Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.rhum.2025.10.015
E. Dalix , P. Goupille , D. Wendling , C. Roux , J.H. Salmon , O. Brocq , A. Tournadre , A. Constantin , M. Breban , G. Cormier , T. Pascart , T. Lequerré , P. Claudepierre , E. Lespessailles , B. Le Goff , J. Sellam , A. Baillet , T. Schaeverbeke , S. Pavy , V. Devauchelle-Pensec , H. Marotte
<div><h3>Introduction</h3><div>La spondyloarthrite axiale est initialement traitée par anti-inflammatoires non stéroïdiens. En cas de réponse insuffisante, l’ACR/EULAR et la SFR recommandent des traitements de fond ciblés. Jusqu’en 2015, les anti-TNF constituaient la seule option disponible. Depuis, les anti-IL-17A ont également démontré leur efficacité. Les recommandations ASAS-EULAR 2022 proposent de passer à un autre traitement ciblé après l’échec d’un premier anti-TNF, sans imposer un changement de mécanisme d’action. Nous avons donc conçu un essai clinique multicentrique randomisé pour identifier le traitement le plus efficace après un premier échec d’anti-TNF dans l’axSpA, en comparant un anti-IL-17A à un second anti-TNF.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>L’étude ROC-SpA (<em>rotation or change of biologics after first anti-TNF treatment failure in axSpA patients</em>) est un essai de phase IV, prospectif, randomisé, multicentrique, en ouvert, visant à démontrer la supériorité d’un anti-IL-17A par rapport à un anti-TNF. Des patients présentant une axSpA active (BASDAI<!--> <!-->><!--> <!-->4 ou ASDAS<!--> <!-->><!--> <!-->3,5), avec réponse insuffisante à 3 mois d’un premier anti-TNF et recevant une dose stable d’un traitement de fond synthétique classique, de corticoïdes oraux et/ou d’AINS depuis au moins un mois, ont été inclus dans 31 centres en France et à Monaco. Les patients ont été randomisés pour recevoir soit un anti-IL-17A, soit un second anti-TNF. Le critère principal était la réponse ASAS40 à la semaine 24. Les critères secondaires incluaient l’ASAS40 aux semaines 12 et 52, ainsi que d’autres scores cliniques (ASAS20, taux de rémission partielle, taux d’amélioration majeure de l’ASDAS) aux semaines 12, 24 et 52. L’analyse principale a été réalisée en fin d’étude selon le principe de l’intention de traiter.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les caractéristiques initiales des patients inclus sont présentées dans le <span><span>Tableau 1</span></span>. Les deux options thérapeutiques ont conduit à des taux similaires de réponse ASAS40 à la semaine 24 (15,2 % pour les anti-IL-17A et 14,5 % pour les anti-TNF), le critère principal, évaluant la supériorité de l’anti-IL-17A, n’a donc pas été atteint (<span><span>Figure 1</span></span>). Aucune différence statistiquement significative n’a été observée entre les groupes pour les autres critères secondaires. L’ASDAS diminuait de manière comparable dans les deux groupes à 2,6 (1,0) à la semaine 12, 2,5 (0,9) à la semaine 24 et 2,3 (1,0) en fin de suivi. Des analyses exploratoires retrouvaient une réponse en faveur d’un anti-IL17A après une non-réponse primaire au premier anti-TNF, chez les patients avec psoriasis cutané, en cas de négativité de l’HLA-B27 ou si la CRP<!--> <!--><<!--> <!-->5<!--> <!-->mg/L. À l’inverse, lorsque le premier anti-TNF avait été interrompu pour effet indésirable, un « cycling » vers un autre anti-TNF semblait plus favorable.</div></
{"title":"Rotation ou changement de biomédicament après échec d’un anti-TNF dans la spondyloarthrite axiale : étude ROC-SpA","authors":"E. Dalix , P. Goupille , D. Wendling , C. Roux , J.H. Salmon , O. Brocq , A. Tournadre , A. Constantin , M. Breban , G. Cormier , T. Pascart , T. Lequerré , P. Claudepierre , E. Lespessailles , B. Le Goff , J. Sellam , A. Baillet , T. Schaeverbeke , S. Pavy , V. Devauchelle-Pensec , H. Marotte","doi":"10.1016/j.rhum.2025.10.015","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2025.10.015","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La spondyloarthrite axiale est initialement traitée par anti-inflammatoires non stéroïdiens. En cas de réponse insuffisante, l’ACR/EULAR et la SFR recommandent des traitements de fond ciblés. Jusqu’en 2015, les anti-TNF constituaient la seule option disponible. Depuis, les anti-IL-17A ont également démontré leur efficacité. Les recommandations ASAS-EULAR 2022 proposent de passer à un autre traitement ciblé après l’échec d’un premier anti-TNF, sans imposer un changement de mécanisme d’action. Nous avons donc conçu un essai clinique multicentrique randomisé pour identifier le traitement le plus efficace après un premier échec d’anti-TNF dans l’axSpA, en comparant un anti-IL-17A à un second anti-TNF.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>L’étude ROC-SpA (<em>rotation or change of biologics after first anti-TNF treatment failure in axSpA patients</em>) est un essai de phase IV, prospectif, randomisé, multicentrique, en ouvert, visant à démontrer la supériorité d’un anti-IL-17A par rapport à un anti-TNF. Des patients présentant une axSpA active (BASDAI<!--> <!-->><!--> <!-->4 ou ASDAS<!--> <!-->><!--> <!-->3,5), avec réponse insuffisante à 3 mois d’un premier anti-TNF et recevant une dose stable d’un traitement de fond synthétique classique, de corticoïdes oraux et/ou d’AINS depuis au moins un mois, ont été inclus dans 31 centres en France et à Monaco. Les patients ont été randomisés pour recevoir soit un anti-IL-17A, soit un second anti-TNF. Le critère principal était la réponse ASAS40 à la semaine 24. Les critères secondaires incluaient l’ASAS40 aux semaines 12 et 52, ainsi que d’autres scores cliniques (ASAS20, taux de rémission partielle, taux d’amélioration majeure de l’ASDAS) aux semaines 12, 24 et 52. L’analyse principale a été réalisée en fin d’étude selon le principe de l’intention de traiter.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les caractéristiques initiales des patients inclus sont présentées dans le <span><span>Tableau 1</span></span>. Les deux options thérapeutiques ont conduit à des taux similaires de réponse ASAS40 à la semaine 24 (15,2 % pour les anti-IL-17A et 14,5 % pour les anti-TNF), le critère principal, évaluant la supériorité de l’anti-IL-17A, n’a donc pas été atteint (<span><span>Figure 1</span></span>). Aucune différence statistiquement significative n’a été observée entre les groupes pour les autres critères secondaires. L’ASDAS diminuait de manière comparable dans les deux groupes à 2,6 (1,0) à la semaine 12, 2,5 (0,9) à la semaine 24 et 2,3 (1,0) en fin de suivi. Des analyses exploratoires retrouvaient une réponse en faveur d’un anti-IL17A après une non-réponse primaire au premier anti-TNF, chez les patients avec psoriasis cutané, en cas de négativité de l’HLA-B27 ou si la CRP<!--> <!--><<!--> <!-->5<!--> <!-->mg/L. À l’inverse, lorsque le premier anti-TNF avait été interrompu pour effet indésirable, un « cycling » vers un autre anti-TNF semblait plus favorable.</div></","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"92 ","pages":"Pages A10-A11"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145645803","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.rhum.2025.10.372
C. Bonhomme, C. Darrieutort Laffite
<div><h3>Introduction</h3><div>L’aponévrosite plantaire est la cause la plus fréquente de talalgie de l’adulte. On estime qu’environ 20 % des patients ne répondent pas au traitement de première intention. Récemment, la ténotomie percutanée à l’aiguille a été proposée comme traitement des tendinopathies réfractaires, mais il n’y a pas d’étude de qualité suffisante pour conclure à son efficacité dans l’aponévrosite plantaire. Il a également été suggéré que l’adjonction de plasma riche en plaquettes (PRP) pourrait améliorer les résultats obtenus. L’objectif était donc d’évaluer la tolérance et l’efficacité de l’association d’une ténotomie percutanée à l’aiguille et d’une injection de PRP au sein de l’aponévrose plantaire chez des patients souffrant d’aponévrosite plantaire réfractaire.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Une étude pilote prospective a été menée de janvier 2023 à août 2025 sur dix-neuf patients. Les patients inclus devaient souffrir d’une aponévrosite plantaire, avec une douleur persistante (EVA<!--> <!-->≥<!--> <!-->4/10) malgré les traitements de première ligne (kinésithérapie, orthèses plantaires, infiltration cortisonée datant de plus de trois mois). Le geste était réalisé sous échographie en 3 étapes par le même opérateur : 1. Anesthésie locorégionale par un bloc tibial (injection de 7<!--> <!-->cm<sup>3</sup> de lidocaïne autour du nerf tibial) ; 2. Ténotomie percutanée à l’aiguille de 22 GA (20 passages à travers l’aponévrose) ; 3. Injection d’1<!--> <!-->mL de PRP. Les patients étaient ensuite surveillés pendant deux heures puis étaient mis en décharge pour 7<!--> <!-->jours. Ils ont ensuite été suivis à 3 et 6 mois où étaient évalués la douleur (EVA douleur) et la fonction (Score Foot and Ankle Ability Measure [FAAM]) ainsi que l’aspect échographique de leur aponévrose.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>À l’inclusion, l’âge médian était de 45 ans [min–max : 30–59] et 84 % étaient des femmes. L’indice de masse corporelle médian était de 30,1<!--> <!-->kg/m<sup>2</sup>. La durée médiane des symptômes était de 16 mois et l’EVA douleur médiane était à 6,8/10 (IQR : 5,6–7,7). La technique a été bien tolérée avec une EVA douleur<!--> <!--><<!--> <!-->1/10 immédiatement après le geste et pendant les 5<!--> <!-->jours suivants. Quelques effets indésirables transitoires et peu sévères ont été rapportés au cours de la première semaine (paresthésies du talon, œdème local). Il n’y a pas eu de rupture de l’aponévrose ni de complication infectieuse. Au cours du suivi, la douleur a diminué significativement avec une douleur passée de 6,8/10 à l’inclusion à 3,2/10 à 3 mois et à 1,8/10 à 6 mois (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,0001). Une amélioration des scores FAAM concernant les activités de la quotidienne et les activités sportives a été observée à 3 et 6 mois. L’épaisseur de l’aponévrose était peu modifiée à 6 mois et seuls 4 patients avaient retrouvé une épaisseur normale (<<!--> <!-->4<!--> <!-->mm).</div></di
{"title":"Aponévrotomie percutanée à l’aiguille associée à une injection de plasma riche en plaquettes dans le traitement de l’aponévrosite plantaire réfractaire : étude pilote sur la tolérance et l’effet sur la douleur","authors":"C. Bonhomme, C. Darrieutort Laffite","doi":"10.1016/j.rhum.2025.10.372","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2025.10.372","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’aponévrosite plantaire est la cause la plus fréquente de talalgie de l’adulte. On estime qu’environ 20 % des patients ne répondent pas au traitement de première intention. Récemment, la ténotomie percutanée à l’aiguille a été proposée comme traitement des tendinopathies réfractaires, mais il n’y a pas d’étude de qualité suffisante pour conclure à son efficacité dans l’aponévrosite plantaire. Il a également été suggéré que l’adjonction de plasma riche en plaquettes (PRP) pourrait améliorer les résultats obtenus. L’objectif était donc d’évaluer la tolérance et l’efficacité de l’association d’une ténotomie percutanée à l’aiguille et d’une injection de PRP au sein de l’aponévrose plantaire chez des patients souffrant d’aponévrosite plantaire réfractaire.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Une étude pilote prospective a été menée de janvier 2023 à août 2025 sur dix-neuf patients. Les patients inclus devaient souffrir d’une aponévrosite plantaire, avec une douleur persistante (EVA<!--> <!-->≥<!--> <!-->4/10) malgré les traitements de première ligne (kinésithérapie, orthèses plantaires, infiltration cortisonée datant de plus de trois mois). Le geste était réalisé sous échographie en 3 étapes par le même opérateur : 1. Anesthésie locorégionale par un bloc tibial (injection de 7<!--> <!-->cm<sup>3</sup> de lidocaïne autour du nerf tibial) ; 2. Ténotomie percutanée à l’aiguille de 22 GA (20 passages à travers l’aponévrose) ; 3. Injection d’1<!--> <!-->mL de PRP. Les patients étaient ensuite surveillés pendant deux heures puis étaient mis en décharge pour 7<!--> <!-->jours. Ils ont ensuite été suivis à 3 et 6 mois où étaient évalués la douleur (EVA douleur) et la fonction (Score Foot and Ankle Ability Measure [FAAM]) ainsi que l’aspect échographique de leur aponévrose.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>À l’inclusion, l’âge médian était de 45 ans [min–max : 30–59] et 84 % étaient des femmes. L’indice de masse corporelle médian était de 30,1<!--> <!-->kg/m<sup>2</sup>. La durée médiane des symptômes était de 16 mois et l’EVA douleur médiane était à 6,8/10 (IQR : 5,6–7,7). La technique a été bien tolérée avec une EVA douleur<!--> <!--><<!--> <!-->1/10 immédiatement après le geste et pendant les 5<!--> <!-->jours suivants. Quelques effets indésirables transitoires et peu sévères ont été rapportés au cours de la première semaine (paresthésies du talon, œdème local). Il n’y a pas eu de rupture de l’aponévrose ni de complication infectieuse. Au cours du suivi, la douleur a diminué significativement avec une douleur passée de 6,8/10 à l’inclusion à 3,2/10 à 3 mois et à 1,8/10 à 6 mois (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,0001). Une amélioration des scores FAAM concernant les activités de la quotidienne et les activités sportives a été observée à 3 et 6 mois. L’épaisseur de l’aponévrose était peu modifiée à 6 mois et seuls 4 patients avaient retrouvé une épaisseur normale (<<!--> <!-->4<!--> <!-->mm).</div></di","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"92 ","pages":"Pages A55-A56"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145645850","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.rhum.2025.10.352
M. Legrand , F. Clemeno , R. Chapurlat , A. Irani , K. Javaid
<div><h3>Introduction</h3><div>La douleur est un symptôme fréquent dans de nombreuses maladies osseuses rares et est souvent associée à l’altération de la qualité de vie et à la dépression. Sa nature reste peu étudiée, bien qu’elle soit essentielle à la compréhension de ses mécanismes, encore mal élucidés. La douleur nociplastique, en particulier, n’a jamais été explorée chez les patients atteints de maladies osseuses rares.</div><div>L’objectif de cette étude est d’évaluer et caractériser la douleur chez les adultes atteints de maladies osseuses rares, selon une approche multidimensionnelle intégrant la composante nociplastique.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Une première étude transversale a évalué et comparé la distribution et les caractéristiques de la douleur chez des adultes atteints de dysplasie fibreuse (DF), d’ostéogenèse imparfaite (OI) et d’hypophosphatémie liée à l’X (XLH) dans le registre en ligne britannique des maladies osseuses rares, RUDY. La fréquence et le phénotype de la douleur ont été évalués à l’aide du questionnaire Pain-Detect (PD-Q), tandis que la douleur généralisée et la composante nociplastique ont été évaluées par le Widespread Pain Index (WPI) modifié.</div><div>Dans une deuxième étude transversale encore en cours, les critères ACR 2016 de fibromyalgie ont été intégrés au registre RUDY afin d’évaluer spécifiquement la composante nociplastique de la douleur, chez les adultes atteints de DF.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Parmi les 281 adultes recrutés ayant complété le PD-Q à l’inclusion (94 DF/MAS, 94 OI, 93 XLH), 86 % rapportaient une douleur actuelle et 47 % une douleur sévère (≥8/10) au cours du mois précédent, sans différences significatives entre les pathologies. Le phénotype de la douleur était similaire entre les maladies : 64 % de profil nociceptif, 22 % de profil neuropathique et 22 % de profils non catégorisés. La douleur de type neuropathique et le sexe féminin étaient significativement associés à une prévalence et une intensité de douleur plus élevées (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05). La douleur généralisée (18 %) était significativement corrélée à une anxiété modérée à sévère (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,03), à la dépression (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001) et à une altération du sommeil (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001).</div><div>Parmi les sept patients avec DF ayant complété le questionnaire fibromyalgie, deux patientes (29 %) présentant une forme monostotique de DF remplissaient les critères diagnostiques ACR de fibromyalgie.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Chez les adultes atteints de maladies osseuses rares, la distribution et les caractéristiques de la douleur restent remarquablement stables, malgré des mécanismes physiopathologiques distincts, suggérant un rôle prédominant des facteurs extra-osseux.</div><div>Cette étude démontre pour la première fois la présence de douleur nociplastique dans cette population, dont la reconnaissance est essent
{"title":"Maladies osseuses rares : vers la reconnaissance de la douleur nociplastique ?","authors":"M. Legrand , F. Clemeno , R. Chapurlat , A. Irani , K. Javaid","doi":"10.1016/j.rhum.2025.10.352","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2025.10.352","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La douleur est un symptôme fréquent dans de nombreuses maladies osseuses rares et est souvent associée à l’altération de la qualité de vie et à la dépression. Sa nature reste peu étudiée, bien qu’elle soit essentielle à la compréhension de ses mécanismes, encore mal élucidés. La douleur nociplastique, en particulier, n’a jamais été explorée chez les patients atteints de maladies osseuses rares.</div><div>L’objectif de cette étude est d’évaluer et caractériser la douleur chez les adultes atteints de maladies osseuses rares, selon une approche multidimensionnelle intégrant la composante nociplastique.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Une première étude transversale a évalué et comparé la distribution et les caractéristiques de la douleur chez des adultes atteints de dysplasie fibreuse (DF), d’ostéogenèse imparfaite (OI) et d’hypophosphatémie liée à l’X (XLH) dans le registre en ligne britannique des maladies osseuses rares, RUDY. La fréquence et le phénotype de la douleur ont été évalués à l’aide du questionnaire Pain-Detect (PD-Q), tandis que la douleur généralisée et la composante nociplastique ont été évaluées par le Widespread Pain Index (WPI) modifié.</div><div>Dans une deuxième étude transversale encore en cours, les critères ACR 2016 de fibromyalgie ont été intégrés au registre RUDY afin d’évaluer spécifiquement la composante nociplastique de la douleur, chez les adultes atteints de DF.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Parmi les 281 adultes recrutés ayant complété le PD-Q à l’inclusion (94 DF/MAS, 94 OI, 93 XLH), 86 % rapportaient une douleur actuelle et 47 % une douleur sévère (≥8/10) au cours du mois précédent, sans différences significatives entre les pathologies. Le phénotype de la douleur était similaire entre les maladies : 64 % de profil nociceptif, 22 % de profil neuropathique et 22 % de profils non catégorisés. La douleur de type neuropathique et le sexe féminin étaient significativement associés à une prévalence et une intensité de douleur plus élevées (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05). La douleur généralisée (18 %) était significativement corrélée à une anxiété modérée à sévère (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,03), à la dépression (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001) et à une altération du sommeil (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001).</div><div>Parmi les sept patients avec DF ayant complété le questionnaire fibromyalgie, deux patientes (29 %) présentant une forme monostotique de DF remplissaient les critères diagnostiques ACR de fibromyalgie.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Chez les adultes atteints de maladies osseuses rares, la distribution et les caractéristiques de la douleur restent remarquablement stables, malgré des mécanismes physiopathologiques distincts, suggérant un rôle prédominant des facteurs extra-osseux.</div><div>Cette étude démontre pour la première fois la présence de douleur nociplastique dans cette population, dont la reconnaissance est essent","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"92 ","pages":"Page A41"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145645866","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.rhum.2025.10.375
C. Van Mullem , F. Natalucci , S. Dierckx , A. Avramovska , T. Sokolova , P. Durez
<div><h3>Introduction</h3><div>La prise en charge de la polyarthrite rhumatoïde (PR) a considérablement évolué, néanmoins, une proportion considérable de patients reste réfractaire à de multiples traitements. Ces personnes ont récemment été incluses dans la nouvelle classification comme PR difficile à traiter (PR D2T). Les recherches en cours visent à identifier les caractéristiques de la résistance au traitement en fonction des mécanismes d’action des DMARD biologiques (bDMARD). Nous avons cherché à estimer la probabilité de progression vers la PR D2T au sein de notre cohorte de PR de l’UCLouvain Bruxelles et à évaluer si le premier traitement par bDMARD ou tsDMARD influence ce risque.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Nous avons mené une analyse rétrospective sur les données cliniques, biologiques, radiologiques et thérapeutiques depuis la première consultation disponible jusqu’à consultation définissant le <em>status</em> PR D2T en analysant tous les traitements par b/ts (synthétiques) DMARD administrés.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Nous avons inclus 675 patients atteints de PR [H/F, 158/517], avec une durée médiane de suivi de 217,1<!--> <!-->±<!--> <!-->9,8 mois. Cent vingt-six (18,7 %) PR répondaient à la définition de la PR D2T. Comme le montre le <span><span>Tableau 1</span></span>A, le groupe D2T a été diagnostiqué à un âge plus jeune et présentait un score HAQ plus élevé (1,60<!--> <!-->±<!--> <!-->0,12 vs 1,30<!--> <!-->±<!--> <!-->0,04) et ont été plus fréquemment exposés aux corticostéroïdes avant le début du traitement par b ou tsDMARD (82,8 % vs 63,8 % ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). La <span><span>Fig. 1</span></span>A–E illustre l’évolution des PR vers le D2T. Nous confirmons que les patients diagnostiqués après 2000 ont eu accès plus tôt aux b ou tsDMARD (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001) (<span><span>Tableau 1</span></span>), mais les taux de D2T sont restés similaires, ce qui suggère que le traitement précoce n’a pas complètement réduit le risque (<span><span>Fig. 1</span></span>C). La visualisation du parcours de traitement (<span><span>Fig. 2</span></span>A) a révélé des transitions fréquentes entre les types de traitement en fonction des mécanismes d’action, en particulier des anti-TNF vers les inhibiteurs de l’IL-6 et les inhibiteurs de JAK, reflétant un schéma thérapeutique progressif typique de la PR D2T. Une carte couleur (<span><span>Fig. 2</span></span>B) a confirmé que si les anti-TNF dominaient la première ligne biologique (81 %), leur utilisation diminuait considérablement parmi les types de traitement ultérieures. L’analyse des raisons de l’arrêt du traitement a montré qu’à partir de la troisième ligne de traitement biologique, l’inefficacité, primaire ou secondaire, était de loin le facteur le plus courant justifiant le changement de traitement (plus de 80 %), dépassant les événements indésirables ou d’autres causes, ce qui souligne la nature réfractaire de la maladie chez c
类风湿关节炎(DR)的管理已经有了很大的发展,但相当大比例的患者仍然对多种治疗有耐药性。这些人最近被重新归类为难以治疗的PR (D2T)。目前正在进行的研究旨在根据生物DMARD (bDMARD)的作用机制确定治疗耐药性的特征。我们试图估计在布鲁塞尔UCLouvain的PR队列中发展为D2T PR的可能性,并评估bDMARD或tsDMARD的初始治疗是否会影响这种风险。患者和方法我们对临床、生物学、放射学和治疗数据进行了回顾性分析,从第一次可用的会诊到定义PR D2T状态的会诊,分析了所有使用b/ s(合成)DMARD的治疗。结果我们包括675例PR患者[H/F, 158/517],中位随访时间为217.1±9.8个月。126人(18.7%)符合D2T PR的定义。表1A所示,一例D2T集团最年轻的年龄并有HAQ评分(最高为1.6±0.12 vs 1.30±0.04)和皮质更经常被暴露在由b或tsDMARD治疗开始之前(82.8% vs 63.8%; p < 0.001)。图1A - E说明了PRs向D2T的演变。我们证实,2000年以后诊断的患者更早地获得了b或tsDMARD (p < 0.001)(表1),但D2T水平保持相似,这表明早期治疗并没有完全降低风险(图1C)。治疗过程的可视化(图2A)显示了治疗类型之间的频繁过渡,这取决于作用机制,特别是从抗tnf到IL-6抑制剂和JAK抑制剂,反映了典型的PR D2T的渐进治疗模式。一份彩色图表(图2B)证实,虽然抗tnf在一线生物中占主导地位(81%),但在随后的治疗类型中,它们的使用显著下降。停止治疗的原因分析显示,第三行起生物治疗、低效、小学或中学,是迄今为止最常见的因素,合理对待变化(80%以上),超过了所有不良事件或其他原因,这强调了自然界的耐火材料这些病人的疾病。值得注意的是,非d2t组的生存率在初始b/tsDMARD类别(图1D - E)、单药使用或与csDMARD联合使用方面没有显著差异。结论:在675名长期随访的患者中,127名患者发展为D2T(18.8%)。D2T患者更年轻,功能障碍更大。在第一次bDMARD之前使用皮质类固醇在D2T组中更常见。当我们比较不同类型的一线治疗时,我们没有发现结果(D2T)的差异,将抗tnf与其他治疗进行比较。疾病的严重程度和持续的炎症似乎是D2T发展的主要因素,而不是具体的治疗策略。进一步的分析正在进行中,以更好地定义PR D2T的概念。
{"title":"Le choix du traitement biologique de première ligne influence-t-il la progression vers une polyarthrite rhumatoïde difficile à traiter ? Perspectives issues de notre cohorte longitudinale PR UCLouvain Bruxelles","authors":"C. Van Mullem , F. Natalucci , S. Dierckx , A. Avramovska , T. Sokolova , P. Durez","doi":"10.1016/j.rhum.2025.10.375","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2025.10.375","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La prise en charge de la polyarthrite rhumatoïde (PR) a considérablement évolué, néanmoins, une proportion considérable de patients reste réfractaire à de multiples traitements. Ces personnes ont récemment été incluses dans la nouvelle classification comme PR difficile à traiter (PR D2T). Les recherches en cours visent à identifier les caractéristiques de la résistance au traitement en fonction des mécanismes d’action des DMARD biologiques (bDMARD). Nous avons cherché à estimer la probabilité de progression vers la PR D2T au sein de notre cohorte de PR de l’UCLouvain Bruxelles et à évaluer si le premier traitement par bDMARD ou tsDMARD influence ce risque.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Nous avons mené une analyse rétrospective sur les données cliniques, biologiques, radiologiques et thérapeutiques depuis la première consultation disponible jusqu’à consultation définissant le <em>status</em> PR D2T en analysant tous les traitements par b/ts (synthétiques) DMARD administrés.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Nous avons inclus 675 patients atteints de PR [H/F, 158/517], avec une durée médiane de suivi de 217,1<!--> <!-->±<!--> <!-->9,8 mois. Cent vingt-six (18,7 %) PR répondaient à la définition de la PR D2T. Comme le montre le <span><span>Tableau 1</span></span>A, le groupe D2T a été diagnostiqué à un âge plus jeune et présentait un score HAQ plus élevé (1,60<!--> <!-->±<!--> <!-->0,12 vs 1,30<!--> <!-->±<!--> <!-->0,04) et ont été plus fréquemment exposés aux corticostéroïdes avant le début du traitement par b ou tsDMARD (82,8 % vs 63,8 % ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). La <span><span>Fig. 1</span></span>A–E illustre l’évolution des PR vers le D2T. Nous confirmons que les patients diagnostiqués après 2000 ont eu accès plus tôt aux b ou tsDMARD (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001) (<span><span>Tableau 1</span></span>), mais les taux de D2T sont restés similaires, ce qui suggère que le traitement précoce n’a pas complètement réduit le risque (<span><span>Fig. 1</span></span>C). La visualisation du parcours de traitement (<span><span>Fig. 2</span></span>A) a révélé des transitions fréquentes entre les types de traitement en fonction des mécanismes d’action, en particulier des anti-TNF vers les inhibiteurs de l’IL-6 et les inhibiteurs de JAK, reflétant un schéma thérapeutique progressif typique de la PR D2T. Une carte couleur (<span><span>Fig. 2</span></span>B) a confirmé que si les anti-TNF dominaient la première ligne biologique (81 %), leur utilisation diminuait considérablement parmi les types de traitement ultérieures. L’analyse des raisons de l’arrêt du traitement a montré qu’à partir de la troisième ligne de traitement biologique, l’inefficacité, primaire ou secondaire, était de loin le facteur le plus courant justifiant le changement de traitement (plus de 80 %), dépassant les événements indésirables ou d’autres causes, ce qui souligne la nature réfractaire de la maladie chez c","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"92 ","pages":"Pages A57-A59"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145645869","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.rhum.2025.10.376
P.A. Juge , M.P. Debray , V. Devauchelle-Pensec , C. Richez , J. Avouac , L. Wemeau-Stervinou , H. Nunes , N. Saindenberg , J.E. Gottenberg , S. Jouneau , A. Constantin , V. Cottin , H. Marotte , M. Soubrier , B. Fautrel , G. Nocturne , P. Richette , F. Berenbaum , H. Zylberman-Yona , I. Gorenne , P. Dieudé
<div><h3>Introduction</h3><div>La polyarthrite rhumatoïde (PR) peut se compliquer d’une pneumopathie interstitielle diffuse (PID) chez 10 à 30 % des patients. Potentiellement sévère, la PR-PID est une maladie hétérogène dont la physiopathologie reste mal élucidée. La cohorte française multicentrique TRANSLATE2 (<span><span>NCT04227535</span><svg><path></path></svg></span>) a inclus des cas atteints PR-PID et des témoins atteints de PR sans PID avec biobanque (ADN, ARN et sérum) et suivi prospectif annuel sur 5 ans. Son objectif principal est l’identification de facteurs génétiques et environnementaux associés à la survenue et à la progression de la PR-PID. Notre objectif est de décrire les caractéristiques à inclusion des patients inclus dans TRANSLATE2.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Les cas et les témoins ont été consécutivement inclus entre février 2020 et mai 2023 (objectif ratio 1:1) par 17 services tertiaires de rhumatologie ou de pneumologie. La PR était définie par les critères ACR/EULAR 2010. Pour les cas, la PID était définie par scanner thoracique à haute résolution (TDM-HR), avec relecture centralisée. Pour les témoins, un TDM-HR sans signe de PID devaient avoir été réalisé dans les 6 mois. Les données à inclusion ont été analysée. Les associations entre les variables et la présence d’une PID ont été testées par régressions logistiques uni- et multivariées.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 506 patients (275 cas et 231 témoins) ont été inclus. À la date de mai 2025, 419 patients participaient toujours (fin de suivi, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->17 ; décès au cours de l’étude, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->50 ; retrait de consentement, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->4 ; perte de vue, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->16). Parmi les cas, 219/275 (80,8 %) présentaient une PID prévalente (durée moyenne de la PID à inclusion 5,2<!--> <!-->±<!--> <!-->5,9 ans). La PID était symptomatique chez 181 cas (65,8 %). Les aspects de pneumopathie interstitielle commune et de pneumopathie interstitielle non-spécifiques étaient les plus fréquents (45,1 % et 17,8 %, respectivement). Des signes de fibroses étaient présents chez 142 (51,6 %) des patients. La capacité vitale forcée et la diffusion pulmonaire du monoxyde de carbone moyennes à inclusion étaient de 87,6<!--> <!-->±<!--> <!-->21,7 % et de 58,4<!--> <!-->±<!--> <!-->18,8 %, respectivement.</div><div>Les cas de PR-PID avaient un âge moyen de début de la PR plus tardif (âge moyen 49,3<!--> <!-->±<!--> <!-->14,8 vs 52,2<!--> <!-->±<!--> <!-->14,7 ans), étaient plus souvent des hommes (48,4 % vs 29,9 %), plus souvent tabagiques (60,2 % vs 49,2 %) avec un nombre médian de paquets-années plus élevé (9,0 [0,0–30,0] vs 0,0 [0,0–18,0]) et présentaient un titre normé médian d’anticorps anti-peptides citrullinés et de facteurs rhumatoïdes plus élevés (21,4 [3,2–34,1] vs 13,1 [2,7–34,1] et 5,8 [1,2–28,3] vs 4,2 [0,0–14,4], respectivement). En analyse multivariée, seuls l’âge de début
{"title":"Caractéristiques à l’inclusion de la cohorte TRANSALTE2 : une étude prospective sur les pneumopathies interstitielles associées à la polyarthrite rhumatoïde","authors":"P.A. Juge , M.P. Debray , V. Devauchelle-Pensec , C. Richez , J. Avouac , L. Wemeau-Stervinou , H. Nunes , N. Saindenberg , J.E. Gottenberg , S. Jouneau , A. Constantin , V. Cottin , H. Marotte , M. Soubrier , B. Fautrel , G. Nocturne , P. Richette , F. Berenbaum , H. Zylberman-Yona , I. Gorenne , P. Dieudé","doi":"10.1016/j.rhum.2025.10.376","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2025.10.376","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La polyarthrite rhumatoïde (PR) peut se compliquer d’une pneumopathie interstitielle diffuse (PID) chez 10 à 30 % des patients. Potentiellement sévère, la PR-PID est une maladie hétérogène dont la physiopathologie reste mal élucidée. La cohorte française multicentrique TRANSLATE2 (<span><span>NCT04227535</span><svg><path></path></svg></span>) a inclus des cas atteints PR-PID et des témoins atteints de PR sans PID avec biobanque (ADN, ARN et sérum) et suivi prospectif annuel sur 5 ans. Son objectif principal est l’identification de facteurs génétiques et environnementaux associés à la survenue et à la progression de la PR-PID. Notre objectif est de décrire les caractéristiques à inclusion des patients inclus dans TRANSLATE2.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Les cas et les témoins ont été consécutivement inclus entre février 2020 et mai 2023 (objectif ratio 1:1) par 17 services tertiaires de rhumatologie ou de pneumologie. La PR était définie par les critères ACR/EULAR 2010. Pour les cas, la PID était définie par scanner thoracique à haute résolution (TDM-HR), avec relecture centralisée. Pour les témoins, un TDM-HR sans signe de PID devaient avoir été réalisé dans les 6 mois. Les données à inclusion ont été analysée. Les associations entre les variables et la présence d’une PID ont été testées par régressions logistiques uni- et multivariées.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 506 patients (275 cas et 231 témoins) ont été inclus. À la date de mai 2025, 419 patients participaient toujours (fin de suivi, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->17 ; décès au cours de l’étude, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->50 ; retrait de consentement, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->4 ; perte de vue, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->16). Parmi les cas, 219/275 (80,8 %) présentaient une PID prévalente (durée moyenne de la PID à inclusion 5,2<!--> <!-->±<!--> <!-->5,9 ans). La PID était symptomatique chez 181 cas (65,8 %). Les aspects de pneumopathie interstitielle commune et de pneumopathie interstitielle non-spécifiques étaient les plus fréquents (45,1 % et 17,8 %, respectivement). Des signes de fibroses étaient présents chez 142 (51,6 %) des patients. La capacité vitale forcée et la diffusion pulmonaire du monoxyde de carbone moyennes à inclusion étaient de 87,6<!--> <!-->±<!--> <!-->21,7 % et de 58,4<!--> <!-->±<!--> <!-->18,8 %, respectivement.</div><div>Les cas de PR-PID avaient un âge moyen de début de la PR plus tardif (âge moyen 49,3<!--> <!-->±<!--> <!-->14,8 vs 52,2<!--> <!-->±<!--> <!-->14,7 ans), étaient plus souvent des hommes (48,4 % vs 29,9 %), plus souvent tabagiques (60,2 % vs 49,2 %) avec un nombre médian de paquets-années plus élevé (9,0 [0,0–30,0] vs 0,0 [0,0–18,0]) et présentaient un titre normé médian d’anticorps anti-peptides citrullinés et de facteurs rhumatoïdes plus élevés (21,4 [3,2–34,1] vs 13,1 [2,7–34,1] et 5,8 [1,2–28,3] vs 4,2 [0,0–14,4], respectivement). En analyse multivariée, seuls l’âge de début","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"92 ","pages":"Pages A59-A60"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145645870","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.rhum.2025.10.340
J. Sagnes , T. Paunet , D. Mariano-Goulart , F. Kucharczak , Y.M. Pers
<div><h3>Introduction</h3><div>La pseudopolyarthrite rhizomélique (PPR) est une pathologie inflammatoire caractérisée par des douleurs symétriques des ceintures pelviennes et scapulaires et un syndrome inflammatoire biologique. Le diagnostic repose sur des critères clinicobiologiques et l’imagerie par 18-FDG TEP permet d’éliminer des diagnostics différentiels et de détecter l’inflammation articulaire et vasculaire associée. Certaines formes atypiques de spondyloarthrites (SpA) peuvent mimer la PPR, mais diffèrent notamment par leur réponse au traitement. L’utilité de la 18FDG-TEP pour évaluer les articulations sacro-iliaques (SI) reste discutée. Dans ce contexte, nous avons étudié le métabolisme des SI chez des patients adressés pour une suspicion de PPR ou d’artérite à cellule géante (ACG).</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Notre étude s’est intéressée aux patients hors corticothérapie ou thérapie ciblée ayant réalisé une 18FDG-TEP dans le cadre d’une suspicion de PPR ou d’ACG au CHU de Montpellier entre janvier 2022 et juillet 2025. Nous avons quantifié par le SUVmax le métabolisme des SI et des articulations classiquement atteintes dans la PPR.</div><div>Résultats 26 patients ont été inclus sur les 59 patients sélectionnés. Parmi les patients exclus, 2 ne présentaient finalement pas de PPR (une enthésopathie calcifiante et une arthropathie microcristalline), 9 n’avaient pas de suivi clinique post-TEP et 22 était sous corticothérapie ou thérapie ciblée au moment de l’imagerie. Ces derniers ont été exclus de l’étude car ce type de thérapie diminue la sensibilité de la 18FDG-PET. La plupart des patients présentait une atteinte classique de PPR avec un hypermétabolisme des épaules, des hanches, des tubérosités ischiatiques et des espaces interépineux. Le métabolisme de leurs SI était moins intense que les autres articulations atteintes. Trois patients ont montré un hypermétabolisme significatif des SI. Ces patients présentaient des douleurs des hanches et des épaules mais également des douleurs rachidiennes. Deux d’entre eux présentaient des fessalgies. Les IRM ont montré des sacro-iliites érosives chez ces 3 patients. La symptomatologie de deux de ces patients a été résolutive après corticothérapie et traitement par anti-IL6, indiqué dans la PPR. Le dernier patient a été traité par Upadacitinib, après échec d’un anti-IL6 (<span><span>Fig. 1</span></span>).</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Chez les patients atteints de PPR, la 18-FDG TEP est utile pour diagnostiquer la maladie, une ACG associée et exclure d’autres maladies inflammatoires ou malignes. Il est parfois difficile de distinguer cliniquement la PPR des formes atypiques de SpA à début tardif. Notre étude montre qu’un hypermétabolisme des SI est évocateur d’une forme atypique de SpA/PPR. Ces sacro-iliites ont été confirmées par IRM qui reste l’examen de référence.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Chez les patients atteints de PPR, le métabolisme des SI est plu
{"title":"Étude rétrospective du métabolisme des articulations sacro-iliaques chez des patients ayant réalisé une 18FDG-TEP pour suspicion de pseudopolyarthrite rhizomélique ou d’artérite à cellule géante (ACG)","authors":"J. Sagnes , T. Paunet , D. Mariano-Goulart , F. Kucharczak , Y.M. Pers","doi":"10.1016/j.rhum.2025.10.340","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2025.10.340","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La pseudopolyarthrite rhizomélique (PPR) est une pathologie inflammatoire caractérisée par des douleurs symétriques des ceintures pelviennes et scapulaires et un syndrome inflammatoire biologique. Le diagnostic repose sur des critères clinicobiologiques et l’imagerie par 18-FDG TEP permet d’éliminer des diagnostics différentiels et de détecter l’inflammation articulaire et vasculaire associée. Certaines formes atypiques de spondyloarthrites (SpA) peuvent mimer la PPR, mais diffèrent notamment par leur réponse au traitement. L’utilité de la 18FDG-TEP pour évaluer les articulations sacro-iliaques (SI) reste discutée. Dans ce contexte, nous avons étudié le métabolisme des SI chez des patients adressés pour une suspicion de PPR ou d’artérite à cellule géante (ACG).</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Notre étude s’est intéressée aux patients hors corticothérapie ou thérapie ciblée ayant réalisé une 18FDG-TEP dans le cadre d’une suspicion de PPR ou d’ACG au CHU de Montpellier entre janvier 2022 et juillet 2025. Nous avons quantifié par le SUVmax le métabolisme des SI et des articulations classiquement atteintes dans la PPR.</div><div>Résultats 26 patients ont été inclus sur les 59 patients sélectionnés. Parmi les patients exclus, 2 ne présentaient finalement pas de PPR (une enthésopathie calcifiante et une arthropathie microcristalline), 9 n’avaient pas de suivi clinique post-TEP et 22 était sous corticothérapie ou thérapie ciblée au moment de l’imagerie. Ces derniers ont été exclus de l’étude car ce type de thérapie diminue la sensibilité de la 18FDG-PET. La plupart des patients présentait une atteinte classique de PPR avec un hypermétabolisme des épaules, des hanches, des tubérosités ischiatiques et des espaces interépineux. Le métabolisme de leurs SI était moins intense que les autres articulations atteintes. Trois patients ont montré un hypermétabolisme significatif des SI. Ces patients présentaient des douleurs des hanches et des épaules mais également des douleurs rachidiennes. Deux d’entre eux présentaient des fessalgies. Les IRM ont montré des sacro-iliites érosives chez ces 3 patients. La symptomatologie de deux de ces patients a été résolutive après corticothérapie et traitement par anti-IL6, indiqué dans la PPR. Le dernier patient a été traité par Upadacitinib, après échec d’un anti-IL6 (<span><span>Fig. 1</span></span>).</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Chez les patients atteints de PPR, la 18-FDG TEP est utile pour diagnostiquer la maladie, une ACG associée et exclure d’autres maladies inflammatoires ou malignes. Il est parfois difficile de distinguer cliniquement la PPR des formes atypiques de SpA à début tardif. Notre étude montre qu’un hypermétabolisme des SI est évocateur d’une forme atypique de SpA/PPR. Ces sacro-iliites ont été confirmées par IRM qui reste l’examen de référence.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Chez les patients atteints de PPR, le métabolisme des SI est plu","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"92 ","pages":"Pages A32-A33"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145645645","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.rhum.2025.10.341
J. Grassot , F. Marzouki , R. Herve , M. Breckler , L. Semerano , N. Bessis , H.K. Ea , C. Sanson , G. Pouliquen , P. Pouletty , M.C. Boissier , E. Rivière
<div><h3>Introduction</h3><div>La goutte est une maladie fréquente avec des crises extrêmement douloureuses et invalidantes. La colchicine, habituellement utilisée par voie orale pour traiter les crises a une marge thérapeutique étroite, ce qui expose à des risques de surdosage. Le développement de nouvelles options thérapeutiques plus efficaces, à action rapide et présentant un bon profil de tolérance est donc nécessaire. Cette étude évalue l’efficacité de la colchicine (COL) encapsulée dans des microsphères administrées par voie intra-articulaire, permettant une libération prolongée (sustained release, SR-COL), ainsi que celle d’une combinaison de SR-COL avec un anesthésique (chlorhydrate de ropivacaïne, ROPI) (PKM-01), dans un modèle d’arthrite aiguë chez le rat.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Le composé PKM-01 associe la ROPI à la SR-COL, préparée à l’aide d’un polymère poly(lactique-co-glycolique) (PLGA). Un modèle d’arthrite induite par injection intra-articulaire (IA) de carragénine (CAR) dans les genoux ou les chevilles de rats a été utilisé pour cette étude. Les traitements (PBS, dexaméthasone (DXM), SR-COL, ROPI ou PKM-01) ont été administrés par voie intra-articulaire immédiatement après l’injection de CAR. La douleur a été évaluée par les tests de Von Frey ou les tests d’équilibre postural. Les scores histologiques ont permis d’évaluer l’inflammation et la destruction articulaire.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Tous les animaux ont développé une arthrite aiguë douloureuse et destructrice après l’injection de CAR. La ROPI a permis un soulagement efficace de la douleur, mais sans impact significatif sur l’inflammation, ni sur la destruction articulaire. L’administration intra-articulaire de SR-COL a permis une diminution des scores cliniques de douleur, de l’inflammation articulaire et de la destruction. Enfin, après l’administration intra-articulaire de PKM-01, un effet analgésique rapide et une diminution des scores d’inflammation et de destruction articulaire ont été observés. Les concentrations sanguines de colchicine mesurées après injection dans la cheville étaient inférieures aux seuils de toxicité. Aucun effet délétère local n’a été observé suite à l’administration de microsphères de SR-COL, seules ou en combinaison avec la ropivacaïne (PKM-01).</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Cette étude établit une preuve de concept de l’efficacité du traitement intra-articulaire par SR-COL en combinaison avec la ropivacaïne (ROPI), dans un modèle d’arthrite aiguë. Les faibles concentrations systémiques de COL observées dans cette étude, suggèrent, si elles sont confirmées chez l’humain, la possibilité d’administrer ce traitement par voie intra-articulaire notamment en cas d’interactions médicamenteuses ou de comorbidités. Sur la base de ces résultats précliniques et d’une confirmation clinique, PKM-01 pourrait constituer une option thérapeutique à la fois rapide et sûre pour le traitement de la douleur aigu
{"title":"Efficacité de microsphères encapsulant de la colchicine dans un modèle murin d’arthrite aiguë","authors":"J. Grassot , F. Marzouki , R. Herve , M. Breckler , L. Semerano , N. Bessis , H.K. Ea , C. Sanson , G. Pouliquen , P. Pouletty , M.C. Boissier , E. Rivière","doi":"10.1016/j.rhum.2025.10.341","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2025.10.341","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La goutte est une maladie fréquente avec des crises extrêmement douloureuses et invalidantes. La colchicine, habituellement utilisée par voie orale pour traiter les crises a une marge thérapeutique étroite, ce qui expose à des risques de surdosage. Le développement de nouvelles options thérapeutiques plus efficaces, à action rapide et présentant un bon profil de tolérance est donc nécessaire. Cette étude évalue l’efficacité de la colchicine (COL) encapsulée dans des microsphères administrées par voie intra-articulaire, permettant une libération prolongée (sustained release, SR-COL), ainsi que celle d’une combinaison de SR-COL avec un anesthésique (chlorhydrate de ropivacaïne, ROPI) (PKM-01), dans un modèle d’arthrite aiguë chez le rat.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Le composé PKM-01 associe la ROPI à la SR-COL, préparée à l’aide d’un polymère poly(lactique-co-glycolique) (PLGA). Un modèle d’arthrite induite par injection intra-articulaire (IA) de carragénine (CAR) dans les genoux ou les chevilles de rats a été utilisé pour cette étude. Les traitements (PBS, dexaméthasone (DXM), SR-COL, ROPI ou PKM-01) ont été administrés par voie intra-articulaire immédiatement après l’injection de CAR. La douleur a été évaluée par les tests de Von Frey ou les tests d’équilibre postural. Les scores histologiques ont permis d’évaluer l’inflammation et la destruction articulaire.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Tous les animaux ont développé une arthrite aiguë douloureuse et destructrice après l’injection de CAR. La ROPI a permis un soulagement efficace de la douleur, mais sans impact significatif sur l’inflammation, ni sur la destruction articulaire. L’administration intra-articulaire de SR-COL a permis une diminution des scores cliniques de douleur, de l’inflammation articulaire et de la destruction. Enfin, après l’administration intra-articulaire de PKM-01, un effet analgésique rapide et une diminution des scores d’inflammation et de destruction articulaire ont été observés. Les concentrations sanguines de colchicine mesurées après injection dans la cheville étaient inférieures aux seuils de toxicité. Aucun effet délétère local n’a été observé suite à l’administration de microsphères de SR-COL, seules ou en combinaison avec la ropivacaïne (PKM-01).</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Cette étude établit une preuve de concept de l’efficacité du traitement intra-articulaire par SR-COL en combinaison avec la ropivacaïne (ROPI), dans un modèle d’arthrite aiguë. Les faibles concentrations systémiques de COL observées dans cette étude, suggèrent, si elles sont confirmées chez l’humain, la possibilité d’administrer ce traitement par voie intra-articulaire notamment en cas d’interactions médicamenteuses ou de comorbidités. Sur la base de ces résultats précliniques et d’une confirmation clinique, PKM-01 pourrait constituer une option thérapeutique à la fois rapide et sûre pour le traitement de la douleur aigu","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"92 ","pages":"Page A33"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145645646","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
<div><h3>Objectif</h3><div>Évaluer le risque d’infections globales chez les patients atteints de rhumatisme psoriasique et de spondyloarthrite axiale, incluant la spondylarthrite ankylosante et la spondyloarthrite axiale non radiographique, recevant un traitement biologique ou une thérapie ciblée.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Une recherche systématique des essais comparatifs randomisés menés chez des patients atteints de rhumatisme psoriasique ou de spondyloarthrite axiale et recevant un traitement de fond antirhumatismal biologique ou ciblé synthétique a été effectuée dans les bases de données Medline et Cochrane jusqu’en mars 2021. Les infections globales (toutes les infections signalées – bactériennes, virales et fongiques – à l’exception des infections sévères) étaient le critère d’évaluation principal. Les critères secondaires incluaient les infections sévères, définies comme des infections menaçant le pronostic vital ou nécessitant une antibiothérapie intraveineuse ou une hospitalisation. Le risque relatif des infections a été déterminé par une méta-analyse des essais sélectionnés.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 60 essais comparatifs randomisés ont été inclus (20 418 patients), comparant 17 traitements de fond antirhumatismaux biologiques ou ciblés synthétiques à un placebo, à un traitement de fond conventionnel synthétique ou à des anti-inflammatoires non stéroïdiens. Un risque plus élevé de déclarer une infection a été observé chez les patients prenant ces traitements (RR 1,15 ; IC 95 % 1,06–1,25), en particulier à forte dose et sur une durée prolongée. Il s’agissait, pour la plupart, d’infections respiratoires ou otorhinolaryngologiques. Les analyses en sous-groupes ont montré une augmentation statistiquement significative du risque d’infections dans la spondyloarthrite axiale (RR 1,32 ; IC 95 % 1,14–1,52) mais pas dans le rhumatisme psoriasique (RR 1,05 ; IC 95 % 0,97–1,14). Le risque était maximal avec les anti-TNF (RR 1,23 ; IC 95 % 1,11–1,37) et les anti-IL17 (RR 1,30 ; IC 95 % 1,07–1,59). Il n’a pas été démontré d’augmentation du risque d’infections sévères.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Contrairement au risque d’infections sévères, le risque des infections globales est modérément augmenté par la prise d’un traitement de fond antirhumatismal biologique ou ciblé synthétique dans les spondyloarthrites, et il est notamment associé aux anti-TNF et anti-IL17.</div></div><div><h3>Objective</h3><div>To evaluate the risk of global infections in patients with psoriatic arthritis (PsA) and axial spondyloarthritis encompassing ankylosing spondylitis (AS) and non-radiographic axial spondyloarthritis (nr-axSpA) treated with biologic or targeted therapies.</div></div><div><h3>Methods</h3><div>Medline and Cochrane databases were systematically searched up to March 2021 for randomized controlled trials (RCTs) performed in patients with PsA or axial spondyloarthritis treated with biologic or targeted synthetic di
{"title":"Risque d’infection chez les patients atteints de rhumatisme psoriasique ou de spondyloarthrite axiale sous traitement biologique ou thérapie ciblée : méta-analyse d’essais comparatifs randomisés","authors":"Milène Seauve , Mélanie Auréal , Soline Laplane , Jean-Christophe Lega , Natalia Cabrera , Fabienne Coury","doi":"10.1016/j.rhum.2025.05.004","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2025.05.004","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectif</h3><div>Évaluer le risque d’infections globales chez les patients atteints de rhumatisme psoriasique et de spondyloarthrite axiale, incluant la spondylarthrite ankylosante et la spondyloarthrite axiale non radiographique, recevant un traitement biologique ou une thérapie ciblée.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Une recherche systématique des essais comparatifs randomisés menés chez des patients atteints de rhumatisme psoriasique ou de spondyloarthrite axiale et recevant un traitement de fond antirhumatismal biologique ou ciblé synthétique a été effectuée dans les bases de données Medline et Cochrane jusqu’en mars 2021. Les infections globales (toutes les infections signalées – bactériennes, virales et fongiques – à l’exception des infections sévères) étaient le critère d’évaluation principal. Les critères secondaires incluaient les infections sévères, définies comme des infections menaçant le pronostic vital ou nécessitant une antibiothérapie intraveineuse ou une hospitalisation. Le risque relatif des infections a été déterminé par une méta-analyse des essais sélectionnés.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 60 essais comparatifs randomisés ont été inclus (20 418 patients), comparant 17 traitements de fond antirhumatismaux biologiques ou ciblés synthétiques à un placebo, à un traitement de fond conventionnel synthétique ou à des anti-inflammatoires non stéroïdiens. Un risque plus élevé de déclarer une infection a été observé chez les patients prenant ces traitements (RR 1,15 ; IC 95 % 1,06–1,25), en particulier à forte dose et sur une durée prolongée. Il s’agissait, pour la plupart, d’infections respiratoires ou otorhinolaryngologiques. Les analyses en sous-groupes ont montré une augmentation statistiquement significative du risque d’infections dans la spondyloarthrite axiale (RR 1,32 ; IC 95 % 1,14–1,52) mais pas dans le rhumatisme psoriasique (RR 1,05 ; IC 95 % 0,97–1,14). Le risque était maximal avec les anti-TNF (RR 1,23 ; IC 95 % 1,11–1,37) et les anti-IL17 (RR 1,30 ; IC 95 % 1,07–1,59). Il n’a pas été démontré d’augmentation du risque d’infections sévères.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Contrairement au risque d’infections sévères, le risque des infections globales est modérément augmenté par la prise d’un traitement de fond antirhumatismal biologique ou ciblé synthétique dans les spondyloarthrites, et il est notamment associé aux anti-TNF et anti-IL17.</div></div><div><h3>Objective</h3><div>To evaluate the risk of global infections in patients with psoriatic arthritis (PsA) and axial spondyloarthritis encompassing ankylosing spondylitis (AS) and non-radiographic axial spondyloarthritis (nr-axSpA) treated with biologic or targeted therapies.</div></div><div><h3>Methods</h3><div>Medline and Cochrane databases were systematically searched up to March 2021 for randomized controlled trials (RCTs) performed in patients with PsA or axial spondyloarthritis treated with biologic or targeted synthetic di","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"92 6","pages":"Pages 646-661"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145652020","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.rhum.2025.05.009
Paul Arnolfo , Yann Péréon , Jean-Marie Berthelot
{"title":"Amyotrophie névralgique de Parsonage-Turner en pratique quotidienne : le plus souvent, atteinte d’un seul nerf","authors":"Paul Arnolfo , Yann Péréon , Jean-Marie Berthelot","doi":"10.1016/j.rhum.2025.05.009","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2025.05.009","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"92 6","pages":"Pages 642-645"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145652021","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}