Pub Date : 2025-06-01Epub Date: 2024-11-01DOI: 10.1016/j.rcot.2024.09.002
Nicolas Faure , Siam Knecht , Pierre Tran , Lyna Tamine , Jean-Christophe Orban , Nicolas Bronsard , Jean-François Gonzalez , Grégoire Micicoi
<div><h3>Introduction</h3><div>La réalisation d’une arthroplastie totale du genou (ATG) présente un risque hémorragique important avec un taux de transfusions postopératoires non négligeable. La stratégie d’épargne sanguine a évolué pour permettre de diminuer les pertes sanguines après ATG notamment par l’identification préopératoire des facteurs de risques du patient. En pratique, un bilan avec numération formule sanguine est souvent réalisé en postopératoire et ne modifie que rarement la prise en charge ultérieure du patient. L’objectif de cette étude était d’identifier les variables préopératoires associées au risque hémorragique permettant la création d’un modèle de <em>machine</em> <em>learning</em> prédictif du risque de transfusion après arthroplastie totale de genou et de réalisation d’une numération formule sanguine.</div></div><div><h3>Hypothèse</h3><div>Un modèle prédictif puissant de <em>machine</em> <em>learning</em> peut être construit pour estimer le risque de transfusion après arthroplastie totale de genou sur la base des données préopératoires.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Cette étude rétrospective monocentrique incluait 774 arthroplasties totales de genou (ATG) opérées entre janvier 2020 et mars 2023. Vingt-cinq variables préopératoires ont été intégrées dans le modèle de <em>machine learning</em> et filtrées par un aglorithme de <em>recursive feature elimination</em>, les variables les plus prédictives sélectionnées permettaient la construction d’un algorithme de <em>gradient boosting machine</em> pour définir le modèle global de risque de transfusion postopératoire. Deux groupes ont été constitués de patients transfusés et non transfusés après ATG, les odds ratio étaient définis et la performance du modèle était évaluée par l’aire sous la courbe.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Sur les 774 patients inclus ayant subi une chirurgie d’ATG, 100 ont été transfusés en postopératoire (12,9 %). Cinq variables ont été retenues dans le modèle prédictif de <em>machine</em> <em>learning</em> incluant l’âge, l’indice de masse corporelle, l’administration d’acide tranexamique, le taux d’hémoglobine et le taux de plaquettes préopératoire. La performance globale était bonne avec une aire sous la courbe à 0,97 [IC 95 % 0,921–1], la sensibilité était de 94,4 % [IC 95 % 91,2–97,6] et la spécificité de 85,4 % [IC 95 % 80,6–90,2]. L’outil développé pour l’évaluation du risque de transfusion sanguine après ATG est disponible sur le site <span><span>https://arthrorisk.com</span><svg><path></path></svg></span>.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Le risque de transfusion postopératoire après arthroplastie totale de genou peut être prédit par un modèle qui identifie les patients à risque faible, modéré ou élevé en fonction de cinq variables préopératoires. Cet outil de <em>machine</em> <em>learning</em> est disponible sur une plateforme web disponible à tous, simple à utiliser et avec une performance élevée de prédictio
{"title":"Prédiction du risque de transfusion après arthroplastie totale de genou : utilisation d’un algorithme de machine learning","authors":"Nicolas Faure , Siam Knecht , Pierre Tran , Lyna Tamine , Jean-Christophe Orban , Nicolas Bronsard , Jean-François Gonzalez , Grégoire Micicoi","doi":"10.1016/j.rcot.2024.09.002","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2024.09.002","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La réalisation d’une arthroplastie totale du genou (ATG) présente un risque hémorragique important avec un taux de transfusions postopératoires non négligeable. La stratégie d’épargne sanguine a évolué pour permettre de diminuer les pertes sanguines après ATG notamment par l’identification préopératoire des facteurs de risques du patient. En pratique, un bilan avec numération formule sanguine est souvent réalisé en postopératoire et ne modifie que rarement la prise en charge ultérieure du patient. L’objectif de cette étude était d’identifier les variables préopératoires associées au risque hémorragique permettant la création d’un modèle de <em>machine</em> <em>learning</em> prédictif du risque de transfusion après arthroplastie totale de genou et de réalisation d’une numération formule sanguine.</div></div><div><h3>Hypothèse</h3><div>Un modèle prédictif puissant de <em>machine</em> <em>learning</em> peut être construit pour estimer le risque de transfusion après arthroplastie totale de genou sur la base des données préopératoires.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Cette étude rétrospective monocentrique incluait 774 arthroplasties totales de genou (ATG) opérées entre janvier 2020 et mars 2023. Vingt-cinq variables préopératoires ont été intégrées dans le modèle de <em>machine learning</em> et filtrées par un aglorithme de <em>recursive feature elimination</em>, les variables les plus prédictives sélectionnées permettaient la construction d’un algorithme de <em>gradient boosting machine</em> pour définir le modèle global de risque de transfusion postopératoire. Deux groupes ont été constitués de patients transfusés et non transfusés après ATG, les odds ratio étaient définis et la performance du modèle était évaluée par l’aire sous la courbe.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Sur les 774 patients inclus ayant subi une chirurgie d’ATG, 100 ont été transfusés en postopératoire (12,9 %). Cinq variables ont été retenues dans le modèle prédictif de <em>machine</em> <em>learning</em> incluant l’âge, l’indice de masse corporelle, l’administration d’acide tranexamique, le taux d’hémoglobine et le taux de plaquettes préopératoire. La performance globale était bonne avec une aire sous la courbe à 0,97 [IC 95 % 0,921–1], la sensibilité était de 94,4 % [IC 95 % 91,2–97,6] et la spécificité de 85,4 % [IC 95 % 80,6–90,2]. L’outil développé pour l’évaluation du risque de transfusion sanguine après ATG est disponible sur le site <span><span>https://arthrorisk.com</span><svg><path></path></svg></span>.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Le risque de transfusion postopératoire après arthroplastie totale de genou peut être prédit par un modèle qui identifie les patients à risque faible, modéré ou élevé en fonction de cinq variables préopératoires. Cet outil de <em>machine</em> <em>learning</em> est disponible sur une plateforme web disponible à tous, simple à utiliser et avec une performance élevée de prédictio","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 4","pages":"Pages 372-381"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-06-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144138821","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
<div><h3>Contexte</h3><div>L’abord du processus coronoïde en cas de fracture isolée de ce dernier peut nécessiter la réalisation d’une voie antérieure ou d’une voie médiale. Cet abord est à risque de lésion du nerf ulnaire et du nerf médian et plusieurs voies ont été proposées sans qu’un consensus n’ait pu être trouvé. Notre objectif était d’évaluer la faisabilité d’une nouvelle voie d’abord antéro-médiale à distance du nerf ulnaire et d’établir les rapports entre les branches du nerf médian et cette voie en fonction du positionnement du coude. Notre hypothèse était que réaliser l’abord antéro-médial du coude en supination en passant entre le muscle rond pronateur et le fléchisseur radial du carpe permettait d’éloigner les branches motrices du nerf médian de l’abord chirurgical.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Nous avons réalisé une étude anatomique sur 16 coudes chez 16 sujets. L’abord par voie sous-pronatrice était réalisé, puis la distance entre l’interligne articulaire et la naissance des deux premières branches motrices du nerf médian était mesurée. La plus petite distance entre la deuxième branche motrice et la berge médiale de la trochlée dans trois positions différentes (coude tendu en pronation, coude tendu en supination et supination coude fléchi à 90°) était recueillie. Nous avons également établi la destination des deux premières branches motrices du nerf médian.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>En moyenne, la distance entre la berge médiale de la trochlée et la deuxième branche était de 5,1<!--> <!-->mm coude tendu en pronation, 12,8<!--> <!-->mm coude tendu en supination, 11,2<!--> <!-->mm coude fléchi en supination. La première branche émergeait en moyenne 28<!--> <!-->mm en amont de l’interligne et était destinée au rond pronateur dans 100 % des cas. La deuxième branche émergeait 2,9<!--> <!-->mm sous l’interligne et avait une ramification pour le rond pronateur dans six cas sur 16.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Plusieurs voies sont utilisées dans l’abord du processus coronoïde. Elles comportent chacune leurs complications neurologiques et fonctionnelles propres. La voie sous-pronatrice permet l’abord de la facette antéro-médiale du processus coronoïde sans nécessité de désinsérer les muscles épitrochléens. La supination permet d’éloigner les branches du nerf médian à risque d’être lésées lors de la chirurgie. Une étude de cohorte permettrait de confirmer la sûreté de cette voie d’abord vis-à-vis des structures nerveuses adjacentes.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>The aim of our study was to describe a new anteromedial approach that allows exposure of the anteromedial facet of the coronoid process, and to characterize the position of the median nerve's motor branches relative to this approach in relation to elbow positioning.</div></div><div><h3>Material and methods</h3><div>We performed 16 anteromedial approach on fresh anatomical subjects. The minim
{"title":"La voie d’abord sous-pronatrice du processus coronoïde","authors":"Olivier Bellot, Claire Bastard, Alain Sautet, Adeline Cambon-Binder","doi":"10.1016/j.rcot.2025.01.011","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.01.011","url":null,"abstract":"<div><h3>Contexte</h3><div>L’abord du processus coronoïde en cas de fracture isolée de ce dernier peut nécessiter la réalisation d’une voie antérieure ou d’une voie médiale. Cet abord est à risque de lésion du nerf ulnaire et du nerf médian et plusieurs voies ont été proposées sans qu’un consensus n’ait pu être trouvé. Notre objectif était d’évaluer la faisabilité d’une nouvelle voie d’abord antéro-médiale à distance du nerf ulnaire et d’établir les rapports entre les branches du nerf médian et cette voie en fonction du positionnement du coude. Notre hypothèse était que réaliser l’abord antéro-médial du coude en supination en passant entre le muscle rond pronateur et le fléchisseur radial du carpe permettait d’éloigner les branches motrices du nerf médian de l’abord chirurgical.</div></div><div><h3>Méthodes</h3><div>Nous avons réalisé une étude anatomique sur 16 coudes chez 16 sujets. L’abord par voie sous-pronatrice était réalisé, puis la distance entre l’interligne articulaire et la naissance des deux premières branches motrices du nerf médian était mesurée. La plus petite distance entre la deuxième branche motrice et la berge médiale de la trochlée dans trois positions différentes (coude tendu en pronation, coude tendu en supination et supination coude fléchi à 90°) était recueillie. Nous avons également établi la destination des deux premières branches motrices du nerf médian.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>En moyenne, la distance entre la berge médiale de la trochlée et la deuxième branche était de 5,1<!--> <!-->mm coude tendu en pronation, 12,8<!--> <!-->mm coude tendu en supination, 11,2<!--> <!-->mm coude fléchi en supination. La première branche émergeait en moyenne 28<!--> <!-->mm en amont de l’interligne et était destinée au rond pronateur dans 100 % des cas. La deuxième branche émergeait 2,9<!--> <!-->mm sous l’interligne et avait une ramification pour le rond pronateur dans six cas sur 16.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Plusieurs voies sont utilisées dans l’abord du processus coronoïde. Elles comportent chacune leurs complications neurologiques et fonctionnelles propres. La voie sous-pronatrice permet l’abord de la facette antéro-médiale du processus coronoïde sans nécessité de désinsérer les muscles épitrochléens. La supination permet d’éloigner les branches du nerf médian à risque d’être lésées lors de la chirurgie. Une étude de cohorte permettrait de confirmer la sûreté de cette voie d’abord vis-à-vis des structures nerveuses adjacentes.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>The aim of our study was to describe a new anteromedial approach that allows exposure of the anteromedial facet of the coronoid process, and to characterize the position of the median nerve's motor branches relative to this approach in relation to elbow positioning.</div></div><div><h3>Material and methods</h3><div>We performed 16 anteromedial approach on fresh anatomical subjects. The minim","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 4","pages":"Pages 388-394"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-06-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144138092","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-06-01Epub Date: 2025-05-14DOI: 10.1016/j.rcot.2025.01.005
Maxence Liot , Pierre Moullot
Le délabrement distal d’un doigt long est parfois un challenge thérapeutique en cas de perte de substance importante et peu de solutions s’offrent à nous en cas de lésion circonférentielle à type de dégantage. Nous rapportons le cas d’une jeune femme présentant ce type de lésion au majeur. L’utilisation d’un lambeau thénarien modifié a permis un traitement conservateur avec un résultat fonctionnel et cosmétique satisfaisant, réhabilitant par ailleurs cette technique parfois délaissée au profit de lambeaux plus nobles.
Niveau de preuve
V.
Distal injury of finger is sometimes a difficult challenge in case of amputation with complex bone and soft tissues injuries. Using a large thenar flap as a “wrap” is a satisfying option to save the distal part of finger.
{"title":"Lambeau « wrap thénarien » pour délabrement distal d’un doigt long","authors":"Maxence Liot , Pierre Moullot","doi":"10.1016/j.rcot.2025.01.005","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.01.005","url":null,"abstract":"<div><div>Le délabrement distal d’un doigt long est parfois un challenge thérapeutique en cas de perte de substance importante et peu de solutions s’offrent à nous en cas de lésion circonférentielle à type de dégantage. Nous rapportons le cas d’une jeune femme présentant ce type de lésion au majeur. L’utilisation d’un lambeau thénarien modifié a permis un traitement conservateur avec un résultat fonctionnel et cosmétique satisfaisant, réhabilitant par ailleurs cette technique parfois délaissée au profit de lambeaux plus nobles.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V.</div></div><div><div>Distal injury of finger is sometimes a difficult challenge in case of amputation with complex bone and soft tissues injuries. Using a large thenar flap as a “wrap” is a satisfying option to save the distal part of finger.</div></div><div><h3>Level of evidence</h3><div>V.</div></div>","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 4","pages":"Pages 382-387"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-06-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"144138822","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-05-01Epub Date: 2025-04-15DOI: 10.1016/j.rcot.2025.02.004
Philippe Massin
En chirurgie de reprise des prothèses de hanche, la reposition d’un volet trochantéro-diaphysaire, lorsqu’il s’avère nécessaire, se fait à l’aide de cerclages métalliques éventuellement associés à un crochet trochantéro-diaphysaire. Une période de non-appui est requise jusqu’à consolidation. Une nouvelle technique consiste à solidariser le crochet à la tige de reprise à l’aide de vis de verrouillages traversant sa partie métaphysaire. Notre hypothèse est que ce système permet une reprise d’appui immédiat sans entraîner de démontage de la synthèse trochantérienne. Onze patients (7 femmes, 4 hommes) d’âge moyen 77 ans (36–97), ont été opérés d’une reprise de leur prothèse de hanche entre janvier 2021 et octobre 2023 pour descellement aseptique (7 cas), cassure de bille en céramique (2 cas) et fracture périprothètique (2 cas). L’utilisation du crochet était justifiée pour fixer les volets osseux (9 cas) et la fracture (2 cas). Tous ont repris l’appui en postopératoire immédiat. Avec un recul moyen de 13 mois (8–25 mois), Il n’y a pas eu de démontage trochantérien. Une patiente a été reprise pour descellement itératif de la tige. Cette technique est susceptible de simplifier les suites des reprises de prothèse de hanche en autorisant un appui précoce. Un suivi à plus long terme est nécessaire pour confirmer la consolidation des volets.
Niveau de preuve
IV.
In revision hip arthroplasties, extended trochanterotomy, if needed, is fixed with metal cerclages, possibly combined with a trochanteric hook. A period of non-weight-bearing is required until consolidation. A new technique involves securing the hook to the revision stem using locking screws passing through the metaphyseal part of the stem. Our hypothesis is that this system allows the immediate resumption of weight-bearing without compromising the trochanteric fixation. Eleven patients (7 women, 4 men) with a mean age of 77 (36–97) underwent revision hip replacement surgery between January 2021 and October 2023 for aseptic loosening (7 cases), ceramic head fractures (2 cases) and periprosthetic fracture (2 cases). Use of the hook was justified to fix the trochanter in 9 cases and the fracture in 2 cases. All resumed weight-bearing immediately postoperatively. With an average follow-up of 13 months (8–25 months), there was no dismantling of the trochanteric fixation. One young patient underwent revision for iterative stem loosening. This technique appears to facilitate recovery following revision hip replacement surgery by enabling immediate support. Longer-term follow-up is necessary to confirm definitive consolidation.
{"title":"Reprise d’appui après fixation trochantérienne dans les reprises de prothèses totales de hanche : intérêt du verrouillage du crochet trochantérien dans la tige","authors":"Philippe Massin","doi":"10.1016/j.rcot.2025.02.004","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2025.02.004","url":null,"abstract":"<div><div>En chirurgie de reprise des prothèses de hanche, la reposition d’un volet trochantéro-diaphysaire, lorsqu’il s’avère nécessaire, se fait à l’aide de cerclages métalliques éventuellement associés à un crochet trochantéro-diaphysaire. Une période de non-appui est requise jusqu’à consolidation. Une nouvelle technique consiste à solidariser le crochet à la tige de reprise à l’aide de vis de verrouillages traversant sa partie métaphysaire. Notre hypothèse est que ce système permet une reprise d’appui immédiat sans entraîner de démontage de la synthèse trochantérienne. Onze patients (7 femmes, 4 hommes) d’âge moyen 77 ans (36–97), ont été opérés d’une reprise de leur prothèse de hanche entre janvier 2021 et octobre 2023 pour descellement aseptique (7 cas), cassure de bille en céramique (2 cas) et fracture périprothètique (2 cas). L’utilisation du crochet était justifiée pour fixer les volets osseux (9 cas) et la fracture (2 cas). Tous ont repris l’appui en postopératoire immédiat. Avec un recul moyen de 13 mois (8–25 mois), Il n’y a pas eu de démontage trochantérien. Une patiente a été reprise pour descellement itératif de la tige. Cette technique est susceptible de simplifier les suites des reprises de prothèse de hanche en autorisant un appui précoce. Un suivi à plus long terme est nécessaire pour confirmer la consolidation des volets.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>IV.</div></div><div><div>In revision hip arthroplasties, extended trochanterotomy, if needed, is fixed with metal cerclages, possibly combined with a trochanteric hook. A period of non-weight-bearing is required until consolidation. A new technique involves securing the hook to the revision stem using locking screws passing through the metaphyseal part of the stem. Our hypothesis is that this system allows the immediate resumption of weight-bearing without compromising the trochanteric fixation. Eleven patients (7 women, 4 men) with a mean age of 77 (36–97) underwent revision hip replacement surgery between January 2021 and October 2023 for aseptic loosening (7 cases), ceramic head fractures (2 cases) and periprosthetic fracture (2 cases). Use of the hook was justified to fix the trochanter in 9 cases and the fracture in 2 cases. All resumed weight-bearing immediately postoperatively. With an average follow-up of 13 months (8–25 months), there was no dismantling of the trochanteric fixation. One young patient underwent revision for iterative stem loosening. This technique appears to facilitate recovery following revision hip replacement surgery by enabling immediate support. Longer-term follow-up is necessary to confirm definitive consolidation.</div></div><div><h3>Level of evidence</h3><div>IV.</div></div>","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 3","pages":"Pages 238-244"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-05-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143863553","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-05-01Epub Date: 2024-09-24DOI: 10.1016/j.rcot.2024.08.008
Olivier Roche , Arthur Schmitz , Maxime Lefevre , François Sirveaux , François Bonnomet
<div><h3>Introduction</h3><div>La reprise d’une prothèse totale de hanche (rePTH) peut être complexe et il est important d’en apprécier les difficultés afin d’anticiper la durée opératoire. Cette donnée n’a pas été évaluée de manière prospective et manière prédictive au moyen d’un score simple. Aussi nous avons mis au point un score original préopératoire permettant d’évaluer les difficultés d’extraction et de reconstruction. Le but de ce travail était : (1) de déterminer la corrélation entre le score et la durée opératoire, (2) évaluer s’il permettait de prévoir l’utilisation d’implant de révision et de matériel de comblement, (3) s’il permettait de prédire les complications per- et postopératoires, (4) d’évaluer la reproductibilité inter- et intra-observateur de ce score.</div></div><div><h3>Hypothèse</h3><div>Le score était reproductible et corrélé à la durée opératoire et permettait de l’estimer en préopératoire.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Il s’agit d’une étude prospective portant sur 103 rePTH entre mars 2018 et août 2023. Le critère de jugement principal était la durée d’intervention et les critères secondaires étaient l’utilisation d’implant de révision, l’utilisation de matériel de reconstruction et les complications per- et postopératoires. Le score a été calculé par 4 observateurs pour juger de la concordance inter-observateur, et un des observateurs a recalculé le score après la fin de l’inclusion pour juger de la concordance intra-observateur. Ce score aboutit à une cotation sur 20 points et permet de classer la reprise en : « très difficile » (TD), « difficile » (D) et « moyennement difficile » (MD).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La durée opératoire moyenne était corrélée au score obtenu : 136 min (SD ± 33,9) pour le groupe TD, 102 min (SD<!--> <!-->±<!--> <!-->34,8) pour le groupe D et 75,4 min (SD<!--> <!-->±<!--> <!-->65,5) pour le groupe MD (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,0002). Le score permettait de prédire l’utilisation d’un anneau de soutien (40 cas) : 12/17 (70 %) patients du groupe « très difficile », 11/25 (44 %) du groupe « difficile », 17/61 (28 %) du groupe « moyennement difficile » (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,01). De même, il permettait de prédire l’utilisation d’une tige longue (20 cas) : 8/17 (47 %) des patients du groupe « très difficile », 7/25 (28 %) du groupe « difficile », 5/61 (8 %) du groupe « moyennement difficile » (<em>p</em> < 0,001). Par contre il ne prédisait le recours à de matériel de reconstruction (42 cas) : 10/17 (59 %) patients du groupe « très difficile », 9/25 (36 %) du groupe « difficile », et 23/61 (37 %) du groupe « moyennement difficile » (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,250). En revanche, il permettait de prédire les complications peropératoires concernant 5/17 (29 %) patients du groupe « très difficile », 4/25 (16 %) du groupe « difficile », 4/61 (6 %) du groupe « moyennement difficile » (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,028) comme les complications postopéra
{"title":"Proposition d’un score pronostique des difficultés de reprise d’une prothèse totale de hanche","authors":"Olivier Roche , Arthur Schmitz , Maxime Lefevre , François Sirveaux , François Bonnomet","doi":"10.1016/j.rcot.2024.08.008","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2024.08.008","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La reprise d’une prothèse totale de hanche (rePTH) peut être complexe et il est important d’en apprécier les difficultés afin d’anticiper la durée opératoire. Cette donnée n’a pas été évaluée de manière prospective et manière prédictive au moyen d’un score simple. Aussi nous avons mis au point un score original préopératoire permettant d’évaluer les difficultés d’extraction et de reconstruction. Le but de ce travail était : (1) de déterminer la corrélation entre le score et la durée opératoire, (2) évaluer s’il permettait de prévoir l’utilisation d’implant de révision et de matériel de comblement, (3) s’il permettait de prédire les complications per- et postopératoires, (4) d’évaluer la reproductibilité inter- et intra-observateur de ce score.</div></div><div><h3>Hypothèse</h3><div>Le score était reproductible et corrélé à la durée opératoire et permettait de l’estimer en préopératoire.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Il s’agit d’une étude prospective portant sur 103 rePTH entre mars 2018 et août 2023. Le critère de jugement principal était la durée d’intervention et les critères secondaires étaient l’utilisation d’implant de révision, l’utilisation de matériel de reconstruction et les complications per- et postopératoires. Le score a été calculé par 4 observateurs pour juger de la concordance inter-observateur, et un des observateurs a recalculé le score après la fin de l’inclusion pour juger de la concordance intra-observateur. Ce score aboutit à une cotation sur 20 points et permet de classer la reprise en : « très difficile » (TD), « difficile » (D) et « moyennement difficile » (MD).</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>La durée opératoire moyenne était corrélée au score obtenu : 136 min (SD ± 33,9) pour le groupe TD, 102 min (SD<!--> <!-->±<!--> <!-->34,8) pour le groupe D et 75,4 min (SD<!--> <!-->±<!--> <!-->65,5) pour le groupe MD (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,0002). Le score permettait de prédire l’utilisation d’un anneau de soutien (40 cas) : 12/17 (70 %) patients du groupe « très difficile », 11/25 (44 %) du groupe « difficile », 17/61 (28 %) du groupe « moyennement difficile » (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,01). De même, il permettait de prédire l’utilisation d’une tige longue (20 cas) : 8/17 (47 %) des patients du groupe « très difficile », 7/25 (28 %) du groupe « difficile », 5/61 (8 %) du groupe « moyennement difficile » (<em>p</em> < 0,001). Par contre il ne prédisait le recours à de matériel de reconstruction (42 cas) : 10/17 (59 %) patients du groupe « très difficile », 9/25 (36 %) du groupe « difficile », et 23/61 (37 %) du groupe « moyennement difficile » (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,250). En revanche, il permettait de prédire les complications peropératoires concernant 5/17 (29 %) patients du groupe « très difficile », 4/25 (16 %) du groupe « difficile », 4/61 (6 %) du groupe « moyennement difficile » (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,028) comme les complications postopéra","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 3","pages":"Pages 220-230"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-05-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143863551","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-05-01Epub Date: 2024-10-28DOI: 10.1016/j.rcot.2024.09.001
François Laudet , Alice Gay , Hervé Dutronc , Thierry Fabre , Pierre Meynard , Stéphane Costes
<div><h3>Introduction</h3><div>L’infection est l’une des principales complications des prothèses de hanche et de genou. Le recours à la vancomycine topique en prévention des infections postopératoires, qui a montré son efficacité en chirurgie du rachis notamment, se répand en chirurgie prothétique. Son utilité et sa sécurité restent cependant débattus. Aussi, nous avons mené une étude rétrospective avec pour objectifs : (1) d’évaluer si la vancomycine topique diminuait le taux d’infections péri-prothétiques ; (2) étudier son influence sur d’éventuelles complications cicatricielles.</div></div><div><h3>Hypothèse</h3><div>Notre hypothèse était que l’ajout de vancomycine topique diluée peropératoire réduirait le taux d’infection lors de la première année postopératoire.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Au total, 1900 prothèses de hanche et de genou ont été posées entre 2014 et 2021 dans un centre hospitalier. Neuf cent-dix prothèses ont reçu de la vancomycine en instillation intra-articulaire avec de l’acide tranexamique entre juillet 2018 et décembre 2021 et 990 mises en place entre novembre 2014 et juin 2018 n’ont pas reçu de vancomycine. Le suivi, sur 12 mois minimum, cherchait une infection péri-prothétique dans l’année postopératoire ou des complications générales et cutanées de la vancomycine.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Dans le groupe contrôle, 9/990 (0,91 %) se sont compliquées d’infection péri-prothétique comparés à 10/910 (1,1 %) prothèses dans le groupe vancomycine (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,82). Dans le groupe contrôle, on observait 19/990 (1,9 %) complications cicatricielles regroupant érythème, sérum, hématome, désunion et retard de cicatrisation, contre 10/910 (1,1 %) dans le groupe traité (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,19). Il n’y a pas eu de complications générales liées à l’utilisation de vancomycine.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>La vancomycine topique diluée ne permet pas de réduire le risque d’infection péri-prothétique. Son usage local n’entraîne pas plus de complications cicatricielles. À la vue de cette étude son utilisation en pratique courante ne peut pour l’heure être recommandée pour la prévention de l’infection sur les prothèses de hanche et de genou. Son utilisation n’est pas grevée de complications spécifiques (locales cicatricielles ou générales liées à l’ototoxicité ou néphrotoxicité).</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>III ; étude cas témoin.</div></div><div><h3>Background</h3><div>Infection is one of the main complications of hip and knee arthroplasties. Topical application vancomycin to prevent postoperative infections is efficient in spine surgery, and is spreading in prosthetic surgery. However, its clinical relevance and safety are still under debate. Thus, we conducted the present study to (1) assess whether topical vancomycin reduces peri-prosthetic infection rate, and (2) investigate its influence on surgical wound complications.</div></div><div><h3>Hypoth
{"title":"La vancomycine topique utilisée au cours des prothèses de hanche ou de genou de première intention a-t-elle un effet protecteur vis-à-vis de la survenue d’infection ?","authors":"François Laudet , Alice Gay , Hervé Dutronc , Thierry Fabre , Pierre Meynard , Stéphane Costes","doi":"10.1016/j.rcot.2024.09.001","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2024.09.001","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’infection est l’une des principales complications des prothèses de hanche et de genou. Le recours à la vancomycine topique en prévention des infections postopératoires, qui a montré son efficacité en chirurgie du rachis notamment, se répand en chirurgie prothétique. Son utilité et sa sécurité restent cependant débattus. Aussi, nous avons mené une étude rétrospective avec pour objectifs : (1) d’évaluer si la vancomycine topique diminuait le taux d’infections péri-prothétiques ; (2) étudier son influence sur d’éventuelles complications cicatricielles.</div></div><div><h3>Hypothèse</h3><div>Notre hypothèse était que l’ajout de vancomycine topique diluée peropératoire réduirait le taux d’infection lors de la première année postopératoire.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Au total, 1900 prothèses de hanche et de genou ont été posées entre 2014 et 2021 dans un centre hospitalier. Neuf cent-dix prothèses ont reçu de la vancomycine en instillation intra-articulaire avec de l’acide tranexamique entre juillet 2018 et décembre 2021 et 990 mises en place entre novembre 2014 et juin 2018 n’ont pas reçu de vancomycine. Le suivi, sur 12 mois minimum, cherchait une infection péri-prothétique dans l’année postopératoire ou des complications générales et cutanées de la vancomycine.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Dans le groupe contrôle, 9/990 (0,91 %) se sont compliquées d’infection péri-prothétique comparés à 10/910 (1,1 %) prothèses dans le groupe vancomycine (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,82). Dans le groupe contrôle, on observait 19/990 (1,9 %) complications cicatricielles regroupant érythème, sérum, hématome, désunion et retard de cicatrisation, contre 10/910 (1,1 %) dans le groupe traité (<em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,19). Il n’y a pas eu de complications générales liées à l’utilisation de vancomycine.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>La vancomycine topique diluée ne permet pas de réduire le risque d’infection péri-prothétique. Son usage local n’entraîne pas plus de complications cicatricielles. À la vue de cette étude son utilisation en pratique courante ne peut pour l’heure être recommandée pour la prévention de l’infection sur les prothèses de hanche et de genou. Son utilisation n’est pas grevée de complications spécifiques (locales cicatricielles ou générales liées à l’ototoxicité ou néphrotoxicité).</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>III ; étude cas témoin.</div></div><div><h3>Background</h3><div>Infection is one of the main complications of hip and knee arthroplasties. Topical application vancomycin to prevent postoperative infections is efficient in spine surgery, and is spreading in prosthetic surgery. However, its clinical relevance and safety are still under debate. Thus, we conducted the present study to (1) assess whether topical vancomycin reduces peri-prosthetic infection rate, and (2) investigate its influence on surgical wound complications.</div></div><div><h3>Hypoth","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 3","pages":"Pages 208-219"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-05-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143863754","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-05-01Epub Date: 2024-10-02DOI: 10.1016/j.rcot.2024.07.018
Pierre Tran , Siam Knecht , Lyna Tamine , Nicolas Faure , Jean-Christophe Orban , Nicolas Bronsard , Jean-François Gonzalez , Grégoire Micicoi
<div><h3>Introduction</h3><div>La réalisation d’une arthroplastie totale du genou (ATG) présente des risques de troubles électrolytiques et de la fonction rénale qui sont rares mais aggravés s’ils ne sont pas correctement identifiés. Un bilan de routine est très souvent réalisé pour évaluer l’ionogramme et la fonction rénale après ATG qui nécessite rarement une intervention clinique en cas de perturbation de celui-ci. L’objectif de cette étude était d’identifier les variables périopératoires permettant la création d’un modèle de <em>machine learning</em> prédictif du risque de troubles de la kaliémie et/ou d’insuffisance rénale après arthroplastie totale de genou.</div></div><div><h3>Hypothèse</h3><div>Un modèle prédictif pouvait être construit pour estimer le risque de trouble de la kaliémie et/ou d’insuffisance rénale après arthroplastie totale de genou.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Cette étude rétrospective monocentrique incluait 774 arthroplasties totales de genou (ATG) opérées entre janvier 2020 et mars 2023. Vingt-cinq variables préopératoires ont été intégrées dans le modèle de <em>machine learning</em> et filtrées par un premier algorithme, les variables les plus prédictives sélectionnées permettaient la construction d’un second algorithme pour définir le modèle global de risque de trouble de la kaliémie et/ou d’insuffisance rénale aiguë (K<sup>+</sup>R) postopératoire. Deux groupes ont été constitués de patients K<sup>+</sup>R et non-K<sup>+</sup>R après ATG, une analyse univariée était réalisée et la performance du modèle de <em>machine learning</em> était évaluée par l’aire sous la courbe représentant la sensibilité du modèle en fonction de 1 – spécificité.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Sur les 774 patients inclus ayant subi une chirurgie d’ATG, 46 patients (5,9 %) avaient présenté un trouble de la kaliémie postopératoire ayant nécessité une correction et 13 patients (1,7 %) une insuffisance rénale dont 5 patients (0,6 %) ont bénéficié d’un remplissage vasculaire. Huit variables ont été retenues dans le modèle prédictif de <em>machine learning</em> qui incluait l’indice de masse corporelle, l’âge, la présence d’un diabète, la durée opératoire, la pression artérielle moyenne la plus basse, le score de Charlson, le tabagisme et le débit de filtration glomérulaire préopératoire. La performance globale était bonne avec une aire sous la courbe à 0,979 [IC<sub>95 %</sub> 0,938–1,02], la sensibilité était de 90,3 % [IC<sub>95 %</sub> 86,2–94,4] et la spécificité de 89,7 % [IC<sub>95 %</sub> 85,5–93,8]. L’outil développé pour l’évaluation du risque de trouble de la kaliémie et/ou d’insuffisance rénale après ATG est disponible sur le site <span><span>https://arthrorisk.com</span><svg><path></path></svg></span>.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Le risque de trouble de la kaliémie et d’insuffisance rénale postopératoire après arthroplastie totale de genou pouvait être prédit par un modèle qui identifie les pat
{"title":"Prédiction du risque de trouble de la kaliémie et d’insuffisance rénale aiguë après arthroplastie totale de genou : utilisation d’un algorithme de machine learning","authors":"Pierre Tran , Siam Knecht , Lyna Tamine , Nicolas Faure , Jean-Christophe Orban , Nicolas Bronsard , Jean-François Gonzalez , Grégoire Micicoi","doi":"10.1016/j.rcot.2024.07.018","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2024.07.018","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>La réalisation d’une arthroplastie totale du genou (ATG) présente des risques de troubles électrolytiques et de la fonction rénale qui sont rares mais aggravés s’ils ne sont pas correctement identifiés. Un bilan de routine est très souvent réalisé pour évaluer l’ionogramme et la fonction rénale après ATG qui nécessite rarement une intervention clinique en cas de perturbation de celui-ci. L’objectif de cette étude était d’identifier les variables périopératoires permettant la création d’un modèle de <em>machine learning</em> prédictif du risque de troubles de la kaliémie et/ou d’insuffisance rénale après arthroplastie totale de genou.</div></div><div><h3>Hypothèse</h3><div>Un modèle prédictif pouvait être construit pour estimer le risque de trouble de la kaliémie et/ou d’insuffisance rénale après arthroplastie totale de genou.</div></div><div><h3>Matériel et méthodes</h3><div>Cette étude rétrospective monocentrique incluait 774 arthroplasties totales de genou (ATG) opérées entre janvier 2020 et mars 2023. Vingt-cinq variables préopératoires ont été intégrées dans le modèle de <em>machine learning</em> et filtrées par un premier algorithme, les variables les plus prédictives sélectionnées permettaient la construction d’un second algorithme pour définir le modèle global de risque de trouble de la kaliémie et/ou d’insuffisance rénale aiguë (K<sup>+</sup>R) postopératoire. Deux groupes ont été constitués de patients K<sup>+</sup>R et non-K<sup>+</sup>R après ATG, une analyse univariée était réalisée et la performance du modèle de <em>machine learning</em> était évaluée par l’aire sous la courbe représentant la sensibilité du modèle en fonction de 1 – spécificité.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>Sur les 774 patients inclus ayant subi une chirurgie d’ATG, 46 patients (5,9 %) avaient présenté un trouble de la kaliémie postopératoire ayant nécessité une correction et 13 patients (1,7 %) une insuffisance rénale dont 5 patients (0,6 %) ont bénéficié d’un remplissage vasculaire. Huit variables ont été retenues dans le modèle prédictif de <em>machine learning</em> qui incluait l’indice de masse corporelle, l’âge, la présence d’un diabète, la durée opératoire, la pression artérielle moyenne la plus basse, le score de Charlson, le tabagisme et le débit de filtration glomérulaire préopératoire. La performance globale était bonne avec une aire sous la courbe à 0,979 [IC<sub>95 %</sub> 0,938–1,02], la sensibilité était de 90,3 % [IC<sub>95 %</sub> 86,2–94,4] et la spécificité de 89,7 % [IC<sub>95 %</sub> 85,5–93,8]. L’outil développé pour l’évaluation du risque de trouble de la kaliémie et/ou d’insuffisance rénale après ATG est disponible sur le site <span><span>https://arthrorisk.com</span><svg><path></path></svg></span>.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>Le risque de trouble de la kaliémie et d’insuffisance rénale postopératoire après arthroplastie totale de genou pouvait être prédit par un modèle qui identifie les pat","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 3","pages":"Pages 245-253"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-05-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143863568","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-05-01Epub Date: 2025-01-07DOI: 10.1016/j.rcot.2024.12.008
Louis Poirier , Cécile Swennen , Simon Teyssedou , Christian Cistac , Nicolas Pointet , Pierre Pries
<div><h3>Introduction</h3><div>L’arthrodèse lombaire transforaminale consiste à fusionner un niveau intervertébral à l’aide d’une greffe osseuse autologue, allogénique ou remplacée par un substitut osseux.</div></div><div><h3>Hypothèse</h3><div>Notre hypothèse principale est que le taux de fusion à 1 an des TLIFs après utilisation du substitut osseux xénogénique Orthoss® est comparable aux données de la littérature (48 % à 81 %) pour un taux de complication similaire (10,4 % à 18,6 %). Nos objectifs secondaires sont l’étude des facteurs de risques de non-consolidation et l’évaluation des résultats fonctionnels et de la douleur à 1 an.</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>Une étude rétrospective non comparative a été réalisée à partir de dossiers médicaux de 34 patients entre 2019 et 2021, pour 41 niveaux lombaires opérés. Le taux de consolidation a été évalué par scanner à 1 an de la chirurgie en utilisant la classification de Lenke. Les scores EVA et Oswestry à 1 an ont été collectés ainsi que les antécédents médicaux pour l’analyse des facteurs de risque de non consolidation.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>L’EVA préopératoire était de 6,9. À 1 an, le nombre d’arthrodèses fusionnées était de 31 (76 %), pour un total de 6 complications (18 %), exclusivement chez les patients ayant fusionné, dont 3 syndromes adjacents (9 %). Il y a eu 2 reprises chirurgicales (6 %), une pour infection et une pour extension de montage pour syndrome adjacent. À un an, l’Oswestry moyen était de 20,3, l’EVA lombaire de 4,6 et l’EVA radiculaire de 4,2. Il n’y avait pas de différence significative en termes de complications, d’EVA ou d’Oswestry entre les patients ayant fusionné ou non. L’étude des facteurs de risque n’a pas retrouvé de résultat significatif.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Cette étude montre que le substitut osseux Orthoss® présente un taux de consolidation de 76 %, comparable aux taux de fusion scanographique publiés dans la littérature, pour des taux de complications et des résultats fonctionnels similaires. De plus, cette étude ne montre pas de corrélation entre la consolidation des arthrodèses et les résultats fonctionnels sur le score d’Oswestry ni sur l’EVA. Bien que notre étude manque de puissance, nous pouvons supposer que la consolidation n’est pas le seul facteur pronostique de l’arthrodèse lombaire.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>IV ; étude rétrospective non comparative.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>Transforaminal lumbar arthrodesis consists in fusion of an intervertebral level using an autologous, allogeneic bone graft or a bone substitute as a replacement.</div></div><div><h3>Hypothesis</h3><div>Our main hypothesis is that 1-year fusion rate of TLIF after use of xenogenic bone substitute Orthoss® is comparable to literature data (48% to 81%) for a similar complication rate (10.4% to 18.6%). Our secondary objectives are the study of risk factors for nonunion and the evaluation of pain and functiona
{"title":"Étude rétrospective scanographique de la fusion à 1 an des arthrodèses lombaires transforaminales (TLIF) après utilisation d’un substitut osseux dérivé de l’os bovin","authors":"Louis Poirier , Cécile Swennen , Simon Teyssedou , Christian Cistac , Nicolas Pointet , Pierre Pries","doi":"10.1016/j.rcot.2024.12.008","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2024.12.008","url":null,"abstract":"<div><h3>Introduction</h3><div>L’arthrodèse lombaire transforaminale consiste à fusionner un niveau intervertébral à l’aide d’une greffe osseuse autologue, allogénique ou remplacée par un substitut osseux.</div></div><div><h3>Hypothèse</h3><div>Notre hypothèse principale est que le taux de fusion à 1 an des TLIFs après utilisation du substitut osseux xénogénique Orthoss® est comparable aux données de la littérature (48 % à 81 %) pour un taux de complication similaire (10,4 % à 18,6 %). Nos objectifs secondaires sont l’étude des facteurs de risques de non-consolidation et l’évaluation des résultats fonctionnels et de la douleur à 1 an.</div></div><div><h3>Méthode</h3><div>Une étude rétrospective non comparative a été réalisée à partir de dossiers médicaux de 34 patients entre 2019 et 2021, pour 41 niveaux lombaires opérés. Le taux de consolidation a été évalué par scanner à 1 an de la chirurgie en utilisant la classification de Lenke. Les scores EVA et Oswestry à 1 an ont été collectés ainsi que les antécédents médicaux pour l’analyse des facteurs de risque de non consolidation.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>L’EVA préopératoire était de 6,9. À 1 an, le nombre d’arthrodèses fusionnées était de 31 (76 %), pour un total de 6 complications (18 %), exclusivement chez les patients ayant fusionné, dont 3 syndromes adjacents (9 %). Il y a eu 2 reprises chirurgicales (6 %), une pour infection et une pour extension de montage pour syndrome adjacent. À un an, l’Oswestry moyen était de 20,3, l’EVA lombaire de 4,6 et l’EVA radiculaire de 4,2. Il n’y avait pas de différence significative en termes de complications, d’EVA ou d’Oswestry entre les patients ayant fusionné ou non. L’étude des facteurs de risque n’a pas retrouvé de résultat significatif.</div></div><div><h3>Discussion</h3><div>Cette étude montre que le substitut osseux Orthoss® présente un taux de consolidation de 76 %, comparable aux taux de fusion scanographique publiés dans la littérature, pour des taux de complications et des résultats fonctionnels similaires. De plus, cette étude ne montre pas de corrélation entre la consolidation des arthrodèses et les résultats fonctionnels sur le score d’Oswestry ni sur l’EVA. Bien que notre étude manque de puissance, nous pouvons supposer que la consolidation n’est pas le seul facteur pronostique de l’arthrodèse lombaire.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>IV ; étude rétrospective non comparative.</div></div><div><h3>Introduction</h3><div>Transforaminal lumbar arthrodesis consists in fusion of an intervertebral level using an autologous, allogeneic bone graft or a bone substitute as a replacement.</div></div><div><h3>Hypothesis</h3><div>Our main hypothesis is that 1-year fusion rate of TLIF after use of xenogenic bone substitute Orthoss® is comparable to literature data (48% to 81%) for a similar complication rate (10.4% to 18.6%). Our secondary objectives are the study of risk factors for nonunion and the evaluation of pain and functiona","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 3","pages":"Pages 282-289"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-05-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143863782","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-05-01Epub Date: 2025-01-07DOI: 10.1016/j.rcot.2024.11.004
Christophe Trojani , Cécile Batailler , Grégoire Micicoi , Xavier Flecher , Lyes Aithelhadj , Aymard de Ladoucette , Régis Bernard de Dompsure , Louis Dagneaux , Sébastien Lustig
<div><div>En cas de coxarthrose bilatérale invalidante de hanche, il est possible de réaliser un remplacement prothétique bilatéral de hanche en une ou deux sessions opératoires. La première publication sur le remplacement prothétique bilatéral de hanche en une session opératoire est due à John Charnley qui, en 1971, précisait déjà les avantages de cette stratégie : une seule anesthésie, un seul séjour hospitalier, une seule rééducation. En France, il a fallu attendre le 21<sup>e</sup> siècle pour qu’une première publication soit suivie d’une table ronde organisée en 2011 par la Société française de chirurgie orthopédique et traumatologique (Sofcot). Cet article, issu des travaux d’une seconde table ronde de la Sofcot, organisée en 2023, a pour objectif principal d’aider les chirurgiens à définir la stratégie qu’ils choisiront d’adopter devant un patient ayant besoin d’une prothèse de hanche bilatérale. Ainsi, les données du système national de santé sur 10 ans, de 2013 à 2022, montrent que l’incidence du remplacement prothétique bilatéral de hanche en une session opératoire en France est faible, inférieur à 0,4 %. Pour autant, le remplacement prothétique bilatéral de hanche en une session opératoire n’augmente pas la morbidité précoce, à condition d’une évaluation précise du risque anesthésique et d’une gestion périopératoire efficiente. Par ailleurs, cette stratégie diminuerait le risque de complications tardives. De plus, l’utilisation d’une voie d’abord antérieure ou postérieure est possible selon les préférences du chirurgien, et la reprise des activités est identique à une stratégie séquentielle. Enfin, la clef du succès est liée à la sélection des patients, ASA 1 ou 2 et âgés de moins de 80 ans. Ces éléments justifient la création d’un GHS et d’un code CCAM « PTH bilatérale » dédiés et limités aux patients sélectionnés, qui pourraient ainsi bénéficier plus systématiquement de cette stratégie, avec une économie significative pour le système de santé français.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>In cases of disabling bilateral hip coxarthrosis, bilateral prosthetic hip replacement can be performed in one or two operative sessions. The first publication on bilateral prosthetic hip replacement in a single operative session was by John Charnley, who, back in 1971, outlined the advantages of this strategy: a single anaesthetic, a single hospital stay, a single rehabilitation. In France, we had to wait until the 21st century for the first publication to be followed by a round table organized in 2011 by the Société française de chirurgie orthopédique et traumatologique (SOFCOT). This article, based on the work of a second SOFCOT round table, organized in 2023, is primarily intended to help surgeons define the strategy they will choose to adopt when faced with a patient requiring bilateral hip replacement. Data from the national healthcare system over a 10-year period, from 2013 to 2022, show that t
{"title":"Le remplacement prothétique bilatéral de hanche en une session opératoire en France","authors":"Christophe Trojani , Cécile Batailler , Grégoire Micicoi , Xavier Flecher , Lyes Aithelhadj , Aymard de Ladoucette , Régis Bernard de Dompsure , Louis Dagneaux , Sébastien Lustig","doi":"10.1016/j.rcot.2024.11.004","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2024.11.004","url":null,"abstract":"<div><div>En cas de coxarthrose bilatérale invalidante de hanche, il est possible de réaliser un remplacement prothétique bilatéral de hanche en une ou deux sessions opératoires. La première publication sur le remplacement prothétique bilatéral de hanche en une session opératoire est due à John Charnley qui, en 1971, précisait déjà les avantages de cette stratégie : une seule anesthésie, un seul séjour hospitalier, une seule rééducation. En France, il a fallu attendre le 21<sup>e</sup> siècle pour qu’une première publication soit suivie d’une table ronde organisée en 2011 par la Société française de chirurgie orthopédique et traumatologique (Sofcot). Cet article, issu des travaux d’une seconde table ronde de la Sofcot, organisée en 2023, a pour objectif principal d’aider les chirurgiens à définir la stratégie qu’ils choisiront d’adopter devant un patient ayant besoin d’une prothèse de hanche bilatérale. Ainsi, les données du système national de santé sur 10 ans, de 2013 à 2022, montrent que l’incidence du remplacement prothétique bilatéral de hanche en une session opératoire en France est faible, inférieur à 0,4 %. Pour autant, le remplacement prothétique bilatéral de hanche en une session opératoire n’augmente pas la morbidité précoce, à condition d’une évaluation précise du risque anesthésique et d’une gestion périopératoire efficiente. Par ailleurs, cette stratégie diminuerait le risque de complications tardives. De plus, l’utilisation d’une voie d’abord antérieure ou postérieure est possible selon les préférences du chirurgien, et la reprise des activités est identique à une stratégie séquentielle. Enfin, la clef du succès est liée à la sélection des patients, ASA 1 ou 2 et âgés de moins de 80 ans. Ces éléments justifient la création d’un GHS et d’un code CCAM « PTH bilatérale » dédiés et limités aux patients sélectionnés, qui pourraient ainsi bénéficier plus systématiquement de cette stratégie, avec une économie significative pour le système de santé français.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>V ; avis d’expert.</div></div><div><div>In cases of disabling bilateral hip coxarthrosis, bilateral prosthetic hip replacement can be performed in one or two operative sessions. The first publication on bilateral prosthetic hip replacement in a single operative session was by John Charnley, who, back in 1971, outlined the advantages of this strategy: a single anaesthetic, a single hospital stay, a single rehabilitation. In France, we had to wait until the 21st century for the first publication to be followed by a round table organized in 2011 by the Société française de chirurgie orthopédique et traumatologique (SOFCOT). This article, based on the work of a second SOFCOT round table, organized in 2023, is primarily intended to help surgeons define the strategy they will choose to adopt when faced with a patient requiring bilateral hip replacement. Data from the national healthcare system over a 10-year period, from 2013 to 2022, show that t","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 3","pages":"Pages 231-237"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-05-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143863552","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}
Pub Date : 2025-05-01Epub Date: 2025-01-20DOI: 10.1016/j.rcot.2024.12.012
Samy Chaachoua-Mouffak , Georges Khoury , Maxime Saad , Sabine Drevet , Gael Kerschbaumer , Jérôme Tonetti , Mehdi Boudissa
<div><h3>Objectifs</h3><div>À ce jour, aucune étude n’a rapporté les résultats de la fixation systématique percutanée naviguée des fractures instables du rachis thoracolombaire des patients de plus de 60 ans présentant une ankylose rachidienne. Les objectifs étaient d’évaluer le maintien de l’indépendance fonctionnelle et de la mobilité en regard des complications, de la mortalité et de l’irradiation.</div></div><div><h3>Hypothèse</h3><div>Notre hypothèse était que le traitement percutané des fractures instables du rachis thoracolombaire des patients gériatriques présentant une ankylose rachidienne permet le maintien de leur indépendance fonctionnelle.</div></div><div><h3>Méthodologie</h3><div>Vingt-trois patients de plus de 60 ans étaient inclus dans cette étude monocentrique entre janvier 2018 et décembre 2019, les données étaient recueillies de manière prospective. La douleur (l’échelle visuelle analogique [EVA]), la mobilité (score de mobilité de Parker) et l’indépendance fonctionnelle (échelles <em>Activities of Daily Living</em> [ADL] et <em>Instrumental of Daily Living</em> [IADL]) étaient comparées avant fracture et après traitement chirurgical. Les données épidémiologiques, opératoires (durée, irradiation) et les complications étaient recueillies prospectivement.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>L’âge moyen était de 81,6 ans. Au dernier recul de 24 mois, six patients (23 %) étaient décédés et 6 complications (26 %) enregistrées. La chirurgie permettait un maintien significatif du score de Parker des 17 patients survivants : 5,7<!--> <!-->±<!--> <!-->3,3 (0–9) versus 5,7<!--> <!-->±<!--> <!-->3,1 (0–9), <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,99 ; des ADL : 4,7<!--> <!-->±<!--> <!-->2 (1–6) versus 4,5<!--> <!-->±<!--> <!-->1,9 (1–6), <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,81 et IADL : 4,6<!--> <!-->±<!--> <!-->3,2 (0–8) versus 4,7<!--> <!-->±<!--> <!-->3,1 (0–8), <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,92. La douleur était significativement améliorée (6,8 versus 2,4, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). Le produit dose surface moyen était de 6,4<!--> <!-->Gy.cm<sup>2</sup> et la durée opératoire moyenne par vertèbre naviguée était de 21,8<!--> <!-->min.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La fixation percutanée naviguée systématique des fractures instables du rachis thoracolombaire des patients gériatriques avec ankylose rachidienne permet le maintien de la mobilité et de l’indépendance fonctionnelle, au prix d’une durée opératoire acceptable et d’un faible taux d’irradiation.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>II ; étude de cohorte prospective sans groupe contrôle.</div></div><div><h3>Background/objectives</h3><div>To date, no evidences regarding outcomes after navigated percutaneous fixation (NPF) for unstable thoracolumbar fractures in spinal ankylosing disorders (SAD) in older patients are published. The objectives are to evaluate maintain of autonomy after a systematic NPF for unstable thoracolumbar fractures in spinal ankylosing disorders
到目前为止,还没有一项研究报告了60岁以上脊髓性强直性患者胸椎不稳定骨折经皮下导管系统固定的结果。目的是评估在并发症、死亡率和辐射方面功能独立和行动能力的维持情况。假设:我们的假设是,对患有脊柱侧弯的老年患者的胸大椎体不稳定骨折进行经皮治疗,可以保持他们的功能独立性。方法:在2018年1月至2019年12月的单中心研究中,包括23名60岁以上的患者,以前瞻性的方式收集数据。疼痛(模拟视觉量表[EVA])、活动(帕克活动量表)和功能独立性(每日生活活动量表[ADL]和每日生活工具量表[IADL])在骨折前和手术后进行了比较。流行病学、手术(持续时间、辐射)和并发症的数据是前瞻性收集的。结果中位年龄为81.6岁,在最后24个月的回归中,6例患者(23%)死亡,6例并发症(26%)。手术后,17名幸存患者的帕克得分显著保持不变:5.7±3.3 (0 - 9)vs 5.7±3.1 (0 - 9),p = 0.99;ADL: 4.7±2)vs(1—6 450±1.9),p = 0.81(1—6和0—8 IADL: 4.6(±3.2)vs 4.7±3.1%),p = 0.92(0—8。疼痛明显改善(6.8比2.4)0.001)。平均表面剂量产物为6.4 Gy。cm2,平均手术时间由naviguée为21.8 min.ConclusionLa紧固件naviguée经皮椎体骨折进行系统的不稳定与衰老和老年病患者骨折thoracolombaire rachidienne可以维持流动性和功能独立性,在一个可接受的手术时间和价格低燃耗。证据水平II;没有对照组的前瞻性队列研究。到目前为止,还没有关于老年脊柱强直性疾病(SAD)中不稳定胸椎骨折经皮固定(NPF)后结果的证据。本研究的目的是评估老年脊柱功能障碍患者不稳定胸椎骨折的系统NPF后在并发症、死亡率和辐射方面的自主性。我们的假设是,对脊柱强直症老年患者胸椎不稳定骨折的经皮治疗可以保持患者的功能独立性。方法:23名60岁以上接受系统性NPF手术的SAD胸椎不稳定骨折患者参加了这项单中心前瞻性研究。预计将收集流行病学数据、术前疼痛(视觉模拟量表[VAS])、自主性(每日生活活动[ADL]和每日生活仪器活动[IADL])、移动性(帕克移动性评分[PMS])、手术时间、辐射暴露和并发症。对骨折前和治疗后的数据进行比较。结果中位年龄为81.6岁。在24个月的最后随访中,有6例患者(23%)死亡,6例并发症(26%)。手术使17例幸存患者的帕克得分显著维持:5.7±3.3 (0 - 9)vs 5.7±3.1 (0 - 9),P = 0.99;ADL(1—6:4.7±2)vs 4.5±1.9(1—6),P = 0.81 and IADL): 4.6(0—8±3.2)vs 4.7±3.1(0—8),P = 0.92。疼痛明显改善(6.8比2.4,P <;0.001%)。平均表面剂量产品为6.4 Gy。cm2 and the mean合作社per time navigated vertebra是21.8 min.ConclusionSystematic navigated经皮of unstable of the thoracolumbar骨折固定脊柱in with geriatric患者脊柱ankylosis相称的维修of mobility and functional independence), at the cost of an端操作time and a low脾of照射所接受。证据水平II;没有对照组的前瞻性队列研究。
{"title":"La fixation percutanée naviguée systématique des fractures instables du rachis thoracolombaire des patients de plus de 60 ans avec ankylose rachidienne permet le maintien de la mobilité et de l’indépendance fonctionnelle","authors":"Samy Chaachoua-Mouffak , Georges Khoury , Maxime Saad , Sabine Drevet , Gael Kerschbaumer , Jérôme Tonetti , Mehdi Boudissa","doi":"10.1016/j.rcot.2024.12.012","DOIUrl":"10.1016/j.rcot.2024.12.012","url":null,"abstract":"<div><h3>Objectifs</h3><div>À ce jour, aucune étude n’a rapporté les résultats de la fixation systématique percutanée naviguée des fractures instables du rachis thoracolombaire des patients de plus de 60 ans présentant une ankylose rachidienne. Les objectifs étaient d’évaluer le maintien de l’indépendance fonctionnelle et de la mobilité en regard des complications, de la mortalité et de l’irradiation.</div></div><div><h3>Hypothèse</h3><div>Notre hypothèse était que le traitement percutané des fractures instables du rachis thoracolombaire des patients gériatriques présentant une ankylose rachidienne permet le maintien de leur indépendance fonctionnelle.</div></div><div><h3>Méthodologie</h3><div>Vingt-trois patients de plus de 60 ans étaient inclus dans cette étude monocentrique entre janvier 2018 et décembre 2019, les données étaient recueillies de manière prospective. La douleur (l’échelle visuelle analogique [EVA]), la mobilité (score de mobilité de Parker) et l’indépendance fonctionnelle (échelles <em>Activities of Daily Living</em> [ADL] et <em>Instrumental of Daily Living</em> [IADL]) étaient comparées avant fracture et après traitement chirurgical. Les données épidémiologiques, opératoires (durée, irradiation) et les complications étaient recueillies prospectivement.</div></div><div><h3>Résultats</h3><div>L’âge moyen était de 81,6 ans. Au dernier recul de 24 mois, six patients (23 %) étaient décédés et 6 complications (26 %) enregistrées. La chirurgie permettait un maintien significatif du score de Parker des 17 patients survivants : 5,7<!--> <!-->±<!--> <!-->3,3 (0–9) versus 5,7<!--> <!-->±<!--> <!-->3,1 (0–9), <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,99 ; des ADL : 4,7<!--> <!-->±<!--> <!-->2 (1–6) versus 4,5<!--> <!-->±<!--> <!-->1,9 (1–6), <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,81 et IADL : 4,6<!--> <!-->±<!--> <!-->3,2 (0–8) versus 4,7<!--> <!-->±<!--> <!-->3,1 (0–8), <em>p</em> <!-->=<!--> <!-->0,92. La douleur était significativement améliorée (6,8 versus 2,4, <em>p</em> <!--><<!--> <!-->0,001). Le produit dose surface moyen était de 6,4<!--> <!-->Gy.cm<sup>2</sup> et la durée opératoire moyenne par vertèbre naviguée était de 21,8<!--> <!-->min.</div></div><div><h3>Conclusion</h3><div>La fixation percutanée naviguée systématique des fractures instables du rachis thoracolombaire des patients gériatriques avec ankylose rachidienne permet le maintien de la mobilité et de l’indépendance fonctionnelle, au prix d’une durée opératoire acceptable et d’un faible taux d’irradiation.</div></div><div><h3>Niveau de preuve</h3><div>II ; étude de cohorte prospective sans groupe contrôle.</div></div><div><h3>Background/objectives</h3><div>To date, no evidences regarding outcomes after navigated percutaneous fixation (NPF) for unstable thoracolumbar fractures in spinal ankylosing disorders (SAD) in older patients are published. The objectives are to evaluate maintain of autonomy after a systematic NPF for unstable thoracolumbar fractures in spinal ankylosing disorders","PeriodicalId":39565,"journal":{"name":"Revue de Chirurgie Orthopedique et Traumatologique","volume":"111 3","pages":"Pages 261-267"},"PeriodicalIF":0.0,"publicationDate":"2025-05-01","publicationTypes":"Journal Article","fieldsOfStudy":null,"isOpenAccess":false,"openAccessPdf":"","citationCount":null,"resultStr":null,"platform":"Semanticscholar","paperid":"143863680","PeriodicalName":null,"FirstCategoryId":null,"ListUrlMain":null,"RegionNum":0,"RegionCategory":"","ArticlePicture":[],"TitleCN":null,"AbstractTextCN":null,"PMCID":"","EPubDate":null,"PubModel":null,"JCR":null,"JCRName":null,"Score":null,"Total":0}