Pub Date : 2025-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2025.07.100
P. Merlin , N. Abid , C. Almeras , R. Mallet , E. Dens , S. Gillani , L. Reche
Introduction
L’urétéroscopie souple pour calcul est l’une des procédures les plus couramment réalisées en urologie, mais son impact environnemental reste évalué. Notre objectif était d’évaluer l’impact environnemental de l’urétéroscopie souple à l’aide d’une analyse du cycle de vie dans quatre centres, afin de déterminer des pratiques éco-conçues.
Méthodes
Pour chaque étape de la procédure, nous avons collecté les références de chaque dispositif médical, leurs quantités, compositions, méthodes de transport et d’élimination. La durée de vie et les processus de stérilisation ont été intégrés pour les dispositifs réutilisables. L’analyse des données a été réalisée par l’Agence Primum non nocere – une entreprise indépendante spécialisée dans le développement durable – en évaluant 18 impacts environnementaux.
Résultats
Les étapes les plus impactantes étaient l’installation de l’équipement, l’habillement du personnel chirurgical, l’exploration des calculs et la préparation du patient. Aucune différence claire n’a été mise en évidence entre les urétéroscopes flexibles à usage unique (SUFU) et réutilisables (RFU) en termes de réchauffement climatique, bien que des différences aient été observées pour certains critères. L’absence de transparence des fabricants concernant les données de production constitue une limite importante à notre étude.
Conclusion
Nous recommandons : la conception de packs d’urétéroscopie optimisés, la promotion de l’utilisation de tenues en tissu réutilisables, l’utilisation d’urétéroscopes RFU stérilisés par méthode au peroxyde d’hydrogène à basse température, la priorisation des SUFU avec un programme de recyclage, la révision des protocoles de désinfection, et l’augmentation de la valorisation des déchets dans les salles opératoires (Fig. 1).
软输尿管检查是泌尿科最常见的程序之一,但其对环境的影响仍在评估中。我们的目标是通过四个中心的生命周期分析来评估软输尿管的环境影响,以确定生态设计的做法。方法对于程序的每个阶段,我们收集了每个医疗设备的参考资料,包括其数量、成分、运输和处置方法。可重复使用设备的使用寿命和灭菌过程已被整合。数据分析由专门从事可持续发展的独立公司Primum non - nocere进行,评估了18个环境影响。最引人注目的步骤是设备的安装、手术人员的穿衣、计算的探索和病人的准备。在全球变暖方面,一次性柔性输尿管(SUFU)和可重复使用输尿管(RFU)之间没有明显的区别,尽管在某些标准上观察到差异。制造商在生产数据方面缺乏透明度是我们研究的一个重要限制。ConclusionNous推荐:扑d’urétéroscopie优化设计,推广使用可重用的面料服装,使用d’urétéroscopes RFU过氧化氢消毒的方法在低温、优先SUFU带有回收、消毒工作规程的修订方案,并增加手术室中的废物的回收处理(图1)。
{"title":"Analyse en cycle de vie de l’urétéroscopie souple : étude de quatre centres et recommandations pour une approche éco-conçue","authors":"P. Merlin , N. Abid , C. Almeras , R. Mallet , E. Dens , S. Gillani , L. Reche","doi":"10.1016/j.fpurol.2025.07.100","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2025.07.100","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’urétéroscopie souple pour calcul est l’une des procédures les plus couramment réalisées en urologie, mais son impact environnemental reste évalué. Notre objectif était d’évaluer l’impact environnemental de l’urétéroscopie souple à l’aide d’une analyse du cycle de vie dans quatre centres, afin de déterminer des pratiques éco-conçues.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Pour chaque étape de la procédure, nous avons collecté les références de chaque dispositif médical, leurs quantités, compositions, méthodes de transport et d’élimination. La durée de vie et les processus de stérilisation ont été intégrés pour les dispositifs réutilisables. L’analyse des données a été réalisée par l’Agence Primum non nocere – une entreprise indépendante spécialisée dans le développement durable – en évaluant 18 impacts environnementaux.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les étapes les plus impactantes étaient l’installation de l’équipement, l’habillement du personnel chirurgical, l’exploration des calculs et la préparation du patient. Aucune différence claire n’a été mise en évidence entre les urétéroscopes flexibles à usage unique (SUFU) et réutilisables (RFU) en termes de réchauffement climatique, bien que des différences aient été observées pour certains critères. L’absence de transparence des fabricants concernant les données de production constitue une limite importante à notre étude.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Nous recommandons : la conception de packs d’urétéroscopie optimisés, la promotion de l’utilisation de tenues en tissu réutilisables, l’utilisation d’urétéroscopes RFU stérilisés par méthode au peroxyde d’hydrogène à basse température, la priorisation des SUFU avec un programme de recyclage, la révision des protocoles de désinfection, et l’augmentation de la valorisation des déchets dans les salles opératoires (<span><span>Fig. 1</span></span>).</div></div>","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"35 7","pages":"Pages S64-S65"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145420204","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2025.07.077
S. Guebbas, T. Zariouh, A. El Attar, A. Chatar, M.A. Lakmichi, Z. Dahami, I. Sarf
Introduction
Les réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP) constituent un pilier incontournable dans la prise en charge onco-urologique. L’accessibilité actuelle de l’intelligence artificielle (IA) ouvre de nouvelles perspectives dans le soutien à la décision thérapeutique. L’objectif de cette étude est de comparer les propositions formulées par une IA à celles retenues lors des RCP d’onco-urologie, afin d’évaluer la valeur ajoutée potentielle de l’intelligence artificielle, tout en identifiant ses limites.
Méthodes
Les cas onco-urologiques discutés entre septembre et décembre 2024 en RCP, ont été soumis à la plateforme d’intelligence artificielle ChatGPT 4.5. Un prompt destiné à l’IA a été codé et corrigé manuellement. Pour chaque cas, une conduite à tenir a été générée par l’IA, puis comparée à la décision retenue en RCP, ainsi qu’aux recommandations de l’AFU. Trois items ont été analysés : concordance IA/RCP (totale, partielle, discordante), conformité aux recommandations (lecture manuelle), et complexité perçue par l’IA (échelle subjective 1 à 3). Les analyses statistiques descriptives, de concordance et de corrélation ont été évaluées à l’aide du logiciel SPSS 27.0.
Résultats
Un total de 52 cas discutés ont été soumis à l’IA. Une concordance totale IA/RCP a été observée dans 34 cas (65,4 %), partielle dans 13 cas (25 %), et une discordance dans 5 cas (9,6 %). L’analyse des décisions a révélé une conformité aux recommandations AFU dans 91 % des cas pour l’IA (47/52) et 96 % pour les RCP (50/52). La répartition de la complexité perçue par l’IA était la suivante : 1 (22 cas), 2 (18 cas), 3 (12 cas). Une corrélation significative a été retrouvée entre cette dernière et le taux de discordance IA/RCP (p = 0,03). Le coefficient de Kappa de Cohen était de 0,54, traduisant une concordance modérée entre IA et RCP, variant selon le type de cancer : bonne pour les cancers de la vessie (κ = 0,54), plus faible pour la prostate (κ = 0,37) et les voies excrétrices (κ = 0,33).
Conclusion
Même si elle ne remplace pas à l’heure actuelle le praticien clinicien, l’IA semble capable de formuler des propositions thérapeutiques pertinentes et souvent conformes aux recommandations en onco-urologie. Des études prospectives standardisées et multiparamétriques, sont impératives afin de mieux apprécier son rôle émergent (Fig. 1).
{"title":"Devrait-on inclure l’intelligence artificielle dans nos RCP ? Étude rétrospective comparative au sein d’un staff d’onco-urologie","authors":"S. Guebbas, T. Zariouh, A. El Attar, A. Chatar, M.A. Lakmichi, Z. Dahami, I. Sarf","doi":"10.1016/j.fpurol.2025.07.077","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2025.07.077","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP) constituent un pilier incontournable dans la prise en charge onco-urologique. L’accessibilité actuelle de l’intelligence artificielle (IA) ouvre de nouvelles perspectives dans le soutien à la décision thérapeutique. L’objectif de cette étude est de comparer les propositions formulées par une IA à celles retenues lors des RCP d’onco-urologie, afin d’évaluer la valeur ajoutée potentielle de l’intelligence artificielle, tout en identifiant ses limites.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Les cas onco-urologiques discutés entre septembre et décembre 2024 en RCP, ont été soumis à la plateforme d’intelligence artificielle ChatGPT 4.5. Un prompt destiné à l’IA a été codé et corrigé manuellement. Pour chaque cas, une conduite à tenir a été générée par l’IA, puis comparée à la décision retenue en RCP, ainsi qu’aux recommandations de l’AFU. Trois items ont été analysés : concordance IA/RCP (totale, partielle, discordante), conformité aux recommandations (lecture manuelle), et complexité perçue par l’IA (échelle subjective 1 à 3). Les analyses statistiques descriptives, de concordance et de corrélation ont été évaluées à l’aide du logiciel SPSS 27.0.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Un total de 52 cas discutés ont été soumis à l’IA. Une concordance totale IA/RCP a été observée dans 34 cas (65,4 %), partielle dans 13 cas (25 %), et une discordance dans 5 cas (9,6 %). L’analyse des décisions a révélé une conformité aux recommandations AFU dans 91 % des cas pour l’IA (47/52) et 96 % pour les RCP (50/52). La répartition de la complexité perçue par l’IA était la suivante : 1 (22 cas), 2 (18 cas), 3 (12 cas). Une corrélation significative a été retrouvée entre cette dernière et le taux de discordance IA/RCP (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,03). Le coefficient de Kappa de Cohen était de 0,54, traduisant une concordance modérée entre IA et RCP, variant selon le type de cancer : bonne pour les cancers de la vessie (κ<!--> <!-->=<!--> <!-->0,54), plus faible pour la prostate (κ<!--> <!-->=<!--> <!-->0,37) et les voies excrétrices (κ<!--> <!-->=<!--> <!-->0,33).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Même si elle ne remplace pas à l’heure actuelle le praticien clinicien, l’IA semble capable de formuler des propositions thérapeutiques pertinentes et souvent conformes aux recommandations en onco-urologie. Des études prospectives standardisées et multiparamétriques, sont impératives afin de mieux apprécier son rôle émergent (<span><span>Fig. 1</span></span>).</div></div>","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"35 7","pages":"Page S49"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145420424","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2025.07.026
S. Duboys Fresney , A. Beaugerie , J. Parra , Q. Dubourg , C. Vaessen , N. Arzouk , S. Montagne , J. Tourret , M. Cazenave , I. Mohammadou , S. Ourahma , P. Glasman , H. Francois , S. Drouin
Introduction
L’objectif de cette étude est de décrire la faisabilité d’une approche chirurgicale innovante robot-assistée et mini-invasive de néphrectomie totale chez des patients atteints de polykystose rénale autosomique dominante (PKRAD).
Méthodes
Nous avons réalisé une étude observationelle monocentrique entre décembre 2024 et mai 2025 sur des patients atteints de PKRAD nécessitant une néphrectomie totale. La chirurgie était robot-assistée, lomboscopique, avec une morcellation intracorporelle à l’aide d’un endobag robot-compatible. L’extraction du rein polykystique n’a donc pas nécessité d’incision supplémentaire autres que celles réalisées pour la mise en place des trocarts robotiques. Les volumes rénaux ont été calculés par un logiciel radiologique, SYNAPSE 3D. Les néphrectomies ont été réalisées par voie lomboscopique.
Résultats
Dix cas ont été inclus dans cette étude. La majorité des indications opératoires concernait des préparations à la greffe rénale. Le volume médian du rein était de 1708,09 mL (1085,53–4230,23). Toutes les néphrectomies ont été réalisées par voie rétropéritonéale. Le temps opératoire médian était de 194,5 min (114–272). La durée de mise dans le sac médiane était de 15 min (5–18) et la durée de morcellation de 25 min (14–48). Le volume médian de saignement était de 125 mL (0–1400). Aucune transfusion n’a été réalisée en per- ou postopératoire. La durée moyenne de séjour était de 1,3 jours (1–2). Une seule conversion a été réalisée en fin d’intervention, en raison d’un endobag percé. Il n’y a pas eu d’infection ni d’hématome postopératoire nécessitant une hospitalisation. Il n’y a pas eu de complication de grade supérieur à 2 selon l’échelle de Clavien-Dindo.
Conclusion
La néphrectomie lomboscopique robot-assistée pour rein polykystique avec morcellation intracorporelle permet de réaliser des néphrectomies de reins très volumineux de manière mini-invasive, avec des suites opératoires simples, des durées d’hospitalisation fortement réduites et une faible probabilité de dissémination tumorale ou infectieuse garantie par l’endobag.
{"title":"Néphrectomie totale lomboscopique robot-assistée chez des patients atteints de polykystose rénale : étude observationelle monocentrique","authors":"S. Duboys Fresney , A. Beaugerie , J. Parra , Q. Dubourg , C. Vaessen , N. Arzouk , S. Montagne , J. Tourret , M. Cazenave , I. Mohammadou , S. Ourahma , P. Glasman , H. Francois , S. Drouin","doi":"10.1016/j.fpurol.2025.07.026","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2025.07.026","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’objectif de cette étude est de décrire la faisabilité d’une approche chirurgicale innovante robot-assistée et mini-invasive de néphrectomie totale chez des patients atteints de polykystose rénale autosomique dominante (PKRAD).</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Nous avons réalisé une étude observationelle monocentrique entre décembre 2024 et mai 2025 sur des patients atteints de PKRAD nécessitant une néphrectomie totale. La chirurgie était robot-assistée, lomboscopique, avec une morcellation intracorporelle à l’aide d’un endobag robot-compatible. L’extraction du rein polykystique n’a donc pas nécessité d’incision supplémentaire autres que celles réalisées pour la mise en place des trocarts robotiques. Les volumes rénaux ont été calculés par un logiciel radiologique, SYNAPSE 3D. Les néphrectomies ont été réalisées par voie lomboscopique.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Dix cas ont été inclus dans cette étude. La majorité des indications opératoires concernait des préparations à la greffe rénale. Le volume médian du rein était de 1708,09<!--> <!-->mL (1085,53–4230,23). Toutes les néphrectomies ont été réalisées par voie rétropéritonéale. Le temps opératoire médian était de 194,5<!--> <!-->min (114–272). La durée de mise dans le sac médiane était de 15<!--> <!-->min (5–18) et la durée de morcellation de 25<!--> <!-->min (14–48). Le volume médian de saignement était de 125<!--> <!-->mL (0–1400). Aucune transfusion n’a été réalisée en per- ou postopératoire. La durée moyenne de séjour était de 1,3<!--> <!-->jours (1–2). Une seule conversion a été réalisée en fin d’intervention, en raison d’un endobag percé. Il n’y a pas eu d’infection ni d’hématome postopératoire nécessitant une hospitalisation. Il n’y a pas eu de complication de grade supérieur à 2 selon l’échelle de Clavien-Dindo.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La néphrectomie lomboscopique robot-assistée pour rein polykystique avec morcellation intracorporelle permet de réaliser des néphrectomies de reins très volumineux de manière mini-invasive, avec des suites opératoires simples, des durées d’hospitalisation fortement réduites et une faible probabilité de dissémination tumorale ou infectieuse garantie par l’endobag.</div></div>","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"35 7","pages":"Pages S17-S18"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145420443","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2025.07.046
M. Chicaud , F. Panthier , G. Margue , C. Klein , V. Anastay , J. Anract , L. Bettler , I. Duquesne , T. Long Depaquit , A. Clerget , C. Mazaud , S. Mebroukine , A. Peyrottes , U. Pinar , T. Prudhomme , T. Waeckel , M. Baboudjian , B. Mesnard
Introduction
L’engouement pour la recherche et les carrières universitaires est actuellement en déclin. Le groupe Formation universitaire en techniques urologiques référentes (FUTUR) a été créé depuis novembre 2024 pour réunir les jeunes urologues intéressés par la recherche. L’objectif de ce travail était de réaliser un état de la recherche en urologie en s’intéressant aux aspirations des jeunes urologues.
Méthodes
Un questionnaire en ligne composé de 35 questions avec 6 parties : a été transmis via la mailing liste de l’AFU et de l’AFUF.
Résultats
Cent trente-huit réponses ont été obtenues. Quarante-trois pour cent des participants étaient des femmes. Quarante-neuf pour cent des participants étaient en couple et 20 % étaient en couple avec enfants. Soixante-trois pour cent étaient en cours d’internat et 82 % travaillaient dans des CHU. Soixante-cinq pour cent ont déclaré avoir un intérêt pour la recherche avec une répartition des thématiques variées. Soixante-un pour cent avaient réalisé un Master 1 mais seulement 31 % avaient réalisé un Master 2 et 16 % projetaient de le faire. Le principal frein à la réalisation d’un Master 2 était de trouver un sujet (70 %). La motivation principale de la réalisation d’un Master 2 était un premier contact avec la recherche (43 %). Seulement 44 % avaient publié leur article de Master 2. Seuls 8 % des participants ont réalisé une thèse de sciences. Soixante pour cent des sondés étaient en faveur d’un encadrement des travaux de thèse de médecine, Master 2 et thèse de science (aide au montage et bon déroulement des projets). Soixante-six pour cent n’ont jamais été formé à l’écriture d’un article et au recueil de données. La majorité des répondants n’envisageaient pas une carrière hospitalo-universitaire (57 %) contre 25 % qui envisageaient et 15 % qui envisageaient peut-être. Pour les participants, envisager une carrière universitaire est difficile (51 %) ou beaucoup plus difficile (15 %) qu’une carrière classique.
Conclusion
L’intérêt des jeunes urologues français en formation pour la recherche reste fort. Le pourcentage de jeunes urologues réalisant un Master 2 ou une thèse de sciences diminue fortement par rapport à ceux qui ont réalisés un Master 1. De nombreux freins semblent exister à la réalisation d’un parcours universitaire mais l’intérêt pour la recherche en urologie est à noter et à accompagner.
{"title":"Tour d’horizon du FUTUR de la recherche en France","authors":"M. Chicaud , F. Panthier , G. Margue , C. Klein , V. Anastay , J. Anract , L. Bettler , I. Duquesne , T. Long Depaquit , A. Clerget , C. Mazaud , S. Mebroukine , A. Peyrottes , U. Pinar , T. Prudhomme , T. Waeckel , M. Baboudjian , B. Mesnard","doi":"10.1016/j.fpurol.2025.07.046","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2025.07.046","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’engouement pour la recherche et les carrières universitaires est actuellement en déclin. Le groupe Formation universitaire en techniques urologiques référentes (FUTUR) a été créé depuis novembre 2024 pour réunir les jeunes urologues intéressés par la recherche. L’objectif de ce travail était de réaliser un état de la recherche en urologie en s’intéressant aux aspirations des jeunes urologues.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Un questionnaire en ligne composé de 35 questions avec 6 parties : a été transmis via la mailing liste de l’AFU et de l’AFUF.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Cent trente-huit réponses ont été obtenues. Quarante-trois pour cent des participants étaient des femmes. Quarante-neuf pour cent des participants étaient en couple et 20 % étaient en couple avec enfants. Soixante-trois pour cent étaient en cours d’internat et 82 % travaillaient dans des CHU. Soixante-cinq pour cent ont déclaré avoir un intérêt pour la recherche avec une répartition des thématiques variées. Soixante-un pour cent avaient réalisé un Master 1 mais seulement 31 % avaient réalisé un Master 2 et 16 % projetaient de le faire. Le principal frein à la réalisation d’un Master 2 était de trouver un sujet (70 %). La motivation principale de la réalisation d’un Master 2 était un premier contact avec la recherche (43 %). Seulement 44 % avaient publié leur article de Master 2. Seuls 8 % des participants ont réalisé une thèse de sciences. Soixante pour cent des sondés étaient en faveur d’un encadrement des travaux de thèse de médecine, Master 2 et thèse de science (aide au montage et bon déroulement des projets). Soixante-six pour cent n’ont jamais été formé à l’écriture d’un article et au recueil de données. La majorité des répondants n’envisageaient pas une carrière hospitalo-universitaire (57 %) contre 25 % qui envisageaient et 15 % qui envisageaient peut-être. Pour les participants, envisager une carrière universitaire est difficile (51 %) ou beaucoup plus difficile (15 %) qu’une carrière classique.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’intérêt des jeunes urologues français en formation pour la recherche reste fort. Le pourcentage de jeunes urologues réalisant un Master 2 ou une thèse de sciences diminue fortement par rapport à ceux qui ont réalisés un Master 1. De nombreux freins semblent exister à la réalisation d’un parcours universitaire mais l’intérêt pour la recherche en urologie est à noter et à accompagner.</div></div>","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"35 7","pages":"Pages S28-S29"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145420034","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2025.07.095
C. Minchaca, C. Gassette, M. Rose, L. Mormain, A. Perrochaud, S. Thibaut, S. Merle, P. Blanchet
Introduction
Les Antilles françaises ont le plus fort taux d’incidence de cancer de prostate (CaP) au monde avec en Martinique 181,99 cas/100 000 hab vs 99 en France hexagonale. L’âge médian est également plus jeune au moment du diagnostic (63 vs 74 ans). Les traitements curatifs du CaP localisé (prostatectomie totale PT et radiothérapie externe) ont des conséquences fonctionnelles et sexuelles. Or la sexualité occupe la première préoccupation de qualité de vie chez les couples atteints de cancer. Les soins oncologique de support ont deux nouvelles missions : l’oncofertilité et l’oncosexologie. Or l’augmentation de la durée de vie après cancer permet de classer les cancers comme des maladies chroniques, éligibles à l’éducation thérapeutique du patient.
Méthodes
Un essai contrôlé randomisé a été conduit comparant les patients participants ou non au programme. Les patients randomisés dans le groupe d’intervention participent au programme d’oncosexologie avec leur partenaire, comprenant des ateliers pré et postopératoires. Les patients qui acceptent de participer à l’étude sont répartis de manière aléatoire entre le groupe intervention et le groupe contrôle. Le critère d’évaluation principal est la qualité de la santé sexuelle à un an. Le critère d’évaluation secondaire est la qualité de vie globale.
Résultats
Nombre moyen de RS 2 à 4 RS/mois : 66 % RS pénétrantes vs 52 % RS sans pénétration ; 51 % des hommes n’avaient jamais eu de DE ; 47 % des femmes avaient déjà vécu des RS désagréablement douloureuses. Préférences sexuelles avant PT : 48 % caresses mutuelles, 39 % pénétration vaginale, 32 % pratiques oro-génitales. Plaisir sexuel après PT : 70 % des partenaires évaluent leur orgasme comme satisfaisant à extrêmement satisfaisant ; 61 % des répondantes se disent plutôt satisfaites ou tout à fait satisfaites de leur vie sexuelle, délai moyen de reprise des érections = 5,5 mois, impact de la PT sur la sexualité des opérés : 80 % récupéré érections, 58 % repris RS pénétrantes, 80 % ressentent un orgasme, 64 % ressentent de l’indifférence face à l’anéjaculation.
Conclusion
L’impact de la dysfonction érectile est finalement moins important pour les partenaires que ce que croient les futurs opérés. Patients et partenaires satisfaits de cet accompagnement sexologique. Moins de tabous/sexualité que ce qu’on pensait. Réel besoin (Figure 1, Figure 2, Figure 3).
{"title":"Programme oncosexologique en chirurgie carcinologique de prostate","authors":"C. Minchaca, C. Gassette, M. Rose, L. Mormain, A. Perrochaud, S. Thibaut, S. Merle, P. Blanchet","doi":"10.1016/j.fpurol.2025.07.095","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2025.07.095","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les Antilles françaises ont le plus fort taux d’incidence de cancer de prostate (CaP) au monde avec en Martinique 181,99 cas/100 000 hab vs 99 en France hexagonale. L’âge médian est également plus jeune au moment du diagnostic (63 vs 74 ans). Les traitements curatifs du CaP localisé (prostatectomie totale PT et radiothérapie externe) ont des conséquences fonctionnelles et sexuelles. Or la sexualité occupe la première préoccupation de qualité de vie chez les couples atteints de cancer. Les soins oncologique de support ont deux nouvelles missions : l’oncofertilité et l’oncosexologie. Or l’augmentation de la durée de vie après cancer permet de classer les cancers comme des maladies chroniques, éligibles à l’éducation thérapeutique du patient.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Un essai contrôlé randomisé a été conduit comparant les patients participants ou non au programme. Les patients randomisés dans le groupe d’intervention participent au programme d’oncosexologie avec leur partenaire, comprenant des ateliers pré et postopératoires. Les patients qui acceptent de participer à l’étude sont répartis de manière aléatoire entre le groupe intervention et le groupe contrôle. Le critère d’évaluation principal est la qualité de la santé sexuelle à un an. Le critère d’évaluation secondaire est la qualité de vie globale.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Nombre moyen de RS 2 à 4 RS/mois : 66 % RS pénétrantes vs 52 % RS sans pénétration ; 51 % des hommes n’avaient jamais eu de DE ; 47 % des femmes avaient déjà vécu des RS désagréablement douloureuses. Préférences sexuelles avant PT : 48 % caresses mutuelles, 39 % pénétration vaginale, 32 % pratiques oro-génitales. Plaisir sexuel après PT : 70 % des partenaires évaluent leur orgasme comme satisfaisant à extrêmement satisfaisant ; 61 % des répondantes se disent plutôt satisfaites ou tout à fait satisfaites de leur vie sexuelle, délai moyen de reprise des érections<!--> <!-->=<!--> <!-->5,5 mois, impact de la PT sur la sexualité des opérés : 80 % récupéré érections, 58 % repris RS pénétrantes, 80 % ressentent un orgasme, 64 % ressentent de l’indifférence face à l’anéjaculation.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’impact de la dysfonction érectile est finalement moins important pour les partenaires que ce que croient les futurs opérés. Patients et partenaires satisfaits de cet accompagnement sexologique. Moins de tabous/sexualité que ce qu’on pensait. Réel besoin (<span><span>Figure 1</span></span>, <span><span>Figure 2</span></span>, <span><span>Figure 3</span></span>).</div></div>","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"35 7","pages":"Pages S61-S62"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145420100","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2025.07.053
A. Hermi , S. Hmouda , M. Chakroun , S. Mokadem , B. Saidani , Y. Ben Abdeladhim , H. Ayed , M. Jrad , A. Saadi , R. Ben Slama
Introduction
Le rein en fer à cheval est une anomalie congénitale fréquente, caractérisée par des variations anatomiques touchant surtout la vascularisation rénale ce qui rend la chirurgie plus délicate. L’objectif était d’étudier ces variations anatomiques, afin de mieux guider l’approche chirurgicale des patients porteurs de cette anomalie.
Méthodes
Étude rétrospective descriptive basée sur l’analyse radiologique de scanners abdominopelviens injectés chez des patients présentant des reins en fer à cheval. La morphologie, la symétrie, l’épaisseur de l’isthme, la vascularisation veineuse et artérielle classée selon GRAVES étaient les paramètres étudiés. L’analyse a été réalisée par un radiologue et un urologue conjointement. Le nombre d’artères et de veines par rein ainsi que leurs localisations et leurs origines vasculaires étaient reportées. Les différents types de vascularisation rénale étaient classés selon la classification de Graves.
Résultats
Au total, 24 scanners injectés ont été étudiés. Le niveau de fusion des reins était médial dans 41,7 % des cas avec un système asymétrique dans 58,3 % (latéralisé à gauche dans 41,7 %). La vascularisation artérioveineuse de l’isthme n’était pas constante avec une origine et affluence variable (Fig. 1). Le nombre moyen d’artères par rein était de 1,63 à droite (1–3). Le diamètre moyen était de 4,05 mm (2–7,5) à droite et de 1,83 à gauche (1–3). Le diamètre moyen était 4,25 mm (1,8–7,7). (Fig. 2) Elles prenaient naissance majoritairement de l’aorte abdominale (90 %) plus rarement des artères iliaques commune (10 %). La répartition vasculaire artérielle selon la classification de Graves est présentée dans le (Fig. 3). Le nombre moyen de veines par rein était de 1,54 (1–2) avec un diamètre moyen de 7,20 mm (2–13 mm) et de 1,25 (1–2) veines à gauche avec un diamètre moyen 8,52 mm (3,9–14 mm). À droite ces veines se drainaient exclusivement dans la VCI (100 %), à gauche elle se drainaient essentiellement dans la VCI (86 %) mais aussi dans la veine iliaque commune gauche (14 %).
Conclusion
Le rein en fer à cheval présente une grande variabilité anatomique, en particulier vasculaire. Une évaluation préopératoire rigoureuse notamment radiologique est essentielle pour adapter la stratégie chirurgicale et prévenir les complications.
{"title":"Quand les reins se collent, les artères s’adaptent","authors":"A. Hermi , S. Hmouda , M. Chakroun , S. Mokadem , B. Saidani , Y. Ben Abdeladhim , H. Ayed , M. Jrad , A. Saadi , R. Ben Slama","doi":"10.1016/j.fpurol.2025.07.053","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2025.07.053","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le rein en fer à cheval est une anomalie congénitale fréquente, caractérisée par des variations anatomiques touchant surtout la vascularisation rénale ce qui rend la chirurgie plus délicate. L’objectif était d’étudier ces variations anatomiques, afin de mieux guider l’approche chirurgicale des patients porteurs de cette anomalie.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Étude rétrospective descriptive basée sur l’analyse radiologique de scanners abdominopelviens injectés chez des patients présentant des reins en fer à cheval. La morphologie, la symétrie, l’épaisseur de l’isthme, la vascularisation veineuse et artérielle classée selon GRAVES étaient les paramètres étudiés. L’analyse a été réalisée par un radiologue et un urologue conjointement. Le nombre d’artères et de veines par rein ainsi que leurs localisations et leurs origines vasculaires étaient reportées. Les différents types de vascularisation rénale étaient classés selon la classification de Graves.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 24 scanners injectés ont été étudiés. Le niveau de fusion des reins était médial dans 41,7 % des cas avec un système asymétrique dans 58,3 % (latéralisé à gauche dans 41,7 %). La vascularisation artérioveineuse de l’isthme n’était pas constante avec une origine et affluence variable (<span><span>Fig. 1</span></span>). Le nombre moyen d’artères par rein était de 1,63 à droite (1–3). Le diamètre moyen était de 4,05<!--> <!-->mm (2–7,5) à droite et de 1,83 à gauche (1–3). Le diamètre moyen était 4,25<!--> <!-->mm (1,8–7,7). (<span><span>Fig. 2</span></span>) Elles prenaient naissance majoritairement de l’aorte abdominale (90 %) plus rarement des artères iliaques commune (10 %). La répartition vasculaire artérielle selon la classification de Graves est présentée dans le (<span><span>Fig. 3</span></span>). Le nombre moyen de veines par rein était de 1,54 (1–2) avec un diamètre moyen de 7,20<!--> <!-->mm (2–13<!--> <!-->mm) et de 1,25 (1–2) veines à gauche avec un diamètre moyen 8,52<!--> <!-->mm (3,9–14<!--> <!-->mm). À droite ces veines se drainaient exclusivement dans la VCI (100 %), à gauche elle se drainaient essentiellement dans la VCI (86 %) mais aussi dans la veine iliaque commune gauche (14 %).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Le rein en fer à cheval présente une grande variabilité anatomique, en particulier vasculaire. Une évaluation préopératoire rigoureuse notamment radiologique est essentielle pour adapter la stratégie chirurgicale et prévenir les complications.</div></div>","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"35 7","pages":"Pages S33-S34"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145420144","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2025.07.049
J. Kassir , X. Matillon , N. Abid , M. Colombel , S. Crouzet , L. Badet , E. Seizilles De Mazancourt
Introduction
En transplantation rénale, la survie du greffon dépend notamment de la qualité et de la rapidité de la réalisation des anastomoses vasculaires, en particulier durant le temps d’ischémie chaude. Or, le vieillissement de la population donne accès à des greffons de plus en plus fragiles, rendant l’apprentissage « au lit du malade » de moins en moins adapté. Le recours à des modèles de simulation haute fidélité, basés sur l’impression 3D, pourrait permettre de former les chirurgiens à ces gestes complexes dans un environnement contrôlé, sécurisé et reproductible.
Méthodes
À partir de scanners abdominaux anonymisés de patients, les segments anatomiques d’intérêt (bassin, psoas, vessie, vaisseaux iliaques) ont été extraits puis convertis en fichiers STL pour impression 3D. Les vaisseaux ont été modélisés en silicone, afin de reproduire leur texture. Une perfusion active a été mise en place à l’aide de poches de faux sang (SIMLIFE) et de flacons de redon positionnés à différentes hauteurs pour simuler des pressions artérielles et veineuses, permettant la réalisation des anastomoses en conditions proches du réel. L’ensemble du geste chirurgical a été réalisé en salle de simulation, filmé à l’aide d’une caméra portative, et évalué à posteriori, en aveugle, à l’aide de l’échelle Objective Structured Assessment of Technical Skills (OSATS).
Résultats
Trois opérateurs et trois aides ont été inclus : deux experts en transplantation, deux internes en fin de formation, un interne en milieu et un en début de formation. Les temps moyens d’anastomose étaient de 36 minutes pour les experts, contre 60 minutes pour l’interne. Des fuites anastomotiques ont été observées chez l’interne, nécessitant des reprises par suture. Les opérateurs et assistants ont jugé le modèle réaliste, immersif et adapté à l’apprentissage. Les scores OSATS étaient significativement plus élevés chez les experts (32 en moyenne versus 25).
Conclusion
Ce simulateur de transplantation rénale constitue une plateforme pédagogique réaliste, permettant l’apprentissage de gestes complexes en dehors du bloc opératoire. Il autorise une immersion complète dans un environnement fidèle aux conditions réelles d’une transplantation. L’analyse des performances a montré sa capacité à discriminer les opérateurs expérimentés des chirurgiens en formation. Il pourrait être intégré dans un curriculum de formation en transplantation rénale et contribuer à la certification des opérateurs (Figure 1, Figure 2, Figure 3).
{"title":"Développement d’un modèle de simulation de transplantation rénale par impression 3D et mise en pratique","authors":"J. Kassir , X. Matillon , N. Abid , M. Colombel , S. Crouzet , L. Badet , E. Seizilles De Mazancourt","doi":"10.1016/j.fpurol.2025.07.049","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2025.07.049","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>En transplantation rénale, la survie du greffon dépend notamment de la qualité et de la rapidité de la réalisation des anastomoses vasculaires, en particulier durant le temps d’ischémie chaude. Or, le vieillissement de la population donne accès à des greffons de plus en plus fragiles, rendant l’apprentissage « au lit du malade » de moins en moins adapté. Le recours à des modèles de simulation haute fidélité, basés sur l’impression 3D, pourrait permettre de former les chirurgiens à ces gestes complexes dans un environnement contrôlé, sécurisé et reproductible.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>À partir de scanners abdominaux anonymisés de patients, les segments anatomiques d’intérêt (bassin, psoas, vessie, vaisseaux iliaques) ont été extraits puis convertis en fichiers STL pour impression 3D. Les vaisseaux ont été modélisés en silicone, afin de reproduire leur texture. Une perfusion active a été mise en place à l’aide de poches de faux sang (SIMLIFE) et de flacons de redon positionnés à différentes hauteurs pour simuler des pressions artérielles et veineuses, permettant la réalisation des anastomoses en conditions proches du réel. L’ensemble du geste chirurgical a été réalisé en salle de simulation, filmé à l’aide d’une caméra portative, et évalué à posteriori, en aveugle, à l’aide de l’échelle <em>Objective Structured Assessment of Technical Skills</em> (OSATS).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Trois opérateurs et trois aides ont été inclus : deux experts en transplantation, deux internes en fin de formation, un interne en milieu et un en début de formation. Les temps moyens d’anastomose étaient de 36<!--> <!-->minutes pour les experts, contre 60<!--> <!-->minutes pour l’interne. Des fuites anastomotiques ont été observées chez l’interne, nécessitant des reprises par suture. Les opérateurs et assistants ont jugé le modèle réaliste, immersif et adapté à l’apprentissage. Les scores OSATS étaient significativement plus élevés chez les experts (32 en moyenne versus 25).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Ce simulateur de transplantation rénale constitue une plateforme pédagogique réaliste, permettant l’apprentissage de gestes complexes en dehors du bloc opératoire. Il autorise une immersion complète dans un environnement fidèle aux conditions réelles d’une transplantation. L’analyse des performances a montré sa capacité à discriminer les opérateurs expérimentés des chirurgiens en formation. Il pourrait être intégré dans un curriculum de formation en transplantation rénale et contribuer à la certification des opérateurs (<span><span>Figure 1</span></span>, <span><span>Figure 2</span></span>, <span><span>Figure 3</span></span>).</div></div>","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"35 7","pages":"Pages S30-S31"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145420146","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2025.07.073
S.A. Saadi, B.S. Ben Taher, M.S. Mokadem, S.B. Saidani, H.A. Hermi, N.H. Ncib, B.I. Ben Naceuf, K.K. Khiari, A.H. Ayed, C.M. Chakroun, B. Ben Slama
<div><h3>Introduction</h3><div>La surrénalectomie peut être réalisée par une laparoscopie rétro-péritonéale, laparoscopie transpéritonéale ou chirurgie ouverte (CO). En l’absence de recommandations standardisées, le choix de la voie d’abord dépend de multiples facteurs. Cette étude vise à comparer ces trois approches et à identifier les déterminants influençant leur sélection.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Une étude rétrospective monocentrique a été menée sur 315 patients opérés entre 1992 et 2025 répartis en trois groupes selon la voie d’abord utilisée (laparoscopie rétro-péritonéale [LRP] : 119 patients ; laparoscopie transpéritonéale [LTP] : 86 patients ; chirurgie ouverte [CO] :110 patients). Une analyse par régression logistique multinomiale a permis d’identifier les facteurs indépendants associés au choix de la voie d’abord. Les variables analysées incluaient des caractéristiques liées au patient, à la lésion et à la chirurgie.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>L’âge des patients était globalement comparable entre les groupes, variant de 43,8 ans (laparoscopie transpéritonéale) à 48,9 ans (chirurgie ouverte). Les patients obèses (IMC<!--> <!-->><!--> <!-->30) ont été opérés préférentiellement par voie transpéritonéale (24,4 %, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,04). En présence d’antécédents de chirurgie abdominale, la voie ouverte (19,1 %) et la laparoscopie rétro-péritonéale (15,1 %) étaient choisies (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,01). Les lésions<!--> <!--><<!--> <!-->4<!--> <!-->cm étaient majoritairement traitées par laparoscopie (60,5 % rétro-péritonéale, 74,4 % transpéritonéale ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). Les tumeurs<!--> <!-->><!--> <!-->6<!--> <!-->cm (50 %) et les cas complexes (malignité suspectée, envahissement : 13,6 %) relevaient principalement de la voie ouverte (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). Le phéochromocytome était plus fréquent en voie ouverte (40 %) et transpéritonéale (31,4 %, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,02). L’hyperaldostéronisme prédominait en voie rétro-péritonéale (39,5 %, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). La durée opératoire était plus longue en voie rétro-péritonéale (173,4<!--> <!-->min). L’hospitalisation était plus courte en voie transpéritonéale (3,1<!--> <!-->jours, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,03). Les complications étaient plus fréquentes en voie rétro-péritonéale (6,7 %, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,04). Les pics hypertensifs postopératoires étaient plus fréquents en voie ouverte (63,7 %, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). Les taux de conversion étaient comparables (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,62).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Le choix de la voie d’abord en surrénalectomie repose sur un équilibre entre la complexité lésionnelle et le profil du patient. Par ailleurs, l’expérience du chirurgien dans une voie d’abord spécifique constitue un déterminant majeur dans la décision opératoire, influençant à la fois la sécurité du geste et les résultat
{"title":"Quelle voie d’abord en surrénalectomie ? Analyse comparative des techniques chirurgicales et des facteurs influençant le choix chez 315 patients","authors":"S.A. Saadi, B.S. Ben Taher, M.S. Mokadem, S.B. Saidani, H.A. Hermi, N.H. Ncib, B.I. Ben Naceuf, K.K. Khiari, A.H. Ayed, C.M. Chakroun, B. Ben Slama","doi":"10.1016/j.fpurol.2025.07.073","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2025.07.073","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La surrénalectomie peut être réalisée par une laparoscopie rétro-péritonéale, laparoscopie transpéritonéale ou chirurgie ouverte (CO). En l’absence de recommandations standardisées, le choix de la voie d’abord dépend de multiples facteurs. Cette étude vise à comparer ces trois approches et à identifier les déterminants influençant leur sélection.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Une étude rétrospective monocentrique a été menée sur 315 patients opérés entre 1992 et 2025 répartis en trois groupes selon la voie d’abord utilisée (laparoscopie rétro-péritonéale [LRP] : 119 patients ; laparoscopie transpéritonéale [LTP] : 86 patients ; chirurgie ouverte [CO] :110 patients). Une analyse par régression logistique multinomiale a permis d’identifier les facteurs indépendants associés au choix de la voie d’abord. Les variables analysées incluaient des caractéristiques liées au patient, à la lésion et à la chirurgie.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>L’âge des patients était globalement comparable entre les groupes, variant de 43,8 ans (laparoscopie transpéritonéale) à 48,9 ans (chirurgie ouverte). Les patients obèses (IMC<!--> <!-->><!--> <!-->30) ont été opérés préférentiellement par voie transpéritonéale (24,4 %, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,04). En présence d’antécédents de chirurgie abdominale, la voie ouverte (19,1 %) et la laparoscopie rétro-péritonéale (15,1 %) étaient choisies (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,01). Les lésions<!--> <!--><<!--> <!-->4<!--> <!-->cm étaient majoritairement traitées par laparoscopie (60,5 % rétro-péritonéale, 74,4 % transpéritonéale ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). Les tumeurs<!--> <!-->><!--> <!-->6<!--> <!-->cm (50 %) et les cas complexes (malignité suspectée, envahissement : 13,6 %) relevaient principalement de la voie ouverte (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). Le phéochromocytome était plus fréquent en voie ouverte (40 %) et transpéritonéale (31,4 %, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,02). L’hyperaldostéronisme prédominait en voie rétro-péritonéale (39,5 %, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). La durée opératoire était plus longue en voie rétro-péritonéale (173,4<!--> <!-->min). L’hospitalisation était plus courte en voie transpéritonéale (3,1<!--> <!-->jours, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,03). Les complications étaient plus fréquentes en voie rétro-péritonéale (6,7 %, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,04). Les pics hypertensifs postopératoires étaient plus fréquents en voie ouverte (63,7 %, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). Les taux de conversion étaient comparables (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,62).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Le choix de la voie d’abord en surrénalectomie repose sur un équilibre entre la complexité lésionnelle et le profil du patient. Par ailleurs, l’expérience du chirurgien dans une voie d’abord spécifique constitue un déterminant majeur dans la décision opératoire, influençant à la fois la sécurité du geste et les résultat","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"35 7","pages":"Page S47"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145420266","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2025.07.059
S. Duboys Fresney , L. Bento , A.C. Denormandie , K. Chen , C. Vaessen , P. Mozer , E. Chartier-Kastler , L. Lenfant
Introduction
L’objectif était de comparer les résultats de l’implantation d’un sphincter urinaire artificiel (SUA) AMS-800 chez la femme, selon la voie d’abord chirurgicale (ouverte vs robot-assistée), en termes de morbidité, de durée d’hospitalisation et de survie du dispositif.
Méthodes
Une étude rétrospective monocentrique a inclus consécutivement toutes les patientes implantées entre 1984 et 2025 d’un AMS-800 pour incontinence urinaire d’effort sévère. Les implantations par voie cœlioscopique (n = 20) ont été exclues en raison de leur faible effectif. La voie ouverte a été utilisée jusqu’en 2016, puis remplacée par la chirurgie robot-assistée. La morbidité périopératoire, la durée d’hospitalisation et la survie sans explantation, sans révision et sans réintervention (explantation ou révision) ont été évalués. Les courbes de survie ont été estimées selon la méthode de Kaplan-Meier.
Résultats
Au total, 453 patientes ont été incluses (107 robot-assistée, 366 voie ouverte) ; avec un suivi médian de 8,8 ans (IQR : 2,6–16,3). Une majorité avait déjà été traitée pour incontinence urinaire (60 % dans le groupe robot, 69 % dans le groupe ouvert). La durée moyenne d’hospitalisation était significativement plus courte dans le groupe robot (6,8 jours vs 13,1 ; p < 0,001). Le taux de brèche vésicale était également plus faible dans ce groupe (4,7 vs 21,6 % ; p < 0,001). Aucune différence significative n’a été observée pour la survie sans explantation (p = 0,067), sans réintervention (p = 0,065) ou sans révision (p = 0,88). La médiane de survie sans réintervention était estimée à 140 mois dans le groupe ouvert, et non atteinte dans le groupe robot, en lien avec un suivi plus court. Au total, 170 patientes ont eu une première révision, parmi lesquelles 70 ont eu une deuxième révision, 20 une troisième, 8 une quatrième, et 3 une cinquième révision.
Conclusion
La chirurgie robot-assistée est associée à une morbidité peropératoire réduite et à une hospitalisation plus courte. La survie du dispositif sans explantation et/ou révision est comparable entre les deux approches.
{"title":"Implantation d’un sphincter urinaire artificiel AMS-800 chez des patientes présentant une incontinence urinaire d’effort sévère : comparaison entre voie ouverte et voie robot-assistée – étude observationnelle monocentrique","authors":"S. Duboys Fresney , L. Bento , A.C. Denormandie , K. Chen , C. Vaessen , P. Mozer , E. Chartier-Kastler , L. Lenfant","doi":"10.1016/j.fpurol.2025.07.059","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2025.07.059","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’objectif était de comparer les résultats de l’implantation d’un sphincter urinaire artificiel (SUA) AMS-800 chez la femme, selon la voie d’abord chirurgicale (ouverte vs robot-assistée), en termes de morbidité, de durée d’hospitalisation et de survie du dispositif.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Une étude rétrospective monocentrique a inclus consécutivement toutes les patientes implantées entre 1984 et 2025 d’un AMS-800 pour incontinence urinaire d’effort sévère. Les implantations par voie cœlioscopique (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->20) ont été exclues en raison de leur faible effectif. La voie ouverte a été utilisée jusqu’en 2016, puis remplacée par la chirurgie robot-assistée. La morbidité périopératoire, la durée d’hospitalisation et la survie sans explantation, sans révision et sans réintervention (explantation ou révision) ont été évalués. Les courbes de survie ont été estimées selon la méthode de Kaplan-Meier.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 453 patientes ont été incluses (107 robot-assistée, 366 voie ouverte) ; avec un suivi médian de 8,8 ans (IQR : 2,6–16,3). Une majorité avait déjà été traitée pour incontinence urinaire (60 % dans le groupe robot, 69 % dans le groupe ouvert). La durée moyenne d’hospitalisation était significativement plus courte dans le groupe robot (6,8<!--> <!-->jours vs 13,1 ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). Le taux de brèche vésicale était également plus faible dans ce groupe (4,7 vs 21,6 % ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). Aucune différence significative n’a été observée pour la survie sans explantation (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,067), sans réintervention (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,065) ou sans révision (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,88). La médiane de survie sans réintervention était estimée à 140 mois dans le groupe ouvert, et non atteinte dans le groupe robot, en lien avec un suivi plus court. Au total, 170 patientes ont eu une première révision, parmi lesquelles 70 ont eu une deuxième révision, 20 une troisième, 8 une quatrième, et 3 une cinquième révision.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La chirurgie robot-assistée est associée à une morbidité peropératoire réduite et à une hospitalisation plus courte. La survie du dispositif sans explantation et/ou révision est comparable entre les deux approches.</div></div>","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"35 7","pages":"Pages S37-S38"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145420269","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2025.07.020
N. Barry Delongchamps , A. Peltier , E. Potiron , F. Bladou , J. Anract , R. Diamand , J.B. Roche , J.L. Hoepffner , A. Messas , G. Robert , R. Van Velthoven
Introduction
Évaluer l’efficacité carcinologique du traitement focal par micro-ondes (TMA) guidé par imagerie en fusion 3D chez les patients présentant un cancer localisé de la prostate de risque intermédiaire.
Méthodes
Dans cet essai prospectif, multicentrique, européen (ID-RCB 2019-A00803-54, NCT04582656), les patients montrent un PSA < 20 ng/mL, une lésion index ISUP2 de grand axe < 15 mm, localisée > 5 mm du rectum et de l’apex. La TMA est réalisée par voie transrectale ou transpérinéale, avec un applicateur micro-ondes guidé par imagerie 3D (Trinity®). Le critère de jugement principal est l’absence de cancer résiduel significatif (> ISUP1) sur les biopsies en zone traitée à 12 mois. Les critères secondaires concernent les effets secondaires (EI), la tolérance urinaire et sexuelle, et la cinétique du PSAD.
Résultats
Soixante-seize patients ont été inclus dans 6 centres. L’âge médian [interquartile] est de 67 [63–72] ans. Le volume prostatique et le PSA sont de 49 [35–60] mL et 7,5 [5,6–9,6] ng/mL. Le grand axe tumoral mesure 11 [9–13] mm. La durée opératoire est de 78 [66–90]min pour 3 [2–4] ablations, avec une marge de 4 [3–6] mm. Nous avons observé 73 EI chez 22 patients, de grade CTCAE 1, 2 et 3 dans 53 (73 %), 17 (23 %) et 3 (4 %) cas. Six (15 %) patients ont présenté une rétention urinaire. Aucune différence de score IPSS, MSHQ-EjD et IIEF5 n’est observée. La PSAD est passé de 0,18 [0,1–0,55] à l’inclusion à 0,1 [0,07–0,5] au dernier contrôle. À ce jour, 4 patients sont sortis de l’étude pour convenance personnelle, 3 (4 %) ont reçu un traitement radical avant 12 mois, 61 (80 %) ont eu des biopsies à 12 mois, et 8 demeurent en suivi. Les biopsies dans la zone traitée ne montrent pas de cancer ou un cancer ISUP 1 chez 32 (52 %) et 17 (28 %) patients. Chez 13 (21 %) patients présentant une tumeur résiduelle, 5 sont en surveillance active, 1 a reçu un 2e traitement focal par TMA, et 7 ont bénéficié d’un traitement radical. Le taux de survie sans traitement radical est de 87 %.
Conclusion
Fondé sur la précision et la reproductibilité de la guidance en fusion 3D, le traitement focal TMA s’avère efficace et bien toléré. Un suivi plus long demeure nécessaire pour confirmer ces résultats.
{"title":"Ablation focale du cancer localisé de la prostate de risque intermédiaire par micro-ondes guidées par fusion 3D IRM/US : résultats d’un essai prospectif multicentrique européen","authors":"N. Barry Delongchamps , A. Peltier , E. Potiron , F. Bladou , J. Anract , R. Diamand , J.B. Roche , J.L. Hoepffner , A. Messas , G. Robert , R. Van Velthoven","doi":"10.1016/j.fpurol.2025.07.020","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2025.07.020","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Évaluer l’efficacité carcinologique du traitement focal par micro-ondes (TMA) guidé par imagerie en fusion 3D chez les patients présentant un cancer localisé de la prostate de risque intermédiaire.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Dans cet essai prospectif, multicentrique, européen (ID-RCB 2019-A00803-54, <span><span>NCT04582656</span><svg><path></path></svg></span>), les patients montrent un PSA<!--> <!--><<!--> <!-->20<!--> <!-->ng/mL, une lésion index ISUP2 de grand axe<!--> <!--><<!--> <!-->15<!--> <!-->mm, localisée<!--> <!-->><!--> <!-->5<!--> <!-->mm du rectum et de l’apex. La TMA est réalisée par voie transrectale ou transpérinéale, avec un applicateur micro-ondes guidé par imagerie 3D (Trinity®). Le critère de jugement principal est l’absence de cancer résiduel significatif (> ISUP1) sur les biopsies en zone traitée à 12 mois. Les critères secondaires concernent les effets secondaires (EI), la tolérance urinaire et sexuelle, et la cinétique du PSAD.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Soixante-seize patients ont été inclus dans 6 centres. L’âge médian [interquartile] est de 67 [63–72] ans. Le volume prostatique et le PSA sont de 49 [35–60] mL et 7,5 [5,6–9,6] ng/mL. Le grand axe tumoral mesure 11 [9–13] mm. La durée opératoire est de 78 [66–90]min pour 3 [2–4] ablations, avec une marge de 4 [3–6] mm. Nous avons observé 73 EI chez 22 patients, de grade CTCAE 1, 2 et 3 dans 53 (73 %), 17 (23 %) et 3 (4 %) cas. Six (15 %) patients ont présenté une rétention urinaire. Aucune différence de score IPSS, MSHQ-EjD et IIEF5 n’est observée. La PSAD est passé de 0,18 [0,1–0,55] à l’inclusion à 0,1 [0,07–0,5] au dernier contrôle. À ce jour, 4 patients sont sortis de l’étude pour convenance personnelle, 3 (4 %) ont reçu un traitement radical avant 12 mois, 61 (80 %) ont eu des biopsies à 12 mois, et 8 demeurent en suivi. Les biopsies dans la zone traitée ne montrent pas de cancer ou un cancer ISUP 1 chez 32 (52 %) et 17 (28 %) patients. Chez 13 (21 %) patients présentant une tumeur résiduelle, 5 sont en surveillance active, 1 a reçu un 2<sup>e</sup> traitement focal par TMA, et 7 ont bénéficié d’un traitement radical. Le taux de survie sans traitement radical est de 87 %.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Fondé sur la précision et la reproductibilité de la guidance en fusion 3D, le traitement focal TMA s’avère efficace et bien toléré. Un suivi plus long demeure nécessaire pour confirmer ces résultats.</div></div>","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"35 7","pages":"Page S13"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145420278","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}