interdiction sur les périodes 2007–2009 puis 2011–2013 avant que la vente n’en soit à nouveau autorisée. Depuis, les études menées par l’Office français des drogues et toxicomanies (OFDT) montrent un accroissement du nombre d’usagers, en particulier chez les plus jeunes et une banalisation des usages. Afin d’évaluer les risques actuels associés à l’usage des poppers, les contextes de survenue et la population concernée, nous proposons une analyse des cas d’expositions recueillis par les centres antipoison français.</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>L’ensemble des cas d’exposition avérée, enregistrés par les centres antipoison sur la période du 01/01/2018 au 30/04/2024 ont été extraits et analysés. Une attention particulière a été portée aux antécédents des patients, au contexte et à la voie d’exposition afin d’identifier plus spécifiquement les modes d’exposition les plus à risque.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 1406 dossiers ont été retenus pour l’analyse dont 89 % de cas symptomatiques et 8 cas de décès. Le nombre annuel de cas d’exposition aux poppers rapporté à l’ensemble des cas montre une augmentation régulière sur la période de l’étude et un triplement du taux de 2023 vs celui rapporté au cours d’une précédente analyse (2012 dernière période d’interdiction). L’âge médian était de 28 ans avec plus d’un tiers des patients appartenant aux 18–25 ans. Quatre-vingt-neuf cas d’expositions pédiatriques ont été identifiés. Le sex-ratio H/F était de 1,9 sur l’ensemble de la population avec une prédominance masculine qui augmente avec l’âge (H/F<!--> <!-->≈<!--> <!-->4 sur la tranche des plus de 50 ans). 20 % des patients pour laquelle l’information était disponible avaient un antécédent de pathologie psychiatrique tandis que 14 % avaient un trouble d’usage de substances psychoactives.</div><div>La moitié des cas symptomatiques survenaient dans un contexte d’exposition accidentelle. Il s’agissait alors principalement de projections cutanées, buccales, oculaires et de confusions ayant conduit à des expositions par voie orale y compris chez des enfants. Ces expositions, avec pour les plus sévères des brulures cutanées, oculaires ou des méthémoglobinémies symptomatiques, ont conduit à un recours au soin dans près de 40 % des cas.</div><div>Les expositions volontaires quant à elles étaient à l’origine de 71 % des 338 cas de méthémoglobinémies symptomatiques avec une voie d’exposition respiratoires dans près de 72 % des cas. Un recours à une structure de soin était rapporté dans 96 % de ces cas qu’il s’agisse d’administrer de l’O2 (80 %), du bleu de méthylène (57 %) ou d’une prise en charge réanimatoire avec intubation (3,6 %)","PeriodicalId":23170,"journal":{"name":"Toxicologie Analytique et Clinique","volume":"37 3","pages":"Pages S116-S117"},"PeriodicalIF":1.7,"publicationDate":"2025-10-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145366149","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-10-25DOI: 10.1016/j.toxac.2025.09.071
T. Schiestel , R. Magny , F. Minka , J. Langrand , P. Houzé , L. Labat
<div><h3>Objectif</h3><div>Description d’un cas d’agression sexuelle facilitée par la drogue (ASFD) impliquant un nouveau produit de synthèse (NPS) de la famille des cathinones, la 4-bromomethcathinone.</div></div><div><h3>Historique du cas</h3><div>La patiente est une femme de 19 ans présentant des antécédents de violences sexuelles et d’anémie, sans aucun traitement. Après une soirée en boîte de nuit, elle se présente le lendemain aux services des urgences, encouragée par les agents de sécurité qui auraient assisté à des attouchements sexuels. Lors de l’examen clinique, elle présente une amnésie totale de l’événement. Un traitement anxiolytique par diazépam lui est administré. L’examen clinique ne révèle ni saignements vaginaux ni lésions gynécologiques. Aucune anomalie n’a été objectivée à l’analyse biologique, hormis une hémoglobinémie diminuée. La patiente, ne souhaitant pas porter plainte, quitte les urgences avec un traitement contraceptif par ulipristal et un traitement antirétroviral (bictégravir, ténofovir, emtricitabine). Des prélèvements biologiques sont réalisés à 13<!--> <!-->h, le lendemain des faits, pour bilan toxicologique.</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>Un bilan toxicologique d’urgence est réalisé sur plasma et urines par méthodes immunochimiques et enzymatiques (Alinity™, Abbott), complété par un <em>screening</em> et une quantification par chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse en tandem à haute résolution (LC-HR/MS, Q Exactive Focus™, Thermo Scientific) en modes ciblé et non ciblé. L’analyse sanguine et urinaire après déconjugaison, a été complétée par un <em>screening</em> en chromatographie gazeuse couplée à la spectrométrie de masse en haute résolution (GC-HR/MS).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Le bilan toxicologique d’urgence met en évidence une consommation d’alcool avec des concentrations d’éthanol de 0,60<!--> <!-->g/L et 1,09<!--> <!-->g/L dans le sang et les urines respectivement. Le bilan toxicologique incluant la chromatographique en mode ciblé n’a pas mis en évidence de « drogues du viol » dans les urines. Dans un second temps, l’analyse toxicologique en GC-HR/MS orientée sur la recherche de NPS, notamment de cathinones de synthèse a permis de détecter la molécule de 4-bromométhcathinone et ses métabolites déméthylés ou réduits dans le sang et l’urine. Leur présence a été également confirmée par l’analyse en LC-HR/MS en mode non ciblé.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>En dépit d’une utilisation plus fréquente dans un contexte de chemsex, les cathinones synthétiques peuvent être considérées comme des substances de choix dans l’ASFD en raison de leurs effets empathogènes. Nous décrivons ici le premier cas à notre connaissance d’ASFD impliquant la 4-bromométhcathinone. Celle-ci était présente avec ses métabolites dans le sang et les urines du patient. Aucune autre substance n’a été trouvée, à l’exception de l’éthanol. L’état amnésique de la patiente pourrait résulter de l’as
{"title":"Les agressions sexuelles facilitées par la drogue évoluent-elles ? À propos d’un cas impliquant la 4-bromomethcathinone","authors":"T. Schiestel , R. Magny , F. Minka , J. Langrand , P. Houzé , L. Labat","doi":"10.1016/j.toxac.2025.09.071","DOIUrl":"10.1016/j.toxac.2025.09.071","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Description d’un cas d’agression sexuelle facilitée par la drogue (ASFD) impliquant un nouveau produit de synthèse (NPS) de la famille des cathinones, la 4-bromomethcathinone.</div></div><div><h3>Historique du cas</h3><div>La patiente est une femme de 19 ans présentant des antécédents de violences sexuelles et d’anémie, sans aucun traitement. Après une soirée en boîte de nuit, elle se présente le lendemain aux services des urgences, encouragée par les agents de sécurité qui auraient assisté à des attouchements sexuels. Lors de l’examen clinique, elle présente une amnésie totale de l’événement. Un traitement anxiolytique par diazépam lui est administré. L’examen clinique ne révèle ni saignements vaginaux ni lésions gynécologiques. Aucune anomalie n’a été objectivée à l’analyse biologique, hormis une hémoglobinémie diminuée. La patiente, ne souhaitant pas porter plainte, quitte les urgences avec un traitement contraceptif par ulipristal et un traitement antirétroviral (bictégravir, ténofovir, emtricitabine). Des prélèvements biologiques sont réalisés à 13<!--> <!-->h, le lendemain des faits, pour bilan toxicologique.</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>Un bilan toxicologique d’urgence est réalisé sur plasma et urines par méthodes immunochimiques et enzymatiques (Alinity™, Abbott), complété par un <em>screening</em> et une quantification par chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse en tandem à haute résolution (LC-HR/MS, Q Exactive Focus™, Thermo Scientific) en modes ciblé et non ciblé. L’analyse sanguine et urinaire après déconjugaison, a été complétée par un <em>screening</em> en chromatographie gazeuse couplée à la spectrométrie de masse en haute résolution (GC-HR/MS).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Le bilan toxicologique d’urgence met en évidence une consommation d’alcool avec des concentrations d’éthanol de 0,60<!--> <!-->g/L et 1,09<!--> <!-->g/L dans le sang et les urines respectivement. Le bilan toxicologique incluant la chromatographique en mode ciblé n’a pas mis en évidence de « drogues du viol » dans les urines. Dans un second temps, l’analyse toxicologique en GC-HR/MS orientée sur la recherche de NPS, notamment de cathinones de synthèse a permis de détecter la molécule de 4-bromométhcathinone et ses métabolites déméthylés ou réduits dans le sang et l’urine. Leur présence a été également confirmée par l’analyse en LC-HR/MS en mode non ciblé.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>En dépit d’une utilisation plus fréquente dans un contexte de chemsex, les cathinones synthétiques peuvent être considérées comme des substances de choix dans l’ASFD en raison de leurs effets empathogènes. Nous décrivons ici le premier cas à notre connaissance d’ASFD impliquant la 4-bromométhcathinone. Celle-ci était présente avec ses métabolites dans le sang et les urines du patient. Aucune autre substance n’a été trouvée, à l’exception de l’éthanol. L’état amnésique de la patiente pourrait résulter de l’as","PeriodicalId":23170,"journal":{"name":"Toxicologie Analytique et Clinique","volume":"37 3","pages":"Page S124"},"PeriodicalIF":1.7,"publicationDate":"2025-10-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145365702","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-10-25DOI: 10.1016/j.toxac.2025.09.009
N. Badrane , N. Sedqi , L. Hib , M. Ghandi , N. Aitdaoud , I. Iken , F. Zalagh , H. Sefiani , N. Auajjar , S. Skalli
Objectif
La vente des produits finis à base de plantes par les herboristes est une pratique courante au Maroc. Certains de ces produits sont préparés localement sans autorisation de mise sur le marché alors que d’autres proviennent de l’étranger et en général du marché de contrebande avec risque d’effets toxiques chez le consommateur. Dans ce contexte, l’objectif de notre travail était d’évaluer la toxicité de certains produits à base de plantes vendus librement chez les herboristes au Maroc en déterminant leur composition par chromatographie couplée à la spectrométrie de masse.
Méthodes
Nous avons décrit, dans cette étude, les résultats d’analyses d’échantillons de produits finis à base de plantes incriminés dans des cas d’intoxication, ou ayant fait l’objet d’une alerte au niveau du département de toxicovigilance ou de pharmacovigilance du Centre antipoison et de pharmacovigilance du Maroc (CAPM) de 2010 à 2024. Les analyses de ces échantillons ont été réalisées au niveau du laboratoire du CAPM par chromatographie gazeuse couplée à la spectrométrie de masse (Gc-MS).
Résultats
Le laboratoire du CAPM a reçu sept produits pour analyse, dont trois étaient responsables d’intoxications. Quatre échantillons étaient sous la forme galénique d’un sirop. L’analyse d’un produit provenant d’Indonésie à base d’une mixture de plantes destiné au traitement des douleurs articulaires chez le sujet âgé a montré la présence de médicaments anti-inflammatoires et de paracétamol. Un autre produit contenant du Lawsonia inermis (henné) a été responsable d’une dermatite avec cicatrices indélébiles chez une jeune fille ; son analyse a montré la présence de paraphénylènediamine. Un sirop acheté chez l’herboriste par une maman pour stimuler l’appétit de son enfant a été responsable d’épisodes de somnolence chez l’enfant et l’analyse a montré la présence de cyproheptadine. L’analyse d’un produit à base d’une mixture de plantes pris par un jeune sportif, ayant entraîné une insuffisance rénale aiguë, a retrouvé la présence de phénols et terpènes. L’analyse des 3 autres produits sous forme de sirop, indiqués respectivement pour l’amélioration des performances physiques, le traitement de la dysfonction érectile et de l’asthme, a montré la présence respective d’une benzodiazépine, un hétéroside cardiotonique et de monoterpénoïdes.
Conclusion
Certains produits, en vente libre chez les herboristes, notamment ceux du marché informel échappent à tout contrôle. La composition mentionnée sur l’étiquetage qualifiant le produit de naturel, alors qu’il pourrait contenir des constituants toxiques comme l’a montré notre étude, expose le citoyen marocain à un réel risque d’intoxication. Des actions multisectorielles avec des campagnes de sensibilisation par rapport à ce risque sont primordiales pour faire face à cette problématique.
{"title":"Analyses toxicologiques des produits finis à base de plantes : données du Centre antipoison et de pharmacovigilance du Maroc","authors":"N. Badrane , N. Sedqi , L. Hib , M. Ghandi , N. Aitdaoud , I. Iken , F. Zalagh , H. Sefiani , N. Auajjar , S. Skalli","doi":"10.1016/j.toxac.2025.09.009","DOIUrl":"10.1016/j.toxac.2025.09.009","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>La vente des produits finis à base de plantes par les herboristes est une pratique courante au Maroc. Certains de ces produits sont préparés localement sans autorisation de mise sur le marché alors que d’autres proviennent de l’étranger et en général du marché de contrebande avec risque d’effets toxiques chez le consommateur. Dans ce contexte, l’objectif de notre travail était d’évaluer la toxicité de certains produits à base de plantes vendus librement chez les herboristes au Maroc en déterminant leur composition par chromatographie couplée à la spectrométrie de masse.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Nous avons décrit, dans cette étude, les résultats d’analyses d’échantillons de produits finis à base de plantes incriminés dans des cas d’intoxication, ou ayant fait l’objet d’une alerte au niveau du département de toxicovigilance ou de pharmacovigilance du Centre antipoison et de pharmacovigilance du Maroc (CAPM) de 2010 à 2024. Les analyses de ces échantillons ont été réalisées au niveau du laboratoire du CAPM par chromatographie gazeuse couplée à la spectrométrie de masse (Gc-MS).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Le laboratoire du CAPM a reçu sept produits pour analyse, dont trois étaient responsables d’intoxications. Quatre échantillons étaient sous la forme galénique d’un sirop. L’analyse d’un produit provenant d’Indonésie à base d’une mixture de plantes destiné au traitement des douleurs articulaires chez le sujet âgé a montré la présence de médicaments anti-inflammatoires et de paracétamol. Un autre produit contenant du <em>Lawsonia inermis</em> (henné) a été responsable d’une dermatite avec cicatrices indélébiles chez une jeune fille ; son analyse a montré la présence de paraphénylènediamine. Un sirop acheté chez l’herboriste par une maman pour stimuler l’appétit de son enfant a été responsable d’épisodes de somnolence chez l’enfant et l’analyse a montré la présence de cyproheptadine. L’analyse d’un produit à base d’une mixture de plantes pris par un jeune sportif, ayant entraîné une insuffisance rénale aiguë, a retrouvé la présence de phénols et terpènes. L’analyse des 3 autres produits sous forme de sirop, indiqués respectivement pour l’amélioration des performances physiques, le traitement de la dysfonction érectile et de l’asthme, a montré la présence respective d’une benzodiazépine, un hétéroside cardiotonique et de monoterpénoïdes.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Certains produits, en vente libre chez les herboristes, notamment ceux du marché informel échappent à tout contrôle. La composition mentionnée sur l’étiquetage qualifiant le produit de naturel, alors qu’il pourrait contenir des constituants toxiques comme l’a montré notre étude, expose le citoyen marocain à un réel risque d’intoxication. Des actions multisectorielles avec des campagnes de sensibilisation par rapport à ce risque sont primordiales pour faire face à cette problématique.</div></div>","PeriodicalId":23170,"journal":{"name":"Toxicologie Analytique et Clinique","volume":"37 3","pages":"Page S86"},"PeriodicalIF":1.7,"publicationDate":"2025-10-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145365838","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-10-25DOI: 10.1016/j.toxac.2025.09.064
A. Mercier , F. Weisse , A. Marteau , F. Abi-Nader , A. Maillot
<div><h3>Objectif</h3><div>Malgré un nombre limité d’espèces venimeuses connues à la Réunion, certaines piqûres ou morsures d’arthropodes terrestres sont responsables de douleurs intenses et peuvent provoquer chez certaines personnes des anaphylaxies sévères <span><span>[1]</span></span>. L’objectif est de décrire l’épidémiologie des envenimations par des arthropodes terrestres (insectes, araignées, scolopendres et scorpions) à la Réunion de 2020 à 2024 à partir de la base de données du dispositif de toxicovigilance Océan Indien (DTV-OI).</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>L’analyse repose sur des données de passages aux urgences du 01/01/2020 au 31/12/2024, codés morsure ou piqûre d’arthropode terrestre (CIM-10) dans l’un des quatre centres hospitaliers de l’île de la Réunion. Les cas de piqûres où l’espèce responsable n’a pas pu être incriminée (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->28) ont été saisis mais sont exclus de l’étude.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les envenimations par arthropodes terrestres représentaient 102 passages aux urgences de 2020 à 2024, avec une moyenne de 21 cas par année. Dans plus de la moitié des cas, l’agent responsable était la guêpe (<em>Polistes olivaceus</em>) (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->61) avec un pic notable du nombre de cas de février à avril en saison chaude et humide, avec ensuite 22 % des cas incriminant l’abeille (<em>Apis mellifera</em>) (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->22), 14 % le scolopendre (<em>Scolopendra morsitans</em> ou <em>Scolopendra subspinipes</em>) (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->14), et<!--> <!--><<!--> <!-->5 % pour la fourmi (surtout <em>Solenopsis geminata</em>) et le scorpion (<em>Isometrus maculatus</em>) (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->3 et <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->2 respectivement). Malgré la présence de six espèces d’araignées venimeuses à la Réunion, aucun cas d’envenimation n’a été identifié <span><span>[1]</span></span>.</div><div>Les patients étaient majoritairement des hommes avec un sexe ratio de 0,82 (plus faible à 0,57 pour les piqûres d’abeille et plus élevé à 1,33 pour les morsures de scolopendre). Les patients étaient âgés de 2 mois à 88 ans, avec un âge moyen de 40,5 ans (âge moyen plus faible à 35,4 ans pour les morsures de scorpion). Le moment d’exposition était principalement l’après-midi pour les piqûres de guêpe, le matin pour les piqûres d’abeille et la nuit pour les morsures de scolopendre.</div><div>Parmi les cas d’envenimation admis aux urgences, 23 ont été hospitalisés en lien avec une anaphylaxie, principalement en déchocage ou en unité d’hospitalisation de courte durée (UHCD). Il s’agissait de piqûres de guêpe (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->13) ou d’abeille (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->9), et d’un cas de morsure de fourmis. Aucun décès n’a été identifié au cours de la période. La gravité globale (évaluée par le score ‘<em>Poisoning Severity Score’</em>) était majoritairement faible (62 %), avec toutefois neuf cas de gravité forte chez des patients âgé de 4 ans (
{"title":"Épidémiologie des envenimations par arthropodes terrestres à la Réunion de 2020 à 2024","authors":"A. Mercier , F. Weisse , A. Marteau , F. Abi-Nader , A. Maillot","doi":"10.1016/j.toxac.2025.09.064","DOIUrl":"10.1016/j.toxac.2025.09.064","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Malgré un nombre limité d’espèces venimeuses connues à la Réunion, certaines piqûres ou morsures d’arthropodes terrestres sont responsables de douleurs intenses et peuvent provoquer chez certaines personnes des anaphylaxies sévères <span><span>[1]</span></span>. L’objectif est de décrire l’épidémiologie des envenimations par des arthropodes terrestres (insectes, araignées, scolopendres et scorpions) à la Réunion de 2020 à 2024 à partir de la base de données du dispositif de toxicovigilance Océan Indien (DTV-OI).</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>L’analyse repose sur des données de passages aux urgences du 01/01/2020 au 31/12/2024, codés morsure ou piqûre d’arthropode terrestre (CIM-10) dans l’un des quatre centres hospitaliers de l’île de la Réunion. Les cas de piqûres où l’espèce responsable n’a pas pu être incriminée (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->28) ont été saisis mais sont exclus de l’étude.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les envenimations par arthropodes terrestres représentaient 102 passages aux urgences de 2020 à 2024, avec une moyenne de 21 cas par année. Dans plus de la moitié des cas, l’agent responsable était la guêpe (<em>Polistes olivaceus</em>) (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->61) avec un pic notable du nombre de cas de février à avril en saison chaude et humide, avec ensuite 22 % des cas incriminant l’abeille (<em>Apis mellifera</em>) (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->22), 14 % le scolopendre (<em>Scolopendra morsitans</em> ou <em>Scolopendra subspinipes</em>) (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->14), et<!--> <!--><<!--> <!-->5 % pour la fourmi (surtout <em>Solenopsis geminata</em>) et le scorpion (<em>Isometrus maculatus</em>) (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->3 et <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->2 respectivement). Malgré la présence de six espèces d’araignées venimeuses à la Réunion, aucun cas d’envenimation n’a été identifié <span><span>[1]</span></span>.</div><div>Les patients étaient majoritairement des hommes avec un sexe ratio de 0,82 (plus faible à 0,57 pour les piqûres d’abeille et plus élevé à 1,33 pour les morsures de scolopendre). Les patients étaient âgés de 2 mois à 88 ans, avec un âge moyen de 40,5 ans (âge moyen plus faible à 35,4 ans pour les morsures de scorpion). Le moment d’exposition était principalement l’après-midi pour les piqûres de guêpe, le matin pour les piqûres d’abeille et la nuit pour les morsures de scolopendre.</div><div>Parmi les cas d’envenimation admis aux urgences, 23 ont été hospitalisés en lien avec une anaphylaxie, principalement en déchocage ou en unité d’hospitalisation de courte durée (UHCD). Il s’agissait de piqûres de guêpe (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->13) ou d’abeille (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->9), et d’un cas de morsure de fourmis. Aucun décès n’a été identifié au cours de la période. La gravité globale (évaluée par le score ‘<em>Poisoning Severity Score’</em>) était majoritairement faible (62 %), avec toutefois neuf cas de gravité forte chez des patients âgé de 4 ans (","PeriodicalId":23170,"journal":{"name":"Toxicologie Analytique et Clinique","volume":"37 3","pages":"Page S120"},"PeriodicalIF":1.7,"publicationDate":"2025-10-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145365839","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-10-25DOI: 10.1016/j.toxac.2025.09.012
C. Schmitt, K. Von Fabeck, M. Glaizal, N. Simon
Objectif
Avec plus de 4000 km de côtes, la France métropolitaine dispose de nombreux sites et plages attractifs pour des millions de vacanciers chaque année. Cependant, lors de leurs activités aquatiques, les usagers peuvent faire de mauvaises rencontres avec certains résidents marins venimeux comme les cnidaires (méduses, physalies, anémones…) ou certains poissons osseux comme les vives ou les rascasses. La prise en charge dépend du profil toxicologique de l’animal. Certaines toxines étant thermolabiles, un traitement par bain d’eau chaude ou par choc thermique (application d’une source de chaleur puis une source de froid à proximité de la plaie) peuvent être proposés à visée antalgique. L’objectif de ce travail est d’analyser les cas d’envenimations rapportées aux centres antipoison (CAP).
Méthode
Les dossiers codés sont extraits de la base nationale (SI-CAP®) ces 10 dernières années (2015–2024).
Résultats
Chaque année, entre 100 et 300 accidents d’envenimations survenus en métropole sont rapportés aux CAP Français, avec une majorité d’envenimation par des vives et méduses. Nous étudierons les différents types d’envenimation, leur localisation géographique, leur évolution au cours du temps, le profil des victimes, leurs symptômes, leur prise en charge et leur évolution. Le point sera fait sur l’état des connaissances sur les différentes prises en charge proposées.
Conclusion
Au total, les envenimations humaines sont récurrentes sur les côtes métropolitaines, avec des patients qui développent essentiellement des symptômes locaux parfois associés à des signes généraux. Les complications sont rares mais peuvent nécessiter une prise en charge médicale sur plusieurs mois. Les surveillants de baignades et les équipes médicales de proximités doivent être formés à la prise en charge de ces différentes envenimations et le public qui fréquente les côtes doit être informé des risques.
{"title":"Panorama des envenimations marines en France métropolitaine","authors":"C. Schmitt, K. Von Fabeck, M. Glaizal, N. Simon","doi":"10.1016/j.toxac.2025.09.012","DOIUrl":"10.1016/j.toxac.2025.09.012","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Avec plus de 4000<!--> <!-->km de côtes, la France métropolitaine dispose de nombreux sites et plages attractifs pour des millions de vacanciers chaque année. Cependant, lors de leurs activités aquatiques, les usagers peuvent faire de mauvaises rencontres avec certains résidents marins venimeux comme les cnidaires (méduses, physalies, anémones…) ou certains poissons osseux comme les vives ou les rascasses. La prise en charge dépend du profil toxicologique de l’animal. Certaines toxines étant thermolabiles, un traitement par bain d’eau chaude ou par choc thermique (application d’une source de chaleur puis une source de froid à proximité de la plaie) peuvent être proposés à visée antalgique. L’objectif de ce travail est d’analyser les cas d’envenimations rapportées aux centres antipoison (CAP).</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>Les dossiers codés sont extraits de la base nationale (SI-CAP®) ces 10 dernières années (2015–2024).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Chaque année, entre 100 et 300 accidents d’envenimations survenus en métropole sont rapportés aux CAP Français, avec une majorité d’envenimation par des vives et méduses. Nous étudierons les différents types d’envenimation, leur localisation géographique, leur évolution au cours du temps, le profil des victimes, leurs symptômes, leur prise en charge et leur évolution. Le point sera fait sur l’état des connaissances sur les différentes prises en charge proposées.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Au total, les envenimations humaines sont récurrentes sur les côtes métropolitaines, avec des patients qui développent essentiellement des symptômes locaux parfois associés à des signes généraux. Les complications sont rares mais peuvent nécessiter une prise en charge médicale sur plusieurs mois. Les surveillants de baignades et les équipes médicales de proximités doivent être formés à la prise en charge de ces différentes envenimations et le public qui fréquente les côtes doit être informé des risques.</div></div>","PeriodicalId":23170,"journal":{"name":"Toxicologie Analytique et Clinique","volume":"37 3","pages":"Page S88"},"PeriodicalIF":1.7,"publicationDate":"2025-10-25","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145365843","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-10-25DOI: 10.1016/j.toxac.2025.09.053
M. Bounab , I. Kolli , H. Benfifi , R.T. Mechalikh , D. Amrani , S. Ettaieb Errahmani , S. Kaddour
<div><h3>Objectif</h3><div>Les premières descriptions de mésusage et de dépendance aux gabapentinoïdes datent des années 2010 <span><span>[1]</span></span>. Ce phénomène constitue un problème de santé publique dans la population algérienne <span><span>[2]</span></span>, en particulier chez les femmes. L’objectif est de décrire le profil de consommation de la prégabaline (PGB) au sein de la population féminine de la région Centre de l’Algérie entre le 01 janvier 2021 et le 31 mai 2025.</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>Il s’agit d’une étude descriptive rétrospective, qui porte sur les cas de consommation féminine de la PGB, recensés par le service de toxicologie du centre hospitalier universitaire de Bab El Oued. Les données ont été collectées à partir des registres internes du service, puis saisies et analysées à l’aide du logiciel Microsoft Excel 2021.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 129 cas de consommation de la PGB ont été recensés, dont 95,3 % étaient des cas de mésusage. Le nombre de cas recensés était de 8 en 2021 et de 38 en 2024, avec une augmentation particulièrement marquée en 2022, où l’on a observé une hausse de 300 % par rapport à 2021. Les consommatrices étaient âgées de 12 à 46 ans, dont 9,3 % étaient enceintes au moment de la prise. Chez la population étudiée, la consommation est significativement élevée (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05) dans la tranche d’âge de 18 à 25 ans. La prégabaline était associée à d’autres substances dans 72,9 % des cas (cannabis : 21,2 %, opiacés/opioïdes : 20,0 %, cocaïne : 18,3 %, benzodiazépines : 17,6 %, amphétamines : 11,8 %). Des signes neurologiques ont été observés dans 80,0 % des cas (troubles de la conscience : 47,0 %, convulsions : 13,0 %). D’autres symptômes fréquents incluaient hypersalivation, tachycardie, dyspnée et perte de vision (6,0 % chacun). Tous les cas ont nécessité une hospitalisation, dont 33 cas en soins intensifs (15 cas sont scorés entre 12 et 9 selon l’échelle de Glasgow et 18 cas sont scorés 8 ou moins). Deux décès ont été recensés, tous deux en contexte de polyconsommation (association prégabaline avec opioïdes, benzodiazépines et amphétamines).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La prégabaline, pourtant indiquée dans des pathologies neurologiques ou psychiatriques <span><span>[3]</span></span>, fait l’objet d’un usage détourné croissant <span><span>[4]</span></span> chez les femmes en Algérie. Son accessibilité sur le marché illicite, notamment sous les appellations « Double Signature » ou « Saroukh » (qui signifie Fusée), en raison de son faible coût comparé à d’autres drogues, et ses effets psychoactifs en font une substance à haut risque <span><span>[5]</span></span>, y compris pendant la grossesse. Ces résultats soulignent la nécessité de renforcer la régulation et la prévention ciblée. La dépendance à cette substance touche les deux sexes, avec une prédominance masculine <span><span>[5]</span></span>. Toutefois, cette tendance n’est pas un
对加彭蒂诺类药物滥用和依赖的第一次描述可以追溯到2010年代[1]。这是阿尔及利亚人口,特别是妇女的一个公共卫生问题。其目的是描述阿尔及利亚中部地区妇女在2021年1月1日至2025年5月31日期间使用普瑞巴林(GMP)的情况。方法:这是一项回顾性描述性研究,研究了Bab El Oued大学医院毒理学部门确定的妇女使用国民生产总值的案例。这些数据是从该服务的内部记录中收集的,然后使用Microsoft Excel 2021软件进行输入和分析。结果,共记录了129例GDP消费案例,其中95.3%为滥用。2021年和2024年的病例数分别为8例和38例,2022年的增幅尤其明显,比2021年增加了300%。这些女性的年龄在12岁到46岁之间,其中9.3%在服用时已经怀孕。消费人群当中,是<显著较高(p 0.05);年龄在18至25岁。年内与其他物质结合72.9%的情况是:21.2%(大麻、鸦片/阿片:20.0%:18.3%、可卡因、苯二氮卓类:17.6%、安非他命(11.8%)。在80.0%的病例中观察到神经系统症状(意识障碍47.0%,抽搐13.0%)。其他常见症状包括呼吸过度、心动过速、呼吸困难和视力丧失(各6.0%)。所有病例都需要住院治疗,其中33例需要重症监护(15例格拉斯哥评分在12至9之间,18例评分在8或以下)。有两人死亡,都是由于多药使用(普瑞巴林与阿片类药物、苯二氮卓类药物和安非他明的联合使用)。普瑞巴林,尽管在神经系统或精神病学[3]中有标记,但在阿尔及利亚妇女中被滥用的情况越来越多。它在非法市场上的可及性,特别是以“双重签名”或“Saroukh”(意思是火箭)的名称,因为与其他药物相比,它的成本较低,以及它的精神活性,使它成为一种高风险物质,包括在怀孕期间。这些结果强调了加强监管和有针对性的预防的必要性。对这种物质的依赖影响两性,男性占主导地位[5]。然而,这一趋势并不一致:2016年,瑞典的一项研究发现,大多数GDP消费者是女性。这在怀孕期间尤其令人担忧,因为GMP可能会穿过胎盘,使胎儿面临严重出生缺陷[6]或出生时出现新生儿戒断综合征的风险,特别是在吸毒母亲的孩子中。在这种情况下,最常见的情况——误用——是自杀83.3%,事故6.7%,以及较小程度上的暴力和堕胎(各3.3%)。
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