Pub Date : 2026-02-01DOI: 10.1016/j.rcot.2025.01.019
Mohammad Alajji , Julien Erard , Béatrice Ferreboeuf , Michel-Henry Fessy , Anthony Viste
<div><h3>Introduction</h3><div>L’évaluation de l’impact des procédures de réhabilitation améliorée après chirurgie (RAAC) sur la qualité et la sécurité des soins est peu décrite dans la littérature. L’objectif de cette étude était d’analyser le taux de complications et de réadmissions dans les 3 mois après prothèse totale de genou (PTG) et de hanche (PTH) réalisées en procédures RAAC en stratifiant les patients en fonction de la durée de l’opération.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Une étude observationnelle monocentrique rétrospective multi-opérateurs a été menée sur des données collectées prospectivement. Au total, 1299 PTH et 407 PTG de première intention, réalisées entre octobre 2018 et novembre 2022, ont été incluses. Les patients étaient séparés en 2 groupes en fonction de la durée opératoire : groupe A ≤ 2<!--> <!-->h et groupe B ><!--> <!-->2<!--> <!-->h. Les résultats périopératoires, la durée opératoire, les complications et les réadmissions dans les 90<!--> <!-->jours ainsi que la durée moyenne de séjour ont été recueillis.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Dans le groupe PTH, 1235 patients (95 %) étaient dans le groupe A et 64 patients (5,0 %) dans le groupe B. Le taux de complications pour le groupe PTH était de 0,8 %, repartis en 0,4 % dans le groupe A contre 9,4 % dans le groupe B (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,0001). Le taux de réadmissions pour le groupe PTH était de 1,2 %, avec un taux inférieur dans le groupe A (1,2 %) comparé au groupe B (6,3 %) (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,006). La durée moyenne de séjour était de 2,7<!--> <!-->±<!--> <!-->1,4<!--> <!-->jours (0–9). Une durée d’opération prolongée était associée à une durée de séjour plus longue (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,033), à une mobilisation retardée (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,0001) et à un score ASA plus élevé (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,01). Dans le groupe PTG, 358 patients (88 %) étaient dans le groupe A contre 49 patients (12 %) dans le groupe B. Le taux de complications global était de 0,5 % sans différence significative entre les groupes A et B. Le taux de réadmission dans les 90<!--> <!-->jours postopératoires était de 1 % sans différence significative entre les groupes A et B. La durée moyenne de séjour était de 3,2<!--> <!-->±<!--> <!-->1,5<!--> <!-->jours (1–9). La durée prolongée de l’opération était significativement associée à un âge plus jeune (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,0001) et à une mobilisation retardée (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,0001).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La durée prolongée de l’opération est associée à une légère augmentation du taux de complications et de la durée de séjour chez les patients subissant un protocole de RAAC après une PTH ou une PTG. Néanmoins, la RAAC permet une sécurité des soins avec des durées moyennes de séjour<!--> <!--><<!--> <!-->4<!--> <!-->jours dans un centre hospitalier universitaire.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>IV.</div></div><div><h3>Introd
{"title":"Facteurs influençant les taux de complications et de réadmissions chez les patients subissant une arthroplastie totale de la hanche et du genou dans un parcours RAAC","authors":"Mohammad Alajji , Julien Erard , Béatrice Ferreboeuf , Michel-Henry Fessy , Anthony Viste","doi":"10.1016/j.rcot.2025.01.019","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.01.019","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’évaluation de l’impact des procédures de réhabilitation améliorée après chirurgie (RAAC) sur la qualité et la sécurité des soins est peu décrite dans la littérature. L’objectif de cette étude était d’analyser le taux de complications et de réadmissions dans les 3 mois après prothèse totale de genou (PTG) et de hanche (PTH) réalisées en procédures RAAC en stratifiant les patients en fonction de la durée de l’opération.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Une étude observationnelle monocentrique rétrospective multi-opérateurs a été menée sur des données collectées prospectivement. Au total, 1299 PTH et 407 PTG de première intention, réalisées entre octobre 2018 et novembre 2022, ont été incluses. Les patients étaient séparés en 2 groupes en fonction de la durée opératoire : groupe A ≤ 2<!--> <!-->h et groupe B ><!--> <!-->2<!--> <!-->h. Les résultats périopératoires, la durée opératoire, les complications et les réadmissions dans les 90<!--> <!-->jours ainsi que la durée moyenne de séjour ont été recueillis.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Dans le groupe PTH, 1235 patients (95 %) étaient dans le groupe A et 64 patients (5,0 %) dans le groupe B. Le taux de complications pour le groupe PTH était de 0,8 %, repartis en 0,4 % dans le groupe A contre 9,4 % dans le groupe B (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,0001). Le taux de réadmissions pour le groupe PTH était de 1,2 %, avec un taux inférieur dans le groupe A (1,2 %) comparé au groupe B (6,3 %) (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,006). La durée moyenne de séjour était de 2,7<!--> <!-->±<!--> <!-->1,4<!--> <!-->jours (0–9). Une durée d’opération prolongée était associée à une durée de séjour plus longue (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,033), à une mobilisation retardée (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,0001) et à un score ASA plus élevé (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,01). Dans le groupe PTG, 358 patients (88 %) étaient dans le groupe A contre 49 patients (12 %) dans le groupe B. Le taux de complications global était de 0,5 % sans différence significative entre les groupes A et B. Le taux de réadmission dans les 90<!--> <!-->jours postopératoires était de 1 % sans différence significative entre les groupes A et B. La durée moyenne de séjour était de 3,2<!--> <!-->±<!--> <!-->1,5<!--> <!-->jours (1–9). La durée prolongée de l’opération était significativement associée à un âge plus jeune (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,0001) et à une mobilisation retardée (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,0001).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La durée prolongée de l’opération est associée à une légère augmentation du taux de complications et de la durée de séjour chez les patients subissant un protocole de RAAC après une PTH ou une PTG. Néanmoins, la RAAC permet une sécurité des soins avec des durées moyennes de séjour<!--> <!--><<!--> <!-->4<!--> <!-->jours dans un centre hospitalier universitaire.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>IV.</div></div><div><h3>Introd","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"112 1","pages":"Pages 17-27"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-02-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"146147303","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2026-02-01DOI: 10.1016/j.rcot.2025.12.006
Bernard de Geofroy , Georges Pfister , Christophe Andro , Cyril Lemé , Thibaut Battut , Romain Léonard , Laurent Mathieu , Ammar Ghabi
Cette note technique présente une option de sauvetage dans les pertes osseuses proximales massives de l’humérus, avec atteinte complète du deltoïde et de la coiffe des rotateurs. Il s’agit d’une arthrodèse associant la méthode de Masquelet en 2 temps et une autogreffe de fibula non vascularisée microperforée. Le blocage articulaire est réalisé dès le premier temps, par un montage stable, avec plaque scapulohumérale 4,5 fixée par au moins 4 vis proximales et distales. Après retrait de l’entretoise en ciment à 6–8 semaines, l’autogreffe de fibula est microperforée, et fixée lors du 2e temps par 2 vis proximales à la scapula et deux vis distales à l’humérus. Les résultats fonctionnels des 4 patients ayant bénéficié de cette technique ont été améliorés sans infection secondaire rapportée à 1 an. Cette technique simple et reproductible représente une alternative valable dans des contextes où la reconstruction par fibula vascularisée ou prothèse inversée n’est pas envisageable.
Niveau de preuve
IV.
This technical note presents a salvage option for massive proximal humeral bone loss with complete involvement of the deltoid and rotator cuff. The procedure consists of an arthrodesis combining the two-stage Masquelet technique with a microdrilled non-vascularized fibular autograft. Joint fixation is achieved during the first stage using a stable construct with a 4.5 scapulohumeral plate secured by at least four screws proximally and distally. After removal of the cement spacer at 6–8 weeks, the fibular autograft is microdrilled and fixed during the second stage with two proximal screws to the scapula and two distal screws to the humerus. Functional outcomes in the four patients treated with this technique improved, with no secondary infections reported at one year. This simple and reproducible technique represents a valuable alternative in situations where reconstruction with a vascularized fibular graft or reverse prosthesis is not feasible.
{"title":"Arthrodèse scapulohumérale en deux temps avec greffe de fibula non vascularisée microperforée : une alternative simple pour les reconstructions complexes de l’humérus proximal","authors":"Bernard de Geofroy , Georges Pfister , Christophe Andro , Cyril Lemé , Thibaut Battut , Romain Léonard , Laurent Mathieu , Ammar Ghabi","doi":"10.1016/j.rcot.2025.12.006","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.12.006","url":null,"abstract":"<div><div>Cette note technique présente une option de sauvetage dans les pertes osseuses proximales massives de l’humérus, avec atteinte complète du deltoïde et de la coiffe des rotateurs. Il s’agit d’une arthrodèse associant la méthode de Masquelet en 2 temps et une autogreffe de fibula non vascularisée microperforée. Le blocage articulaire est réalisé dès le premier temps, par un montage stable, avec plaque scapulohumérale 4,5 fixée par au moins 4 vis proximales et distales. Après retrait de l’entretoise en ciment à 6–8 semaines, l’autogreffe de fibula est microperforée, et fixée lors du 2<sup>e</sup> temps par 2 vis proximales à la scapula et deux vis distales à l’humérus. Les résultats fonctionnels des 4 patients ayant bénéficié de cette technique ont été améliorés sans infection secondaire rapportée à 1 an. Cette technique simple et reproductible représente une alternative valable dans des contextes où la reconstruction par fibula vascularisée ou prothèse inversée n’est pas envisageable.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>IV.</div></div><div><div>This technical note presents a salvage option for massive proximal humeral bone loss with complete involvement of the deltoid and rotator cuff. The procedure consists of an arthrodesis combining the two-stage Masquelet technique with a microdrilled non-vascularized fibular autograft. Joint fixation is achieved during the first stage using a stable construct with a 4.5 scapulohumeral plate secured by at least four screws proximally and distally. After removal of the cement spacer at 6–8 weeks, the fibular autograft is microdrilled and fixed during the second stage with two proximal screws to the scapula and two distal screws to the humerus. Functional outcomes in the four patients treated with this technique improved, with no secondary infections reported at one year. This simple and reproducible technique represents a valuable alternative in situations where reconstruction with a vascularized fibular graft or reverse prosthesis is not feasible.</div></div><div><h3>Level of evidence</h3><div>IV.</div></div>","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"112 1","pages":"Pages 56-64"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-02-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"146147614","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2026-02-01DOI: 10.1016/j.rcot.2025.11.008
Yoan-Kim De Almeida , Théo François , Sylvie Collon
<div><h3>Introduction</h3><div>Les fractures du radius distal représentent l’un des motifs les plus fréquents de consultation en traumatologie. En cours d’intervention, l’examen le plus performant pour évaluer la bonne longueur des vis épiphysaires est une radiographie en incidence tangentielle dorsale ou « Skyline View » (SLV) en cours d’intervention. Nous avons voulu étudier l’apport de l’échographie en cours d’intervention pour mettre en évidence une ou plusieurs vis débordantes grâce à une étude anatomique en comparant cette technique d’imagerie à des clichés radiographiques en incidence SLV.</div></div><div><h3>Matériel et méthode</h3><div>Cette étude anatomique a porté sur 4 poignets, provenant de 2 cadavres adultes non formolés. Une plaque d’ostéosynthèse antérieure anatomique était positionnée par un premier opérateur puis stabilisée par deux vis bi-corticales en proximal. En distalité, un forage bi-corticale était réalisé dans chaque trou des rangées proximale et distale de la plaque et au minimum 3 vis étaient mises en place. Cette dernière procédure était répétée à 7 reprises. L’évaluation du débord dorsal des vis épiphysaires était menée par un second opérateur, en aveugle, en utilisant soit l’échographie puis une radiographie en incidence en « SLV » ou inversement. Enfin, une inspection visuelle était réalisée via un abord dorsal.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 124 vis ont été analysées dont 40 étaient proéminentes après inspection visuelle. Lors de l’analyse échographique, 8 erreurs ont été recensées (3 faux positifs et 5 faux négatifs) tandis que l’analyse radiographique en incidence SLV a retrouvé 9 erreurs (3 faux positifs et 6 faux négatifs). Il n’y avait pas de différence significative en termes de performance entre les 2 techniques. Le coefficient de corrélation kappa de Cohen était excellent (k<!--> <!-->=<!--> <!-->0,85).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Pour conclure, cette étude a permis de montrer que l’analyse échographique n’est pas parfaite et est similaire en termes de détection de vis débordantes comparativement à une analyse radiographique en incidence SLV. L’échographie est un examen non irradiant mais nécessite une courbe d’apprentissage et un matériel technique adapté pour obtenir des images de qualité suffisante pour la recherche de vis débordantes. Par ailleurs, l’échographie n’est pas en mesure de rechercher une vis intra-articulaire.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>IV ; étude comparative.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>Distal radius fractures are among the most common reasons for consultation in trauma center. Intraoperatively, the most reliable method for assessing the appropriate length of epiphyseal screws is a dorsal tangential radiographic view, also known as the “Skyline View” (SLV). We aimed to evaluate the contribution of intraoperative ultrasound in detecting one or more protruding screws through an anatomical study comparing this imaging technique wi
{"title":"Apport de l’échographie peropératoire pour l’évaluation du débord dorsal des vis épiphysaires dans l’ostéosynthèse de fracture du radius distal : étude anatomique comparative versus radiographie","authors":"Yoan-Kim De Almeida , Théo François , Sylvie Collon","doi":"10.1016/j.rcot.2025.11.008","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.11.008","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les fractures du radius distal représentent l’un des motifs les plus fréquents de consultation en traumatologie. En cours d’intervention, l’examen le plus performant pour évaluer la bonne longueur des vis épiphysaires est une radiographie en incidence tangentielle dorsale ou « Skyline View » (SLV) en cours d’intervention. Nous avons voulu étudier l’apport de l’échographie en cours d’intervention pour mettre en évidence une ou plusieurs vis débordantes grâce à une étude anatomique en comparant cette technique d’imagerie à des clichés radiographiques en incidence SLV.</div></div><div><h3>Matériel et méthode</h3><div>Cette étude anatomique a porté sur 4 poignets, provenant de 2 cadavres adultes non formolés. Une plaque d’ostéosynthèse antérieure anatomique était positionnée par un premier opérateur puis stabilisée par deux vis bi-corticales en proximal. En distalité, un forage bi-corticale était réalisé dans chaque trou des rangées proximale et distale de la plaque et au minimum 3 vis étaient mises en place. Cette dernière procédure était répétée à 7 reprises. L’évaluation du débord dorsal des vis épiphysaires était menée par un second opérateur, en aveugle, en utilisant soit l’échographie puis une radiographie en incidence en « SLV » ou inversement. Enfin, une inspection visuelle était réalisée via un abord dorsal.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Au total, 124 vis ont été analysées dont 40 étaient proéminentes après inspection visuelle. Lors de l’analyse échographique, 8 erreurs ont été recensées (3 faux positifs et 5 faux négatifs) tandis que l’analyse radiographique en incidence SLV a retrouvé 9 erreurs (3 faux positifs et 6 faux négatifs). Il n’y avait pas de différence significative en termes de performance entre les 2 techniques. Le coefficient de corrélation kappa de Cohen était excellent (k<!--> <!-->=<!--> <!-->0,85).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Pour conclure, cette étude a permis de montrer que l’analyse échographique n’est pas parfaite et est similaire en termes de détection de vis débordantes comparativement à une analyse radiographique en incidence SLV. L’échographie est un examen non irradiant mais nécessite une courbe d’apprentissage et un matériel technique adapté pour obtenir des images de qualité suffisante pour la recherche de vis débordantes. Par ailleurs, l’échographie n’est pas en mesure de rechercher une vis intra-articulaire.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>IV ; étude comparative.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>Distal radius fractures are among the most common reasons for consultation in trauma center. Intraoperatively, the most reliable method for assessing the appropriate length of epiphyseal screws is a dorsal tangential radiographic view, also known as the “Skyline View” (SLV). We aimed to evaluate the contribution of intraoperative ultrasound in detecting one or more protruding screws through an anatomical study comparing this imaging technique wi","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"112 1","pages":"Pages 48-55"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-02-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"146147325","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2026-02-01DOI: 10.1016/j.rcot.2026.01.006
{"title":"Remerciements aux relecteurs","authors":"","doi":"10.1016/j.rcot.2026.01.006","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2026.01.006","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"112 1","pages":"Page 1"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-02-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"146147611","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2026-02-01DOI: 10.1016/j.rcot.2025.07.006
Nathan Alloun , Pierre Martinot , Philippe-Alexandre Faure , Henri Migaud , Julien Girard
<div><h3>Introduction</h3><div>L’arthoplastie totale de hanche (ATH) est une intervention peu fréquente chez des patients âgés de moins de 30 ans. Le resurfaçage total de hanche (RTH) est une alternative à la PTH. A notre connaissance il n’y a pas d’étude comparant ces deux options sur une population de sujets de moins de 30 ans. Aussi nous avons mené une étude rétrospective comparative de RTH versus PTH afin : (1) d’évaluer la survie, (2) de déterminer le résultat fonctionnel. Notre hypothèse était que le RTH présentait une meilleure survie et de meilleurs résultats fonctionnels et d’activités que les PTH.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Cent cinq patients correspondant à 62 RTH et 43 PTH réalisés chez des patients âgés de moins de 30 ans ont été inclus entre 2006 et 2017. Nous avons comparé le nombre de reprise chirurgicale ainsi que leurs causes pour en déterminer la survie. De plus nous avons analysé les scores cliniques suivants : Merle d’Aubigné, UCLA, FJS, Oxford-12, Harris et Devane. Le <em>minimum clinically important difference</em> (MCID) et la <em>patient acceptable symptoms state</em> (PASS) ont été analysés à partir du score d’Oxford-12.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Le taux de survie à 8 ans était de 89,9 % (IC : 0,71 ; 0,96) dans le groupe PTH contre 98,4 % (IC : 0,89 ; 0,99) dans le groupe RTH avec 3 révisions dans le groupe PTH (une usure, une métallose et une infection) 1 dans le groupe RTH (collapsus fémoral). Avant ajustement les scores de Harris et Devane étaient significativement plus élevés pour le groupe PTH avec respectivement 96,8 (IQR : 92 à 100) versus 91,5 (IQR : 86 à 97) (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,002) et 4 (IQR : 4 à 5) versus 4 (IQR : 3 à 5) (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,003) Après ajustement sur les données préopératoires, la différence était significative en faveur du groupe PTH sur le gain des scores d’activité Devane, et UCLA, avec respectivement les gains ajustés suivants : 0,5 versus 0 (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,0006) et 1,2 versus 0 (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,0007).</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Après RTH, une reprise chirurgicale plus simple associée à d’excellents résultats cliniques sont des arguments en faveur de son utilisation chez ces très jeunes patients potentiellement exposés à des chirurgies ultérieures. Nos données confirment que le RTH est une option pertinente à long terme pour les patients de moins de 30 ans, lorsque cette technique est réalisable.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>III ; étude cas témoin rétrospective.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>Total hip arthroplasty (THA) remains relatively uncommon procedure in patients under the age of 30. Hip resurfacing (HR) is a potential alternative to THA. To our knowledge, no study has compared these two options in patients under 30<!--> <!-->years old. Therefore, we conducted a retrospective comparative study of HR versus THA to: (1) assess implant survival, (2) evaluate
{"title":"Étude comparative de patients opérés avant l’âge de 30 ans d’une prothèse totale de hanche ou d’un resurfaçage : analyse de la survie, des scores fonctionnels et d’activité à 9 ans de recul","authors":"Nathan Alloun , Pierre Martinot , Philippe-Alexandre Faure , Henri Migaud , Julien Girard","doi":"10.1016/j.rcot.2025.07.006","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.07.006","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’arthoplastie totale de hanche (ATH) est une intervention peu fréquente chez des patients âgés de moins de 30 ans. Le resurfaçage total de hanche (RTH) est une alternative à la PTH. A notre connaissance il n’y a pas d’étude comparant ces deux options sur une population de sujets de moins de 30 ans. Aussi nous avons mené une étude rétrospective comparative de RTH versus PTH afin : (1) d’évaluer la survie, (2) de déterminer le résultat fonctionnel. Notre hypothèse était que le RTH présentait une meilleure survie et de meilleurs résultats fonctionnels et d’activités que les PTH.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Cent cinq patients correspondant à 62 RTH et 43 PTH réalisés chez des patients âgés de moins de 30 ans ont été inclus entre 2006 et 2017. Nous avons comparé le nombre de reprise chirurgicale ainsi que leurs causes pour en déterminer la survie. De plus nous avons analysé les scores cliniques suivants : Merle d’Aubigné, UCLA, FJS, Oxford-12, Harris et Devane. Le <em>minimum clinically important difference</em> (MCID) et la <em>patient acceptable symptoms state</em> (PASS) ont été analysés à partir du score d’Oxford-12.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Le taux de survie à 8 ans était de 89,9 % (IC : 0,71 ; 0,96) dans le groupe PTH contre 98,4 % (IC : 0,89 ; 0,99) dans le groupe RTH avec 3 révisions dans le groupe PTH (une usure, une métallose et une infection) 1 dans le groupe RTH (collapsus fémoral). Avant ajustement les scores de Harris et Devane étaient significativement plus élevés pour le groupe PTH avec respectivement 96,8 (IQR : 92 à 100) versus 91,5 (IQR : 86 à 97) (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,002) et 4 (IQR : 4 à 5) versus 4 (IQR : 3 à 5) (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,003) Après ajustement sur les données préopératoires, la différence était significative en faveur du groupe PTH sur le gain des scores d’activité Devane, et UCLA, avec respectivement les gains ajustés suivants : 0,5 versus 0 (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,0006) et 1,2 versus 0 (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,0007).</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Après RTH, une reprise chirurgicale plus simple associée à d’excellents résultats cliniques sont des arguments en faveur de son utilisation chez ces très jeunes patients potentiellement exposés à des chirurgies ultérieures. Nos données confirment que le RTH est une option pertinente à long terme pour les patients de moins de 30 ans, lorsque cette technique est réalisable.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>III ; étude cas témoin rétrospective.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>Total hip arthroplasty (THA) remains relatively uncommon procedure in patients under the age of 30. Hip resurfacing (HR) is a potential alternative to THA. To our knowledge, no study has compared these two options in patients under 30<!--> <!-->years old. Therefore, we conducted a retrospective comparative study of HR versus THA to: (1) assess implant survival, (2) evaluate ","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"112 1","pages":"Pages 5-16"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-02-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"146147613","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2026-02-01DOI: 10.1016/j.rcot.2025.12.004
François Egrise, Yoann Levy, Joseph Attas, Michael Lopez, Nahel Millet, Corentin Hercé, Jacques Tabutin
<div><h3>Introduction</h3><div>L’incidence des fractures bitubérositaires du plateau tibial est faible, mais leur prise en charge est techniquement difficile en raison des difficultés de réduction et du risque de complications locales. Différentes modalités d’ostéosynthèse interne (simple ou double plaque) ont été rapportées avec l’apport plus récent du verrouillage qui permet d’améliorer la stabilité du montage. L’hypothèse est que le verrouillage des vis dans la plaque permet de simplifier le montage à une seule plaque tout en maintenant la stabilité de la réduction jusqu’à consolidation.</div></div><div><h3>Matériel et méthode</h3><div>Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique, réalisée de janvier 1996 à juillet 2024, incluant les patients ayant eu une fracture du tibia bitubérositaire, ostéosynthésée par double plaque antérieure par abord unique (groupe A, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->58), ou plaque latérale standard (groupe B, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->37) ou verrouillée (groupe C, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->35). L’analyse univariée des critères de réduction, du taux de complication mécanique et des résultats cliniques a été réalisé en fonction des montages.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La réduction fracturaire était anatomique dans 60 cas (46,5 %), partielle dans 36 cas (28 %) et mauvaise dans 33 cas (25,5 %) sans différence significative entre les groupes (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,181). Le taux de déplacement secondaire était significativement supérieur dans le groupe A et B avec respectivement 5 varisations (8,6 %) pour le groupe A et 14 pour le groupe B (38 %) contre 2 cas (6 %) pour le groupe C (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). Au dernier recul la consolidation osseuse était acquise dans 95 % des cas du groupe A, 89 % du groupe B et 97 % du groupe C (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,412). Le taux de reprise chirurgicale était de 67 % dans le groupe A, 78 % dans le groupe B et 20 % dans le groupe C (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001 %).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La prise en charge des fractures bitubérositaires par plaque latérale verrouillée semble entraîner moins de complications que les autres, permettre une aussi bonne réduction fracturaire et diminuer le risque de déplacement secondaire par rapport à une plaque unique standard ou un montage double.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>IV ; étude rétrospective monocentrique non randomisée.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>The incidence of bituberositary fractures of the tibial plateau is low, but their management is technically difficult due to the challenges of reduction and the risk of local complications. Various internal osteosynthesis techniques (single or double plate) have been reported, with the more recent addition of locking, which improves the stability of the assembly. The hypothesis is that locking the screws in the plate simplifies the single-plate assembly while maintaining the stability of the reduction un
胫骨板沥青体骨折的发生率很低,但由于难以减少和局部并发症的风险,其管理在技术上具有挑战性。不同的内部骨合成方法(单板或双板)已被报道与最近增加的锁,允许提高安装的稳定性。其假设是,将螺钉锁在板上可以简化安装到单个板上,同时保持从还原到固化的稳定性。装备和méthodeIl是单中心回顾性研究,2024年的1996年1月至7月进行的,包括有患者胫骨骨折,bitubérositaire ostéosynthésée独特的双板前先划分(A组,n = 58)、标准或侧板(B组,n = 37)或锁(C组,n = 35)。对减少标准、机械并发症率和临床结果进行了统一分析。60例(46.5%)骨折减少为解剖性,36例(28%)部分骨折,33例(25.5%)严重骨折,两组之间没有显著差异(p = 0.181)。A组和B组的二次位移率明显更高,A组有5例(8.6%),B组有14例(38%),而C组有2例(6%)(p < 0.001)。在最近一次回顾性研究中,95%的A组、89%的B组和97%的C组患者实现了骨巩固(p = 0.412)。A组手术复发率为67%,B组78%,C组20% (p &l; 0.001%)。结论:与标准的单板或双板相比,用锁定的侧板处理沥青体骨折似乎导致的并发症更少,允许同样好的骨折减少,并减少二次位移的风险。证据等级IV;非随机单中心回顾性研究。介绍胫骨板骨骨骨折发生率较低,但由于减少骨折的挑战和局部并发症的风险,其管理在技术上具有挑战性。据报道,各种内部骨合成技术(单板或双板),最近增加了锁,提高了组装的稳定性。我们的假设是,将螺丝锁在板上可以简化单板组装,同时在巩固之前保持还原的稳定性。材料和methodsThis is a single-center回顾study,背上2024从1996年1月到7月,包括病人的who had a bitubercular胫骨骨折,双anterior平osteosynthesis经由两个with a single》(a group, n = ls的平坦的标准58)、金(group B、n = 37)然而,平(group C、n = 35)。根据固定方法进行了还原标准、机械并发症率和临床结果的单变量分析。结果:60例(46.5%),36例(28%)局部骨折减少,33例(25.5%)较差,两组之间没有显著差异(P = 0.181)。A组和B组的二次流离失所率明显更高,A组5例(8.6%),B组14例(38%),而C组2例(6%)(P < 0.001)。在最近的随访中,A组95%、B组89%、C组97%的病例实现了骨整合(P = 0.412)。A组复发率为67%,B组为78%,C组为20% (P < 0.001%)。结论:与标准的单板或双板组装相比,使用锁侧板治疗腹部骨折似乎比其他方法产生的并发症更少,允许同样良好的骨折减少,并减少二次位移的风险。证据等级IV;一项回顾性单中心、非随机研究。
{"title":"Ostéosynthèse interne par abord ouvert des fractures bitubérositaires du plateau tibial : moins de reprises avec les plaques verrouillées latérales posées par abord unique avec réduction préalable par ostéotaxis","authors":"François Egrise, Yoann Levy, Joseph Attas, Michael Lopez, Nahel Millet, Corentin Hercé, Jacques Tabutin","doi":"10.1016/j.rcot.2025.12.004","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.12.004","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’incidence des fractures bitubérositaires du plateau tibial est faible, mais leur prise en charge est techniquement difficile en raison des difficultés de réduction et du risque de complications locales. Différentes modalités d’ostéosynthèse interne (simple ou double plaque) ont été rapportées avec l’apport plus récent du verrouillage qui permet d’améliorer la stabilité du montage. L’hypothèse est que le verrouillage des vis dans la plaque permet de simplifier le montage à une seule plaque tout en maintenant la stabilité de la réduction jusqu’à consolidation.</div></div><div><h3>Matériel et méthode</h3><div>Il s’agit d’une étude rétrospective monocentrique, réalisée de janvier 1996 à juillet 2024, incluant les patients ayant eu une fracture du tibia bitubérositaire, ostéosynthésée par double plaque antérieure par abord unique (groupe A, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->58), ou plaque latérale standard (groupe B, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->37) ou verrouillée (groupe C, <em>n</em> <!-->=<!--> <!-->35). L’analyse univariée des critères de réduction, du taux de complication mécanique et des résultats cliniques a été réalisé en fonction des montages.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La réduction fracturaire était anatomique dans 60 cas (46,5 %), partielle dans 36 cas (28 %) et mauvaise dans 33 cas (25,5 %) sans différence significative entre les groupes (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,181). Le taux de déplacement secondaire était significativement supérieur dans le groupe A et B avec respectivement 5 varisations (8,6 %) pour le groupe A et 14 pour le groupe B (38 %) contre 2 cas (6 %) pour le groupe C (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). Au dernier recul la consolidation osseuse était acquise dans 95 % des cas du groupe A, 89 % du groupe B et 97 % du groupe C (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,412). Le taux de reprise chirurgicale était de 67 % dans le groupe A, 78 % dans le groupe B et 20 % dans le groupe C (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001 %).</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La prise en charge des fractures bitubérositaires par plaque latérale verrouillée semble entraîner moins de complications que les autres, permettre une aussi bonne réduction fracturaire et diminuer le risque de déplacement secondaire par rapport à une plaque unique standard ou un montage double.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>IV ; étude rétrospective monocentrique non randomisée.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>The incidence of bituberositary fractures of the tibial plateau is low, but their management is technically difficult due to the challenges of reduction and the risk of local complications. Various internal osteosynthesis techniques (single or double plate) have been reported, with the more recent addition of locking, which improves the stability of the assembly. The hypothesis is that locking the screws in the plate simplifies the single-plate assembly while maintaining the stability of the reduction un","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"112 1","pages":"Pages 28-47"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-02-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"146147304","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2026-02-01DOI: 10.1016/j.rcot.2025.10.004
Laurane Rinderknecht , Andrea Fernandez , Coraline Houpin , Francois Sirveaux , Lisa Peduzzi
Introduction
Les scapulectomies totales ou subtotales sont des interventions affectant de manière majeure la fonction du membre supérieur et ayant un retentissement psychologique important. Cette intervention chirurgicale reste néanmoins nécessaire, à visée curative, dans le cadre de certaines tumeurs. La reconstruction est donc un défi chirurgical, afin de diminuer l’impact sur la qualité de vie. Nous allons décrire une technique de reconstruction par arthrodèse acromio-humérale, et l’illustrer à partir de 3 cas.
Cas cliniques
Aucune récidive n’est survenue pendant le suivi. Les patients n’ont pas présenté de complications à type d’instabilité ou infection. Au dernier recul (minimum 3 ans, maximum 10 ans), les amplitudes varient entre 50 et 55° en antéflexion active, 40° en abduction active, le score ASES de 40 à 50 et le qDASH de 36 à 48.
Conclusion
L’arthrodèse acromio-humérale est une reconstruction efficace et fiable après scapulectomie totale. Les amplitudes sont comparables aux autres méthodes de reconstruction.
Niveau de preuve
IV ; série de cas.
Introduction
Total or subtotal scapulectomies are procedures that profoundly affect upper limb function and have a significant psychological impact. Nevertheless, this surgical intervention remains necessary. Reconstruction therefore represents a major surgical challenge, aiming to minimize the impact on quality of life. We describe a reconstruction technique using acromiohumeral arthrodesis and illustrate it with three clinical cases.
Case reports
No recurrence occurred during follow-up. Patients experienced no complications such as instability or infection. At the latest follow-up (minimum 3 years, maximum 10 years), active forward flexion ranged from 50° to 55°, active abduction from 40°, ASES scores from 40 to 50, and qDASH scores from 36 to 48.
Conclusion
Acromiohumeral arthrodesis is an effective and reliable reconstructive option after total scapulectomy. The range of motion obtained is comparable to that reported with other reconstruction techniques.
{"title":"Reconstruction après scapulectomie subtotale pour tumeur : description d’une technique d’arthrodèse acromio-humérale et revue de cas","authors":"Laurane Rinderknecht , Andrea Fernandez , Coraline Houpin , Francois Sirveaux , Lisa Peduzzi","doi":"10.1016/j.rcot.2025.10.004","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.10.004","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les scapulectomies totales ou subtotales sont des interventions affectant de manière majeure la fonction du membre supérieur et ayant un retentissement psychologique important. Cette intervention chirurgicale reste néanmoins nécessaire, à visée curative, dans le cadre de certaines tumeurs. La reconstruction est donc un défi chirurgical, afin de diminuer l’impact sur la qualité de vie. Nous allons décrire une technique de reconstruction par arthrodèse acromio-humérale, et l’illustrer à partir de 3 cas.</div></div><div><h3>Cas cliniques</h3><div>Aucune récidive n’est survenue pendant le suivi. Les patients n’ont pas présenté de complications à type d’instabilité ou infection. Au dernier recul (minimum 3 ans, maximum 10 ans), les amplitudes varient entre 50 et 55° en antéflexion active, 40° en abduction active, le score ASES de 40 à 50 et le qDASH de 36 à 48.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>L’arthrodèse acromio-humérale est une reconstruction efficace et fiable après scapulectomie totale. Les amplitudes sont comparables aux autres méthodes de reconstruction.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>IV ; série de cas.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>Total or subtotal scapulectomies are procedures that profoundly affect upper limb function and have a significant psychological impact. Nevertheless, this surgical intervention remains necessary. Reconstruction therefore represents a major surgical challenge, aiming to minimize the impact on quality of life. We describe a reconstruction technique using acromiohumeral arthrodesis and illustrate it with three clinical cases.</div></div><div><h3>Case reports</h3><div>No recurrence occurred during follow-up. Patients experienced no complications such as instability or infection. At the latest follow-up (minimum 3<!--> <!-->years, maximum 10<!--> <!-->years), active forward flexion ranged from 50° to 55°, active abduction from 40°, ASES scores from 40 to 50, and qDASH scores from 36 to 48.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Acromiohumeral arthrodesis is an effective and reliable reconstructive option after total scapulectomy. The range of motion obtained is comparable to that reported with other reconstruction techniques.</div></div><div><h3>Level of evidence</h3><div>IV; case series.</div></div>","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"112 1","pages":"Pages 65-75"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-02-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"146147330","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2026-02-01DOI: 10.1016/j.rcot.2025.04.003
Thomas Cuinet , Lucie Schnedecker , Bouchra Assabah , Nguyen Tran , François Sirveaux , Adrien Jacquot
<div><h3>Introduction</h3><div>Les réparations de la coiffe en double rang avec nœuds sur le rang médial induisent un risque de lésions secondaires à la jonction myotendineuse. Celles en double rang dépendant sans nœud impliquent une dépendance des rangs avec parfois un défaut d’application du rang médial, et l’utilisation systématique de 4 ancres. La portion tendineuse antérieure du supra-épineux semble intéressante comme repère anatomique et point d’appui pour le rang médial, pour une technique en double rang indépendant optimisée.</div><div>Hypothèse Cette technique offre des résultats équivalents à ceux publiés, en limitant le risque de rupture secondaire médiale, ainsi que le nombre d’implants utilisés.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Ce travail comporte une étude préalable anatomopathologique du supra-épineux, complétée par une observation arthroscopique in vivo de sa portion tendineuse antérieure, sur une série consécutive d’arthroscopies avec coiffe intègre. Nous présentons une technique de double rang indépendant utilisant 2 (ou 3) ancres, avec un seul nœud sur le rang médial s’appuyant sur la portion tendineuse antérieure du supra-épineux, et des haubans latéraux. Dans cette étude, nous rapportons les résultats cliniques et échographiques sur une série préliminaire prospective de 20 patients présentant une rupture distale du supra-épineux à 2 ans de recul.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La portion tendineuse antérieure du supra-épineux était retrouvée chez 100 % des patients dans notre analyse arthroscopique. Concernant la technique de réparation, le nombre d’ancre médian était de 2. Au recul de 2 ans, le score de Constant médian était de 84,5 et le SSV était de 93 %. Aucune complication n’a été recensée. La cicatrisation tendineuse était obtenue dans 100 % des cas.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Cette technique de réparation en double rang indépendant s’appuyant sur la portion tendineuse antérieure du supra-épineux permet un plaquage solide du rang médial, avec une réduction anatomique et sans risque de lésion myotendineuse secondaire. Il s’agit d’une technique simple et reproductible, requérant un nombre limité d’implants et avec des résultats cliniques et échographiques satisfaisants.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>IV.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>Double-row repairs with knots on the medial row carry a risk of secondary lesions at the myotendinous junction. Knotless double-row repairs imply dependence between rows, sometimes resulting in a failure to properly apply the medial row, and the systematic use of 4 anchors. The anterior tendinous portion of the supraspinatus muscle appears to be a promising anatomical landmark and support point for the medial row in an optimized independent double-row technique.</div></div><div><h3>Hypothesis</h3><div>This technique provides results equivalent to those published about rotator cuff repair and reduces the risk of medial secondary
{"title":"Utilisation de la portion tendineuse antérieure du muscle supra-épineux comme point central de la réparation d’une rupture de la coiffe des rotateurs","authors":"Thomas Cuinet , Lucie Schnedecker , Bouchra Assabah , Nguyen Tran , François Sirveaux , Adrien Jacquot","doi":"10.1016/j.rcot.2025.04.003","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.04.003","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>Les réparations de la coiffe en double rang avec nœuds sur le rang médial induisent un risque de lésions secondaires à la jonction myotendineuse. Celles en double rang dépendant sans nœud impliquent une dépendance des rangs avec parfois un défaut d’application du rang médial, et l’utilisation systématique de 4 ancres. La portion tendineuse antérieure du supra-épineux semble intéressante comme repère anatomique et point d’appui pour le rang médial, pour une technique en double rang indépendant optimisée.</div><div>Hypothèse Cette technique offre des résultats équivalents à ceux publiés, en limitant le risque de rupture secondaire médiale, ainsi que le nombre d’implants utilisés.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Ce travail comporte une étude préalable anatomopathologique du supra-épineux, complétée par une observation arthroscopique in vivo de sa portion tendineuse antérieure, sur une série consécutive d’arthroscopies avec coiffe intègre. Nous présentons une technique de double rang indépendant utilisant 2 (ou 3) ancres, avec un seul nœud sur le rang médial s’appuyant sur la portion tendineuse antérieure du supra-épineux, et des haubans latéraux. Dans cette étude, nous rapportons les résultats cliniques et échographiques sur une série préliminaire prospective de 20 patients présentant une rupture distale du supra-épineux à 2 ans de recul.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La portion tendineuse antérieure du supra-épineux était retrouvée chez 100 % des patients dans notre analyse arthroscopique. Concernant la technique de réparation, le nombre d’ancre médian était de 2. Au recul de 2 ans, le score de Constant médian était de 84,5 et le SSV était de 93 %. Aucune complication n’a été recensée. La cicatrisation tendineuse était obtenue dans 100 % des cas.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Cette technique de réparation en double rang indépendant s’appuyant sur la portion tendineuse antérieure du supra-épineux permet un plaquage solide du rang médial, avec une réduction anatomique et sans risque de lésion myotendineuse secondaire. Il s’agit d’une technique simple et reproductible, requérant un nombre limité d’implants et avec des résultats cliniques et échographiques satisfaisants.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>IV.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>Double-row repairs with knots on the medial row carry a risk of secondary lesions at the myotendinous junction. Knotless double-row repairs imply dependence between rows, sometimes resulting in a failure to properly apply the medial row, and the systematic use of 4 anchors. The anterior tendinous portion of the supraspinatus muscle appears to be a promising anatomical landmark and support point for the medial row in an optimized independent double-row technique.</div></div><div><h3>Hypothesis</h3><div>This technique provides results equivalent to those published about rotator cuff repair and reduces the risk of medial secondary ","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"112 1","pages":"Pages 76-83"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-02-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"146147331","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}