Pub Date : 2025-11-01Epub Date: 2025-01-31DOI: 10.1016/j.rcot.2025.01.001
Fredson Razanabola , Henri-Antoine Peuchot , Roger Erivan , Xavier Flecher , Marie Pierret , Hervé Nieto , Christophe Chantelot , Mehdi Hormi-Menard , Benoît Villain , Pierre Martz , François Loubignac , Olivier Gastaud , Régis Bernard de Dompsure , Anthony Viste , Philippe Boisrenoult , Erwan Pansard , Pierre Klein , Romain Rey , Alain Duhamel , Henri Migaud
<div><h3>Introduction</h3><div>L’inégalité de longueur des membres inférieurs (ILMI) dans les suites des arthroplasties de hanche après fracture du fémur proximal (AFFP), est peu étudiée. L’objectif de ce travail est de répondre aux questions suivantes : quelle fréquence et quelles valeurs moyennes d’ILMI après AFFP ? Quelles conséquences cliniques (tolérance) de l’ILMI après AFFP ? Peut-on identifier des facteurs de risques d’ILMI après AFFP ? Existe-t-il une différence significative en termes d’ILMI après AFFP sur fractures intra- versus extra-capsulaires ?</div></div><div><h3>Hypothèse</h3><div>L’ILMI après arthroplastie sur fracture du fémur proximal était rare, mais elle avait une bonne tolérance clinique, compte tenu de la faible demande fonctionnelle des patients concernés.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Il s’agit d’une étude de cohorte, prospective observationnelle multicentrique (15 centres), incluant 590 patients, opérés d’une arthroplastie de hanche pour fracture du fémur proximal entre mai 2022 et juin 2023. L’âge moyen était de 81,74 ans (±10,72). La mesure clinique et radiologique de l’ILMI a été réalisée entre la 6<sup>e</sup> semaine et le 6<sup>e</sup> mois postopératoire. Une ILMI positive signifiait que le côté opéré était allongé, une ILMI négative signifiait qu’il était raccourci. La tolérance clinique était mesurée à l’aide de scores fonctionnels objectifs [Merle d’Aubigné (PMA) et Harris (HHS)] et subjectifs [Oxford et Forgotten Joint Score (FJS)] ainsi que l’autonomie mesurée au moyen du score de Parker.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les mesures cliniques et radiologiques de l’ILMI étaient fortement corrélées (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001), et montraient une tendance globale au raccourcissement de –0,03<!--> <!-->mm (±4,99). Deux cent soixante-cinq patients (45 %) avaient une ILMI supérieure à 3<!--> <!-->mm, 131 (22 %) sur 590 avaient une ILMI supérieure à 5<!--> <!-->mm et supérieure à 10<!--> <!-->mm dans 24 (4 %) cas sur 590. Une ILMI au-delà de ±3<!--> <!-->mm péjorait de manière statistiquement significative tous les scores fonctionnels par rapport à une ILMI inférieure à ce seuil [PMA : 12,2<!--> <!-->±<!--> <!-->3,2 contre 12,9<!--> <!-->±<!--> <!-->3,6 (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,020) ; le HHS : 62,7<!--> <!-->±<!--> <!-->20,3 contre 66,5<!--> <!-->±<!--> <!-->19,3 (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,027) ; le FJS : 61,5<!--> <!-->±<!--> <!-->28,8 contre 72,5<!--> <!-->±<!--> <!-->25,6 (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001) ; et le score d’Oxford : 29,2<!--> <!-->±<!--> <!-->9,7 contre 26<!--> <!-->±<!--> <!-->9,4 (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001)], mais pas l’autonomie [score de Parker 4,7<!--> <!-->±<!--> <!-->2,5 contre 4,8<!--> <!-->±<!--> <!-->2,7 (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,58)]. Le sexe féminin [+0,43<!--> <!-->±<!--> <!-->4,71<!--> <!-->mm (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001)] et la cimentation de l’implant fémoral [+0,42<!--> <!-->±<!--> <!-->4,57<!--> <!-->mm (
关于近股骨骨折(AFFP)后髋关节置换术后下肢长度不均(ILMI)的研究很少。这项工作的目的是回答以下问题:AFFP后ILMI的频率和平均值是什么?AFFP后ILMI的临床后果(耐受性)是什么?AFFP可以识别ILMI风险因素吗?囊内骨折与囊外骨折后AFFP的ILMI有显著差异吗?假设近股骨骨折关节置换术后的ILMI很少见,但考虑到患者的功能需求较低,临床耐受性较好。患者与方法这是一项队列、前瞻性、多中心观察性研究(15个中心),包括590名在2022年5月至2023年6月期间接受近股骨骨折髋关节置换手术的患者。平均年龄为81.74岁(±10.72岁)。术后第6周至第6个月对ILMI进行临床和放射测量。正的ILMI表示手术侧被拉长,负的ILMI表示手术侧被缩短。临床耐受性使用客观功能评分(Merle d ' Aubigne (PMA)和Harris (HHS))和主观功能评分(Oxford和Forgotten Joint Score (FJS))来衡量,自主能力使用Parker评分来衡量。结果临床和放射ILMI测量高度相关(p &l; 0.001),显示整体缩短趋势为- 0.03 mm(±4.99)。265例患者(45%)的ILMI大于3mm, 590例患者中有131例(22%)的ILMI大于5mm, 590例患者中有24例(4%)的ILMI大于10mm。与低于这个阈值的ILMI相比,超过±3毫米的ILMI在统计上显著降低了所有功能分数[PMA: 12.2±3.2 vs 12.9±3.6 (p = 0.020)];反66.5服务部:62.7±20.3±19.3% (p = 0.027);针对72.5 FJS: 61.5±28.8 <±25600 (p 0.001);和牛津大学的分数:29.2±9.7 vs 26±9.4 (p = 0.001)],但不是自主性[帕克的分数4.7±2.5 vs 4.8±2.7 (p = 0.58)]。女性[+ 0.43±4.71 mm (p = 0.001)]和股种植体粘结[+ 0.42±4.57 mm (p = 0.014)]似乎有利于伸长。未水泥的茎[- 0.41±5.29 mm (p = 0.014)],未愈合的全身麻醉[- 1.8±5.96 mm (p = 0.007)],以及Rottinger和Watson-Jones的初始途径[- 1.34±4.57 mm (p = 0.04)]有利于缩短。囊内骨折(- 0.06±5 mm)和囊外骨折(+ 0.9±3 mm (p = 0.45))后ILMI无差异。我们的研究结果与文献数据一致,文献数据很少,该系列中78%的ILMI范围在+5到- 5毫米之间,一旦超过3毫米的阈值,就会产生功能影响,但对自主能力没有影响。只有4%的患者有厘米大小的差异。证据等级IV;没有对照组的前瞻性研究。近股骨骨折(PFFA)后髋关节置换术后下肢长度差(LLD)的研究很少。本工作的目的是回答以下问题:(1)在PFFA之后,LLD的影响和含义是什么?(2) PFFA后LLD的临床后果(耐受性)是什么?(3) Can we查明risk factors for LLD PFFA之后?(4) PFFA治疗囊内骨折与囊外骨折的LLD有显著差异吗?考虑到患者的功能需求较低,近股骨折后关节置换术的LLD很少见,但临床耐受性良好。患者和方法这是一项多中心前瞻性观察队列研究(15个中心),包括590名在2022年5月至2023年6月期间接受近股骨骨折髋关节置换手术的患者。中位年龄为81.74岁(±10.72岁)。LLD的临床和放射测量在术后第6周至第6个月之间进行。正的LLD表示操作侧被拉长,负的LLD表示操作侧被缩短。临床耐受性使用客观[Merle d ' Aubigne (PMA)和Harris (HHS)]和主观[牛津-12和被遗忘的联合评分(FJS)]功能评分以及自主性评分来衡量。LLD的临床和放射测量结果高度相关(P < 0.001),并显示整体缩短趋势为-0.03 mm(±4.99)。总的来说,265/590例患者(45%)的LLD大于3mm, 131/590例患者(22%)的LLD大于5mm, 24/590例患者(4%)的LLD大于10mm。与低于该阈值的LLD相比,超过±3毫米的LLD显著降低了所有功能分数[PMA: 12.2±3.2 vs. 12.9±3.6 (P = 0.020)];HHS: 62.7±20。 3 vs. 66.5±19.3 (P = 0.027);FJS: 61.5±28.8 vs. 72.5±25.6 (P < 0.001);和Oxford-12得分:29.2±9.7 vs . 26±9.4 (P & lt; 0.001)]。然而,自主性方面无显著差异[Parker评分4.7±2.5比4.8±2.7 (P = 0.58)]。女性[+0.43±4.71 mm (p < 0.001)]和股骨内固定物[+0.42±4.57 mm (p = 0.014)]与延长有关。无骨水泥入路[-0.41±5.29 mm (P = 0.014)]、全麻无弯曲入路[-1.8±5.96 mm (P = 0.007)]、Röttinger和Watson-Jones入路[-1.34±4.57 mm (P = 0.04)]与短缩相关。囊内骨折后LLD(-0.06±5 mm)与囊外骨折后LLD(+0.9±3 mm)差异无统计学意义(P = 0.45)。我们的结果与文献数据一致,在我们的系列中,78%的LLD范围在+5到-5毫米之间。一旦超过3毫米阈值,就会观察到功能后果,但对自主性没有影响。只有4%的患者有厘米不等。证据水平eiv;前瞻性研究,无对照组。
{"title":"Inégalité de longueur des membres inférieurs après arthroplastie pour fracture du fémur proximal : une étude prospective observationnelle multicentrique de 590 hanches","authors":"Fredson Razanabola , Henri-Antoine Peuchot , Roger Erivan , Xavier Flecher , Marie Pierret , Hervé Nieto , Christophe Chantelot , Mehdi Hormi-Menard , Benoît Villain , Pierre Martz , François Loubignac , Olivier Gastaud , Régis Bernard de Dompsure , Anthony Viste , Philippe Boisrenoult , Erwan Pansard , Pierre Klein , Romain Rey , Alain Duhamel , Henri Migaud","doi":"10.1016/j.rcot.2025.01.001","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.01.001","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’inégalité de longueur des membres inférieurs (ILMI) dans les suites des arthroplasties de hanche après fracture du fémur proximal (AFFP), est peu étudiée. L’objectif de ce travail est de répondre aux questions suivantes : quelle fréquence et quelles valeurs moyennes d’ILMI après AFFP ? Quelles conséquences cliniques (tolérance) de l’ILMI après AFFP ? Peut-on identifier des facteurs de risques d’ILMI après AFFP ? Existe-t-il une différence significative en termes d’ILMI après AFFP sur fractures intra- versus extra-capsulaires ?</div></div><div><h3>Hypothèse</h3><div>L’ILMI après arthroplastie sur fracture du fémur proximal était rare, mais elle avait une bonne tolérance clinique, compte tenu de la faible demande fonctionnelle des patients concernés.</div></div><div><h3>Patients et méthodes</h3><div>Il s’agit d’une étude de cohorte, prospective observationnelle multicentrique (15 centres), incluant 590 patients, opérés d’une arthroplastie de hanche pour fracture du fémur proximal entre mai 2022 et juin 2023. L’âge moyen était de 81,74 ans (±10,72). La mesure clinique et radiologique de l’ILMI a été réalisée entre la 6<sup>e</sup> semaine et le 6<sup>e</sup> mois postopératoire. Une ILMI positive signifiait que le côté opéré était allongé, une ILMI négative signifiait qu’il était raccourci. La tolérance clinique était mesurée à l’aide de scores fonctionnels objectifs [Merle d’Aubigné (PMA) et Harris (HHS)] et subjectifs [Oxford et Forgotten Joint Score (FJS)] ainsi que l’autonomie mesurée au moyen du score de Parker.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les mesures cliniques et radiologiques de l’ILMI étaient fortement corrélées (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001), et montraient une tendance globale au raccourcissement de –0,03<!--> <!-->mm (±4,99). Deux cent soixante-cinq patients (45 %) avaient une ILMI supérieure à 3<!--> <!-->mm, 131 (22 %) sur 590 avaient une ILMI supérieure à 5<!--> <!-->mm et supérieure à 10<!--> <!-->mm dans 24 (4 %) cas sur 590. Une ILMI au-delà de ±3<!--> <!-->mm péjorait de manière statistiquement significative tous les scores fonctionnels par rapport à une ILMI inférieure à ce seuil [PMA : 12,2<!--> <!-->±<!--> <!-->3,2 contre 12,9<!--> <!-->±<!--> <!-->3,6 (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,020) ; le HHS : 62,7<!--> <!-->±<!--> <!-->20,3 contre 66,5<!--> <!-->±<!--> <!-->19,3 (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,027) ; le FJS : 61,5<!--> <!-->±<!--> <!-->28,8 contre 72,5<!--> <!-->±<!--> <!-->25,6 (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001) ; et le score d’Oxford : 29,2<!--> <!-->±<!--> <!-->9,7 contre 26<!--> <!-->±<!--> <!-->9,4 (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001)], mais pas l’autonomie [score de Parker 4,7<!--> <!-->±<!--> <!-->2,5 contre 4,8<!--> <!-->±<!--> <!-->2,7 (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,58)]. Le sexe féminin [+0,43<!--> <!-->±<!--> <!-->4,71<!--> <!-->mm (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001)] et la cimentation de l’implant fémoral [+0,42<!--> <!-->±<!--> <!-->4,57<!--> <!-->mm (","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 7","pages":"Pages 832-841"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145371210","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-01Epub Date: 2025-01-20DOI: 10.1016/j.rcot.2024.12.007
Siam Knecht , Lyna Tamine , Nicolas Faure , Pierre Tran , Jean-Christophe Orban , Nicolas Bronsard , Jean-François Gonzalez , Grégoire Micicoi
<div><h3>Introduction</h3><div>L’analgésie périopératoire après prothèse totale de genou (PTG) permet de diminuer la consommation de morphiniques et d’accélérer la rééducation. L’objectif principal de cette étude était de comparer la douleur entre les patients ayant eu un bloc au canal des adducteurs et de la capsule postérieure avec ceux ayant eu un bloc continu du nerf fémoral associé à un bloc sciatique poplité. Les objectifs secondaires étaient d’analyser le délai de récupération de la marche précoce, les durées de séjours hospitaliers et les complications liées aux blocs entre les deux groupes.</div></div><div><h3>Hypothèse</h3><div>Les patients ayant un bloc au canal des adducteurs et une infiltration de la capsule postérieure présentaient moins de douleurs à 24<!--> <!-->h de la PTG.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Cette étude rétrospective monocentrique incluait 774 prothèses totales de genou (PTG) opérées entre janvier 2020 et mars 2023. Deux prises en charge de blocs locorégionaux ont été évaluées ; les patients ayant eu un bloc continu du nerf fémoral avec bloc du nerf sciatique poplité en dose unique (Groupe NF-BS) opérés avant mars 2022 et ceux ayant eu un bloc au canal des adducteurs en dose unique associé à une infiltration articulaire postérieure (Groupe CA-IP) opérés après mars 2022. Un patient du groupe CA-IP était apparié à deux patients du groupe NF-BS selon le sexe, l’âge et l’IMC. Au total, 725 prothèses totales du genou ont été inclues ; 500 pour le groupe NF-BS et 225 pour le groupe CA-IP. Le critère de jugement principal était la douleur évaluée sur échelle numérique (EN) et par la consommation d’opioïdes à 24<!--> <!-->h de la PTG. Étaient également évalués la reprise de la marche définie par le premier lever avec réalisation de 10 pas jusqu’à la sortie d’hospitalisation et les complications entre les deux groupes. La population d’étude était constituée de 471 femmes (64,9 %) avec un âge moyen de 72,2<!--> <!-->±<!--> <!-->8,2 ans et un IMC moyen de 28,2<!--> <!-->±<!--> <!-->4,6.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les patients du groupe NF-BS avaient moins de douleurs à l’EN (1,3 versus 1,9 ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001) et moins de patients requéraient une titration morphinique (13,8 % contre 6,8 %, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,02) dans les 8 premières heures de l’intervention sans différence à 24<!--> <!-->h, 48<!--> <!-->h et 72<!--> <!-->h. Les doses moyennes de morphiniques administrées étaient similaires entre les groupes. La reprise de la marche était significativement plus longue dans le groupe NF-BS (1,5 versus 2<!--> <!-->j, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,003) et les durées d’hospitalisation et complications étaient similaires entre les groupes.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La réalisation d’un bloc au canal des adducteurs associé à une infiltration capsulaire postérieure ne permettait pas de réduire les douleurs postopératoires comparativement au bloc fémoral et du sci
全膝关节置换术(TTP)后术后镇痛可以减少吗啡的消耗,加快康复。本研究的主要目的是比较内收管和后囊阻塞患者的疼痛,以及与腘窝坐骨神经痛阻塞相关的持续股神经阻塞患者的疼痛。次要目标是分析两组之间早期行走的恢复时间、住院时间和阻塞并发症。假设:内收管阻塞和后胶囊浸润的患者在PTG后24小时内疼痛减轻。这项单中心回顾性研究包括2020年1月至2023年3月期间进行的774例全膝关节置换术(TTP)。评估了两个区域区域区块的承载力;2022年3月前手术的单剂量股神经阻滞和腘窝坐骨神经阻滞患者(NF-BS组),以及2022年3月后手术的单剂量内收管阻滞和后关节浸润患者(CA-IP组)。CA-IP组的一名患者与NF-BS组的两名患者根据性别、年龄和BMI进行了匹配。总共有725个膝关节假体被包括在内;NF-BS组为500,CA-IP组为225。主要的判断标准是创伤后应激障碍24小时内的数字疼痛和阿片类药物使用。还评估了第一站确定的步行恢复,实现了10步,直到出院和两组之间的并发症。研究人群有471名女性(64.9%),平均年龄为72.2±8.2岁,平均BMI为28.2±4.6。结果项目不到疼痛患者NF-BS集团曾向他表示(1.3 vs 1.9 w <不到0.001)和患者需要滴定morphinique 13.8%(针对6.8%,p = 0.02)在8日凌晨毫无差别的干预24 h、48 h和72 h。新病例平均剂量,群体之间的相似。NF-BS组的恢复时间明显更长(1.5天vs 2天,p = 0.003),两组的住院时间和并发症相似。结论:在PTG 24小时内,与股动脉阻滞和腘窝坐骨神经痛相比,内收管阻滞与后囊浸润相结合并不能减轻术后疼痛。在CA-IP组中,阿片类药物的使用和疼痛在前8小时内需要吗啡的患者数量较多,但恢复速度更快的组之间相似。证据等级III;比较研究。全膝关节置换术(TKA)后术后镇痛可减少吗啡消耗,加快康复速度。本研究的主要目的是比较内收管和后胶囊阻滞患者与持续股骨神经阻滞联合腘窝坐骨神经阻滞患者的疼痛经历。研究的次要目标是分析两组早期行走的恢复时间、住院时间和阻滞相关并发症。假设内收管阻塞和后胶囊浸润的患者在TKA 24小时后疼痛减轻。本单中心回顾性研究包括2020年1月至2023年3月期间的774例TKA。评估了两种类型的局部神经阻滞:在2022年3月之前进行单针腘窝坐骨神经阻滞手术的连续股神经阻滞患者(FN-PSN组),以及在2022年3月之后进行单针内收管阻滞联合后囊浸润手术的患者(ACB-PI组)。ACB-PI组的一名患者与NF-BS组的两名患者根据性别、年龄和BMI进行了匹配。总共包括725个TKA: 500个在FN-PSN组,225个在ACB-PI组。使用数值疼痛评分量表(NPRS)和TKA后24小时内的阿片类药物摄入量评估了主要终点疼痛。此外,还对两组之间的并发症进行了评估。研究人群由471名女性(64.9%)组成,平均年龄为72.2±8.2岁,平均BMI为28.2±4.6。结果FN-PSN组患者术前8小时内NPRS疼痛减轻(1.3 vs . 1.9; p &l; 0.001),需要吗啡滴灌的患者较少(13.8% vs . 6.8%, p = 0.02), 24小时、48小时和72小时无差异。 吗啡的平均剂量在两组之间是相似的。FN-PSN组恢复行走的时间明显更长(1.5天vs 2.0天,p = 0.003),两组住院时间和并发症相似。结论TKA术后24 h内收管阻滞联合后囊膜浸润与股、腘坐骨阻滞相比,均不能减轻术后疼痛。两组之间的阿片类药物消耗和疼痛相似,ACB-PI组在前8小时需要吗啡的患者更多,但恢复行走的速度更快。证据水平ii;比较研究。
{"title":"Efficacité du bloc au canal des adducteurs associé à l’infiltration capsulaire postérieure sur la douleur et la reprise de la marche après arthroplastie totale du genou : analyse comparative aux blocs fémoral et sciatique","authors":"Siam Knecht , Lyna Tamine , Nicolas Faure , Pierre Tran , Jean-Christophe Orban , Nicolas Bronsard , Jean-François Gonzalez , Grégoire Micicoi","doi":"10.1016/j.rcot.2024.12.007","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2024.12.007","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’analgésie périopératoire après prothèse totale de genou (PTG) permet de diminuer la consommation de morphiniques et d’accélérer la rééducation. L’objectif principal de cette étude était de comparer la douleur entre les patients ayant eu un bloc au canal des adducteurs et de la capsule postérieure avec ceux ayant eu un bloc continu du nerf fémoral associé à un bloc sciatique poplité. Les objectifs secondaires étaient d’analyser le délai de récupération de la marche précoce, les durées de séjours hospitaliers et les complications liées aux blocs entre les deux groupes.</div></div><div><h3>Hypothèse</h3><div>Les patients ayant un bloc au canal des adducteurs et une infiltration de la capsule postérieure présentaient moins de douleurs à 24<!--> <!-->h de la PTG.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Cette étude rétrospective monocentrique incluait 774 prothèses totales de genou (PTG) opérées entre janvier 2020 et mars 2023. Deux prises en charge de blocs locorégionaux ont été évaluées ; les patients ayant eu un bloc continu du nerf fémoral avec bloc du nerf sciatique poplité en dose unique (Groupe NF-BS) opérés avant mars 2022 et ceux ayant eu un bloc au canal des adducteurs en dose unique associé à une infiltration articulaire postérieure (Groupe CA-IP) opérés après mars 2022. Un patient du groupe CA-IP était apparié à deux patients du groupe NF-BS selon le sexe, l’âge et l’IMC. Au total, 725 prothèses totales du genou ont été inclues ; 500 pour le groupe NF-BS et 225 pour le groupe CA-IP. Le critère de jugement principal était la douleur évaluée sur échelle numérique (EN) et par la consommation d’opioïdes à 24<!--> <!-->h de la PTG. Étaient également évalués la reprise de la marche définie par le premier lever avec réalisation de 10 pas jusqu’à la sortie d’hospitalisation et les complications entre les deux groupes. La population d’étude était constituée de 471 femmes (64,9 %) avec un âge moyen de 72,2<!--> <!-->±<!--> <!-->8,2 ans et un IMC moyen de 28,2<!--> <!-->±<!--> <!-->4,6.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Les patients du groupe NF-BS avaient moins de douleurs à l’EN (1,3 versus 1,9 ; <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001) et moins de patients requéraient une titration morphinique (13,8 % contre 6,8 %, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,02) dans les 8 premières heures de l’intervention sans différence à 24<!--> <!-->h, 48<!--> <!-->h et 72<!--> <!-->h. Les doses moyennes de morphiniques administrées étaient similaires entre les groupes. La reprise de la marche était significativement plus longue dans le groupe NF-BS (1,5 versus 2<!--> <!-->j, <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,003) et les durées d’hospitalisation et complications étaient similaires entre les groupes.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La réalisation d’un bloc au canal des adducteurs associé à une infiltration capsulaire postérieure ne permettait pas de réduire les douleurs postopératoires comparativement au bloc fémoral et du sci","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 7","pages":"Pages 853-862"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145371379","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-01Epub Date: 2025-09-01DOI: 10.1016/j.rcot.2025.07.005
Sylvie Collon , Philippe Tracol , Organisme d’Accréditation des Chirurgiens Orthopédistes agréé par la Haute Autorité de Santé (Orthorisq)
<div><div>Cet article met en lumière les défaillances systémiques et humaines qui ont conduit à des complications majeures. Une patiente de 69 ans, souffrant d’une coxarthrose hyperalgique et invalidante, a été opérée le lendemain de sa consultation, par suite d’un désistement au bloc opératoire. Le bilan préopératoire a été réalisé dans l’urgence, sans avis cardiologique et sans respect des délais recommandés. L’intervention (arthroplastie totale de hanche) a lieu la veille d’un long week-end. Le chirurgien est parti en congé le lendemain. À J3, un pic fébrile à 38,6°C est constaté ; une hémoculture est réalisée mais les résultats positifs à <em>Staphylococcus aureus</em> ne sont pas communiqués. La sortie est validée sans concertation chirurgicale par un médecin anesthésiste remplaçant. À J6, la patiente est réadmise en urgence pour sciatique fébrile associée à une dysarthrie et une hémiparésie gauche. Un AVC ischémique est suspecté. Ce n’est qu’après son transfert dans un autre établissement que l’étiologie infectieuse est évoquée dans un contexte de choc septique. Le diagnostic final posé en réanimation est une endocardite infectieuse, compliquée d’emboles cérébraux, hépatiques et spléniques, nécessitant une chirurgie cardiaque urgente. L’analyse selon la grille ALARM identifie des causes immédiates (infection du site opératoire) et de nombreuses causes profondes : non-respect des délais de réflexion préopératoire, absence d’évaluation préopératoire approfondie, défauts de communication entre services mais également entre praticiens, désorganisation pendant les congés, sortie non validée chirurgicalement, et absence de système d’alerte pour les prélèvements positifs. Des mesures correctrices ont été prises : système d’alerte biologique, répartition des rôles entre anesthésistes et chirurgiens, organisation de la continuité des soins pendant les congés et respect des parcours patients et des délais de programmation.</div></div><div><div>A 69-year-old female patient with severe, disabling coxarthrosis underwent surgery the day after her consultation due to a last-minute opening in the operating room schedule. The preoperative workup was performed in haste, without cardiology assessment and without adherence to recommended preoperative timeframes. The procedure – a total hip arthroplasty – took place on the eve of a long holiday weekend. The surgeon left on vacation the following day. On postoperative day 3, the patient developed a fever of 38.6°C; blood cultures were drawn but the positive results for Staphylococcus aureus were not communicated. Discharge was approved by a substitute anesthesiologist without surgical consultation. On day 6, the patient was readmitted in emergency for febrile sciatica associated with dysarthria and left-sided hemiparesis. An ischemic stroke was suspected. It was only after transfer to another facility that an infectious cause was considered in the context of septic shock. The final diagnosis, established in the
这篇文章强调了导致重大并发症的系统性和人为缺陷。一名69岁的患者患有使人衰弱的高藻酸软骨病,在就诊后的第二天,由于在手术室放弃了手术,她接受了手术。术前检查是在紧急情况下进行的,没有心脏病专家的建议,也没有在建议的时间范围内进行。手术(全髋关节置换术)发生在一个长周末的前一天。第二天,外科医生请了假。J3的峰值为38.6°C;进行了血液培养,但金黄色葡萄球菌阳性结果未报告。在没有手术咨询的情况下,由替代麻醉师确认输出。在J6时,患者因与关节炎和左偏瘫相关的发热性坐骨神经痛被紧急重新入院。怀疑是缺血性中风。只有在转移到另一个机构后,感染性病因学才会在化粪池休克的背景下被提及。复苏的最终诊断是感染性心内膜炎,由大脑、肝脏和脾脏栓塞组成,需要紧急心脏手术。分析,根据近因ALARM确定网格(手术部位感染)以及许多根源:不遵守时间,术前评价术前,缺乏深入思考之间的通信故障,服务从业者之间,而且扰乱手术休假期间,未经验证的输出,并无预警系统对于征阳性。已经采取了纠正措施:生物警报系统,麻醉师和外科医生之间的角色分配,在休假期间组织护理的连续性,以及遵守病人的路线和时间表。一名69岁的女性患者患有严重的、致残的关节关节炎,由于手术室日程安排在最后一分钟才开放,她在就诊后的第二天就接受了手术。术前工作进行得很匆忙,没有进行心脏病学评估,也没有遵守建议的术前时间表。手术——全髋关节置换术——发生在一个长假周末的前夕。医生第二天就去度假了。术后第三天,患者出现38.6℃的高烧;血液培养,但金黄色葡萄球菌阳性结果未报告。出院是由一名替代麻醉师批准的,没有外科咨询。第6天,患者因与关节炎和左侧偏瘫相关的坐骨热再次急诊入院。他被怀疑是化学中风。只有在转移到另一个设施后,感染性休克才被认为是感染性休克。最后的诊断是在重症监护室确定的,是传染性的心内膜炎,并发脑、肝和脾栓塞,需要紧急心脏手术。Analysis),使用the ALARM framework各项多重惊喜(手术部位感染的原因)和root成因:尊重《疏于preoperative评估时间、lack of thorough preoperative部门之间沟通,poor评估care and clinicians discontinuity during holiday periods discharge without手术验证,与正面缺席of an alert system for实验室结果。从那时起,纠正措施已经实施:生物警报系统,明确麻醉师和外科医生之间的责任划分,假期期间护理的结构化连续性,以及执行患者护理路径和手术调度方案。
{"title":"L’urgence peut-elle être fonctionnelle ?","authors":"Sylvie Collon , Philippe Tracol , Organisme d’Accréditation des Chirurgiens Orthopédistes agréé par la Haute Autorité de Santé (Orthorisq)","doi":"10.1016/j.rcot.2025.07.005","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.07.005","url":null,"abstract":"<div><div>Cet article met en lumière les défaillances systémiques et humaines qui ont conduit à des complications majeures. Une patiente de 69 ans, souffrant d’une coxarthrose hyperalgique et invalidante, a été opérée le lendemain de sa consultation, par suite d’un désistement au bloc opératoire. Le bilan préopératoire a été réalisé dans l’urgence, sans avis cardiologique et sans respect des délais recommandés. L’intervention (arthroplastie totale de hanche) a lieu la veille d’un long week-end. Le chirurgien est parti en congé le lendemain. À J3, un pic fébrile à 38,6°C est constaté ; une hémoculture est réalisée mais les résultats positifs à <em>Staphylococcus aureus</em> ne sont pas communiqués. La sortie est validée sans concertation chirurgicale par un médecin anesthésiste remplaçant. À J6, la patiente est réadmise en urgence pour sciatique fébrile associée à une dysarthrie et une hémiparésie gauche. Un AVC ischémique est suspecté. Ce n’est qu’après son transfert dans un autre établissement que l’étiologie infectieuse est évoquée dans un contexte de choc septique. Le diagnostic final posé en réanimation est une endocardite infectieuse, compliquée d’emboles cérébraux, hépatiques et spléniques, nécessitant une chirurgie cardiaque urgente. L’analyse selon la grille ALARM identifie des causes immédiates (infection du site opératoire) et de nombreuses causes profondes : non-respect des délais de réflexion préopératoire, absence d’évaluation préopératoire approfondie, défauts de communication entre services mais également entre praticiens, désorganisation pendant les congés, sortie non validée chirurgicalement, et absence de système d’alerte pour les prélèvements positifs. Des mesures correctrices ont été prises : système d’alerte biologique, répartition des rôles entre anesthésistes et chirurgiens, organisation de la continuité des soins pendant les congés et respect des parcours patients et des délais de programmation.</div></div><div><div>A 69-year-old female patient with severe, disabling coxarthrosis underwent surgery the day after her consultation due to a last-minute opening in the operating room schedule. The preoperative workup was performed in haste, without cardiology assessment and without adherence to recommended preoperative timeframes. The procedure – a total hip arthroplasty – took place on the eve of a long holiday weekend. The surgeon left on vacation the following day. On postoperative day 3, the patient developed a fever of 38.6°C; blood cultures were drawn but the positive results for Staphylococcus aureus were not communicated. Discharge was approved by a substitute anesthesiologist without surgical consultation. On day 6, the patient was readmitted in emergency for febrile sciatica associated with dysarthria and left-sided hemiparesis. An ischemic stroke was suspected. It was only after transfer to another facility that an infectious cause was considered in the context of septic shock. The final diagnosis, established in the ","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 7","pages":"Pages 817-820"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145371120","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-11-01Epub Date: 2025-10-10DOI: 10.1016/j.rcot.2025.08.018
Solène Maret , Guillaume Chalmot de la Meslière , Philippe Escobar , Clémentine Corbet , Pierre Bouzat , Jérôme Tonetti , Mehdi Boudissa
<div><h3>Introduction</h3><div>La reprise de la marche bipodale appareillée avec une prothèse provisoire représente le premier objectif à atteindre pour le patient après amputation traumatique trans-tibiale. L’objectif de ce travail était de définir cette notion de remise en charge précoce (RECP) et d’étudier les facteurs influençant sa réussite dans les suites d’une amputation traumatique trans-tibiale aiguë.</div></div><div><h3>Hypothèses</h3><div>Notre hypothèse était que le délai de réalisation de l’amputation (sauvetage versus secondaire), la qualité de réalisation de l’amputation, la survenue d’une ou plusieurs reprises chirurgicales et la gestion de la douleur influencent la reprise de la marche bipodale.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Tous les patients pris en charge pour un traumatisme de jambe nécessitant la réalisation d’une amputation trans-tibiale aiguë (lors de l’hospitalisation) entre le 1<sup>er</sup> janvier 2004 et le 31 juillet 2022 étaient inclus dans cette étude observationnelle rétrospective monocentrique. Quarante-six patients étaient inclus au recul moyen de 6,6 ans. Les données démographiques, la sévérité du traumatisme, les caractéristiques de l’amputation ainsi que les complications étaient recueillies et analysées. Les résultats cliniques étaient évalués par des scores d’évaluation de la marche et des auto-questionnaires spécifiques aux amputations. Les différents facteurs étaient comparés entre deux sous-groupes : patients avec RECP et patients avec remise en charge tardive (RECT). Une analyse univariée puis multivariée des facteurs de risques associés au délai de remise en charge (précoce versus tardive) était réalisée.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Le délai moyen de reprise de la marche bipodale appareillée avec une prothèse provisoire était de 98,4<!--> <!-->jours<!--> <!-->±<!--> <!-->96,2 (24–679). Une RECP correspondait à une remise en charge<!--> <!--><<!--> <!-->100<!--> <!-->jours depuis l’amputation trans-tibiale. La gravité du traumatisme, représentée par les scores ISS et le score MESS, influençait le délai de remise en charge (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05). L’analyse multivariée des facteurs associés à une RECP retrouvait la réalisation d’une amputation de sauvetage (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,005 ; OR<!--> <!-->=<!--> <!-->6,1 ; CI95 % [3,1–12,6]) et la présence d’une reprise chirurgicale du moignon (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,002 ; OR<!--> <!-->=<!--> <!-->7,5 ; CI95 % [4,7–18,6]) comme facteurs de risque de remise en charge tardive. Les critères de qualité de réalisation de l’amputation n’étaient pas significativement associés au délai de remise en charge mais significativement associés à une meilleure satisfaction des patients avec prothèse provisoire et avec prothèse définitive.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Notre hypothèse est partiellement vérifiée. La remise en charge après amputation est influencée par la gravité du traumatisme à travers le d
{"title":"Facteurs pronostiques de la remise en charge avec prothèse provisoire dans les amputations traumatiques aiguës de jambe : une étude observationnelle rétrospective de 46 patients","authors":"Solène Maret , Guillaume Chalmot de la Meslière , Philippe Escobar , Clémentine Corbet , Pierre Bouzat , Jérôme Tonetti , Mehdi Boudissa","doi":"10.1016/j.rcot.2025.08.018","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.08.018","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La reprise de la marche bipodale appareillée avec une prothèse provisoire représente le premier objectif à atteindre pour le patient après amputation traumatique trans-tibiale. L’objectif de ce travail était de définir cette notion de remise en charge précoce (RECP) et d’étudier les facteurs influençant sa réussite dans les suites d’une amputation traumatique trans-tibiale aiguë.</div></div><div><h3>Hypothèses</h3><div>Notre hypothèse était que le délai de réalisation de l’amputation (sauvetage versus secondaire), la qualité de réalisation de l’amputation, la survenue d’une ou plusieurs reprises chirurgicales et la gestion de la douleur influencent la reprise de la marche bipodale.</div></div><div><h3>Matériels et méthodes</h3><div>Tous les patients pris en charge pour un traumatisme de jambe nécessitant la réalisation d’une amputation trans-tibiale aiguë (lors de l’hospitalisation) entre le 1<sup>er</sup> janvier 2004 et le 31 juillet 2022 étaient inclus dans cette étude observationnelle rétrospective monocentrique. Quarante-six patients étaient inclus au recul moyen de 6,6 ans. Les données démographiques, la sévérité du traumatisme, les caractéristiques de l’amputation ainsi que les complications étaient recueillies et analysées. Les résultats cliniques étaient évalués par des scores d’évaluation de la marche et des auto-questionnaires spécifiques aux amputations. Les différents facteurs étaient comparés entre deux sous-groupes : patients avec RECP et patients avec remise en charge tardive (RECT). Une analyse univariée puis multivariée des facteurs de risques associés au délai de remise en charge (précoce versus tardive) était réalisée.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Le délai moyen de reprise de la marche bipodale appareillée avec une prothèse provisoire était de 98,4<!--> <!-->jours<!--> <!-->±<!--> <!-->96,2 (24–679). Une RECP correspondait à une remise en charge<!--> <!--><<!--> <!-->100<!--> <!-->jours depuis l’amputation trans-tibiale. La gravité du traumatisme, représentée par les scores ISS et le score MESS, influençait le délai de remise en charge (<em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,05). L’analyse multivariée des facteurs associés à une RECP retrouvait la réalisation d’une amputation de sauvetage (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,005 ; OR<!--> <!-->=<!--> <!-->6,1 ; CI95 % [3,1–12,6]) et la présence d’une reprise chirurgicale du moignon (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,002 ; OR<!--> <!-->=<!--> <!-->7,5 ; CI95 % [4,7–18,6]) comme facteurs de risque de remise en charge tardive. Les critères de qualité de réalisation de l’amputation n’étaient pas significativement associés au délai de remise en charge mais significativement associés à une meilleure satisfaction des patients avec prothèse provisoire et avec prothèse définitive.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Notre hypothèse est partiellement vérifiée. La remise en charge après amputation est influencée par la gravité du traumatisme à travers le d","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 7","pages":"Pages 798-808"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-11-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145371378","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-10-01Epub Date: 2025-08-18DOI: 10.1016/j.rcot.2025.06.013
Valérie Dumaine
Les prothèses massives du genou ont d’abord été réservées à la chirurgie des tumeurs. Leur modularité et leur fiabilité ont permis d’élargir leurs indications, notamment celles du fémur distal, aux changements de prothèse du genou avec importante destruction osseuse et à la chirurgie traumatologique du sujet âgé. En chirurgie oncologique, la survie de ces prothèses atteint 80 % à 5 ans, mais près de la moitié sera réopérée à 15 ans et les reprises peuvent être multiples. Les complications sont en effet nombreuses ; l’infection est la plus fréquente et la première cause d’amputation. Les contraintes mécaniques sont importantes et malgré les évolutions technologiques, l’implant idéal n’existe pas. Bien que leur concept soit simple, la technique de pose de ces prothèses est exigeante pour limiter les risques de descellement, de fracture et de complications patellaires. La gestion de ces complications impose une bonne connaissance des prothèses de genou en général et de la technique des prothèses massives plus spécifiquement.
Niveau de preuve
V ; avis d’expert.
Initially indicated for tumor surgery only, the reliability and modularity of knee megaprostheses, and in particular of the distal part of femur, have made it possible to broaden the indications for revision in standard knee prostheses with significant bone destruction and for trauma surgery, particularly in the elderly patient. In oncological surgery, the survival of implants reaches 80% at 5 years, but almost half will be revised at 15 years and the revisions can be multiple. The complications are numerous; infection is the most common and the first cause of amputation. Mechanical constraints are significant and despite technological developments, the ideal implant does not exist. Although their design is simple, the technique is demanding to limit the risks of loosening, fracture and patellar problems. Managing these complications requires good knowledge of knee prostheses and techniques more specific to massive prostheses.
Level of evidence
V; expert opinion.
巨大的膝关节假体最初是为肿瘤手术保留的。他们的模块化和可靠性使他们的适应症,特别是远股骨,扩展到膝关节假体的变化,严重的骨破坏和老年患者的创伤性手术。在肿瘤手术中,这些假体在5岁时的存活率达到80%,但大约一半的假体在15岁时会再次手术,而且可能会多次复发。有许多复杂的情况;感染是最常见的,也是截肢的主要原因。机械上的限制是巨大的,尽管技术在进步,理想的植入物并不存在。虽然它们的概念很简单,但安装这些假体的技术要求很高,以限制滑倒、骨折和髌骨并发症的风险。管理这些并发症需要良好的膝关节置换术知识,特别是实心置换术技术。证据水平;专家意见。初期及促进瘤外科only the、可靠性与modularity of膝megaprostheses远端,and in f层of the part of大举逮捕,尽可能have made it to broaden适应症for修订本in standard膝prostheses with毁灭重大bone and for创伤外科病人需认真in the old。在肿瘤手术中,植入物的存活率在5岁时达到80%,但几乎一半将在15岁时进行复习,复习可以是多次的。复杂情况很多;感染是截肢最常见和最主要的原因。机械限制是显著的,尽管技术发展,理想的植入物并不存在。虽然它们的设计很简单,但技术需要限制松动、断裂和分层问题的风险。管理这些并发症需要良好的膝关节置换术知识和更具体的技术。证据的程度;专家观点。
{"title":"Complications mécaniques des prothèses massives du fémur distal","authors":"Valérie Dumaine","doi":"10.1016/j.rcot.2025.06.013","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.06.013","url":null,"abstract":"<div><div>Les prothèses massives du genou ont d’abord été réservées à la chirurgie des tumeurs. Leur modularité et leur fiabilité ont permis d’élargir leurs indications, notamment celles du fémur distal, aux changements de prothèse du genou avec importante destruction osseuse et à la chirurgie traumatologique du sujet âgé. En chirurgie oncologique, la survie de ces prothèses atteint 80 % à 5 ans, mais près de la moitié sera réopérée à 15 ans et les reprises peuvent être multiples. Les complications sont en effet nombreuses ; l’infection est la plus fréquente et la première cause d’amputation. Les contraintes mécaniques sont importantes et malgré les évolutions technologiques, l’implant idéal n’existe pas. Bien que leur concept soit simple, la technique de pose de ces prothèses est exigeante pour limiter les risques de descellement, de fracture et de complications patellaires. La gestion de ces complications impose une bonne connaissance des prothèses de genou en général et de la technique des prothèses massives plus spécifiquement.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>Initially indicated for tumor surgery only, the reliability and modularity of knee megaprostheses, and in particular of the distal part of femur, have made it possible to broaden the indications for revision in standard knee prostheses with significant bone destruction and for trauma surgery, particularly in the elderly patient. In oncological surgery, the survival of implants reaches 80% at 5 years, but almost half will be revised at 15 years and the revisions can be multiple. The complications are numerous; infection is the most common and the first cause of amputation. Mechanical constraints are significant and despite technological developments, the ideal implant does not exist. Although their design is simple, the technique is demanding to limit the risks of loosening, fracture and patellar problems. Managing these complications requires good knowledge of knee prostheses and techniques more specific to massive prostheses.</div></div><div><h3>Level of evidence</h3><div>V; expert opinion.</div></div>","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 6","pages":"Pages 546-555"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145160133","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-10-01Epub Date: 2025-08-20DOI: 10.1016/j.rcot.2025.07.001
Guillaume Bacle
<div><div>La pseudarthrose antébrachiale post-traumatique de l’adulte est une complication rare mais redoutable. Les objectifs thérapeutiques doivent prioritairement associer une consolidation osseuse avec une restauration de l’anatomie et de la courbure pronatrice radiale afin de récupérer la fonction de pronosupination et le positionnement idéal de la main. Le taux de pseudarthrose des fractures diaphysaires antébrachiales, avec ou sans infection, est de l’ordre de 2 à 10 %. L’échec de la consolidation de ces fractures est par ailleurs souvent dû à une insuffisance technique chirurgicale. Les objectifs du bilan clinique et paraclinique seront de caractériser distinctement le traumatisme et sa prise en charge initiale, la pseudarthrose et le patient. Les clichés radiographiques de face, de profil et de trois-quarts de l’avant-bras incluant les articulations sus- et sous-jacentes sont indispensables. La tomodensitométrie du segment antébrachial avec reconstructions MPR et 3D apporte les détails pour caractériser la pseudarthrose et le tissu osseux limitrophe. Outre une ouverture cutanée lors du traumatisme initial, une suspicion d’infection doit conduire à réaliser un bilan biologique sanguin à la recherche de syndrome inflammatoire. L’étendue de la perte de substance osseuse segmentaire et le caractère infecté ou non de la pseudarthrose dictent les options thérapeutiques. L’ostéosynthèse de référence est aujourd’hui la plaque vissée. En cas de pseudarthrose aseptique avec perte de substance segmentaire inférieure à 5<!--> <!-->cm, il est recommandé d’utiliser des greffons spongieux ou cortico-spongieux autologues. Les pertes de substances osseuses plus étendues appellent à utiliser une greffe vascularisée autologue ou des greffons spongieux, en deux temps, dans le cadre de la technique de la membrane induite. Une infection évolutive nécessite une phase de débridement, avec documentation bactériologique et utilisation d’un traitement antibiotique adapté suivie d’une phase de reconstruction. Les cas complexes doivent être discutés en centre de référence des infections ostéoarticulaires (CRIOAC). Les pertes de substances non reconstructibles renvoient à la technique du « one-bone forearm » garant d’une continuité osseuse mais sacrifiant la pronosupination.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>Post-traumatic antebrachial pseudarthrosis in adults is a rare but formidable complication. Therapeutic objectives must combine bone consolidation with restoration of radial anatomy and pronator curvature, in order to regain pronosupination function and ideal hand positioning. The rate of pseudarthrosis in antebrachial diaphyseal fractures, with or without infection, is in the region of 2–10 %. Failed consolidation of these fractures is often due to inadequate surgical technique. The objectives of the clinical and paraclinical assessment are to characterize the trauma and its initial management, the pseudarthros
{"title":"Pseudarthrose post-traumatique de l’avant-bras chez l’adulte","authors":"Guillaume Bacle","doi":"10.1016/j.rcot.2025.07.001","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.07.001","url":null,"abstract":"<div><div>La pseudarthrose antébrachiale post-traumatique de l’adulte est une complication rare mais redoutable. Les objectifs thérapeutiques doivent prioritairement associer une consolidation osseuse avec une restauration de l’anatomie et de la courbure pronatrice radiale afin de récupérer la fonction de pronosupination et le positionnement idéal de la main. Le taux de pseudarthrose des fractures diaphysaires antébrachiales, avec ou sans infection, est de l’ordre de 2 à 10 %. L’échec de la consolidation de ces fractures est par ailleurs souvent dû à une insuffisance technique chirurgicale. Les objectifs du bilan clinique et paraclinique seront de caractériser distinctement le traumatisme et sa prise en charge initiale, la pseudarthrose et le patient. Les clichés radiographiques de face, de profil et de trois-quarts de l’avant-bras incluant les articulations sus- et sous-jacentes sont indispensables. La tomodensitométrie du segment antébrachial avec reconstructions MPR et 3D apporte les détails pour caractériser la pseudarthrose et le tissu osseux limitrophe. Outre une ouverture cutanée lors du traumatisme initial, une suspicion d’infection doit conduire à réaliser un bilan biologique sanguin à la recherche de syndrome inflammatoire. L’étendue de la perte de substance osseuse segmentaire et le caractère infecté ou non de la pseudarthrose dictent les options thérapeutiques. L’ostéosynthèse de référence est aujourd’hui la plaque vissée. En cas de pseudarthrose aseptique avec perte de substance segmentaire inférieure à 5<!--> <!-->cm, il est recommandé d’utiliser des greffons spongieux ou cortico-spongieux autologues. Les pertes de substances osseuses plus étendues appellent à utiliser une greffe vascularisée autologue ou des greffons spongieux, en deux temps, dans le cadre de la technique de la membrane induite. Une infection évolutive nécessite une phase de débridement, avec documentation bactériologique et utilisation d’un traitement antibiotique adapté suivie d’une phase de reconstruction. Les cas complexes doivent être discutés en centre de référence des infections ostéoarticulaires (CRIOAC). Les pertes de substances non reconstructibles renvoient à la technique du « one-bone forearm » garant d’une continuité osseuse mais sacrifiant la pronosupination.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>Post-traumatic antebrachial pseudarthrosis in adults is a rare but formidable complication. Therapeutic objectives must combine bone consolidation with restoration of radial anatomy and pronator curvature, in order to regain pronosupination function and ideal hand positioning. The rate of pseudarthrosis in antebrachial diaphyseal fractures, with or without infection, is in the region of 2–10 %. Failed consolidation of these fractures is often due to inadequate surgical technique. The objectives of the clinical and paraclinical assessment are to characterize the trauma and its initial management, the pseudarthros","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 6","pages":"Pages 614-625"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145160401","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-10-01Epub Date: 2025-06-26DOI: 10.1016/j.rcot.2025.04.006
Franck Launay
<div><div>Les déformations des membres inférieurs peuvent être simples lorsqu’elles ne concernent qu’une seule déformation mais peuvent se complexifier à l’extrême lorsqu’il y a jusqu’à quatre déformations associées dans les différents plans de l’espace (angulation, rotation, translation, excès ou défaut de longueur). Il faut également appréhender le temps car il s’agit de déformations chez l’enfant qui peuvent être évolutives ou qui peuvent être susceptibles de récidiver après une première correction. Il n’existe par une seule et unique stratégie qui serait bonne pour un patient tandis que les autres seraient mauvaises. Plusieurs stratégies peuvent être proposées pour aboutir à un résultat optimal. Cependant, un cahier des charges strict doit pouvoir être respecté pour arriver au terme de la correction désirée. Il faut savoir analyser de façon précise la ou les déformations présentées, puis ensuite connaître la pathologie responsable de la déformation afin de pouvoir en appréhender l’évolutivité. On doit savoir corriger la déformation complexe sans engendrer de déformations parasites, mais aussi connaître les complications possibles de chaque technique de correction et savoir y faire face. Enfin, il faut savoir présenter les différentes options à la famille afin de pouvoir s’engager dans une stratégie logique et partagée par les différents intervenants. La stratégie peut consister en une intervention unique permettant de corriger toutes les déformations en un temps, que ce soit en extemporané ou en progressif, mais elle peut associer plusieurs techniques plus simples qui vont se succéder dans le temps. L’objectif final reste et doit rester de pouvoir obtenir la correction optimale avec le moins d’inconvénients pour le patient. Si ce cahier des charges ne peut pas être suivi de façon conforme, il faut alors savoir renoncer à la correction en proposant des solutions podo-orthétiques ou savoir passer la main à une équipe qui a plus l’habitude de ce type de pathologies.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V.</div></div><div><div>Lower limb deformities can be simple when there is only one single deformity but can be complex when there are up to four deformities in different planes (angulation, rotation, translation, length). One has to take care of time because one has to deal with deformities that can be evolutive or can relapse after a previous correction. There is not a single strategy that would be good for a patient while the others would be bad. Several strategies can be proposed to achieve an optimal result. However, a strict technical specification has to be followed in order to reach the desired correction. One have to know how to precisely analyze the deformities. Then, one has to know the pathology responsible for the deformity in order to understand its evolutivity. One has to know how to correct the complex deformity without creating parasitic deformities. One has to know the potential complications of each technique and to be
{"title":"Techniques de correction des grandes déformations des membres inférieurs.","authors":"Franck Launay","doi":"10.1016/j.rcot.2025.04.006","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.04.006","url":null,"abstract":"<div><div>Les déformations des membres inférieurs peuvent être simples lorsqu’elles ne concernent qu’une seule déformation mais peuvent se complexifier à l’extrême lorsqu’il y a jusqu’à quatre déformations associées dans les différents plans de l’espace (angulation, rotation, translation, excès ou défaut de longueur). Il faut également appréhender le temps car il s’agit de déformations chez l’enfant qui peuvent être évolutives ou qui peuvent être susceptibles de récidiver après une première correction. Il n’existe par une seule et unique stratégie qui serait bonne pour un patient tandis que les autres seraient mauvaises. Plusieurs stratégies peuvent être proposées pour aboutir à un résultat optimal. Cependant, un cahier des charges strict doit pouvoir être respecté pour arriver au terme de la correction désirée. Il faut savoir analyser de façon précise la ou les déformations présentées, puis ensuite connaître la pathologie responsable de la déformation afin de pouvoir en appréhender l’évolutivité. On doit savoir corriger la déformation complexe sans engendrer de déformations parasites, mais aussi connaître les complications possibles de chaque technique de correction et savoir y faire face. Enfin, il faut savoir présenter les différentes options à la famille afin de pouvoir s’engager dans une stratégie logique et partagée par les différents intervenants. La stratégie peut consister en une intervention unique permettant de corriger toutes les déformations en un temps, que ce soit en extemporané ou en progressif, mais elle peut associer plusieurs techniques plus simples qui vont se succéder dans le temps. L’objectif final reste et doit rester de pouvoir obtenir la correction optimale avec le moins d’inconvénients pour le patient. Si ce cahier des charges ne peut pas être suivi de façon conforme, il faut alors savoir renoncer à la correction en proposant des solutions podo-orthétiques ou savoir passer la main à une équipe qui a plus l’habitude de ce type de pathologies.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V.</div></div><div><div>Lower limb deformities can be simple when there is only one single deformity but can be complex when there are up to four deformities in different planes (angulation, rotation, translation, length). One has to take care of time because one has to deal with deformities that can be evolutive or can relapse after a previous correction. There is not a single strategy that would be good for a patient while the others would be bad. Several strategies can be proposed to achieve an optimal result. However, a strict technical specification has to be followed in order to reach the desired correction. One have to know how to precisely analyze the deformities. Then, one has to know the pathology responsible for the deformity in order to understand its evolutivity. One has to know how to correct the complex deformity without creating parasitic deformities. One has to know the potential complications of each technique and to be ","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 6","pages":"Pages 651-662"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145160402","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
<div><div>Les infections des parties molles sont fréquentes au membre supérieur, et particulièrement à la main, exposée à l’environnement. Elles regroupent des entités diverses dans leur gravité, leur évolutivité, et leur fréquence, mais elles ont en commun, en cas de mauvaise gestion, d’avoir un retentissement fonctionnel majeur, un risque d’amputation, voire un risque vital. Les germes en cause au membre supérieur sont majoritairement les cocci Gram+, mais les bacilles Gram− colonisent aussi les plaies par morsures qui sont fréquentes au membre supérieur. On distingue, des plus fréquentes et bénignes aux plus graves : les panaris, les infections non collectées-dermo-hypodermites bactériennes non nécrosantes (DHBNN), les collections suppurées (abcès) desquelles on rapproche les phlegmons des gaines des fléchisseurs, et les dermo-hypodermites bactériennes nécrosantes-fasciites nécrosantes (DHBN-FN). Le diagnostic clinique est basé sur l’érythème, le gonflement, la douleur, l’augmentation de la chaleur locale. Une lymphangite ou une adénopathie sont des signes d’envahissement régional. L’apparition d’une nécrose cutanée, ou d’un choc septique doit faire évoquer une DHBN-FN. La biologie retrouve une hyperleucocytose, une augmentation de la CRP et pour les infections invasives, parfois des perturbations du bilan hépatique ou rénal, une hyperlactatémie, signes de gravité. Le traitement des infections des parties molles du membre supérieur est médico-chirurgical. Il est médical seul par antibiothérapie en cas de DHBNN. La chirurgie est indispensable pour drainer une collection suppurée (phlegmon des gaines, abcès), ou pour exciser largement les tissus envahis dans le DHBN-FN, en plus d’une antibiothérapie probabiliste puis adaptée aux prélèvements. Après l’objectif initial d’éradication de l’infection, l’objectif final est de permettre la réhabilitation fonctionnelle du membre. Le traitement des infections des parties molles au membre supérieur est donc souvent pluridisciplinaire, associant chirurgiens, parfois réanimateurs, infectiologues, puis kinésithérapeutes.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V : avis d’expert.</div></div><div><div>Soft tissue infections are common in the upper limb, and particularly in the hand, which is exposed to the environment. They include entities that are diverse in their severity, their progression, and their frequency. However, they have in common, in the event of poor management, that they have a major functional impact, amputation, or even a life-threatening risk. The germs involved in the upper limb are mainly Gram-positive cocci, but Gram-negative bacilli colonize bite wounds, which are common in the upper limb. From the most frequent and benign to the most serious, we distinguish: whitlows, non-collected infections – non-necrotizing bacterial dermohypodermitis (DHBNN), suppurative collections (abscesses) from which phlegmons of the flexor sheaths are associated, and necrotizing bacterial dermohypodermit
软组织感染在暴露在环境中的上肢,特别是手部很常见。它们的严重性、进化性和频率各不相同,但如果管理不当,它们都有严重的功能影响、截肢甚至危及生命的风险。上肢的细菌主要是Gram+球虫,但Gram -细菌也会定植上肢常见的咬伤伤口。从最常见的良性到最严重的有:泛素、非聚集性感染——非坏死细菌皮下皮炎(DHBNN)、化脓性聚集性感染(脓肿),其中衣原体与flexissers的腺体接近,以及坏死细菌皮下皮炎——坏死筋膜炎(DHBN-FN)。临床诊断基于红斑、肿胀、疼痛和局部发热的增加。淋巴炎或腺病是局部侵袭的迹象。皮肤坏死或脓毒症休克应引起DHBN-FN。生物学发现白细胞增多,CRP增加,对于侵袭性感染,有时肝脏或肾脏平衡紊乱,乳酸增多,严重的迹象。上肢软组织感染的治疗是医学-外科。在DHBNN的情况下,它只能通过抗生素治疗。手术是必要的排水化脓性收集(套管粘液,脓肿),或广泛切除DHBN-FN中的入侵组织,除了可能的抗生素治疗,然后适应采集。在最初的目标是根除感染之后,最终的目标是使肢体功能恢复。因此,上肢软组织感染的治疗通常是多学科的,涉及外科医生,有时涉及复苏专家,传染病专家,然后是物理治疗师。证据级别V:专家意见。软组织感染在上肢很常见,尤其是暴露在环境中的手。它们包括在严重性、进展和频率上各不相同的实体。然而,在管理不善的情况下,他们通常会有重大的功能影响、截肢,甚至危及生命的风险。参与上肢的细菌主要是革兰氏阳性球菌,但革兰氏阴性杆菌定植咬伤,这在上肢很常见。从最常见、最温和的到最严重的,我们区分:白癜风、非收集性感染——非坏死性细菌性皮炎(DHBNN)、化脓性感染(脓肿)与柔毛鞘的衣原体有关,以及坏死性细菌性皮炎——坏死性筋膜炎(DHBN-FN)。临床诊断基于红斑、肿胀、疼痛、局部发热增加。淋巴管炎或腺病是区域侵袭的迹象。皮肤坏死或脓毒症休克的出现应提示DHBN-FN。研究人员发现,白细胞增多症,CRP的增加,用于侵袭性感染,甚至肝脏或肾脏功能测试、乳酸、严重的迹象。成像检查主要是伤口的x光、超声波或CT扫描。治疗感染of the soft parts of the upper limb is medical and手术。它是一种非甾体抗炎药。手术是必要的引流化脓性收集(痰,脓肿),或广泛切除侵入组织的DHBB -FN,除了可能的抗生素治疗,然后适应样本。在最初的目标是根除感染之后,最终的目标是允许肢体的功能康复。因此,上肢软组织感染的治疗通常是多学科的,涉及外科医生,有时涉及复活医生,传染病学家,然后是物理治疗师。证据水平V:专家意见。
{"title":"Diagnostic et gestion des infections des tissus mous du membre supérieur","authors":"Isabelle Auquit-Auckbur , Roberto Beccari , Dorothée Coquerel-Beghin , Carlos-Marcelo Garcia-Doldan","doi":"10.1016/j.rcot.2025.06.010","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.06.010","url":null,"abstract":"<div><div>Les infections des parties molles sont fréquentes au membre supérieur, et particulièrement à la main, exposée à l’environnement. Elles regroupent des entités diverses dans leur gravité, leur évolutivité, et leur fréquence, mais elles ont en commun, en cas de mauvaise gestion, d’avoir un retentissement fonctionnel majeur, un risque d’amputation, voire un risque vital. Les germes en cause au membre supérieur sont majoritairement les cocci Gram+, mais les bacilles Gram− colonisent aussi les plaies par morsures qui sont fréquentes au membre supérieur. On distingue, des plus fréquentes et bénignes aux plus graves : les panaris, les infections non collectées-dermo-hypodermites bactériennes non nécrosantes (DHBNN), les collections suppurées (abcès) desquelles on rapproche les phlegmons des gaines des fléchisseurs, et les dermo-hypodermites bactériennes nécrosantes-fasciites nécrosantes (DHBN-FN). Le diagnostic clinique est basé sur l’érythème, le gonflement, la douleur, l’augmentation de la chaleur locale. Une lymphangite ou une adénopathie sont des signes d’envahissement régional. L’apparition d’une nécrose cutanée, ou d’un choc septique doit faire évoquer une DHBN-FN. La biologie retrouve une hyperleucocytose, une augmentation de la CRP et pour les infections invasives, parfois des perturbations du bilan hépatique ou rénal, une hyperlactatémie, signes de gravité. Le traitement des infections des parties molles du membre supérieur est médico-chirurgical. Il est médical seul par antibiothérapie en cas de DHBNN. La chirurgie est indispensable pour drainer une collection suppurée (phlegmon des gaines, abcès), ou pour exciser largement les tissus envahis dans le DHBN-FN, en plus d’une antibiothérapie probabiliste puis adaptée aux prélèvements. Après l’objectif initial d’éradication de l’infection, l’objectif final est de permettre la réhabilitation fonctionnelle du membre. Le traitement des infections des parties molles au membre supérieur est donc souvent pluridisciplinaire, associant chirurgiens, parfois réanimateurs, infectiologues, puis kinésithérapeutes.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V : avis d’expert.</div></div><div><div>Soft tissue infections are common in the upper limb, and particularly in the hand, which is exposed to the environment. They include entities that are diverse in their severity, their progression, and their frequency. However, they have in common, in the event of poor management, that they have a major functional impact, amputation, or even a life-threatening risk. The germs involved in the upper limb are mainly Gram-positive cocci, but Gram-negative bacilli colonize bite wounds, which are common in the upper limb. From the most frequent and benign to the most serious, we distinguish: whitlows, non-collected infections – non-necrotizing bacterial dermohypodermitis (DHBNN), suppurative collections (abscesses) from which phlegmons of the flexor sheaths are associated, and necrotizing bacterial dermohypodermit","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 6","pages":"Pages 735-750"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145154645","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-10-01Epub Date: 2025-08-16DOI: 10.1016/j.rcot.2025.06.007
Vincent Martinel , Marie Faruch , Maxime Pastor , Geoffroy Nourissat
<div><div>Le recours à une imagerie après chirurgie de l’épaule doit être justifié, non systématique et apporter un véritable bénéfice pour le patient. Actuellement, il n’existe pas de consensus sur les indications d’imagerie pour les patients présentant une bonne évolution postopératoire, sans complications et avec de bons résultats fonctionnels. En cas d’évolution non favorable, les indications sont plus claires. La radiographie conventionnelle reste incontournable qui, combinée à l’échographie, constitue le socle de première intention. Les techniques d’imagerie de seconde intention, comme le scanner ou l’IRM, sont choisies en fonction du type de chirurgie réalisée, du contexte clinique du patient et des questions posées par le chirurgien à visée diagnostique et/ou thérapeutique. Le scanner, bien que facilement accessible, implique une irradiation « maîtrisée » et est susceptible de générer des artéfacts avec les implants métalliques. L’IRM, qui offre une excellente visualisation des tissus mous et ce sans irradiation, peut aussi présenter des risques d’artéfacts, bien que des avancées technologiques récentes aient atténué ce problème. L’arthroscanner est couramment utilisé en France, tandis que l’arthro-IRM, bien qu’efficace, reste insuffisamment demandée. La scintigraphie garde des indications très limitées. La réalisation d’une échographie nécessite une formation spécifique et une courbe d’apprentissage. Elle peut être précieuse dans les mains d’un chirurgien orthopédiste formé, utilisée comme un prolongement de l’examen clinique et appelée échoscopie. Cependant, un radiologue spécialisé musculosquelettique peut fournir un diagnostic dynamique souvent supérieur à celui d’une imagerie statique en coupe. Ainsi, toute demande d’imagerie devrait être le fruit d’une collaboration entre chirurgiens et radiologues, adaptée aux ressources disponibles, pouvant varier sur le territoire de santé.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V : avis d’expert.</div></div><div><div>The use of imaging after shoulder surgery should be considered carefully, not systematically, and should provide a real benefit for the patient. Currently, there is no consensus on imaging indications for patients showing good postoperative progress, without complications and with satisfactory functional outcomes. In cases of unfavorable progress, the indications are clearer. Conventional radiography remains essential, and when combined with ultrasound, forms the first-line approach. Second-line imaging techniques, such as CT scans or MRI, are selected based on the type of surgery performed, the patient's clinical context, and the diagnostic and/or therapeutic questions the surgeon is addressing. In France, CT scans, although easily accessible, involve “controlled” radiation exposure and can produce artifacts with metallic implants. MRI, which provides excellent visualization of soft tissues without radiation, can also present risks of artifacts, although recent technological
{"title":"Imagerie de l’épaule opérée : coiffe, Instabilité, prothèse","authors":"Vincent Martinel , Marie Faruch , Maxime Pastor , Geoffroy Nourissat","doi":"10.1016/j.rcot.2025.06.007","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.06.007","url":null,"abstract":"<div><div>Le recours à une imagerie après chirurgie de l’épaule doit être justifié, non systématique et apporter un véritable bénéfice pour le patient. Actuellement, il n’existe pas de consensus sur les indications d’imagerie pour les patients présentant une bonne évolution postopératoire, sans complications et avec de bons résultats fonctionnels. En cas d’évolution non favorable, les indications sont plus claires. La radiographie conventionnelle reste incontournable qui, combinée à l’échographie, constitue le socle de première intention. Les techniques d’imagerie de seconde intention, comme le scanner ou l’IRM, sont choisies en fonction du type de chirurgie réalisée, du contexte clinique du patient et des questions posées par le chirurgien à visée diagnostique et/ou thérapeutique. Le scanner, bien que facilement accessible, implique une irradiation « maîtrisée » et est susceptible de générer des artéfacts avec les implants métalliques. L’IRM, qui offre une excellente visualisation des tissus mous et ce sans irradiation, peut aussi présenter des risques d’artéfacts, bien que des avancées technologiques récentes aient atténué ce problème. L’arthroscanner est couramment utilisé en France, tandis que l’arthro-IRM, bien qu’efficace, reste insuffisamment demandée. La scintigraphie garde des indications très limitées. La réalisation d’une échographie nécessite une formation spécifique et une courbe d’apprentissage. Elle peut être précieuse dans les mains d’un chirurgien orthopédiste formé, utilisée comme un prolongement de l’examen clinique et appelée échoscopie. Cependant, un radiologue spécialisé musculosquelettique peut fournir un diagnostic dynamique souvent supérieur à celui d’une imagerie statique en coupe. Ainsi, toute demande d’imagerie devrait être le fruit d’une collaboration entre chirurgiens et radiologues, adaptée aux ressources disponibles, pouvant varier sur le territoire de santé.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V : avis d’expert.</div></div><div><div>The use of imaging after shoulder surgery should be considered carefully, not systematically, and should provide a real benefit for the patient. Currently, there is no consensus on imaging indications for patients showing good postoperative progress, without complications and with satisfactory functional outcomes. In cases of unfavorable progress, the indications are clearer. Conventional radiography remains essential, and when combined with ultrasound, forms the first-line approach. Second-line imaging techniques, such as CT scans or MRI, are selected based on the type of surgery performed, the patient's clinical context, and the diagnostic and/or therapeutic questions the surgeon is addressing. In France, CT scans, although easily accessible, involve “controlled” radiation exposure and can produce artifacts with metallic implants. MRI, which provides excellent visualization of soft tissues without radiation, can also present risks of artifacts, although recent technological","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 6","pages":"Pages 720-734"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-10-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145154647","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}