Pub Date : 2025-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2025.07.032
A. Rondot , S. Levy , T. Prudhomme
Introduction
L’objectif de notre étude était de comparer les résultats peropératoires, postopératoires et fonctionnels des patients en situation d’obésité opérés d’une transplantation rénale avec donneur vivant par voie robot assistée par rapport à la voie conventionnelle par laparotomie.
Méthodes
Une analyse rétrospective des receveurs de transplantation rénale à partir de donneurs vivants réalisés dans un centre universitaire français entre janvier 2012 et janvier 2025 a été réalisée. Seuls les receveurs en situation d’obésité (IMC ≥ 30 kg/m2) au moment de la transplantation ont été inclus.
Résultats
Un total de 86 patients a été inclus dans notre étude dont 46 patients dans le groupe voie robot et 40 patients voie ouverte. Les deux groupes de patients sont comparables sauf en termes d’antécédents de chirurgie abdominale 65 % pour le groupe voie ouverte contre 28 % pour le groupe voie robot assistée p = 0,001. Les caractéristiques des transplants sont comparables entre les deux groupes. Il n’y a pas de différences en termes de complications post opératoire précoces (inférieure à 3 mois). Il n’y a pas de différences significatives en termes de complications postopératoires précoces Clavien-Dindo supérieure ou égale à 3 entre les deux groupes de patients. On note un décès à J15 postopératoire dans le groupe transplantation par laparotomie. Il y a eu deux conversions chirurgicales dans le groupe robot assistée (un saignement actif et une thrombose veineuse peropératoire). La fonction rénale était significativement meilleure à J7 pour le groupe transplantation robot 42,5 mL/min (21,8–56,5) versus 24,0 mL/min (10,0–42,8) p = 0,01. Il n’y a pas de différence statistique significative sur la reprise retardée de fonction entre les deux groupes de patients. La durée d’hospitalisation est significativement plus longue pour les patients opérés par laparotomie (12 versus 9 jours p = 0,001).
Conclusion
Nos résultats montrent une sécurité de la voie robotique par rapport à la laparotomie pour la transplantation rénale à partir de donneur vivant chez les patients en situation d’obésité.
{"title":"Transplantation rénale à partir d’un donneur vivant : comparaison de la voie d’abord robotique et laparotomie chez les receveurs en situation d’obésité","authors":"A. Rondot , S. Levy , T. Prudhomme","doi":"10.1016/j.fpurol.2025.07.032","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2025.07.032","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’objectif de notre étude était de comparer les résultats peropératoires, postopératoires et fonctionnels des patients en situation d’obésité opérés d’une transplantation rénale avec donneur vivant par voie robot assistée par rapport à la voie conventionnelle par laparotomie.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Une analyse rétrospective des receveurs de transplantation rénale à partir de donneurs vivants réalisés dans un centre universitaire français entre janvier 2012 et janvier 2025 a été réalisée. Seuls les receveurs en situation d’obésité (IMC<!--> <!-->≥<!--> <!-->30<!--> <!-->kg/m<sup>2</sup>) au moment de la transplantation ont été inclus.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Un total de 86 patients a été inclus dans notre étude dont 46 patients dans le groupe voie robot et 40 patients voie ouverte. Les deux groupes de patients sont comparables sauf en termes d’antécédents de chirurgie abdominale 65 % pour le groupe voie ouverte contre 28 % pour le groupe voie robot assistée <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,001. Les caractéristiques des transplants sont comparables entre les deux groupes. Il n’y a pas de différences en termes de complications post opératoire précoces (inférieure à 3 mois). Il n’y a pas de différences significatives en termes de complications postopératoires précoces Clavien-Dindo supérieure ou égale à 3 entre les deux groupes de patients. On note un décès à J15 postopératoire dans le groupe transplantation par laparotomie. Il y a eu deux conversions chirurgicales dans le groupe robot assistée (un saignement actif et une thrombose veineuse peropératoire). La fonction rénale était significativement meilleure à J7 pour le groupe transplantation robot 42,5<!--> <!-->mL/min (21,8–56,5) versus 24,0<!--> <!-->mL/min (10,0–42,8) <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,01. Il n’y a pas de différence statistique significative sur la reprise retardée de fonction entre les deux groupes de patients. La durée d’hospitalisation est significativement plus longue pour les patients opérés par laparotomie (12 versus 9<!--> <!-->jours <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,001).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Nos résultats montrent une sécurité de la voie robotique par rapport à la laparotomie pour la transplantation rénale à partir de donneur vivant chez les patients en situation d’obésité.</div></div>","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"35 7","pages":"Page S21"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145420564","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2025.08.005
B. Peyronnet , J. Klap , C.A. Brandon , P.-O. Bosset , S. Campagne-Loiseau , J.-N. Cornu , L. Donon , L. Even , M. Florin , F. Girard , F. Herve , S. Hurel , F. Meyer , C. Plassais , C. Richard , T. Thubert , A. Vidart , R. Haddad , C. Thuillier
L’incontinence urinaire d’effort (IUE) est une affection fréquente et invalidante chez la femme, avec un retentissement significatif sur les activités de vie quotidienne et la qualité de vie. En France, les controverses médico-légales récentes, notamment concernant les bandelettes sous-urétrales synthétiques, ont profondément modifié les pratiques diagnostiques et thérapeutiques. Dans ce contexte, le comité CUROPF de l’AFU propose ce guide pour accompagner les professionnels de santé dans l’évaluation diagnostique de l’IUE féminine. Le document s’appuie sur les définitions internationales de l’ICS et de l’IUGA, permettant de distinguer l’IUE des autres types d’incontinence. La démarche diagnostique recommandée comprend un interrogatoire structuré, l’utilisation de questionnaires validés, un examen clinique avec réalisation systématique d’un test à la toux. Les principaux facteurs de risque sont détaillés (âge, parité, mode d’accouchement, obésité, ménopause), ainsi que des facteurs plus discutés (hystérectomie, radiothérapie, constipation). L’identification du mécanisme physiopathologique prédominant – hypermobilité urétrale ou insuffisance sphinctérienne – est centrale pour orienter les décisions thérapeutiques. Les examens complémentaires tels que le calendrier mictionnel, le pad test, la débitmètrie avec mesure du résidu post-mictionnel sont intégrés à la démarche initiale. Les explorations invasives urodynamiques et l’imagerie sont réservées aux situations complexes. Ce guide se veut un appui concret pour les cliniciens en période transitoire, avant la publication des futures recommandations nationales.
Stress urinary incontinence (SUI) is a common and burdensome condition among women, with a significant impact on daily functioning and quality of life. In France, evolving medico-legal and societal concerns, notably surrounding the use of synthetic midurethral slings, have led to major shifts in diagnostic and therapeutic practices. In this context, the Committee of Female Urology and Pelviperineology (CUROPF) of the French Association of Urology (AFU) has developed this practice bulletin to assist healthcare professionals in the diagnostic evaluation of female SUI. The bulletin adheres to current international definitions from the ICS and IUGA, distinguishing SUI from other forms of urinary incontinence. The document outlines a structured diagnostic pathway, including detailed patient interviews, standardized symptoms and quality of life questionnaires, and physical examination with emphasis on cough stress testing. It identifies key risk factors such as age, parity, mode of delivery, obesity, and menopausal status, while also reviewing more controversial factors like hysterectomy, radiotherapy, and constipation. The pathophysiological distinction between urethral hypermobility and intrinsic sphincter deficiency is presented as a central element for diagnostic orientation and subsequent treatment planni
{"title":"Guide pour la pratique clinique sur la prise en charge diagnostique de l’incontinence urinaire d’effort chez la femme par le comité d’urologie et pelviperinéologie de la femme (CUROPF) de l’Association française d’urologie (AFU)","authors":"B. Peyronnet , J. Klap , C.A. Brandon , P.-O. Bosset , S. Campagne-Loiseau , J.-N. Cornu , L. Donon , L. Even , M. Florin , F. Girard , F. Herve , S. Hurel , F. Meyer , C. Plassais , C. Richard , T. Thubert , A. Vidart , R. Haddad , C. Thuillier","doi":"10.1016/j.fpurol.2025.08.005","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2025.08.005","url":null,"abstract":"<div><div>L’incontinence urinaire d’effort (IUE) est une affection fréquente et invalidante chez la femme, avec un retentissement significatif sur les activités de vie quotidienne et la qualité de vie. En France, les controverses médico-légales récentes, notamment concernant les bandelettes sous-urétrales synthétiques, ont profondément modifié les pratiques diagnostiques et thérapeutiques. Dans ce contexte, le comité CUROPF de l’AFU propose ce guide pour accompagner les professionnels de santé dans l’évaluation diagnostique de l’IUE féminine. Le document s’appuie sur les définitions internationales de l’ICS et de l’IUGA, permettant de distinguer l’IUE des autres types d’incontinence. La démarche diagnostique recommandée comprend un interrogatoire structuré, l’utilisation de questionnaires validés, un examen clinique avec réalisation systématique d’un test à la toux. Les principaux facteurs de risque sont détaillés (âge, parité, mode d’accouchement, obésité, ménopause), ainsi que des facteurs plus discutés (hystérectomie, radiothérapie, constipation). L’identification du mécanisme physiopathologique prédominant – hypermobilité urétrale ou insuffisance sphinctérienne – est centrale pour orienter les décisions thérapeutiques. Les examens complémentaires tels que le calendrier mictionnel, le <em>pad test</em>, la débitmètrie avec mesure du résidu post-mictionnel sont intégrés à la démarche initiale. Les explorations invasives urodynamiques et l’imagerie sont réservées aux situations complexes. Ce guide se veut un appui concret pour les cliniciens en période transitoire, avant la publication des futures recommandations nationales.</div></div><div><div>Stress urinary incontinence (SUI) is a common and burdensome condition among women, with a significant impact on daily functioning and quality of life. In France, evolving medico-legal and societal concerns, notably surrounding the use of synthetic midurethral slings, have led to major shifts in diagnostic and therapeutic practices. In this context, the Committee of Female Urology and Pelviperineology (CUROPF) of the French Association of Urology (AFU) has developed this practice bulletin to assist healthcare professionals in the diagnostic evaluation of female SUI. The bulletin adheres to current international definitions from the ICS and IUGA, distinguishing SUI from other forms of urinary incontinence. The document outlines a structured diagnostic pathway, including detailed patient interviews, standardized symptoms and quality of life questionnaires, and physical examination with emphasis on cough stress testing. It identifies key risk factors such as age, parity, mode of delivery, obesity, and menopausal status, while also reviewing more controversial factors like hysterectomy, radiotherapy, and constipation. The pathophysiological distinction between urethral hypermobility and intrinsic sphincter deficiency is presented as a central element for diagnostic orientation and subsequent treatment planni","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"35 7","pages":"Pages 300-319"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145536875","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2025.07.017
A. Uleri , E. Potiron , N. Miaadi , G. Pasticier , M. Alberto , N. Deffar , N.S. Vuong , G. Gourtaud , B. Pradere , L. Mroueh , B. Malavaud , M. Baboudjian , J.B. Beauval , J. Rouffilange , L. Brureau , C. Dariane , A. De La Taille , G. Ploussard
Introduction
Les méthodes conventionnelles de préhabilitation avant prostatectomie radicale (PR), bien qu’efficaces pour améliorer la récupération fonctionnelle, se heurtent à des obstacles majeurs : coûts élevés, difficultés d’accès et faible adhésion des patients. Dans ce contexte, nous avons évalué l’efficacité d’une alternative digitale (programme Betty coaching avec module spécifique à la PR) pour surmonter ces limites tout en optimisant les résultats postopératoires, en particulier la récupération de la continence urinaire à 6 semaines.
Méthodes
Essai multicentrique, prospectif, comparatif et non randomisé incluant des PR robot-assistées consécutives. L’intervention consistait en l’implémentation du programme de coaching Betty (Better surgery) combiné à l’activation d’un module spécifique de pré- et réhabilitation pour la PR. Le critère principal était la récupération de la continence, définie comme « 0 ou 1 protection par jour » à 6 semaines après la chirurgie. Les critères secondaires incluaient la continence à moyen terme, le besoin en séances de physiothérapie postopératoire, la fonction érectile, les complications et les réadmissions.
Résultats
Un total de 177 et 156 cas de PR ont été inclus respectivement dans les groupes témoin et expérimental. Les variables initiales et pathologiques étaient comparables entre les groupes. L’âge moyen des patients et le PSA étaient de 65,3 ans et 11 ng/mL, respectivement. À 6 semaines après la PR, 83,3 % des patients suivant le programme numérique étaient continents, contre 68,4 % dans le groupe témoin (p = 0,002). Le besoin en physiothérapie postopératoire pour incontinence persistante était significativement réduit dans le groupe numérique (27,5 contre 58,8 %, p < 0,001). Les patients suivant le programme numérique ont présenté moins de complications (non significatif, p = 0,1), moins de visites non planifiées (p = 0,025), moins de réopérations (p = 0,025), plus de sorties le jour même (p = 0,030) et une satisfaction plus élevée (9,4/10 contre 8,3/10, p < 0,001). La principale limite était l’absence de randomisation.
Conclusion
En plus des bénéfices apportés par le programme numérique périopératoire, l’ajout d’un module spécifique de pré- et réhabilitation a significativement amélioré la récupération fonctionnelle après la PR et les résultats périopératoires.
传统的根治性前列腺切除术(RPs)前康复方法虽然对改善功能恢复有效,但面临着高成本、难以获得和患者依从性低等主要障碍。在这种背景下,我们评估了数字替代方案(带有特定PR模块的贝蒂辅导项目)的有效性,以克服这些限制,同时优化术后结果,特别是在6周后恢复尿失禁。方法:多中心、前瞻性、比较、非随机试验,包括连续的机器人辅助PR。干预方案的实施是教练贝蒂(Better外科)加上-激活特定的模块和康复为PR。主要的标准是回收禁欲,定义为«»每天0或1的保护在手术后6周。次要标准包括中期禁欲、术后物理治疗的需要、勃起功能、并发症和再入院。结果对照组和实验组共纳入177例和156例PRs。初始变量和病理变量在两组之间具有可比性。患者的平均年龄和PSA分别为65.3岁和11 ng/mL。在PR后6周,83.3%的数字方案患者为大陆性,而对照组为68.4% (p = 0.002)。在数字组中,持续尿失禁的术后物理治疗需求显著降低(27.5 vs . 58.8%, 0.001)。采用数字程序的患者并发症较少(不显著,p = 0.1),意外就诊较少(p = 0.025),复发较少(p = 0.025),当天出院较多(p = 0.030),满意度较高(9.4 /10 vs 8.3 /10, p &l; 0.001)。主要的限制是缺乏随机性。结论除了数字围手术期方案带来的好处外,增加了一个特定的康复前模块,显著提高了术后功能恢复和围手术期结果。
{"title":"Ajout d’un module spécifique à la chirurgie à un programme de télémédecine périopératoire pour améliorer les résultats fonctionnels après une prostatectomie radicale : une étude prospective, multicentrique, non randomisée","authors":"A. Uleri , E. Potiron , N. Miaadi , G. Pasticier , M. Alberto , N. Deffar , N.S. Vuong , G. Gourtaud , B. Pradere , L. Mroueh , B. Malavaud , M. Baboudjian , J.B. Beauval , J. Rouffilange , L. Brureau , C. Dariane , A. De La Taille , G. Ploussard","doi":"10.1016/j.fpurol.2025.07.017","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2025.07.017","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les méthodes conventionnelles de préhabilitation avant prostatectomie radicale (PR), bien qu’efficaces pour améliorer la récupération fonctionnelle, se heurtent à des obstacles majeurs : coûts élevés, difficultés d’accès et faible adhésion des patients. Dans ce contexte, nous avons évalué l’efficacité d’une alternative digitale (programme Betty <em>coaching</em> avec module spécifique à la PR) pour surmonter ces limites tout en optimisant les résultats postopératoires, en particulier la récupération de la continence urinaire à 6 semaines.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Essai multicentrique, prospectif, comparatif et non randomisé incluant des PR robot-assistées consécutives. L’intervention consistait en l’implémentation du programme de coaching Betty (Better <em>surgery</em>) combiné à l’activation d’un module spécifique de pré- et réhabilitation pour la PR. Le critère principal était la récupération de la continence, définie comme « 0 ou 1 protection par jour » à 6 semaines après la chirurgie. Les critères secondaires incluaient la continence à moyen terme, le besoin en séances de physiothérapie postopératoire, la fonction érectile, les complications et les réadmissions.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Un total de 177 et 156 cas de PR ont été inclus respectivement dans les groupes témoin et expérimental. Les variables initiales et pathologiques étaient comparables entre les groupes. L’âge moyen des patients et le PSA étaient de 65,3 ans et 11<!--> <!-->ng/mL, respectivement. À 6 semaines après la PR, 83,3 % des patients suivant le programme numérique étaient continents, contre 68,4 % dans le groupe témoin (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,002). Le besoin en physiothérapie postopératoire pour incontinence persistante était significativement réduit dans le groupe numérique (27,5 contre 58,8 %, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). Les patients suivant le programme numérique ont présenté moins de complications (non significatif, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,1), moins de visites non planifiées (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,025), moins de réopérations (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,025), plus de sorties le jour même (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,030) et une satisfaction plus élevée (9,4/10 contre 8,3/10, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). La principale limite était l’absence de randomisation.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>En plus des bénéfices apportés par le programme numérique périopératoire, l’ajout d’un module spécifique de pré- et réhabilitation a significativement amélioré la récupération fonctionnelle après la PR et les résultats périopératoires.</div></div>","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"35 7","pages":"Pages S11-S12"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145420147","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2025.07.082
T. Jalil, M. Taouhid, A. Chatar, M.A. Lakmichi, Z. Dahami, I. Sarf
Introduction
La prise en charge urologique repose sur des logiques décisionnelles complexes, intégrant de multiples paramètres cliniques, biologiques et radiologiques. L’élaboration d’un outil informatique interactif capable d’assister le clinicien en temps réel représente un enjeu majeur pour standardiser et optimiser les stratégies thérapeutiques. Notre objectif principal était de développer une application capable de fournir une conduite à tenir personnalisée en fonction des données patient, tout en servant de support pédagogique aux jeunes praticiens, et en assurant une harmonisation des pratiques fondée sur des règles validées.
Méthodes
Nous avons conçu un prototype d’application web en langage Python, utilisant la plateforme Streamlit. L’outil comprend sept modules couvrant les principales pathologies urologiques : hypertrophie bénigne de la prostate, lithiase urinaire, cancers du rein, de la prostate et de la vessie, tumeurs des voies excrétrices supérieures, et patients porteurs de sonde JJ. Chaque module propose un formulaire dynamique permettant la saisie des données cliniques pertinentes (âge, symptômes, imagerie, biologie, anatomopathologie, antécédents). Les recommandations thérapeutiques sont automatiquement générées via des règles décisionnelles codées et validées, conformes aux référentiels actuels.
Résultats
L’application perm et une analyse instantanée des données clés, une stratification précise des risques et une proposition thérapeutique adaptée (surveillance, traitement médical, intervention chirurgicale ou examens complémentaires). Il contribue à la standardisation des pratiques en harmonisant les décisions selon les recommandations actuelles, avec un temps compatible avec le rythme d’une consultation chargée. Il constitue également un excellent support pédagogique pour la formation des internes et résidents en urologie. Elle offre également la génération automatique d’un rapport exportable, utile pour la documentation médicale ou les réunions de concertation pluridisciplinaires. Chaque module est autonome, conférant à l’outil une ergonomie et une rapidité d’utilisation adaptées à la pratique clinique quotidienne.
Conclusion
Ce prototype constitue une avancée vers l’intégration d’une intelligence structurée dans la prise en charge urologique. Il favorise l’harmonisation des pratiques, facilite la prise de décision clinique et améliore la qualité du parcours patient, tout en restant accessible et intuitif pour les praticiens. Ce développement ouvre la voie à une adoption plus large des outils numériques d’aide à la décision en urologie (Figure 1, Figure 2, Figure 3).
{"title":"Développent d’un prototype d’application intelligent pour la prise de décision thérapeutique en urologie","authors":"T. Jalil, M. Taouhid, A. Chatar, M.A. Lakmichi, Z. Dahami, I. Sarf","doi":"10.1016/j.fpurol.2025.07.082","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2025.07.082","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La prise en charge urologique repose sur des logiques décisionnelles complexes, intégrant de multiples paramètres cliniques, biologiques et radiologiques. L’élaboration d’un outil informatique interactif capable d’assister le clinicien en temps réel représente un enjeu majeur pour standardiser et optimiser les stratégies thérapeutiques. Notre objectif principal était de développer une application capable de fournir une conduite à tenir personnalisée en fonction des données patient, tout en servant de support pédagogique aux jeunes praticiens, et en assurant une harmonisation des pratiques fondée sur des règles validées.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Nous avons conçu un prototype d’application web en langage Python, utilisant la plateforme Streamlit. L’outil comprend sept modules couvrant les principales pathologies urologiques : hypertrophie bénigne de la prostate, lithiase urinaire, cancers du rein, de la prostate et de la vessie, tumeurs des voies excrétrices supérieures, et patients porteurs de sonde JJ. Chaque module propose un formulaire dynamique permettant la saisie des données cliniques pertinentes (âge, symptômes, imagerie, biologie, anatomopathologie, antécédents). Les recommandations thérapeutiques sont automatiquement générées via des règles décisionnelles codées et validées, conformes aux référentiels actuels.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>L’application perm et une analyse instantanée des données clés, une stratification précise des risques et une proposition thérapeutique adaptée (surveillance, traitement médical, intervention chirurgicale ou examens complémentaires). Il contribue à la standardisation des pratiques en harmonisant les décisions selon les recommandations actuelles, avec un temps compatible avec le rythme d’une consultation chargée. Il constitue également un excellent support pédagogique pour la formation des internes et résidents en urologie. Elle offre également la génération automatique d’un rapport exportable, utile pour la documentation médicale ou les réunions de concertation pluridisciplinaires. Chaque module est autonome, conférant à l’outil une ergonomie et une rapidité d’utilisation adaptées à la pratique clinique quotidienne.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Ce prototype constitue une avancée vers l’intégration d’une intelligence structurée dans la prise en charge urologique. Il favorise l’harmonisation des pratiques, facilite la prise de décision clinique et améliore la qualité du parcours patient, tout en restant accessible et intuitif pour les praticiens. Ce développement ouvre la voie à une adoption plus large des outils numériques d’aide à la décision en urologie (<span><span>Figure 1</span></span>, <span><span>Figure 2</span></span>, <span><span>Figure 3</span></span>).</div></div>","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"35 7","pages":"Pages S52-S53"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145420328","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2025.07.043
J. Wilisch , P. Proye
Introduction
La vasovasostomie (VV) est l’unique option microchirurgicale permettant de restaurer la fertilité après vasectomie. En France, les motifs qui conduisent les hommes à réclamer cette procédure, souvent assimilée à un « regret », restent mal connus.
Méthodes
Analyse rétrospective d’une cohorte monocentrique de 39 hommes ayant bénéficié d’une VV entre 2016 et 2025. Les données ont été recueillies par questionnaire téléphonique standardisé et revue de dossier : âge à la vasectomie et à la VV, délai vasectomie-VV, nombre d’enfants avant vasectomie, situation conjugale lors de la VV (même ou nouvelle partenaire, célibataire) et motivation principale (désir d’enfant, troubles sexuels/image de soi, regret, autre). Les analyses sont descriptives ; valeurs exprimées en moyenne ± écart-type ou effectifs (%).
Résultats
L’âge moyen au moment de la vasectomie était de 35,6 ± 5,3 ans, celui de la VV de 39,0 ± 6,7 ans, pour un délai moyen de 3,4 ± 2,8 ans (médiane = 3,1). Le désir d’un nouvel enfant constituait la motivation majeure (32/39, 82 %) ; un cas relevait de troubles sexuels/image de soi (3 %), un autre d’un regret pur (3 %) ; cinq dossiers manquaient (13 %). Au moment de la VV, 19 patients (49 %) vivaient avec une nouvelle partenaire, 9 (23 %) gardaient la même, 5 (13 %) étaient célibataires et 6 (15 %) non documentés. Parmi ceux avec nouvelle partenaire, 18/19 (95 %) avaient déjà au moins un enfant. Seuls 4 patients (10 %) étaient sans enfant avant la vasectomie ; 16 (41 %) en avaient 1–2, 14 (36 %) plus de deux ; 5 (13 %) manquants. Ainsi, 9 VV (23 %) concernaient des couples stables.
Conclusion
Dans cette série française, la VV répond avant tout à un projet parental renouvelé plutôt qu’à un simple regret ou à une demande de la partenaire. Le changement de partenaire intervient dans la moitié des cas, mais un quart des interventions visent des couples stables, soulignant la variété des trajectoires. La faible proportion d’hommes sans enfant laisse présumer une moindre fréquence de regrets après vasectomie, ce qui plaide pour des études psychologiques approfondies des déterminants décisionnels afin d’optimiser l’information préopératoire et d’orienter précisément les futures recommandations cliniques.
{"title":"Vasovasostomie en pratique : analyse des motivations de 39 patients en France","authors":"J. Wilisch , P. Proye","doi":"10.1016/j.fpurol.2025.07.043","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2025.07.043","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La vasovasostomie (VV) est l’unique option microchirurgicale permettant de restaurer la fertilité après vasectomie. En France, les motifs qui conduisent les hommes à réclamer cette procédure, souvent assimilée à un « regret », restent mal connus.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Analyse rétrospective d’une cohorte monocentrique de 39 hommes ayant bénéficié d’une VV entre 2016 et 2025. Les données ont été recueillies par questionnaire téléphonique standardisé et revue de dossier : âge à la vasectomie et à la VV, délai vasectomie-VV, nombre d’enfants avant vasectomie, situation conjugale lors de la VV (même ou nouvelle partenaire, célibataire) et motivation principale (désir d’enfant, troubles sexuels/image de soi, regret, autre). Les analyses sont descriptives ; valeurs exprimées en moyenne<!--> <!-->±<!--> <!-->écart-type ou effectifs (%).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>L’âge moyen au moment de la vasectomie était de 35,6<!--> <!-->±<!--> <!-->5,3 ans, celui de la VV de 39,0<!--> <!-->±<!--> <!-->6,7 ans, pour un délai moyen de 3,4<!--> <!-->±<!--> <!-->2,8 ans (médiane<!--> <!-->=<!--> <!-->3,1). Le désir d’un nouvel enfant constituait la motivation majeure (32/39, 82 %) ; un cas relevait de troubles sexuels/image de soi (3 %), un autre d’un regret pur (3 %) ; cinq dossiers manquaient (13 %). Au moment de la VV, 19 patients (49 %) vivaient avec une nouvelle partenaire, 9 (23 %) gardaient la même, 5 (13 %) étaient célibataires et 6 (15 %) non documentés. Parmi ceux avec nouvelle partenaire, 18/19 (95 %) avaient déjà au moins un enfant. Seuls 4 patients (10 %) étaient sans enfant avant la vasectomie ; 16 (41 %) en avaient 1–2, 14 (36 %) plus de deux ; 5 (13 %) manquants. Ainsi, 9 VV (23 %) concernaient des couples stables.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Dans cette série française, la VV répond avant tout à un projet parental renouvelé plutôt qu’à un simple regret ou à une demande de la partenaire. Le changement de partenaire intervient dans la moitié des cas, mais un quart des interventions visent des couples stables, soulignant la variété des trajectoires. La faible proportion d’hommes sans enfant laisse présumer une moindre fréquence de regrets après vasectomie, ce qui plaide pour des études psychologiques approfondies des déterminants décisionnels afin d’optimiser l’information préopératoire et d’orienter précisément les futures recommandations cliniques.</div></div>","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"35 7","pages":"Page S27"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145420031","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2025.07.013
F. Panthier , Z.E. Khene , O. Traxer , L. Berthe , D. Velinova , H. Crawford-Smith , C. Moore , V. Kasivisvanathan , S. Allen , C. Allen , D. Smith
Introduction
Une colique néphrétique est d’origine lithiasique dans 90 % des cas. Prédire l’expulsion spontanée (SSP) d’un calcul urétéral est alors difficile, majoritairement basée sur le diamètre maximal du calcul(Dmax) sur le scanner abdominopelvien non injecté (NCCT). L’objectif de cette étude était de prédire la SSP en cas de colique néphrétique à partir du NCCT avec radiomique et machine learning (ML).
Méthodes
Une étude rétrospective monocentrique a inclus consécutivement les patients présentant une colique néphrétique lithiasique non compliquée entre janvier 2022 et mars 2024, confirmée par NCCT. Les données démographiques et de suivi à 4 semaines (clinique et radiologique) étaient recueillies avec la SSP. Après anonymisation, une segmentation de densité (3DSlicer) du calcul était réalisée. Les variables de radiomique étaient extraites via PyRadiomics-3.1.1, celles étant significatives étaient ensuite sélectionnée selon la méthode Least-Absolute-Shrinkage-and-Selection-Operator (LASSO). Après « data-splitting », 9 modèles de ML étaient ensuite entraînés avec « fine-tuning » pour prédire la SSP sur le groupe validation, l’aire sous la courbe(AUC) étant le critère de jugement principal.
Résultats
Quatre cent vingt-huit patients ont été inclus, avec un âge moyen de 45 (32–56) (Fig. 1). Le calcul urétéral était majoritairement unique, avec un Dmax et un volume de 5,3 (4,1–6)mm et 68,8 (22–78,1)mm3, respectivement. Le calcul était localisé dans l’uretère lombaire, iliaque et pelvien dans 59,6 %, 9,1 % et 30,8 % des cas, respectivement. Un phlébolithe pelvien était retrouvé dans 50,9 % des cas. Une SSP était rapportée dans 47,9 % des cas. Après sélection selon LASSO, sept variables étaient inclues pour l’entraînement et la validation (image-original_mean, image_original_maximum, original_glrlm_RunEntropy, original_gldm_DependenceVariance, original_gldm_LargeDependenceEmphasis,original_gldm_LargeDependenceHighGrayLevelEmphasis, original_gldm_LargeDependenceLowGrayLevelEmphasis, statut SSP). Après entraînement, le modèle « Random Forest » présentait les meilleures performances avec une AUC de 0,79, sur le groupe validation (Figure 2, Figure 3).
Conclusion
Prédire l’expulsion spontanée des calculs urétéraux en cas de colique néphrétique est faisable à partir du scanner abdominopelvien non injecté, en utilisant les données de radiomique. Si une validation externe est nécessaire pour confirmer ses résultats prometteurs, un algorithme de détection des calculs urétéraux est nécessaire pour obtenir un outil autonome.
{"title":"Prédiction de l’expulsion spontanée des calculs urétéraux en cas de colique néphrétique par radiomique et machine learning","authors":"F. Panthier , Z.E. Khene , O. Traxer , L. Berthe , D. Velinova , H. Crawford-Smith , C. Moore , V. Kasivisvanathan , S. Allen , C. Allen , D. Smith","doi":"10.1016/j.fpurol.2025.07.013","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2025.07.013","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Une colique néphrétique est d’origine lithiasique dans 90 % des cas. Prédire l’expulsion spontanée (SSP) d’un calcul urétéral est alors difficile, majoritairement basée sur le diamètre maximal du calcul(Dmax) sur le scanner abdominopelvien non injecté (NCCT). L’objectif de cette étude était de prédire la SSP en cas de colique néphrétique à partir du NCCT avec radiomique et <em>machine learning</em> (ML).</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Une étude rétrospective monocentrique a inclus consécutivement les patients présentant une colique néphrétique lithiasique non compliquée entre janvier 2022 et mars 2024, confirmée par NCCT. Les données démographiques et de suivi à 4 semaines (clinique et radiologique) étaient recueillies avec la SSP. Après anonymisation, une segmentation de densité (3DSlicer) du calcul était réalisée. Les variables de radiomique étaient extraites via PyRadiomics-3.1.1, celles étant significatives étaient ensuite sélectionnée selon la méthode <em>Least-Absolute-Shrinkage-and-Selection-Operator</em> (LASSO). Après « data-splitting », 9 modèles de ML étaient ensuite entraînés avec « fine-tuning » pour prédire la SSP sur le groupe validation, l’aire sous la courbe(AUC) étant le critère de jugement principal.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Quatre cent vingt-huit patients ont été inclus, avec un âge moyen de 45 (32–56) (<span><span>Fig. 1</span></span>). Le calcul urétéral était majoritairement unique, avec un Dmax et un volume de 5,3 (4,1–6)mm et 68,8 (22–78,1)mm<sup>3</sup>, respectivement. Le calcul était localisé dans l’uretère lombaire, iliaque et pelvien dans 59,6 %, 9,1 % et 30,8 % des cas, respectivement. Un phlébolithe pelvien était retrouvé dans 50,9 % des cas. Une SSP était rapportée dans 47,9 % des cas. Après sélection selon LASSO, sept variables étaient inclues pour l’entraînement et la validation (<em>image-original_mean, image_original_maximum, original_glrlm_RunEntropy, original_gldm_DependenceVariance, original_gldm_LargeDependenceEmphasis,original_gldm_LargeDependenceHighGrayLevelEmphasis, original_gldm_LargeDependenceLowGrayLevelEmphasis</em>, statut SSP). Après entraînement, le modèle « Random Forest » présentait les meilleures performances avec une AUC de 0,79, sur le groupe validation (<span><span>Figure 2</span></span>, <span><span>Figure 3</span></span>).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Prédire l’expulsion spontanée des calculs urétéraux en cas de colique néphrétique est faisable à partir du scanner abdominopelvien non injecté, en utilisant les données de radiomique. Si une validation externe est nécessaire pour confirmer ses résultats prometteurs, un algorithme de détection des calculs urétéraux est nécessaire pour obtenir un outil autonome.</div></div>","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"35 7","pages":"Pages S8-S9"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145420097","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2025.07.010
A. Bravo-Balado , M. Corrales , L.M.I. Jannello , F. Zorzi , A. Quarà , S. Moretto , S. Doizi , F. Panthier , O. Traxer
Introduction
Cette étude vise à comparer l’efficacité in vitro du TFL, du Ho:YAG avec la technologie Magneto (M) et du du p-Tm:YAG en termes de réduction du poids des calculs, en utilisant différents réglages laser, systèmes d’irrigation et gaines d’accès urétéral (GAU) dans un modèle en silicone du tractus urinaire.
Méthodes
Un modèle en silicone du tractus urinaire masculin a été utilisé. Les BegoStones (ratio 15:3) ont été pesés avant et après la lithotritie laser pour mesurer la réduction de poids. Les calculs ont été insérés dans le pôle inférieur du modèle rénal et fixés à l’aide d’une suture en polypropylène 5-0 pour prévenir toute fuite. Trois lasers équipés de fibres de 200 μm ont été testés à quatre réglages, chacun délivrant 2000 J par expérience. Chaque réglage a été répété trois fois, totalisant 132 expériences (le p-Tm:YAG ne permet pas l’utilisation de 1J × 40 Hz). Les systèmes d’irrigation comprenaient un flux gravitaire à 40 mmH2O au-dessus le patient et une pompe manuelle. Les GAU utilisées incluaient des gaines 10/12 Fr × 35 cm et une gaine d’aspiration réglée à –100 mmH2O. Les fibres laser étaient positionnées sous visualisation directe et des procédures de lithotritie standardisées ont été appliquées.
Résultats
Le TFL a permis une réduction de poids des calculs significativement supérieure à celle du MT avec un réglage de 0,6 J × 10 Hz, un flux gravitaire à 40 mmH2O et une gaine d’aspiration (différence moyenne [DM] : –111,03 mg contre –43,90 mg, p = 0,03). Avec une pompe manuelle et une gaine d’aspiration, des différences significatives ont également été observées pour 0,6 J × 10 Hz (DM : –135,53 mg contre –51,03 mg, p = 0,001) et 1 J × 10 Hz (DM : –146,00 mg contre –69,10 mg, p = 0,004). Aucune différence significative n’a été relevée pour les métriques énergétiques (J/mg, mg/s) ni entre les systèmes d’irrigation et les GAU pour un même laser (p > 0,05).
Conclusion
Le TFL a démontré une efficacité supérieure en termes de réduction de poids des calculs par rapport au MT, avec des réglages de 0,6–1 J × 10 Hz. Aucune autre différence significative n’a été observée entre les technologies laser ou au sein d’un même laser avec différents systèmes d’irrigation et GAU. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer les contextes cliniques où le MT pourrait offrir des avantages spécifiques (Fig. 1).
{"title":"Comparaison in vitro du TFL, Ho:YAG avec la technologie Magneto et p-Tm:YAG en utilisant différents systèmes d’irrigation et gaines d’accès urétéral dans un modèle de tractus urinaire en silicone","authors":"A. Bravo-Balado , M. Corrales , L.M.I. Jannello , F. Zorzi , A. Quarà , S. Moretto , S. Doizi , F. Panthier , O. Traxer","doi":"10.1016/j.fpurol.2025.07.010","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2025.07.010","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Cette étude vise à comparer l’efficacité in vitro du TFL, du Ho:YAG avec la technologie Magneto (M) et du du p-Tm:YAG en termes de réduction du poids des calculs, en utilisant différents réglages laser, systèmes d’irrigation et gaines d’accès urétéral (GAU) dans un modèle en silicone du tractus urinaire.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Un modèle en silicone du tractus urinaire masculin a été utilisé. Les BegoStones (ratio 15:3) ont été pesés avant et après la lithotritie laser pour mesurer la réduction de poids. Les calculs ont été insérés dans le pôle inférieur du modèle rénal et fixés à l’aide d’une suture en polypropylène 5-0 pour prévenir toute fuite. Trois lasers équipés de fibres de 200<!--> <!-->μm ont été testés à quatre réglages, chacun délivrant 2000<!--> <!-->J par expérience. Chaque réglage a été répété trois fois, totalisant 132 expériences (le p-Tm:YAG ne permet pas l’utilisation de 1J<!--> <!-->×<!--> <!-->40<!--> <!-->Hz). Les systèmes d’irrigation comprenaient un flux gravitaire à 40<!--> <!-->mmH<sub>2</sub>O au-dessus le patient et une pompe manuelle. Les GAU utilisées incluaient des gaines 10/12<!--> <!-->Fr<!--> <!-->×<!--> <!-->35<!--> <!-->cm et une gaine d’aspiration réglée à –100 mmH<sub>2</sub>O. Les fibres laser étaient positionnées sous visualisation directe et des procédures de lithotritie standardisées ont été appliquées.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Le TFL a permis une réduction de poids des calculs significativement supérieure à celle du MT avec un réglage de 0,6<!--> <!-->J<!--> <!-->×<!--> <!-->10<!--> <!-->Hz, un flux gravitaire à 40<!--> <!-->mmH<sub>2</sub>O et une gaine d’aspiration (différence moyenne [DM] : –111,03<!--> <!-->mg contre –43,90<!--> <!-->mg, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,03). Avec une pompe manuelle et une gaine d’aspiration, des différences significatives ont également été observées pour 0,6<!--> <!-->J<!--> <!-->×<!--> <!-->10<!--> <!-->Hz (DM : –135,53<!--> <!-->mg contre –51,03<!--> <!-->mg, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,001) et 1<!--> <!-->J<!--> <!-->×<!--> <!-->10<!--> <!-->Hz (DM : –146,00<!--> <!-->mg contre –69,10<!--> <!-->mg, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,004). Aucune différence significative n’a été relevée pour les métriques énergétiques (J/mg, mg/s) ni entre les systèmes d’irrigation et les GAU pour un même laser (<em>p</em> <!-->><!--> <!-->0,05).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Le TFL a démontré une efficacité supérieure en termes de réduction de poids des calculs par rapport au MT, avec des réglages de 0,6–1<!--> <!-->J<!--> <!-->×<!--> <!-->10<!--> <!-->Hz. Aucune autre différence significative n’a été observée entre les technologies laser ou au sein d’un même laser avec différents systèmes d’irrigation et GAU. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer les contextes cliniques où le MT pourrait offrir des avantages spécifiques (<span><span>Fig. 1</span></span>).</div></div>","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"35 7","pages":"Pages S6-S7"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145420154","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2025.07.072
A.S. Saadi, B.S. Ben Taher, M.S. Mokadem, B.S. Saidani, H.A. Hermi, A.H. Ayed, M.R. Makhlouf, J.M. Jrad, M.C. Marouene, M.R. Ben Slama
Introduction
En l’absence de sécrétion hormonale, la décision d’une surrénalectomie repose principalement sur la taille tumorale, avec un seuil conventionnel de 4 cm. Toutefois, ce critère, pris isolément, montre une faible performance pour prédire la malignité. Cette étude vise à réévaluer sa pertinence et à déterminer la valeur ajoutée de critères radiologiques associés pour affiner l’indication opératoire.
Méthodes
Une étude rétrospective monocentrique a été menée sur 105 patients opérés entre 1992 et 2025 pour une tumeur surrénalienne non sécrétante. Les facteurs analysés comprenaient des critères liés à la taille tumorale (inférieure ou supérieure à 4 cm), des paramètres radiologiques (densité en tomodensitométrie, caractère hétérogène, taux de washout absolu), ainsi que des données démographiques (âge, sexe). Une double analyse univariée et multivariée a été réalisée pour identifier les variables associées à la malignité histologique.
Résultats
L’âge moyen était de 46,59 ans, le sex-ratio (H/F) était de 0,59. L’analyse univariée a montré un taux de malignité de 12,1 % chez les patients porteurs de tumeurs de 4 cm ou plus, contre 5,1 % pour celles de taille inférieure à 4 cm, sans différence statistiquement significative (p = 0,22). Concernant les paramètres radiologiques, une densité élevée (supérieure à 20 UH) au scanner était associée à un risque accru de malignité (OR = 3,10 ; p = 0,01), tout comme l’hétérogénéité tumorale (OR = 4,80 ; p = 0,03) et un washout absolu inférieur à 60 % (OR = 4,25 ; p = 0,007). L’âge (p = 0,65) et le sexe (p = 0,40) n’étaient pas significativement associés au caractère malin de la tumeur. L’analyse multivariée a confirmé la taille tumorale comme facteur indépendant de malignité (OR = 1,71/cm ; IC 95 % : 1,03–2,85 ; p = 0,038). La densité élevée au scanner s’est également révélée prédictive (OR = 1,50/HU ; IC 95 % : 1,14–1,97 ; p = 0,004), tout comme un washout absolu < 60 % (OR = 3,90 ; IC 95 % : 1,45–10,5 ; p = 0,01). L’hétérogénéité tendait vers une association significative (OR = 5,11 ; IC 95 % 0,82–31,8 ; p = 0,08). Le modèle final, intégrant ces paramètres, présentait une excellente performance diagnostique avec une AUC-ROC de 0,93, nettement supérieure à celle du critère de taille seul (AUC-ROC = 0,60).
Conclusion
Le seuil de 4 cm, pris isolément, n’est pas un critère fiable de malignité. L’intégrat
在没有激素分泌的情况下,肾脏过度切除的决定主要取决于肿瘤的大小,传统的阈值为4厘米。然而,单独使用这一标准在预测恶性肿瘤方面表现不佳。本研究旨在重新评估其相关性,并确定相关放射标准在改进手术适应症方面的附加价值。方法一项单中心回顾性研究,涉及1992年至2025年期间接受非分泌肾上腺肿瘤手术的105名患者。分析的因素包括与肿瘤大小(小于或大于4厘米)、放射参数(CT密度、异质性、绝对冲洗率)和人口统计数据(年龄、性别)有关的标准。进行了单变量和多变量双分析,以确定与组织恶性肿瘤相关的变量。平均年龄为46.59岁,性别比(H/F)为0.59岁。单变量分析显示,肿瘤大小为4厘米或以上的患者恶性肿瘤发生率为12.1%,而肿瘤大小小于4厘米的患者恶性肿瘤发生率为5.1%,无统计学显著差异(p = 0.22)。参数有关的辐射密度、高(大于20 UH)在扫描仪是恶性肿瘤的风险增加相关(OR ux, p = 0.001),肿瘤异质性(OR 4.80一样;p = 0.03)和一个washout绝对低于60% (OR 4.25%; p = 0.007)。年龄(p = 0.65)和性别(p = 0.40)与肿瘤的恶性特征没有显著关联。多变量分析证实肿瘤大小是恶性肿瘤的独立因素(OR = 1.71 /cm; 95% CI: 1.03 - 2.85; p = 0.038)。扫描仪的高密度也被证明具有预测性(OR = 1.50 /HU; 95% CI: 1.14 - 1.97; p = 0.004),以及绝对冲洗的60% (OR = 3.90; 95% CI: 1.45 - 10.5; p = 0.01)。异质性趋向于显著关联(OR = 5.11; IC 95% 0.82 - 31.8; p = 0.08)。综合这些参数,最终模型显示了良好的诊断性能,AUC-ROC为0.93,明显高于单独的尺寸标准(AUC-ROC = 0.60)。结论:4厘米的阈值单独来看并不是一个可靠的恶性标准。其他参数的整合,如扫描密度和肿瘤异质性,显著提高了选择患者进行手术的能力。
{"title":"Tumeurs surrénaliennes non sécrétantes : quand réaliser une surrénalectomie ?","authors":"A.S. Saadi, B.S. Ben Taher, M.S. Mokadem, B.S. Saidani, H.A. Hermi, A.H. Ayed, M.R. Makhlouf, J.M. Jrad, M.C. Marouene, M.R. Ben Slama","doi":"10.1016/j.fpurol.2025.07.072","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2025.07.072","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>En l’absence de sécrétion hormonale, la décision d’une surrénalectomie repose principalement sur la taille tumorale, avec un seuil conventionnel de 4<!--> <!-->cm. Toutefois, ce critère, pris isolément, montre une faible performance pour prédire la malignité. Cette étude vise à réévaluer sa pertinence et à déterminer la valeur ajoutée de critères radiologiques associés pour affiner l’indication opératoire.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Une étude rétrospective monocentrique a été menée sur 105 patients opérés entre 1992 et 2025 pour une tumeur surrénalienne non sécrétante. Les facteurs analysés comprenaient des critères liés à la taille tumorale (inférieure ou supérieure à 4<!--> <!-->cm), des paramètres radiologiques (densité en tomodensitométrie, caractère hétérogène, taux de <em>washout</em> absolu), ainsi que des données démographiques (âge, sexe). Une double analyse univariée et multivariée a été réalisée pour identifier les variables associées à la malignité histologique.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>L’âge moyen était de 46,59 ans, le sex-ratio (H/F) était de 0,59. L’analyse univariée a montré un taux de malignité de 12,1 % chez les patients porteurs de tumeurs de 4<!--> <!-->cm ou plus, contre 5,1 % pour celles de taille inférieure à 4<!--> <!-->cm, sans différence statistiquement significative (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,22). Concernant les paramètres radiologiques, une densité élevée (supérieure à 20<!--> <!-->UH) au scanner était associée à un risque accru de malignité (OR<!--> <!-->=<!--> <!-->3,10 ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,01), tout comme l’hétérogénéité tumorale (OR<!--> <!-->=<!--> <!-->4,80 ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,03) et un <em>washout</em> absolu inférieur à 60 % (OR<!--> <!-->=<!--> <!-->4,25 ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,007). L’âge (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,65) et le sexe (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,40) n’étaient pas significativement associés au caractère malin de la tumeur. L’analyse multivariée a confirmé la taille tumorale comme facteur indépendant de malignité (OR<!--> <!-->=<!--> <!-->1,71/cm ; IC 95 % : 1,03–2,85 ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,038). La densité élevée au scanner s’est également révélée prédictive (OR<!--> <!-->=<!--> <!-->1,50/HU ; IC 95 % : 1,14–1,97 ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,004), tout comme un <em>washout</em> absolu<!--> <!--><<!--> <!-->60 % (OR<!--> <!-->=<!--> <!-->3,90 ; IC 95 % : 1,45–10,5 ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,01). L’hétérogénéité tendait vers une association significative (OR<!--> <!-->=<!--> <!-->5,11 ; IC 95 % 0,82–31,8 ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,08). Le modèle final, intégrant ces paramètres, présentait une excellente performance diagnostique avec une AUC-ROC de 0,93, nettement supérieure à celle du critère de taille seul (AUC-ROC<!--> <!-->=<!--> <!-->0,60).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Le seuil de 4<!--> <!-->cm, pris isolément, n’est pas un critère fiable de malignité. L’intégrat","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"35 7","pages":"Pages S46-S47"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145420265","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2025.07.035
B.S. Ben Taher , C.M. Chakroun , C.S. Chtoutou , H.A. Hermi , B.N. Boudaya , S.A. Saadi , K.K. Khadija , C.N. Chakroun , B.M. Ben Slama
Introduction
La prescription du traitement médical de l’infertilité masculine reste largement empirique et hétérogène. L’objectif de notre étude était d’évaluer l’impact de différents traitements hormonaux sur les profils hormonaux et spermatiques.
Méthodes
Quarante et un patients présentant une infertilité masculine pris en charge entre 2021 et 2025 ont été inclus. Tous ces patients ont reçu un traitement hormonal (SERM, anti-aromatase, gonadotrophines). Nous n’avons pas inclus les patients avec une cause obstructive et les patients avec un hypogonadisme hypogonadotrope. Les critères de jugement étaient : une modification du bilan hormonal et de la concentration spermatique.
Résultats
Les patients ont reçu soit un anti-aromatase (n = 14, 34 %), un anti-œstrogène (n = 16, 39 %), une gonadotrophine (n = 8, 19 %), ou un traitement combiné (n = 3, 7 %). L’âge moyen des patients était de 35,6 ans (±5,8). Le bilan initial révélait une azoospermie dans 25 % (10 patients), une cryptozoospermie ou oligospermie extrême dans 70 % (28 patients), et une oligospermie sévère dans 5 % (2 patients). Une FSH élevée (> 10 UI/L) était présente dans 50 % (20 patients) des cas, avec des valeurs extrêmes atteignant 35 UI/L. Le ratio œstradiol/testostérone (E2/T) était > 10 dans 25 % (10 patients) des cas. Les anti-aromatases ont permis une augmentation moyenne de la testostéronémie de +293 % et une baisse de l’œstradiolémie de –41,7 %, avec inversion du ratio E2/T dans 43 % (6 patients) des cas. Trois patients (21 %) sont passés d’une cryptozoospermie à une oligospermie extrême. Les anti-œstrogènes ont conduit à une augmentation moyenne de la testostéronémie de +145 %, avec une baisse de l’œstradiolémie de –28,9 %. Les gonadotrophines ont permis une amélioration de la testostéronémie de +58 %, avec une amélioration dans 50 % (4 patients) des cas (+75 % en moyenne), avec une présence de spermatozoïdes chez deux patients (25 %) qui étaient azoospermes. Les traitements combinés (citrate de clomifène + HCG ou létrozole + HCG) ont été associés à une hausse modérée de la testostéronémie (+112 %), une baisse de l’E2/T (–25 %) et une amélioration de la concentration des spermatozoïdes (+68 %). Ci-joint les Figure 1, Figure 2 qui illustrent ces résultats.
Conclusion
Chez les patients infertiles avec un rapport œstradiol/testostérone supérieur a 10, les anti-aromatase sont efficaces pour inverser la tendance hormonal et augmenter la concentration des spermatozoïdes. Les gonadotrophines, et le citrate de clomifène étaient également efficace.
{"title":"Impact du traitement médical de l’infertilité sur le profil hormonal et les paramètres spermatiques","authors":"B.S. Ben Taher , C.M. Chakroun , C.S. Chtoutou , H.A. Hermi , B.N. Boudaya , S.A. Saadi , K.K. Khadija , C.N. Chakroun , B.M. Ben Slama","doi":"10.1016/j.fpurol.2025.07.035","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2025.07.035","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La prescription du traitement médical de l’infertilité masculine reste largement empirique et hétérogène. L’objectif de notre étude était d’évaluer l’impact de différents traitements hormonaux sur les profils hormonaux et spermatiques.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Quarante et un patients présentant une infertilité masculine pris en charge entre 2021 et 2025 ont été inclus. Tous ces patients ont reçu un traitement hormonal (SERM, anti-aromatase, gonadotrophines). Nous n’avons pas inclus les patients avec une cause obstructive et les patients avec un hypogonadisme hypogonadotrope. Les critères de jugement étaient : une modification du bilan hormonal et de la concentration spermatique.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les patients ont reçu soit un anti-aromatase (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->14, 34 %), un anti-œstrogène (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->16, 39 %), une gonadotrophine (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->8, 19 %), ou un traitement combiné (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->3, 7 %). L’âge moyen des patients était de 35,6 ans (±5,8). Le bilan initial révélait une azoospermie dans 25 % (10 patients), une cryptozoospermie ou oligospermie extrême dans 70 % (28 patients), et une oligospermie sévère dans 5 % (2 patients). Une FSH élevée (> 10<!--> <!-->UI/L) était présente dans 50 % (20 patients) des cas, avec des valeurs extrêmes atteignant 35<!--> <!-->UI/L. Le ratio œstradiol/testostérone (E2/T) était<!--> <!-->><!--> <!-->10 dans 25 % (10 patients) des cas. Les anti-aromatases ont permis une augmentation moyenne de la testostéronémie de +293 % et une baisse de l’œstradiolémie de –41,7 %, avec inversion du ratio E2/T dans 43 % (6 patients) des cas. Trois patients (21 %) sont passés d’une cryptozoospermie à une oligospermie extrême. Les anti-œstrogènes ont conduit à une augmentation moyenne de la testostéronémie de +145 %, avec une baisse de l’œstradiolémie de –28,9 %. Les gonadotrophines ont permis une amélioration de la testostéronémie de +58 %, avec une amélioration dans 50 % (4 patients) des cas (+75 % en moyenne), avec une présence de spermatozoïdes chez deux patients (25 %) qui étaient azoospermes. Les traitements combinés (citrate de clomifène<!--> <!-->+<!--> <!-->HCG ou létrozole<!--> <!-->+<!--> <!-->HCG) ont été associés à une hausse modérée de la testostéronémie (+112 %), une baisse de l’E2/T (–25 %) et une amélioration de la concentration des spermatozoïdes (+68 %). Ci-joint les <span><span>Figure 1</span></span>, <span><span>Figure 2</span></span> qui illustrent ces résultats.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Chez les patients infertiles avec un rapport œstradiol/testostérone supérieur a 10, les anti-aromatase sont efficaces pour inverser la tendance hormonal et augmenter la concentration des spermatozoïdes. Les gonadotrophines, et le citrate de clomifène étaient également efficace.</div></div>","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"35 7","pages":"Pages S22-S23"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145420476","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-01DOI: 10.1016/j.fpurol.2025.08.007
B. Peyronnet , J. Klap , C.A. Brandon , P.-O. Bosset , S. Campagne-Loiseau , J.-N. Cornu , L. Donon , L. Even , M. Florin , F. Girard , F. Herve , S. Hurel , F. Meyer , C. Plassais , C. Richard , T. Thubert , A. Vidart , R. Haddad , C. Thuillier
L’incontinence urinaire d’effort (IUE) féminine est fréquente et altère la qualité de vie. En France, l’utilisation des bandelettes sous-urétrales synthétiques (BSU) a été fortement encadrée à la suite de controverses médico-légales récentes, créant une période transitoire dans l’attente de nouvelles recommandations nationales. Dans ce contexte, le comité CUROPF de l’AFU propose ce guide pour accompagner les professionnels de santé dans le traitement de l’IUE féminine. L’approche centrée sur la patiente et la décision partagée sont mises en avant, afin que les femmes soient systématiquement informées de l’ensemble des options disponibles. Le traitement initial repose sur les mesures comportementales (hygiène de vie, activité physique, perte de poids). La rééducation périnéale, supervisée par un professionnel formé, reste la pierre angulaire du traitement conservateur, avec une efficacité démontrée en prévention et en traitement. Les pessaires vaginaux peuvent être proposés, notamment en association avec la rééducation, alors que les dispositifs urétraux ne sont pas recommandés. Les traitements non pharmacologiques basés sur l’énergie n’ont pas de preuves suffisantes et doivent rester limités à la recherche clinique. La prise en charge médicamenteuse reste restreinte : la duloxétine apporte un bénéfice modeste mais expose à des effets indésirables fréquents, tandis que les estrogènes locaux peuvent améliorer les symptômes chez les femmes ménopausées. La chirurgie par BSU demeure le traitement de référence dans des cas sélectionnés, avec une efficacité durable, mais elle est désormais soumise en France à une réglementation stricte incluant une évaluation pluridisciplinaire et un consentement éclairé.
Female stress urinary incontinence (SUI) is highly prevalent and has a major impact on quality of life. In France, the use of synthetic mid-urethral slings (MUS) has been strongly regulated following the “mesh controversy,” creating a transitional period until new national guidelines are published. This practice bulletin, issued by the Committee of Female Urology and Pelviperineology (CUROPF) of the French Association of Urology (AFU), provides interim recommendations for the therapeutic management of female SUI. A patient-centered, shared decision-making process is emphasized, ensuring that women are systematically informed of all available therapeutic options. First-line management includes behavioral measures such as lifestyle modifications, physical activity, and weight loss, which may reduce SUI episodes, especially in overweight and obese women. Pelvic floor muscle training (PFMT), supervised by trained professionals, remains the cornerstone of conservative treatment, with strong evidence supporting its efficacy in both prevention and treatment of SUI. Mechanical devices such as vaginal pessaries may be considered, particularly in association with PFMT, whereas intraurethral occlusive devices are not recommended. No
{"title":"Guide pour la pratique clinique sur la prise en charge thérapeutique de l’incontinence urinaire d’effort chez la femme par le Comité d’urologie et pelviperinéologie de la femme (CUROPF) de l’Association française d’urologie (AFU)","authors":"B. Peyronnet , J. Klap , C.A. Brandon , P.-O. Bosset , S. Campagne-Loiseau , J.-N. Cornu , L. Donon , L. Even , M. Florin , F. Girard , F. Herve , S. Hurel , F. Meyer , C. Plassais , C. Richard , T. Thubert , A. Vidart , R. Haddad , C. Thuillier","doi":"10.1016/j.fpurol.2025.08.007","DOIUrl":"10.1016/j.fpurol.2025.08.007","url":null,"abstract":"<div><div>L’incontinence urinaire d’effort (IUE) féminine est fréquente et altère la qualité de vie. En France, l’utilisation des bandelettes sous-urétrales synthétiques (BSU) a été fortement encadrée à la suite de controverses médico-légales récentes, créant une période transitoire dans l’attente de nouvelles recommandations nationales. Dans ce contexte, le comité CUROPF de l’AFU propose ce guide pour accompagner les professionnels de santé dans le traitement de l’IUE féminine. L’approche centrée sur la patiente et la décision partagée sont mises en avant, afin que les femmes soient systématiquement informées de l’ensemble des options disponibles. Le traitement initial repose sur les mesures comportementales (hygiène de vie, activité physique, perte de poids). La rééducation périnéale, supervisée par un professionnel formé, reste la pierre angulaire du traitement conservateur, avec une efficacité démontrée en prévention et en traitement. Les pessaires vaginaux peuvent être proposés, notamment en association avec la rééducation, alors que les dispositifs urétraux ne sont pas recommandés. Les traitements non pharmacologiques basés sur l’énergie n’ont pas de preuves suffisantes et doivent rester limités à la recherche clinique. La prise en charge médicamenteuse reste restreinte : la duloxétine apporte un bénéfice modeste mais expose à des effets indésirables fréquents, tandis que les estrogènes locaux peuvent améliorer les symptômes chez les femmes ménopausées. La chirurgie par BSU demeure le traitement de référence dans des cas sélectionnés, avec une efficacité durable, mais elle est désormais soumise en France à une réglementation stricte incluant une évaluation pluridisciplinaire et un consentement éclairé.</div></div><div><div>Female stress urinary incontinence (SUI) is highly prevalent and has a major impact on quality of life. In France, the use of synthetic mid-urethral slings (MUS) has been strongly regulated following the “mesh controversy,” creating a transitional period until new national guidelines are published. This practice bulletin, issued by the Committee of Female Urology and Pelviperineology (CUROPF) of the French Association of Urology (AFU), provides interim recommendations for the therapeutic management of female SUI. A patient-centered, shared decision-making process is emphasized, ensuring that women are systematically informed of all available therapeutic options. First-line management includes behavioral measures such as lifestyle modifications, physical activity, and weight loss, which may reduce SUI episodes, especially in overweight and obese women. Pelvic floor muscle training (PFMT), supervised by trained professionals, remains the cornerstone of conservative treatment, with strong evidence supporting its efficacy in both prevention and treatment of SUI. Mechanical devices such as vaginal pessaries may be considered, particularly in association with PFMT, whereas intraurethral occlusive devices are not recommended. No","PeriodicalId":34947,"journal":{"name":"Progres en Urologie - FMC","volume":"35 7","pages":"Pages 320-356"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145537560","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}