Pub Date : 2026-02-01Epub Date: 2026-02-11DOI: 10.1016/S1877-0517(26)00007-9
{"title":"Sommaire","authors":"","doi":"10.1016/S1877-0517(26)00007-9","DOIUrl":"10.1016/S1877-0517(26)00007-9","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"112 1","pages":"Page iv"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-02-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"146147610","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2026-02-01Epub Date: 2026-01-19DOI: 10.1016/j.rcot.2025.11.006
Fares S. Haddad
{"title":"Chirurgie robotique de la hanche et du genou – De l’innovation à la pratique courante","authors":"Fares S. Haddad","doi":"10.1016/j.rcot.2025.11.006","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.11.006","url":null,"abstract":"","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"112 1","pages":"Pages 2-4"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2026-02-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"146147612","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-10-16DOI: 10.1016/j.rcot.2025.08.003
Simon Marmor, Wilfrid Graff
<div><div>Lors d’une révision de prothèse totale de genou, l’obtention d’une tenue métaphysaire apporte une stabilité rotatoire et axiale à l’implant en plus du comblement d’une perte de substance osseuse métaphysaire. Cette troisième zone de stabilisation, complémentaire de la diaphyse et de l’épiphyse, permet de répartir les contraintes et d’adapter le mode de fixation et la longueur des tiges diaphysaires à chaque cas, selon sa complexité. Les manchons métaphysaires sont des pièces modulaires solidaires de la prothèse et ostéo-intégrables, procurant une fixation biologique secondaire. Ils sont disponibles en 5 tailles au tibia et au fémur. De forme conique et avec un dessin en marches d’escalier, ils sont revêtus de titane poreux, partiellement au tibia et soit partiellement soit totalement au fémur. Ce dessin favorise la compression de l’os, la stabilité et l’ostéo-intégration du manchon. Les pièces prothétiques elles-mêmes sont fixées aux manchons par un cône morse, avec une liberté de positionnement de<!--> <!-->±<!--> <!-->20° en rotation. Au tibia, la tige diaphysaire est fixée à l’embase tibiale qui traverse le manchon. Au fémur, elle est vissée à l’extrémité du manchon. Dans la gamme de prothèses de révision de la société DePuy Synthès, associée à ces manchons, un tibia unique à plateforme rotatoire peut servir pour plusieurs contraintes : postéro-stabilisée, semi-contrainte, charnière, avec un passage facile d’un modèle à l’autre au cours de la révision en cas de nécessité (faillite ligamentaire). La longueur de tige doit être adaptée au niveau de contrainte choisi. Les tiges des modèles semi-contraints peuvent être courtes si la métaphyse procure un bon ancrage primaire et on peut même s’en passer dans les cas les plus favorables. En revanche, pour les prothèses charnière, les contraintes initiales peuvent limiter les possibilités d’intégration du manchon et il faut leur associer des tiges d’au moins 75<!--> <!-->mm. Cet article décrit la technique, les résultats (comparables à ceux des cônes), les complications et les perspectives d’avenir de ce type de fixation. Niveau de preuve : V ; avis d’expert.</div></div><div><div>In a total knee replacement revision, achieving metaphyseal stability provides rotational and axial stability to the implant in addition to filling a metaphyseal loss of bone. This third zone of stabilization complementary to epiphysis and diaphysis allows the stresses to be distributed and the fixation method and length of the diaphyseal stems to be adapted to each case, according to its complexity. Metaphyseal sleeves are modular parts that are integral with the prosthesis and can be bony ingrown, providing secondary biological fixation. They are available in 5 sizes for the tibia and the femur. Conical in shape and with a stair-step design, they are coated with porous titanium, partially for the tibia and either partially or completely for the femur. This design promotes bone compression, stability and osseointegr
在全膝关节置换术中,获得形而上学的支撑为种植体提供了旋转和轴向稳定性,并弥补了形而上学骨质的损失。结盟这第三区、松果腺diaphyse和补充,使得分配资源制约和调整的连接方式和茎长度diaphysaires在每种情况下,根据其复杂性。形而上学套管是与假体相连的、可骨整合的模块化部件,提供二级生物紧固。它们有5种尺寸,包括胫骨和股骨。它们呈锥形,有台阶状设计,部分在胫骨,部分或全部在股骨上覆盖着多孔钛。这种设计有利于骨压缩,稳定和袖骨整合。假体本身通过摩尔斯锥固定在套管上,旋转定位自由±20°。在胫骨上,横膈膜茎固定在穿过袖的胫骨底部。在股骨上,它被拧在袖口的末端。审查范围假肢Synthès集团公司参与,这些独特的胫骨平台旋转接头,可用于多种制约:postéro-stabilisée semi-contrainte、铰链与一个容易过渡到另一个模式,在必要时修订ligamentaire(破产)。杆的长度必须与所选的应力水平相适应。茎如果métaphyse空头semi-contraints模型可以提供一个好的小学和锚甚至可以绕过它们,在最有利的情况。然而,对于铰接式假体,初始应力可能会限制套管集成的可能性,它们必须连接至少75mm的杆。本文描述了这种类型的固定的技术、结果(可与锥体的结果相媲美)、并发症和未来前景。证据等级:V;专家意见。在全膝关节置换术中,实现形体稳定性为种植体提供旋转和轴向稳定性,并填补形体骨的丢失。This third of稳定互补to epiphysis diaphysis区内的潜在紧张to be distributed and the定价方法和长of the diaphyseal stems to be adapted to来一盒,检讨to its复杂性。假肢袖是与假体集成的模块化部分,可以骨内生长,提供二次生物附着。它们有5种尺寸,用于胫骨和股骨。它们的形状是圆锥形的,有台阶台阶的设计,涂有多孔钛,部分用于胫骨,部分或全部用于股骨。这种设计促进骨压缩,稳定性和骨整合袖。假体本身用莫尔斯电阻器固定在套管上,旋转定位自由±20°。在胫骨,横膈膜的茎固定在通过袖的胫骨基板上。在大头针处,它被拧到袖子的末端。在与这些袖相关联的DePuy Synthes全膝修正系统中,一个带有旋转平台的单胫骨可以用于几种约束:后稳定、半约束和悬挂,在必要时(韧带故障),在修正过程中很容易从一种模型切换到另一种模型。茎的长度必须适应所选的约束水平。半约束模型的茎可以短,如果隐喻提供良好的初级稳定性,甚至可以在最有利的情况下免除。然而,对于悬挂假体,最初的限制可能会限制袖的集成可能性,它们必须与至少75毫米的支架结合使用。本文描述了这种类型的固定的技术、结果(可与锥体的结果相比较)、并发症和未来的前景。证据等级:V,专家意见。
{"title":"Manchons métaphysaires et tiges dans les reprises de PTG","authors":"Simon Marmor, Wilfrid Graff","doi":"10.1016/j.rcot.2025.08.003","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.08.003","url":null,"abstract":"<div><div>Lors d’une révision de prothèse totale de genou, l’obtention d’une tenue métaphysaire apporte une stabilité rotatoire et axiale à l’implant en plus du comblement d’une perte de substance osseuse métaphysaire. Cette troisième zone de stabilisation, complémentaire de la diaphyse et de l’épiphyse, permet de répartir les contraintes et d’adapter le mode de fixation et la longueur des tiges diaphysaires à chaque cas, selon sa complexité. Les manchons métaphysaires sont des pièces modulaires solidaires de la prothèse et ostéo-intégrables, procurant une fixation biologique secondaire. Ils sont disponibles en 5 tailles au tibia et au fémur. De forme conique et avec un dessin en marches d’escalier, ils sont revêtus de titane poreux, partiellement au tibia et soit partiellement soit totalement au fémur. Ce dessin favorise la compression de l’os, la stabilité et l’ostéo-intégration du manchon. Les pièces prothétiques elles-mêmes sont fixées aux manchons par un cône morse, avec une liberté de positionnement de<!--> <!-->±<!--> <!-->20° en rotation. Au tibia, la tige diaphysaire est fixée à l’embase tibiale qui traverse le manchon. Au fémur, elle est vissée à l’extrémité du manchon. Dans la gamme de prothèses de révision de la société DePuy Synthès, associée à ces manchons, un tibia unique à plateforme rotatoire peut servir pour plusieurs contraintes : postéro-stabilisée, semi-contrainte, charnière, avec un passage facile d’un modèle à l’autre au cours de la révision en cas de nécessité (faillite ligamentaire). La longueur de tige doit être adaptée au niveau de contrainte choisi. Les tiges des modèles semi-contraints peuvent être courtes si la métaphyse procure un bon ancrage primaire et on peut même s’en passer dans les cas les plus favorables. En revanche, pour les prothèses charnière, les contraintes initiales peuvent limiter les possibilités d’intégration du manchon et il faut leur associer des tiges d’au moins 75<!--> <!-->mm. Cet article décrit la technique, les résultats (comparables à ceux des cônes), les complications et les perspectives d’avenir de ce type de fixation. Niveau de preuve : V ; avis d’expert.</div></div><div><div>In a total knee replacement revision, achieving metaphyseal stability provides rotational and axial stability to the implant in addition to filling a metaphyseal loss of bone. This third zone of stabilization complementary to epiphysis and diaphysis allows the stresses to be distributed and the fixation method and length of the diaphyseal stems to be adapted to each case, according to its complexity. Metaphyseal sleeves are modular parts that are integral with the prosthesis and can be bony ingrown, providing secondary biological fixation. They are available in 5 sizes for the tibia and the femur. Conical in shape and with a stair-step design, they are coated with porous titanium, partially for the tibia and either partially or completely for the femur. This design promotes bone compression, stability and osseointegr","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 8","pages":"Pages 973-981"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145610324","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-10-10DOI: 10.1016/j.rcot.2025.08.004
William Barnoud, Cécile Batailler, Elvire Servien, Sébastien Lustig
<div><div>Un des objectifs d’une révision est de restituer la stabilité du genou à l’aide d’implants adaptés en privilégiant le niveau de contrainte le moins élevé possible pour optimiser la survie et diminuer le risque de complications. Le choix de la contrainte dépend de plusieurs éléments et avant tout de l’état ligamentaire du genou, qu’il est souvent difficile d’évaluer. Il faut rechercher tous les antécédents faisant craindre des altérations de l’enveloppe capsuloligamentaire : maladies du collagène (Marfan, Ehler-Danlos), antécédents traumatiques (entorse, luxation), antécédents chirurgicaux (reconstruction ou réparation ligamentaire, ostéotomie) et d’éventuelles complications lors de l’implantation prothétique (lésions ligamentaires iatrogéniques). Des dérobements, une sensation d’instabilité et à fortiori d’exceptionnels épisodes de luxation fémoro-tibiale ou d’un insert mobile doivent alerter mais parfois l’instabilité ne se traduit que par des douleurs associées à un épanchement chronique, voire des bruits d’origine articulaire (claquements). Une désaxation importante, un recurvatum, une décoaptation médiale ou latérale lors de la marche, une laxité frontale et/ou antéropostérieure font également évoquer une laxité mais il faut déterminer son origine ligamentaire, osseuse (erreur de coupe, migration d’une pièce) ou prothétique (usure du polyéthylène, rupture du plot tibial). Une raideur importante nécessitant des libérations extensives des parties molles peut aussi imposer le recours à une contrainte prothétique majorée. Les radios standard et la TDM permettent d’identifier les laxités d’origine osseuse ou prothétique. Les clichés en position forcée, plus faciles à interpréter en l’absence d’erreur de coupe ou d’anomalie prothétique, objectivent et permettent de quantifier les laxités ligamentaires. Le chirurgien a à sa disposition 3 principaux types de prothèse : postéro-stabilisée qui suppose une enveloppe ligamentaire quasi-normale, semi-contrainte (ou contrainte en varus-valgus) permettant de pallier une insuffisance partielle d’un ligament collatéral et charnière (rotatoire) surtout réservée aux incompétences totales d’au moins un des deux ligaments collatéraux, aux inégalités majeures des deux espaces et aux désordres neuromusculaires graves. Il n’est pas toujours possible de choisir avec certitude la contrainte a mieux adaptée en préopératoire. C’est pourquoi il faut pouvoir, surtout en cas de doute, disposer de contraintes majorées lors des révisions. Cet article décrit de manière détaillée les cas dans lesquels une augmentation de contrainte apparaît nécessaire en peropératoires et les conséquences techniques qu’elle implique.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>One of the goals of revision surgery is to restore knee stability using appropriate implants, focusing on the lowest possible level of constraint in order to optimize survival and reduce the risk of complications. The c
{"title":"Peut-on prévoir le niveau de contrainte d’une PTG lors d’une révision ? Comment gérer en peropératoire un changement de contrainte non prévu ?","authors":"William Barnoud, Cécile Batailler, Elvire Servien, Sébastien Lustig","doi":"10.1016/j.rcot.2025.08.004","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.08.004","url":null,"abstract":"<div><div>Un des objectifs d’une révision est de restituer la stabilité du genou à l’aide d’implants adaptés en privilégiant le niveau de contrainte le moins élevé possible pour optimiser la survie et diminuer le risque de complications. Le choix de la contrainte dépend de plusieurs éléments et avant tout de l’état ligamentaire du genou, qu’il est souvent difficile d’évaluer. Il faut rechercher tous les antécédents faisant craindre des altérations de l’enveloppe capsuloligamentaire : maladies du collagène (Marfan, Ehler-Danlos), antécédents traumatiques (entorse, luxation), antécédents chirurgicaux (reconstruction ou réparation ligamentaire, ostéotomie) et d’éventuelles complications lors de l’implantation prothétique (lésions ligamentaires iatrogéniques). Des dérobements, une sensation d’instabilité et à fortiori d’exceptionnels épisodes de luxation fémoro-tibiale ou d’un insert mobile doivent alerter mais parfois l’instabilité ne se traduit que par des douleurs associées à un épanchement chronique, voire des bruits d’origine articulaire (claquements). Une désaxation importante, un recurvatum, une décoaptation médiale ou latérale lors de la marche, une laxité frontale et/ou antéropostérieure font également évoquer une laxité mais il faut déterminer son origine ligamentaire, osseuse (erreur de coupe, migration d’une pièce) ou prothétique (usure du polyéthylène, rupture du plot tibial). Une raideur importante nécessitant des libérations extensives des parties molles peut aussi imposer le recours à une contrainte prothétique majorée. Les radios standard et la TDM permettent d’identifier les laxités d’origine osseuse ou prothétique. Les clichés en position forcée, plus faciles à interpréter en l’absence d’erreur de coupe ou d’anomalie prothétique, objectivent et permettent de quantifier les laxités ligamentaires. Le chirurgien a à sa disposition 3 principaux types de prothèse : postéro-stabilisée qui suppose une enveloppe ligamentaire quasi-normale, semi-contrainte (ou contrainte en varus-valgus) permettant de pallier une insuffisance partielle d’un ligament collatéral et charnière (rotatoire) surtout réservée aux incompétences totales d’au moins un des deux ligaments collatéraux, aux inégalités majeures des deux espaces et aux désordres neuromusculaires graves. Il n’est pas toujours possible de choisir avec certitude la contrainte a mieux adaptée en préopératoire. C’est pourquoi il faut pouvoir, surtout en cas de doute, disposer de contraintes majorées lors des révisions. Cet article décrit de manière détaillée les cas dans lesquels une augmentation de contrainte apparaît nécessaire en peropératoires et les conséquences techniques qu’elle implique.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>One of the goals of revision surgery is to restore knee stability using appropriate implants, focusing on the lowest possible level of constraint in order to optimize survival and reduce the risk of complications. The c","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 8","pages":"Pages 892-903"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145610283","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-08-25DOI: 10.1016/j.rcot.2025.08.002
Maxime Fabre-Aubrespy , Henri Favreau , Mekki Tamir , François Bonnomet , Xavier Flecher , Matthieu Ehlinger
<div><div>Les fractures périprothétiques (FPP) sont une complication majeure des arthroplasties du genou, survenant à plus ou moins long terme. Leur prévalence est en augmentation du fait de l’allongement de l’espérance de vie de la population et du nombre croissant de porteurs de prothèse. Elles sont la conséquence de la fragilité osseuse due à l’ostéoporose, à la sénescence et/ou à l’ostéolyse périprothétique générée par l’usure des implants. Dans cette population fragile, le plus important est la sélection des patients pouvant relever d’un traitement par révision car la morbi-mortalité de ces fractures est importante, à l’instar de celle des fractures du fémur proximal. Une révision est indiquée pour une fracture sur prothèse descellée avec ou sans ostéolyse, ou une fracture dont la stabilité est compromise par la fracture, chez un patient autonome en bon état général ayant un score de Parker de 6 au moins, un score ASA maximal de 3 et âgé au plus de 75–77 ans pour certains. Une fracture associée de la tubérosité tibiale est pour certains une contre-indication relative. Cette révision a 3 objectifs : 1/traiter la fracture, 2/traiter le descellement et/ou l’ostéolyse éventuellement associée et 3/permettre la récupération de l’autonomie. Les principes techniques de ces révisions sont exposés : matériel, installation, voie d’abord, ablation des implants, repérage de l’interligne articulaire, gestion de l’ostéolyse et des pertes de substance osseuse, gestion de la patella. Il s’agit d’une prise en charge traumatologique dans un contexte d’orthopédie. L’expertise des 2 disciplines est nécessaire. Ces interventions sont longues, délicates et difficiles. La morbidité et la mortalité sont plus élevées que celle des arthroplasties de première intention, proches de celles des fractures du fémur proximal. Les résultats, malgré la sélection des patients, ne sont pas toujours supérieurs à ceux des ostéosynthèses. Il n’est donc pas possible de recommander une technique plutôt qu’une autre. Les indications étant rares et la chirurgie difficile, elle ne doit être pratiquée que par des équipes entraînées ayant tout le matériel et l’expérience nécessaires.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>Periprosthetic fractures (PPF) are a major complication of knee arthroplasty occurring in the more or less long term. Their prevalence is increasing due to the increase in life expectancy of the population and the growing number of patients who have a TKA. They are the consequence of bone fragility due to osteoporosis, senescence and/or periprosthetic osteolysis generated by implant wear. In this fragile population, the most important thing is the selection of patients who can benefit from revision treatment because the morbidity and mortality of these fractures is high, like that of proximal femur fractures. Revision is indicated for a fracture around a loosened prosthesis with or without osteolysis, or a fracture whose sta
假体周骨折(FPP)是膝关节成形术的主要并发症,发生时间或长或短。由于人口预期寿命的增加和假肢佩戴者的数量的增加,它们的流行率正在上升。它们是由于骨质疏松、老年性和/或假体周围骨溶解引起的骨脆弱的结果,这是由种植体磨损引起的。在这一脆弱人群中,最重要的是选择可以接受复方治疗的患者,因为这些骨折的发病率和死亡率很高,就像近端股骨骨折一样。修订应注明假肢上的鸿沟、无力、有无ostéolyse或骨折的稳定性受到骨折的病人中,自治一般整齐而帕克的得分至少6、一个saas的最高得分最多3和现年75—77岁,对于一些。对一些人来说,相关的胫骨块状骨折是相对禁忌症。这次修订有3个目标:1/治疗骨折,2/治疗下垂和/或可能相关的骨质疏松,3/允许恢复自主性。这些修订的技术原则是:材料,安装,第一通道,移除种植体,定位关节间线,管理骨质疏松和骨质流失,管理髌骨。这是骨科背景下的创伤护理。这两个领域的专业知识都是必要的。这些干预是漫长、微妙和困难的。发病率和死亡率高于一线关节成形术,接近近股骨骨折。尽管对患者进行了选择,但结果并不总是优于骨合成。因此,不可能推荐一种技术而不是另一种。由于适应症很少,手术也很困难,所以只能由拥有所有必要设备和经验的训练有素的团队进行。证据水平;专家意见。修复周骨折(PPF)是一种或多或少长期发生的膝关节置换术的主要并发症。由于人口预期寿命的增加和TKA患者数量的增加,它们的患病率正在增加。它们是由于植入物磨损引起的骨质疏松、衰老和/或假体周围骨质疏松而导致的骨脆弱的结果。在这一脆弱人群中,最重要的事情是选择可以从复视治疗中受益的患者,因为这些骨折的发病率和死亡率很高,比如近股骨骨折。is复核及for a周围的裂缝loosened prosthesis with or without osteolysis黄金骨折了,当然不要稳定is in an independent妥协了by the骨折,患者Parker score in good with a general条件至少为6,最大化了saas score of 3 aged at most 75 years for诗—77。与胫骨管相关的骨折对一些人来说是相对禁忌症。这项修订有3个目标:1/治疗骨折,2/治疗松弛和/或任何相关的骨质疏松,3/允许恢复自主性。这些修订的技术原则解释:设备,安装,方法,植入物的移除,连接线水平的识别,骨质疏松和骨丢失的管理,髌骨的管理。这是骨科背景下的创伤管理。这两个学科的专业知识都是必要的。这些干预措施是漫长、微妙和困难的。与原发性关节成形术相比,发病率和死亡率更高,与近股骨骨折相似。结果,尽管患者选择,并不总是优于内部固定。因此,不可能推荐一种技术而不是另一种。由于适应症很少,手术也很困难,所以只能由拥有所有必要设备和经验的训练有素的团队进行。证据的程度;专家观点。
{"title":"Reprise de prothèse totale de genou pour fracture fémorale péri-prothétique","authors":"Maxime Fabre-Aubrespy , Henri Favreau , Mekki Tamir , François Bonnomet , Xavier Flecher , Matthieu Ehlinger","doi":"10.1016/j.rcot.2025.08.002","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.08.002","url":null,"abstract":"<div><div>Les fractures périprothétiques (FPP) sont une complication majeure des arthroplasties du genou, survenant à plus ou moins long terme. Leur prévalence est en augmentation du fait de l’allongement de l’espérance de vie de la population et du nombre croissant de porteurs de prothèse. Elles sont la conséquence de la fragilité osseuse due à l’ostéoporose, à la sénescence et/ou à l’ostéolyse périprothétique générée par l’usure des implants. Dans cette population fragile, le plus important est la sélection des patients pouvant relever d’un traitement par révision car la morbi-mortalité de ces fractures est importante, à l’instar de celle des fractures du fémur proximal. Une révision est indiquée pour une fracture sur prothèse descellée avec ou sans ostéolyse, ou une fracture dont la stabilité est compromise par la fracture, chez un patient autonome en bon état général ayant un score de Parker de 6 au moins, un score ASA maximal de 3 et âgé au plus de 75–77 ans pour certains. Une fracture associée de la tubérosité tibiale est pour certains une contre-indication relative. Cette révision a 3 objectifs : 1/traiter la fracture, 2/traiter le descellement et/ou l’ostéolyse éventuellement associée et 3/permettre la récupération de l’autonomie. Les principes techniques de ces révisions sont exposés : matériel, installation, voie d’abord, ablation des implants, repérage de l’interligne articulaire, gestion de l’ostéolyse et des pertes de substance osseuse, gestion de la patella. Il s’agit d’une prise en charge traumatologique dans un contexte d’orthopédie. L’expertise des 2 disciplines est nécessaire. Ces interventions sont longues, délicates et difficiles. La morbidité et la mortalité sont plus élevées que celle des arthroplasties de première intention, proches de celles des fractures du fémur proximal. Les résultats, malgré la sélection des patients, ne sont pas toujours supérieurs à ceux des ostéosynthèses. Il n’est donc pas possible de recommander une technique plutôt qu’une autre. Les indications étant rares et la chirurgie difficile, elle ne doit être pratiquée que par des équipes entraînées ayant tout le matériel et l’expérience nécessaires.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>Periprosthetic fractures (PPF) are a major complication of knee arthroplasty occurring in the more or less long term. Their prevalence is increasing due to the increase in life expectancy of the population and the growing number of patients who have a TKA. They are the consequence of bone fragility due to osteoporosis, senescence and/or periprosthetic osteolysis generated by implant wear. In this fragile population, the most important thing is the selection of patients who can benefit from revision treatment because the morbidity and mortality of these fractures is high, like that of proximal femur fractures. Revision is indicated for a fracture around a loosened prosthesis with or without osteolysis, or a fracture whose sta","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 8","pages":"Pages 1042-1051"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145610372","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-09-01DOI: 10.1016/j.rcot.2025.08.007
Kelly Vince , Jean-Noel Argenson , Maxime Fabre-Aubrespy , Wayne Hoskins
<div><div>La technique en 3 temps de révision des prothèses totales de genou, décrite par Kelly Vince, repose sur une approche disciplinée, organisée avec une planification et une exécution séquentielle. L’état des parties molles et les repères osseux encore présents vont conditionner les base d’une technique fiable faisant appel à des tiges d’essai diaphysaires fémorale et tibiale. La première clé de la technique de révision est le fait que le fémur contrôle les parties molles. Les clés supplémentaires de la chirurgie de révision tiennent au fait que l’espace en flexion dépend fortement de la taille du composant fémoral, et que l’espace en extension est déterminé par la position proximale-distale du composant fémoral choisi. Ces clés seront facilement transformées en 3 étapes de technique chirurgicale. Le tibia est reconstruit en premier car il est commun aux deux espaces et il peut être la fondation sur laquelle les espaces en flexion et extension sont construits de manière indépendante. Il faut ensuite essayer plusieurs tailles de composants fémoraux et les coupler à des inserts en polyéthylène d’essai lors du deuxième temps. Le troisième temps contribue au positionnement proximal-distal du composant fémoral, permettant de créer un espace en extension égal à celui en flexion précédemment créé. La gestion des pertes de substance osseuse, de l’instabilité ou de la patella ne peut être faite que lorsque les tailles et positions des composants sont établies. Les trois temps transforment une procédure compliquée en 3 étapes gérables : (1) la plateforme tibiale, (2) la stabilisation du genou en flexion (taille et rotation fémorale, hauteur de l’interligne), (3) l’écart en extension.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V avis d’expert.</div></div><div><div>The three-step technique, described by Kelly Vince, relies on a disciplined, organized approach with sequential planning and execution. The state of the soft-tissues as well as the few anatomic landmarks still available will support a reliable technique using diaphyseal engaging stem extension trials. The first key to revision technique is that the femoral component controls the soft tissues. The additional keys are that the flexion gap is largely a function of femoral component size, and that the extension gap is determined by the proximal-distal position of the femoral component size. These keys easily become three steps of a revision technique. The concept of a tibial “platform”, as a first step, is integral to this technique with a tibial foundation, which is common to both flexion and extension and can be used as a reference plane from which to build the gaps. As a second step several femoral sizes with various insert thickness should be assessed. The third step includes the proximal-distal position of the femoral component, building an extension space equivalent to the previously built flexion space. The management of soft tissues, instability and patella can only be achieved once c
由Kelly Vince描述的全膝假体修复的3步技术是基于一个有纪律的方法,有组织的顺序计划和执行。软骨的状况和仍然存在的骨标记将为使用股骨和胫骨横膈膜测试杆的可靠技术奠定基础。修正技术的第一个关键是股骨控制软骨。复位手术的另一个关键是屈折空间高度依赖于股骨部分的大小,而伸伸空间是由所选股骨部分的近距离位置决定的。这些钥匙很容易转化为3个步骤的手术技术。胫骨首先重建,因为它在两个空间中都是共同的,它可以作为基础,在此基础上独立构建弯曲和延伸的空间。然后测试不同尺寸的股骨组件,并将它们与测试的聚乙烯插入物配对。第三次冲程有助于股成分的近端-远端定位,从而创造出与之前弯曲时相同的空间。只有在确定了组件的大小和位置后,才能对骨质流失、不稳定性或髌骨进行管理。这三个步骤将一个复杂的过程转化为三个可管理的步骤:(1)胫骨平台,(2)弯曲膝盖的稳定(股骨的大小和旋转,线的高度),(3)伸展的间隙。证据水平专家意见。Kelly Vince描述的三步技术依赖于纪律严明、有组织的方法,具有顺序的计划和执行。软组织的状况以及仍然可用的少数解剖标记将支持使用透明膜吸引干细胞延伸试验的可靠技术。修改技术的第一个关键是股骨组件控制软组织。另外的关键是,屈折间隙在很大程度上是股分量尺寸的函数,而伸伸间隙由股分量尺寸的近端远位决定。这些键很容易成为修订技术的三个步骤。胫骨“平台”的概念,作为第一步,与胫骨基础是这项技术的组成部分,胫骨基础在弯曲和伸展中都是常见的,可以用作建立间隙的参考平面。作为第二步,应评估不同插入厚度的股骨尺寸。第三步包括股骨构件的近端-远端位置,建立一个延伸空间,相当于先前建立的弯曲空间。只有建立了组件的尺寸和位置,才能实现软组织、不稳定性和patella的管理。into The escalier房车综合了程序3 manageable进行曲:(1)胫骨平台;(2)The稳定of in The膝弯曲(尺寸femoral旋转接头line山)、(3)The space延伸。证据水平专家意见。
{"title":"Technique en trois temps des révisions de PTG","authors":"Kelly Vince , Jean-Noel Argenson , Maxime Fabre-Aubrespy , Wayne Hoskins","doi":"10.1016/j.rcot.2025.08.007","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.08.007","url":null,"abstract":"<div><div>La technique en 3 temps de révision des prothèses totales de genou, décrite par Kelly Vince, repose sur une approche disciplinée, organisée avec une planification et une exécution séquentielle. L’état des parties molles et les repères osseux encore présents vont conditionner les base d’une technique fiable faisant appel à des tiges d’essai diaphysaires fémorale et tibiale. La première clé de la technique de révision est le fait que le fémur contrôle les parties molles. Les clés supplémentaires de la chirurgie de révision tiennent au fait que l’espace en flexion dépend fortement de la taille du composant fémoral, et que l’espace en extension est déterminé par la position proximale-distale du composant fémoral choisi. Ces clés seront facilement transformées en 3 étapes de technique chirurgicale. Le tibia est reconstruit en premier car il est commun aux deux espaces et il peut être la fondation sur laquelle les espaces en flexion et extension sont construits de manière indépendante. Il faut ensuite essayer plusieurs tailles de composants fémoraux et les coupler à des inserts en polyéthylène d’essai lors du deuxième temps. Le troisième temps contribue au positionnement proximal-distal du composant fémoral, permettant de créer un espace en extension égal à celui en flexion précédemment créé. La gestion des pertes de substance osseuse, de l’instabilité ou de la patella ne peut être faite que lorsque les tailles et positions des composants sont établies. Les trois temps transforment une procédure compliquée en 3 étapes gérables : (1) la plateforme tibiale, (2) la stabilisation du genou en flexion (taille et rotation fémorale, hauteur de l’interligne), (3) l’écart en extension.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V avis d’expert.</div></div><div><div>The three-step technique, described by Kelly Vince, relies on a disciplined, organized approach with sequential planning and execution. The state of the soft-tissues as well as the few anatomic landmarks still available will support a reliable technique using diaphyseal engaging stem extension trials. The first key to revision technique is that the femoral component controls the soft tissues. The additional keys are that the flexion gap is largely a function of femoral component size, and that the extension gap is determined by the proximal-distal position of the femoral component size. These keys easily become three steps of a revision technique. The concept of a tibial “platform”, as a first step, is integral to this technique with a tibial foundation, which is common to both flexion and extension and can be used as a reference plane from which to build the gaps. As a second step several femoral sizes with various insert thickness should be assessed. The third step includes the proximal-distal position of the femoral component, building an extension space equivalent to the previously built flexion space. The management of soft tissues, instability and patella can only be achieved once c","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 8","pages":"Pages 936-948"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145610321","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-09-01DOI: 10.1016/j.rcot.2025.08.005
Gilles Pasquier , Denis Huten
<div><div>L’enquête diagnostique doit déterminer le motif de la plainte (douleur, instabilité, raideur…) et sa cause infectieuse ou mécanique. Elle peut être aisée et relativement rapide, permettant de poser une indication de reprise, parfois urgente (infection aiguë, fracture périprothétique). Ailleurs, elle est au contraire difficile, surtout s’il s’agit d’un patient opéré dans un autre établissement. La première consultation doit tracer minutieusement toute l’histoire de la prothèse depuis la pathologie initiale jusqu’à d’éventuelles réinterventions. La nature des symptômes et les caractéristiques de la douleur, symptôme le plus fréquent, doivent être parfaitement précisés ainsi que leur retentissement fonctionnel. Leur date d’apparition par rapport à la date opératoire oriente le premier bilan paraclinique. Un intervalle libre, d’autant plus qu’il est plus net et plus long, suggère la dégradation d’une situation jusque-là favorable, soit spontanément (descellement…) soit par le biais d’un traumatisme (lésion osseuse et/ou ligamentaire) ou d’une infection à distance du genou (infection métastatique). Inversement, des symptômes postopératoires précoces qui perdurent suggèrent une infection ou une erreur technique. L’examen clinique doit être complet et systématique. Un bilan radiographique standard peut suffire au diagnostic et les nouveaux examens complémentaires visent alors à déterminer les modalités de l’intervention. Si au contraire, le diagnostic est incertain ou inconnu, ils ont un but diagnostique. L’infection est le premier diagnostic qu’il faut éliminer ou affirmer, notamment en cas de douleurs inexpliquées évoluant depuis l’intervention. Bilan inflammatoire et ponction s’imposent alors et, parfois, d’autres examens spécialisés peuvent être nécessaires. Des clichés en position forcée permettent de démontrer une laxité frontale et/ou antéro-postérieure. Une TDM est utile pour mieux analyser les interfaces et l’état du fourreau de ciment. La scintigraphie, utile quand elle montre une hyperfixation en regard d’une pièce suspecte n’est pas l’examen le plus performant. Elle fait souvent parler à tort d’algodystrophie. Cet article présente de manière synthétique l’anamnèse et le tableau clinique et indique les examens à demander systématiquement et ceux à la carte en fonction de la complication suspectée.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>The diagnostic investigation must determine the type of complaint (pain, instability, stiffness, etc.) and its infectious or mechanical cause. It can be easy and relatively quick, allowing for an indication of revision, sometimes urgent (acute infection, periprosthetic fracture). Elsewhere, conversely, it is difficult, especially if the patient was operated on in another establishment. The first consultation must carefully trace the entire history of the prosthesis from the initial pathology to possible reinterventions. The nature of the symptoms and the
{"title":"Comment mener l’enquête avant de programmer une révision ?","authors":"Gilles Pasquier , Denis Huten","doi":"10.1016/j.rcot.2025.08.005","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.08.005","url":null,"abstract":"<div><div>L’enquête diagnostique doit déterminer le motif de la plainte (douleur, instabilité, raideur…) et sa cause infectieuse ou mécanique. Elle peut être aisée et relativement rapide, permettant de poser une indication de reprise, parfois urgente (infection aiguë, fracture périprothétique). Ailleurs, elle est au contraire difficile, surtout s’il s’agit d’un patient opéré dans un autre établissement. La première consultation doit tracer minutieusement toute l’histoire de la prothèse depuis la pathologie initiale jusqu’à d’éventuelles réinterventions. La nature des symptômes et les caractéristiques de la douleur, symptôme le plus fréquent, doivent être parfaitement précisés ainsi que leur retentissement fonctionnel. Leur date d’apparition par rapport à la date opératoire oriente le premier bilan paraclinique. Un intervalle libre, d’autant plus qu’il est plus net et plus long, suggère la dégradation d’une situation jusque-là favorable, soit spontanément (descellement…) soit par le biais d’un traumatisme (lésion osseuse et/ou ligamentaire) ou d’une infection à distance du genou (infection métastatique). Inversement, des symptômes postopératoires précoces qui perdurent suggèrent une infection ou une erreur technique. L’examen clinique doit être complet et systématique. Un bilan radiographique standard peut suffire au diagnostic et les nouveaux examens complémentaires visent alors à déterminer les modalités de l’intervention. Si au contraire, le diagnostic est incertain ou inconnu, ils ont un but diagnostique. L’infection est le premier diagnostic qu’il faut éliminer ou affirmer, notamment en cas de douleurs inexpliquées évoluant depuis l’intervention. Bilan inflammatoire et ponction s’imposent alors et, parfois, d’autres examens spécialisés peuvent être nécessaires. Des clichés en position forcée permettent de démontrer une laxité frontale et/ou antéro-postérieure. Une TDM est utile pour mieux analyser les interfaces et l’état du fourreau de ciment. La scintigraphie, utile quand elle montre une hyperfixation en regard d’une pièce suspecte n’est pas l’examen le plus performant. Elle fait souvent parler à tort d’algodystrophie. Cet article présente de manière synthétique l’anamnèse et le tableau clinique et indique les examens à demander systématiquement et ceux à la carte en fonction de la complication suspectée.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>The diagnostic investigation must determine the type of complaint (pain, instability, stiffness, etc.) and its infectious or mechanical cause. It can be easy and relatively quick, allowing for an indication of revision, sometimes urgent (acute infection, periprosthetic fracture). Elsewhere, conversely, it is difficult, especially if the patient was operated on in another establishment. The first consultation must carefully trace the entire history of the prosthesis from the initial pathology to possible reinterventions. The nature of the symptoms and the ","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 8","pages":"Pages 877-891"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145610282","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-09-08DOI: 10.1016/j.rcot.2025.08.008
Jean-Michel Wattier
Après mise en place d’une prothèse de genou un patient sur quatre reste douloureux. Ces douleurs d’apparition immédiate ou retardée peuvent être de multiples origines physiopathologiques. En tous les cas une stricte évaluation est indispensable pour orienter au mieux les thérapeutiques. La prise en compte de facteurs prédictifs de douleur chronique et une prise en compte rapide pourraient améliorer le pronostic de cette chirurgie.
Niveau de preuve
V ; avis d’expert.
After knee arthroplasty, one in four patients remains in pain. This immediate or delayed onset pain may have multiple pathophysiological origins. In all cases, strict evaluation is essential to optimize treatment. Recognition of predictive factors of chronic pain, and prompt treatment, could improve the prognosis of this surgery.
{"title":"Douleur chronique après arthroplastie de genou","authors":"Jean-Michel Wattier","doi":"10.1016/j.rcot.2025.08.008","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.08.008","url":null,"abstract":"<div><div>Après mise en place d’une prothèse de genou un patient sur quatre reste douloureux. Ces douleurs d’apparition immédiate ou retardée peuvent être de multiples origines physiopathologiques. En tous les cas une stricte évaluation est indispensable pour orienter au mieux les thérapeutiques. La prise en compte de facteurs prédictifs de douleur chronique et une prise en compte rapide pourraient améliorer le pronostic de cette chirurgie.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>After knee arthroplasty, one in four patients remains in pain. This immediate or delayed onset pain may have multiple pathophysiological origins. In all cases, strict evaluation is essential to optimize treatment. Recognition of predictive factors of chronic pain, and prompt treatment, could improve the prognosis of this surgery.</div></div><div><h3>Level of evidence</h3><div>V; expert opinion.</div></div>","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 8","pages":"Pages 1052-1060"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145610373","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-11-04DOI: 10.1016/j.rcot.2025.10.002
Renaud Siboni , Henry Favreau , Mekki Tamir , Étienne Joseph , François Bonnomet , Matthieu Ehlinger
<div><div>Le choix de la voie d’abord d’une révision de prothèse de genou, en particulier en lien avec l’état cutané, est un élément clé pour assurer une bonne exposition tout en minimisant le risque infectieux. La vascularisation cutanée du genou est assurée par le cercle artériel péripatellaire, principalement médial. Deux zones sont à haut risque de nécrose : la région prépatellaire et la région antéromédiale du tibia. Toute dissection doit se faire sous le fascia sous-cutané afin de préserver le réseau vasculaire. Une évaluation clinique préopératoire est nécessaire pour identifier et optimiser les facteurs de risque cutané. Tout doute nécessite un bilan vasculaire ou un avis auprès d’un chirurgien plasticien. Toutes les cicatrices existantes doivent être identifiées, avec une préférence pour la reprise d’une cicatrice médiane. Il faut respecter un pont cutané entre les cicatrices et éviter de les croiser avec un angle aigu. L’abord articulaire parapatellaire médial est à privilégier. Si la voie d’abord précédente était latérale, une attention particulière doit être portée au risque de nécrose. L’exposition articulaire est améliorée par l’ablation de l’insert tibial et la synovectomie des différents espaces. Elle peut être étendue par un quadriceps snip et/ou une ostéotomie de la tubérosité tibiale. La plastie V-Y du quadriceps doit être abandonnée. Les complications cutanées précoces exposent à un risque d’infection profonde, avec un taux d’environ 3 %. La réussite d’une reprise repose sur une voie d’abord bien pensée et réalisée avec soin. L’anticipation des complications est essentielle, passant par l’évaluation préalable du terrain cutané et vasculaire. La cicatrisation constitue le premier rempart contre l’infection.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>The choice of surgical approach, especially in relation to skin condition, is crucial. It ensures good exposure while limiting the risk of infection. The skin around the knee is mainly supplied by the medial peripatellar arterial network. Two areas are at high risk of necrosis: the prepatellar region and the anteromedial tibia. Dissection must be performed beneath the subcutaneous fascia to preserve blood supply. Preoperative clinical assessment is essential to identify and manage skin risk factors. If in doubt, a vascular evaluation or referral to a plastic surgeon is recommended. All existing scars must be identified. A midline incision is preferred if reusing a previous approach. Maintain adequate spacing between scars and avoid intersecting them at a sharp angle. The medial parapatellar approach is generally preferred. If the previous incision was lateral, the risk of skin necrosis must be carefully considered. Joint exposure can be improved by removing the tibial insert and performing synovectomy. Further access may require a quadriceps snip or tibial tubercle osteotomy. V-Y quadriceps plast-y should be abandoned. Early skin complicati
{"title":"Voie d’abord et reprise de PTG de première intention","authors":"Renaud Siboni , Henry Favreau , Mekki Tamir , Étienne Joseph , François Bonnomet , Matthieu Ehlinger","doi":"10.1016/j.rcot.2025.10.002","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.10.002","url":null,"abstract":"<div><div>Le choix de la voie d’abord d’une révision de prothèse de genou, en particulier en lien avec l’état cutané, est un élément clé pour assurer une bonne exposition tout en minimisant le risque infectieux. La vascularisation cutanée du genou est assurée par le cercle artériel péripatellaire, principalement médial. Deux zones sont à haut risque de nécrose : la région prépatellaire et la région antéromédiale du tibia. Toute dissection doit se faire sous le fascia sous-cutané afin de préserver le réseau vasculaire. Une évaluation clinique préopératoire est nécessaire pour identifier et optimiser les facteurs de risque cutané. Tout doute nécessite un bilan vasculaire ou un avis auprès d’un chirurgien plasticien. Toutes les cicatrices existantes doivent être identifiées, avec une préférence pour la reprise d’une cicatrice médiane. Il faut respecter un pont cutané entre les cicatrices et éviter de les croiser avec un angle aigu. L’abord articulaire parapatellaire médial est à privilégier. Si la voie d’abord précédente était latérale, une attention particulière doit être portée au risque de nécrose. L’exposition articulaire est améliorée par l’ablation de l’insert tibial et la synovectomie des différents espaces. Elle peut être étendue par un quadriceps snip et/ou une ostéotomie de la tubérosité tibiale. La plastie V-Y du quadriceps doit être abandonnée. Les complications cutanées précoces exposent à un risque d’infection profonde, avec un taux d’environ 3 %. La réussite d’une reprise repose sur une voie d’abord bien pensée et réalisée avec soin. L’anticipation des complications est essentielle, passant par l’évaluation préalable du terrain cutané et vasculaire. La cicatrisation constitue le premier rempart contre l’infection.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>The choice of surgical approach, especially in relation to skin condition, is crucial. It ensures good exposure while limiting the risk of infection. The skin around the knee is mainly supplied by the medial peripatellar arterial network. Two areas are at high risk of necrosis: the prepatellar region and the anteromedial tibia. Dissection must be performed beneath the subcutaneous fascia to preserve blood supply. Preoperative clinical assessment is essential to identify and manage skin risk factors. If in doubt, a vascular evaluation or referral to a plastic surgeon is recommended. All existing scars must be identified. A midline incision is preferred if reusing a previous approach. Maintain adequate spacing between scars and avoid intersecting them at a sharp angle. The medial parapatellar approach is generally preferred. If the previous incision was lateral, the risk of skin necrosis must be carefully considered. Joint exposure can be improved by removing the tibial insert and performing synovectomy. Further access may require a quadriceps snip or tibial tubercle osteotomy. V-Y quadriceps plast-y should be abandoned. Early skin complicati","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 8","pages":"Pages 904-912"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145610284","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-12-01Epub Date: 2025-08-29DOI: 10.1016/j.rcot.2025.08.011
Roger Erivan, Stéphane Descamps
L’incidence des reprises est de plus de 10 000 par an (10 384 en 2019) dont 8427 changements de prothèse de genou. Les reprises étaient réalisées chez des femmes dans 62,1 % des cas. Le centre dans lequel était réalisé l’acte chirurgical était un centre public dans 36 % des cas, un centre privé à but non lucratif dans 8 % des cas et un centre privé à but lucratif dans 56 % des cas. Les reprises représentaient 3 % des actes de chirurgie du genou dans les centres privés à but lucratifs versus 4 % dans les centres privés non lucratifs, 10 % dans les CHU et 4 % dans les CH. En prenant en compte l’évolution de la population par tranche d’âge et l’évolution sur les dernières années, on estime que le nombre d’actes augmentera de 10 % en 2025 et de 39 % en 2070.
Niveau de preuve
V ; avis d’expert.
The incidence of revisions is more than 10,000 per year (10,384 in 2019), including 8427 knee replacements. Revisions were performed on women in 62.1% of cases. The center where the surgical procedure was performed was a public center in 36% of cases, a private non-profit center in 8% of cases, and a private for-profit center in 56% of cases. Revisions represented 3% of knee surgery procedures in private for-profit centers versus 4% in private non-profit centers, versus 10% in university hospitals versus 4% in hospital centers. Taking into account the evolution of the population by age group and the evolution over recent years, it is estimated that the number of procedures will increase by 10% in 2025 and by 39% in 2070.
{"title":"Quelle est l’incidence des reprises de PTG ? La perspective française","authors":"Roger Erivan, Stéphane Descamps","doi":"10.1016/j.rcot.2025.08.011","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.08.011","url":null,"abstract":"<div><div>L’incidence des reprises est de plus de 10 000 par an (10 384 en 2019) dont 8427 changements de prothèse de genou. Les reprises étaient réalisées chez des femmes dans 62,1 % des cas. Le centre dans lequel était réalisé l’acte chirurgical était un centre public dans 36 % des cas, un centre privé à but non lucratif dans 8 % des cas et un centre privé à but lucratif dans 56 % des cas. Les reprises représentaient 3 % des actes de chirurgie du genou dans les centres privés à but lucratifs versus 4 % dans les centres privés non lucratifs, 10 % dans les CHU et 4 % dans les CH. En prenant en compte l’évolution de la population par tranche d’âge et l’évolution sur les dernières années, on estime que le nombre d’actes augmentera de 10 % en 2025 et de 39 % en 2070.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>The incidence of revisions is more than 10,000 per year (10,384 in 2019), including 8427 knee replacements. Revisions were performed on women in 62.1% of cases. The center where the surgical procedure was performed was a public center in 36% of cases, a private non-profit center in 8% of cases, and a private for-profit center in 56% of cases. Revisions represented 3% of knee surgery procedures in private for-profit centers versus 4% in private non-profit centers, versus 10% in university hospitals versus 4% in hospital centers. Taking into account the evolution of the population by age group and the evolution over recent years, it is estimated that the number of procedures will increase by 10% in 2025 and by 39% in 2070.</div></div><div><h3>Level of evidence</h3><div>V; expert opinion.</div></div>","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 8","pages":"Pages 873-876"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-12-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"145610256","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}