<div><div>Le comblement des pertes de substance osseuse (PSO) au cours des révisions de prothèse totale de genou a fait l’objet de nombreuses propositions : ciment, parfois armé par des vis, allogreffe osseuse, matériaux métalliques métaphysaires, allogreffe ou prothèse massive. L’os nécrotique, le tissu fibreux et granulomateux doivent être excisés et l’os avivé. La PSO est l’espace qui sépare l’os de chacune des deux pièces d’essai déterminant les deux espaces en flexion et extension. Contenue ou non, elle peut être évaluée selon la classification AORI. Le ciment seul ou armé par des vis doit être pressurisé pour pénétrer dans des trous forés dans l’os asséché. Il n’est plus utilisé que dans des PSO très limitées et peut être avantageusement remplacé des greffons osseux morcelés tassés. Les cales permettent de combler les PSO d’un condyle de moins de 10<!--> <!-->mm de profondeur de type AORI 2 rendues géométriques. Au fémur, elles permettent aussi de positionner le composant fémoral (cales distales pour rétablir la hauteur de l’IA, cales postérieures pour déterminer la rotation). Dans les PSO de type AORI 2 ou 3, les allogreffes visent à reconstruire le squelette. Elles peuvent être utilisées sous forme de fragments osseux taillés, comme dans la technique de Engh dans laquelle un fraisage hémisphérique permet d’encastrer dans la PSO une tête fémorale avivée, ensuite travaillée pour s’adapter à la prothèse de révision. On peut aussi tasser des greffons morcelés autour d’une tige centromédullaire, qui sera scellée dans un lit de greffons compactés. Ces reconstructions par greffe osseuse sont longues, difficiles et beaucoup moins utilisées depuis l’avènement des matériaux métalliques métaphysaires réhabitables (cônes, manchons). Ceux-ci sont impactés dans l’os après préparation de leur logement. La stabilité ainsi obtenue leur permet d’être réhabités par l’os receveur et ils sont solidarisés à la tige mécaniquement (manchons) ou par du ciment (cônes). De forme et taille variables, ils sont immédiatement disponibles, stériles, et font gagner du temps. Ils procurent à la prothèse un solide ancrage métaphysaire qui permet de réduire la longueur de la tige. Dans les PSO les plus graves avec destruction d’une ou des deux épiphyses, l’allogreffe massive est un ultime recours chez les patients peu âgés. Elle doit être choisie et taillée de manière à rétablir la hauteur de l’IA, avec une jonction stable avec l’os receveur. Une longue tige cimentée dans l’allogreffe et cimentée ou non dans la diaphyse est indispensable. Les fragments épiphysaires restants, notamment ceux qui portent des insertions ligamentaires doivent être fixés sur l’allogreffe. Chez les patients âgés, une prothèse massive est plus simple et plus rapide. Les PSO fémorales se prêtent mieux aux reconstructions massives car au tibia, il est plus difficile d’assurer leur couverture par des parties molles de qualité et la continuité de l’appareil d’extension. Leurs risques infectieux et de c
全膝假体修复过程中骨质流失(OPS)的修复已经成为许多建议的主题:水泥,有时用螺钉加固,骨置换,形而上的金属材料,置换或实心假体。坏死的骨头、纤维组织和肉芽肿必须切除,骨头必须活化。PSO是将骨头与两个测试件分开的空间,它决定了弯曲和伸展的两个空间。无论是否包含,都可以根据AOR分类进行评估。单独的或用螺钉加固的水泥必须加压,才能穿透干骨上的孔。它现在只用于非常有限的骨移植,可以很好地替代压碎的骨移植。这些垫片可以填充深度小于10毫米的AORI 2型锥体,具有几何形状。在股骨上,它们还可以定位股骨组件(用于恢复人工智能高度的远跖骨,用于确定旋转的后跖骨)。在aori2或aori3型PSO中,同种异体旨在重建骨骼。它们可以作为切割的骨碎片使用,例如在Engh技术中,半球面铣削允许将一个活跃的股头嵌入到PSO中,然后加工以适应修复假体。也可以将破碎的植牙聚集在一个中心髓轴周围,然后将其密封在一个紧凑的植牙床中。这些通过骨移植进行的重建是漫长而困难的,而且自从形而上学的可再生金属材料(锥体、套管)出现以来,它们的使用就少得多。在准备好住房后,这些骨头会被撞击。由此获得的稳定性使它们能够被接收骨重新安置,并通过机械(套管)或水泥(锥)附着在杆子上。它们的形状和大小各不相同,可以立即获得,无菌,节省时间。它们为假体提供了一个强大的形而上学锚定,从而减少了茎的长度。在最严重的多发性硬化症中,一个或两个附睾被破坏,大规模同种异体移植是早期患者的最后手段。它必须被选择和塑造,以恢复人工智能的高度,并与受者的骨头有稳定的连接。一根长茎在同种异体中粘合,在横膈膜中粘合或不粘合是必不可少的。剩余的附睾碎片,特别是那些有韧带插入的碎片,必须固定在同种异体上。对于老年患者来说,实心假体更简单、更快。股骨psos更适合于大规模重建,因为胫骨不太可能被软的、高质量的部分覆盖,也不太可能保持拉伸器的连续性。感染和机械并发症的风险非常高。证据水平;专家意见。全膝关节置换术的缺陷填充有多种选择:带或不带螺钉的水泥、结构或骨化等位仪、高多孔锥和袖、大骨等位仪或大型置换术。任何坏死的骨头、纤维组织或肉芽肿必须切除,并对骨头进行新鲜处理。缺陷在于骨和两个试验部件之间的空间,这决定了弯曲和延伸间隙。无论是否包含,都可以使用AORI分类进行评估。单独使用或与螺钉补充,螺钉被加压以穿透骨,只用于非常小的缺陷,特别是包含一个。最好使用块状致密骨移植代替。用于填充AORI型2缺陷小于10mm深的共聚物。They can also be used to the femoral位置远端元件(附浇注to restore the line level and后的浇注成型度旋转femoral) and the one尤是很不好的。对于2型和3型缺陷,骨等位仪旨在重建骨骼。它们可以用作更大的碎片,正如Eng所描述的那样,他做了半球回形针,将股头嵌入缺陷中,然后工作来制作修正假体。一种方法是将骨质疏松的骨移植到将被密封的茎周围。These are程序漫长和困难的重建。自从引入多孔锥和套管以来,它们的制作越来越少。它们在适当的准备后受到影响。一旦到位,它们就会生根发芽。它们用机械或水泥固定在茎上。有不同的形状和大小,无菌,节省时间。它们提供了隐喻的锚定,有助于减少茎的长度。当附睾几乎完全消失时,选择是进行大规模骨异位术或大型植入术,尽管两者都有感染和机械故障的高风险。 同种异体移植物必须修剪以恢复关节线水平并实现与宿主骨的稳定连接。一个长茎,总是粘接到同种异体移植物,是必不可少的。剩余的骨骺碎片,特别是那些有韧带附着的骨骺碎片必须固定在同种异体移植物上。在老年患者中,大型假体使用起来更简单,速度也更快。股骨比胫骨更适合大规模重建,胫骨必须确保覆盖和伸肌机制的连续性。证据水平v;专家的意见。
{"title":"Techniques de comblement des pertes de substance osseuse fémoro-tibiale au cours des révisions de PTG","authors":"Denis Huten , Eloi Vignon , Jean-Christophe Lambotte , Gilles Pasquier","doi":"10.1016/j.rcot.2025.08.001","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.08.001","url":null,"abstract":"<div><div>Le comblement des pertes de substance osseuse (PSO) au cours des révisions de prothèse totale de genou a fait l’objet de nombreuses propositions : ciment, parfois armé par des vis, allogreffe osseuse, matériaux métalliques métaphysaires, allogreffe ou prothèse massive. L’os nécrotique, le tissu fibreux et granulomateux doivent être excisés et l’os avivé. La PSO est l’espace qui sépare l’os de chacune des deux pièces d’essai déterminant les deux espaces en flexion et extension. Contenue ou non, elle peut être évaluée selon la classification AORI. Le ciment seul ou armé par des vis doit être pressurisé pour pénétrer dans des trous forés dans l’os asséché. Il n’est plus utilisé que dans des PSO très limitées et peut être avantageusement remplacé des greffons osseux morcelés tassés. Les cales permettent de combler les PSO d’un condyle de moins de 10<!--> <!-->mm de profondeur de type AORI 2 rendues géométriques. Au fémur, elles permettent aussi de positionner le composant fémoral (cales distales pour rétablir la hauteur de l’IA, cales postérieures pour déterminer la rotation). Dans les PSO de type AORI 2 ou 3, les allogreffes visent à reconstruire le squelette. Elles peuvent être utilisées sous forme de fragments osseux taillés, comme dans la technique de Engh dans laquelle un fraisage hémisphérique permet d’encastrer dans la PSO une tête fémorale avivée, ensuite travaillée pour s’adapter à la prothèse de révision. On peut aussi tasser des greffons morcelés autour d’une tige centromédullaire, qui sera scellée dans un lit de greffons compactés. Ces reconstructions par greffe osseuse sont longues, difficiles et beaucoup moins utilisées depuis l’avènement des matériaux métalliques métaphysaires réhabitables (cônes, manchons). Ceux-ci sont impactés dans l’os après préparation de leur logement. La stabilité ainsi obtenue leur permet d’être réhabités par l’os receveur et ils sont solidarisés à la tige mécaniquement (manchons) ou par du ciment (cônes). De forme et taille variables, ils sont immédiatement disponibles, stériles, et font gagner du temps. Ils procurent à la prothèse un solide ancrage métaphysaire qui permet de réduire la longueur de la tige. Dans les PSO les plus graves avec destruction d’une ou des deux épiphyses, l’allogreffe massive est un ultime recours chez les patients peu âgés. Elle doit être choisie et taillée de manière à rétablir la hauteur de l’IA, avec une jonction stable avec l’os receveur. Une longue tige cimentée dans l’allogreffe et cimentée ou non dans la diaphyse est indispensable. Les fragments épiphysaires restants, notamment ceux qui portent des insertions ligamentaires doivent être fixés sur l’allogreffe. Chez les patients âgés, une prothèse massive est plus simple et plus rapide. Les PSO fémorales se prêtent mieux aux reconstructions massives car au tibia, il est plus difficile d’assurer leur couverture par des parties molles de qualité et la continuité de l’appareil d’extension. Leurs risques infectieux et de c","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 8","pages":"Pages 949-965"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145610322","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-10-10DOI: 10.1016/j.rcot.2025.08.012
Damien Brochard , Frédéric Dubrana
Une erreur de restitution de l’interligne altère significativement les résultats fonctionnels des prothèses totales de genou. L’équilibrage et l’isométrie ligamentaire dépendent en effet de la restitution de l’interligne articulaire. Devant la variabilité interindividuelle des distances entre les repères osseux et l’interligne. Il est recommandé d’utiliser des rapports de distance. Les rapports de distance entre l’axe trans-épicondylien et l’épicondyle latéral ou l’épicondyle médial sont de 0,3 et 0,4 respectivement. Le rapport entre la distance du tubercule des adducteurs à l’interligne articulaire et la largeur fémorale est de 52 %. La distance moyenne entre le sommet de la tubérosité tibiale antérieure (TTA) et le plateau tibial est de 28 mm. Le rapport entre la distance de la TTA à l’interligne et la largeur tibiale est de 0,5. Il faut reconstruire le tibia à partir de la TTA puis le fémur en se basant sur l’isométrie ligamentaire avec un contrôle possible à l’aide du repère de l’épicondyle latéral ou du tubercule des adducteurs.
Niveau de preuve
V ; avis d’expert.
An error in restoring joint line significantly alters the functional results of total knee replacements. Indeed, restoration of joint line is key to achieving proper ligament balance and isometry. In light of the documented interindividual variability in distances between bony landmarks and joint line, the use of distance ratios is strongly recommended. The ratios between the trans-epicondylar axis and the distance from the lateral or medial epicondyle to the joint line are 0.3 and 0.4, respectively. The ratio between the distance from the adductor tubercle to the joint line and the femoral width is 52%. The average distance between the anterior tibial tuberosity (ATT) and the tibial plateau is 28 mm. The ratio between the distance from the ATT to the joint line and the tibial width is 0.5. The surgeon should first reconstruct the tibia from the ATT and then, reconstruct the femur based on ligament isometry, using the lateral epicondyle or adductor tubercle as secondary controls.
{"title":"Restitution de l’interligne articulaire dans les révisions de prothèse totale de genou, un défi technique","authors":"Damien Brochard , Frédéric Dubrana","doi":"10.1016/j.rcot.2025.08.012","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.08.012","url":null,"abstract":"<div><div>Une erreur de restitution de l’interligne altère significativement les résultats fonctionnels des prothèses totales de genou. L’équilibrage et l’isométrie ligamentaire dépendent en effet de la restitution de l’interligne articulaire. Devant la variabilité interindividuelle des distances entre les repères osseux et l’interligne. Il est recommandé d’utiliser des rapports de distance. Les rapports de distance entre l’axe trans-épicondylien et l’épicondyle latéral ou l’épicondyle médial sont de 0,3 et 0,4 respectivement. Le rapport entre la distance du tubercule des adducteurs à l’interligne articulaire et la largeur fémorale est de 52 %. La distance moyenne entre le sommet de la tubérosité tibiale antérieure (TTA) et le plateau tibial est de 28<!--> <!-->mm. Le rapport entre la distance de la TTA à l’interligne et la largeur tibiale est de 0,5. Il faut reconstruire le tibia à partir de la TTA puis le fémur en se basant sur l’isométrie ligamentaire avec un contrôle possible à l’aide du repère de l’épicondyle latéral ou du tubercule des adducteurs.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>An error in restoring joint line significantly alters the functional results of total knee replacements. Indeed, restoration of joint line is key to achieving proper ligament balance and isometry. In light of the documented interindividual variability in distances between bony landmarks and joint line, the use of distance ratios is strongly recommended. The ratios between the trans-epicondylar axis and the distance from the lateral or medial epicondyle to the joint line are 0.3 and 0.4, respectively. The ratio between the distance from the adductor tubercle to the joint line and the femoral width is 52%. The average distance between the anterior tibial tuberosity (ATT) and the tibial plateau is 28<!--> <!-->mm. The ratio between the distance from the ATT to the joint line and the tibial width is 0.5. The surgeon should first reconstruct the tibia from the ATT and then, reconstruct the femur based on ligament isometry, using the lateral epicondyle or adductor tubercle as secondary controls.</div></div><div><h3>Level of evidence</h3><div>V; expert opinion.</div></div>","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 8","pages":"Pages 923-929"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145610319","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-09-01DOI: 10.1016/j.rcot.2025.08.009
Jacquet Christophe, Maxime Fabre-Aubrespy, Sébastien Parratte, Matthieu Ollivier, Jean-Noel Argenson
Les reprises de prothèse totale du genou représentent un défi chirurgical majeur, notamment en présence de pertes de substance osseuse (PSO) significatives, fréquentes dans ce contexte. Le succès de ces interventions repose en grande partie sur la qualité de la reconstruction métaphysaire et la stabilité de la fixation diaphysaire. Suivant le principe de zonage de Morgan-Jones, la fixation doit idéalement s’appuyer sur deux zones osseuses parmi l’épiphyse, la métaphyse et la diaphyse. Dans la majorité des cas, la zone épiphysaire est insuffisante, rendant indispensable une fixation en zones 2 (métaphyse) et 3 (diaphyse). Ce travail propose une stratégie de prise en charge des PSO fondée sur l’utilisation d’implants poreux (cônes, manchons) pour la reconstruction métaphysaire et sur des tiges cimentées pour la fixation diaphysaire. Une classification des défects osseux en cinq zones, basée sur des repères anatomiques simples, est introduite afin de guider le choix de la longueur de la tige à utiliser. Cette approche permet d’optimiser l’équilibre entre stabilité de l’implant et minimisation des douleurs liées à des pressions excessives au contact cortical, fréquemment observées avec les tiges longues en press-fit. Enfin, les reconstructions alternatives par cales métalliques ou allogreffes sont discutées, en soulignant les implications sur le choix de la tige.
Niveau de preuve
V ; avis d’expert.
Revision total knee arthroplasty (rTKA) is a major surgical challenge, particularly due to the frequent occurrence of significant bone loss (PSO), which can compromise implant stability. The success of these procedures relies heavily on effective metaphyseal reconstruction and reliable diaphyseal fixation. According to Morgan-Jones’ zonal fixation concept, at least two bone zones (epiphyseal, metaphyseal, diaphyseal) should be engaged. Since the epiphyseal zone is often deficient, fixation typically requires secure anchorage in zones 2 (metaphysis) and 3 (diaphysis). This manuscript outlines a comprehensive management strategy using porous implants (cones and sleeves) for metaphyseal reconstruction, combined with cemented stems for diaphyseal fixation. A five-zone anatomical classification system based on reproducible intraoperative landmarks is proposed to guide the selection of stem length. This approach aims to achieve a balance between implant stability and minimizing tip-related pain, which is often associated with long press-fit stems. Alternative reconstruction options using metal augments or bone grafts are also reviewed, with attention to their impact on stem selection and fixation strategy.
{"title":"Quelles tiges et comment les fixer (en fonction de la perte de substance osseuse et de la technique de son comblement) ?","authors":"Jacquet Christophe, Maxime Fabre-Aubrespy, Sébastien Parratte, Matthieu Ollivier, Jean-Noel Argenson","doi":"10.1016/j.rcot.2025.08.009","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.08.009","url":null,"abstract":"<div><div>Les reprises de prothèse totale du genou représentent un défi chirurgical majeur, notamment en présence de pertes de substance osseuse (PSO) significatives, fréquentes dans ce contexte. Le succès de ces interventions repose en grande partie sur la qualité de la reconstruction métaphysaire et la stabilité de la fixation diaphysaire. Suivant le principe de zonage de Morgan-Jones, la fixation doit idéalement s’appuyer sur deux zones osseuses parmi l’épiphyse, la métaphyse et la diaphyse. Dans la majorité des cas, la zone épiphysaire est insuffisante, rendant indispensable une fixation en zones 2 (métaphyse) et 3 (diaphyse). Ce travail propose une stratégie de prise en charge des PSO fondée sur l’utilisation d’implants poreux (cônes, manchons) pour la reconstruction métaphysaire et sur des tiges cimentées pour la fixation diaphysaire. Une classification des défects osseux en cinq zones, basée sur des repères anatomiques simples, est introduite afin de guider le choix de la longueur de la tige à utiliser. Cette approche permet d’optimiser l’équilibre entre stabilité de l’implant et minimisation des douleurs liées à des pressions excessives au contact cortical, fréquemment observées avec les tiges longues en <em>press-fit</em>. Enfin, les reconstructions alternatives par cales métalliques ou allogreffes sont discutées, en soulignant les implications sur le choix de la tige.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>Revision total knee arthroplasty (rTKA) is a major surgical challenge, particularly due to the frequent occurrence of significant bone loss (PSO), which can compromise implant stability. The success of these procedures relies heavily on effective metaphyseal reconstruction and reliable diaphyseal fixation. According to Morgan-Jones’ zonal fixation concept, at least two bone zones (epiphyseal, metaphyseal, diaphyseal) should be engaged. Since the epiphyseal zone is often deficient, fixation typically requires secure anchorage in zones 2 (metaphysis) and 3 (diaphysis). This manuscript outlines a comprehensive management strategy using porous implants (cones and sleeves) for metaphyseal reconstruction, combined with cemented stems for diaphyseal fixation. A five-zone anatomical classification system based on reproducible intraoperative landmarks is proposed to guide the selection of stem length. This approach aims to achieve a balance between implant stability and minimizing tip-related pain, which is often associated with long press-fit stems. Alternative reconstruction options using metal augments or bone grafts are also reviewed, with attention to their impact on stem selection and fixation strategy.</div></div><div><h3>Level of evidence</h3><div>V; expert's opinion.</div></div>","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 8","pages":"Pages 966-972"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145610323","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-10-10DOI: 10.1016/j.rcot.2025.07.010
Michel Bonnin , Stebastien Lustig , Denis Huten
<div><div>Les ruptures tendineuses de l’appareil extenseur après prothèse totale du genou sont rares mais graves. Elles entraînent un déficit de l’extension active qui compromet fortement la fonction du genou. La plupart relèvent d’un traitement chirurgical qui va de la simple suture à l’allogreffe de la totalité de l’appareil d’extension en passant par diverses techniques (plasties à l’aide des tendons ou muscles voisins, ligaments synthétiques, allogreffes partielles). Les sutures simples sont grevées d’un taux d’échec élevé et doivent être systématiquement renforcées, soit par un tendon de voisinage, soit par un ligament synthétique. Les résultats des allogreffes (tendon calcanéen et surtout allogreffe partielle ou totale de l’appareil d’extension) sont variables et leur taux de complications à long terme est élevé. Certains leur préfèrent les ligaments artificiels (technique Hanssen). Ces techniques exposent toutes à des complications infectieuses. Dans les formes les plus graves et après échec d’allogreffe, des techniques de sauvetage ont été proposées [lambeau(x) de gastrocnémien(s) et de vaste(s)]. Quelle que soit la technique utilisée, les sutures doivent être pratiquées en extension complète et sous tension, et la rééducation doit être très prudente. Les séries publiées sont souvent courtes, hétérogènes et manquent de recul. Quelle que soit l’option choisie, il existe un taux d’échec significatif. Il faut en informer le patient et toujours garder une solution de secours. L’arthrodèse est un ultime recours. Cette mise au point passe en revue les différentes techniques et leurs résultats et propose une stratégie thérapeutique.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>Extensor tendon rupture after total knee arthroplasty is a rare but serious complication that impairs active knee extension, thereby severely affecting knee function. Surgery is usually required. Surgical options range from simple suturing to allograft reconstruction of the entire extensor mechanism and include intermediate methods such as reconstruction using neighbouring tendons or muscles, synthetic ligament implantation, and partial allograft repair. Simple suturing carries a high failure rate and should therefore be routinely combined with tissue augmentation using a neighbouring tendon or a synthetic ligament. After allograft reconstruction (Achilles tendon, partial or total extensor mechanism allograft), outcomes are variable and long-term complications common. Some authors prefer reconstructions using artificial ligaments (Hanssen technique). Infection risk of infection with all theses techniques is high. Salvage procedures for managing the most severe cases and after allograft failure involve reconstruction using gastrocnemius or vastus flaps. Regardless of the technique used, suturing must be performed under tension, with the knee fully extended, and rehabilitation must be conducted with great caution. Weaknesses of availa
{"title":"Ruptures tendineuses de l’appareil d’extension après PTG","authors":"Michel Bonnin , Stebastien Lustig , Denis Huten","doi":"10.1016/j.rcot.2025.07.010","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.07.010","url":null,"abstract":"<div><div>Les ruptures tendineuses de l’appareil extenseur après prothèse totale du genou sont rares mais graves. Elles entraînent un déficit de l’extension active qui compromet fortement la fonction du genou. La plupart relèvent d’un traitement chirurgical qui va de la simple suture à l’allogreffe de la totalité de l’appareil d’extension en passant par diverses techniques (plasties à l’aide des tendons ou muscles voisins, ligaments synthétiques, allogreffes partielles). Les sutures simples sont grevées d’un taux d’échec élevé et doivent être systématiquement renforcées, soit par un tendon de voisinage, soit par un ligament synthétique. Les résultats des allogreffes (tendon calcanéen et surtout allogreffe partielle ou totale de l’appareil d’extension) sont variables et leur taux de complications à long terme est élevé. Certains leur préfèrent les ligaments artificiels (technique Hanssen). Ces techniques exposent toutes à des complications infectieuses. Dans les formes les plus graves et après échec d’allogreffe, des techniques de sauvetage ont été proposées [lambeau(x) de gastrocnémien(s) et de vaste(s)]. Quelle que soit la technique utilisée, les sutures doivent être pratiquées en extension complète et sous tension, et la rééducation doit être très prudente. Les séries publiées sont souvent courtes, hétérogènes et manquent de recul. Quelle que soit l’option choisie, il existe un taux d’échec significatif. Il faut en informer le patient et toujours garder une solution de secours. L’arthrodèse est un ultime recours. Cette mise au point passe en revue les différentes techniques et leurs résultats et propose une stratégie thérapeutique.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>Extensor tendon rupture after total knee arthroplasty is a rare but serious complication that impairs active knee extension, thereby severely affecting knee function. Surgery is usually required. Surgical options range from simple suturing to allograft reconstruction of the entire extensor mechanism and include intermediate methods such as reconstruction using neighbouring tendons or muscles, synthetic ligament implantation, and partial allograft repair. Simple suturing carries a high failure rate and should therefore be routinely combined with tissue augmentation using a neighbouring tendon or a synthetic ligament. After allograft reconstruction (Achilles tendon, partial or total extensor mechanism allograft), outcomes are variable and long-term complications common. Some authors prefer reconstructions using artificial ligaments (Hanssen technique). Infection risk of infection with all theses techniques is high. Salvage procedures for managing the most severe cases and after allograft failure involve reconstruction using gastrocnemius or vastus flaps. Regardless of the technique used, suturing must be performed under tension, with the knee fully extended, and rehabilitation must be conducted with great caution. Weaknesses of availa","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 8","pages":"Pages 1026-1041"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145610327","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-10-07DOI: 10.1016/j.rcot.2025.07.009
Denis-Pierre Huten , Jérôme Murgier
<div><div>L’ablation des composants en place est un véritable et parfois long temps opératoire quand les pièces sont bien fixées (infection récente, raideur, laxité, malposition, fracture périprothétique…). Elle expose à deux types de complications délétères : d’une part une perte de substance osseuse (PSO) épiphyso-métaphysaire, voire une fracture ; d’autre part des lésions des parties molles péri-articulaires (ligaments collatéraux, ligament patellaire, plaie vasculo-nerveuse). De difficulté accrue par les plots, ailerons, vis… destinés à sécuriser la fixation des pièces, elle nécessite une technique spécifique. L’ordre des pièces à retirer est le suivant : insert tibial, pièce fémorale, embase tibiale. Lorsqu’une pièce patellaire doit être retirée, son extraction peut être faite à n’importe quel moment. La plupart des instruments nécessaires sont disponibles dans les blocs de chirurgie orthopédique (scies à lames fines, ciseaux et ostéotomes à lames fines, mèches, extracteurs spécifiques ou universels, fraises motorisées à haute vitesse pour couper du métal). Néanmoins, il est toujours utile de connaître le type de PTG en place et de se renseigner sur la nécessité ou non de demander un matériel spécifique pour la retirer. Une bonne exposition des interfaces, difficile à obtenir en cas de raideur, est le préalable indispensable à une ablation atraumatique des pièces. Pour chaque pièce, la règle est de rompre l’interface prothèse–ciment ou prothèse–os le plus au contact possible des pièces et le plus complètement possible avant de tenter de les extraire en force. Les zones d’accès difficiles sont les plus à risque de lésion osseuse : échancrure intercondylienne des prothèses postéro-stabilisées et surtout condyles fémoraux postérieurs et point d’angle postéro-latéral du tibia (en arrière d’un fréquent aileron métallique qui s’oppose à la progression des lames de scie et des ciseaux). Une ostéotomie tubérositaire à seule fin d’extraction d’une quille tibiale sans ciment et ostéo-intégrée est rarement nécessaire. En cas de pièce patellaire à embase métallique ostéo-intégrée, il est utile de posséder un matériel permettant de couper du métal.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>Removal of components can be a difficult and long surgical step when components are well-fixed (recent infection, stiffness, laxity, malposition, periprosthetic fracture, etc.), It involves two types of harmful complications: epiphyseal-metaphyseal bone loss, or even fracture and damage to the periarticular soft tissues (collateral ligaments, patellar ligament, vascular-nerve injury). This step is made more difficult by the fins, screws, etc. used to secure fixation, and requires a specific technique. The order in which the components should be removed is as follows: tibial insert, femoral component, tibial baseplate. When a patellar component needs to be removed, this can be done at any time. Most of the necessary instrument
当部件固定良好时(最近感染、僵硬、松弛、错位、假体周骨折等),移除现有部件是一项真正的、有时需要很长时间的手术。它有两种有害的并发症:附生-形而上学骨质流失(OMS),甚至骨折;另一方面,关节周围软组织部位的病变(侧韧带、髌骨韧带、血管神经病变)。为了确保零件的固定,必须使用螺钉、鳍片等来增加难度,这需要特定的技术。要取出的碎片顺序如下:胫骨插入物、股骨碎片、胫骨基底。当一个托盘需要移除时,它可以在任何时候被移除。大多数必要的仪器都可以在骨科手术单元中找到(细刀片锯,细刀片剪刀和骨切除机,螺母,特定或通用的提取器,高速电动金属切削铣刀)。然而,了解现有的PTG类型以及是否需要特定的设备来移除它总是有帮助的。良好的界面暴露(在刚性条件下很难实现)是创伤性部件消融的先决条件。对于每个部件,规则是在试图强行拉出部件之前,尽可能接近部件并完全破坏假体界面(水泥或假体-骨)。不便的地区,是最高危的骨伤:炮眼postéro-stabilisées intercondylienne假肢和特别是condyles fémoraux胫骨后和角点postéro-latéral(向后一个常见金属鱼鳍不利于增长锯齿刀片和剪刀)。很少需要单目的管状骨切除术,以提取无水泥和骨整合的胫骨龙骨。对于骨整合金属基板,拥有金属切割设备是有用的。证据水平;专家意见。消除of components can be a step when are components) well-fixed困难和漫长的手术(recent、刚度、laxity malposition periprosthetic感染、骨折类型等)、It involves two of有害的并发症:epiphyseal-metaphyseal bone loss, even usage and damage to the periarticular软黄金组织(settlement韧带、patellar韧带、vascular-nerve伤害)。这一步由于用于确保固定的鳍、螺丝等而变得更加困难,并需要特定的技术。组件应按以下顺序移除:胫骨插入、股骨组件、胫骨基板。当一个patellar组件需要删除时,可以在任何时候完成。大多数必要的仪器可在每个骨科手术单位(细刀片锯,细刀片凿子和骨切除术,钻头,特定或通用的提取器,高速钻头切割金属)。然而,了解TKA的类型并找出是否需要特定的设备来移除它总是有用的。良好的界面暴露,在僵硬的情况下很难实现,是创伤性移除组件的先决条件。对于每个组件,规则是在试图用武力取出它们之前,尽可能接近和完全地破坏假体-水泥或假体-骨界面。区that are困难的access to are at the risk of bone根(英文:the intercondylar notch of posterostabilized prostheses and all the后,《爱femoral condyles and the posterolateral angle of the胫骨(metal年底that后面a common prevents of saw刀锋chisels取代scissors)上升。几乎没有必要进行胫骨切除术,其唯一目的是提取无水泥、骨整合的胫骨龙骨。在骨整合金属基板组件的情况下,拥有能够切割金属的设备是有用的。证据的程度;专家观点。
{"title":"Ablation des composants d’une PTG de première intention bien fixée","authors":"Denis-Pierre Huten , Jérôme Murgier","doi":"10.1016/j.rcot.2025.07.009","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.07.009","url":null,"abstract":"<div><div>L’ablation des composants en place est un véritable et parfois long temps opératoire quand les pièces sont bien fixées (infection récente, raideur, laxité, malposition, fracture périprothétique…). Elle expose à deux types de complications délétères : d’une part une perte de substance osseuse (PSO) épiphyso-métaphysaire, voire une fracture ; d’autre part des lésions des parties molles péri-articulaires (ligaments collatéraux, ligament patellaire, plaie vasculo-nerveuse). De difficulté accrue par les plots, ailerons, vis… destinés à sécuriser la fixation des pièces, elle nécessite une technique spécifique. L’ordre des pièces à retirer est le suivant : insert tibial, pièce fémorale, embase tibiale. Lorsqu’une pièce patellaire doit être retirée, son extraction peut être faite à n’importe quel moment. La plupart des instruments nécessaires sont disponibles dans les blocs de chirurgie orthopédique (scies à lames fines, ciseaux et ostéotomes à lames fines, mèches, extracteurs spécifiques ou universels, fraises motorisées à haute vitesse pour couper du métal). Néanmoins, il est toujours utile de connaître le type de PTG en place et de se renseigner sur la nécessité ou non de demander un matériel spécifique pour la retirer. Une bonne exposition des interfaces, difficile à obtenir en cas de raideur, est le préalable indispensable à une ablation atraumatique des pièces. Pour chaque pièce, la règle est de rompre l’interface prothèse–ciment ou prothèse–os le plus au contact possible des pièces et le plus complètement possible avant de tenter de les extraire en force. Les zones d’accès difficiles sont les plus à risque de lésion osseuse : échancrure intercondylienne des prothèses postéro-stabilisées et surtout condyles fémoraux postérieurs et point d’angle postéro-latéral du tibia (en arrière d’un fréquent aileron métallique qui s’oppose à la progression des lames de scie et des ciseaux). Une ostéotomie tubérositaire à seule fin d’extraction d’une quille tibiale sans ciment et ostéo-intégrée est rarement nécessaire. En cas de pièce patellaire à embase métallique ostéo-intégrée, il est utile de posséder un matériel permettant de couper du métal.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>Removal of components can be a difficult and long surgical step when components are well-fixed (recent infection, stiffness, laxity, malposition, periprosthetic fracture, etc.), It involves two types of harmful complications: epiphyseal-metaphyseal bone loss, or even fracture and damage to the periarticular soft tissues (collateral ligaments, patellar ligament, vascular-nerve injury). This step is made more difficult by the fins, screws, etc. used to secure fixation, and requires a specific technique. The order in which the components should be removed is as follows: tibial insert, femoral component, tibial baseplate. When a patellar component needs to be removed, this can be done at any time. Most of the necessary instrument","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 8","pages":"Pages 913-922"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145610285","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-09-01DOI: 10.1016/j.rcot.2025.08.006
Gilles Pasquier , Sophie Putman , Julien Dartus
<div><div>L’instabilité fémoro-tibiale (ITF) après prothèse totale de genou (PTG) est une complication complexe, représentant une cause majeure de reprise chirurgicale après l’infection et le descellement. Elle se caractérise par une laxité associée à des douleurs mécaniques et des troubles fonctionnels sans cause mécanique directe identifiable. Cette instabilité peut résulter d’erreurs techniques (mauvais alignement ou équilibrage ligamentaire, mauvais choix de taille des implants), mais aussi de dégradations ligamentaires peropératoires ou postopératoires. Le diagnostic repose sur l’exclusion d’autres causes (infection, descellement, rupture de matériel), un examen clinique recherchant certaines particularités (laxité et douleurs locales), un bilan d’imagerie (radiographies en contrainte, scanner) ainsi qu’une ponction articulaire. L’IFT est classée selon son expression dominante : instabilité en extension, en flexion, en midflexion ou globale. Pour chacune d’entre elles, il existe des asymétries ligamentaires acquises dues à différentes causes que ce soit des erreurs de coupe osseuse ou des malpositions des composants prothétiques. En extension, l’instabilité est souvent liée à un espace articulaire asymétrique, elle peut conduire à un genu recurvatum. En flexion, elle peut être due à un offset postérieur fémoral insuffisant et/ou une pente tibiale excessive. En midflexion, la proximalisation de l’interligne articulaire semble jouer un rôle clé. La prise en charge dépend du type et de la cause de l’instabilité. Si l’instabilité est d’expression importante (laxité et/ou douleurs souvent neuropathiques), elle nécessite une reprise chirurgicale corrigeant les anomalies d’orientation, de taille et de position des implants. La correction repose sur la restauration en peropératoire de l’équilibre ligamentaire et de la position de l’interligne articulaire. Les résultats, après chirurgie de reprise, ne sont pas toujours bons : aussi devant une instabilité sans expression clinique majeure, le port temporaire d’une orthèse, la prise en charge de la douleur peuvent permettre de retarder ou se passer de la chirurgie. La prévention de cette complication majeure se fait lors de la première prothèse par une planification, un respect de l’anatomie individuelle et un équilibrage ligamentaire en peropératoire qui pourront éviter l’apparition de cette instabilité difficile à diagnostiquer et à traiter.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>Femorotibial instability (FTI) after total knee arthroplasty (TKA) is a complex complication and a major cause of revision surgery after infection and loosening. It is characterized by laxity associated with mechanical pain and functional disorders without any directly identifiable mechanical cause. This instability may result from technical errors (poor alignment or ligament balancing, incorrect choice of implant size), but also from intraoperative or postoperative ligament dama
{"title":"Instabilité fémoro-tibiale sur PTG : diagnostic et traitement","authors":"Gilles Pasquier , Sophie Putman , Julien Dartus","doi":"10.1016/j.rcot.2025.08.006","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.08.006","url":null,"abstract":"<div><div>L’instabilité fémoro-tibiale (ITF) après prothèse totale de genou (PTG) est une complication complexe, représentant une cause majeure de reprise chirurgicale après l’infection et le descellement. Elle se caractérise par une laxité associée à des douleurs mécaniques et des troubles fonctionnels sans cause mécanique directe identifiable. Cette instabilité peut résulter d’erreurs techniques (mauvais alignement ou équilibrage ligamentaire, mauvais choix de taille des implants), mais aussi de dégradations ligamentaires peropératoires ou postopératoires. Le diagnostic repose sur l’exclusion d’autres causes (infection, descellement, rupture de matériel), un examen clinique recherchant certaines particularités (laxité et douleurs locales), un bilan d’imagerie (radiographies en contrainte, scanner) ainsi qu’une ponction articulaire. L’IFT est classée selon son expression dominante : instabilité en extension, en flexion, en midflexion ou globale. Pour chacune d’entre elles, il existe des asymétries ligamentaires acquises dues à différentes causes que ce soit des erreurs de coupe osseuse ou des malpositions des composants prothétiques. En extension, l’instabilité est souvent liée à un espace articulaire asymétrique, elle peut conduire à un genu recurvatum. En flexion, elle peut être due à un offset postérieur fémoral insuffisant et/ou une pente tibiale excessive. En midflexion, la proximalisation de l’interligne articulaire semble jouer un rôle clé. La prise en charge dépend du type et de la cause de l’instabilité. Si l’instabilité est d’expression importante (laxité et/ou douleurs souvent neuropathiques), elle nécessite une reprise chirurgicale corrigeant les anomalies d’orientation, de taille et de position des implants. La correction repose sur la restauration en peropératoire de l’équilibre ligamentaire et de la position de l’interligne articulaire. Les résultats, après chirurgie de reprise, ne sont pas toujours bons : aussi devant une instabilité sans expression clinique majeure, le port temporaire d’une orthèse, la prise en charge de la douleur peuvent permettre de retarder ou se passer de la chirurgie. La prévention de cette complication majeure se fait lors de la première prothèse par une planification, un respect de l’anatomie individuelle et un équilibrage ligamentaire en peropératoire qui pourront éviter l’apparition de cette instabilité difficile à diagnostiquer et à traiter.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>Femorotibial instability (FTI) after total knee arthroplasty (TKA) is a complex complication and a major cause of revision surgery after infection and loosening. It is characterized by laxity associated with mechanical pain and functional disorders without any directly identifiable mechanical cause. This instability may result from technical errors (poor alignment or ligament balancing, incorrect choice of implant size), but also from intraoperative or postoperative ligament dama","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 8","pages":"Pages 1001-1015"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145610563","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-10-08DOI: 10.1016/j.rcot.2025.07.007
Sophie Putman , Julien Dartus , Gilles Pasquier
<div><div>Les complications rotuliennes des arthroplasties totales du genou sont une source de mauvais résultats et peuvent nécessiter une réintervention ou une révision prothétique. Elles peuvent survenir avec ou sans resurfaçage rotulien. L’objectif de ce travail est de répondre à six questions. (1) Les facteurs de risque ont-ils été identifiés et peuvent-ils contribuer à prévenir les complications rotuliennes? Les complications rotuliennes sont associées au valgus, à l’obésité, à la section du rétinaculum latéral et à une rotule fine. Il est important de choisir une trochlée prothétique assurant une bonne course patellaire. Le resurfaçage est une option si l’épaisseur rotulienne est supérieure à 12<!--> <!-->mm. (2) Quelle est la meilleure prise en charge d’une fracture rotulienne? La réponse dépend de deux facteurs: (a) l’appareil extenseur est-il interrompu? et (b) l’implant rotulien est-il descellé? Lorsque l’un ou l’autre de ces facteurs est présent, une reprise chirurgicale est nécessaire (reconstruction de l’appareil extenseur, ablation de l’implant prothétique). En l’absence de ces facteurs, le traitement non chirurgical est la règle. (3) Quelle est la meilleure prise en charge de l’instabilité rotulienne? Une erreur de rotation doit être recherchée. En cas d’erreur de rotation fémorale et/ou tibiale, une révision doit être envisagée. Sinon, les options possibles comprennent la reconstruction du ligament fémoro-patellaire médial et/ou une ostéotomie de médialisation de la tubérosité tibiale. (4) Quelle est la meilleure prise en charge du syndrome du <em>clunk</em> rotulien? En cas d’échec de la rééducation, une résection arthroscopique du nodule fibreux supra-patellaire peut être envisagée. Les récidives peuvent être traitées par résection à ciel ouvert, malgré le risque plus élevé de complications associé à cette méthode. (5) Quelle est la meilleure prise en charge des douleurs antérieures du genou? Le genou prothétique doit être évalué à la recherche de causes traitables (fracture, instabilité, <em>clunk</em>, ostéonécrose, conflit osseux avec la trochlée prothétique). En cas de resurfaçage rotulien, un descellement doit être envisagé. Sinon, un resurfaçage secondaire n’est approprié qu’après avoir exclu de manière formelle d’autres causes de douleur. Une évaluation minutieuse est indispensable avant toute nouvelle intervention chirurgicale pour douleur antérieure du genou: la chirurgie n’est pas indiquée dans les 10 à 15 % de cas sans explication identifiable. (6) Que peut-on faire pour traiter les pertes de substance osseuse patellaires? Les options disponibles incluent la réimplantation (avec greffe osseuse, ciment, implant biconvexe ou armature métallique), la greffe osseuse sans réimplantation, la reconstruction patellaire, la patellectomie (à éviter en raison de la perte de force qui en résulte), l’ostéotomie et la reconstruction par allogreffe de l’appareil extenseur.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V; avis d’expe
{"title":"Diagnostic et traitement des complications patellaires","authors":"Sophie Putman , Julien Dartus , Gilles Pasquier","doi":"10.1016/j.rcot.2025.07.007","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.07.007","url":null,"abstract":"<div><div>Les complications rotuliennes des arthroplasties totales du genou sont une source de mauvais résultats et peuvent nécessiter une réintervention ou une révision prothétique. Elles peuvent survenir avec ou sans resurfaçage rotulien. L’objectif de ce travail est de répondre à six questions. (1) Les facteurs de risque ont-ils été identifiés et peuvent-ils contribuer à prévenir les complications rotuliennes? Les complications rotuliennes sont associées au valgus, à l’obésité, à la section du rétinaculum latéral et à une rotule fine. Il est important de choisir une trochlée prothétique assurant une bonne course patellaire. Le resurfaçage est une option si l’épaisseur rotulienne est supérieure à 12<!--> <!-->mm. (2) Quelle est la meilleure prise en charge d’une fracture rotulienne? La réponse dépend de deux facteurs: (a) l’appareil extenseur est-il interrompu? et (b) l’implant rotulien est-il descellé? Lorsque l’un ou l’autre de ces facteurs est présent, une reprise chirurgicale est nécessaire (reconstruction de l’appareil extenseur, ablation de l’implant prothétique). En l’absence de ces facteurs, le traitement non chirurgical est la règle. (3) Quelle est la meilleure prise en charge de l’instabilité rotulienne? Une erreur de rotation doit être recherchée. En cas d’erreur de rotation fémorale et/ou tibiale, une révision doit être envisagée. Sinon, les options possibles comprennent la reconstruction du ligament fémoro-patellaire médial et/ou une ostéotomie de médialisation de la tubérosité tibiale. (4) Quelle est la meilleure prise en charge du syndrome du <em>clunk</em> rotulien? En cas d’échec de la rééducation, une résection arthroscopique du nodule fibreux supra-patellaire peut être envisagée. Les récidives peuvent être traitées par résection à ciel ouvert, malgré le risque plus élevé de complications associé à cette méthode. (5) Quelle est la meilleure prise en charge des douleurs antérieures du genou? Le genou prothétique doit être évalué à la recherche de causes traitables (fracture, instabilité, <em>clunk</em>, ostéonécrose, conflit osseux avec la trochlée prothétique). En cas de resurfaçage rotulien, un descellement doit être envisagé. Sinon, un resurfaçage secondaire n’est approprié qu’après avoir exclu de manière formelle d’autres causes de douleur. Une évaluation minutieuse est indispensable avant toute nouvelle intervention chirurgicale pour douleur antérieure du genou: la chirurgie n’est pas indiquée dans les 10 à 15 % de cas sans explication identifiable. (6) Que peut-on faire pour traiter les pertes de substance osseuse patellaires? Les options disponibles incluent la réimplantation (avec greffe osseuse, ciment, implant biconvexe ou armature métallique), la greffe osseuse sans réimplantation, la reconstruction patellaire, la patellectomie (à éviter en raison de la perte de force qui en résulte), l’ostéotomie et la reconstruction par allogreffe de l’appareil extenseur.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V; avis d’expe","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 8","pages":"Pages 1016-1025"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145610564","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-09-02DOI: 10.1016/j.rcot.2025.08.013
Stéphane Descamps, Stéphane Boisgard
<div><div>Au cours d’une révision de prothèse totale de genou, la plate-forme tibiale est la fondation de la reconstruction à partir laquelle seront déterminés les deux espaces en flexion et en extension. La planification préopératoire est déterminante. Soit l’implant tibial était correctement positionné et on peut garder le même interligne articulaire (IA), soit il était mal positionné ou a migré et il faut corriger sa position. La radiographie du côté controlatéral, quand il n’a pas été opéré, ou la radiographie préopératoire, permet alors de mesurer les distances entre l’IA et des repères anatomiques (sommet de la fibula, épicondyles), ce qui permettra de le rétablir au cours de la révision. La recoupe tibiale doit être orthogonale à une tige centromédullaire remplissante matérialisant l’axe diaphysaire. Si elle est excentrée par rapport à l’épiphyse, une tige décalée sera nécessaire. Le niveau de la recoupe est un compromis : elle vise à procurer un appui satisfaisant à l’embase mais sans sacrifier trop d’os et sans trop réduire la largeur de la coupe tibiale. Une cale peut apparaître nécessaire à ce stade. On choisit la taille d’embase procurant le meilleur appui sans débord. Elle devra également être compatible avec la taille de la pièce fémorale choisie ultérieurement. En cas de perte de substance osseuse (PSO) épiphyso-métaphysaire significative, un manchon ou cône métaphysaire tibial doit être associé à la tige afin de procurer à la nouvelle pièce un appui métaphysaire et la tige doit dépasser suffisamment la PSO pour lui procurer un appui diaphysaire. Une solide fixation dans deux des trois zones de fixation (épiphysaire, métaphysaire et diaphysaire) est en effet indispensable. Il reste à choisir un plateau en polyéthylène permettant de rétablir la hauteur de l’IA à l’aide des repères osseux choisis. Il peut toutefois être nécessaire de la modifier pour l’adapter à la reconstruction fémorale et à l’état du cadre ligamentaire. Les reconstructions de la PSO par allogreffe osseuse sont de moins en moins pratiquées.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>During a revision total knee replacement arthroplasty, the tibial platform is the foundation of the reconstruction from which the two spaces in flexion and extension will be determined. Preoperative planning is crucial. Either the tibial implant was correctly positioned and the same joint line level (JLL) can be maintained, or it was poorly positioned or has migrated and its position must be corrected. The xray of the contralateral side, when it has not been operated on, or the preoperative radiograph, can then be used to measure the distances between the JLL and anatomical landmarks (top of the fibula, epicondyles), which will allow it to be restored during the revision. The tibial recut must be orthogonal to a filling intramedullary stem that represents the diaphyseal axis. If it is off-center in relation to the epiphysis, an offset stem will
{"title":"Comment rétablir la plateforme tibiale et quelle taille d’embase choisir ?","authors":"Stéphane Descamps, Stéphane Boisgard","doi":"10.1016/j.rcot.2025.08.013","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.08.013","url":null,"abstract":"<div><div>Au cours d’une révision de prothèse totale de genou, la plate-forme tibiale est la fondation de la reconstruction à partir laquelle seront déterminés les deux espaces en flexion et en extension. La planification préopératoire est déterminante. Soit l’implant tibial était correctement positionné et on peut garder le même interligne articulaire (IA), soit il était mal positionné ou a migré et il faut corriger sa position. La radiographie du côté controlatéral, quand il n’a pas été opéré, ou la radiographie préopératoire, permet alors de mesurer les distances entre l’IA et des repères anatomiques (sommet de la fibula, épicondyles), ce qui permettra de le rétablir au cours de la révision. La recoupe tibiale doit être orthogonale à une tige centromédullaire remplissante matérialisant l’axe diaphysaire. Si elle est excentrée par rapport à l’épiphyse, une tige décalée sera nécessaire. Le niveau de la recoupe est un compromis : elle vise à procurer un appui satisfaisant à l’embase mais sans sacrifier trop d’os et sans trop réduire la largeur de la coupe tibiale. Une cale peut apparaître nécessaire à ce stade. On choisit la taille d’embase procurant le meilleur appui sans débord. Elle devra également être compatible avec la taille de la pièce fémorale choisie ultérieurement. En cas de perte de substance osseuse (PSO) épiphyso-métaphysaire significative, un manchon ou cône métaphysaire tibial doit être associé à la tige afin de procurer à la nouvelle pièce un appui métaphysaire et la tige doit dépasser suffisamment la PSO pour lui procurer un appui diaphysaire. Une solide fixation dans deux des trois zones de fixation (épiphysaire, métaphysaire et diaphysaire) est en effet indispensable. Il reste à choisir un plateau en polyéthylène permettant de rétablir la hauteur de l’IA à l’aide des repères osseux choisis. Il peut toutefois être nécessaire de la modifier pour l’adapter à la reconstruction fémorale et à l’état du cadre ligamentaire. Les reconstructions de la PSO par allogreffe osseuse sont de moins en moins pratiquées.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>During a revision total knee replacement arthroplasty, the tibial platform is the foundation of the reconstruction from which the two spaces in flexion and extension will be determined. Preoperative planning is crucial. Either the tibial implant was correctly positioned and the same joint line level (JLL) can be maintained, or it was poorly positioned or has migrated and its position must be corrected. The xray of the contralateral side, when it has not been operated on, or the preoperative radiograph, can then be used to measure the distances between the JLL and anatomical landmarks (top of the fibula, epicondyles), which will allow it to be restored during the revision. The tibial recut must be orthogonal to a filling intramedullary stem that represents the diaphyseal axis. If it is off-center in relation to the epiphysis, an offset stem will","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 8","pages":"Pages 930-935"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145610320","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-09-01DOI: 10.1016/j.rcot.2025.07.008
Julien Dartus , Sarah Hébert-Seropian , Sophie Putman , Étienne Belzile
<div><div>Une raideur après prothèse totale de genou (PTG) peut être définie par un flessum de plus de 15 degrés et/ou une flexion inférieure à 75 degrés mais pour d’autres par un arc de mobilité inférieur à 70°, voire 45° ou 50°. On pourrait aussi la définir comme une « mobilité inférieure à celle nécessaire au patient pour faire tout ce qu’il souhaite ». La première étape consiste à déterminer ses causes, préopératoires (antécédents de raideur, facteurs de risque liés au patient…), peropératoires (erreur technique : malposition, surdimensionnement, débord d’une pièce…) et postopératoires (gestion de la douleur, défaut de rééducation…). La prise en charge dépend du délai écoulé depuis la PTG ainsi que du type de raideur (de la flexion ou de l’extension) et doit être pluridisciplinaire (rééducation, gestion de la douleur). À moins de 3 mois, une manipulation douce sous anesthésie générale peut être proposée avec de bons résultats sur la flexion. En cas d’échec, la chirurgie doit être envisagée. En l’absence d’erreur technique significative, l’arthrolyse est discutée. L’arthrolyse arthroscopique est la plus pratiquée. Bien que techniquement difficile, son taux de complications est faible. L’arthrolyse à ciel ouvert permet une libération postérieure plus étendue et de remplacer l’insert en place par un insert moins épais. En cas d’anomalie de position ou de taille des implants ou en cas d’échec des autres procédures, la révision prothétique est la seule option, mais avec un risque élevé de complications. Après une exposition souvent difficile, elle doit corriger les erreurs techniques, rétablir la hauteur de l’interligne articulaire et deux espaces en extension et flexion symétriques et équilibrés. Elle peut nécessiter une prothèse semi-contrainte, voire charnière à l’avenir incertain chez un sujet jeune. Dans tous les cas, le patient doit accepter que cette prise en charge puisse être longue, qu’elle nécessite plus que la seule intervention (gestion de la douleur et rééducation spécifique) et que ses objectifs soient raisonnables compte tenu de ses résultats souvent partiels. Niveau de preuve : V ; avis d’expert.</div></div><div><div>Stiffness following total knee replacement is defined as<!--> <!-->><!--> <!-->15° flexion contracture and/or flexion<!--> <!--><<!--> <!-->75° or, for other authors, arc of motion<!--> <!--><<!--> <!-->70° or 45° or 50°. Alternatively, it could be defined as a range of motion less than the patient needs in order to be able to do what they wish. The first step in management is to determine the causes: preoperative (history of stiffness, patient-related risk factors, etc.), intraoperative (technical error: malpositioning, oversizing, protrusion, etc.), and postoperative (defective pain management and/or rehabilitation, etc.). Treatment depends on the interval since replacement and on the type of stiffness (flexion or extension), and should be multidisciplinary (rehabilitation, pain management). For intervals l
{"title":"Conduite à tenir devant une prothèse totale du genou raide","authors":"Julien Dartus , Sarah Hébert-Seropian , Sophie Putman , Étienne Belzile","doi":"10.1016/j.rcot.2025.07.008","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.07.008","url":null,"abstract":"<div><div>Une raideur après prothèse totale de genou (PTG) peut être définie par un flessum de plus de 15 degrés et/ou une flexion inférieure à 75 degrés mais pour d’autres par un arc de mobilité inférieur à 70°, voire 45° ou 50°. On pourrait aussi la définir comme une « mobilité inférieure à celle nécessaire au patient pour faire tout ce qu’il souhaite ». La première étape consiste à déterminer ses causes, préopératoires (antécédents de raideur, facteurs de risque liés au patient…), peropératoires (erreur technique : malposition, surdimensionnement, débord d’une pièce…) et postopératoires (gestion de la douleur, défaut de rééducation…). La prise en charge dépend du délai écoulé depuis la PTG ainsi que du type de raideur (de la flexion ou de l’extension) et doit être pluridisciplinaire (rééducation, gestion de la douleur). À moins de 3 mois, une manipulation douce sous anesthésie générale peut être proposée avec de bons résultats sur la flexion. En cas d’échec, la chirurgie doit être envisagée. En l’absence d’erreur technique significative, l’arthrolyse est discutée. L’arthrolyse arthroscopique est la plus pratiquée. Bien que techniquement difficile, son taux de complications est faible. L’arthrolyse à ciel ouvert permet une libération postérieure plus étendue et de remplacer l’insert en place par un insert moins épais. En cas d’anomalie de position ou de taille des implants ou en cas d’échec des autres procédures, la révision prothétique est la seule option, mais avec un risque élevé de complications. Après une exposition souvent difficile, elle doit corriger les erreurs techniques, rétablir la hauteur de l’interligne articulaire et deux espaces en extension et flexion symétriques et équilibrés. Elle peut nécessiter une prothèse semi-contrainte, voire charnière à l’avenir incertain chez un sujet jeune. Dans tous les cas, le patient doit accepter que cette prise en charge puisse être longue, qu’elle nécessite plus que la seule intervention (gestion de la douleur et rééducation spécifique) et que ses objectifs soient raisonnables compte tenu de ses résultats souvent partiels. Niveau de preuve : V ; avis d’expert.</div></div><div><div>Stiffness following total knee replacement is defined as<!--> <!-->><!--> <!-->15° flexion contracture and/or flexion<!--> <!--><<!--> <!-->75° or, for other authors, arc of motion<!--> <!--><<!--> <!-->70° or 45° or 50°. Alternatively, it could be defined as a range of motion less than the patient needs in order to be able to do what they wish. The first step in management is to determine the causes: preoperative (history of stiffness, patient-related risk factors, etc.), intraoperative (technical error: malpositioning, oversizing, protrusion, etc.), and postoperative (defective pain management and/or rehabilitation, etc.). Treatment depends on the interval since replacement and on the type of stiffness (flexion or extension), and should be multidisciplinary (rehabilitation, pain management). For intervals l","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 8","pages":"Pages 992-1000"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145610326","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
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