Pub Date : 2025-11-27DOI: 10.1016/S1877-0517(25)00284-9
{"title":"Sommaire","authors":"","doi":"10.1016/S1877-0517(25)00284-9","DOIUrl":"10.1016/S1877-0517(25)00284-9","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 8","pages":"Page iv"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-27","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145610562","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-04DOI: 10.1016/j.rcot.2025.10.002
Renaud Siboni , Henry Favreau , Mekki Tamir , Étienne Joseph , François Bonnomet , Matthieu Ehlinger
<div><div>Le choix de la voie d’abord d’une révision de prothèse de genou, en particulier en lien avec l’état cutané, est un élément clé pour assurer une bonne exposition tout en minimisant le risque infectieux. La vascularisation cutanée du genou est assurée par le cercle artériel péripatellaire, principalement médial. Deux zones sont à haut risque de nécrose : la région prépatellaire et la région antéromédiale du tibia. Toute dissection doit se faire sous le fascia sous-cutané afin de préserver le réseau vasculaire. Une évaluation clinique préopératoire est nécessaire pour identifier et optimiser les facteurs de risque cutané. Tout doute nécessite un bilan vasculaire ou un avis auprès d’un chirurgien plasticien. Toutes les cicatrices existantes doivent être identifiées, avec une préférence pour la reprise d’une cicatrice médiane. Il faut respecter un pont cutané entre les cicatrices et éviter de les croiser avec un angle aigu. L’abord articulaire parapatellaire médial est à privilégier. Si la voie d’abord précédente était latérale, une attention particulière doit être portée au risque de nécrose. L’exposition articulaire est améliorée par l’ablation de l’insert tibial et la synovectomie des différents espaces. Elle peut être étendue par un quadriceps snip et/ou une ostéotomie de la tubérosité tibiale. La plastie V-Y du quadriceps doit être abandonnée. Les complications cutanées précoces exposent à un risque d’infection profonde, avec un taux d’environ 3 %. La réussite d’une reprise repose sur une voie d’abord bien pensée et réalisée avec soin. L’anticipation des complications est essentielle, passant par l’évaluation préalable du terrain cutané et vasculaire. La cicatrisation constitue le premier rempart contre l’infection.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>The choice of surgical approach, especially in relation to skin condition, is crucial. It ensures good exposure while limiting the risk of infection. The skin around the knee is mainly supplied by the medial peripatellar arterial network. Two areas are at high risk of necrosis: the prepatellar region and the anteromedial tibia. Dissection must be performed beneath the subcutaneous fascia to preserve blood supply. Preoperative clinical assessment is essential to identify and manage skin risk factors. If in doubt, a vascular evaluation or referral to a plastic surgeon is recommended. All existing scars must be identified. A midline incision is preferred if reusing a previous approach. Maintain adequate spacing between scars and avoid intersecting them at a sharp angle. The medial parapatellar approach is generally preferred. If the previous incision was lateral, the risk of skin necrosis must be carefully considered. Joint exposure can be improved by removing the tibial insert and performing synovectomy. Further access may require a quadriceps snip or tibial tubercle osteotomy. V-Y quadriceps plast-y should be abandoned. Early skin complicati
{"title":"Voie d’abord et reprise de PTG de première intention","authors":"Renaud Siboni , Henry Favreau , Mekki Tamir , Étienne Joseph , François Bonnomet , Matthieu Ehlinger","doi":"10.1016/j.rcot.2025.10.002","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.10.002","url":null,"abstract":"<div><div>Le choix de la voie d’abord d’une révision de prothèse de genou, en particulier en lien avec l’état cutané, est un élément clé pour assurer une bonne exposition tout en minimisant le risque infectieux. La vascularisation cutanée du genou est assurée par le cercle artériel péripatellaire, principalement médial. Deux zones sont à haut risque de nécrose : la région prépatellaire et la région antéromédiale du tibia. Toute dissection doit se faire sous le fascia sous-cutané afin de préserver le réseau vasculaire. Une évaluation clinique préopératoire est nécessaire pour identifier et optimiser les facteurs de risque cutané. Tout doute nécessite un bilan vasculaire ou un avis auprès d’un chirurgien plasticien. Toutes les cicatrices existantes doivent être identifiées, avec une préférence pour la reprise d’une cicatrice médiane. Il faut respecter un pont cutané entre les cicatrices et éviter de les croiser avec un angle aigu. L’abord articulaire parapatellaire médial est à privilégier. Si la voie d’abord précédente était latérale, une attention particulière doit être portée au risque de nécrose. L’exposition articulaire est améliorée par l’ablation de l’insert tibial et la synovectomie des différents espaces. Elle peut être étendue par un quadriceps snip et/ou une ostéotomie de la tubérosité tibiale. La plastie V-Y du quadriceps doit être abandonnée. Les complications cutanées précoces exposent à un risque d’infection profonde, avec un taux d’environ 3 %. La réussite d’une reprise repose sur une voie d’abord bien pensée et réalisée avec soin. L’anticipation des complications est essentielle, passant par l’évaluation préalable du terrain cutané et vasculaire. La cicatrisation constitue le premier rempart contre l’infection.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>The choice of surgical approach, especially in relation to skin condition, is crucial. It ensures good exposure while limiting the risk of infection. The skin around the knee is mainly supplied by the medial peripatellar arterial network. Two areas are at high risk of necrosis: the prepatellar region and the anteromedial tibia. Dissection must be performed beneath the subcutaneous fascia to preserve blood supply. Preoperative clinical assessment is essential to identify and manage skin risk factors. If in doubt, a vascular evaluation or referral to a plastic surgeon is recommended. All existing scars must be identified. A midline incision is preferred if reusing a previous approach. Maintain adequate spacing between scars and avoid intersecting them at a sharp angle. The medial parapatellar approach is generally preferred. If the previous incision was lateral, the risk of skin necrosis must be carefully considered. Joint exposure can be improved by removing the tibial insert and performing synovectomy. Further access may require a quadriceps snip or tibial tubercle osteotomy. V-Y quadriceps plast-y should be abandoned. Early skin complicati","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 8","pages":"Pages 904-912"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-04","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145610284","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-10-28DOI: 10.1016/S1877-0517(25)00260-6
{"title":"Sommaire","authors":"","doi":"10.1016/S1877-0517(25)00260-6","DOIUrl":"10.1016/S1877-0517(25)00260-6","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 7","pages":"Page iv"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-10-28","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145371213","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-10-16DOI: 10.1016/j.rcot.2025.08.003
Simon Marmor, Wilfrid Graff
<div><div>Lors d’une révision de prothèse totale de genou, l’obtention d’une tenue métaphysaire apporte une stabilité rotatoire et axiale à l’implant en plus du comblement d’une perte de substance osseuse métaphysaire. Cette troisième zone de stabilisation, complémentaire de la diaphyse et de l’épiphyse, permet de répartir les contraintes et d’adapter le mode de fixation et la longueur des tiges diaphysaires à chaque cas, selon sa complexité. Les manchons métaphysaires sont des pièces modulaires solidaires de la prothèse et ostéo-intégrables, procurant une fixation biologique secondaire. Ils sont disponibles en 5 tailles au tibia et au fémur. De forme conique et avec un dessin en marches d’escalier, ils sont revêtus de titane poreux, partiellement au tibia et soit partiellement soit totalement au fémur. Ce dessin favorise la compression de l’os, la stabilité et l’ostéo-intégration du manchon. Les pièces prothétiques elles-mêmes sont fixées aux manchons par un cône morse, avec une liberté de positionnement de<!--> <!-->±<!--> <!-->20° en rotation. Au tibia, la tige diaphysaire est fixée à l’embase tibiale qui traverse le manchon. Au fémur, elle est vissée à l’extrémité du manchon. Dans la gamme de prothèses de révision de la société DePuy Synthès, associée à ces manchons, un tibia unique à plateforme rotatoire peut servir pour plusieurs contraintes : postéro-stabilisée, semi-contrainte, charnière, avec un passage facile d’un modèle à l’autre au cours de la révision en cas de nécessité (faillite ligamentaire). La longueur de tige doit être adaptée au niveau de contrainte choisi. Les tiges des modèles semi-contraints peuvent être courtes si la métaphyse procure un bon ancrage primaire et on peut même s’en passer dans les cas les plus favorables. En revanche, pour les prothèses charnière, les contraintes initiales peuvent limiter les possibilités d’intégration du manchon et il faut leur associer des tiges d’au moins 75<!--> <!-->mm. Cet article décrit la technique, les résultats (comparables à ceux des cônes), les complications et les perspectives d’avenir de ce type de fixation. Niveau de preuve : V ; avis d’expert.</div></div><div><div>In a total knee replacement revision, achieving metaphyseal stability provides rotational and axial stability to the implant in addition to filling a metaphyseal loss of bone. This third zone of stabilization complementary to epiphysis and diaphysis allows the stresses to be distributed and the fixation method and length of the diaphyseal stems to be adapted to each case, according to its complexity. Metaphyseal sleeves are modular parts that are integral with the prosthesis and can be bony ingrown, providing secondary biological fixation. They are available in 5 sizes for the tibia and the femur. Conical in shape and with a stair-step design, they are coated with porous titanium, partially for the tibia and either partially or completely for the femur. This design promotes bone compression, stability and osseointegr
在全膝关节置换术中,获得形而上学的支撑为种植体提供了旋转和轴向稳定性,并弥补了形而上学骨质的损失。结盟这第三区、松果腺diaphyse和补充,使得分配资源制约和调整的连接方式和茎长度diaphysaires在每种情况下,根据其复杂性。形而上学套管是与假体相连的、可骨整合的模块化部件,提供二级生物紧固。它们有5种尺寸,包括胫骨和股骨。它们呈锥形,有台阶状设计,部分在胫骨,部分或全部在股骨上覆盖着多孔钛。这种设计有利于骨压缩,稳定和袖骨整合。假体本身通过摩尔斯锥固定在套管上,旋转定位自由±20°。在胫骨上,横膈膜茎固定在穿过袖的胫骨底部。在股骨上,它被拧在袖口的末端。审查范围假肢Synthès集团公司参与,这些独特的胫骨平台旋转接头,可用于多种制约:postéro-stabilisée semi-contrainte、铰链与一个容易过渡到另一个模式,在必要时修订ligamentaire(破产)。杆的长度必须与所选的应力水平相适应。茎如果métaphyse空头semi-contraints模型可以提供一个好的小学和锚甚至可以绕过它们,在最有利的情况。然而,对于铰接式假体,初始应力可能会限制套管集成的可能性,它们必须连接至少75mm的杆。本文描述了这种类型的固定的技术、结果(可与锥体的结果相媲美)、并发症和未来前景。证据等级:V;专家意见。在全膝关节置换术中,实现形体稳定性为种植体提供旋转和轴向稳定性,并填补形体骨的丢失。This third of稳定互补to epiphysis diaphysis区内的潜在紧张to be distributed and the定价方法和长of the diaphyseal stems to be adapted to来一盒,检讨to its复杂性。假肢袖是与假体集成的模块化部分,可以骨内生长,提供二次生物附着。它们有5种尺寸,用于胫骨和股骨。它们的形状是圆锥形的,有台阶台阶的设计,涂有多孔钛,部分用于胫骨,部分或全部用于股骨。这种设计促进骨压缩,稳定性和骨整合袖。假体本身用莫尔斯电阻器固定在套管上,旋转定位自由±20°。在胫骨,横膈膜的茎固定在通过袖的胫骨基板上。在大头针处,它被拧到袖子的末端。在与这些袖相关联的DePuy Synthes全膝修正系统中,一个带有旋转平台的单胫骨可以用于几种约束:后稳定、半约束和悬挂,在必要时(韧带故障),在修正过程中很容易从一种模型切换到另一种模型。茎的长度必须适应所选的约束水平。半约束模型的茎可以短,如果隐喻提供良好的初级稳定性,甚至可以在最有利的情况下免除。然而,对于悬挂假体,最初的限制可能会限制袖的集成可能性,它们必须与至少75毫米的支架结合使用。本文描述了这种类型的固定的技术、结果(可与锥体的结果相比较)、并发症和未来的前景。证据等级:V,专家意见。
{"title":"Manchons métaphysaires et tiges dans les reprises de PTG","authors":"Simon Marmor, Wilfrid Graff","doi":"10.1016/j.rcot.2025.08.003","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.08.003","url":null,"abstract":"<div><div>Lors d’une révision de prothèse totale de genou, l’obtention d’une tenue métaphysaire apporte une stabilité rotatoire et axiale à l’implant en plus du comblement d’une perte de substance osseuse métaphysaire. Cette troisième zone de stabilisation, complémentaire de la diaphyse et de l’épiphyse, permet de répartir les contraintes et d’adapter le mode de fixation et la longueur des tiges diaphysaires à chaque cas, selon sa complexité. Les manchons métaphysaires sont des pièces modulaires solidaires de la prothèse et ostéo-intégrables, procurant une fixation biologique secondaire. Ils sont disponibles en 5 tailles au tibia et au fémur. De forme conique et avec un dessin en marches d’escalier, ils sont revêtus de titane poreux, partiellement au tibia et soit partiellement soit totalement au fémur. Ce dessin favorise la compression de l’os, la stabilité et l’ostéo-intégration du manchon. Les pièces prothétiques elles-mêmes sont fixées aux manchons par un cône morse, avec une liberté de positionnement de<!--> <!-->±<!--> <!-->20° en rotation. Au tibia, la tige diaphysaire est fixée à l’embase tibiale qui traverse le manchon. Au fémur, elle est vissée à l’extrémité du manchon. Dans la gamme de prothèses de révision de la société DePuy Synthès, associée à ces manchons, un tibia unique à plateforme rotatoire peut servir pour plusieurs contraintes : postéro-stabilisée, semi-contrainte, charnière, avec un passage facile d’un modèle à l’autre au cours de la révision en cas de nécessité (faillite ligamentaire). La longueur de tige doit être adaptée au niveau de contrainte choisi. Les tiges des modèles semi-contraints peuvent être courtes si la métaphyse procure un bon ancrage primaire et on peut même s’en passer dans les cas les plus favorables. En revanche, pour les prothèses charnière, les contraintes initiales peuvent limiter les possibilités d’intégration du manchon et il faut leur associer des tiges d’au moins 75<!--> <!-->mm. Cet article décrit la technique, les résultats (comparables à ceux des cônes), les complications et les perspectives d’avenir de ce type de fixation. Niveau de preuve : V ; avis d’expert.</div></div><div><div>In a total knee replacement revision, achieving metaphyseal stability provides rotational and axial stability to the implant in addition to filling a metaphyseal loss of bone. This third zone of stabilization complementary to epiphysis and diaphysis allows the stresses to be distributed and the fixation method and length of the diaphyseal stems to be adapted to each case, according to its complexity. Metaphyseal sleeves are modular parts that are integral with the prosthesis and can be bony ingrown, providing secondary biological fixation. They are available in 5 sizes for the tibia and the femur. Conical in shape and with a stair-step design, they are coated with porous titanium, partially for the tibia and either partially or completely for the femur. This design promotes bone compression, stability and osseointegr","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 8","pages":"Pages 973-981"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-10-16","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145610324","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
<div><div>Les complications de l’appareil extenseur sont fréquentes (environ 15 %) après révision de prothèse totale de genou. Trois problématiques principales peuvent être rencontrées lors de ces interventions : (1) Lésions tendineuses ou osseuses (patella) préopératoires – abordées dans un autre chapitre de cet ouvrage. (2) Raideur articulaire compliquant l’exposition et exposant l’appareil extenseur à un risque de lésion peropératoire. (3) Instabilité patellaire. Ces difficultés doivent être anticipées dès la planification préopératoire. Certains éléments doivent alerter : prothèse initialement implantée par voie latérale, flexion<!--> <!--><<!--> <!-->90°, déficit d’extension active, et sur les radiographies, présence d’une patella basse, subluxée ou luxée, ainsi qu’un descellement patellaire avec perte de substance osseuse (PSO). En cas d’instabilité, une TDM est indispensable pour rechercher des anomalies de rotation des composants. En cas de descellement patellaire, elle permet également d’évaluer le stock osseux résiduel. L’abord médial est à privilégier. En présence d’une raideur en flexion, si la libération distale du quadriceps est insuffisante, il faut envisager une ténotomie oblique du tendon du droit fémoral (« quadriceps snip ») ou une ostéotomie de la tubérosité tibiale antérieure (TTA). Une patella baja peut également poser un problème d’exposition, traité selon les mêmes principes. Plus rarement, elle peut générer un conflit avec l’insert tibial, pouvant nécessiter une ascension de la TTA ou un allongement du ligament patellaire ; ces gestes sont cependant sources de complications et rarement indiqués. L’instabilité patellaire est généralement corrigée par un ajustement de la rotation des composants fémoral et tibial. Dans certains cas, d’autres gestes peuvent être nécessaires : libération patellaire latérale, reconstruction du ligament patello-fémoral médial, ou médialisation de la TTA.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>Complications of the knee extensor mechanism are common (around 15%) after revision total knee arthroplasty (TKA). Three main issues may be encountered during these procedures: (1) Preoperative tendon or patellar bone lesions (covered in another chapter of this book). (2) Joint stiffness that limits exposure and increases the risk of intraoperative injury to the extensor mechanism. (3) Patellar instability. These potential problems must be anticipated during surgical planning. Risk factors include: a prosthesis implanted via a lateral approach, flexion<!--> <!--><<!--> <!-->90°, active extension deficit, and—on radiographs—a low-lying, subluxated, or dislocated patella, as well as patellar loosening with bone loss (BL). In cases of instability, a CT scan is essential to assess malrotation of the femoral and/or tibial components. In cases of loosening, CT also allows evaluation of the remaining patellar bone stock. The medial approach should be preferred.
{"title":"Gestion de l’appareil extenseur, y compris la patella, au cours des révisions","authors":"Léopold Joseph , Cécile Batailler , Elvire Servien , Sebastien Lustig","doi":"10.1016/j.rcot.2025.08.010","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.08.010","url":null,"abstract":"<div><div>Les complications de l’appareil extenseur sont fréquentes (environ 15 %) après révision de prothèse totale de genou. Trois problématiques principales peuvent être rencontrées lors de ces interventions : (1) Lésions tendineuses ou osseuses (patella) préopératoires – abordées dans un autre chapitre de cet ouvrage. (2) Raideur articulaire compliquant l’exposition et exposant l’appareil extenseur à un risque de lésion peropératoire. (3) Instabilité patellaire. Ces difficultés doivent être anticipées dès la planification préopératoire. Certains éléments doivent alerter : prothèse initialement implantée par voie latérale, flexion<!--> <!--><<!--> <!-->90°, déficit d’extension active, et sur les radiographies, présence d’une patella basse, subluxée ou luxée, ainsi qu’un descellement patellaire avec perte de substance osseuse (PSO). En cas d’instabilité, une TDM est indispensable pour rechercher des anomalies de rotation des composants. En cas de descellement patellaire, elle permet également d’évaluer le stock osseux résiduel. L’abord médial est à privilégier. En présence d’une raideur en flexion, si la libération distale du quadriceps est insuffisante, il faut envisager une ténotomie oblique du tendon du droit fémoral (« quadriceps snip ») ou une ostéotomie de la tubérosité tibiale antérieure (TTA). Une patella baja peut également poser un problème d’exposition, traité selon les mêmes principes. Plus rarement, elle peut générer un conflit avec l’insert tibial, pouvant nécessiter une ascension de la TTA ou un allongement du ligament patellaire ; ces gestes sont cependant sources de complications et rarement indiqués. L’instabilité patellaire est généralement corrigée par un ajustement de la rotation des composants fémoral et tibial. Dans certains cas, d’autres gestes peuvent être nécessaires : libération patellaire latérale, reconstruction du ligament patello-fémoral médial, ou médialisation de la TTA.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>Complications of the knee extensor mechanism are common (around 15%) after revision total knee arthroplasty (TKA). Three main issues may be encountered during these procedures: (1) Preoperative tendon or patellar bone lesions (covered in another chapter of this book). (2) Joint stiffness that limits exposure and increases the risk of intraoperative injury to the extensor mechanism. (3) Patellar instability. These potential problems must be anticipated during surgical planning. Risk factors include: a prosthesis implanted via a lateral approach, flexion<!--> <!--><<!--> <!-->90°, active extension deficit, and—on radiographs—a low-lying, subluxated, or dislocated patella, as well as patellar loosening with bone loss (BL). In cases of instability, a CT scan is essential to assess malrotation of the femoral and/or tibial components. In cases of loosening, CT also allows evaluation of the remaining patellar bone stock. The medial approach should be preferred. ","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 8","pages":"Pages 982-991"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-10-13","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145610325","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-10-10DOI: 10.1016/j.rcot.2025.08.004
William Barnoud, Cécile Batailler, Elvire Servien, Sébastien Lustig
<div><div>Un des objectifs d’une révision est de restituer la stabilité du genou à l’aide d’implants adaptés en privilégiant le niveau de contrainte le moins élevé possible pour optimiser la survie et diminuer le risque de complications. Le choix de la contrainte dépend de plusieurs éléments et avant tout de l’état ligamentaire du genou, qu’il est souvent difficile d’évaluer. Il faut rechercher tous les antécédents faisant craindre des altérations de l’enveloppe capsuloligamentaire : maladies du collagène (Marfan, Ehler-Danlos), antécédents traumatiques (entorse, luxation), antécédents chirurgicaux (reconstruction ou réparation ligamentaire, ostéotomie) et d’éventuelles complications lors de l’implantation prothétique (lésions ligamentaires iatrogéniques). Des dérobements, une sensation d’instabilité et à fortiori d’exceptionnels épisodes de luxation fémoro-tibiale ou d’un insert mobile doivent alerter mais parfois l’instabilité ne se traduit que par des douleurs associées à un épanchement chronique, voire des bruits d’origine articulaire (claquements). Une désaxation importante, un recurvatum, une décoaptation médiale ou latérale lors de la marche, une laxité frontale et/ou antéropostérieure font également évoquer une laxité mais il faut déterminer son origine ligamentaire, osseuse (erreur de coupe, migration d’une pièce) ou prothétique (usure du polyéthylène, rupture du plot tibial). Une raideur importante nécessitant des libérations extensives des parties molles peut aussi imposer le recours à une contrainte prothétique majorée. Les radios standard et la TDM permettent d’identifier les laxités d’origine osseuse ou prothétique. Les clichés en position forcée, plus faciles à interpréter en l’absence d’erreur de coupe ou d’anomalie prothétique, objectivent et permettent de quantifier les laxités ligamentaires. Le chirurgien a à sa disposition 3 principaux types de prothèse : postéro-stabilisée qui suppose une enveloppe ligamentaire quasi-normale, semi-contrainte (ou contrainte en varus-valgus) permettant de pallier une insuffisance partielle d’un ligament collatéral et charnière (rotatoire) surtout réservée aux incompétences totales d’au moins un des deux ligaments collatéraux, aux inégalités majeures des deux espaces et aux désordres neuromusculaires graves. Il n’est pas toujours possible de choisir avec certitude la contrainte a mieux adaptée en préopératoire. C’est pourquoi il faut pouvoir, surtout en cas de doute, disposer de contraintes majorées lors des révisions. Cet article décrit de manière détaillée les cas dans lesquels une augmentation de contrainte apparaît nécessaire en peropératoires et les conséquences techniques qu’elle implique.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>One of the goals of revision surgery is to restore knee stability using appropriate implants, focusing on the lowest possible level of constraint in order to optimize survival and reduce the risk of complications. The c
{"title":"Peut-on prévoir le niveau de contrainte d’une PTG lors d’une révision ? Comment gérer en peropératoire un changement de contrainte non prévu ?","authors":"William Barnoud, Cécile Batailler, Elvire Servien, Sébastien Lustig","doi":"10.1016/j.rcot.2025.08.004","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.08.004","url":null,"abstract":"<div><div>Un des objectifs d’une révision est de restituer la stabilité du genou à l’aide d’implants adaptés en privilégiant le niveau de contrainte le moins élevé possible pour optimiser la survie et diminuer le risque de complications. Le choix de la contrainte dépend de plusieurs éléments et avant tout de l’état ligamentaire du genou, qu’il est souvent difficile d’évaluer. Il faut rechercher tous les antécédents faisant craindre des altérations de l’enveloppe capsuloligamentaire : maladies du collagène (Marfan, Ehler-Danlos), antécédents traumatiques (entorse, luxation), antécédents chirurgicaux (reconstruction ou réparation ligamentaire, ostéotomie) et d’éventuelles complications lors de l’implantation prothétique (lésions ligamentaires iatrogéniques). Des dérobements, une sensation d’instabilité et à fortiori d’exceptionnels épisodes de luxation fémoro-tibiale ou d’un insert mobile doivent alerter mais parfois l’instabilité ne se traduit que par des douleurs associées à un épanchement chronique, voire des bruits d’origine articulaire (claquements). Une désaxation importante, un recurvatum, une décoaptation médiale ou latérale lors de la marche, une laxité frontale et/ou antéropostérieure font également évoquer une laxité mais il faut déterminer son origine ligamentaire, osseuse (erreur de coupe, migration d’une pièce) ou prothétique (usure du polyéthylène, rupture du plot tibial). Une raideur importante nécessitant des libérations extensives des parties molles peut aussi imposer le recours à une contrainte prothétique majorée. Les radios standard et la TDM permettent d’identifier les laxités d’origine osseuse ou prothétique. Les clichés en position forcée, plus faciles à interpréter en l’absence d’erreur de coupe ou d’anomalie prothétique, objectivent et permettent de quantifier les laxités ligamentaires. Le chirurgien a à sa disposition 3 principaux types de prothèse : postéro-stabilisée qui suppose une enveloppe ligamentaire quasi-normale, semi-contrainte (ou contrainte en varus-valgus) permettant de pallier une insuffisance partielle d’un ligament collatéral et charnière (rotatoire) surtout réservée aux incompétences totales d’au moins un des deux ligaments collatéraux, aux inégalités majeures des deux espaces et aux désordres neuromusculaires graves. Il n’est pas toujours possible de choisir avec certitude la contrainte a mieux adaptée en préopératoire. C’est pourquoi il faut pouvoir, surtout en cas de doute, disposer de contraintes majorées lors des révisions. Cet article décrit de manière détaillée les cas dans lesquels une augmentation de contrainte apparaît nécessaire en peropératoires et les conséquences techniques qu’elle implique.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>One of the goals of revision surgery is to restore knee stability using appropriate implants, focusing on the lowest possible level of constraint in order to optimize survival and reduce the risk of complications. The c","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 8","pages":"Pages 892-903"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-10-10","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145610283","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-10-10DOI: 10.1016/j.rcot.2025.08.012
Damien Brochard , Frédéric Dubrana
Une erreur de restitution de l’interligne altère significativement les résultats fonctionnels des prothèses totales de genou. L’équilibrage et l’isométrie ligamentaire dépendent en effet de la restitution de l’interligne articulaire. Devant la variabilité interindividuelle des distances entre les repères osseux et l’interligne. Il est recommandé d’utiliser des rapports de distance. Les rapports de distance entre l’axe trans-épicondylien et l’épicondyle latéral ou l’épicondyle médial sont de 0,3 et 0,4 respectivement. Le rapport entre la distance du tubercule des adducteurs à l’interligne articulaire et la largeur fémorale est de 52 %. La distance moyenne entre le sommet de la tubérosité tibiale antérieure (TTA) et le plateau tibial est de 28 mm. Le rapport entre la distance de la TTA à l’interligne et la largeur tibiale est de 0,5. Il faut reconstruire le tibia à partir de la TTA puis le fémur en se basant sur l’isométrie ligamentaire avec un contrôle possible à l’aide du repère de l’épicondyle latéral ou du tubercule des adducteurs.
Niveau de preuve
V ; avis d’expert.
An error in restoring joint line significantly alters the functional results of total knee replacements. Indeed, restoration of joint line is key to achieving proper ligament balance and isometry. In light of the documented interindividual variability in distances between bony landmarks and joint line, the use of distance ratios is strongly recommended. The ratios between the trans-epicondylar axis and the distance from the lateral or medial epicondyle to the joint line are 0.3 and 0.4, respectively. The ratio between the distance from the adductor tubercle to the joint line and the femoral width is 52%. The average distance between the anterior tibial tuberosity (ATT) and the tibial plateau is 28 mm. The ratio between the distance from the ATT to the joint line and the tibial width is 0.5. The surgeon should first reconstruct the tibia from the ATT and then, reconstruct the femur based on ligament isometry, using the lateral epicondyle or adductor tubercle as secondary controls.
{"title":"Restitution de l’interligne articulaire dans les révisions de prothèse totale de genou, un défi technique","authors":"Damien Brochard , Frédéric Dubrana","doi":"10.1016/j.rcot.2025.08.012","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.08.012","url":null,"abstract":"<div><div>Une erreur de restitution de l’interligne altère significativement les résultats fonctionnels des prothèses totales de genou. L’équilibrage et l’isométrie ligamentaire dépendent en effet de la restitution de l’interligne articulaire. Devant la variabilité interindividuelle des distances entre les repères osseux et l’interligne. Il est recommandé d’utiliser des rapports de distance. Les rapports de distance entre l’axe trans-épicondylien et l’épicondyle latéral ou l’épicondyle médial sont de 0,3 et 0,4 respectivement. Le rapport entre la distance du tubercule des adducteurs à l’interligne articulaire et la largeur fémorale est de 52 %. La distance moyenne entre le sommet de la tubérosité tibiale antérieure (TTA) et le plateau tibial est de 28<!--> <!-->mm. Le rapport entre la distance de la TTA à l’interligne et la largeur tibiale est de 0,5. Il faut reconstruire le tibia à partir de la TTA puis le fémur en se basant sur l’isométrie ligamentaire avec un contrôle possible à l’aide du repère de l’épicondyle latéral ou du tubercule des adducteurs.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>An error in restoring joint line significantly alters the functional results of total knee replacements. Indeed, restoration of joint line is key to achieving proper ligament balance and isometry. In light of the documented interindividual variability in distances between bony landmarks and joint line, the use of distance ratios is strongly recommended. The ratios between the trans-epicondylar axis and the distance from the lateral or medial epicondyle to the joint line are 0.3 and 0.4, respectively. The ratio between the distance from the adductor tubercle to the joint line and the femoral width is 52%. The average distance between the anterior tibial tuberosity (ATT) and the tibial plateau is 28<!--> <!-->mm. The ratio between the distance from the ATT to the joint line and the tibial width is 0.5. The surgeon should first reconstruct the tibia from the ATT and then, reconstruct the femur based on ligament isometry, using the lateral epicondyle or adductor tubercle as secondary controls.</div></div><div><h3>Level of evidence</h3><div>V; expert opinion.</div></div>","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 8","pages":"Pages 923-929"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-10-10","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145610319","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-10-10DOI: 10.1016/j.rcot.2025.07.010
Michel Bonnin , Stebastien Lustig , Denis Huten
Les ruptures tendineuses de l’appareil extenseur après prothèse totale du genou sont rares mais graves. Elles entraînent un déficit de l’extension active qui compromet fortement la fonction du genou. La plupart relèvent d’un traitement chirurgical qui va de la simple suture à l’allogreffe de la totalité de l’appareil d’extension en passant par diverses techniques (plasties à l’aide des tendons ou muscles voisins, ligaments synthétiques, allogreffes partielles). Les sutures simples sont grevées d’un taux d’échec élevé et doivent être systématiquement renforcées, soit par un tendon de voisinage, soit par un ligament synthétique. Les résultats des allogreffes (tendon calcanéen et surtout allogreffe partielle ou totale de l’appareil d’extension) sont variables et leur taux de complications à long terme est élevé. Certains leur préfèrent les ligaments artificiels (technique Hanssen). Ces techniques exposent toutes à des complications infectieuses. Dans les formes les plus graves et après échec d’allogreffe, des techniques de sauvetage ont été proposées [lambeau(x) de gastrocnémien(s) et de vaste(s)]. Quelle que soit la technique utilisée, les sutures doivent être pratiquées en extension complète et sous tension, et la rééducation doit être très prudente. Les séries publiées sont souvent courtes, hétérogènes et manquent de recul. Quelle que soit l’option choisie, il existe un taux d’échec significatif. Il faut en informer le patient et toujours garder une solution de secours. L’arthrodèse est un ultime recours. Cette mise au point passe en revue les différentes techniques et leurs résultats et propose une stratégie thérapeutique.
Niveau de preuve
V ; avis d’expert.
Extensor tendon rupture after total knee arthroplasty is a rare but serious complication that impairs active knee extension, thereby severely affecting knee function. Surgery is usually required. Surgical options range from simple suturing to allograft reconstruction of the entire extensor mechanism and include intermediate methods such as reconstruction using neighbouring tendons or muscles, synthetic ligament implantation, and partial allograft repair. Simple suturing carries a high failure rate and should therefore be routinely combined with tissue augmentation using a neighbouring tendon or a synthetic ligament. After allograft reconstruction (Achilles tendon, partial or total extensor mechanism allograft), outcomes are variable and long-term complications common. Some authors prefer reconstructions using artificial ligaments (Hanssen technique). Infection risk of infection with all theses techniques is high. Salvage procedures for managing the most severe cases and after allograft failure involve reconstruction using gastrocnemius or vastus flaps. Regardless of the technique used, suturing must be performed under tension, with the knee fully extended, and rehabilitation must be conducted with great caution. Weaknesses of availa
{"title":"Ruptures tendineuses de l’appareil d’extension après PTG","authors":"Michel Bonnin , Stebastien Lustig , Denis Huten","doi":"10.1016/j.rcot.2025.07.010","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.07.010","url":null,"abstract":"<div><div>Les ruptures tendineuses de l’appareil extenseur après prothèse totale du genou sont rares mais graves. Elles entraînent un déficit de l’extension active qui compromet fortement la fonction du genou. La plupart relèvent d’un traitement chirurgical qui va de la simple suture à l’allogreffe de la totalité de l’appareil d’extension en passant par diverses techniques (plasties à l’aide des tendons ou muscles voisins, ligaments synthétiques, allogreffes partielles). Les sutures simples sont grevées d’un taux d’échec élevé et doivent être systématiquement renforcées, soit par un tendon de voisinage, soit par un ligament synthétique. Les résultats des allogreffes (tendon calcanéen et surtout allogreffe partielle ou totale de l’appareil d’extension) sont variables et leur taux de complications à long terme est élevé. Certains leur préfèrent les ligaments artificiels (technique Hanssen). Ces techniques exposent toutes à des complications infectieuses. Dans les formes les plus graves et après échec d’allogreffe, des techniques de sauvetage ont été proposées [lambeau(x) de gastrocnémien(s) et de vaste(s)]. Quelle que soit la technique utilisée, les sutures doivent être pratiquées en extension complète et sous tension, et la rééducation doit être très prudente. Les séries publiées sont souvent courtes, hétérogènes et manquent de recul. Quelle que soit l’option choisie, il existe un taux d’échec significatif. Il faut en informer le patient et toujours garder une solution de secours. L’arthrodèse est un ultime recours. Cette mise au point passe en revue les différentes techniques et leurs résultats et propose une stratégie thérapeutique.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>Extensor tendon rupture after total knee arthroplasty is a rare but serious complication that impairs active knee extension, thereby severely affecting knee function. Surgery is usually required. Surgical options range from simple suturing to allograft reconstruction of the entire extensor mechanism and include intermediate methods such as reconstruction using neighbouring tendons or muscles, synthetic ligament implantation, and partial allograft repair. Simple suturing carries a high failure rate and should therefore be routinely combined with tissue augmentation using a neighbouring tendon or a synthetic ligament. After allograft reconstruction (Achilles tendon, partial or total extensor mechanism allograft), outcomes are variable and long-term complications common. Some authors prefer reconstructions using artificial ligaments (Hanssen technique). Infection risk of infection with all theses techniques is high. Salvage procedures for managing the most severe cases and after allograft failure involve reconstruction using gastrocnemius or vastus flaps. Regardless of the technique used, suturing must be performed under tension, with the knee fully extended, and rehabilitation must be conducted with great caution. Weaknesses of availa","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 8","pages":"Pages 1026-1041"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-10-10","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145610327","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-10-10DOI: 10.1016/j.rcot.2025.08.018
Solène Maret , Guillaume Chalmot de la Meslière , Philippe Escobar , Clémentine Corbet , Pierre Bouzat , Jérôme Tonetti , Mehdi Boudissa
<div><h3>Introduction</h3><div>La reprise de la marche bipodale appareillée avec une prothèse provisoire représente le premier objectif à atteindre pour le patient après amputation traumatique trans-tibiale. L’objectif de ce travail était de définir cette notion de remise en charge précoce (RECP) et d’étudier les facteurs influençant sa réussite dans les suites d’une amputation traumatique trans-tibiale aiguë.</div></div><div><h3>Hypothèses</h3><div>Notre hypothèse était que le délai de réalisation de l’amputation (sauvetage versus secondaire), la qualité de réalisation de l’amputation, la survenue d’une ou plusieurs reprises chirurgicales et la gestion de la douleur influencent la reprise de la marche bipodale.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Tous les patients pris en charge pour un traumatisme de jambe nécessitant la réalisation d’une amputation trans-tibiale aiguë (lors de l’hospitalisation) entre le 1<sup>er</sup> janvier 2004 et le 31 juillet 2022 étaient inclus dans cette étude observationnelle rétrospective monocentrique. Quarante-six patients étaient inclus au recul moyen de 6,6 ans. Les données démographiques, la sévérité du traumatisme, les caractéristiques de l’amputation ainsi que les complications étaient recueillies et analysées. Les résultats cliniques étaient évalués par des scores d’évaluation de la marche et des auto-questionnaires spécifiques aux amputations. Les différents facteurs étaient comparés entre deux sous-groupes : patients avec RECP et patients avec remise en charge tardive (RECT). Une analyse univariée puis multivariée des facteurs de risques associés au délai de remise en charge (précoce versus tardive) était réalisée.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Le délai moyen de reprise de la marche bipodale appareillée avec une prothèse provisoire était de 98,4<!--> <!-->jours<!--> <!-->±<!--> <!-->96,2 (24–679). Une RECP correspondait à une remise en charge<!--> <!--><<!--> <!-->100<!--> <!-->jours depuis l’amputation trans-tibiale. La gravité du traumatisme, représentée par les scores ISS et le score MESS, influençait le délai de remise en charge (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05). L’analyse multivariée des facteurs associés à une RECP retrouvait la réalisation d’une amputation de sauvetage (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,005 ; OR<!--> <!-->=<!--> <!-->6,1 ; CI95 % [3,1–12,6]) et la présence d’une reprise chirurgicale du moignon (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,002 ; OR<!--> <!-->=<!--> <!-->7,5 ; CI95 % [4,7–18,6]) comme facteurs de risque de remise en charge tardive. Les critères de qualité de réalisation de l’amputation n’étaient pas significativement associés au délai de remise en charge mais significativement associés à une meilleure satisfaction des patients avec prothèse provisoire et avec prothèse définitive.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Notre hypothèse est partiellement vérifiée. La remise en charge après amputation est influencée par la gravité du traumatisme à travers le d
{"title":"Facteurs pronostiques de la remise en charge avec prothèse provisoire dans les amputations traumatiques aiguës de jambe : une étude observationnelle rétrospective de 46 patients","authors":"Solène Maret , Guillaume Chalmot de la Meslière , Philippe Escobar , Clémentine Corbet , Pierre Bouzat , Jérôme Tonetti , Mehdi Boudissa","doi":"10.1016/j.rcot.2025.08.018","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.08.018","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La reprise de la marche bipodale appareillée avec une prothèse provisoire représente le premier objectif à atteindre pour le patient après amputation traumatique trans-tibiale. L’objectif de ce travail était de définir cette notion de remise en charge précoce (RECP) et d’étudier les facteurs influençant sa réussite dans les suites d’une amputation traumatique trans-tibiale aiguë.</div></div><div><h3>Hypothèses</h3><div>Notre hypothèse était que le délai de réalisation de l’amputation (sauvetage versus secondaire), la qualité de réalisation de l’amputation, la survenue d’une ou plusieurs reprises chirurgicales et la gestion de la douleur influencent la reprise de la marche bipodale.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Tous les patients pris en charge pour un traumatisme de jambe nécessitant la réalisation d’une amputation trans-tibiale aiguë (lors de l’hospitalisation) entre le 1<sup>er</sup> janvier 2004 et le 31 juillet 2022 étaient inclus dans cette étude observationnelle rétrospective monocentrique. Quarante-six patients étaient inclus au recul moyen de 6,6 ans. Les données démographiques, la sévérité du traumatisme, les caractéristiques de l’amputation ainsi que les complications étaient recueillies et analysées. Les résultats cliniques étaient évalués par des scores d’évaluation de la marche et des auto-questionnaires spécifiques aux amputations. Les différents facteurs étaient comparés entre deux sous-groupes : patients avec RECP et patients avec remise en charge tardive (RECT). Une analyse univariée puis multivariée des facteurs de risques associés au délai de remise en charge (précoce versus tardive) était réalisée.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Le délai moyen de reprise de la marche bipodale appareillée avec une prothèse provisoire était de 98,4<!--> <!-->jours<!--> <!-->±<!--> <!-->96,2 (24–679). Une RECP correspondait à une remise en charge<!--> <!--><<!--> <!-->100<!--> <!-->jours depuis l’amputation trans-tibiale. La gravité du traumatisme, représentée par les scores ISS et le score MESS, influençait le délai de remise en charge (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05). L’analyse multivariée des facteurs associés à une RECP retrouvait la réalisation d’une amputation de sauvetage (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,005 ; OR<!--> <!-->=<!--> <!-->6,1 ; CI95 % [3,1–12,6]) et la présence d’une reprise chirurgicale du moignon (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,002 ; OR<!--> <!-->=<!--> <!-->7,5 ; CI95 % [4,7–18,6]) comme facteurs de risque de remise en charge tardive. Les critères de qualité de réalisation de l’amputation n’étaient pas significativement associés au délai de remise en charge mais significativement associés à une meilleure satisfaction des patients avec prothèse provisoire et avec prothèse définitive.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Notre hypothèse est partiellement vérifiée. La remise en charge après amputation est influencée par la gravité du traumatisme à travers le d","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 7","pages":"Pages 798-808"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-10-10","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145371378","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}