Pub Date : 2026-01-01DOI: 10.1016/j.rhum.2025.09.015
Florence A. Trémollieres, Anna Gosset
{"title":"Le retour du traitement hormonal de ménopause","authors":"Florence A. Trémollieres, Anna Gosset","doi":"10.1016/j.rhum.2025.09.015","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2025.09.015","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"93 1","pages":"Pages 15-19"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-01-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"146057516","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2026-01-01DOI: 10.1016/j.rhum.2025.08.006
Violaine Foltz, Sylvie Rozenberg
La lombalgie de la femme enceinte associe le plus souvent une association de douleurs de la région lombaire et pelvienne. Elle est extrêmement fréquente (50 à 80 % des femmes) et universelle. La physiopathologie des douleurs n’est pas claire mais associerait probablement des causes mécaniques et biomécanique à des causes hormonales et vasculaires. En revanche les facteurs de risque sont mieux identifiés, les douleurs étant plus fréquentes pour les femmes ayant des antécédents de lombalgies, un IMC plus élevé et un manque d’activité physique. La lombalgie est commune dans la majorité des cas et le diagnostic consiste essentiellement à différencier une douleur d’origine rachidienne ou non rachidienne (sacro-iliaque, fissure osseuse…), éliminer les drapeaux rouges et les complications neurologiques. Il faut dans la mesure du possible éviter les imageries et si nécessaire, l’IRM sera à privilégier. L’évolution est le plus souvent favorable après l’accouchement mais un faible pourcentage de femmes décrit des douleurs récurrentes ou persistantes après plusieurs années. La prise en charge repose sur la prise en charge de la douleur, le maintien des activités avec comme objectifs de soulager et de maintenir une bonne qualité de vie.
Low back pain in pregnant women most often involves a combination of pain in pelvic and lumbar region. It is a common problem for all women around the world. The causes of pain are unclear but concern probably a multitude of mechanical, hormonal, and vascular changes associated with pregnancy. On the other hand, risk factors of pain are better identified, with pain being more common in women with a history of low back pain, higher BMI and lack of physical activity. The majority of pain are non-specific low back pain and diagnosis consists in differentiating between spinal and non-spinal pain (sacroiliac joints, bone fissures..), eliminating red flags and neurological complications. Radiological prescriptions must be avoided and if needed, MRI would be prefered. The clinical course of low back pain is often favourable after delivery, but a small percentage of women describe recurrent or persistent pain after several years. Management is based on improvement of pain, staying active with the objectives of relieving pain and maintaining a good quality of life.
{"title":"Lombalgie et grossesse","authors":"Violaine Foltz, Sylvie Rozenberg","doi":"10.1016/j.rhum.2025.08.006","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2025.08.006","url":null,"abstract":"<div><div>La lombalgie de la femme enceinte associe le plus souvent une association de douleurs de la région lombaire et pelvienne. Elle est extrêmement fréquente (50 à 80 % des femmes) et universelle. La physiopathologie des douleurs n’est pas claire mais associerait probablement des causes mécaniques et biomécanique à des causes hormonales et vasculaires. En revanche les facteurs de risque sont mieux identifiés, les douleurs étant plus fréquentes pour les femmes ayant des antécédents de lombalgies, un IMC plus élevé et un manque d’activité physique. La lombalgie est commune dans la majorité des cas et le diagnostic consiste essentiellement à différencier une douleur d’origine rachidienne ou non rachidienne (sacro-iliaque, fissure osseuse…), éliminer les drapeaux rouges et les complications neurologiques. Il faut dans la mesure du possible éviter les imageries et si nécessaire, l’IRM sera à privilégier. L’évolution est le plus souvent favorable après l’accouchement mais un faible pourcentage de femmes décrit des douleurs récurrentes ou persistantes après plusieurs années. La prise en charge repose sur la prise en charge de la douleur, le maintien des activités avec comme objectifs de soulager et de maintenir une bonne qualité de vie.</div></div><div><div>Low back pain in pregnant women most often involves a combination of pain in pelvic and lumbar region. It is a common problem for all women around the world. The causes of pain are unclear but concern probably a multitude of mechanical, hormonal, and vascular changes associated with pregnancy. On the other hand, risk factors of pain are better identified, with pain being more common in women with a history of low back pain, higher BMI and lack of physical activity. The majority of pain are non-specific low back pain and diagnosis consists in differentiating between spinal and non-spinal pain (sacroiliac joints, bone fissures..), eliminating red flags and neurological complications. Radiological prescriptions must be avoided and if needed, MRI would be prefered. The clinical course of low back pain is often favourable after delivery, but a small percentage of women describe recurrent or persistent pain after several years. Management is based on improvement of pain, staying active with the objectives of relieving pain and maintaining a good quality of life.</div></div>","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"93 1","pages":"Pages 146-152"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-01-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"146057524","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.rhum.2025.10.367
Y. Elayachi , N. Benabdelmalek , S. Dakhch , S. Benziane , F. Elgouid , S. Aitmalek , I. Ghozlani , M. Erraoui
<div><h3>Introduction</h3><div>L’hyperparathyroïdie secondaire constitue une manifestation majeure des troubles minéraux et osseux associés à la maladie rénale chronique, caractérisée par une élévation du taux de parathormone (PTH) qui favorise la résorption osseuse, particulièrement au niveau des sites d’insertion tendineuse (enthèses). Malgré leur importance clinique, les complications tendineuses chez les patients hémodialysés demeurent insuffisamment documentées. L’objectif de notre étude était de réaliser une évaluation échographique des complications tendineuses et établir la corrélation entre les anomalies échographiques et l’hyperparathyroïdie secondaire chez les patients hémodialysés chroniques.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Une étude prospective interventionnelle a été menée sur 14 patients hémodialysés chroniques de février à juillet 2024. Un examen échographique ostéoarticulaire des tendons achilléens et quadricipitaux bilatéraux a été réalisé par un rhumatologue expérimenté.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>L’âge médian était de 57,5 ans avec une prédominance féminine (71,4 %). L’étiologie de la néphropathie était majoritairement d’origine vasculaire ou indéterminée (35,7 % chacune). La durée médiane d’hémodialyse était de 4 ans. La prévalence de l’hyperparathyroïdie secondaire atteignait 50 % avec une concentration médiane de PTH de 527,7<!--> <!-->pg/L. L’examen échographique a révélé des anomalies tendineuses dans 76,8 % des cas. L’épaississement tendineux était présent chez 42,9 % des patients, principalement au niveau du corps tendineux, tandis que les dépôts calcifiants étaient observés dans 58,9 % des cas, préférentiellement au niveau des enthèses. L’analyse de corrélation a montré une association significative entre les concentrations sériques de PTH et l’épaississement enthésique (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,05), sans corrélation significative pour l’épaississement du corps tendineux (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,84), les anomalies structurelles (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,29) ou les dépôts calcifiants.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Cette étude révèle une prévalence élevée d’anomalies tendineuses échographiques (76,8 %) chez les patients hémodialysés chroniques, avec une prédominance des dépôts calcifiants au niveau des enthèses (58,9 %). Les résultats montrent des corrélations variables avec la littérature existante : seul l’épaississement des enthèses présente une corrélation significative avec la PTH, contrairement aux autres paramètres échographiques. Cette hétérogénéité des résultats dans la littérature suggère une relation complexe entre l’hyperparathyroïdie secondaire et les altérations tendineuses chez les patients en hémodialyse chronique.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Les anomalies tendineuses échographiques sont fréquemment observées chez les patients hémodialysés chroniques. Bien que la relation entre ces anomalies et l’hyperparathyroïdie soit théoriquement éta
{"title":"Évaluation échographique de l’atteinte tendineuse des hyperparathyroïdies secondaires chez les hémodialysés chroniques","authors":"Y. Elayachi , N. Benabdelmalek , S. Dakhch , S. Benziane , F. Elgouid , S. Aitmalek , I. Ghozlani , M. Erraoui","doi":"10.1016/j.rhum.2025.10.367","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2025.10.367","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’hyperparathyroïdie secondaire constitue une manifestation majeure des troubles minéraux et osseux associés à la maladie rénale chronique, caractérisée par une élévation du taux de parathormone (PTH) qui favorise la résorption osseuse, particulièrement au niveau des sites d’insertion tendineuse (enthèses). Malgré leur importance clinique, les complications tendineuses chez les patients hémodialysés demeurent insuffisamment documentées. L’objectif de notre étude était de réaliser une évaluation échographique des complications tendineuses et établir la corrélation entre les anomalies échographiques et l’hyperparathyroïdie secondaire chez les patients hémodialysés chroniques.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Une étude prospective interventionnelle a été menée sur 14 patients hémodialysés chroniques de février à juillet 2024. Un examen échographique ostéoarticulaire des tendons achilléens et quadricipitaux bilatéraux a été réalisé par un rhumatologue expérimenté.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>L’âge médian était de 57,5 ans avec une prédominance féminine (71,4 %). L’étiologie de la néphropathie était majoritairement d’origine vasculaire ou indéterminée (35,7 % chacune). La durée médiane d’hémodialyse était de 4 ans. La prévalence de l’hyperparathyroïdie secondaire atteignait 50 % avec une concentration médiane de PTH de 527,7<!--> <!-->pg/L. L’examen échographique a révélé des anomalies tendineuses dans 76,8 % des cas. L’épaississement tendineux était présent chez 42,9 % des patients, principalement au niveau du corps tendineux, tandis que les dépôts calcifiants étaient observés dans 58,9 % des cas, préférentiellement au niveau des enthèses. L’analyse de corrélation a montré une association significative entre les concentrations sériques de PTH et l’épaississement enthésique (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,05), sans corrélation significative pour l’épaississement du corps tendineux (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,84), les anomalies structurelles (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,29) ou les dépôts calcifiants.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Cette étude révèle une prévalence élevée d’anomalies tendineuses échographiques (76,8 %) chez les patients hémodialysés chroniques, avec une prédominance des dépôts calcifiants au niveau des enthèses (58,9 %). Les résultats montrent des corrélations variables avec la littérature existante : seul l’épaississement des enthèses présente une corrélation significative avec la PTH, contrairement aux autres paramètres échographiques. Cette hétérogénéité des résultats dans la littérature suggère une relation complexe entre l’hyperparathyroïdie secondaire et les altérations tendineuses chez les patients en hémodialyse chronique.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Les anomalies tendineuses échographiques sont fréquemment observées chez les patients hémodialysés chroniques. Bien que la relation entre ces anomalies et l’hyperparathyroïdie soit théoriquement éta","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"92 ","pages":"Pages A52-A53"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145645504","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.rhum.2025.10.383
M. Bekey, M. Ghali, R. Grassa, N. Ben Chekaya, M. Jguirim, S. Zrour, I. Bèjia
<div><h3>Introduction</h3><div>Dans la prise en charge des maladies chroniques, l’objectif thérapeutique est d’assurer le contrôle de la maladie tout en réduisant les complications. L’adhésion au traitement constitue un élément central de cette prise en charge. L’objectif de cette étude est d’évaluer les croyances parentales concernant l’utilisation des immunosuppresseurs chez les enfants atteints d’AJI et analyser leur impact sur l’adhésion thérapeutique.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Il s’agit d’une étude observationnelle transversale menée auprès d’enfants suivis pour AJI. L’adhésion thérapeutique a été évaluée à l’aide du Belief on Medicine Questionnaire (BMQ), qui explore deux dimensions principales : la nécessité perçue du traitement et les inquiétudes liées à ses effets indésirables. Chaque dimension comprend cinq items cotés de 1 (désaccord fort) à 5 (accord fort). L’observance thérapeutique a été évaluée à l’aide du Child Adherence Report Questionnaire (CARQ).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La population étudiée comprenait 28 enfants atteints d’AJI, avec une répartition équilibrée entre filles et garçons (50 % chacun). Le questionnaire a été rempli dans 71,5 % des cas par les mères des enfants concernés. Concernant les croyances liées à « la nécessité de traitement », 60,7 % des parents considéraient que l’état de santé actuel de leur enfant dépendait du traitement et 85,6 % estimaient que celui-ci empêchait l’aggravation de la maladie. Par ailleurs, 71,4 % pensaient que leur enfant serait très malade en l’absence de traitement et 82 % jugeaient que la santé future de leur enfant en dépendait. En revanche, 10,7 % des répondants étaient en désaccord avec l’affirmation « la vie de mon enfant serait impossible sans son traitement. La dimension « nécessité des immunosuppresseurs » a été évaluée avec un score allant de 5 (absence de nécessité) à 25 (forte nécessité), avec une moyenne de 20. Concernant la dimension « inquiétudes », 60 % des parents se déclarent inquiets de la nécessité pour leur enfant de suivre un traitement, et 64,2 % s’inquiètent des effets à long terme de celui-ci. Ils craignent notamment, pour 67,8 %, que leur enfant devienne trop dépendant de son traitement. La majorité des parents estime bien connaître le traitement prescrit, 60,6 % étant en désaccord avec l’idée que celui-ci reste un mystère pour eux. Par ailleurs, 75 % des répondants considèrent que le traitement n’entrave pas la vie quotidienne de leur enfant. La moyenne du score de cette dimension, allant de 5 (pas d’inquiétude) à 25 (forte inquiétude), était de 15. L’analyse combinée des deux dimensions, « nécessité » et « inquiétudes » montre que pour 82,1 % des parents, les bénéfices du traitement dépassent les inquiétudes. La majorité des parents exprime une perception globalement positive des traitements : 82,1 % rejettent l’idée qu’ils soient nocifs et aucun ne les considère comme des poisons. Plus de 60 % ne croient pas en la supér
{"title":"Le Belief on Medicine Questionnaire permet-il de prédire l’adhésion thérapeutique au cours de l’arthrite juvénile idiopathique ?","authors":"M. Bekey, M. Ghali, R. Grassa, N. Ben Chekaya, M. Jguirim, S. Zrour, I. Bèjia","doi":"10.1016/j.rhum.2025.10.383","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2025.10.383","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Dans la prise en charge des maladies chroniques, l’objectif thérapeutique est d’assurer le contrôle de la maladie tout en réduisant les complications. L’adhésion au traitement constitue un élément central de cette prise en charge. L’objectif de cette étude est d’évaluer les croyances parentales concernant l’utilisation des immunosuppresseurs chez les enfants atteints d’AJI et analyser leur impact sur l’adhésion thérapeutique.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Il s’agit d’une étude observationnelle transversale menée auprès d’enfants suivis pour AJI. L’adhésion thérapeutique a été évaluée à l’aide du Belief on Medicine Questionnaire (BMQ), qui explore deux dimensions principales : la nécessité perçue du traitement et les inquiétudes liées à ses effets indésirables. Chaque dimension comprend cinq items cotés de 1 (désaccord fort) à 5 (accord fort). L’observance thérapeutique a été évaluée à l’aide du Child Adherence Report Questionnaire (CARQ).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La population étudiée comprenait 28 enfants atteints d’AJI, avec une répartition équilibrée entre filles et garçons (50 % chacun). Le questionnaire a été rempli dans 71,5 % des cas par les mères des enfants concernés. Concernant les croyances liées à « la nécessité de traitement », 60,7 % des parents considéraient que l’état de santé actuel de leur enfant dépendait du traitement et 85,6 % estimaient que celui-ci empêchait l’aggravation de la maladie. Par ailleurs, 71,4 % pensaient que leur enfant serait très malade en l’absence de traitement et 82 % jugeaient que la santé future de leur enfant en dépendait. En revanche, 10,7 % des répondants étaient en désaccord avec l’affirmation « la vie de mon enfant serait impossible sans son traitement. La dimension « nécessité des immunosuppresseurs » a été évaluée avec un score allant de 5 (absence de nécessité) à 25 (forte nécessité), avec une moyenne de 20. Concernant la dimension « inquiétudes », 60 % des parents se déclarent inquiets de la nécessité pour leur enfant de suivre un traitement, et 64,2 % s’inquiètent des effets à long terme de celui-ci. Ils craignent notamment, pour 67,8 %, que leur enfant devienne trop dépendant de son traitement. La majorité des parents estime bien connaître le traitement prescrit, 60,6 % étant en désaccord avec l’idée que celui-ci reste un mystère pour eux. Par ailleurs, 75 % des répondants considèrent que le traitement n’entrave pas la vie quotidienne de leur enfant. La moyenne du score de cette dimension, allant de 5 (pas d’inquiétude) à 25 (forte inquiétude), était de 15. L’analyse combinée des deux dimensions, « nécessité » et « inquiétudes » montre que pour 82,1 % des parents, les bénéfices du traitement dépassent les inquiétudes. La majorité des parents exprime une perception globalement positive des traitements : 82,1 % rejettent l’idée qu’ils soient nocifs et aucun ne les considère comme des poisons. Plus de 60 % ne croient pas en la supér","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"92 ","pages":"Pages A64-A65"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145645541","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.rhum.2025.10.408
I. Ben Marzouk, I. El Binoune, S. Rostom, G. Ghoullam, S. Zemrani, B. Amine, R. Bahiri
<div><h3>Introduction</h3><div>Le catastrophisme correspond à une réponse cognitive et affective négative face à la douleur, présente ou anticipée. Dans la polyarthrite rhumatoïde (PR), il concerne une proportion importante de patients et s’associe à une moindre probabilité de rémission ainsi qu’à une majoration des composantes subjectives des scores d’activité. L’éducation thérapeutique du patient (ETP), de plus en plus pratiquée et recommandée dans diverses spécialités, vise en rhumatologie à renforcer les connaissances et l’auto-gestion et pourrait ainsi réduire le catastrophisme.</div></div><div><h3>Objectif</h3><div>Évaluer l’impact d’un programme structuré d’ETP sur l’évolution du Pain Catastrophizing Scale (PCS) chez des patients PR traités par biothérapie.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Essai contrôlé randomisé monocentrique incluant des adultes PR selon les critères ACR/EULAR 2010 traités par biothérapie. Deux bras : groupe ETP et groupe non-ETP. Le programme, élaboré par notre comité d’ETP, comprenait des séances éducatives individuelles et collectives visant la compréhension de la maladie et la gestion de la biothérapie. Le catastrophisme était évalué par le PCS (questionnaire de 13 items cotés 0 à 4, score total 0–52, score<!--> <!-->≥<!--> <!-->20 indiquant un niveau élevé). Les données sociodémographiques, cliniques et paracliniques ont été recueillies, les évaluations réalisées à M1 de l’inclusion, avec un suivi prévu à M3, M6 et M12. Le critère principal était la variation du PCS entre M0 et M3 ; les critères secondaires évaluaient la persistance de l’effet à M6 et M12. Les analyses statistiques ont été réalisées avec Jamovi, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05 significatif.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Quarante-quatre patients ont été inclus, 23 dans le groupe ETP et 21 dans le groupe non-ETP. L’âge moyen était de 57<!--> <!-->±<!--> <!-->13 ans, avec une prédominance féminine de 77,3 %. La durée moyenne d’évolution était de 6,44<!--> <!-->±<!--> <!-->2,94 ans ; 32 % étaient diabétiques et 18,6 % hypertendus. Quatre-vingt-onze pour cent des PR étaient immuno-positives et 75,6 % érosives. Le HAQ moyen était de 1,2<!--> <!-->±<!--> <!-->0,6. À l’inclusion, le PCS moyen était de 28<!--> <!-->±<!--> <!-->7 dans le groupe ETP et 26<!--> <!-->±<!--> <!-->8 dans le groupe non-ETP (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,7), indiquant un niveau modéré et comparable. À M1 des séances d’ETP, la diminution du PCS était significative dans le groupe ETP comparativement au groupe non-ETP (−8,5<!--> <!-->±<!--> <!-->3 vs −0,3<!--> <!-->±<!--> <!-->0,4 ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001).</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Ces résultats préliminaires à un mois suggèrent que l’ETP pourrait entraîner une réduction significative du catastrophisme et donc un effet bénéfique sur la perception de la maladie et de la douleur. L’ETP pourrait ainsi améliorer l’auto-gestion psychique de la PR, bien que la durabilité de l’effet
{"title":"Peut-on réduire le catastrophisme chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde sous biothérapie par un programme d’éducation thérapeutique ?","authors":"I. Ben Marzouk, I. El Binoune, S. Rostom, G. Ghoullam, S. Zemrani, B. Amine, R. Bahiri","doi":"10.1016/j.rhum.2025.10.408","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2025.10.408","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le catastrophisme correspond à une réponse cognitive et affective négative face à la douleur, présente ou anticipée. Dans la polyarthrite rhumatoïde (PR), il concerne une proportion importante de patients et s’associe à une moindre probabilité de rémission ainsi qu’à une majoration des composantes subjectives des scores d’activité. L’éducation thérapeutique du patient (ETP), de plus en plus pratiquée et recommandée dans diverses spécialités, vise en rhumatologie à renforcer les connaissances et l’auto-gestion et pourrait ainsi réduire le catastrophisme.</div></div><div><h3>Objectif</h3><div>Évaluer l’impact d’un programme structuré d’ETP sur l’évolution du Pain Catastrophizing Scale (PCS) chez des patients PR traités par biothérapie.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Essai contrôlé randomisé monocentrique incluant des adultes PR selon les critères ACR/EULAR 2010 traités par biothérapie. Deux bras : groupe ETP et groupe non-ETP. Le programme, élaboré par notre comité d’ETP, comprenait des séances éducatives individuelles et collectives visant la compréhension de la maladie et la gestion de la biothérapie. Le catastrophisme était évalué par le PCS (questionnaire de 13 items cotés 0 à 4, score total 0–52, score<!--> <!-->≥<!--> <!-->20 indiquant un niveau élevé). Les données sociodémographiques, cliniques et paracliniques ont été recueillies, les évaluations réalisées à M1 de l’inclusion, avec un suivi prévu à M3, M6 et M12. Le critère principal était la variation du PCS entre M0 et M3 ; les critères secondaires évaluaient la persistance de l’effet à M6 et M12. Les analyses statistiques ont été réalisées avec Jamovi, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05 significatif.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Quarante-quatre patients ont été inclus, 23 dans le groupe ETP et 21 dans le groupe non-ETP. L’âge moyen était de 57<!--> <!-->±<!--> <!-->13 ans, avec une prédominance féminine de 77,3 %. La durée moyenne d’évolution était de 6,44<!--> <!-->±<!--> <!-->2,94 ans ; 32 % étaient diabétiques et 18,6 % hypertendus. Quatre-vingt-onze pour cent des PR étaient immuno-positives et 75,6 % érosives. Le HAQ moyen était de 1,2<!--> <!-->±<!--> <!-->0,6. À l’inclusion, le PCS moyen était de 28<!--> <!-->±<!--> <!-->7 dans le groupe ETP et 26<!--> <!-->±<!--> <!-->8 dans le groupe non-ETP (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,7), indiquant un niveau modéré et comparable. À M1 des séances d’ETP, la diminution du PCS était significative dans le groupe ETP comparativement au groupe non-ETP (−8,5<!--> <!-->±<!--> <!-->3 vs −0,3<!--> <!-->±<!--> <!-->0,4 ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001).</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Ces résultats préliminaires à un mois suggèrent que l’ETP pourrait entraîner une réduction significative du catastrophisme et donc un effet bénéfique sur la perception de la maladie et de la douleur. L’ETP pourrait ainsi améliorer l’auto-gestion psychique de la PR, bien que la durabilité de l’effet","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"92 ","pages":"Page A87"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145645582","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.rhum.2025.10.404
J. Sellam , L. Attali , S. Tropé , P. Voillot , J. Becker , A. Courbeyrette , C. Gaujoux-Viala
<div><h3>Introduction</h3><div>En 2024, l’étude PRIMA <span><span>[1]</span></span> a analysé, via une approche infodémiologique, les témoignages de patients atteints de PR publiés sur les réseaux sociaux en 2018–2019. Cette première analyse a permis de mieux comprendre les préoccupations exprimées par les patients dans un contexte pré-pandémique.</div><div>La COVID-19 a profondément modifié les modes d’accès à l’information, la relation aux soins et l’usage des outils numériques.</div><div>La partie post-COVID de PRIMA a pour objectif de comparer les données issues des périodes pré- et post-pandémie, afin d’identifier l’évolution des posts des patients PR.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Les messages publiés par des patients PR, géolocalisés en France, ont été extraits sur 2 périodes (2018–2019) et (2022–2023) afin d’exclure la période COVID-19. Les modalités de collecte et d’analyse des données sont identiques. Les données proviennent des forums publics en ligne les plus fréquentés par les patients. Tous les messages ont été nettoyés et anonymisés. L’analyse a reposé sur des méthodes de traitement automatique du langage naturel (TALN) appliquées aux verbatims, et l’identification des principales thématiques de discussion (95 % des messages) à l’aide du dictionnaire MedDRA et d’un algorithme Biterm Topic Model.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 21 193 messages ont été extraits : 6029 messages analysables de 3772 patients pour la période pré-COVID et 7467 messages de 5758 patients en post-COVID (<span><span>Tableau 1</span></span>).</div><div>En pré-COVID, la majorité des posts provenaient du blog ParlonsdelaPR de l’ANDAR (41 %), suivi de la plateforme X (26 %) et du forum Doctissimo (8 %). En post-COVID, X est devenue la principale source de posts (45 %), devant ParlonsdelaPR (15 %) et Doctissimo (10 %). Le sexe et l’âge sont moins divulgués en post-COVID (75 % vs 47 %). La proportion de femmes reste majoritaire (≈ 80 %) et l’âge médian stable (41 ans vs 43 ans), malgré une augmentation de la part des plus de 50 ans (7 % vs 24 %).</div><div>En pré- comme en post-COVID, les symptômes de la PR, surtout la douleur, restent la principale préoccupation des patients (27 % vs 29 %).</div><div>Les échanges relatifs aux traitements (options thérapeutiques, effets indésirables, antalgiques) ont gagné en importance (12 % vs 21 %). Les récits personnels restent stables (≈ 16 %), avec un accent mis sur l’apparition ou l’aggravation des symptômes de la PR (10 % vs 15 %).</div><div>Une nouvelle thématique émerge en post-COVID : les questionnements liés au vaccin COVID-19 (8 %). À l’inverse, la recherche d’aide et de soutien communautaire, très présente en pré-COVID (20 %), disparaît après la pandémie.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’analyse pré/post-pandémie décrit l’évolution des profils des patients PR utilisant les réseaux sociaux et leurs sujets de discussion.</div><div>Les symptômes, les traitements et les récits
2024年,PRIMA研究[1]使用信息流行病学方法分析了2018 - 2019年期间在社交媒体上发布的PR患者报告。这一初步分析有助于更好地了解大流行前患者表达的关切。COVID-19深刻改变了人们获取信息、与医疗保健的关系以及使用数字工具的方式。post-COVID部分PRIMA的目的是在订婚期间的比较数据——并且post-pandémie演变,以便确定病人的帖子PR.Patients méthodesLes PR的患者所公布的消息,并标注上取自法国2期(2018—2022年)和(2019—2023),以排除COVID-19期。收集和分析数据的方法是相同的。这些数据来自患者最常访问的公共在线论坛。所有的信息都被清除了,并且是匿名的。分析基于应用于单词的自动自然语言处理(TALN)方法,并使用MedDRA字典和Biterm主题模型算法识别讨论的主要主题(95%的消息)。共提取了21,193条信息,其中可分析的信息来自3772例新冠肺炎前患者的6029条,可分析的信息来自5758例新冠肺炎后患者的7467条(表1)。在新冠肺炎疫情之前,大多数帖子来自ANDAR的ParlonsdelaPR博客(41%),其次是X平台(26%)和Doctissimo论坛(8%)。在新冠肺炎疫情后,X成为帖子的最大来源(45%),领先于ParlonsdelaPR(15%)和Doctissimo(10%)。在新冠肺炎疫情后,性别和年龄的披露较少(75%对47%)。女性仍然占多数(约80%),中位年龄稳定(41岁比43岁),尽管50岁以上的比例有所增加(7%比24%)。在COVID - 19之前和之后,PD症状,特别是疼痛,仍然是患者最关心的问题(27%对29%)。关于治疗方案(治疗方案、副作用、止痛)的交流增加了(12% vs . 21%)。个人报告保持稳定(约16%),重点关注PD症状的出现或恶化(10% vs . 15%)。新冠肺炎后出现了一个新主题:与COVID-19疫苗相关的问题(8%)。相反,本作为社区寻求帮助和支持,非常pré-COVID(20%)、流行后消失。ConclusionL’analyse草地/ post-pandémie描述了PR的患者使用社交网络的概况及其议题。症状、治疗和个人叙述仍然是持续关注的问题,与COVID-19疫苗有关的新问题正在出现。寻找失踪支持社区交流方式的转变表明或病人的需要。这些结果说明了跟踪患者在线语言演变的价值,以便更好地理解和解决他们的担忧和需求。
{"title":"Étude PRIMA : parole des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde (PR) sur les réseaux sociaux : quels changements entre pré- et post-COVID-19 ?","authors":"J. Sellam , L. Attali , S. Tropé , P. Voillot , J. Becker , A. Courbeyrette , C. Gaujoux-Viala","doi":"10.1016/j.rhum.2025.10.404","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2025.10.404","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>En 2024, l’étude PRIMA <span><span>[1]</span></span> a analysé, via une approche infodémiologique, les témoignages de patients atteints de PR publiés sur les réseaux sociaux en 2018–2019. Cette première analyse a permis de mieux comprendre les préoccupations exprimées par les patients dans un contexte pré-pandémique.</div><div>La COVID-19 a profondément modifié les modes d’accès à l’information, la relation aux soins et l’usage des outils numériques.</div><div>La partie post-COVID de PRIMA a pour objectif de comparer les données issues des périodes pré- et post-pandémie, afin d’identifier l’évolution des posts des patients PR.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Les messages publiés par des patients PR, géolocalisés en France, ont été extraits sur 2 périodes (2018–2019) et (2022–2023) afin d’exclure la période COVID-19. Les modalités de collecte et d’analyse des données sont identiques. Les données proviennent des forums publics en ligne les plus fréquentés par les patients. Tous les messages ont été nettoyés et anonymisés. L’analyse a reposé sur des méthodes de traitement automatique du langage naturel (TALN) appliquées aux verbatims, et l’identification des principales thématiques de discussion (95 % des messages) à l’aide du dictionnaire MedDRA et d’un algorithme Biterm Topic Model.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 21 193 messages ont été extraits : 6029 messages analysables de 3772 patients pour la période pré-COVID et 7467 messages de 5758 patients en post-COVID (<span><span>Tableau 1</span></span>).</div><div>En pré-COVID, la majorité des posts provenaient du blog ParlonsdelaPR de l’ANDAR (41 %), suivi de la plateforme X (26 %) et du forum Doctissimo (8 %). En post-COVID, X est devenue la principale source de posts (45 %), devant ParlonsdelaPR (15 %) et Doctissimo (10 %). Le sexe et l’âge sont moins divulgués en post-COVID (75 % vs 47 %). La proportion de femmes reste majoritaire (≈ 80 %) et l’âge médian stable (41 ans vs 43 ans), malgré une augmentation de la part des plus de 50 ans (7 % vs 24 %).</div><div>En pré- comme en post-COVID, les symptômes de la PR, surtout la douleur, restent la principale préoccupation des patients (27 % vs 29 %).</div><div>Les échanges relatifs aux traitements (options thérapeutiques, effets indésirables, antalgiques) ont gagné en importance (12 % vs 21 %). Les récits personnels restent stables (≈ 16 %), avec un accent mis sur l’apparition ou l’aggravation des symptômes de la PR (10 % vs 15 %).</div><div>Une nouvelle thématique émerge en post-COVID : les questionnements liés au vaccin COVID-19 (8 %). À l’inverse, la recherche d’aide et de soutien communautaire, très présente en pré-COVID (20 %), disparaît après la pandémie.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’analyse pré/post-pandémie décrit l’évolution des profils des patients PR utilisant les réseaux sociaux et leurs sujets de discussion.</div><div>Les symptômes, les traitements et les récits","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"92 ","pages":"Pages A84-A85"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145645579","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.rhum.2025.10.406
D. Chaignet, A.C. Rat
<div><h3>Introduction</h3><div>Au-delà des manifestations articulaires engendrés par les rhumatisme inflammatoires chroniques (RIC), un certain nombre de comorbidités : infectieuses, oncologiques, osseuses, cardiovasculaires, altèrent la qualité de vie des patients. Le Ligue européenne contre le rhumatisme (EULAR) préconise dans ses recommandations <span><span>[1]</span></span> un suivi structuré incluant : dépistage, prévention et surveillance des comorbidités or à ce jour leur application est sous optimal en France <span><span>[2]</span></span>. Cette étude vise à dresser un état des lieux de la prise en charge actuelle versus ce que l’on pourrait envisager en impliquant notamment dans le parcours des patients atteints d’un RIC les compétences des infirmiers en pratique avancée (IPA).</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Cette étude qualitative est basée sur 18 entretiens semi-dirigés comprenant six rhumatologues, cinq patients et sept professionnels de santé. Les entretiens ont été réalisés jusqu’à saturation des données. Une analyse thématique avec une approche inductive a été menée.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les différents thèmes et sous-thèmes sont décrits dans le tableau. Parmi les différents sous-thèmes, certains sont à souligner pour leur implication pratiques. Le patient identifie régulièrement son médecin traitant comme un référent, avec cependant la perception d’un manque de coordination et de traçabilité entre les différents professionnels. La prise en charge des comorbidités est variable : le risque infectieux, la vaccination, l’ostéoporose sont des points régulièrement abordés en consultation. À l’inverse, le dépistage cardiovasculaire, l’aspect psychologique, le surpoids, la sédentarité et les dépistages oncologiques sont eux moins abordés. Les rhumatologues évoquent le fait que les dépistages sont réalisés lors de la mise en place de biothérapie mais moins systématiquement au cours du suivi. Les freins identifiés sont le manque de temps, un manque de connaissance hors champs rhumatologique, l’hyperspécialisation mais aussi des délais de consultation longs pour certains spécialistes. Si les IDE ETP et les médecins traitants sont souvent décrit comme des personnes ressources, les participants ont souvent exprimé le besoin d’un référent identifié et évoquent l’idée d’une sorte de « carnet de route » permettant d’assurer une traçabilité. Quatre médecins décrivent l’hôpital de jour (HDJ) comme une plateforme pour réaliser les bilans de comorbidités tout en alertant sur un risque de saturation des créneaux d’HDJ. À ce jour, le rôle des IPA n’est que partiellement connu, mais l’idée de son intégration au sein du parcours de cette population de patients est perçue favorablement, avec par exemple l’idée d’une prise en charge annuelle « comorbidités » par l’IPA. Elle pourrait permettre un suivi rigoureux de l’ensemble des comorbidités, pourrait libérer du temps médical pour les prises en charge aiguës et être un
{"title":"Dépistage et suivi des comorbidités dans les rhumatismes inflammatoires chroniques : prises en charge actuelles et perspectives pour les IPA","authors":"D. Chaignet, A.C. Rat","doi":"10.1016/j.rhum.2025.10.406","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2025.10.406","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Au-delà des manifestations articulaires engendrés par les rhumatisme inflammatoires chroniques (RIC), un certain nombre de comorbidités : infectieuses, oncologiques, osseuses, cardiovasculaires, altèrent la qualité de vie des patients. Le Ligue européenne contre le rhumatisme (EULAR) préconise dans ses recommandations <span><span>[1]</span></span> un suivi structuré incluant : dépistage, prévention et surveillance des comorbidités or à ce jour leur application est sous optimal en France <span><span>[2]</span></span>. Cette étude vise à dresser un état des lieux de la prise en charge actuelle versus ce que l’on pourrait envisager en impliquant notamment dans le parcours des patients atteints d’un RIC les compétences des infirmiers en pratique avancée (IPA).</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Cette étude qualitative est basée sur 18 entretiens semi-dirigés comprenant six rhumatologues, cinq patients et sept professionnels de santé. Les entretiens ont été réalisés jusqu’à saturation des données. Une analyse thématique avec une approche inductive a été menée.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les différents thèmes et sous-thèmes sont décrits dans le tableau. Parmi les différents sous-thèmes, certains sont à souligner pour leur implication pratiques. Le patient identifie régulièrement son médecin traitant comme un référent, avec cependant la perception d’un manque de coordination et de traçabilité entre les différents professionnels. La prise en charge des comorbidités est variable : le risque infectieux, la vaccination, l’ostéoporose sont des points régulièrement abordés en consultation. À l’inverse, le dépistage cardiovasculaire, l’aspect psychologique, le surpoids, la sédentarité et les dépistages oncologiques sont eux moins abordés. Les rhumatologues évoquent le fait que les dépistages sont réalisés lors de la mise en place de biothérapie mais moins systématiquement au cours du suivi. Les freins identifiés sont le manque de temps, un manque de connaissance hors champs rhumatologique, l’hyperspécialisation mais aussi des délais de consultation longs pour certains spécialistes. Si les IDE ETP et les médecins traitants sont souvent décrit comme des personnes ressources, les participants ont souvent exprimé le besoin d’un référent identifié et évoquent l’idée d’une sorte de « carnet de route » permettant d’assurer une traçabilité. Quatre médecins décrivent l’hôpital de jour (HDJ) comme une plateforme pour réaliser les bilans de comorbidités tout en alertant sur un risque de saturation des créneaux d’HDJ. À ce jour, le rôle des IPA n’est que partiellement connu, mais l’idée de son intégration au sein du parcours de cette population de patients est perçue favorablement, avec par exemple l’idée d’une prise en charge annuelle « comorbidités » par l’IPA. Elle pourrait permettre un suivi rigoureux de l’ensemble des comorbidités, pourrait libérer du temps médical pour les prises en charge aiguës et être un ","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"92 ","pages":"Page A86"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145645580","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.rhum.2025.10.364
L. Perrot , J. Avouac , J.H. Salmon , R.M. Flipo , C. Roux , A. Basch , E. Dernis , C. Salliot , F. Coury , C. Immediato Daien , P. Goupille , T. Thomas , B. Banneville , B. Gombert , A. Ruyssen-Witrand , R. Giorgi , T. Pham
<div><h3>Introduction</h3><div>Les maladies cardiovasculaires (CV) représentent la première cause de mortalité chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde (PR). Cette problématique revêt un intérêt d’autant plus important chez les patients traités par inhibiteurs de JAK (JAKi), du fait des signaux de sécurité rapportés avec cette classe thérapeutique. Le DAS28-GGT, a été développé comme un outil permettant d’appréhender à la fois l’inflammation articulaire et le risque CV <span><span>[1]</span></span>. L’objectif principal de cette étude était d’évaluer la capacité du DAS28-GGT à classer le risque cardiovasculaire chez des patients atteints de PR traités par JAKi. L’objectif secondaire était de comparer sa capacité à évaluer l’activité inflammatoire de la PR, par rapport au DAS28-CRP.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Cette étude transversale a utilisé les données cliniques et biologiques issues du registre observationnel MAJIK-SFR. Nous avons inclus des patients atteints de PR initiant un traitement par JAKi disposant d’un dosage de GGT à baseline. Le risque CV a été estimé en utilisant le SCORE2 et Framingham. Les facteurs de risque cardiovasculaire décrits étaient le tabagisme actif, l’hypertension artérielle, le diabète de type 2, l’hypercholestérolémie, l’hypertriglycéridémie et l’obésité. La performance discriminative du DAS28-GGT a été estimée à l’aide de courbes ROC et les comparaisons par un test de De Long. Les données manquantes ont été gérées par imputation multiple selon la méthode MICE (Multiple Imputation by Chained Equations).</div><div>Résultats 185 patients atteints de PR ont été inclus : 72 % de femme, âge moyen 58<!--> <!-->±<!--> <!-->13 ans, DAS28-CRP moyen 4,07<!--> <!-->±<!--> <!-->1,27 et DAS28-GGT moyen 8,88<!--> <!-->±<!--> <!-->1,83.</div><div>Concernant les facteurs de risque cardiovasculaire, 20,0 % des patients étaient fumeurs actifs, 23,8 % présentaient une hypertension artérielle, 6,8 % un diabète de type 2, 21,9 % une obésité, 13,0 % une hypercholestérolémie et 5,9 % une hypertriglycéridémie.</div><div>Selon SCORE2, 54,3 % des patients étaient classés à bas risque, 38,9 % à risque modéré et 6,8 % à haut risque ; selon Framingham, 34,8 % étaient à bas risque, 44,7 % à risque intermédiaire et 20,5 % à haut risque.</div><div>Le DAS28-GGT discriminait significativement mieux que le DAS28-CRP les patients présentant un risque cardiovasculaire au moins modéré selon Framingham (AUC 0,63 vs 0,53 ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,003, <span><span>Fig. 1</span></span>) et selon SCORE2 (AUC 0,59 vs 0,52 ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,036, <span><span>Fig. 2</span></span>). Le DAS28-GGT était significativement corrélé aux scores de risque cardiovasculaire : SCORE2 (<em>r</em><sup>2</sup> <!-->=<!--> <!-->0,209, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001) et Framingham (<em>r</em><sup>2</sup> <!-->=<!--> <!-->0,203, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). Chaque augmentation d’un point supplémentaire de DAS2
心血管疾病(CVD)是类风湿关节炎(RPD)患者死亡的主要原因。这个问题更为重要的意义(JAKi JAK抑制剂治疗的患者),由于与治疗这类报道的安全信号。DAS28-GGT主义一样,开发了一个工具,既了解关节炎症和马力的风险[1]。这项研究的主要目的是评估DAS28-GGT正式列为心血管风险的能力各项JAKi PR的患者身上。次要目标是炎症活动比较能力评估rp DAS28-CRP相比。病人和méthodesCette横断面研究,使用了登记册的临床和实验室数据观察的MAJIK-SFR。我们开始治疗的患者PR所包含的用量JAKi拥有GGT至基线。风险估计了简历用SCORE2和Framingham。活跃的心血管危险因素的描述是:吸烟、高血压、2型糖尿病、高胆固醇、l’hypertriglycéridémie和肥胖。能用性能估计了DAS28-GGT用ROC曲线测试和比较长。丢失的数据被归罪经管题多采用小鼠(by renferme归罪方程)。185项成果还包括了PR的患者:72%的女性,平均年龄58±13岁、平均DAS28-CRP 4,07±1.27和DAS28-GGT区域平均捐助±1.83%。针对患者的心血管危险因素,20%是烟民,23.8%的资产有高血压、2型糖尿病的6.8%,一个肥胖的21.9%,13.0%一个hypertriglycéridémie hypercholestérolémie和5.9%。SCORE2 54.3%的说法,患者被归类为低风险、38.9%、低风险和高风险6.8%;Framingham 34.8%的说法,是低风险、中等风险的44.7%和高风险的20.5%。. DAS28-GGT难题,显著优于DAS28-CRP病人至少具有心血管风险适中据Framingham 0.53; p = 0.003, AUC (0.63 vs(图1)和根据SCORE2 AUC 0.59 vs 0.52, p = 0.036,图2)。DAS28-GGT主义时,心血管风险:SCORE2的得分显著相关性(r2 = 0.029, < p 0.001)和弗雷明汉(r2 = < 0.203, p 0.001)。每增加一个百分点,新增DAS28-GGT参与更大的概率是属于一个类别按照Framingham心血管风险较高(p = 0.002)。DAS28-GGT很明显较高具有2型糖尿病患者中,有hypercholestérolémie,并且是正相关的血压收缩压和甘油三酯。最后一项活动,以查明高PR (DAS28-CRP >(5.1%)、DAS28-GGT具有出色的性能(AUC 0.83; 93%的敏感性、特异性76%)。ConclusionCette DAS28-GGT作为研究的有效工具,借以区分PR的患者的心血管风险,同时确认其性能评价的活动性炎症。
{"title":"Validation du DAS28-GGT dans l’évaluation du risque cardiovasculaire dans la polyarthrite rhumatoïde : résultats du registre MAJIK-SFR","authors":"L. Perrot , J. Avouac , J.H. Salmon , R.M. Flipo , C. Roux , A. Basch , E. Dernis , C. Salliot , F. Coury , C. Immediato Daien , P. Goupille , T. Thomas , B. Banneville , B. Gombert , A. Ruyssen-Witrand , R. Giorgi , T. Pham","doi":"10.1016/j.rhum.2025.10.364","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2025.10.364","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les maladies cardiovasculaires (CV) représentent la première cause de mortalité chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde (PR). Cette problématique revêt un intérêt d’autant plus important chez les patients traités par inhibiteurs de JAK (JAKi), du fait des signaux de sécurité rapportés avec cette classe thérapeutique. Le DAS28-GGT, a été développé comme un outil permettant d’appréhender à la fois l’inflammation articulaire et le risque CV <span><span>[1]</span></span>. L’objectif principal de cette étude était d’évaluer la capacité du DAS28-GGT à classer le risque cardiovasculaire chez des patients atteints de PR traités par JAKi. L’objectif secondaire était de comparer sa capacité à évaluer l’activité inflammatoire de la PR, par rapport au DAS28-CRP.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Cette étude transversale a utilisé les données cliniques et biologiques issues du registre observationnel MAJIK-SFR. Nous avons inclus des patients atteints de PR initiant un traitement par JAKi disposant d’un dosage de GGT à baseline. Le risque CV a été estimé en utilisant le SCORE2 et Framingham. Les facteurs de risque cardiovasculaire décrits étaient le tabagisme actif, l’hypertension artérielle, le diabète de type 2, l’hypercholestérolémie, l’hypertriglycéridémie et l’obésité. La performance discriminative du DAS28-GGT a été estimée à l’aide de courbes ROC et les comparaisons par un test de De Long. Les données manquantes ont été gérées par imputation multiple selon la méthode MICE (Multiple Imputation by Chained Equations).</div><div>Résultats 185 patients atteints de PR ont été inclus : 72 % de femme, âge moyen 58<!--> <!-->±<!--> <!-->13 ans, DAS28-CRP moyen 4,07<!--> <!-->±<!--> <!-->1,27 et DAS28-GGT moyen 8,88<!--> <!-->±<!--> <!-->1,83.</div><div>Concernant les facteurs de risque cardiovasculaire, 20,0 % des patients étaient fumeurs actifs, 23,8 % présentaient une hypertension artérielle, 6,8 % un diabète de type 2, 21,9 % une obésité, 13,0 % une hypercholestérolémie et 5,9 % une hypertriglycéridémie.</div><div>Selon SCORE2, 54,3 % des patients étaient classés à bas risque, 38,9 % à risque modéré et 6,8 % à haut risque ; selon Framingham, 34,8 % étaient à bas risque, 44,7 % à risque intermédiaire et 20,5 % à haut risque.</div><div>Le DAS28-GGT discriminait significativement mieux que le DAS28-CRP les patients présentant un risque cardiovasculaire au moins modéré selon Framingham (AUC 0,63 vs 0,53 ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,003, <span><span>Fig. 1</span></span>) et selon SCORE2 (AUC 0,59 vs 0,52 ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,036, <span><span>Fig. 2</span></span>). Le DAS28-GGT était significativement corrélé aux scores de risque cardiovasculaire : SCORE2 (<em>r</em><sup>2</sup> <!-->=<!--> <!-->0,209, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001) et Framingham (<em>r</em><sup>2</sup> <!-->=<!--> <!-->0,203, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). Chaque augmentation d’un point supplémentaire de DAS2","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"92 ","pages":"Pages A50-A51"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145645639","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.rhum.2025.10.395
Y. Tat , A. Iep , F. Paycha , S. Ottaviani , C. Comarmond-Ortoli , H.K. Ea , P. Richette , A. Latourte
<div><h3>Introduction</h3><div>Le rhumatisme à pyrophosphate de calcium (PPC) est un diagnostic différentiel probablement sous-estimé de la pseudopolyarthrite rhizomélique (PPR). Les objectifs de cette étude étaient de déterminer la prévalence des dépôts de PPC en TEP-TDM chez des patients ayant un diagnostic de PPR, et d’estimer la proportion d’entre eux qui remplissent les critères de classification ACR/EULAR du rhumatisme à PPC.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Cette étude observationnelle rétrospective a inclus les patients ayant reçu un diagnostic de PPR entre septembre 2016 et juillet 2024 dans deux services hospitaliers (rhumatologie, médecine interne) et ayant réalisé une TEP-TDM. Une cohorte de patients ayant reçu un diagnostic d’artérite à cellules géantes (ACG) sans PPR sur la même période, ayant une TEP-TDM disponible et appariés sur l’âge et le sexe, a été constituée. Les TEP-TDM ont été lues par deux évaluateurs indépendants pour l’évaluation des signes de PPR (scores de Heidelberg et de Leuven) et pour la recherche des dépôts de PPC. Les caractéristiques des patients PPR et ACG étaient comparées par test exact de Fisher pour les variables qualitatives, et par un test de Mann Whitney pour les variables quantitatives. Les caractéristiques des patients PPR remplissant ou non les critères de classification ACR/EULAR de rhumatisme à PPC (PPR−PPC+ ou PPR−PPC−) étaient ensuite comparées. Une valeur de <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05 était retenue comme statistiquement significative.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 24 atteints de PPR (âge médian 72,5 ans, 70,8 % de femmes) ont été appariés à 24 patients avec ACG (âge médian 72,5 ans, 66,7 % de femmes). Parmi les patients PPR, 6 présentaient également une ACG. Les critères de Heidelberg et de Leuven étaient remplis chez respectivement 15 (62,5 %) et 17 (70,8 %) patients PPR, contre 3 (12,5 %) patients ACG (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). Des dépôts calciques étaient identifiés chez 22 (91,7 %) patients PPR et 20 (83,3 %) patients ACG. Ces dépôts étaient plus fréquemment multifocaux (≥<!--> <!-->2 sites) chez les patients PPR que dans l’ACG (66,6 % vs 33,3 %, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,04). Sept patients PPR (29,1 %) répondaient aux critères de classification ACR/EULAR 2023 de la CPPD, mais aucun dans le groupe ACG (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,001). Les patients PPR−PPC+ étaient plus âgés que les patients PPR−PPC− (âge médian 76 ans vs 70 ans, respectivement). Chez les patients PPR-PPC+, on observait plus fréquemment un hypermétabolisme aux glénohumérales (85,7 % vs 41,2 %), aux sternoclaviculaires (57,1 % vs 11,8 %) et en région péri-trochantérienne (57,1 % vs 11,8 %) que chez les PPR−PPC− (tous <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05). La prévalence des dépôts calciques était plus élevée dans la majorité des sites anatomiques étudiés (glénohumérales, sternoclaviculaires, C1–C2, genoux, symphyse pubienne) chez les patients PPR-PPC+ par comparai
焦磷酸钙风湿病(PCT)是一种可能被低估的伪多发性关节炎(RPD)鉴别诊断。本研究的目的是确定被诊断为PPR的患者中PET -TDM PPT沉积的流行率,并估计符合ACR/EULAR PPT风湿病分类标准的患者中PCT沉积的比例。本回顾性观察研究包括2016年9月至2024年7月期间在两家医院(风湿病、内科)诊断为PPR并进行PET -TDM的患者。一组患者在同一时期被诊断为巨细胞动脉炎(GCA),但没有PPR,有可用的PET -TDM,并与年龄和性别匹配。两名独立评估人员阅读了PET -TDM,以评估PPR体征(海德堡和鲁汶评分)和PCP沉积研究。对PPR和ACG患者的特征进行了精确的Fisher试验定性变量和Mann Whitney试验定量变量的比较。然后比较符合或不符合ACR/EULAR PPC风湿病分类标准(PPR−PPC+或PPR−PPC−)的PPR患者的特征。0.05的值被认为具有统计学意义。结果24例PPR患者(中位年龄72.5岁,女性70.8%)与24例ACG患者(中位年龄72.5岁,女性66.7%)进行了比较。PPR患者中有6例也有CAG。分别有15例(62.5%)和17例(70.8%)PPR患者符合海德堡标准,3例(12.5%)ACG患者符合鲁汶标准(0.001)。在22例(91.7%)PPR患者和20例(83.3%)ACG患者中发现钙沉积。与CAG患者相比,PPR患者多灶沉积(≥2个位点)的频率更高(66.6% vs 33.3%, p = 0.04)。7例PPR患者(29.1%)符合CPPD的ACR/EULAR 2023分类标准,但没有一例符合ACG组(p = 0.001)。PPR - PPC+患者比PPR - PPC−患者年龄更大(中位年龄分别为76岁和70岁)。在PPR-PPC+患者中,骨髓区(85.7% vs 41.2%)、骨锁骨区(57.1% vs 11.8%)和Trochantian周围区(57.1% vs 11.8%)的超代谢比PPR-PPC区(均为0.05)更常见。与PPR-PPC-相比,PPR-PPC+患者的大多数解剖部位(glenohmergal、骨锁骨、C1 - C2、膝关节、耻骨交感神经)钙沉积的患病率较高,但腰椎和脊柱两组钙沉积的患病率均较高(100%比88.2%)。超过四分之一被诊断为PPR的患者也符合ACR/EULAR对PPR风湿病的分类标准,这说明在PPR表中考虑这种差异诊断的重要性。在某些医疗技术条件下,TEP-TDM已成为鉴别诊断和患者管理的一种有趣和有效的工具。
{"title":"Apport de la TEP-TDM pour le diagnostic différentiel entre PPR et rhumatisme à pyrophosphate de calcium","authors":"Y. Tat , A. Iep , F. Paycha , S. Ottaviani , C. Comarmond-Ortoli , H.K. Ea , P. Richette , A. Latourte","doi":"10.1016/j.rhum.2025.10.395","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2025.10.395","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Le rhumatisme à pyrophosphate de calcium (PPC) est un diagnostic différentiel probablement sous-estimé de la pseudopolyarthrite rhizomélique (PPR). Les objectifs de cette étude étaient de déterminer la prévalence des dépôts de PPC en TEP-TDM chez des patients ayant un diagnostic de PPR, et d’estimer la proportion d’entre eux qui remplissent les critères de classification ACR/EULAR du rhumatisme à PPC.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Cette étude observationnelle rétrospective a inclus les patients ayant reçu un diagnostic de PPR entre septembre 2016 et juillet 2024 dans deux services hospitaliers (rhumatologie, médecine interne) et ayant réalisé une TEP-TDM. Une cohorte de patients ayant reçu un diagnostic d’artérite à cellules géantes (ACG) sans PPR sur la même période, ayant une TEP-TDM disponible et appariés sur l’âge et le sexe, a été constituée. Les TEP-TDM ont été lues par deux évaluateurs indépendants pour l’évaluation des signes de PPR (scores de Heidelberg et de Leuven) et pour la recherche des dépôts de PPC. Les caractéristiques des patients PPR et ACG étaient comparées par test exact de Fisher pour les variables qualitatives, et par un test de Mann Whitney pour les variables quantitatives. Les caractéristiques des patients PPR remplissant ou non les critères de classification ACR/EULAR de rhumatisme à PPC (PPR−PPC+ ou PPR−PPC−) étaient ensuite comparées. Une valeur de <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05 était retenue comme statistiquement significative.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 24 atteints de PPR (âge médian 72,5 ans, 70,8 % de femmes) ont été appariés à 24 patients avec ACG (âge médian 72,5 ans, 66,7 % de femmes). Parmi les patients PPR, 6 présentaient également une ACG. Les critères de Heidelberg et de Leuven étaient remplis chez respectivement 15 (62,5 %) et 17 (70,8 %) patients PPR, contre 3 (12,5 %) patients ACG (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). Des dépôts calciques étaient identifiés chez 22 (91,7 %) patients PPR et 20 (83,3 %) patients ACG. Ces dépôts étaient plus fréquemment multifocaux (≥<!--> <!-->2 sites) chez les patients PPR que dans l’ACG (66,6 % vs 33,3 %, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,04). Sept patients PPR (29,1 %) répondaient aux critères de classification ACR/EULAR 2023 de la CPPD, mais aucun dans le groupe ACG (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,001). Les patients PPR−PPC+ étaient plus âgés que les patients PPR−PPC− (âge médian 76 ans vs 70 ans, respectivement). Chez les patients PPR-PPC+, on observait plus fréquemment un hypermétabolisme aux glénohumérales (85,7 % vs 41,2 %), aux sternoclaviculaires (57,1 % vs 11,8 %) et en région péri-trochantérienne (57,1 % vs 11,8 %) que chez les PPR−PPC− (tous <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05). La prévalence des dépôts calciques était plus élevée dans la majorité des sites anatomiques étudiés (glénohumérales, sternoclaviculaires, C1–C2, genoux, symphyse pubienne) chez les patients PPR-PPC+ par comparai","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"92 ","pages":"Page A77"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145645665","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.rhum.2025.10.026
A.L. Raitif-Chretien, C. Lefeuvre, E. Hoppe, H. Racapé, E. Legrand, B. Bouvard
Introduction
Les filières fractures se sont imposées comme le modèle de référence pour optimiser le dépistage, le traitement et le suivi des patients avec fractures ostéoporotiques. Nous rapportons l’expérience de notre filière de type A coordonnée par une infirmière en pratique avancée (IPA).
Patients et méthodes
Étude prospective, longitudinale, observationnelle, monocentrique incluant tous les patients ≥ 18 ans hospitalisés pour fracture à faible cinétique entre octobre 2022 et décembre 2023 dans notre CHU. Les patients ont été recrutés par l’IPA lors de leur hospitalisation pour fracture en orthopédie et en rhumatologie. Ils ont ensuite eu une évaluation clinique, biologique, densitométrique (DXA), radiographique en hospitalisation de jour de rhumatologie dans les 3 mois suivant leur hospitalisation pour fracture. La prise en charge thérapeutique a été individualisée selon le profil du patient et de son ostéoporose avec un rappel systématique du patient à 1 an. Le critère principal était le taux d’initiation du traitement anti-ostéoporotique ; les critères secondaires incluaient la persistance du traitement à un an, la mortalité à un an, les nouvelles fractures et les réhospitalisations dans l’année suivant la fracture.
Résultats
Sur 292 patients repérés par l’IPA, 228 ont été inclus dans la filière et ont eu une évaluation complète de leur fragilité osseuse (79,4 % de femmes, âge moyen 77,9 ± 10,9 ans). La fracture de hanche native représentait plus de la moitié des fractures (50,9 %). Après le bilan réalisé en hospitalisation de jour, un traitement était indiqué chez 194 patients et a été initié chez 174 d’entre eux (89,7 %), majoritairement par acide zolédronique intraveineux annuel (90,2 %). À un an, la persistance thérapeutique était de 66,1 %, la mortalité de 4,3 %, le taux de nouvelles fractures symptomatiques de 5,7 % et le taux de réhospitalisation de 28,9 %.
Discussion
L’IPA qui coordonne la filière fracture repère les patients au cours de leur hospitalisation pour fracture, les informe des examens futurs, programme les examens en hospitalisation de jour, voit le patient au cours de l’hospitalisation de jour et rappelle ou revoit le patient à un an. La prescription initiale du traitement de l’ostéoporose est faite par le rhumatologue.
Conclusion
La prise en charge dans le cadre de notre filière fracture coordonnée par une IPA conduit à initier un traitement, quand celui-ci est indiqué, à 90 % des patients évalués avec une persistance à un an comparable aux résultats des filières de type A retrouvés dans la littérature. Les perspectives d’amélioration incluent l’initiation du traitement au cours de l’hospitalisation initiale pour la fracture chez les sujets très âgés et le renforcement de la coopération multidisciplinaire.
{"title":"Expérience d’une filière fracture coordonnée par une infirmière en pratique avancée","authors":"A.L. Raitif-Chretien, C. Lefeuvre, E. Hoppe, H. Racapé, E. Legrand, B. Bouvard","doi":"10.1016/j.rhum.2025.10.026","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2025.10.026","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les filières fractures se sont imposées comme le modèle de référence pour optimiser le dépistage, le traitement et le suivi des patients avec fractures ostéoporotiques. Nous rapportons l’expérience de notre filière de type A coordonnée par une infirmière en pratique avancée (IPA).</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Étude prospective, longitudinale, observationnelle, monocentrique incluant tous les patients ≥<!--> <!-->18 ans hospitalisés pour fracture à faible cinétique entre octobre 2022 et décembre 2023 dans notre CHU. Les patients ont été recrutés par l’IPA lors de leur hospitalisation pour fracture en orthopédie et en rhumatologie. Ils ont ensuite eu une évaluation clinique, biologique, densitométrique (DXA), radiographique en hospitalisation de jour de rhumatologie dans les 3 mois suivant leur hospitalisation pour fracture. La prise en charge thérapeutique a été individualisée selon le profil du patient et de son ostéoporose avec un rappel systématique du patient à 1 an. Le critère principal était le taux d’initiation du traitement anti-ostéoporotique ; les critères secondaires incluaient la persistance du traitement à un an, la mortalité à un an, les nouvelles fractures et les réhospitalisations dans l’année suivant la fracture.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Sur 292 patients repérés par l’IPA, 228 ont été inclus dans la filière et ont eu une évaluation complète de leur fragilité osseuse (79,4 % de femmes, âge moyen 77,9<!--> <!-->±<!--> <!-->10,9 ans). La fracture de hanche native représentait plus de la moitié des fractures (50,9 %). Après le bilan réalisé en hospitalisation de jour, un traitement était indiqué chez 194 patients et a été initié chez 174 d’entre eux (89,7 %), majoritairement par acide zolédronique intraveineux annuel (90,2 %). À un an, la persistance thérapeutique était de 66,1 %, la mortalité de 4,3 %, le taux de nouvelles fractures symptomatiques de 5,7 % et le taux de réhospitalisation de 28,9 %.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>L’IPA qui coordonne la filière fracture repère les patients au cours de leur hospitalisation pour fracture, les informe des examens futurs, programme les examens en hospitalisation de jour, voit le patient au cours de l’hospitalisation de jour et rappelle ou revoit le patient à un an. La prescription initiale du traitement de l’ostéoporose est faite par le rhumatologue.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La prise en charge dans le cadre de notre filière fracture coordonnée par une IPA conduit à initier un traitement, quand celui-ci est indiqué, à 90 % des patients évalués avec une persistance à un an comparable aux résultats des filières de type A retrouvés dans la littérature. Les perspectives d’amélioration incluent l’initiation du traitement au cours de l’hospitalisation initiale pour la fracture chez les sujets très âgés et le renforcement de la coopération multidisciplinaire.</div></div>","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"92 ","pages":"Page A21"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145645738","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}