Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.rhum.2025.10.362
C. Immediato Daien , J.P. Hellier , Z. Salis , G. Mouterde , J. Morel , L. Macia , R. Audo
Introduction
La dysbiose intestinale et le déséquilibre entre les lymphocytes Th17 et Treg contribuent à la pathogenèse de la polyarthrite rhumatoïde (PR). De plus, l’efficacité du méthotrexate (MTX) dépend de la composition du microbiote intestinal, notamment de la présence de Bacteroides fragilis et du butyrate [1]. Les fibres alimentaires améliorent la composition du microbiote et augmentent la production d’acides gras à chaîne courte, dont le butyrate, pouvant restaurer la tolérance immunitaire. Nous avons évalué si une supplémentation en fibres alimentaires chez des patients atteints de PR améliore l’activité de la maladie, l’équilibre Th17/Treg et la réponse au MTX.
Patients et méthodes
L’étude SUPERFIBRES est un essai randomisé, en double aveugle, contrôlé par placebo, incluant des patients atteints de PR active malgré des doses stables de csDMARDs. Les patients ont été randomisés (1 :1) pour recevoir de l’inuline (12 g/jour) ou un placebo pendant 30 jours. La réponse EULAR et les modifications des sous-populations Th17/Treg périphériques (cytométrie en flux) ont été comparées. Des analyses en sous-groupes ont été réalisées selon l’utilisation ou non du MTX.
Résultats
Au total, 49 patients ont été inclus (26 dans le groupe fibres, 23 dans le groupe placebo), dont 85,7 % de femmes, avec un âge moyen de 62 ± 10 ans et un DAS28 moyen de 3,86 ± 0,61. Les chances de réponse EULAR étaient significativement plus élevées dans le groupe fibres (OR 4,65, IC 95 % 1,15–18,9 ; p = 0,03). Les fibres ont réduit les lymphotes Th17 circulantes et le ratio Th17/Treg par rapport au placebo (p < 0,02). Une interaction significative traitement × MTX a été observée (p = 0,011). Chez les patients sous MTX, la variation moyenne du DAS28 était de –1,00 avec les fibres contre –0,34 avec le placebo (Fig. 1). Aucun effet n’a été observé chez les patients ne recevant pas de MTX (n = 6). L’intervention a été bien tolérée, avec une observance > 90 %.
Conclusion
Ce premier essai contrôlé par placebo sur la supplémentation en fibres alimentaires dans la PR montre une amélioration significative du taux de réponse EULAR et de l’équilibre Th17/Treg. Ces effets pourraient s’expliquer par une efficacité accrue du MTX. Ces résultats mettent en évidence l’axe intestin–immunité comme nouvelle cible thérapeutique et identifient les fibres alimentaires comme un adjuvant sûr et peu coûteux au MTX dans la PR. Si confirmés, ces résultats pourraient modifier la pratique clinique et améliorer l’efficacité du MTX au quotidien.
肠道疾病和Th17和Treg淋巴细胞之间的不平衡有助于类风湿关节炎(PR)的发病机制。此外,甲氨蝶呤(MTX)的有效性取决于肠道微生物的组成,特别是易碎杆菌和丁酸盐的存在[1]。膳食纤维改善微生物的组成,增加短链脂肪酸的产生,包括丁酸,可以恢复免疫耐受性。我们评估了补充膳食纤维是否能改善PR患者的活动、Th17/Treg平衡和对MTX的反应。SUPERFIBRES研究是一项随机、双盲、安慰剂对照试验,包括在使用稳定剂量csDMARD的情况下仍有活跃PR的患者。患者被随机(1:1)接受菊粉(12克/天)或安慰剂30天。比较了EULAR反应和周边Th17/Treg亚群的变化(细胞流量计)。根据是否使用MTX进行了亚组分析。结果共纳入49例患者(纤维组26例,安慰剂组23例),其中85.7%为女性,平均年龄62±10岁,平均DAS28为3.86±0.61。纤维组的EULAR反应机率明显更高(OR 4.65, IC 95% 1.15 - 18.9; p = 0.03)。与安慰剂相比,纤维减少了循环的Th17淋巴细胞和Th17/Treg比率(0.02)。观察到治疗× MTX的显著相互作用(p = 0.011)。在MTX组患者中,纤维组DAS28的平均变化为- 1.00,安慰剂组为- 0.34(图1)。未接受MTX的患者无影响(n = 6)。手术耐受性良好,依从率为90%。这是第一个关于膳食纤维补充的PR对照安慰剂试验,显示EULAR反应率和Th17/Treg平衡有显著改善。这些影响可以用MTX效率的提高来解释。这些结果确定了肠道-免疫轴作为新的治疗靶点,并确定膳食纤维是一种安全、低成本的MTX辅助剂,如果得到证实,这些结果可能会改变临床实践,提高MTX在日常生活中的有效性。
{"title":"La supplémentation en fibres alimentaires améliore la réponse au méthotrexate et rétablit l’équilibre Th17/Treg dans la polyarthrite rhumatoïde : résultats de l’essai randomisé contrôlé SUPERFIBRES","authors":"C. Immediato Daien , J.P. Hellier , Z. Salis , G. Mouterde , J. Morel , L. Macia , R. Audo","doi":"10.1016/j.rhum.2025.10.362","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2025.10.362","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La dysbiose intestinale et le déséquilibre entre les lymphocytes Th17 et Treg contribuent à la pathogenèse de la polyarthrite rhumatoïde (PR). De plus, l’efficacité du méthotrexate (MTX) dépend de la composition du microbiote intestinal, notamment de la présence de Bacteroides fragilis et du butyrate <span><span>[1]</span></span>. Les fibres alimentaires améliorent la composition du microbiote et augmentent la production d’acides gras à chaîne courte, dont le butyrate, pouvant restaurer la tolérance immunitaire. Nous avons évalué si une supplémentation en fibres alimentaires chez des patients atteints de PR améliore l’activité de la maladie, l’équilibre Th17/Treg et la réponse au MTX.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>L’étude SUPERFIBRES est un essai randomisé, en double aveugle, contrôlé par placebo, incluant des patients atteints de PR active malgré des doses stables de csDMARDs. Les patients ont été randomisés (1 :1) pour recevoir de l’inuline (12<!--> <!-->g/jour) ou un placebo pendant 30<!--> <!-->jours. La réponse EULAR et les modifications des sous-populations Th17/Treg périphériques (cytométrie en flux) ont été comparées. Des analyses en sous-groupes ont été réalisées selon l’utilisation ou non du MTX.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 49 patients ont été inclus (26 dans le groupe fibres, 23 dans le groupe placebo), dont 85,7 % de femmes, avec un âge moyen de 62<!--> <!-->±<!--> <!-->10 ans et un DAS28 moyen de 3,86<!--> <!-->±<!--> <!-->0,61. Les chances de réponse EULAR étaient significativement plus élevées dans le groupe fibres (OR 4,65, IC 95 % 1,15–18,9 ; <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,03). Les fibres ont réduit les lymphotes Th17 circulantes et le ratio Th17/Treg par rapport au placebo (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,02). Une interaction significative traitement<!--> <!-->×<!--> <!-->MTX a été observée (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,011). Chez les patients sous MTX, la variation moyenne du DAS28 était de –1,00 avec les fibres contre –0,34 avec le placebo (<span><span>Fig. 1</span></span>). Aucun effet n’a été observé chez les patients ne recevant pas de MTX (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->6). L’intervention a été bien tolérée, avec une observance<!--> <!-->><!--> <!-->90 %.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Ce premier essai contrôlé par placebo sur la supplémentation en fibres alimentaires dans la PR montre une amélioration significative du taux de réponse EULAR et de l’équilibre Th17/Treg. Ces effets pourraient s’expliquer par une efficacité accrue du MTX. Ces résultats mettent en évidence l’axe intestin–immunité comme nouvelle cible thérapeutique et identifient les fibres alimentaires comme un adjuvant sûr et peu coûteux au MTX dans la PR. Si confirmés, ces résultats pourraient modifier la pratique clinique et améliorer l’efficacité du MTX au quotidien.</div></div>","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"92 ","pages":"Pages A48-A49"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145645501","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.rhum.2025.10.361
C. Gaujoux-Viala , A. Ruyssen-Witrand , L. Arnaud , L. Inchboard , A. Courbeyrette , J. Becker , B. Fautrel
<div><h3>Introduction</h3><div>Des études récentes <span><span>[1]</span></span>, <span><span>[2]</span></span>, menées à partir du SNDS, suggèrent que environ 40 % des patients PR ne reçoivent pas de traitement de fond. Cela pose question sur les raisons de cette absence de traitement et sur la fiabilité du codage de la PR dans le SNDS.</div><div>De nouveaux algorithmes ont été développés, permettant d’identifier une population PR plus spécifique que celle décrite par la Caisse nationale d’assurance maladie (CPAM) <span><span>[3]</span></span>.</div><div>L’objectif de ce travail est de décrire dans cette population, la prise en charge des patients en 2019 et d’explorer les facteurs associés à une prise en charge médicamenteuse insuffisante.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>En combinant au moins 2 critères d’identification de la PR parmi hospitalisation pour PR, Affection de Longue Durée, délivrance de traitements de la PR (b/t/csDMARDs) et réalisation d’actes diagnostiques pertinents entre 2010 et 2022, un total de 332 199 patients PR adultes prévalents en 2019 ont été identifiés dans le SNDS.</div><div>La couverture en traitement de fond en 2019 (variant de 0 à 100 %) a été estimée à partir des délivrances en ville et à l’hôpital sur la base de la dose minimale recommandée. Les patients ont été classés en 4 catégories : « non traités » [0–20 %] ; « sub-optimalement traités »]20–80 %] et « adéquatement traités »]80–100 %] en 2019 et « jamais traités » (aucune délivrance de traitement PR depuis 2010).</div><div>Des modèles logistiques ont été appliqués pour identifier les facteurs associés à une prise en charge médicamenteuse insuffisante.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>En 2019, seuls 40,2 % des patients PR français présentaient une couverture de traitement<!--> <!-->><!--> <!-->80 %. Les 59,8 % restants étaient répartis en trois catégories : 17,1 % « sub-optimalement traités », 23,2 % « non traités » et 19,5 % « jamais traités » (<span><span>Fig. 1</span></span>).</div><div>Les modèles logistiques multivariés ont montré un risque accru de traitement sub-optimal chez les femmes (OR<!--> <!-->=<!--> <!-->1,14 [1,12–1,16]) et d’absence totale de traitement de fond chez les plus de 70 ans (en particulier les ≥ 80 ans, OR= 4,76 [4,58–4,95] vs la référence des 18–49 ans) ainsi que chez ceux présentant des comorbidités comme le diabète, l’obésité, les maladies psychiatriques et cardiovasculaires ou un cancer.</div><div>En revanche, la consultation d’un rhumatologue, l’hospitalisation pour PR et la présence d’ostéoporose sont associées à une meilleure couverture de traitement.</div><div>Enfin, au niveau départemental, la densité en rhumatologues n’a pas d’effet significatif, mais la probabilité d’être non ou sub-optimalement traité est plus élevée dans les grandes régions du sud de la France.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>En 2019, près de 60 % des patients PR identifiés dans le SNDS présentaient une prise en charge
IntroductionDes最新研究[1]、[2]、日起开展nsds表明,大约有40%的患者在PR得不到实质性处理。这就提出了一个问题,为什么不进行这种处理,以及SNDS中PR编码的可靠性。新的算法已经被开发出来,允许识别比Caisse nationale d ' assurance maladie (CPAM)[3]所描述的更具体的PR人群。这项工作的目的是在这一人群中描述2019年的患者管理,并探索与药物管理不足相关的因素。病人和méthodesEn结合住院当中至少有2个PR身份查验标准为PR,长期感情,发放薪资的PR (t / b csDMARDs)和诊断相关行为实现2010至2022年,总共332 199名成年患者PR地方nsds中已确定在2019年。2019年的基础治疗覆盖率(从0到100%不等)是根据最低推荐剂量的城市和医院交付量估计的。患者被分为4类:“未治疗”[0 - 20%];2019年“治疗不足”]20 - 80%]和“治疗充分”]80 - 100%],以及“从未治疗”(自2010年以来没有发布PR治疗)。物流模型已被应用于识别与药物治疗不足相关的因素。结果:2019年,只有40.2%的法国PR患者得到了治疗,而80%得到了治疗。剩下的59.8%分为三类:17.1%“治疗不足”,23.2%“未治疗”和19.5%“从未治疗”(图1)。变量的物流模式来显示风险较高待遇sub-optimal女性(OR = 1.14[1,12—- 16])和实质为完全不治疗70多岁人群(尤其是≥80岁,黄金= 4.76[45800—4.95%]vs 18—49岁的参考),以及那些家里有并发症如糖尿病、肥胖、精神科和心血管疾病或癌症。另一方面,风湿病医生的咨询、PR住院和骨质疏松症的存在与更好的治疗覆盖率有关。最后,在省一级,风湿病学家的密度没有显著影响,但在法国南部的主要地区,治疗不足或次优的可能性更高。结论:2019年,在SNDS中发现的近60%的PR患者可能存在药物不足。年龄大、某些共病和居住在法国南部与基础治疗覆盖不足有关,而风湿病学家的随访或住院治疗则有利于适当的药物治疗。自2010年以来“从未接受过治疗”的患者,尽管存在两种识别标准,但仍不确定是否会被诊断为PD。这些发现强调了改善患者筛查和更系统地让风湿病专家参与护理过程的必要性,特别是在最脆弱的人群中。
{"title":"Prise en charge médicamenteuse insuffisante de la polyarthrite rhumatoïde en France en 2019 : analyse à partir du Système national des données de santé (SNDS)","authors":"C. Gaujoux-Viala , A. Ruyssen-Witrand , L. Arnaud , L. Inchboard , A. Courbeyrette , J. Becker , B. Fautrel","doi":"10.1016/j.rhum.2025.10.361","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2025.10.361","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Des études récentes <span><span>[1]</span></span>, <span><span>[2]</span></span>, menées à partir du SNDS, suggèrent que environ 40 % des patients PR ne reçoivent pas de traitement de fond. Cela pose question sur les raisons de cette absence de traitement et sur la fiabilité du codage de la PR dans le SNDS.</div><div>De nouveaux algorithmes ont été développés, permettant d’identifier une population PR plus spécifique que celle décrite par la Caisse nationale d’assurance maladie (CPAM) <span><span>[3]</span></span>.</div><div>L’objectif de ce travail est de décrire dans cette population, la prise en charge des patients en 2019 et d’explorer les facteurs associés à une prise en charge médicamenteuse insuffisante.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>En combinant au moins 2 critères d’identification de la PR parmi hospitalisation pour PR, Affection de Longue Durée, délivrance de traitements de la PR (b/t/csDMARDs) et réalisation d’actes diagnostiques pertinents entre 2010 et 2022, un total de 332 199 patients PR adultes prévalents en 2019 ont été identifiés dans le SNDS.</div><div>La couverture en traitement de fond en 2019 (variant de 0 à 100 %) a été estimée à partir des délivrances en ville et à l’hôpital sur la base de la dose minimale recommandée. Les patients ont été classés en 4 catégories : « non traités » [0–20 %] ; « sub-optimalement traités »]20–80 %] et « adéquatement traités »]80–100 %] en 2019 et « jamais traités » (aucune délivrance de traitement PR depuis 2010).</div><div>Des modèles logistiques ont été appliqués pour identifier les facteurs associés à une prise en charge médicamenteuse insuffisante.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>En 2019, seuls 40,2 % des patients PR français présentaient une couverture de traitement<!--> <!-->><!--> <!-->80 %. Les 59,8 % restants étaient répartis en trois catégories : 17,1 % « sub-optimalement traités », 23,2 % « non traités » et 19,5 % « jamais traités » (<span><span>Fig. 1</span></span>).</div><div>Les modèles logistiques multivariés ont montré un risque accru de traitement sub-optimal chez les femmes (OR<!--> <!-->=<!--> <!-->1,14 [1,12–1,16]) et d’absence totale de traitement de fond chez les plus de 70 ans (en particulier les ≥ 80 ans, OR= 4,76 [4,58–4,95] vs la référence des 18–49 ans) ainsi que chez ceux présentant des comorbidités comme le diabète, l’obésité, les maladies psychiatriques et cardiovasculaires ou un cancer.</div><div>En revanche, la consultation d’un rhumatologue, l’hospitalisation pour PR et la présence d’ostéoporose sont associées à une meilleure couverture de traitement.</div><div>Enfin, au niveau départemental, la densité en rhumatologues n’a pas d’effet significatif, mais la probabilité d’être non ou sub-optimalement traité est plus élevée dans les grandes régions du sud de la France.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>En 2019, près de 60 % des patients PR identifiés dans le SNDS présentaient une prise en charge ","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"92 ","pages":"Pages A47-A48"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145645638","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.rhum.2025.10.402
A. Tudal , A. Grancher , J. Grosjean , M. Dusenne , P. Brevet , F. Jastrzebski , B. Gérard , T. Lequerré , O. Vittecoq
<div><h3>Introduction</h3><div>Les biomédicaments (bDMARD) ont transformé la prise en charge de la polyarthrite rhumatoïde (PR) en permettant d’atteindre plus fréquemment la rémission. Cependant, aucun marqueur ne permet actuellement de prédire la réponse à ces traitements.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Évaluer l’association entre la survenue d’une neutropénie suite à l’introduction du biomédicament et (i) la réponse clinique, en termes d’amplitude et de rapidité d’obtention, définie à partir du DAS28-CRP, (ii) la rémission selon la satisfaction ou non des critères booléens à 3 variables (nombre d’articulations douloureuses, gonflées et CRP), et (iii) le maintien thérapeutique, chez des patients atteints de PR traités par bDMARDs.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Étude cas-témoins, rétrospective, monocentrique, menée sur la période 2000–2024. Les cas de neutropénie apparues après initiation du biomédicament ont été identifiés via l’entrepôt de données de santé de l’établissement et appariés à autant de témoins selon l’âge, le sexe et la molécule reçue. Les critères d’évaluation incluaient la réponse clinique, le degré de rémission ainsi que le maintien thérapeutique à 3 temps (6, 12 et 24 mois). Les données démographiques, cliniques et thérapeutiques ont été collectées dans les dossiers médicaux ainsi que la survenue des épisodes infectieux, notamment sévères, en fonction du grade de la neutropénie. Des modèles de régression logistique univarié et multivarié ont été construits pour évaluer l’impact des différentes variables sur la satisfaction ou non des critères booléens.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Un total de 70 cas [(âge médian : 60 ans ; 52 femmes) de PR avérée (durée médiane de la maladie de 7 ans, anti-CCP<!--> <!-->+<!--> <!-->75 %, érosive (60 %)] avec la survenue d’une neutropénie ont été identifiés. Le tocilizumab (41 %), l’etanercept (16 %), et le sarilumab (14 %) étaient les principales molécules en cause. Cette survenue précoce d’une neutropénie était associée à une probabilité accrue de rémission à 6 mois (OR univariée 2,90 [1,34–6,11], <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,006 ; OR multivariée 3,98 [1,52–11,1], <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,005) et à une réduction plus importante du DAS28-CRP (2,12 vs 3,15) (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,016) à 6 mois (<span><span>Fig. 1</span></span>). Cette différence s’atténuait à 12 mois. Aucune différence significative sur le maintien thérapeutique à 12 et 24 mois n’a été mise en évidence entre les deux groupes, ni de relation entre la profondeur de la neutropénie et le degré de rémission. On ne retrouvait pas d’augmentation des infections sévères dans le groupe neutropénie, quelle qu’en soit son grade.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Dans une approche théranostique, l’apparition rapide d’une neutropénie sous bDMARD pourrait représenter un marqueur précoce à la fois en termes d’amplitude et de délai d’obtention d’une bonne réponse clinique à court terme.</
IntroductionLes biomédicaments bDMARD)改变了当家作主的类风湿关节炎最常用(PR),能够达到缓解的。然而,目前还没有预测这些治疗反应的标志物。症ObjectifsÉvaluer协会之间发生中性biomédicament和(i)继导言的临床反应,用振幅和生产速度、自定义DAS28-CRP;(二)发行+满意与否的标准15 - 3(变量数目关节疼痛、肿胀和CRP),和(iii)维持治疗的患者身上,由bDMARDs PR条约。患者与方法2000 - 2024年期间的单中心回顾性病例对照研究。症病例中性以后出现的入门biomédicament确定了通过建立健康数据仓库和匹配到这么多证人根据年龄、性别、种族和接收到的分子。评价标准包括临床反应,缓解程度以及维持治疗时间(3、6、12和24个月)。人口数据、临床治疗和医疗记录中收集了感染以及事件的发生,特别是严格按照军衔症的中性。逻辑回归模型和univariémultivarié已建成以评估不同变量的影响+满意与否的标准。结果共发现70例[(中位年龄:60岁;52名女性)经证实的RP(中位疾病持续时间为7年,抗CCP + 75%,侵蚀性(60%)]发生中性粒细胞减少症。tocilizumab(41%)、etanercept(16%)和sarilumab(14%)是主要的相关分子。中性粒细胞减少症的早期发生与6个月时缓解的可能性增加(单变量OR 2.90 [1.34 - 6.11], p = 0.006;多变量OR 3.98 [1.52 - 11.1], p = 0.005)和6个月时DAS28-CRP显著减少(2.12 vs 3.15) (p = 0.016)相关(图1)。这种差异在12个月后消失。两组在12个月和24个月的治疗持续时间上没有显著差异,中性粒细胞减少的深度和缓解的程度之间也没有关系。在中性粒细胞减少组中,任何级别的严重感染均未增加。结论:在治疗方法中,bDMARD下中性粒细胞减少症的早期发作可能是获得良好短期临床反应的范围和时间的早期标记。
{"title":"Relation entre la survenue précoce d’une neutropénie sous biomédicament et la réponse clinique dans la polyarthrite rhumatoïde. Résultats d’une étude cas-témoins","authors":"A. Tudal , A. Grancher , J. Grosjean , M. Dusenne , P. Brevet , F. Jastrzebski , B. Gérard , T. Lequerré , O. Vittecoq","doi":"10.1016/j.rhum.2025.10.402","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2025.10.402","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les biomédicaments (bDMARD) ont transformé la prise en charge de la polyarthrite rhumatoïde (PR) en permettant d’atteindre plus fréquemment la rémission. Cependant, aucun marqueur ne permet actuellement de prédire la réponse à ces traitements.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Évaluer l’association entre la survenue d’une neutropénie suite à l’introduction du biomédicament et (i) la réponse clinique, en termes d’amplitude et de rapidité d’obtention, définie à partir du DAS28-CRP, (ii) la rémission selon la satisfaction ou non des critères booléens à 3 variables (nombre d’articulations douloureuses, gonflées et CRP), et (iii) le maintien thérapeutique, chez des patients atteints de PR traités par bDMARDs.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Étude cas-témoins, rétrospective, monocentrique, menée sur la période 2000–2024. Les cas de neutropénie apparues après initiation du biomédicament ont été identifiés via l’entrepôt de données de santé de l’établissement et appariés à autant de témoins selon l’âge, le sexe et la molécule reçue. Les critères d’évaluation incluaient la réponse clinique, le degré de rémission ainsi que le maintien thérapeutique à 3 temps (6, 12 et 24 mois). Les données démographiques, cliniques et thérapeutiques ont été collectées dans les dossiers médicaux ainsi que la survenue des épisodes infectieux, notamment sévères, en fonction du grade de la neutropénie. Des modèles de régression logistique univarié et multivarié ont été construits pour évaluer l’impact des différentes variables sur la satisfaction ou non des critères booléens.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Un total de 70 cas [(âge médian : 60 ans ; 52 femmes) de PR avérée (durée médiane de la maladie de 7 ans, anti-CCP<!--> <!-->+<!--> <!-->75 %, érosive (60 %)] avec la survenue d’une neutropénie ont été identifiés. Le tocilizumab (41 %), l’etanercept (16 %), et le sarilumab (14 %) étaient les principales molécules en cause. Cette survenue précoce d’une neutropénie était associée à une probabilité accrue de rémission à 6 mois (OR univariée 2,90 [1,34–6,11], <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,006 ; OR multivariée 3,98 [1,52–11,1], <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,005) et à une réduction plus importante du DAS28-CRP (2,12 vs 3,15) (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,016) à 6 mois (<span><span>Fig. 1</span></span>). Cette différence s’atténuait à 12 mois. Aucune différence significative sur le maintien thérapeutique à 12 et 24 mois n’a été mise en évidence entre les deux groupes, ni de relation entre la profondeur de la neutropénie et le degré de rémission. On ne retrouvait pas d’augmentation des infections sévères dans le groupe neutropénie, quelle qu’en soit son grade.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Dans une approche théranostique, l’apparition rapide d’une neutropénie sous bDMARD pourrait représenter un marqueur précoce à la fois en termes d’amplitude et de délai d’obtention d’une bonne réponse clinique à court terme.</","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"92 ","pages":"Page A83"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145645677","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.rhum.2025.10.018
A. Trombetti , F.R. Herrmann , A. Tahar , T. Chevalley , R. Rizzoli , M. Hars
<div><h3>Introduction</h3><div>La plupart des interventions en cours de développement pour le traitement de la sarcopénie visent à améliorer la masse musculaire. Compte tenu des évidences croissantes en faveur d’un rôle clef du système nerveux central dans la sarcopénie, l’hypothèse peut être émise que certaines interventions spécifiques ciblant ce système pourraient également avoir des effets bénéfiques sur la fonction musculaire des sujets âgés sarcopéniques.</div><div>Un programme d’exercice cognitivo-moteur, la rythmique Jaques-Dalcroze (RJD) — exercices multitâches basés sur la musique — s’est révélé efficace pour améliorer les performances fonctionnelles et réduire les chutes chez le sujet âgé, mais également améliorer les performances cognitives et la plasticité cérébrale <span><span>[1]</span></span>. Ce programme ne comprend pas d’entraînement spécifique de la force musculaire.</div><div>L’étude SARCARE, une étude de preuve de concept, visait principalement à déterminer (i) l’efficacité d’un programme rythmique Jaques-Dalcroze (RJD) pour améliorer les performances musculaires, physiques et cognitives et réduire les chutes chez des sujets âgés sarcopéniques, et (ii) dans quelle mesure les bénéfices induits par l’exercice sont médiés par des changements au niveau central.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>L’étude SARCARE (ISRCTN39600964), un essai monocentrique, randomisé contrôlé en simple aveugle, a été menée à Genève (Suisse). Un total de 196 sujets âgés sarcopéniques (âge moyen : 75,2 ans ; 89 % de femmes) vivant dans la communauté ont été randomisés (1/1) pour 12 mois dans (i) un groupe d’exercice RJD (2<!--> <!-->×<!--> <!-->/sem, sessions d’1<!--> <!-->h en groupe) ou (ii) un groupe CONtrôle (pas d’exercice). Les deux groupes recevaient également des conférences régulières sur des thèmes en lien avec la santé. Le critère de jugement primaire était le changement du score SPPB (<em>short physical performance battery</em>) à 12 mois. Les critères de jugement secondaires incluaient, parmi d’autres, la force et la masse musculaire (évaluée par DXA), les performances cognitives, les chutes et la qualité de vie.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au terme de 12 mois de suivi, en comparaison au groupe CON, une amélioration significative des performances physiques était observée dans le groupe RJD (interaction groupe*temps pour le score <em>short physical performance battery</em> : 1,18, IC95 % 0,78–1,58 ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). Des améliorations significatives étaient également observées sur la force musculaire (tests du lever de chaise X5 et de force de préhension, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,005 pour les deux), alors qu’aucun effet n’était observé sur la masse musculaire (e.g., masse maigre appendiculaire/taille2, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,934). Par ailleurs, des améliorations significatives étaient observées sur les performances cognitives/exécutives (e.g., <em>Trail Making Test</em>-Part B :
{"title":"Effets de la rythmique Jaques-Dalcroze sur les performances musculaires, physiques et cognitives, et les chutes chez les sujets âgés sarcopéniques : essai randomisé contrôlé SARCARE","authors":"A. Trombetti , F.R. Herrmann , A. Tahar , T. Chevalley , R. Rizzoli , M. Hars","doi":"10.1016/j.rhum.2025.10.018","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2025.10.018","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La plupart des interventions en cours de développement pour le traitement de la sarcopénie visent à améliorer la masse musculaire. Compte tenu des évidences croissantes en faveur d’un rôle clef du système nerveux central dans la sarcopénie, l’hypothèse peut être émise que certaines interventions spécifiques ciblant ce système pourraient également avoir des effets bénéfiques sur la fonction musculaire des sujets âgés sarcopéniques.</div><div>Un programme d’exercice cognitivo-moteur, la rythmique Jaques-Dalcroze (RJD) — exercices multitâches basés sur la musique — s’est révélé efficace pour améliorer les performances fonctionnelles et réduire les chutes chez le sujet âgé, mais également améliorer les performances cognitives et la plasticité cérébrale <span><span>[1]</span></span>. Ce programme ne comprend pas d’entraînement spécifique de la force musculaire.</div><div>L’étude SARCARE, une étude de preuve de concept, visait principalement à déterminer (i) l’efficacité d’un programme rythmique Jaques-Dalcroze (RJD) pour améliorer les performances musculaires, physiques et cognitives et réduire les chutes chez des sujets âgés sarcopéniques, et (ii) dans quelle mesure les bénéfices induits par l’exercice sont médiés par des changements au niveau central.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>L’étude SARCARE (ISRCTN39600964), un essai monocentrique, randomisé contrôlé en simple aveugle, a été menée à Genève (Suisse). Un total de 196 sujets âgés sarcopéniques (âge moyen : 75,2 ans ; 89 % de femmes) vivant dans la communauté ont été randomisés (1/1) pour 12 mois dans (i) un groupe d’exercice RJD (2<!--> <!-->×<!--> <!-->/sem, sessions d’1<!--> <!-->h en groupe) ou (ii) un groupe CONtrôle (pas d’exercice). Les deux groupes recevaient également des conférences régulières sur des thèmes en lien avec la santé. Le critère de jugement primaire était le changement du score SPPB (<em>short physical performance battery</em>) à 12 mois. Les critères de jugement secondaires incluaient, parmi d’autres, la force et la masse musculaire (évaluée par DXA), les performances cognitives, les chutes et la qualité de vie.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au terme de 12 mois de suivi, en comparaison au groupe CON, une amélioration significative des performances physiques était observée dans le groupe RJD (interaction groupe*temps pour le score <em>short physical performance battery</em> : 1,18, IC95 % 0,78–1,58 ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). Des améliorations significatives étaient également observées sur la force musculaire (tests du lever de chaise X5 et de force de préhension, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,005 pour les deux), alors qu’aucun effet n’était observé sur la masse musculaire (e.g., masse maigre appendiculaire/taille2, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,934). Par ailleurs, des améliorations significatives étaient observées sur les performances cognitives/exécutives (e.g., <em>Trail Making Test</em>-Part B : ","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"92 ","pages":"Page A13"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145645736","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.rhum.2025.10.410
A. Tison , D. Jannat Khah , L.C. Cappelli , M.E. Suarez-Almazor , N. Abdel-Wahab , P. Reid , J. Sparks , T.J. Braaten , A. Meara , C. Calabrese , T.R. Katsumoto , N. Ghosh , K. Ge , A. Saraux , V. Devauchelle-Pensec , A.A. Shah , C. Bingham , A.R. Bass
<div><h3>Introduction</h3><div>Les arthrites immuno-induites surviennent chez 4 à 7 % des patients traités par inhibiteur de point de contrôle immunitaire (ICI), et ont été jusqu’à maintenant classées en deux principaux phénotypes : l’un ressemblant à la polyarthrite rhumatoïde (ou PR <em>like</em>), et l’autre ressemblant à la pseudopolyarthrite rhizomélique (ou PPR <em>like</em>). Cependant, la question de savoir si ces deux phénotypes font partie d’un même continuum de toxicité ou bien s’ils doivent être distingués dans les critères de classification ou dans les futurs essais cliniques fait débat. Notre objectif était de comparer les caractéristiques cliniques, le traitement immunosuppresseur et la survie anti-tumorale chez les ICI-PR et les ICI-PPR.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Les données ont été extraites le 17/04/2025 d’un registre prospectif multicentrique de patients présentant une ICI-PR ou une ICI-PPR. Les patients porteurs d’un rhumatisme inflammatoire préexistant à l’introduction de l’ICI ont été exclus. Une régression logistique multiple à été utilisée pour comparer l’emploi de DMARDs immunosuppresseurs entre les groupes (méthotrexate, leflunomide et/ou DMARD biologique ou synthétique ciblé [b/tsDMARD]). Des courbes de Kaplan-Meier ont été construites pour comparer le temps avant d’obtenir une dose d’équivalent prednisone à i.10<!--> <!-->mg/j et ii.5<!--> <!-->mg/j à partir de la visite d’inclusion dans le registre. Des modèles de risques proportionnels de Cox ont été utilisés pour comparer la survie sans progression entre les groupes (définie par le temps avant première progression ou décès depuis l’apparition de la PR/PPR immuno-induite). Les PPR-ICI ont aussi été comparées à une cohorte indépendante de PPR de novo, à l’aide de statistiques descriptives.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 490 patients ont été inclus, 418 avec une ICI-PR et 72 avec une ICI-PPR. Comparé aux patients avec ICI-PR, les patients avec ICI-PPR étaient plus âgés (70 versus 63 ans, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001), étaient préferentiellement des hommes (61 % versus 48 %, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,034), avaient des symptômes de survenue plus précoce par rapport à l’initiation de l’ICI (87 versus 125<!--> <!-->jours, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,011), et avaient moins d’arthrites périphériques (15 % versus 72 %, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001) (<span><span>Tableau 1</span></span>). Le délai avant d’obtenir une dose d’équivalent prednisone à 10 et 5<!--> <!-->mg/j était comparable entre les groupes (<span><span>Fig. 1</span></span>A et B). Les patients avec une ICI-PR étaient plus susceptibles de recevoir un DMARD immunosuppresseur que les ICI-PPR (OR : 3,51 [IC95 % : 1,50–8,21], <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,004) après ajustement sur le grade de sévérité, le type et le stade du cancer, le centre investigateur, le type de traitement par ICI et l’âge. La survie sans progression était comparable entre les group
{"title":"Comparaison des polyarthrites et des pseudopolyarthrites rhizoméliques survenant sous inhibiteur de point de contrôle immunitaire : une étude observationnelle de cohorte","authors":"A. Tison , D. Jannat Khah , L.C. Cappelli , M.E. Suarez-Almazor , N. Abdel-Wahab , P. Reid , J. Sparks , T.J. Braaten , A. Meara , C. Calabrese , T.R. Katsumoto , N. Ghosh , K. Ge , A. Saraux , V. Devauchelle-Pensec , A.A. Shah , C. Bingham , A.R. Bass","doi":"10.1016/j.rhum.2025.10.410","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2025.10.410","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les arthrites immuno-induites surviennent chez 4 à 7 % des patients traités par inhibiteur de point de contrôle immunitaire (ICI), et ont été jusqu’à maintenant classées en deux principaux phénotypes : l’un ressemblant à la polyarthrite rhumatoïde (ou PR <em>like</em>), et l’autre ressemblant à la pseudopolyarthrite rhizomélique (ou PPR <em>like</em>). Cependant, la question de savoir si ces deux phénotypes font partie d’un même continuum de toxicité ou bien s’ils doivent être distingués dans les critères de classification ou dans les futurs essais cliniques fait débat. Notre objectif était de comparer les caractéristiques cliniques, le traitement immunosuppresseur et la survie anti-tumorale chez les ICI-PR et les ICI-PPR.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Les données ont été extraites le 17/04/2025 d’un registre prospectif multicentrique de patients présentant une ICI-PR ou une ICI-PPR. Les patients porteurs d’un rhumatisme inflammatoire préexistant à l’introduction de l’ICI ont été exclus. Une régression logistique multiple à été utilisée pour comparer l’emploi de DMARDs immunosuppresseurs entre les groupes (méthotrexate, leflunomide et/ou DMARD biologique ou synthétique ciblé [b/tsDMARD]). Des courbes de Kaplan-Meier ont été construites pour comparer le temps avant d’obtenir une dose d’équivalent prednisone à i.10<!--> <!-->mg/j et ii.5<!--> <!-->mg/j à partir de la visite d’inclusion dans le registre. Des modèles de risques proportionnels de Cox ont été utilisés pour comparer la survie sans progression entre les groupes (définie par le temps avant première progression ou décès depuis l’apparition de la PR/PPR immuno-induite). Les PPR-ICI ont aussi été comparées à une cohorte indépendante de PPR de novo, à l’aide de statistiques descriptives.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 490 patients ont été inclus, 418 avec une ICI-PR et 72 avec une ICI-PPR. Comparé aux patients avec ICI-PR, les patients avec ICI-PPR étaient plus âgés (70 versus 63 ans, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001), étaient préferentiellement des hommes (61 % versus 48 %, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,034), avaient des symptômes de survenue plus précoce par rapport à l’initiation de l’ICI (87 versus 125<!--> <!-->jours, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,011), et avaient moins d’arthrites périphériques (15 % versus 72 %, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001) (<span><span>Tableau 1</span></span>). Le délai avant d’obtenir une dose d’équivalent prednisone à 10 et 5<!--> <!-->mg/j était comparable entre les groupes (<span><span>Fig. 1</span></span>A et B). Les patients avec une ICI-PR étaient plus susceptibles de recevoir un DMARD immunosuppresseur que les ICI-PPR (OR : 3,51 [IC95 % : 1,50–8,21], <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,004) après ajustement sur le grade de sévérité, le type et le stade du cancer, le centre investigateur, le type de traitement par ICI et l’âge. La survie sans progression était comparable entre les group","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"92 ","pages":"Pages A89-A90"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145645801","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.rhum.2025.10.379
W. Lahmar, M. Bossert, A. Wiget, T. Conrozier, A. Lohse
<div><h3>Introduction</h3><div>L’échographie articulaire est devenue un examen incontournable pour la prise en charge des patients présentant une arthrite juvénile idiopathique (AJI). La synovite infraclinique a été identifiée chez les patients même en rémission clinique. Le but de cette étude était d’évaluer la corrélation entre l’examen clinique et les résultats de l’échographie ostéoarticulaire chez les patients ayant la forme oligo-articulaire et polyarticulaire de l’AJI et en rémission et leur valeur prédictive de la rechute.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Une étude observationnelle monocentrique rétrospective incluant des patients suivis pour une AJI dans sa forme oligo-articulaire ou polyarticulaire et diagnostiqués selon les critères de l’ILAR. Tous les patients étaient en rémission clinique, définie selon les critères de Wallace, incluant une arthrite inactive, l’absence de symptômes systémiques et des marqueurs de l’inflammation biologique normaux. La rémission clinique était catégorisée en : rémission sous traitement (≥<!--> <!-->6 mois de maladie inactive sous traitement) et rémission sans traitement (≥<!--> <!-->12 mois sans traitement). Une échographie ostéoarticulaire des 2 coudes, 2 poignets, les 2 deuxièmes articulations métacarpophalangiennes, 2 genoux et 2 chevilles a été réalisée par un rhumatologue échographiste expert après au moins six mois de rémission clinique. Un rhumatologue pédiatre, en aveugle, a effectué les évaluations cliniques des mêmes articulations. Les données cliniques et thérapeutiques ont été également recueillies.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Étaient inclus 39 patients (25 filles, 14 garçons avec un âge moyen de 12,46<!--> <!-->±<!--> <!-->6 ans ; la durée moyenne de la maladie était de 7,75<!--> <!-->±<!--> <!-->6,33 ans). Trente patients avaient une AJI oligo-articulaire (dont 3 étendues), et 9 une AJI polyarticulaire (dont 2 avec un facteur rhumatoïde positif). Les anticorps antinucléaires (ANA) étaient positifs chez 57 % des patients. Un antécédent d’uvéite était présent chez 13 % et 16 % avaient un antécédent d’atteinte coxofémorale. La durée moyenne de rémission clinique était de 2,53<!--> <!-->±<!--> <!-->1,78 ans. Au moment de l’échographie MSUS : 90 % des patients étaient sous traitement : inhibiteurs du TNF (51 %), méthotrexate (36 %), inhibiteurs de l’IL-6 (8 %) ou AINS (10 %). Le traitement avait été arrêté chez 4 patients et ce pour une durée moyenne de 9,5 mois. Parmi les 468 articulations évaluées : 56 % des patients présentaient des anomalies échographiques, affectant jusqu’à 4 articulations par patient. La synovite en mode B était détectée dans 8,3 % des articulations et un signal Doppler positif dans 0,6 %. Cliniquement, 1,7 % des articulations étaient sensibles et 0,8 % tuméfiées. Sept patients ont rechuté après une moyenne de 14,83<!--> <!-->±<!--> <!-->6,1 mois, principalement après une réduction progressive du traitement. L’épanchement synovial était fortem
关节超声已成为管理幼年特发性关节炎(IAD)患者的重要检查。即使在临床缓解的患者中也发现了亚临床滑膜炎。本研究的目的是评估临床检查和骨关节超声结果在缓解的低关节和多关节AJD患者的相关性及其复发预测值。患者和方法一项单中心回顾性观察研究,包括根据IRAD标准诊断的低关节或多关节IJD患者。所有患者均处于华莱士标准的临床缓解期,包括非活动性关节炎、无全身症状和正常的生物炎症标志物。临床缓解分为:治疗缓解(≥6个月无活动性疾病)和不治疗缓解(≥12个月无活动性疾病)。在临床缓解至少6个月后,由专家风湿病超声医生对2个肘部、2个手腕、2个第二跖骨咽关节、2个膝盖和2个脚踝进行骨关节超声检查。一位失明的儿科风湿病学家对相同的关节进行了临床评估。还收集了临床和治疗数据。结果包括39例患者(25名女,14名男,平均年龄12.46±6岁,平均发病时间7.75±6.33岁)。30例患者为低关节型(3例广泛型),9例为多关节型(2例类风湿因子阳性)。57%的患者抗核抗体(ANA)呈阳性。13%的人有葡萄病史,16%的人有共腔病史。在MSUS超声检查时,90%的患者正在接受TNF抑制剂(51%)、甲氨蝶呤(36%)、IL-6抑制剂(8%)或INS抑制剂(10%)的治疗。4例患者停止治疗,平均持续9.5个月。在评估的468个关节中:56%的患者有超声异常,影响每个患者多达4个关节。B模4457是关节和多普勒信号中检测到8.3%积极在0.6%。临床上,1.7%的关节是敏感而tuméfiées 0.8%。有7个患者复发后平均为14.83±6.1个月,主要治疗后逐渐减少。水流滑膜关节胀是高度相关的临床< (p 0.001)和水流与关节疼痛是一个积极信号的多普勒相关(p = 0.004)。超声波异常的患者旧病复发,有较高的风险(100%的46%,p = 0.012) vs B模式下的异常,特别是当在场的关节coxofémorale (, p = 0.036)。ConclusionNotre研究表明患者体内发现亚临床或常d’AJI oligo-articulaire和polyarticulaire临床上呆滞。该协会与复发率高强调,华莱士MSUS超声作为标准的补充,提供了一个更客观的工具来辨别疾病复发的高危患者,治疗后判决。
{"title":"Fréquence et implications pronostiques des anomalies échographiques dans les formes oligo-articulaire et polyarticulaire de l’arthrite juvénile idiopathique en rémission clinique","authors":"W. Lahmar, M. Bossert, A. Wiget, T. Conrozier, A. Lohse","doi":"10.1016/j.rhum.2025.10.379","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2025.10.379","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’échographie articulaire est devenue un examen incontournable pour la prise en charge des patients présentant une arthrite juvénile idiopathique (AJI). La synovite infraclinique a été identifiée chez les patients même en rémission clinique. Le but de cette étude était d’évaluer la corrélation entre l’examen clinique et les résultats de l’échographie ostéoarticulaire chez les patients ayant la forme oligo-articulaire et polyarticulaire de l’AJI et en rémission et leur valeur prédictive de la rechute.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Une étude observationnelle monocentrique rétrospective incluant des patients suivis pour une AJI dans sa forme oligo-articulaire ou polyarticulaire et diagnostiqués selon les critères de l’ILAR. Tous les patients étaient en rémission clinique, définie selon les critères de Wallace, incluant une arthrite inactive, l’absence de symptômes systémiques et des marqueurs de l’inflammation biologique normaux. La rémission clinique était catégorisée en : rémission sous traitement (≥<!--> <!-->6 mois de maladie inactive sous traitement) et rémission sans traitement (≥<!--> <!-->12 mois sans traitement). Une échographie ostéoarticulaire des 2 coudes, 2 poignets, les 2 deuxièmes articulations métacarpophalangiennes, 2 genoux et 2 chevilles a été réalisée par un rhumatologue échographiste expert après au moins six mois de rémission clinique. Un rhumatologue pédiatre, en aveugle, a effectué les évaluations cliniques des mêmes articulations. Les données cliniques et thérapeutiques ont été également recueillies.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Étaient inclus 39 patients (25 filles, 14 garçons avec un âge moyen de 12,46<!--> <!-->±<!--> <!-->6 ans ; la durée moyenne de la maladie était de 7,75<!--> <!-->±<!--> <!-->6,33 ans). Trente patients avaient une AJI oligo-articulaire (dont 3 étendues), et 9 une AJI polyarticulaire (dont 2 avec un facteur rhumatoïde positif). Les anticorps antinucléaires (ANA) étaient positifs chez 57 % des patients. Un antécédent d’uvéite était présent chez 13 % et 16 % avaient un antécédent d’atteinte coxofémorale. La durée moyenne de rémission clinique était de 2,53<!--> <!-->±<!--> <!-->1,78 ans. Au moment de l’échographie MSUS : 90 % des patients étaient sous traitement : inhibiteurs du TNF (51 %), méthotrexate (36 %), inhibiteurs de l’IL-6 (8 %) ou AINS (10 %). Le traitement avait été arrêté chez 4 patients et ce pour une durée moyenne de 9,5 mois. Parmi les 468 articulations évaluées : 56 % des patients présentaient des anomalies échographiques, affectant jusqu’à 4 articulations par patient. La synovite en mode B était détectée dans 8,3 % des articulations et un signal Doppler positif dans 0,6 %. Cliniquement, 1,7 % des articulations étaient sensibles et 0,8 % tuméfiées. Sept patients ont rechuté après une moyenne de 14,83<!--> <!-->±<!--> <!-->6,1 mois, principalement après une réduction progressive du traitement. L’épanchement synovial était fortem","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"92 ","pages":"Page A62"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145645805","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.rhum.2025.10.373
M. Lesturgie-Talarek , G. Kvedaraviciute , E. Mariotti-Ferrandiz , D. Klatzmann , M. Rosenzwajg , J. Sellam , Y. Allanore , N. Tchitchek , J. Avouac
<div><h3>Introduction</h3><div>Les cellules <em>mucosal-associated invariant T cells</em> (MAIT) sont des lymphocytes T innate-like capables de produire des cytokines pro-inflammatoires (TNF-α, IFN-γ, IL-17) et des médiateurs cytotoxiques (granzyme B). Abondantes dans les muqueuses, elles sont activées par des dérivés de la riboflavine (vitamine B2) produits par les bactéries. Nous avons précédemment montré que les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde (PR) présentent une diminution et une activation accrue des cellules MAIT dans le sang périphérique par rapport aux témoins. L’objectif de cette étude était d’explorer le lien entre les cellules MAIT et le microbiome intestinal chez des patients PR.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Nous avons analysé les données de 68 patients atteints de PR inclus dans l’étude TRANSIMMUNOM (<span><span>NCT02466217</span><svg><path></path></svg></span>). La proportion de cellules MAIT circulantes parmi les lymphocytes T a été mesurée par cytométrie en flux. Les selles ont été recueillies et l’ADN fécal séquencé (technologie Ion Proton, ThermoFisher). Le profil fonctionnel du microbiome a été établi à l’aide d’HUMAnN3. Enfin, une approche de sparse Partial Least Square – Discriminant Analysis (sPLS-DA) a permis d’identifier les voies microbiennes différentiellement abondantes selon la proportion de cellules MAIT.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Parmi les 68 patients analysés (82 % de femmes, âge moyen 49<!--> <!-->±<!--> <!-->13 ans, durée de maladie 1 an, 31 % FR+, 90 % anti-CCP+, 45 % érosifs), la proportion de cellules MAIT était significativement réduite par rapport aux témoins (2,6 % vs 4,3 %, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001) (<span><span>Fig. 1</span></span>A). Dans notre cohorte précédente, nous avions montré que les PR actives présentaient moins de cellules MAIT, avec un phénotype plus activé. Nous avons donc d’abord comparé le microbiome des PR actives (DAS28<!--> <!-->><!--> <!-->3,2) versus celui des PR non actives (DAS28<!--> <!--><<!--> <!-->3,2). Un enrichissement des voies microbiennes liées à la biosynthèse de riboflavine (vitamine B2) a été observé chez les PR non actives (<span><span>Fig. 1</span></span>B).</div><div>Les patients ont ensuite été stratifiés selon leur proportion de MAIT circulantes (seuil 2,8 % cellules MAIT parmi les CD3+, correspondant au premier quartile observé chez les témoins) en deux groupes « low-MAIT » (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->41) et « high-MAIT » (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->27). L’analyse discriminante des voies microbiennes n’a pas montré de différence significative concernant la biosynthèse de riboflavine. En revanche, le groupe « low-MAIT » présentait un enrichissement marqué de voies métaboliques liées à la biosynthèse (92 voies, <span><span>Fig. 1</span></span>C–D). Cet enrichissement suggère une dysbiose intestinale chez les patients PR à faible proportion de MAIT circulantes.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’en
{"title":"Interactions entre cellules MAIT et microbiome dans la polyarthrite rhumatoïde","authors":"M. Lesturgie-Talarek , G. Kvedaraviciute , E. Mariotti-Ferrandiz , D. Klatzmann , M. Rosenzwajg , J. Sellam , Y. Allanore , N. Tchitchek , J. Avouac","doi":"10.1016/j.rhum.2025.10.373","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2025.10.373","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les cellules <em>mucosal-associated invariant T cells</em> (MAIT) sont des lymphocytes T innate-like capables de produire des cytokines pro-inflammatoires (TNF-α, IFN-γ, IL-17) et des médiateurs cytotoxiques (granzyme B). Abondantes dans les muqueuses, elles sont activées par des dérivés de la riboflavine (vitamine B2) produits par les bactéries. Nous avons précédemment montré que les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde (PR) présentent une diminution et une activation accrue des cellules MAIT dans le sang périphérique par rapport aux témoins. L’objectif de cette étude était d’explorer le lien entre les cellules MAIT et le microbiome intestinal chez des patients PR.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Nous avons analysé les données de 68 patients atteints de PR inclus dans l’étude TRANSIMMUNOM (<span><span>NCT02466217</span><svg><path></path></svg></span>). La proportion de cellules MAIT circulantes parmi les lymphocytes T a été mesurée par cytométrie en flux. Les selles ont été recueillies et l’ADN fécal séquencé (technologie Ion Proton, ThermoFisher). Le profil fonctionnel du microbiome a été établi à l’aide d’HUMAnN3. Enfin, une approche de sparse Partial Least Square – Discriminant Analysis (sPLS-DA) a permis d’identifier les voies microbiennes différentiellement abondantes selon la proportion de cellules MAIT.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Parmi les 68 patients analysés (82 % de femmes, âge moyen 49<!--> <!-->±<!--> <!-->13 ans, durée de maladie 1 an, 31 % FR+, 90 % anti-CCP+, 45 % érosifs), la proportion de cellules MAIT était significativement réduite par rapport aux témoins (2,6 % vs 4,3 %, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001) (<span><span>Fig. 1</span></span>A). Dans notre cohorte précédente, nous avions montré que les PR actives présentaient moins de cellules MAIT, avec un phénotype plus activé. Nous avons donc d’abord comparé le microbiome des PR actives (DAS28<!--> <!-->><!--> <!-->3,2) versus celui des PR non actives (DAS28<!--> <!--><<!--> <!-->3,2). Un enrichissement des voies microbiennes liées à la biosynthèse de riboflavine (vitamine B2) a été observé chez les PR non actives (<span><span>Fig. 1</span></span>B).</div><div>Les patients ont ensuite été stratifiés selon leur proportion de MAIT circulantes (seuil 2,8 % cellules MAIT parmi les CD3+, correspondant au premier quartile observé chez les témoins) en deux groupes « low-MAIT » (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->41) et « high-MAIT » (<em>n</em> <!-->=<!--> <!-->27). L’analyse discriminante des voies microbiennes n’a pas montré de différence significative concernant la biosynthèse de riboflavine. En revanche, le groupe « low-MAIT » présentait un enrichissement marqué de voies métaboliques liées à la biosynthèse (92 voies, <span><span>Fig. 1</span></span>C–D). Cet enrichissement suggère une dysbiose intestinale chez les patients PR à faible proportion de MAIT circulantes.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’en","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"92 ","pages":"Pages A56-A57"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145645851","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.rhum.2025.10.369
B. Quéré , B. De Maleprade , M. Eyraud , F. Blanchard , C. Darrieutort Laffite
<div><h3>Introduction</h3><div>Les tendinopathies sont des maladies fréquentes et invalidantes, caractérisées au niveau histologique par une désorganisation de la matrice tendineuse, une prolifération des ténocytes et une néovascularisation. Au cours du processus, il existe une altération du phénotype des ténocytes qui pourrait être induite par l’activation excessive de la voie de signalisation JAK-STAT. L’objectif de l’étude était d’évaluer le rôle de la voie JAK-STAT dans les tendinopathies, d’identifier les populations cellulaires responsables de cette activation, et d’étudier ses effets sur les ténocytes in vitro.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Des tendons humains normaux et pathologiques ainsi que des tendons murins normaux et lésés ont été étudiés en histologie (HE, Bleu de Toluidine, Safranine O fast green) et immunohistochimie (pSTAT3, Ki67, ténomoduline, CD31, CD68, αSMA, collagène III). In vitro, l’impact de l’exposition de cytokines activatrices directes ou indirectes de la voie JAK-STAT (IL-6, oncostatine M, IL-1β) ou de surnageants de macrophages (pro- et anti-inflammatoires) sur le phénotype et le profil sécrétoire de ténocytes humains en culture a été étudié.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>En comparaison aux tendons sains, un marquage pSTAT3 (STAT3 activé) était retrouvé de manière plus importante dans les tendons pathologiques, notamment en périvasculaire et au niveau des zones de matrice désorganisée. Il était également marqué au niveau de la lésion tendineuse pour le modèle murin. Il était associé à une prolifération cellulaire accrue (cellules Ki67+) et à une production accrue de collagène III. Une accumulation de macrophages était retrouvée dans les tendons pathologiques humains et au niveau de la lésion tendineuse pour le modèle murin. In vitro, l’exposition des ténocytes à l’IL-6, l’IL-1β et l’oncostatine M entraînait une réduction de l’expression des marqueurs caractérisant le ténocyte (MKX, Scleraxis, Ténomoduline) au profit de marqueurs associés à un phénotype fibrotique (PI16) ou ostéogénique (RUNX2, ALPL). L’exposition aux surnageants de macrophages M1 (pro-inflammatoires fortement sécréteurs d’IL-6, d’IL-1β et d’oncostatine M) renforçait la sécrétion d’IL-6 par les ténocytes (30 418<!--> <!-->pg/mL contre 7484<!--> <!-->pg/mL pour les contrôles, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,012), suggérant un possible processus pro-inflammatoire auto-entretenu entre les deux types cellulaires.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Cette étude confirme l’activation de la voie JAK/STAT3 au cours de la tendinopathie. Les cellules induisant cette activation pourraient être des macrophages et des cellules périvasculaires. Ce phénomène pourrait ensuite être amplifié par les ténocytes eux-mêmes, expliquant la persistance de cette activation dans les tendinopathies. L’exposition des ténocytes aux cytokines activatrices de la voie JAK-STAT entraîne une perte du phénotype ténogénique au profit d’une différenciation
{"title":"La voie JAK-STAT est impliquée dans la physiopathologie des tendinopathies par déviation du phénotype ténogénique vers une différenciation fibrotique et/ou ostéogénique","authors":"B. Quéré , B. De Maleprade , M. Eyraud , F. Blanchard , C. Darrieutort Laffite","doi":"10.1016/j.rhum.2025.10.369","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2025.10.369","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les tendinopathies sont des maladies fréquentes et invalidantes, caractérisées au niveau histologique par une désorganisation de la matrice tendineuse, une prolifération des ténocytes et une néovascularisation. Au cours du processus, il existe une altération du phénotype des ténocytes qui pourrait être induite par l’activation excessive de la voie de signalisation JAK-STAT. L’objectif de l’étude était d’évaluer le rôle de la voie JAK-STAT dans les tendinopathies, d’identifier les populations cellulaires responsables de cette activation, et d’étudier ses effets sur les ténocytes in vitro.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Des tendons humains normaux et pathologiques ainsi que des tendons murins normaux et lésés ont été étudiés en histologie (HE, Bleu de Toluidine, Safranine O fast green) et immunohistochimie (pSTAT3, Ki67, ténomoduline, CD31, CD68, αSMA, collagène III). In vitro, l’impact de l’exposition de cytokines activatrices directes ou indirectes de la voie JAK-STAT (IL-6, oncostatine M, IL-1β) ou de surnageants de macrophages (pro- et anti-inflammatoires) sur le phénotype et le profil sécrétoire de ténocytes humains en culture a été étudié.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>En comparaison aux tendons sains, un marquage pSTAT3 (STAT3 activé) était retrouvé de manière plus importante dans les tendons pathologiques, notamment en périvasculaire et au niveau des zones de matrice désorganisée. Il était également marqué au niveau de la lésion tendineuse pour le modèle murin. Il était associé à une prolifération cellulaire accrue (cellules Ki67+) et à une production accrue de collagène III. Une accumulation de macrophages était retrouvée dans les tendons pathologiques humains et au niveau de la lésion tendineuse pour le modèle murin. In vitro, l’exposition des ténocytes à l’IL-6, l’IL-1β et l’oncostatine M entraînait une réduction de l’expression des marqueurs caractérisant le ténocyte (MKX, Scleraxis, Ténomoduline) au profit de marqueurs associés à un phénotype fibrotique (PI16) ou ostéogénique (RUNX2, ALPL). L’exposition aux surnageants de macrophages M1 (pro-inflammatoires fortement sécréteurs d’IL-6, d’IL-1β et d’oncostatine M) renforçait la sécrétion d’IL-6 par les ténocytes (30 418<!--> <!-->pg/mL contre 7484<!--> <!-->pg/mL pour les contrôles, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,012), suggérant un possible processus pro-inflammatoire auto-entretenu entre les deux types cellulaires.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Cette étude confirme l’activation de la voie JAK/STAT3 au cours de la tendinopathie. Les cellules induisant cette activation pourraient être des macrophages et des cellules périvasculaires. Ce phénomène pourrait ensuite être amplifié par les ténocytes eux-mêmes, expliquant la persistance de cette activation dans les tendinopathies. L’exposition des ténocytes aux cytokines activatrices de la voie JAK-STAT entraîne une perte du phénotype ténogénique au profit d’une différenciation","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"92 ","pages":"Page A54"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145645864","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01DOI: 10.1016/j.rhum.2025.10.351
R. Grassa, W. Tekaya, N. Ben Chekaya, M. Ghali, Y. Tekaya, M. Jguirim, I. Bejia, S. Zrour
Introduction
Les patients présentant des troubles psychiques (TP) consultent fréquemment en rhumatologie pour des douleurs chroniques. La prise en charge de la douleur chez cette population paraît complexe.
Objectifs
Identifier les obstacles et déterminants influençant la prise en charge de la douleur chez ces patients, et proposer des pistes d’amélioration pour la pratique clinique.
Matériels et méthodes
Une enquête électronique a été réalisée auprès de rhumatologues tunisiens. Les questions portaient sur leurs pratiques de prise en charge de la douleur chez les patients présentant des TP.
Résultats
Cinquante-trois rhumatologues ont participé, dont 88,7 % de femmes, d’âge moyen 33,03 ans (±8,39) [25–64]. L’ancienneté moyenne en rhumatologie était de 6,16 ans (±6,89) [1–35]. Concernant le statut professionnel, 52,8 % étaient résidents, 24,5 % assistants hospitalo-universitaires, 13,2 % spécialistes, 7,5 % professeurs titulaires et 1,9 % maîtres de conférences. En consultation, 66 % vérifiaient le type de TP et 88,7 % examinaient les traitements prescrits par le psychiatre. La majorité (94,3 %) considérait l’évaluation de la douleur plus difficile chez ces patients, et 90,6 % exprimaient une réticence à traiter leur douleur. Les principaux facteurs influençant la décision thérapeutique étaient : les traitements en cours et leurs interactions potentielles (90,6 %), les symptômes rapportés (81,1 %), les comorbidités (79,2 %), les recommandations scientifiques (66 %), le type de TP (64,2 %) et le comportement du patient en consultation (37,7 %). Les obstacles majeurs identifiés étaient les difficultés de communication (75,5 %), le manque de temps (66 %), une formation insuffisante en santé mentale (52,8 %) et un manque de confiance dans les symptômes rapportés (45,3 %). En cas de douleur persistante ou de résistance au traitement, 92,4 % sollicitaient, parfois (52,8 %) ou souvent (39,6 %), un avis psychiatrique.
Par ailleurs, 83 % estimaient qu’une meilleure intégration de psychiatres ou psychologues améliorerait la prise en charge de la douleur de ces patients. La majorité (88,7 %) n’avait pas reçu de formation spécifique sur la gestion de la douleur chez les patients atteints de TP mais y voyait un intérêt, avec 75,5 % jugeant qu’elle aurait un impact très positif sur leur pratique.
Conclusion
De nombreux obstacles entravent la prise en charge optimale de la douleur chez les patients présentant des TP. Les réponses des participants soulignent des lacunes perçues dans leur prise en charge et mettent en avant le besoin de formations spécifiques ainsi qu’une meilleure intégration des professionnels de santé mentale.
{"title":"Gestion de la douleur chez les patients atteints de troubles psychiques : obstacles et pratiques des rhumatologues","authors":"R. Grassa, W. Tekaya, N. Ben Chekaya, M. Ghali, Y. Tekaya, M. Jguirim, I. Bejia, S. Zrour","doi":"10.1016/j.rhum.2025.10.351","DOIUrl":"10.1016/j.rhum.2025.10.351","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les patients présentant des troubles psychiques (TP) consultent fréquemment en rhumatologie pour des douleurs chroniques. La prise en charge de la douleur chez cette population paraît complexe.</div></div><div><h3>Objectifs</h3><div>Identifier les obstacles et déterminants influençant la prise en charge de la douleur chez ces patients, et proposer des pistes d’amélioration pour la pratique clinique.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Une enquête électronique a été réalisée auprès de rhumatologues tunisiens. Les questions portaient sur leurs pratiques de prise en charge de la douleur chez les patients présentant des TP.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Cinquante-trois rhumatologues ont participé, dont 88,7 % de femmes, d’âge moyen 33,03 ans (±8,39) [25–64]. L’ancienneté moyenne en rhumatologie était de 6,16 ans (±6,89) [1–35]. Concernant le statut professionnel, 52,8 % étaient résidents, 24,5 % assistants hospitalo-universitaires, 13,2 % spécialistes, 7,5 % professeurs titulaires et 1,9 % maîtres de conférences. En consultation, 66 % vérifiaient le type de TP et 88,7 % examinaient les traitements prescrits par le psychiatre. La majorité (94,3 %) considérait l’évaluation de la douleur plus difficile chez ces patients, et 90,6 % exprimaient une réticence à traiter leur douleur. Les principaux facteurs influençant la décision thérapeutique étaient : les traitements en cours et leurs interactions potentielles (90,6 %), les symptômes rapportés (81,1 %), les comorbidités (79,2 %), les recommandations scientifiques (66 %), le type de TP (64,2 %) et le comportement du patient en consultation (37,7 %). Les obstacles majeurs identifiés étaient les difficultés de communication (75,5 %), le manque de temps (66 %), une formation insuffisante en santé mentale (52,8 %) et un manque de confiance dans les symptômes rapportés (45,3 %). En cas de douleur persistante ou de résistance au traitement, 92,4 % sollicitaient, parfois (52,8 %) ou souvent (39,6 %), un avis psychiatrique.</div><div>Par ailleurs, 83 % estimaient qu’une meilleure intégration de psychiatres ou psychologues améliorerait la prise en charge de la douleur de ces patients. La majorité (88,7 %) n’avait pas reçu de formation spécifique sur la gestion de la douleur chez les patients atteints de TP mais y voyait un intérêt, avec 75,5 % jugeant qu’elle aurait un impact très positif sur leur pratique.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>De nombreux obstacles entravent la prise en charge optimale de la douleur chez les patients présentant des TP. Les réponses des participants soulignent des lacunes perçues dans leur prise en charge et mettent en avant le besoin de formations spécifiques ainsi qu’une meilleure intégration des professionnels de santé mentale.</div></div>","PeriodicalId":38943,"journal":{"name":"Revue du Rhumatisme (Edition Francaise)","volume":"92 ","pages":"Pages A40-A41"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145645865","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}